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The Classical Conspiracy par Epica

Serafina dans Critiques, Musique le 31 mai 2009, avec 11 commentaires
Critiques

Epica est un groupe de Métal Symphonique fondé en 2002 par Mark Jansen (ex After Forever). Depuis le groupe a pu s’imposer et est reconnu comme l’un des meilleurs de la scène Sympho, scène qui a tendance à tourner en rond depuis quelques années. En trois albums ils ont réussi à se renouveler tout en gardant un son « Epica », reconnaissable et efficace. Mais il leur manquait un live. Et en plus, vu que nous parlons d’un groupe de Métal Symphonique, quoi de mieux qu’un live avec un orchestre. Oui c’est la mode dans le genre, et il faut dire qu’il s’y prête bien. Epica en version studio incluant déjà des chœurs et des violons, l’orchestre était l’évolution logique. Miskolc leur en a donné l’occasion.

The classical conspiracy

Miskolc c’est une petite ville en Hongrie qui chaque année organise un concert de métal classique, enfin, plutôt un Opera Festival. En 2007 ils ont accueillis Therion (qui sort l’album la semaine prochaine) et en 2008 Epica. Alors il faut tout de même préciser que c’est une occasion relativement spéciale. Comme son nom l’indique, le public est en grande partie la pour de l’opéra et non pour du métal. Pour cette raison, pour ne pas trop effrayer le public, le groupe a été restreint au minimum syndical de grunts.

Donc sous cette très jolie pochette se trouvent deux CD. La partie Classical et la partie Conspiracy si on veut (sauf que 4 morceaux de la Conspiracy sont sur le premier CD, pour des raisons matérielles je suppose). Epica a donc repris 13 morceaux « classiques », en tout cas, tout sauf Métal. Vous n’en aurez que 12 sur le CD pour la bonne raison que le groupe n’a pas eu les autorisations pour diffuser leur reprise de O fortuna. On se rabattra sur les bootlegs. Vous retrouverez donc du Verdi, du Dvorak, du Vivaldi, etc. Bon on trouve aussi Pirates de Caraïbes et Star Wars, allez comprendre.

En soit, reprendre des classiques, pourquoi pas après tout. Sauf qu’au final, Epica n’y apporte pas grand chose. On entend certes la batterie qui est la seule à se détacher, mais à part ça, ces morceaux sont déjà connus et ne sont pas réellement personnalisés. Ce qui me fait m’interroger sur l’utilité de cette partie. A moins que vous ne connaissiez pas du tout le classique, il y a peu de chances que vous l’écoutiez souvent. Simone Simons ne chante que sur quelques titres, et si c’est l’occasion de prouver (si besoin était) qu’elle a une sacré voix, elle est quand même très loin d’une chanteuse lyrique « professionnelle ».

Au final il n’y a pas grand chose à dire de cette partie, qui ne me marquera probablement pas. Des groupes de métal qui reprennent des classiques, ce n’est pas spécialement original mais surtout certains groupes ont pu placer la barre très haut. On pense à Apocalyptica ou Therion, pour ne citer qu’eux. Malheureusement pour Epica, je trouve leurs personnalisations assez ‘fades’. Passons donc à la partie qui nous intéresse le plus je suppose.

Simone Simmons - The Classical Conspiracy

La partie Epica contient donc 16 chansons provenant de leurs trois albums. A cause de la particularité du festival, certaines chansons ont été occultées (The Obsessive Devotion) pour grunts trop présents, d’autres ont été modifiées telle Living a Lie totalement chantée par Simone. Bon que dire. Je ne sais pas trop par où commencer. Si vous me connaissez vous savez a quel point j’aime Epica. Et bien quand vous aimez un groupe, quand c’est votre groupe n° 2 sur votre top-liste, si il y a bien un exercice difficile, c’est d’écrire une critique négative.

