Quand Serafina m’a proposé de regarder une série adaptant un roman d’Emile Zola, je ne peux pas vraiment dire que j’étais emballé. L’auteur français me rappelle plutôt les bancs de l’école, les cours de français longs et ennuyeux, les lectures de romans soporifiques. On a cependant décidé de laisser une chance à cette adaptation d’Au Bonheur des Dames dans une Angleterre victorienne dépeinte par Bill Gallagher et la BBC. Synopsis.

The Paradise Saison 1

Pour gagner sa vie la jeune campagnarde fraichement débarquée en ville qu’est Denise Lovett postule dans le plus grand magasin de la région, The Paradise. Dirigé par John Moray, c’est le paradis pour les femmes aisées qui souhaitent acheter des robes, de la soie, et d’autres objets de grandes valeurs et raffinés. Mais ce magasin n’est pas vraiment du goût des commerçants du quartier, qui favorisent tradition et savoir faire, mais se font voler toute leur clientèle par le Paradise. Manque de pot, Denise y travaille mais est aussi la nièce d’un de ces artisans…

Nous allons donc suivre la vie d’un nouveau type de magasin à l’époque d’une Angleterre victorienne qui est en pleine révolution industrielle. Avec d’énormes rayons, des dizaines d’employés, il s’agit d’une sorte de grande famille où nous suivons vendeuses, patron, chef des employés et certains personnes qui leur sont liés dans le quartier. Bref, une sorte de suivi au jour le jour de cette petite révolution dans le commerce qui est sur le point de mettre sur la paille la plupart des artisans traditionnels de la ville.

The Paradise Saison 1

Denise et Mister Moray seront nos deux héros. La première jouée par Joanna Vanderham est une jeune vendeuse fraichement embauchée qui déborde d’idées sur le commerce, comment améliorer les ventes, faire plaisir au client, etc. En bas de l’échelle hiérarchique, on va pouvoir grâce à son point de vue vivre les restrictions que va lui imposer une vieille acariâtre craignant pour son pouvoir. Vous vous en doutez, plus les épisodes passent et plus cette vieille femme va s’ouvrir et voir son personnage approfondi.

De l’autre côté, Mister Moray est joué par Emun Elliott et est vraiment très charismatique. Commerçant visionnaire, un peu fou pour son époque, opportuniste, il a tout pour plaire et peu de défauts. Il donne très clairement un côté positif aux commerçant et capitalistes de cette époque, avec une vision du marché mais aussi un aspect paternaliste pour les personnages qui travaillent avec lui. Sans doute une version édulcorée et rêvée de ce genre de personnage, mais ça colle avec The Paradise: une sorte de version compte de fée de ces premiers grands magasins.

The Paradise Saison 1

Chaque épisode quasiment a sa petite intrigue d’épisode, mais l’ensemble de la saison suit une trame narrative bien définie passé les premiers épisodes. On se prend donc très vite au jeu et on apprécie suivre le train train quotidien du magasin The Paradise qui n’est jamais de tout repos. Les personnages secondaires notamment ne sont pas en reste et sont assez intéressants. Évidemment, la base de Zola étant déjà énorme, il n’y avait plus qu’à piocher.

Au final, la première saison de The Paradise vu une très bonne surprise. Bien réalisée, avec des costumes d’époque de très bonne qualité et des personnages attachants, on devient très vite accro. Malgré l’apparence limitée d’un magasin, les épisodes arrivent à se renouveler et on arrive à la fin de la première saison bien plus vite que prévu. Quel dommage que la troisième saison ait été annulée…


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