Silence, ça tourne ! #39

dabYo dans Actualités, Films le 8 novembre 2012, avec 1 commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Timbré de Richard Kurti et Bev Doyle

Timbré de Terry Pratchett (Going Postal)Rares sont les fois où nous parlons de l’œuvre majeure de Terry Pratchett sur nos colonnes, et c’est encore une fois sur une version dérivée des Annales du Disque-Monde que nous allons le faire. Timbré ou dans sa version originale Going Postal a été adapté par Sky1 en une mini-série de deux épisodes. On était il faut le dire assez perplexe, mais au vu de la qualité de la précédente adaptation du Père Porcher sur le petit écran, on a failli par craquer.

Le synopsis n’a pas changé d’un poil, Moite von Lipvig est un ancien escroc condamné par le patricien Vétérini à reprendre la poste d’Ankh-Morpork en lieu et place de la pendaison. Vous vous en doutez, ce qu’il ne savait pas, c’est que cela restait tout de même un poste à hauts risques.

Adoré par Serafina, je ne connaissais pas le personnage de Moite qui est ici interprété par Richard Coyle. Je ne suis pas spécialement fan du personnage, mais ce dernier fait l’affaire, sans être exceptionnel pour autant. L’histoire est assez loufoque, Pratchett oblige et bien souvent assez drôle. Ce sont les personnages secondaires qui font tout le boulot, que ce soit Adora Belle Chercoeur et ses piques bien placées, ou encore Mr Pump.

Après un démarrage assez difficile, on a très vite envie de savoir comment Moite va bien pouvoir rétablir la poste et gagner sa place à côté des concurrents installés, les clics-clacs. Comme d’habitude, de très nombreux aspects de notre société sont abordés ou critiqués, que ce soit le monopole, la mafia, la corruption, le capital… Et même le hacking ! Alors certes, du hack moyenâgeux, mais l’idée est là et on a bien évidemment droit à notre groupe de nerds.

Claire Foy dans Timbré de Terry Pratchett (Going Postal)

Bref, ce n’est pas une adaptation transcendante, mais on y passe un très agréable moment et on ne se fera pas prier pour voir les deux épisodes qui avoisinent les trois heures. Un très bon moment.

Community Saison 1 de Dan Harmon

On l’a souvent dit pendant la saison précédente, The Big Bang Theory nous a beaucoup déçu après nous avoir fait passer de très bons moments sur les premières saisons. C’est en tombant sur une opinion assez incendiaire sur la série que nous en avons découvert une autre du même format, Community. Real geeks watch Community. Ni une ni deux, nous nous sommes donc lancé sur la première saison de l’œuvre de Dan Harmon.

Community Saison 1 de Dan Harmon

Le pitch est assez simple, nous suivons la vie d’étudiants du community college qu’est Greendale. Ce sont des établissements accessibles à tous, contrairement à la majorité des universités américaines. Aussi, on y retrouve des étudiants qu’on pourrait qualifier d’habituels, des jeunes quoi, mais aussi des moins jeunes. Des vieux, qui pour une raison ou une autre ont besoin de décrocher un nouveau diplôme.

On se retrouve donc avec des personnages complètement disparates, aux centres d’intérêts divergents et à la vie parfois déjà bien lourde: retraité, divorcée, tricheur… Tous se retrouvent dans la même galère. Et c’est généralement ce qui lie le mieux les gens. La série est un mélange de bons sentiments et d’absurde, avec des personnages stéréotypés et souvent proches de la névrose. Ces scènes loufoques sont souvent d’anthologie et regarder un épisode est un réel plaisir, c’est drôle et très intelligent.

Le terme geek n’est pas usurpé, car les références à la culture sont très nombreuses et surtout, bien intégrées. Épisode de paintball complètement dantesque, parodie de films, chaque épisode a sa thématique et les scénaristes n’hésitent pas à y aller à fond. On nage souvent en plein délire, tout en restant généralement réaliste.

Abed & Troy Community Saison 1 de Dan Harmon

Community a donc un éventail de personnages assez atypiques et très caractéristiques. Encore une fois, on n’y va pas à la demi mesure et tout est là. Alors oui, on a encore un syndrome d’Asperger, mais ce dernier est finalement bien mieux traité que dans The Big Bang Theory. Abed est un personnage important certes, mais il n’est pas la source d’amusement. On ne rit pas de lui, et à aucun moment l’humour se limite à se moquer de lui, des précisions qui ont leur importance. Côté rôles féminins, il faudra forcément compter sur celui d’Annie joué avec talent par Alison Brie.

En bref, c’était donc 25 épisodes drôles, sans temps mort, sans point noir et sans baisse de niveau. C’est souvent la deuxième saison qui est difficile, et espérons que Community ne suive pas le triste sort de Glee.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


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Un commentaire, donnez votre avis !
  • Bartimeus a écrit le 30 novembre 2012 à 17 h 45 min:

    J’ai beaucoup aimé la première saison de Community mais j’ai beaucoup moins accroché à la saison 2… Je l’ai trouvé beaucoup moins drôle, et très brouillon. De plus on se retrouve avec des épisodes que l’on a l’impression d’avoir déjà vus. Par exemple l’épisode de Paint Ball m’avait extrêmement fait rire, j’avais trouvé ça génial, et ils nous en refourguent un autre à la saison d’après. J’avais l’impression d’avoir du « Tenez, un autre épisode de paint ball, on sait que ça vous a plu a la saison 1 alors on vous en remet, on a plus vraiment d’autre idée »

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