Nombreux étaient les jeux vidéo dont je rêvais et que je n’ai jamais pu approcher, et chez Nintendo c’est sans doute la série des Fire Emblem qui me faisait le plus rêver. Série culte du Tactical RPG bien japonais, elle a mis longtemps à arriver en occident, avec un succès qui est resté pendant longtemps assez restreint. Jusqu’à la sortie de Fire Emblem Awakening en 2013 sur Nintendo 3DS, dernière tentative qui finira par réussir avec des ventes tout à fait raisonnables. La suite Fire Emblem Fates débarque dans quelques mois chez nous et à force de mettre des grosses tatanes avec les personnages qui en sont issus dans Super Smash Bros pour Wii U et 3DS, il était temps que je réalise mon rêve de gosse.

Fire Emblem Awakening

Vous incarnez un personnage qui a perdu sa mémoire (ahem…) mais se retrouve être un excellent stratège. Ça tombe bien car celui qui vous a retrouvé inconscient au bord d’une route s’appelle Chrom et c’est le prince d’Ylisse. Comme il a un grand cœur et que c’est un gentil, il vous fait presque directement confiance, faut dire que vous avez l’air vraiment innocent. Ça c’est l’astuce de Fire Emblem Awakening pour justifier vos interactions avec l’armée du prince et pourquoi c’est à vous qu’il reviendra de dicter le mouvement de tous les soldats qui l’accompagnent. En effet, on peut résumer le jeu à des dialogues, un gestionnaire des unités de votre armées et de leurs objets, une carte qui vous permet de choisir la bataille à disputer, et le mode bataille donc. Assez simple à comprendre, très vite addictif.

Fire Emblem Awakening Systeme CombatPlongeons nous d’abord dans ce mode combat qui est le nerf de la guerre si je puis me permettre. Les unités sont réparties sur une grille de cases avec vue de haut pour le joueur, les déplacements se font de case en case (pas de diagonales). Joué au tour par tour (votre armée, puis l’armée ennemie, puis enfin d’éventuels alliés), chacun de vos soldats possède un nombre de pas qui vous permet de le déplacer sur l’échiquier pour aller attaquer un ennemis ou interagir avec différents éléments spéciaux de la carte. S’ensuit alors une petite animation qui va déterminer l’issue de l’action, souvent un combat entre deux unités qui dépendra des statistiques de chacun et des armes utilisées.

Chaque unité porte jusqu’à cinq armes différentes qui correspondent chacune à un type d’arme et qui ont des forces et des faiblesses. La lance bat l’épée, l’épée bat la hache, la hache bat la lance, bref. A cela s’ajoutent d’autres caractéristiques comme les unités montées (cheval, dragon ou licorne) qui vont permettre d’avoir des effets kiss cool et d’essayer d’être le plus efficace contre les ennemis tout en limitant les risques. Cela rend les déplacements des unités et la gestion de leur équipement très intéressante, certaines seront intéressantes à jouer contre des ennemis mais risquent d’en pâtir lorsque ce sera à l’armée ennemie de jouer.

On retrouve quatre niveaux de difficulté, de normal à Lunatique+, et on peut dire que le challenge est au rendez-vous. Car contrairement à de nombreux RPG, la série Fire Emblem s’est fait une réputation en ne pardonnant pas la mort d’une unité au combat. Si l’un de vos personnages meurt, il ne reviendra jamais. Et ça, ça change tout. On est très vite sur le fil du rasoir et jouer sans réfléchir vous ramène à l’inévitable: vous allez perdre une unité. Et redémarrer la console sans sauvegarder puis tout recommencer.

Fire Emblem Awakening Combats AnimesCar il faut bien le dire, en dehors de l’aspect tactique des combats, Fire Emblem Awakening joue énormément sur notre attachement aux personnages de l’armée. Pousser le joueur à prendre soin de son armée et à essayer de recruter les différents protagonistes disponibles dans le titre est une des recettes principal du titre. Les personnages interagissent entre eux en s’entraidant sur le champ de bataille, ce qui se matérialise par la suite en des dialogues directs et souvent très loufoques. Cela s’appelle le support et nous permet de découvrir leurs personnalités de manière complètement séparée du scénario principal. Des dialogues à la demande en gros, qui permettent de s’attacher un peu plus aux personnages.

Graphiquement Fire Emblem Awakening est un savant mélange entre de la 3D plutôt jolie pour de la Nintendo 3DS mais qui reste très basiques, et dialogues entre les personnages supportés par des illustrations typées anime japonais. Malgré ses limitations en terme de possibilités graphiques avec des modèles de personnages limités, les versions dessinées des personnages leur donnent une profondeur bien meilleure. Le chara-design est japonais à souhait, œuvre de Yusuke Kozaki à qui l’on doit aussi l’esthétique des personnages de No More Heroes et c’est franchement réussi ! Un point supplémentaire donc pour pousser le joueur à s’attacher aux personnages, et l’empêcher de sacrifier ses unités sur le champ de bataille.

Fire Emblem Awakening Lucina Cinematique

C’est ainsi qu’on démarre notre aventure avec la customisation du personnage que l’on incarnera tout au long de l’histoire, et auquel les autres personnages vont directement s’adresser. Homme ou femme, trois apparences différentes pour chaque sexe, couleur de cheveux puis faciès et yeux, il y a de quoi faire un peu de variations même si on est bien loin de la customisation de jeux faits entièrement en 3D. Lorsque deux personnages se rapprochent, ils finissent par se marier ce qui va potentiellement débloquer un nouveau personnage à recruter dans son armée: leur enfant. Des possibilités qui ne sont pas sans faire penser à la collectionnite des japonais jamais aussi bien exprimée que par Pokémon. Cet aspect là m’a clairement complètement conquis, et son application dans Fire Emblem m’a empli d’une frustration tout aussi grande que lorsque vous sauvegardiez par erreur après avoir tué Electhor sans l’avoir attrapé.

Avec les différents niveaux de difficultés et la longueur des batailles, la durée de vie du titre est énorme du moment que vous accrochez au principe. Il faudra cependant s’armer de courage pour continuer, tellement les batailles peuvent trainer en longueur. Le fait d’avoir à recommencer dès qu’une unité tombe au combat risque d’en démoraliser plus d’un, un mode permet de le désactiver mais je pense que c’est aussi abandonner l’un des charmes du titre. Dommage que le scénario soit si stéréotypé, car il y avait de bons ingrédients et on prendra tout de même plaisir à le découvrir avec quelques cinématiques très bien réalisées.

fire emblem characters

N’ayant joué aux autres épisodes de la série, je ne saurai dire comment il se situe mais Fire Emblem Awakening est en tout cas un très bon titre, bien balancé et qui ne pourra que plaire aux amateurs de Tactical RPG qui y ont sans doute déjà joué. Le fait est qu’avec ses aspects annexes bien réussis et sa collectionnite, quiconque jouant à Pokémon et n’ayant pas peur de passer du temps à réfléchir sur sa stratégie pourra qu’apprécier ce titre vraiment réussi. Vivement Fates !

Fire Emblem Awakening

Fire Emblem Awakening
8.5

Direction Artistique

10/10

    Durée de Vie

    10/10

      Gameplay

      6/10

        Musique

        8/10

          Points positifs

          • - Addictif et cruel
          • - Histoire sympathique
          • - Niveaux de difficulté

          Points négatifs

          • - Options relativement limitées au final

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