En 2010 débarquait aux éditions Kana le manga Bakuman, dernière création des deux illustres mangakas Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, auteurs de Death Note. Serafina ne tarissait pas d’éloges à son propos lors de la chronique du premier tome. C’est quasiment à la même époque qu’au Japon commençait la diffusion de son adaptation en anime par Kenichi Kasai et Noriaki Akitaya du studio J.C. Staff. Ça tombe bien, car c’est un manga qui parle de créateurs de mangas qui veulent être adaptés en anime… Vous avez tout suivi ? Non ? Synopsis.

Bakuman Anime

Alors que Moritaka Mashiro ne sait pas trop quoi faire de sa vie après sa troisième année de collège, le premier de la classe Akito Takagi lui propose un pari fou: devenir mangakas ! Ce dernier ne sait pas dessiner, mais il a vu tout le talent de Mashiro alors qu’il dessinait son amour de toujours, Miho Azuki qu’il aime en secret sans avoir jamais osé lui parler. Et c’est dans un élan totalement asocial que les trois vont se promettre de réaliser leurs rêves –Miho rêvant d’être doubleuse pour animes-.

Bakuman Anime

L’anime est rythmé par l’attente du résultat des comités éditoriaux

Nous allons donc suivre deux gamins qui rêvent de devenir des mangakas, d’être publiés dans un hebdomadaire du genre pour atteindre le Graal: être adapté en anime afin que Miho puisse y doubler l’héroïne. En fait, Bakuman est l’histoire de gamins qui ont des rêves et qui vont se confronter au monde des adultes pour tenter de les atteindre. Bien entendu, rassurez vous, nous ne sommes pas face à un scénario qui va les voir s’écraser lamentablement devant l’establishment et l’âge adulte, mais contrairement à ce qu’on pourrait redouter pour une histoire de manga, celle-ci est relativement réaliste et dure.

Je n’avais pas lu le manga avant de commencer son adaptation en anime, aussi n’en ferais je pas de comparaison. Cette anime est en tout cas très bien construit autour de son histoire, qu’on comprendra aisément et suivra avec intérêt. L’histoire est vraiment très dense, d’une manière générale, contrairement à l’adaptation de pas mal de Shônen, celle-ci ne va pas être étirée en long et en large pour augmenter le nombre d’épisodes. C’est même presque le contraire, on regrettera que certains aspects de l’aventure de Mashiro et Takagi ne soit pas plus fouillée et détaillée lors d’épisodes.

L’histoire est donc riche et va nous permettre de découvrir le monde de l’édition de manga au Japon. Je ne sais pas à quel point cette découverte correspond à la réalité, mais je suppose qu’on peut faire confiance à deux mangakas pour bien parler de leur métier. C’est en tout cas sur ce point complètement passionnant et cela ouvre le spectateur à des pans qu’il n’aurait jamais soupçonné sur ce monde obscur. Pourquoi parfois les mangas évoluent bizarrement, à quel point les lecteurs ont tout pouvoir sur l’histoire des mangas au Japon, etc. Ce sont des éléments complètement passionnants et il faut bien avouer que le manga et l’anime arrivent au tour de force de rendre la création de manga dynamique et super intéressante.

Découpé en trois saisons, Bakuman est donc complètement addictif et nous l’avons terminé en une seule traite. Je l’ai dit déjà, l’histoire est vraiment passionnante et donne envie de connaître la suite pour les quatre personnages principaux, mais pas seulement. Car un Shônen c’est aussi un rival et malgré le thème, le manga respecte bien cette règle avec sans doute l’un des meilleurs rivaux que j’ai pu voir, Eiji Niizuma. Vous vous en doutez, il s’agit là aussi d’un mangaka, et nous allons en suivre un petit paquet, de mangakas. Tous veulent atteindre le succès et voir leur série gagner le gros lot, et c’est sans aucun doute l’une des ficelles que les auteurs ont utilisé pour rendre cette série si addictive.

Bien animée d’une manière générale, la série n’est pas non plus un cador du genre et ce n’est clairement pas de ce côté là que l’on va lui trouver le plus de points forts. Le dessin est assez dynamique cela dit et ce malgré la thématique qui n’est pas très dynamique elle, encore une fois. C’est donc là aussi un bon point. On rajoutera aussi que, vu qu’il s’agit d’un manga sur les mangas, l’anime va aussi nous faire découvrir des animes fictifs… Vous suivez ? Ce sera notamment l’occasion de découvrir d’autres univers où l’on ressent bien que les dessinateurs se sont bien fait plaisir, un régal.

Niizuma Eiji

Bakuman c’est donc trois saisons presque trop courtes qui vont vous faire découvrir l’univers du manga au Japon. Comment sont créées les histoires qui ont bercé votre enfance -tout du moins la notre- et dans quelles conditions ? Un rythme soutenu tout au long des épisodes, des personnages attachants et des adversaires charismatiques, quand on est lecteur de manga il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus, en anime ou en manga, évidemment.


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  • smoking-love a écrit le 19 mars 2018 à 17 h 51 min:

    Bon! Disons que je ne suis pas un pro pour le discoure c que je peu dire c que j’aime bien l’animé. Pour un classement sur dix je peu le mettre 2 après naruto bon c que je peu dire c que bakuman j’aime trop sa

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    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?