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Dernièrement dans la section Musique d'if is Dead:

Kells dont nous avions publié le clip La Sphère fait partie des rares groupes à venir nous voir de temps en temps dans notre région reculée qu’est le Centre. Alors forcément, vu que nous aprécions relativelement bien leur musique, nous allons à chaque fois les voir. Je vous rassure, ils ne font pas là une oeuvre de charité, mais il faut dire qu’il y’a un noyau dur de leur fan-club basé à Romorantin.

Kells est donc un petit groupe de Metal Symphonique français, avec une chanteuse, et qui tire un peu sur le Néo Metal de temps en temps. Ils viennent tout juste de sortir leur second album, Lueurs dont Serafina vous parlera prochainement, et nous les retrouvons donc logiquement en pleine tournée promotionnelle. Si il y a bien quelque chose sur lequel on peut les louer, c’est leur proximité avec le public. A chaque fois que nous sommes allés les voir, nous avons pu converser rapidemment avec la chanteuse ou le batteur. Bon, on ne reprochera pas à ce dernier de m’avoir confié qu’il n’avait pas eu le temps d’écouter ma démo et qu’il était désolé… Ahem, j’ai jamais eu de groupe, et encore moins une démo à lui faire écouter. Toujours est-il que les membres du groupes sont très abordables et accessibles.

Viriginie de Kells à la Pyramide (Romorantin)

Bref, après la finale du tremplin de la MJC de la ville (composée de trois groupes amateurs de la région), c’est donc sur une intro instrumentale passée en sample que les quatre membres du groupe prennent place sur la scène, devant deux centaines de personnes. La chanteuse qui nous avait habitué à de très belles robes gothico-victoriennes s’en est débarassée pour un habit qui fait penser à une abeille: mini tutu, colants noirs et deux sortes de boules pour coiffure. De moins bon goût, c’est sûr. L’effet « je tourne dans tous les sens en chantant » en prend tout de suite un coup niveau classe, et nous fait immanquablement penser à l’effet Parkison de Sharon (Within Temptation). Le guitariste, le bassiste et le batteur sont ce qu’il y a de plus banal dans un groupe du genre, et ce n’est pas leur jeu de scène qui en démentira. Sur scène c’est la chanteuse qui porte clairement le groupe.

Kells enchaîne ensuite la plupart de ses morceaux connus, que je ne connais bien évidemment pas vraiment puisque je n’écoute pas leur CD, mais qui finissent par m’entrer dans la tête. En effet, c’est bien la troisième fois que nous les voyons (et dans les trois cas, à Romorantin). Et ceci, dans un son assez déplorable. Je ne sais pas réellement ce qu’a fait l’organisation de la Pyramide, mais le son de la grosse caisse grésillait affreusement. Et apparement, il n’y avais pas de micro de rechange (celui du chanteur de Kosmos avait déjà rendu l’âme la demi heure précédente). Une honte quand même pour une salle de spectacle qui se veut professionnelle.

Virginie de Kells en concert

Enfin, comme on dit « Show must go on » et le groupe fera avec. Malgré un nouvel album je n’ai pas eu la réelle impression d’un renouveau des morceaux. Pire, j’ai cru qu’ils avaient joué deux fois le même morceau, alors qu’apparement, la set list ne fait pas état de répétition. Manque d’inspiration ? Peut être. Le groupe a du mal à renouveller ses chansons, et à moins d’être connaisseur on a tout de même la mauvaise impression d’écouter toujours le même morceau. Les structures se ressemblent, la voix de Virginie, bien qu’agréable, n’est pas transcendante, bref. Ceci dit, le groupe reste très agréable à voir en live.

L’acceuil du public fut mitigé, entre très bon et très mauvais. La Pyramide est une salle qui propose des gradins. Et du coup, le tiers du public est resté assis, avec l’air de se faire royalement *****. Alors certes il y en avait qui n’étaient venus que pour les premières parties, mais pour en connaître certains, ce n’était pas le cas de tous. A l’inverse, l’autre partie, celle debout, était déja toute conquise avant même le début du concert. Comme on le disait, il y a une bonne base de fans à Romo.

