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Dernièrement dans la section Musique d'if is Dead:

Aether Shanties de Abney Park

Serafina dans Critiques, Musique le 9 janvier 2010, avec 1 commentaire
Critiques

Honte sur nous, nous ne faisons pas assez souvent d’articles musicaux. Je ne peux donc pas vous convertir comme il se doit à mes coups de cœur, souvent fulgurants, démesurés, et parfois carrément chelous. Mais aujourd’hui, perdons les mauvaises habitudes, et parlons d’un album sorti très récemment : Aether Shanties de Abney Park.

Aether Shanties de Abney Park

Intéressons nous d’abord au groupe. Il s’agit d’un groupe Américain, de Seattle plus précisément. Ils sont cinq, Robert Brown (dit Captain Robert) à la voix, au Darbuka, à l’accordéon et à l’harmonica, puis Kristina Erickson aux claviers, Nathaniel Johnstone à la guitare, au violon, à la mandoline et au bouzouki, Daniel Cederman à la basse et à la guitare acoustique et Jody Ellen à la voix féminine.

Ils se sont formés en 1997. Le groupe au départ évoluait dans un style plutôt gothique. Et puis, pour leur septième album, le groupe vira au Steampunk, vous savez cette mode à vapeur délicieusement rétro qui gagne en popularité outre atlantique et même  dans l’hexagone. Le groupe développe un background, des identités fictives,  bref un concept. Lost Horizons sort en 2008, et ce fut un de mes énormes coups de cœur pour l’année 2009. Autant dire que j’attendais de pied ferme Aether Shanties.

Musicalement, Abney Park, c’est de la dance, de la musique industrielle, de la musique du monde, quelques racines goths, un cocktail détonnant, bien mené, et terriblement efficace. Mais bon, le groupe ne se prend pas la tête, alors on ne va pas se prendre la tête au niveau classification: c’est du Steampunk. Certes ça n’a réellement aucun lien avec le mouvement littéraire par exemple, mais pourquoi s’en faire.

Abney ParkAether Shanties s’inscrit dans la lignée directe de Lost Horizons. Onze morceaux, relativement courts pour mes habitudes de métaleuse. La majorité des morceaux sont très dansants, avec notamment l’utilisation de l’accordéon ou des instruments folks. On retrouve le son particulier d’Abney Park, et le chant spécifique. Une voix assez basse, avec un phrasé reconnaissable entre mille. Une nouvelle chanteuse les rejoint pour cet album, il s’agit de Jody Ellen qui possède une voix assez nasillarde, et très enfantine. Je n’ai pas spécialement accroché à la première écoute, mais au final, le contraste qu’elle forme avec la voix très basse du capitaine est très intéressant et ajoute un coté décalé (non pas qu’ils en avaient besoin). Cela fait aussi penser à des groupes comme Diablo Swing Orchestra, du coup.

C’est donc la suite des Airship Pirates. Et niveau ambiance, là où le précédent invitait au voyage, celui ci est carrément plus gai, plus chantant. Bref, plus pirate. Cette joyeuse ambiance où le rhum vous délie la langue est présente tout au long de l’album. On notera plus précisément Throw them Overboard qui sonne comme une chanson à boire et Derelict qui est une reprise d’une chanson de pirate plutôt connue, vu qu’immortalisée dans le roman de Stevenson que je ne vous ferais pas l’affront de présenter. (L’île au trésor, pour les incultes)

De nombreux instruments du folkore du monde sont utilisés, et on voyage beaucoup. Normal, vu qu’on suit des baroudeurs du ciel. On trouvera des mélodies orientales ou encore des mélodies très années 20 et un petit coté cabaret sur Until the Day you die.En fait, beaucoup de variété, pour un album qu’on ne se lasse pas d’écouter et qui vous met sacrement de bonne humeur le matin.

Aether Shanties de Abney Park

Ceci dit Abney Park ce n’est pas que de la joie. Et la chanson la plus calme de l’album, Victoria, nous le rappelle bien. Outre le thème très dur, la mort de la petite Victoria Climbe, le piano et la voix magistrale ont de quoi donner la chair de poule et vous faire monter les larmes aux yeux. Le couplet est assez bouleversant (oui, je sais, je suis une petite nature).

Bref, ce groupe, c’est mon premier coup de coeur de l’année 2010, le groupe emblématique de la scene Steampunk a transformé l’essai, et j’avoue rêver d’une date à Paris. J’espere que vous aimerez vous aussi. On vous laisse leur myspace, dont les morceaux sont très bien choisis.


