Nicky Larson et le Parfum de Cupidon de Philippe Lacheau

Generation Club Do

illman dans Critiques, Films le 19 février 2019, avec 1 commentaire
Critiques

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, est une adaptation de la série d’animation City Hunter, réalisé, produit et interprété – en partie- par Philippe Lacheau . Issue du manga du même nom de Tsukasa Hojo, cette série animée japonaise avait été renommée en France Nicky Larson et accessoirement doublée un peu à la serpe, ce qui lui avait donné une partie de son charme dans les années 90. On se souviendra longtemps des méchants aux maniérismes exagérés dans leurs répliques. Le film est sorti le 6 février 2019, et afin de profiter d’un bon gros navet comme le laissait supposer la bande annonce, je me suis dirigé dès le 7 dans ma salle de cinéma préférée.

Nicky Larson est le meilleur des gardes du corps, il va être engagé pour retrouver le parfum de Cupidon, un parfum qui peut rendre follement amoureux quiconque le respire sur la personne qui le porte. S’ensuivront moult péripéties qui vont emmener Laura, sa fidèle coéquipière, et Nicky jusque sur la côte d’Azur.

Spoiler alert, j’ai adoré le film, qui est loin d’être l’accident industriel que je redoutais. Déjà, le scénario aurait pu être celui d’un épisode de la série animée, si l’on excepte qu’il manque certainement un autre personnage féminin en plus de Laura pour faire un des moteurs de l’aventure. Les relations entre les personnages sont suffisamment bien respectées pour que l’on puisse dire au final que l’adaptation est assez fidèle au matériau d’origine. L’action se déroule en France, ce qui évidemment a fait tiquer pas mal de monde, cela ne me choque pas du coup, l’adaptation tenant plus du coté franchouillard du doublage d’époque que de l’anime en VO.

Ensuite, les acteurs font plutôt bien le travail, ne serait-ce que physiquement. Il manque certes un peu de steak à Philippe Lacheau qui interprète ici Nicky mais c’est plus un problème de carrure, mais Elodie Fontan est parfaite en Laura et Mammouth est plus vrai que nature. Il y’a juste un petit tic de Lacheau qui me dérange, c’est son « pow pow pow » quand il voit une femme à son goût, ça ne colle pas trop au personnage à mon avis, un gros sourire pervers aurait sans doute suffit. L’autre problème c’est l’insertion au chausse-pied dans le scénario des autres membres de la « bande à Fifi », le personnage de Tarek Boudali ne sert absolument à rien par exemple et on sent que c’est vraiment pour caser tout le monde.

Le rythme et assez bon, on ne s’ennuie pas et il y’a quelques idées de mise en scène intéressantes, notamment une scène de bagarre en première personne dont on voit un morceau de loin un peu après. Étonnamment, les scènes d’action, baston et gunfight, sont pas mal, déjà pour un film français et surtout pour une première réalisation de ce type.

90’s Kids will Remember

Il y’a des dizaines de références au Club Do’ et aux années 90. Des noms de personnages au détour d’une scène, le mariage de deux personnages qui s’appellent Jeanne et Serge par exemple, des références plus « globales » sont aussi présentes genre un personnage qui fait un vol plané sur un Take my Breath Away. Dorothée fait même un petit caméo et j’adore toujours autant sa voix (et la vanne sur les chaussettes).

Bref, un beau paquet de références qui, même si parfois elles sont mal voir sur-jouées, font plaisir à voir à ceux qui ont connu l’époque. Y’a un peu trop de vannes sur les chauves à mon gout et une ou deux blagues un peu limite homophobe, Lacheau est apparemment coutumier du fait. A part ça, je me suis vraiment beaucoup marré devant le film et c’est assez rare que je me permette de rigoler franchement dans un cinéma (désolé à mes voisins directs).

Coté son, même topo, on veut faire plaisir. Entre les musiques de l’anime original et le générique français d’époque réorchestré et réinterprété dans le film, on est carrément aux anges. Pour le reste c’est un peu les 90’s en musique, c’est donc ton sur ton.

Je termine par un petit mot sur la salle, vu que je suis allé à une séance un peu spéciale. Une salle ICE vient d’ouvrir dans le CGR à coté de chez moi et du coup pour une place subventionnée à 9€, on a droit à des grands sièges inclinables électriquement, beaucoup de place et le lightvibes (sorte de nouvelle technologie permettant une meilleure immersion dans le film avec des effets lumineux) qui est pas trop mal exploité pour ce film d’ailleurs. Cela valait largement le petit surcoût de place.

Le film ne partait clairement pas gagnant, surtout avec une première bande annonce putassière que le réalisateur avait qualifié de « grand public », du coup ça fait du bien d’avoir été agréablement surpris par le produit final. Je sais qu’il y’a eu des critiques parce que certaines blagues sont un peu lourdes, mais cela ne m’empêche pas d’avoir aimé le film et de me dire que le Blu-ray pourrait être une idée, histoire de capter les dernières références.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
Un commentaire, donnez votre avis !
  • illman a écrit le 19 février 2019 à 17 h 16 min:

    Et l’info vient juste de tomber, le DVD et le BluRay sort le 12 juin.

    RépondreRépondre
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?