La Planète des Singes de Tim Burton

dabYo dans Critiques, Films le 17 avril 2010, avec 5 commentaires
Critiques

Quand on est tombé par hasard à la télé sur La Planète des Singes il y a quelques semaines déjà, on ne pensait pas du tout regarder le film. Pire, on était entrain de faire l’activité hautement productive qu’est le zapping. Puis nous avons laissé la chaîne cinq petites minutes et la magie du film de Franklin J. Schaffner a tout de suite fait effet: impossible de zapper. Sauf que voilà, nous avions raté tout le début, et comme parmi les films que nous voulions voir depuis un bon moment se trouvait un certain La Planète des Singes… de Tim Burton, c’était l’occasion idéale de le voir. Le film est connu comme un accident du réalisateur, autant dire que c’était peut être la chronique d’un navet annoncé ? Vous le saurez après le Synopsis !

La Planète des Singes de Tim Burton

Leo Davidson est un astronaute d’une station spaciale qui, à l’aide de singes, tente de traverser une sorte d’énorme vortex. Les singes sont plus évolués que la normale, et sont formés à se servir de capsules… Le protocole est simple: d’abord le singe va quelque part avec sa capsule, et si il arrive à y aller et à en revenir, alors seulement l’astronaute peut le faire. Mais lorsque son primate ne revient pas, Leo Davidson perd son sang froid et part avec sa capsule. Ce qu’il ne prévoyait pas, c’était d’attérir sur une planète où ce sont les singes qui dominent, et non les humains…

Michael Jackson dans la Planète des Singes

La réalisation avait pensé à Michael Jackson pour le rôle du héros singe. Malheureusement, les économies d'effets spéciaux ne compensaient pas le cachet du défunt musicien.

Le début du film est vraiment très bon, enfin, les cinq premières minutes sont très bonnes. On y découvre la technologie humaine, avec des singes qui sont utilisés d’une manière peu déontologique. On voit tout de suite le potentiel de ce film de Science-Fiction, un genre qui rappelons le est courrament utilisé pour dénoncer des dérives de la société grâce à des possibles évolutions scientifiques. Bref, à priori, c’est donc là une bonne adaptation du roman de Pierre Boulle. On tombe tout de même assez vite dans l’ambiance, jusqu’à ce que notre héros arrive sur la planète des singes…

Et là, c’est le drame. Bon, ok non, d’abord on se dit que ça va être bien. Les prothèses ou les effets spéciaux, je ne sais pas, utilisés pour créer les singes sont vraiment bien faits. Ca fait beaucoup moins masques que dans la version de Schaffner (un peu logique aussi) et c’est vraiment bienvenue. Sauf que voilà, on fait très très vite la rencontre d’un des plus gros points noirs du film: Helena Bonham Carter. Ou du moins, son personnage, qui va être donc l’équivalent du erprésentant de la Halde de ce film, et qui va, vous vous en doutez, aider notre héros. Autant dire que son personnage est vraiment ingrat, qu’il est à baffer, et totalement inintéressant, sans parler de l’illogisme.

Il n’y a là aucune dimension sociale, et on se demande presque pourquoi elle veut aider les humains, alors que tous ses semblables veulent s’en servir d’animal domestique.

On s’enlise alors dans un film aux contours très mal tracés. Tout d’abord, on peine à comprendre pourquoi elle est laissée libre de s’opposer aux autres primates, voir même à la loi de leur société. Ensuite, le tout va se jouer très vite. On apprend que les humains sont considérés comme des objets et qu’ils n’ont pas d’âmes, ce qui est sensé nous montrer un parrallèle avec l’esclavage des noirs, indiens, etc… De même, ils ne sont pas sensés savoir réfléchir ni pouvoir construire une civilisation. Deux minutes plus tard, on constate que les humains et les singes parlent la même langue. Alors pourquoi les singes pensent les humains incapables d’avoir une quelconque civilisation, si ils peuvent parler entre eux… Mais bon, admettons, après tous les ancètres des occidentaux l’ont bien fait.

La Planète des Singes de Tim Burton

Vous... ne passerez... pas !!!

Sauf que voilà, c’en est fini de cette partie du film, au bout de trente minutes le héros s’enfuit de la ville singe, le tout pour retrouver son vaisseau. S’ensuit des petits passages inintéressants, et ce qui va vite devenir une bataille pour le gouffre de Helm. Bref, alors que vous vous attendiez à un film de Science-Fiction passionant, soit la version de Franklin J. Schaffner, vous vous retrouvez avec un bête film d’action.

Malheureusement pour nous, Tim Burton n’est pas vraiment connu pour ses qualités en tant que réalisateur de films d’action. J’avais failli mourrir de rire en regardant les combats de Batman et on va faire ici de même. En méchant, nous avons droit au général sanguinaire prêt à tout pour détruire l’humain, et en héros un type qui ne sait pas dire grand chose d’autre que je dois retrouver mon vaisseau et dont le quotient émotionnel d’une petite cuillère. Du coup, quand il s’agit de faire des grands discours avant la bataille finale, on a presque envie de se tirer une balle. Je ne parlerai même pas de la façon dont l’armée humaine est amenée… Puisqu’en fait, elle arrive d’un coup comme ça. Un peu comme si vous vous leviez et qu’en ouvrant les fenêtres, vous découvriez un millier de péons devant chez vous.

