Appaloosa de Ed Harris

dabYo dans Critiques, Films le 4 novembre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

C’est sous des trombes d’eau que nous sommes allés dimanche dernier voir Appaloosa, sorti il y a quelques semaines déjà dans les salles obscures françaises et arrivé il y a très peu dans les notre, qui est le Western de cette année 2008. Non pas parce que c’est le meilleur, mais bien parce que c’est le seul dans ce genre mort depuis plus d’une dizaine d’années. Hormis sur M6 l’après midi pendant les grandes vacances et parce qu’ils n’ont plus rien à diffuser, vous avez déjà vu un Western vous ? Moi non, et jusqu’à hier, cela n’était pas près de changer. Synopsis.

Appaloosa est une ville tranquille, tant que faire se peut du moins, du Nouveau Mexique. Notre histoire débute quelques années après la guerre de Secession, et vous vous en doutez, le lieu principal de notre histoire ne va plus être si tranquille que cela. En effet, une ferme de mi-bandits, mi-gens honnêtes est située à quelques kilomètres de là, et lorsque le Shérif de la ville et ses deux adjoints vont pour y arrêter un homme suspecté de meurtre et de viol, ils se font liquider par le chef de la bande. Bref, une fusillade entre personnages totalement statiques dans les cinq premières minutes du film: nous sommes bien dans un Western.

Appaloosa affiche

Arrivent ensuite les deux héros de notre aventure, dont l’un est incarné par Viggo Mortensen, que vous avez sans doute déjà dû au moins voir dans le Seigneur des Anneaux. Avec son camarade, ou plutôt chef, joué par Ed Harris, ils vont tenter de remettre de l’ordre dans la ville. S’ensuit donc le portrait des deux parfaits badboys justiciers, qui n’hésitent pas à faire les dûrs pour faire respecter la Loi, enfin, plutôt la leur. Et qui seront totalement désemparés lorsque l’amour entre dans leur train train routinier. (en général tirer sur des gens, aller aux putes, et faire du cheval)

Heureusement pour nous, nous sommes là dans un Western Spaghetti, et nos deux héros ne sont ni blancs, ni noirs. Juste bronzés. Nan, ils ne sont ni parfaits, ni trop méchants, ni trop gentils, et les acteurs les jouent presque à la perfection. Vigo, bien qu’il ait perdu ses longs cheveux au grand damne de Serafina impressionne, et a gardé tout son charisme malgré le côté assez pathétique que pourraient avoir les scènes: elles ont beau être ridicules, et les fusillades statiques au plus haut point, on se prend au jeu.

Appaloosa Vigo Mortensen

Chaque altercation entre les « méchants » et les « gentils » nous rend inquiet, fait monter la tension, alors que ces dernières ne font que des échanges bateaux de paroles sans intérêts. Et il n’y a pas à dire, ça marche. Bon, faut pas penser non plus que ce film est un renouveau du Western, il n’a quasiment aucun élément pour rencontrer le succès, et il faut apprécier un minimum l’humour très ironique et l’auto-dérision pour y retrouver son compte.

Alors après, je pourrais certes faire l’inventaire de tous les défauts de ce film, car il en a plétore. Un scénario qui a dû penser que la SNCF n’aurait pas de retard, des scènes de fusillades hilarantes, le tout aussi gros qu’une maison et aussi surprenant que l’annonce d’une nouvelle Star Academy. Et aussi déprimante, il faut le dire. Mais on ne va pas voir un Western pour ça. On y va pour voir un Western, l’ancêtre du film d’action, à qui on ne demande pas non plus aujourd’hui des scénarios super bien ficelés. Ok, si, on le demande, mais c’est rare de l’avoir.

Et il n’empêche que malgré ces défauts certains, cela nous a bien plu. Pour une fois que nous allons au cinéma, nous ne le regrettons pas.


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2 commentaires, donnez votre avis !
  • Serafina a écrit le 4 novembre 2008 à 20 h 08 min:

    Moi j’en avais vu =D
    Personnelement en tout cas j’ai pas mal apprecié. Notamment le coté dérision qui est quand meme sacrément présent grace au personnage de Mortensen (qui a toujours autant la classe malgré sa barbe toute moche). Bon La damoiselle elle m’a tappée sur le systeme, trop cruche :/

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  • Gutyx a écrit le 9 janvier 2010 à 8 h 30 min:

    Ouais Seraf petite note via la retrospective, dans les Wes
    tern c’était leur but d’être cruches les filles quand elles aviaent un role. La trilogie du dollar met en scene une seule fois une femme et t’as vu son role quoi. Ou encore les western avec Terence Hill et Bud Spencer, qui sont très bon, pleins d’humour mais sans femme intelligente, même un enfent se fait plus malin qu’elles dans un western avec Spencer.
    La seule femme Western jamais respectable doit être Calamity Jane.

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