Deadwood, Saison 1, de David Milch

dabYo dans Films, Séries le 12 octobre 2010, avec 1 commentaire

On ne le dira jamais assez sur nos colonnes, ici, on aime le Western. Alors c’est en toute logique que nous nous sommes tout de suite intéressés à la série Deadwood dès que nous nous l’avions découverte. Une série se déroulant pendant les dernières années de l’anarchie du grand Ouest américain, réalisée qui plus est par HBO, il était difficile de passer à côté. D’autant que la série de David Milch est aussi un savant mélange entre fiction et reconstitution historique. Synopsis ?

Deadwood, Saison 1, de David Milch

Seth Bullock décide de quitter sa fonction de Shérif dans le Montana afin de s’installer dans un camp minier qui est en pleine effervescence, Deadwood. Nous sommes en 1876 et la ruée vers l’or ne s’est toujours pas terminée dans cette partie de l’Amérique. Il est accompagné de Sol Star, un juif autrichien avec qui il compte monter un magasin d’outillage. Dans ce camp où les gens viennent en majorité pour l’or, nos deux héros vont faire la rencontre de personnages haut en couleurs, et de difficultés inattendues, bien entendu.

Il va être difficile de cacher mon enthousiasme pour la série, et pour cause, la qualité de cette dernière est d’un très haut niveau. Parlons tout d’abord de l’ambiance de la fin du XIXème siècle. Alors que les États-Unis se civilisent, notre histoire se déroule dans un des camps qui fait partie des zones dites non couvertes. C’est donc sur un territoire sans foi ni loi que nous débarquons, avec l’éventualité peu probable qu’une des autorités des grandes villes environnantes fasse une descente, ou bien que l’armée américaine passe par là. Sans parler bien entendu du conflit perpétuel avec les indiens, qui habitent de l’autre côté de la montagne. Ce sentiment que tout peut arriver est renforcé par la présence de personnages sans aucune morale, avec notamment un Al Swearengen joué par Ian McShane dont la moralité est inversement proportionnelle à la cupidité: proche du néant.

Un personnage que, vous vous en doutez, le spectateur va vite apprendre à délicieusement détester. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas là d’une histoire avec deux petits gentils face à un gros méchant ayant le contrôle sur le camp. Non, Deadwood c’est avant tout l’incarnation d’un jeu de pouvoir aux temps du Western, avec tout ce que cela implique. C’est ainsi que l’on va voir nos personnages s’entre-déchirer, puis faire des alliances lorsque ça peut les arranger, tout en sachant pertinemment qu’ils auront de temps à autre à faire affaire ensemble pour la survie de la communauté. Ce côté est vraiment passionnant, et ne laisse présager que du bon pour l’adaptation du Trône de Fer par HBO.

Deadwood, Saison 1, de David Milch

Si l’ambiance et le sentiment procurés par la série sont très bons, les décors ne sont pas en reste. Je ne suis certes pas un expert, mais la reproduction du camp est tout à fait crédible, on s’y croit vraiment, et je ne parle même pas des couleurs. Comme pour la majorité des productions de HBO, le générique, très lent, vaut le coup d’œil, et nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Les costumes ne sont pas en reste, et on appréciera particulièrement la beauté de certains personnages féminins, avec une petite préférence pour la bourgeoise Alma Garret et Joanie Stubbs, maquerelle, jouée par Kim Dickens.

La série ne se repose pas sur un scénario, mais sur les péripéties qui vont arriver à nos différents personnages. En effet, la vie de la communauté est souvent troublée par des éléments inattendus, qui vont permettre le remaniement du pouvoir au sein du camp. Que ce soit l’armée américaine qui passe dans le camp, ou tout simplement une épidémie de peste, tous les moyens sont bons pour voir tel patron de tel saloon prendre l’ascension sur son concurrent. Le tout étant lié par une sorte de fil rouge, celle de l’annexion possible du camp par l’une des grandes villes environnantes.

Bien entendu, pour que ce genre de série marche, il faut que les personnages tiennent la route, que l’on s’y attache, et c’est vraiment le cas. Pire, on va même s’attacher à ceux que l’on considérait auparavant comme les méchants, chacun ayant son petit truc. Alors, bien entendu, chacun a ses préférences, mais tout le monde y trouve son compte, notamment grâce à la grande variété de cas.

Joanie Stubbs dans Deadwood, Saison 1, de David Milch

Au final, si vous aimez le Western, Deadwood est une série que vous devez absolument voir. Avec son ambiance atypique et ses superbes costumes, son seul réel défaut pourrait être l’absence d’explications historiques. Un peu plus d’informations sur où s’arrête l’histoire et où commence la fiction aurait pu être intéressant. Mais vous l’aurez compris: j’en redemande, et j’ai hâte d’entamer la seconde saison.


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  • Lou a écrit le 13 octobre 2010 à 17 h 29 min:

    Elle me fait de l’oeil aussi cette série là, mais jusqu’à présent je savais pas trop quels étaient les échos. Bon bah maintenant je sais =)

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