Car oui, si la première partie ne m’a pas gênée, je ne l’ai pas spécialement aimée non plus. Ça va, mais sans plus. Le problème c’est la deuxième partie. Les compositions sont jouées de manière très propres, comme sur CD. Trop propres justement. Mince ils ont 20 choristes et 40 musicos derrière et il n’y a quasiment aucun réarrangement. C’est un peu dommage, car du coup, je ne comprend pas trop l’intérêt de faire un live avec 60 personnes si c’est pour que l’orchestre s’entende à peine… Les chœurs sont très discrets, il n’y a aucune intégration réelle de l’orchestre. Ils jouent comme si ils étaient avec leur orchestre de session (soit quoi 6 personnes….). Là où Within Temptation avec Black Symphoniy avait réussi à transcender des morceaux très très moyens par une orchestration niquel et des arrangements ultra efficaces, Epica malgré un meilleur matériel de base ne réussit pas à exploiter toute la puissance de l’orchestre.

Prenons Safeguard to paradise, une très jolie ballade sur leur album, seulement jouée au piano. On aurait pu penser à un renfort de violons et autres trucs bien larmoyants pour appuyer la puissance des paroles de cette chanson (qui est probablement l’une des plus tristes d’Epica). Bah non. On garde le piano tout seul. Ca fait un peu cheap. Bon certaines chansons rendent très bien, mais elles manquent de puissances et quand on voit ce qu’a pu donner Within Temptation à coté, on se dit que Epica a bien du chemin à faire.
Est-ce une question de post-production ? Je ne sais pas.

Simone Simmons - Classical conspiracy

Et je ne parlerais pas du chant. Simone a progressé oui. Qu’elle chante différemment les morceaux du premier album qui a près de 6 ans maintenant, je le conçois tout à fait. Elle était très jeune et peu expérimentée à l’époque. Qu’elle ne soit pas capable de chanter correctement Chasing the Dragon, je ne le conçois pas. Entre les souffles qui lâchent, les notes à la mauvaise hauteur, Chasing the Dragon et d’autres « ballades » sont joyeusement massacrées comparées à la version studio et perdent toute leur intensité.

On évitera de mentionner les lignes de chant pas du tout maitrisées sur les morceaux adaptés genre Living a Lie, à la limite, ils peuvent s’expliquer par le manque de temps. Par contre les tics de voix , les notes non tenues sur des morceaux fréquemment joués… J’ai du mal. Sans parler que certaines parties ont, parait-il, dûes être retapées en studio. Pour quelles raisons ? Ce n’est pas officiel, mais suffisamment de bootlegs circulent sur la toile pour que vous vous en fassiez une idée

Au final… Je suis assez amèrement déçue. J’en attendais plus d’Epica. L’orchestre n’est pas exploité à son maximum, le chant alterne entre très bon et très mauvais, les compos sont « propres » mais cela s’arrête là. On peut d’ailleurs regretter l’absence de DVD, mais bon, 15 euros pour deux CD et un digipack très joli, ça va. Bref, ca m’apprendra. Le CD-DVD de Therion à Miskolc sort dans moins d’une semaine. Espérons que Therion soit lui à la hauteur de mes espérances.

Enfin, l’album n’est pas sur Deezer, donc pour vous faire une idée je ne peux que vous proposer leur myspace.


Y a des jours comme ça où on tombe sur des perles sans vraiment le savoir. Ca fait un moment qu’on avait remarqué que l’introduction de Knights of Cydonia du groupe anglais Muse nous faisait étrangement penser aux Westerns, notamment Le Bon, la Brute et le Truand à cause de sa B.O. Sauf qu’on n’avait jamais poussé le vice jusqu’à aller voir le clip, se contentant de la jouer tranquillement dans le mode coop de Guitar Hero 3. Mais voilà, on aurait mieux faut de le voir. Et vous aussi du coup.

Des clips aussi géniaux que celui ci de Muse, il n’y en a pas tous les jours. Des clips qui présente autant de clins d’oeil à une très bonne culture cinématographique, voir de Science Fiction non plus. Quoi ? Vous n’avez pas remarqué ? Il y a pourtant… (du moins à notre humble avis)

– Matrix, avec de nombreuses expressions de Neo, notamment le combat où l’entre dans le salon…
– Star Wars, avec non seulement les hologrammes, mais aussi les robots, le côté désert, et le même salon…
– Blade Runner, avec la licorne, qui apparaît dans certaines des fins de ce film de Science Fiction.
– Lucky Luke, qui apparaît rapidement à la fin du clip.
– La trilogie du dollar, avec des reprises de décors, de nombreuses scènes.
– Retour vers le futur, avec notamment l’arrivée d’une voiture.