Patrick de Kells en concert

Je passerai sur les clins d’oeil au Fan Club, les Kells Crusaders, qui bien que sympathiques pour les personnes visées, faisaient plutôt sourire. On a vu plus classe qu’un gang arborant des épées en mousse comme symbole et snobbant toutes les autres représentations de la soirée pour boire un verre au bar du complexe.

Bref, concert sympathique, nous n’hésiterons pas à retourner les voir lors de leur prochain passage.


Tom Waits

aka oni dans Coup de Coeur, Musique le 20 mars 2009, avec aucun commentaire

Une voix trempée dans un fût de Bourbon, séchée et fumée pendant quelques mois, puis sortie et renversée par une voiture.

C’est ainsi qu’un journaliste décrivit un jour la voix de Tom Waits (né en 1949). Pour fidèle qu’elle soit, cette métaphore n’évoquera probablement rien à celui qui n’a pas écouté de Tom Waits. Pour ma part, je tenterai d’éviter les métaphores douteuses ; on pourrait certes tenter de lui accoler des adjectifs comme volcanique, rocailleuse, et autres, mais le mieux reste de l’écouter.

Une voix unique et extraordinaire, vous l’aurez compris ; pas de celles qui peuvent couvrir huit-cents octaves comme celle de Freddy Mercury, mais de celles qui semblent détruites par des années de whisky, de tabac et de coups durs. Une voix de bluesman. Bien que Tom Waits soit classé dans le rayon « Pop-Rock » dans la plupart des médiathèques et magasins, il s’agit pour moi de blues pur et dur (amateur de guitare électrique et de rythmes survitaminés… Allez vous réécouter un Led Zeppelin.)

À cette voix hors du commun s’ajoutent des mélodies redoutablement efficaces et recherchées (Down Town, Midnight Lullaby), des textes originaux, cyniques et amusants, des chansons entraînantes (Romeo Is Bleeding), ou très touchantes, de ces chansons qui vous collent un vague-à-l’âme d’enfer (Red Shoes, Tom Traubert’s Blues)… Du blues, quoi. Des grognements presque animaux sur certaines chansons, jouissifs (Romeo Is Bleeding), des chansons mélancoliques (Invitation To The Blues), parfois un peu plus énervées (enfin ça reste du blues, Down Town par exemple), et je pourrais continuer longtemps ainsi tant ses chansons éveillent des sentiments variés. Absolument exceptionnel. L’atmosphère générale est celle d’un bar enfumé de New-Orleans ou autre, tard le soir – image qui a inspiré plusieurs de ses chansons (une de ses chansons est d’ailleurs un long morceau instrumental avec les discussions des consommateurs du bar en fond, et a été enregistrée dans ces conditions) –, un whisky à la main et une clope dans l’autre. Ouah, j’en deviendrais presque lyrique, mieux vaut s’arrêter là avant que ça ne devienne grotesque.

Tom Waits

Tom Waits est donc de ces artistes globalement inconnus, quoique légendaires chez les amateurs, et qui a inspiré un nombre incroyable de reprises (même les Ramones l’ont repris, alors c’est dire.) Pour les anecdotes, on signalera qu’il n’a jamais voulu que ses chansons soient utilisées pour la pub, et qu’il a mené certains procès pour cela ; et qu’il a régulièrement joué au cinéma (par exemple dans le Dracula de Coppola), et composé des musiques pour des films.

Bien sûr, il a composé une des chansons les meilleures au monde (okay, c’est subjectif), dont l’introduction éveillera forcément un souvenir chez vous, et dont le rythme simple et génial plaira à tout le monde, amateur de blues ou non : Ice-Cream Man.

Pour une bonne introduction à Tom Waits, je conseillerais l’album Closing Time (son premier album, 1973), puisqu’il contient Ice-Cream Man et Midnight Lullaby, mais il n’y a de toutes manières pas de canard boiteux dans sa discographie ; attention tout de même aux albums postérieurs à sa période « Asylum » (sa maison de disque), les albums suivant étant beaucoup plus expérimentaux que blues.


