Spirit Tracks, The Legend of Zelda, de Nintendo

Johnny Pigeon dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 avril 2011, avec 3 commentaires
Critiques

The Legend of Zelda: Spirit Tracks est un jeu Nintendo DS développé par Nintendo. Petit rappel pour ceux qui dorment depuis 25 ans, The Legend of Zelda est une série de jeux vidéo d’action d’aventure / exploration, généralement appelé Action-RPG, mettant en scène Link, personnage de vert vêtu, armé d’une épée, qui va explorer des donjon pour sauver la princesse Zelda. La série jouit d’une popularité assez importante et chaque sorti d’épisode est fortement attendue. Ce deuxième opus sur DS ne fait pas exception à la règle mais je le dis d’entrée : en tant que fan de la saga depuis presque 15 ans, cet épisode ne m’a pas du tout emballé.

Spirit Tracks, The Legend of Zelda, de Nintendo

L’emballage semble pourtant classique avec un scénario qui, comme d’habitude, n’est pas très développé. Le jeune Link, cheminot en devenir, doit aller récupérer son diplôme des mains de la Princesse Zelda en personne. Elle en profite pour lui confier ses inquiétudes à propos de la disparitions des rails dans le royaume et du comportement étrange de son premier Ministre. Il décide de l’accompagner à la Tour des Dieux pour voir ce qui se passe et comme par hasard, les rails disparaissent, le corps de la Princesse Zelda se fait enlever et on apprend qu’un démon millénaire va bientôt réapparaître. Vous voilà donc parti à bord de votre locomotive pour restaurer les rails divins et ainsi empêcher le retour du mal.

Même si cela reste basique, l’intérêt de la saga n’a jamais vraiment porté sur ses scénarios. Cependant, on regrettera que les personnages manquent très clairement de profondeur (d’intérêt diront d’autre) à quelques exceptions près comme Traucmahr. Ce sont pour la plupart des designs repris des épisodes Wind Waker ou Phamtom Hourglass, nous montrant au passage que Nintendo n’aime pas trop se fouler ces derniers temps. De plus, le charisme de certains dépasse rarement celui de l’huître asthmatique, comme Mallard, le grand méchant, tellement impressionnant que j’ai dû chercher son nom sur internet pour cette chronique. Globalement, les graphismes restent honnête pour la console, très colorés avec quelques effets sympas, mais là encore la firme n’a pris aucun risque puisque c’est le même moteur que pour Phamtom Hourglass.

Traucmahr et Kimado

Traucmahr et Kimado, les deux sous-fifres de Mallard

Côté nouveauté flagrante du gameplay, l’accent a été mis autour des déplacements sur la carte du monde qui se réalisent en train (souvenez-vous, Link est conducteur de locomotive en herbe) . Malheureusement, ce qui pouvait sembler être un vent de fraicheur sur la série rend les déplacements extrêmement laborieux. En effet, vous allez être obligés de suivre des chemins prédéfinis sur des rails. Vous n’avez donc aucune liberté, c’est très lent, c’est monotone. Mais surtout, vous rencontrez des ennemis, eux-aussi sur rails, invincibles et qui explosent votre locomotive en un coup. On est donc obligé de faire des détours absolument invraisemblables pour les éviter, rendant les déplacements encore plus pénibles. Les développeurs ont tout de même tenté de rendre la chose attractive en donnant quelques quêtes/énigmes basées sur ce moyen de transport mais ça reste parfois trop léger, avec le parcours d’un point à un autre de la carte en temps limité en respectant les quelques limitations de vitesse.

Mais bon l’âme de la série résidant dans les donjons, voyons ce que ce Spirits Tracks propose. Mauvaise surprise : seulement six donjons assez courts et très souvent trop simples. On a parfois l’impression de suivre bêtement une succession de salles indépendantes. Heureusement, deux de ces donjons arrivent à tirer leur épingle du jeu : le Temple des Sables dont l’intérêt vient de son trésor original, une baguette manipulant le sable, et de son boss mais aussi la Tour des Dieux dont les étages se débloquent au fur et à mesure de l’aventure. Cette Tour est intéressante dans le sens où on ne peut avancer qu’en « possédant » des armures indestructibles pour résoudre toutes sortes d’énigmes. Ce sont les deux passages qui m’ont le plus amusé. Les quêtes annexes semblent aussi plus nombreuses.

Train Spirit Tracks

Des sangliers belliqueux pour rompre la monotonie des voyages

Tout n’est bien entendu pas à jeter dans ce Zelda. J’ai toujours pesté contre les jeux qui ne savait pas utiliser les capacités d’une console et il s’avère que pour une fois on peut jouer à 100% sur l’écran tactile et avec le micro. Link réagit parfaitement, les commandes des différents objets sont simples, la carte annotable est visible sur l’écran supérieur, les boss géants sont affichés sur les deux écrans… Les seuls moments où je me suis énervé arrivent lorsque l’on doit jouer, avec un excellent timing, de la flûte en soufflant dans le micro : parfois il faut faire de nombreux essais, parfois ça réussit du premier coup pour une sombre raison.

Bref, ce Zelda est un jeu d’exploration sympathique dans la forme mais sans plus. Cependant, si l’on compare à son grand frère Link’s Awakening sorti il y a presque 20 ans sur une console de la puissance d’une calculatrice collège (oui oui, une Game Boy), il n’y a pas photo, ce Spirit Tracks ne tient pas la route une seule seconde au niveau plaisir de jeu. Je n’ai pas eu le courage de finir ce jeu, non pas parce qu’il me bloque (manquerait plus que ça vu sa simplicité) mais parce que « pas envie ». En conclusion, si vous êtes fan de la saga, cet épisode sera décevant, si vous découvrez le genre c’est une entrée en matière intéressante et enfin si vous avez un petit frère pénible, vous lui offrez et il vous laissera en paix quelques heures.


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3 commentaires, donnez votre avis !
  • Asmodée a écrit le 25 avril 2011 à 0 h 21 min:

    Oui, c’est bien dit : Link’s Awakening est une merveille !!
    Il n’y a que A link to the past qui puisse revendiquer son trône, ou à la rigueur Ocarina of time.

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  • Camille la ceci-cela a écrit le 25 avril 2011 à 11 h 58 min:

    Oh, que je suis contente de lire cet article! Je suis entièrement d’accord avec toi, ce nouveau Zelda est un ratage, une véritable déception que moi non plus je n’ai pas eu envie de finir. Il est artificiel, monotone, ennuyeux, exaspérent, pas jouable, on n’y ressent aucune liberté, aucun souffle épique… on croirait que Nintendo cherche à tuer la série!
    Et c’est vrai, Link’s Awakening sorti 15 ans plus tôt et techniquement dépassé reste pourtant incomparablement meilleur, un véritable moment d’exaltation et d’émotion immersif et passionnant auquel je ne me lasse pas de rejouer depuis des années, c’est mon préféré d’entre tous les Zelda!

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  • fabY a écrit le 26 avril 2011 à 16 h 11 min:

    « Je n’ai pas eu le courage de finir ce jeu, non pas parce qu’il me bloque (manquerait plus que ça vu sa simplicité) mais parce que « pas envie ». »

    J’ai eu exactement le même sentiment sur Phantom Hourglass (heureusement que je l’ai pas acheté Oo), la saga Zelda sur portable est complétement à la ramasse (mis à part Link’s awakening) par rapport aux opus console, pourtant le style a-rpg s’y prête bien c’est dommage.

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