Hmm, du moins, c’est ce que nous avons déduis. Peut être est ce faux, peut être juste. En tout cas figurez vous qu’il y a plus de quinze clins d’oeil, et un petit concours pour les retrouver sur le site Knights of Cydonia. Sympa non ? Bon hein, le concours est bien entendu terminé depuis belle lurette…

Et sinon, vous avez trouvez lesquels vous ?


Quoi ? Des nouvelles d‘Evanescence ? Le groupe ne serait pas mort ? Pire un live ? WTF ?

Eh bien, oui, un nouveau live d’Evanescence est apparu il y’a un peu moins d’une dizaine de jours. Vous n’étiez pas au courant ? Moi non plus. Et pour cause. Le concert en question date de … 1999.

Ahem, oui ça choque un peu. Amy Lee et Ben Moody se produisaient, accompagnés d’une choriste à Vino’s (un bar apparement). Apparu sur Ebay us il y’a une dizaine de jours il a rapidement été posté sur le net. Et comme la politique du groupe Evanescence a toujours été favorable au donwload des anciens titres, nous allons vous proposer ici d’y jeter une oreille. Il s’agit donc de la formation originelle du groupe , ils sont ici agés de 17 à 18 ans, ils tenaient déja une bonne heure de show.

Et surtout Amy Lee chantait juste. Oui c’est à préciser car pour la plupart des lives qu’on a pu entendre depuis, c’était un peu catastrophique. Alors certes du coup elle ne bouge pas des masses, mais quel plaisir pour la fan qui someille d’entendre des titres très rares en live avec cette justesse.

Entre autre on notera Lies, Solitude , Where will you go ou encre Give unto me, qui font à mon humble avis parti des meilleurs morceaux d’Evanescence et qui ont été totalement zappés par la suite. Et encore mieux : une chanson totalement inédite, jamais entendue a ce jour, qui n’est cependant pas sans rappeler Missing, et c’est elle que je vous propose de visionner ici :

…Je serais tentée de vous dire a quel point ce bootleg moisi me fait plaisir, mais vous vous moqueriez de moi. Sachez cependant que Origin est un album qui compte énormement pour moi et que j’ai du écouter en boucle des centaines de fois. Et rien que parce qu’ils ont fait Origin je resterais une grande fan. Mais bon hein, je suis supposément sur un blog serieux ici (Kyyyaaa >3< quand meme na ;p).

Vidéos Youtube :

01 – Intro
02 – Whisper
03 – Imaginary
04 – Where will you go
05 – Unknow song
06 – Exodus
07 – Give unto me
08 – Don’t fear the reaper [reprise de Blue Oyster Cult]
09 – Understanding
10 – Lies
11 – Solitude

On remercie très fort Evthreads.


La raison pour laquelle nous allions à la Pyramide de Romorantin en ce 14 Mars était majoritairement la prestation du groupe Kells, dont vous avez déjà pu voir le report. Néanmoins, en première partie se trouvait la finale du tremplin de la MJC, permettant à trois groupes de la région de se produire sur une grosse scène chacun pendant trente minutes, et ce afin d’élire le grand gagnant. Les trois élus étaient donc Anksylion (Death Metal), SCAM (Pop Punk) et Kosmos (Folk Rock).

Anksylion en concert à la Pyramide

Commence donc Anksylion (le myspace est ici), un groupe de Death Metal tourangeau. Au vu de mes goûts musicaux, c’était probablement le plus suceptible de me plaire. Pourtant… Bon, premièrement, musicalement ce n’est pas réellement mauvais. Le chanteur alterne voix claire, grunts et voix black. Ce n’est pas sans rappeler le mélange opéré par les Old Dead Tree, mais sur une musique cependant plus lourde. C’est carré, mais pas spécialement original. Et on a du mal à distinguer une mélode ou autre. On a parfois plus l’impression d’une bouillie musicale en continue.