Ce week end, nous sommes allés dans une ville de renommée mondiale (Romorantin Lanthenay, 20 000 habs ?) pour assister à la finale du tremplin organisé par la MJC, mais surtout, le groupe Kells dont nous vous parlions déjà pour leur clip, la Sphère. Sauf que non, en fait, cette chronique n’a strictement rien à voir avec ce concert. Du moins, pas totalement. Car, pour y aller, nous devions passer par la case voiture.

Et c’est comme ça que Dragula de Rob Zombie, artiste, cinéaste, mais surtout gros déjanté, m’est revenu dans les oreilles grâce à notre superbe autoradio. Rythmée, excitante, surtout au volant, ce morceau que l’on devrait théoriquement classé dans le Rock Industriel est tout simplement jouissif. Le genre de titre qui vous fait suivre le rythme avec l’accélérateur et dont vous ne demandez que la réécoute par la suite. Heureusement pour nous, la totalité de de son Hellbilly Deluxe est de cet acabit. Moi, je vais m’écouter son dernier album, et vous, je vous laisse apprécier ses talents de cinéastes, mais en clip.


Meilleure qualité ici.


MdM#1: Lay Down de Priestess

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 19 février 2009, avec 2 commentaires

On est jamais à l’abri d’un nouveau coup de coeur lorsqu’on écoute l’inconnu musical, peut être pas aussi grand que l’univers, mais lui aussi en perpertuelle évolution. Et encore moins lorsqu’on se prend pour un guitariste à Guitar Hero.

C’est comme ça qu’on tombe cette semaine sur un nouveau groupe de PunkMétal, nommé Priestess. Ok, pas nouveau, puisque leur premier (et unique) album, Hello Master, est sorti en 2006. Ok, Punk-Métal ça n’existe pas comme genre. J’ai envie de dire, et alors ? Dynamique, avec des guitares incisives et un chant qui n’a pas trop à rougir, selon la référence bien entendu, bref toutes les qualités nécessaires et suffisantes pour en faire un billet court, clair et concis. Y’a bon.


Meilleure qualité ici ou .

Tonight: Franz Ferdinand de Franz Ferdinand

dabYo dans Critiques, Musique le 24 janvier 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Il était difficile en 2004 de passer à côté de Franz Ferdinand, le meilleur groupe anglais qui est écossais, dont l’hyper-hit Take Me Out passait en boucle sur quasiment toutes les radios qui s’autorisaient le Rock. J’avais de la chance, puisqu’à l’époque j’étais en pleine phase de découvertes des groupes rock de nouvelle vieille génération, emmenés par The Strokes. Sortant leur second album en même temps que le groupe écossais, ces derniers se sont litéralement fait volé la vedette. Maisaujourd’hui, qu’est devenu Franz Ferdinand à la sortie de leur troisième album, Tonight: Franz Ferdinand ?

Tonight: Franz Ferdinand

Autant l’avouer tout de suite, je suis plutôt déçu de ce troisième album. Le groupe n’a jamais été original, il faisait du rock pur et dur, mais il était bon. Je ne lui en demandais pas plus, pas moins, et aujourd’hui encore je n’en demande pas plus, mais pas moins non plus. Je ne suis ceci dit peut être plus dans la cible des trois écossais, mais si c’est le cas, quel changement !

On commence avec les habituelles introductions lentes du groupe sur Ulysses, qui s’annonce être un titre très Ferdinand. Et pourtant, 35 secondes plus tard, les premières interrogations fusent. Qu’est ce donc que ce son electro ? En fait, alors que le chant n’a pas le moins du monde changé, on a toujours droit à nos « Youhou houuuu », que les riffs se sont maintenus, nous avons simplement droit à un tout nouveau son de guitare. Comme si les guitaristes avaient découvert la pédale d’effets… Pour ceux qui connaissent, on se retrouve avec à peu près les mêmes sons que ceux du groupe The Bravery.

Alors bien heureusement, l’utilisation abusive d’effets electro ne se répercute pas dans tous les titres,et le revirement est finalement assez peu présent, mais qu’est ce qu’il est de mauvais goût. Je n’ai rien contre l’évolution d’un groupe tant qu’elle est bien faite. Nous n’avons ici pas droit à une recherche intéressante mais un simple mix de samples et de synthé, pédale d’effets qui font l’effet d’une soupe mal dosée. Send Him Away ou l’intro Live Alone en sont les parfaits exemples.

