Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

LuxtExMachina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

La série Castlevania est une licence phare de Konami. Avec plus de 20 titre sur de nombreux supports, principalement en 2D, la série a réussi à se faire une place et chaque opus est très attendu par les fans. Bien que n’étant pas le premier, Castlevania : Lords Of Shadow est une nouvelle tentative de transposer la série en 3D. Cette fois, Konami ne s’est pas chargé directement de ce nouvel épisode, mais a confié son développement à un studio espagnol, Mercury Steam Entertainment ainsi qu’à un autre poids lourd, Kojima Productions, studio qui est derrière la série Metal Gear Solid. Passons au synopsis.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

Les ténèbres se répandent depuis qu’un sort a isolé la terre des cieux. L’Ordre de la Lumière, un ordre de paladins combattant le mal, décide d’envoyer Gabriel Belmont, qui selon une ancienne prophétie libérera la terre du mal. Ce qui l’arrange plutôt bien, car il vient de perdre sa femme, Marie, tuée par des adorateurs des Ténèbres.

Dis comme ça, le scénario ressemble un peu à n’importe quel scénario de jeu mettant en jeu le bien contre le mal. Mais les révélations au cours du jeu la rendent bien plus intéressante qu’au premier abord. Ne vous attendez cependant pas à être émerveillé par le scénario, il reste basique et avance surtout entre chaque chapitre, voir entre chaque boss. L’aventure suit donc Gabriel Belmont, le premier de la lignée des Belmont, lignée qui se chargera de tuer Dracula à chaque fois qu’il apparaitra. Il doit tuer les trois Seigneurs Noirs, qui sont les maîtres de la corruption du monde. Chaque Seigneur est le maître sur son territoire et chacun dirige ses disciples. On se retrouve donc avec des niveaux dont ambiance est adaptée à chaque Seigneur. La forêt pour le maître Lycan, le château enneigé pour le maître Vampire, et les marais pour le maître Nécroman.

Lord Of Shadow est donc découpé en chapitres, qu’il est possible de rejouer après les avoir terminés afin de récupérer de nouveaux objets ou de remplir des défis. Cela permet une rejouabilité non négligeable pour les hardcore gamers désirant finir le jeu à 110%. Pourquoi 110% ? Car une fois que vous aurez fini le jeu, un nouveau mode de difficulté se débloque et qui rajoute 10% de progression dans les niveaux. Pour ma part je pense surtout que c’est une référence à un autre épisode de la série, Symphony of the Night où l’on pouvait découvrir sur la carte du château 110% grâce à un bug.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

La plupart des combats sont face à plusieurs ennemis en même temps, assez inspiré de Devil May Cry

Mais cela n’est pas la seule référence que l’on retrouve dans le jeu. En effet, plusieurs éléments se retrouvent dans d’autres épisodes de la série ce qui permet de garder une certaine cohérence, et qui ravira les plus grands fans. Les références étant quand même subtiles, les novices de la série ne seront pas perdus si jamais ils ne les voient pas, rendant ainsi le jeu accessible à tous.

Le gameplay du jeu est bien équilibré entre les phases de plateformes et de combats. Des énigmes assez faciles trainent dans certains niveaux, mais vous aurez la possibilité d’acheter la solution en renonçant à la récompense. Les combats sont rapides et spectaculaires, surtout pour certains boss. Pour se battre Gabriel dispose d’un fouet qui lui permet de faire des attaques ciblées et de zones. Les enchaînements se débloquent grâce à l’expérience accumulée dans les combats ou grâce aux énigmes. Les coups sont assez simples à retenir et assez variés à la fin du jeu. Ajouté à cela, quatre armes secondaires se débloquant au fil du jeu, ainsi que de la magie (Ombre et Lumière), qui lui permet respectivement de faire plus de dégâts ou de se soigner. Activable à volonté du moment que vous avez assez d’énergie pour les déclencher. Cette énergie se récupère grâce à des orbes données par des statues ou par des ennemis qui les lâchent quand ils meurent ou quand vous entrez en mode concentration. Ce mode s’enclenche par une barre qui une fois rempli vous permet des récupérer plus facilement les orbes de magie. L’inconvénient est qu’à chaque fois que vous vous faîtes touché, la barre de concentration se vide complètement. Il faudra alors parer ou diversifier vos coups pour la remplir le plus vite possible.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

S’il n’y a que quatre ambiances différentes, les décors sont de toute beauté, souvent très sombres. Malheureusement, les niveaux restent très linéaires, bien que plusieurs chemins vous seront parfois proposés. Ma préférence va pour les niveaux vampiriques tout en blanc sous la neige, qui donne une aura morne et une impression de mort constante autour du héros. De plus, une sensation de grandiloquence ressort tout de même du titre, dans la veine d’un Shadow of the Colossus, avec trois énormes boss à abattre et un niveau avec un château assez vertigineux.

La difficulté est au rendez vous, du moins sur les premiers niveaux, jusqu’au premier Seigneur Noir. Les ennemis peuvent vous tuer assez rapidement si vous ne faites attention. Malheureusement la difficulté ne croit pas avec l’histoire. Si bien qu’une fois que vous avez atteint un niveau de vie et de magie raisonnable, les ennemis vous tuent moins souvent et deviennent moins menaçants, du moins si vous avez ramassé toutes les améliorations. Je ne parle même pas du boss de fin qui est, tout du moins en mode normal, d’une facilité déconcertante. Alors qu’il fallait avoir une certaine prudence sur les premiers chapitres, la sensation de risque diminue au fil du temps.

Boss de Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

Lords Of Shadow est un excellent jeu. Bien que l’histoire soit quand même un peu moyenne la plupart du temps, elle reste agréable à suivre. Les graphismes et le gameplay sont excellents, et la difficulté paramétrable ravira aussi bien les hardcore gamers que les novices. Le seul vrai défaut que je pourrai lui attribuer est sa fin, qui amène des incohérences par rapport aux autres jeux de la série. Des explications supplémentaires doivent apparaître dans des DLC. Pour ma part je pense que Mercury Steam et Kojima Productions ont plus essayé de faire un reboot de la série pour une adaptation en 3D réussie, plutôt qu’un autre épisode relié aux autres par l’histoire et le gameplay. Pari réussi.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
2 Comments, donnez votre avis !
  • aka oni a écrit le 8 mai 2011 à 20 h 37 min:

    C’est effectivement un reboot de la série.

    Effectivement c’est un très bon hack ‘n slash, très beaux graphismes et assez de coups et techniques pour ne pas se lasser – ce qui est assez rare dans le genre pour être souligné, bonjour à Darksiders. Le scénario n’est pas aussi convenu qu’un castlevania classique et la suite promet d’être très intéressante de ce point de vue, même si bien sûr ce n’est pas non plus extrêmement subtil…
    Le point faible majeur est la durée de vie pour moi ; à peine correcte, mensongère (le découpage des niveaux par chapitre est inégal), mais en revanche l’idée du bonus à obtenir dans chaque niveau en le jouant d’une certaine manière est bien vue.

    Bref, très bon jeu, vivement la suite.

    RépondreRépondre
  • LuxtExMachina a écrit le 11 mai 2011 à 19 h 11 min:

    ok, je n’étais pas vraiment sûr que c’était un reboot, mais si tu le confirmes. J’avoue m’être bien amusé sur ce jeu, qui pour une fois marie un bon gameplay et de beaux graphismes. Si les prochains sont aussi réussi, ça serait excellent.

    RépondreRépondre
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?