Le groupe est ok sur les passages rapides, par contre sur les ballades j’ai eu énormement de mal avec le chant. Je crois que les ballades sont un des trucs les plus casse gueules sur le niveau de la voix. Et la voix du chanteur y rend plutôt très mal. Limite affreux. Un groupe peut néanmoins compenser ses défauts par son jeu de scène.

Le probleme c’est qu’ici le jeu de scène oscille entre vide et pathétisme. Le chanteur nous fait penser à un Till Lindeman (chanteur de Rammstein) croisé avec un Bisounours. Il essaie de faire participer le public, et on ne peut pas le lui oter, mais personnellement ca n’a jamais pris. Au final, je ne garderai pas un grand souvenir d’Anksylion, sinon la possibilité de remettre enfin un tag Bisounous Metal !

SCAM en concert à la Pyramide

Après une petite pause, voici que s’installent les membres de SCAM, myspace par . Alors là clairement, c’est plus la même tranche d’age. Les enfants des membres sont dans le public, on tourne plutôt autour de la bonne quarantaine. Le groupe se compose de quatres membres : batteur , claviériste, bassiste/chanteur et guitariste. SCAM a amené son public, et cela s’entend. Pour cette raison aussi, on se retrouve avec pas mal d’enfants dans la salle.

Le groupe chante en français. C’est notable, car du tremplin, ils seront les seuls. Malgré la difficulté de l’exercice, ils s’en sortent plutôt bien. Bon, oui ce sont des paroles de Pop-Punk-Rock, pseudo engagées, donc pas forcément tres evoluées, mais ça ne les rend pas plus ridicules pour autant. Leurs chansons sont efficaces et maitrisées. Même si sur certains morceaux je trouvais le clavier en trop.

C’était là aussi très classique, mais la sauce prend. Niveau jeu de scène, nous noterons surtout le guitariste, totalement dechaîné, avec ses bouclettes, et son air d’angelot de Michel Ange.  Etrangement, j’ai bien plus accroché qu’avec Anksylion.

Kosmos en concert à la Pyramide

Puis viens le dernier groupe : Kosmos, myspace ici. Alors là… Je suis réellement perplexe. Le groupe produit une sorte de Rock Atmosphérique, avec des accents Folks et surtout légèrement planants. Commencent alors des problèmes techniques, tout comme pour Kells qui passeront juste après, notamment avec le micro du chanteur. Heureusement pour lui, il a un deuxième micro (qui lui sert probablement pour un effet quelconque, je n’ai pas trop compris) et gère cela d’une manière très pro, sans aucune répercution sur le titre. Puisqu’on parle de lui, il l’air totalement dans son trip. Même lorsqu’il parle au public, je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il disait. Ceci dit, musicalement parlant, il y a de la recherche et pas mal de variations. La voix n’est ici qu’un instrument comme un autre, et plutôt très bien utilisée.

Comme ce doit de faire tout groupe de Rock Atmosphérique, certains morceaux sont assez longs, et parfois, un peu trop. On finit par s’ennuyer, car ce n’est pas très rapide. Le public là non plus n’a pas eu l’air très entousiaste. Il faut dire que contrairement aux deux autres groupes précédents, Kosmos n’a pas ramené de public avec lui, et la différence se ressentait.

Néanmoins, il serait difficile pour moi d’être objective, car nous les avons revus la semaine suivante, dans un tout autre contexte, et ce coup ci, la prestation m’a bien plus convaincue que lors de la finale à la Pyramide. Je ne saurais dire pourquoi.

C’est ainsi que se termine le tremplin de la MJC. Après vint le concert de Kells, les résultats seront révélés et sans grande surprise, il s’agira de SCAM.


Téléphone vous connaissez ? Nan, pas l’ancêtre du portable, mais bien le groupe. C’est fou comme lorsqu’on réécoute ce groupe, on sent l’aspect vieillot du truc. Enfin bref, le Kyo de l’époque n’est pas prêt de revenir. A moins qu’il vienne de Laval avec Archimède ?

Archimède est donc un groupe de Rock Français pur souche. A la première école j’ai vraiment eu l’impression de voir là un remake des vieux tubes de Téléphone. Alors oui, je sais que ce groupe n’est vraiment pas la référence Rock française, mais il n’en reste pas moins celui qui a le plus marqué le Rock Français, et le plus connu par chez nous en général.