Tonight de Franz Ferdinand

Cette photo n'a strictement rien à voir avec ma critique mais je l'ai trouvée sur leur site officiel, et comme elle était fune et que j'avais rien d'autre à mettre...

Franz Ferdinand nous sert tout de même une plantée de futurs hits, mais bizarrement moins rythmé que n’étaient ceux des deux précédents albums. Enfin, c’est ce qu’en disent les autres critiques, car après six écoutes de l’album je n’ai toujours pas trouvé de quels titres ils parlent. Peut être suis je trop obsédé par le nouveau son doux et electro des titres, qui fait perdre à leurs morceaux tout le côté incisif qu’ils avaient. Dommage tout de même qu’avec ce troisième titre, le groupe donne de nouveau l’impression de ne pas savoir se renouveller, que ce soit dans les structures, dans la forme ou dans les riffs. J’ai encore une fois l’impression d’écouter un remix du premier album en moins bon.

Alors que dire ? Il est tout de même bizarre de reprocher le changement et en même temps l’aspect répétitif non ? Peut être un changement intéressant alors ? Halala, je suis juste aigri, peut être que comme pour les Strokes, je me mettrai à encenser cet album dans quelques semaines. Ceci dit, quand je compare mes 200 écoutes du 1er album avec la trentaine du second, j’ai peur que non. Je retourne sur leur éponyme.

Je vous quitterai bien avec une playlist Deezer mais il semblerait que la maison de disque de Franz Ferdinand n’ait pas d’accord avec eux. Bon, faut dire, l’album n’est pas encore officiellement sorti, bien que déjà dispo. On se quittera donc sur le clip.

Ah bah après vision du clip, en fait ce revirement est simple: le chanteur s’est acheté un clavier. CQFD. Bref on se retrouve dans un mois pour le prochain album signé The Strokes. J’ai hâte.


Lorsque dabYo vous présentait The Surgeries il y a quelques temps déjà, il mentait. Ce groupe de Rock n’est pas le seul jeune talent de notre région, et pour cause. Adrana est un groupe de Métal Symphonique originaire de la belle ville de Tours. Il se compose de cinq membres: Anae au chant, Grhyll aux claviers, Ludovic à la guitare, Emeric à la basse et Maxime à la batterie, aucun d’eux n’affichant 22 ans au compteur.

Adrana: Pertubation

Le groupe a beaucoup tourné dans la région Centre et a apparement bien plu vu qu’ils ont enregistré leur premier album, Pertubatio, en juin 2008. C’est pour promouvoir cet album que le groupe (ou du moins une partie) était présente à l’espace Culturel Leclerc samedi 17 janvier 2008. Evidemment vos serviteurs s’y sont rendus, on ne louperait pour rien au monde une animation dans notre ville si vivante.

Je préciserai cependant que nous connaissions déjà les chansons et le groupe en général vu que j’avais gagné leur album via un concours sur un forum de Métal. Ceci dit, pour ce concert, seulement trois membres étaient au rendez vous (la chanteuse, le bassiste et le clavieriste). Probleme logistique ? Ou tout simplement aseptisation du coté Métal pour conquérir plus de public ? Aucune idée, mais du coup cela change assez le rendu des chansons.

Exit les riffs de guitare et la batterie, exit aussi les quelques growls de l’album qui étaient effectués par un guest. Plus accoustique, plus posé, c’est certainement plus accessible. Et en tout cas, le public était au rendez vous (ce qui est rare, je précise car nous sommes allés à plusieurs showcase, et c’est la première fois que je le voyais aussi rempli). C’est aussi le moyen de voir que tous ont un sacré niveau. Le plus frappant étant bien evidemment leur chanteuse, qui n’a décidément pas besoin de micro pour se faire entendre.

Adrana en Show-Case à Blois

Si le Métal à chant féminin (voir lyrique) est assez répandu, les chanteuses de réelle formation classique sont assez rares pour être notées. Et la c’est clairement impréssionnant.

