Il y a des trucs vraiment bizarres au Japon, et on peut dire que le drama Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna fait partie de ces bizarreries. Littéralement Les Japonais ne connaissent pas le Japonais, il s’agit d’une mini-série en 12 épisodes sortie en 2010 qui nous raconte le quotidien d’une classe d’élèves apprenant le japonais. Mais pas n’importe quels élèves, non, des Gaijins. Synopsis !

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Haruko Kano rêve de devenir professeur de japonais dans un lycée huppé, mais en attendant de trouver une place, elle travaille comme vendeuse de prêt-à-porter pour jeunes filles dans le quartier de Shibuya. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes professeurs l’appelle pour faire un remplacement dans une école. C’est trop tard qu’elle va s’apercevoir qu’elle ne va pas apprendre le japonais à des lycéens, mais à des étrangers qui souhaitent tous réaliser leur rêve et s’installer définitivement sur l’archipel.

Le Japon est un pays relativement raciste et dont la population aime moyen moyen les étrangers, qu’ils qualifient de Gaijins. Ce terme, quiconque trempant un peu dans la japanimation l’a déjà entendu être utilisé. On imagine pas toujours qu’il s’agit d’un terme utilisé de manière relativement péjorative. Les japonais ne comprennent pas les étrangers, les trouvent trop bruyants, mal élevés, feignants car ils ne savent pas parler leur langue, etc. Et c’est l’axe que va utiliser les scénaristes de Nihonjin no Shiranai Nihongo pour faire en quelque sorte une auto critique du peuple japonais vis à vis de leur propre culture, en inversant tout simplement le paradigme: le Japon est il si logique que cela ? Les japonais font ils eux même les efforts qu’ils exigent des étrangers ?

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Si vous connaissez quelqu’un qui a tenté d’apprendre le japonais, vous connaissez des morceaux de réponses. Il y a les trois syllabaires différents tout d’abord, puis les Kanjis qui ont un sens différent chez les japonais et les chinois ensuite. Des mots qui ont la même prononciation mais des sens complètement différents, d’autres qui changent complètement de signification suivant le contexte, et évidemment, le top du top, la façon de compter qui change en fonction de ce que l’on compte.

Les épisodes sont donc centrés sur un point de la langue japonais et/ou culture japonaise qui peut être source de confusion et de malentendus pour les étrangers. Il y a neuf élèves dans la classe et l’un d’eux est le centre de l’épisode et va servir de fil conducteur. On a par exemple celui qui rêve d’ouvrir son restaurant de ramens et qui a du mal à connaître le nom de tous les ustensiles, le business-man qui souhaite maîtriser le langage poli que même les japonais ne maîtrisent pas, ou encore la fane de mangas qui veut rencontrer des ninjas.

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

C’est haut en couleurs, c’est très drôle, et c’est génial pour en apprendre plus sur la culture japonaise. Les personnages sont tous too much et les scénarios sont complètement décalés. Cela surf évidement sur l’humour tout au long des épisodes, à l’aide de quiproquos, de personnages aux passions complètement loufoques mais si proches des « fans du Japon » comme on peut en connaître. L’aspect second degré est à la fois présent côté des japonais mais aussi des étrangers. Les enseignants de l’école pour étrangers sont eux aussi complètement barrés, le sous-directeur étant tout bonnement génial.

On pourra certes émettre quelques réserves sur certains aspects qui laissent perplexes dans la façon de traiter les étrangers. Ces derniers restent tout de même assez rabaissés par rapport aux japonais, mais c’est difficile de dire si cela est volontaire ou juste une impression diffuse.

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Dans tous les cas, si vous aimez le Japon et en appréciez la culture, je ne peux que vous conseiller de regarder Nihonjin no Shiranai Nihongo. Vous apprendrez plein de détails qu’il est finalement assez difficile de découvrir sans le savoir et sans en apprendre la langue. Des éléments qui rappellent que le monde est peut être connecté, il reste de très nombreuses différences parmi les coutumes.


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