A première vue, le morceau ne convaint vraiment pas, mais il faut dire qu’il n’est pas là pour convaincre une oreille attentive, mais simplement un auditeur banal. Et là dessus, il faut dire que le morceau marche plutôt bien. Le refrain reste dans la tête, et le clip est plutôt pas mal non ? Je vous invite à écouter leurs deux autres morceaux sur leur myspace qui sont vraiment meilleurs.

N’empêche que je crois que je vais les suivre, et vous ? A moins que vous ne préfériez les B.B. Brunes ? Arg !


Clip Spellbound de Lacuna Coil

Serafina dans Actualité, Musique le 26 mars 2009, avec 3 commentaires

Lacuna Coil, je ne sais pas si vous connaissez. Il s’agit basiquement d’un groupe de Metal italien. Rare hein ? Produisant du Metal Atmosphérique à leur origine, ayant potentiellement inspiré Evanescence, ils sont aujourd’hui passés à un Néo-Metal à chanteuse. Un peu le comble, quand on les voit promus comme les « nouveaux Evanescence » alors qu’ils ont 10 ans de carrière de plus dans les pattes.

Toujours est il que leur prochain album sort le 20 avril et que le premier single, Spellbound, est déjà sur le myspace officiel du groupe depuis quelque temps. En voici le clip, apparemment tout neuf, vu qu’il a été twitté il y a seulement quelques heures.

Musicalement, exit la basse à la Korn. Par contre, j’ai l’impression que le chant du monsieur est bien plus mis en avant, Cristina Scabbia (la chanteuse si vous n’auriez pas deviné) n’apparaissant que pour le refrain. Est ce là l’orientation du nouvel album ? En tout cas, bizarrement, alors que la chanteuse est très populaire pour son physique, le groupe ne semble pas réellement essayer d’en tirer parti. On ne pourra pas dire que c’est le cas des autres groupes Female Fronted

Enfin, je vous laisse regarder :

Alors bon, ça casse réellement pas quatre patte à un canard niveau visuel. Je suis pas sûre d’avoir compris le sens du clip d’ailleurs, c’est qui ces gens ? Et puis les caméras embarquées s’intègrent assez mal. Vous en pensez quoi vous ? Lacuna Coil vous connaissez ? Aimez (aimiez) ?


Kells dont nous avions publié le clip La Sphère fait partie des rares groupes à venir nous voir de temps en temps dans notre région reculée qu’est le Centre. Alors forcément, vu que nous aprécions relativelement bien leur musique, nous allons à chaque fois les voir. Je vous rassure, ils ne font pas là une oeuvre de charité, mais il faut dire qu’il y’a un noyau dur de leur fan-club basé à Romorantin.

Kells est donc un petit groupe de Metal Symphonique français, avec une chanteuse, et qui tire un peu sur le Néo Metal de temps en temps. Ils viennent tout juste de sortir leur second album, Lueurs dont Serafina vous parlera prochainement, et nous les retrouvons donc logiquement en pleine tournée promotionnelle. Si il y a bien quelque chose sur lequel on peut les louer, c’est leur proximité avec le public. A chaque fois que nous sommes allés les voir, nous avons pu converser rapidemment avec la chanteuse ou le batteur. Bon, on ne reprochera pas à ce dernier de m’avoir confié qu’il n’avait pas eu le temps d’écouter ma démo et qu’il était désolé… Ahem, j’ai jamais eu de groupe, et encore moins une démo à lui faire écouter. Toujours est-il que les membres du groupes sont très abordables et accessibles.

Viriginie de Kells à la Pyramide (Romorantin)

Bref, après la finale du tremplin de la MJC de la ville (composée de trois groupes amateurs de la région), c’est donc sur une intro instrumentale passée en sample que les quatre membres du groupe prennent place sur la scène, devant deux centaines de personnes. La chanteuse qui nous avait habitué à de très belles robes gothico-victoriennes s’en est débarassée pour un habit qui fait penser à une abeille: mini tutu, colants noirs et deux sortes de boules pour coiffure. De moins bon goût, c’est sûr. L’effet « je tourne dans tous les sens en chantant » en prend tout de suite un coup niveau classe, et nous fait immanquablement penser à l’effet Parkison de Sharon (Within Temptation). Le guitariste, le bassiste et le batteur sont ce qu’il y a de plus banal dans un groupe du genre, et ce n’est pas leur jeu de scène qui en démentira. Sur scène c’est la chanteuse qui porte clairement le groupe.