Au niveau des chansons, je ne saurai dire si je préfère la version accoustique ou album, mais en tout cas c’est prenant et assez équilibré. Je ne sais pas quels morceaux ont été joués mais pas de couac, le truc semble bien rodé, et la sauce semblait bien prendre. Les compos n’ont peut être pas encore ce petit quelque chose qui rend le truc génial, mais cela viendra avec le temps. Le groupe est un des espoirs de la région, peut être moins accessible qu’un groupe comme The Surgeries. Mais ca fait plaisir de voir que la région est capable de produire du bon Métal Symphonique.

Allé hop, on se quitte sur la seule vidéo disponible pour vous faire, sommairement, écouter le groupe. Je vous invite bien entendu à vous rendre sur leur myspace. Notamment parce que cette vidéo massacre le son du groupe et surtout la voix de sa chanteuse.


Clip la sphère de Kells

Serafina dans Actualité, Musique le 20 décembre 2008, avec 2 commentaires

Kells est un groupe de métal à chanteuse français (et c’est bien de le préciser). Le groupe ayant eu la bonne idée de se produire un jour àla MJC de Romorantin (ma ville natale), nous sommes allés les voir en concert l’an dernier – puis cette année pour la fête de la musique – .

Ils sortent le 23 Janvier leur deuxième album : Lueurs chez le label Season of Mist (Eths, Penumbra ..), soit plus de 3 ans depuis le précédent, Gaia. Entre temps le groupe a évolué, et s’est fait une réputation dans son milieu. De plus, avec le nombre de concerts réalisés, ils ont pu bien progresser. Toujours est-il que le clip de leur single est disponible depuis ce jour. Nommé la Sphere, que vous connaissez si vous les avez vus en live, le morceau se trouve acceuillir pour l’occasion Candice, la chanteuse de Eths.

Nul doute que ce duo ne peut que leur être bénéfique, surtout qu’en plus il est très sympa. Le clip est joli et bien réalisé. Allez vous l’aurez compris, j’aime ce groupe et j’espère qu’il aura la reconnaissance qu’il mérite. Parce que le métal français a besoin d’un peu plus de lumière.

Oh puis ils seront à la Pyramide, à Romorantin le 14 Mars. Et nous aussi ;p.


A Night at the Opera de Blind Guardian

dabYo dans Critiques, Musique le 4 décembre 2008, avec 1 commentaire
Critiques

Lors de son stage de l’été dernier, Seraf’ a été obligée de cotoyer de très mauvaises fréquentations qui ont fini par lui faire aimer le Power Metal. Mais oui, vous savez, ce style batard et ignoble, cette sale engeance qui couple au Metal habituel des coeurs avec sur le tout une voix sur-aïgue chantée par un chanteur en pentalon moulant de cuir. Ah, voilà, vous voyez tout de suite mieux ? Bah en fait, figurez vous que c’est finalement plutôt pas mal, et si Got’ a raté sa tentative de conversion, une fois que le virus s’est introduit à la maison sous le nom de Blind Guardian, difficile de ne pas y succomber.

Blind Guardian: A Night At The Opera

Autant le dire tout de suite, si je fais aujourd’hui la chronique de l’album A Night at the Opera de Blind Guardian, ce n’est sûrement pas pour en dire tout le mal que je pourrais. Non, cet album est tout simplement génialissime, notamment son titre d’introduction, Precious Jerusalem, qui fait aujourd’hui partie de mes chansons préférées. On commence donc tout de suite à entrer dans le sujet avec un morceau qui regroupe tout ce qu’il y a de plus Power Metal. Du Metal, des rythmiques à base de coeurs et de batterie, et une voix sur-aïgue, mais surtout sur-entraînante tout du long.

Véritable hymne, ce morceau vous scotche complètement, au point que je n’arrive à me souvenir d’aucun autre morceau de l’album. Est il mauvais alors ? Oula non, je vous arrête. Si l’introduction est énorme, le reste de cet album est tout aussi bien. L’album enchaîne ensuite sur Battlefield qui est tout simplement de la même trempe. Si on n’y fait attention, le titre semble être tout simplement une suite logique du premier morceau ? Volonté ? Je n’en sais rien, je ne m’intéresse que peu aux volontés que peuvent avoir les groupes lors de leur mixage, pire, je ne lis même pas les paroles. C’est donc avec un certain étonnement que j’ai pu apprendre que le groupe s’inspire particulièrement de l’univers de J.R.R. Tolkien.