La Planète des Singes de Tim Burton

Y a vraiment besoin que je mette une légende pour que vous vous marriez là ?

Pour un film hollywoodien, malheureusement, ça fait un peu cheap, surtout vu le poids du scenario. Bref, autant dire que La Planète des Singes n’est pas qu’un accident de parcourt pour la carrière de Tim Burton. C’est aussi et avant tout un très gros navet.

http://ifisdead.net/livres/le-sang-d-immortalite-de-barbara-hambly/

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5 commentaires, donnez votre avis !
  • constance93 a écrit le 17 avril 2010 à 20 h 52 min:

    dur^^

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  • fabY a écrit le 18 avril 2010 à 15 h 48 min:

    Je l’avais vu à la télé et c’était vraiment de la merde en boite quoi ._. : de pire en pire jusqu’à le fin. Bref, même à la télé ça ne vaut pas le coup x). Le plus drôle ce sont les scènes de captures, où on voit des singes tomber des arbres pour attraper des humains ou je sais plus quoi, vraiment drôle =). Quand j’ai vu le film l’année dernière ou en 2008 je pensais que c’était le vieux film et pas celui de 2001… En fait, je savais qu’il y avait un épisode qui datait et un qui était « neuf ». Et je pensais vraiment regarder le vieux. C’est il y a quelques semaines que j’ai compris, car le vieux était passé sur la télé x). D’ailleurs dans le vieux y’a un truc très drôle aussi puisque la femme du héros (fin je sais pas si c’est sa femme enfin..) ne sert que de plante verte du début à la fin Oo. Quand on se base sur un mauvais film forcément…

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  • Ervé.Do a écrit le 18 avril 2010 à 16 h 53 min:

    Tim Burton a aussi, comme beaucoup de ses contemporains réalisateurs-créateurs, « besoin de faire de l’alimentaire qui lui permettra de pouvoir avoir assez d’argent pour des oeuvres plus personnelles et auxquelles les tout-puissants producteurs hollywoodiens ne daignent pas s’intéresser. »

    Ça s’appelle capitaliser un potentiel.

    Il l’a prouvé par la suite avec ses récentes perles cinématographiques.

    Tim Burton est un peu comme Q.Tarantino, un amoureux de son art. Rien n’empêche en amour d’avoir des hauts et des bas.

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  • dabYo a écrit le 18 avril 2010 à 18 h 21 min:

    @fabY: la vieille version est excellente ! Tu blasphème là !

    @Ervé.Do: Oui oui, je suis tou tà fait au courant :p Mais ça ne change pas le fait qu’il s’agit en plus d’un film alimentaire pour Tim Burton, d’un bon gros navet.

    Je comprends même pas comment Hollywood a pu lui faire faire « ça » :/

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  • Zaza a écrit le 25 août 2011 à 23 h 27 min:

    Je viens de le regarder. Je ne dirais rien sur vos commentaire. Mais bien que certaines scènes ne me plaisent pas (notamment le repas entre les singes et le moment où il est dans l’espace pour retourner sur terre) je trouve que c’est en gros un bon film.
    Tu dit « on fait très très vite la rencontre d’un des plus gros points noirs du film » Où est le problème? Tu voulait une grande présentation détaillé d’elle? Dans beaucoup de films de Tim Burton les personnages apparaissent très tôt (Sleepy Hollow: Katrina Van Tessel, que l’on rencontre dans les premières scène; Sweeney Todd: Ms Lovett…)
    « on se demande presque pourquoi elle veut aider les humains » On peut aussi se demander pourquoi certaines personnes veulent sauver les baleines ou sauver la planète. Peut-être qu’elle veut les sauver parce qu’elle aime les humains.
    « En méchant, nous avons droit au général sanguinaire prêt à tout pour détruire l’humain » L’histoire originale a pour méchant quelqu’un qui veut tuer l’humain. Dans tout les films c’est comme ça, un méchant qui donnerait tout pour détruire le gentil.
    « en héros un type qui ne sait pas dire grand chose d’autre que je dois retrouver mon vaisseau et dont le quotient émotionnel d’une petite cuillère »
    1: évidemment qu’il dit tout le temp qu’il veut retrouver son vaisseau.Le but est qu’il retrouve son vaisseau et qu’il rentre chez lui.
    2:Il n’a pas le quotient émotionnel d’un petite cuillère. Il fait juste comme il peut pour se sortir du pétrin dans lequel il est, et il n’aime pas les singes qui vivent sur cette planète.
    Je veux bien admettre que beaucoup de gens voient ce film comme un navet, mais au lieu de le critiquer, essayer de regarder l’histoire un peu plus loin. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, et avec Burton on a eu droit à mieux, mais il y a quand même beaucoup de bonnes choses dans ce film.

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