Kells enchaîne ensuite la plupart de ses morceaux connus, que je ne connais bien évidemment pas vraiment puisque je n’écoute pas leur CD, mais qui finissent par m’entrer dans la tête. En effet, c’est bien la troisième fois que nous les voyons (et dans les trois cas, à Romorantin). Et ceci, dans un son assez déplorable. Je ne sais pas réellement ce qu’a fait l’organisation de la Pyramide, mais le son de la grosse caisse grésillait affreusement. Et apparement, il n’y avais pas de micro de rechange (celui du chanteur de Kosmos avait déjà rendu l’âme la demi heure précédente). Une honte quand même pour une salle de spectacle qui se veut professionnelle.

Virginie de Kells en concert

Enfin, comme on dit « Show must go on » et le groupe fera avec. Malgré un nouvel album je n’ai pas eu la réelle impression d’un renouveau des morceaux. Pire, j’ai cru qu’ils avaient joué deux fois le même morceau, alors qu’apparement, la set list ne fait pas état de répétition. Manque d’inspiration ? Peut être. Le groupe a du mal à renouveller ses chansons, et à moins d’être connaisseur on a tout de même la mauvaise impression d’écouter toujours le même morceau. Les structures se ressemblent, la voix de Virginie, bien qu’agréable, n’est pas transcendante, bref. Ceci dit, le groupe reste très agréable à voir en live.

L’acceuil du public fut mitigé, entre très bon et très mauvais. La Pyramide est une salle qui propose des gradins. Et du coup, le tiers du public est resté assis, avec l’air de se faire royalement *****. Alors certes il y en avait qui n’étaient venus que pour les premières parties, mais pour en connaître certains, ce n’était pas le cas de tous. A l’inverse, l’autre partie, celle debout, était déja toute conquise avant même le début du concert. Comme on le disait, il y a une bonne base de fans à Romo.

Patrick de Kells en concert

Je passerai sur les clins d’oeil au Fan Club, les Kells Crusaders, qui bien que sympathiques pour les personnes visées, faisaient plutôt sourire. On a vu plus classe qu’un gang arborant des épées en mousse comme symbole et snobbant toutes les autres représentations de la soirée pour boire un verre au bar du complexe.

Bref, concert sympathique, nous n’hésiterons pas à retourner les voir lors de leur prochain passage.


Tom Waits

aka oni dans Coup de Coeur, Musique le 20 mars 2009, avec aucun commentaire

Une voix trempée dans un fût de Bourbon, séchée et fumée pendant quelques mois, puis sortie et renversée par une voiture.

C’est ainsi qu’un journaliste décrivit un jour la voix de Tom Waits (né en 1949). Pour fidèle qu’elle soit, cette métaphore n’évoquera probablement rien à celui qui n’a pas écouté de Tom Waits. Pour ma part, je tenterai d’éviter les métaphores douteuses ; on pourrait certes tenter de lui accoler des adjectifs comme volcanique, rocailleuse, et autres, mais le mieux reste de l’écouter.

Une voix unique et extraordinaire, vous l’aurez compris ; pas de celles qui peuvent couvrir huit-cents octaves comme celle de Freddy Mercury, mais de celles qui semblent détruites par des années de whisky, de tabac et de coups durs. Une voix de bluesman. Bien que Tom Waits soit classé dans le rayon « Pop-Rock » dans la plupart des médiathèques et magasins, il s’agit pour moi de blues pur et dur (amateur de guitare électrique et de rythmes survitaminés… Allez vous réécouter un Led Zeppelin.)