Blind Guardian

Attention, photo mensongères. Les quatres allemands sont tout sauf bruns, mais bien chatains comme moi !

Under The Ice nous montre une seconde facette que peut prendre le groupe puisque bien que toujours aussi entraînante, le morceau, pour du Power Metal bien sûr, est beaucoup plus posée. Moins de choeurs notamment, ce qui change totalement la donne. S’enchaîne ensuite quelques morceaux qui sortent du lot, les montées envoutantes de Sadly Sings Destiny, le refrain de Age of False Innocence. En fait, j’avoue que je ne vois pas vraiment ce que je pourrais reprocher à cet opus du groupe Allemand, si ce n’est une certaine similitude entre les morceaux.

Il faut dire, pour quiconque n’est pas habitué au genre, comme moi par exemple, les morceaux semblent tous être identiques, comme si pendant plus d’une heure on écoutait une chanson d’un seul tenant. Mais diable, on en redemande ! On se quitte sur Battlefield, meilleur morceau de l’album qui soit disponible sur Deezer…


All hope is gone de Slipknot

Serafina dans Actualité, Critiques, Musique le 1 novembre 2008, avec 6 commentaires
Critiques

Slipknot vous connaissez sans doute. A moins d’avoir passé ces dernières années sans un seul contact avec le métal ou des adolescents. Car oui, Slipknot est quand même le groupe typique des lycéens plus ou moins rebelles, une porte d’entrée au métal. Comme peuvent l’être Korn, Evanescence et bien d’autres. Sauf que personnellement si j’écoute encore des deux groupes sus-cités, je n’ai jamais su accrocher à la bouillie musicale de Slipknot. J’ai toujours consideré qu’il s’agissait là d’un capharnaum immonde, sans but.

Slipknot: All Hope is Gone
Mais comme je suis curieuse et masochiste j’ai décidé d’écouter leur dernière galette, nommée All hope is Gone. Nous voici partis pour 15 titres. Autant vous donner une idée des le départ. Slipknot ne nous pond pas un album qui fera date. Du métal à la noix, plus ou moins prévisible, plus ou moins déja entendu. On ne peut certes pas leur oter une certaine évolution. Déja beaucoup plus de chant clair qu’auparavent. Et leur chanteur n’a pas une voix désagréable quand il le veut, enfin en tout cas, je le préfère clairement ainsi qu’en pseudo-hurlements. Et avec cela plus de mélodie s’il vous plaît. J’ai souvent eu l’impression que les morceaux de ce groupe n’avaient aucun fil directeur, que tout était balancé n’importe quand n’importe comment. Au final ici, cela change un peu des habitudes. Mais pas trop non plus, faudrait pas déconner.

Bien sûr quelques morceaux font le bourrin (pour le quota boutonneux à piques je suppose) jusqu’au bout rappelant les premiers opus, mais pour la majorité de l’album c’est surtout des petits bouts bourrins, entrecoupés de vrai chant, de mélodies. Certes on entend la double pédale (quoique bien moins incisive) et les riffs de métalleux du bac à sable mais dans le fond on n’a pas réellement l’impression d’écouter du Slipknot. Cela sonne plutôt comme si Seether qui avait appris à se servir d’une double pédale, avec par exemple Wherein Lies Continue. Je passerai sur le suprenant Snuff qui ressemble à une vieille balade de Greenday.

Slipknot: All Hope is Gone

Quelques morceaux se démarquent, tel Gehanna bien moins bourrine qu’à leur habitude. Mais rien de très trancendant et surtout rien de très original. Au final un album qui s’écoute, qui ne fait pas mal aux oreilles mais qui ne fait pas non plus de bien. On obtient un cru assez fadasse, à la fois trop mou et pas assez, mais surtout trop prévisible. Parce que bon… Si je veux du bourrin je suis pas satisfait parce que c’est loin ne serait-ce que de leurs débuts, si je veux du mélodique je suis pas satisfaite non plus parce que c’est quand même pas Children of Bodom hein…

Enfin, un album qui ne finira pas sur mon iPod mais qui marquera peut être le début d’un nouveau Slipknot (un qui sait composer pitié). Sans nul doute que votre petit frère (celui qui abuse de biactol et de gel sur ces cheveux gras, oui lui !) adorera.


Black Symphony de Within Temptation

Serafina dans Critiques, Musique le 19 octobre 2008, avec 3 commentaires
Critiques

Within Temptation est un groupe que j’ai beaucoup aimé. Et puis ils ont voulu conquérir le monde (ou les US plutot) et ont sorti des bouses. Dont la dernière en date : The Heart of Everything (voir ma critique de The Heart of Everything ici ) m’avait bien refroidie a propos de ce groupe. Mais dans ma mansuétude, j’ai décidé de leur redonner une chance en jetant une oreille a leur dernier né : Black Symphony. Un double CD live. Et pas n’importe lequel ! Avec la participation d’un orchestre de 60 musiciens et 20 choristes, divers invités, des effets pyrotechniques. Bref le grand jeu.

black_symphony.jpg

Pour les retardataires, une petite piqure de rappel. Within temptation est un groupe Hollandais de Metal symphonique à chanteuse (ici Sharon Den Adel). Genre certes, très encombré ces derniers temps mais qui reste un de mes genres de prédilection. Alors au final qu’en est-il ? Eh bien tout d’abord, en regardant la playlist, on peut tout de suite voir que, certes, il y’a un bon nombre de chansons du dernier album, mais que les plus vieux n’ont pas été oubliés pour autant. The Other Half (Of Me) ou encore Swan Song des morceaux trop peu connus du groupe sont présents sur la galette.Et pour le plus grand plaisir des personnes qui comme moi sont assez nostalgiques de l’ancien Within.

Les morceaux s’enchainent, sans temps mort, entre jolies ballades bien mievres comme Within sait en faire et des morceaux plus énergiques.  Certes il y’a des compos qu’ils auraient pu oublier, comme l’immonde What have you done. On notera du coup quelques invités, donc Keith Cappucino (un truc dans le genre) sur l’immondice pré-cité ou l’excellente Anneke van Giersbergen ancienne chanteuse du groupe The Gathering et membre du très bon groupe Agua de Annique sur le morceau Somewhere. Certains morceaux sont absolument géniaux. The Other Half (of me) tout d’abord, avec son début très grave, rare pour le groupe Et puis bien sûr … Our Solemn Hour ! Un morceau composé quasiment uniquement de choeurs scandés, autant dire que c’est LE morceau idéalement fait pour une telle mise en scène. Et en effet.

Ci dessus, Our Solem hour, ses coeurs, ses violons… Pas étonnant qu’il ai été choisi pour la réclame de Black Symphony Ensuite, il faut dire que l’orchestre donne une sacré dimension aux compos du groupe.  Ne serait ce que l’intro, instrumentale, qui donne tout de suite le ton. L’orchestre symphonique, ça défonce tout. Niveau puissance la différence est flagrante. Quand au groupe il est dans l’ensemble très juste. Sharon chante bien. Même si techniquement ce n’est sans doute pas la meilleure chanteuse du métal, elle reste l’une de celle dont je préfere la voix. Et même sa voix affreusement criarde (et passablement fausse) de ses débuts. La elle est certes plus grave (le temps a fait son oeuvre) mais très jolie. Les choeurs sont juste géniaux (oui j’adore les choeurs…)

Quant àla prestation scénique, eh bien je n’ai pas le DVD, je ne saurais dire. On entend sur le CD des bruits de feu d’artifice … Mais je ne pourrais pas en dire plus. Je ne pourrais donc pas non plus vous dire si Sharon danse toujours comme une épileptique sous meth.

Et comme je ne peut pas résister voici ce est pour moi l’une des plus belles ballades du groupe : The Swan Song. Déja superbe dans sa version album, je suis littéralement tombée sous le charme de la version live. Limite elle me tirerai une larme. Au final cette Black Symphony marque pour moi le retour à la faveur d’un groupe que j’ai adoré.

Et ce live m’a tellement réconciliée qu’il va aller directement dans mon Ipod. (Et que je me tâte àacheter – me faire offrir ? – le DVD). Alors certes c’est du Within, du Bisounours metal à robes de princesse, mais comment que c’est bon =D.