À cette voix hors du commun s’ajoutent des mélodies redoutablement efficaces et recherchées (Down Town, Midnight Lullaby), des textes originaux, cyniques et amusants, des chansons entraînantes (Romeo Is Bleeding), ou très touchantes, de ces chansons qui vous collent un vague-à-l’âme d’enfer (Red Shoes, Tom Traubert’s Blues)… Du blues, quoi. Des grognements presque animaux sur certaines chansons, jouissifs (Romeo Is Bleeding), des chansons mélancoliques (Invitation To The Blues), parfois un peu plus énervées (enfin ça reste du blues, Down Town par exemple), et je pourrais continuer longtemps ainsi tant ses chansons éveillent des sentiments variés. Absolument exceptionnel. L’atmosphère générale est celle d’un bar enfumé de New-Orleans ou autre, tard le soir – image qui a inspiré plusieurs de ses chansons (une de ses chansons est d’ailleurs un long morceau instrumental avec les discussions des consommateurs du bar en fond, et a été enregistrée dans ces conditions) –, un whisky à la main et une clope dans l’autre. Ouah, j’en deviendrais presque lyrique, mieux vaut s’arrêter là avant que ça ne devienne grotesque.

Tom Waits

Tom Waits est donc de ces artistes globalement inconnus, quoique légendaires chez les amateurs, et qui a inspiré un nombre incroyable de reprises (même les Ramones l’ont repris, alors c’est dire.) Pour les anecdotes, on signalera qu’il n’a jamais voulu que ses chansons soient utilisées pour la pub, et qu’il a mené certains procès pour cela ; et qu’il a régulièrement joué au cinéma (par exemple dans le Dracula de Coppola), et composé des musiques pour des films.

Bien sûr, il a composé une des chansons les meilleures au monde (okay, c’est subjectif), dont l’introduction éveillera forcément un souvenir chez vous, et dont le rythme simple et génial plaira à tout le monde, amateur de blues ou non : Ice-Cream Man.

Pour une bonne introduction à Tom Waits, je conseillerais l’album Closing Time (son premier album, 1973), puisqu’il contient Ice-Cream Man et Midnight Lullaby, mais il n’y a de toutes manières pas de canard boiteux dans sa discographie ; attention tout de même aux albums postérieurs à sa période « Asylum » (sa maison de disque), les albums suivant étant beaucoup plus expérimentaux que blues.


Ce week end, nous sommes allés dans une ville de renommée mondiale (Romorantin Lanthenay, 20 000 habs ?) pour assister à la finale du tremplin organisé par la MJC, mais surtout, le groupe Kells dont nous vous parlions déjà pour leur clip, la Sphère. Sauf que non, en fait, cette chronique n’a strictement rien à voir avec ce concert. Du moins, pas totalement. Car, pour y aller, nous devions passer par la case voiture.

Et c’est comme ça que Dragula de Rob Zombie, artiste, cinéaste, mais surtout gros déjanté, m’est revenu dans les oreilles grâce à notre superbe autoradio. Rythmée, excitante, surtout au volant, ce morceau que l’on devrait théoriquement classé dans le Rock Industriel est tout simplement jouissif. Le genre de titre qui vous fait suivre le rythme avec l’accélérateur et dont vous ne demandez que la réécoute par la suite. Heureusement pour nous, la totalité de de son Hellbilly Deluxe est de cet acabit. Moi, je vais m’écouter son dernier album, et vous, je vous laisse apprécier ses talents de cinéastes, mais en clip.


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MdM#1: Lay Down de Priestess

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 19 février 2009, avec 2 commentaires

On est jamais à l’abri d’un nouveau coup de coeur lorsqu’on écoute l’inconnu musical, peut être pas aussi grand que l’univers, mais lui aussi en perpertuelle évolution. Et encore moins lorsqu’on se prend pour un guitariste à Guitar Hero.

C’est comme ça qu’on tombe cette semaine sur un nouveau groupe de PunkMétal, nommé Priestess. Ok, pas nouveau, puisque leur premier (et unique) album, Hello Master, est sorti en 2006. Ok, Punk-Métal ça n’existe pas comme genre. J’ai envie de dire, et alors ? Dynamique, avec des guitares incisives et un chant qui n’a pas trop à rougir, selon la référence bien entendu, bref toutes les qualités nécessaires et suffisantes pour en faire un billet court, clair et concis. Y’a bon.


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