On va passer les fioritures d’usage sur « mon dieu comme cette année fut longue/riche/triste/chiante à crever/fatigante/autre » (biffez les mentions inutiles) et entrer directement dans le vif du sujet (faisons court) : aux niveaux musical et littéraire, que puis-je vous conseiller (qu’accessoirement je n’ai pas chroniqué) que j’ai découvert cette année ?

Littérature: Brautigan Richard, Sterne Laurence et Natsume Soseki

Retombée de Sombrero de BrautiganCommençons donc par les bouquins et auteurs que je ne peux que fortement vous inciter à lire. Tout d’abord, sorti en 1976, le très particulier Retombée de Sombrero : un roman japonais de Richard Brautigan. Grand auteur américain, Brautigan a écrit un petit roman, qui se lit assez vite (moins de deux cents pages) et qui, pourtant, transporte et accroche (en somme, le contraire d’un Werber). Trois histoires se mêlent dans cet étrange ouvrage : celle d’un humoriste vidé, esseulé, désespéré après s’être fait larguer par sa compagne. Traînant des pieds dans son appartement lugubre, il n’a pas eu la force de seulement commencer son prochain ouvrage. Le début d’idée, jeté à la corbeille, forme la seconde histoire du roman : la fiction s’autonourrit et s’écrit seule, livrant une furieuse et délirante histoire, ou comment un sombrero a failli détruire le monde. En filigrane, on suit l’ex-compagne japonaise de l’humoriste dans son sommeil, dans des moments plus calmes et lyriques. C’est donc trois styles d’histoire qui s’imbriquent dans le roman : désespéré, poétique et humoristique, c’est pourtant avec le même langage que Brautigan boucle son histoire et son cercle : très déroutant, le style, nourri de vieux français (enfin, dans la traduction en tout cas, qui n’a pas dû être facile mais est de très bonne facture), de tournures de phrases alambiquées au possible, ou parfois complètement télégraphiques et tronquées au hachoir, finit par charmer, la phase d’adaptation passée. Un très grand roman.

Vie et Opinions de Tristram ShandyJe ne m’appesantirai pas plus dessus : parlons maintenant d’un classique de la littérature anglaise, Vie et Opinions de Tristram Shandy, de Laurence Sterne. Publié sous forme de feuilleton annuel, quoique le terme soit relativement impropre, entre les années 1759 et 1767 (oui, on recule, je sais), l’œuvre, nettement plus volumineuse que le précédent roman, fait dans les 900 pages. Acclamé comme un chef d’œuvre, et autant plébiscité que décrié à l’époque de sa parution, il s’agit en fait du renouveau du roman de l’époque. Personnellement, je le trouve assez inégal ; quoique toujours très bien écrit, le livre alterne de subtils passages très amusants, des sous-entendus plutôt osés pour l’époque, des digressions à tout va et d’excellentes répliques des personnages, avec des passages nettement plus lourds, voire, quelquefois, répétitifs. Heureusement, ce sont les premiers de ces passages qui sont les plus nombreux. Néanmoins, c’est un livre que je conseille à ceux qui apprécient la littérature d’époque, et que je conseille de lire lentement, sans trop en ingérer d’un coup, car s’il s’avère délicieux à petites doses, lire les neuf livres composants Vie et Opinions… garantit l’indigestion. (Par ailleurs, l’auteur est mort sans que l’on sache si le livre IX était réellement le dernier ; personnellement, j’incline à penser que non.)

Botchan de Natsume SosekiÇa, c’est de la métaphore filée. Bon, terminons avec les coups de cœur littéraires 2009 (enfin, ceux dont je me rappelle) avec un auteur que m’a rappelé l’article sur Le Coupeur de Roseaux : Natsume Soseki, classique japonais devant l’éternel (il est quand même sur les billets de je-sais-plus-combien de Yens) du début du XXème siècle, période particulièrement féconde en génies littéraires au Japon. Il est le plus connu d’entre eux et c’est celui dont j’ai lu le plus de livre, donc allons-y pour lui. Le style de Soseki est très représentatif de la période : délicat, parfois poétique, ses romans traitent surtout de la vie quotidienne, des petits évènements, avec une aptitude ahurissante à la description (c’est un peu l’esprit Haïkus, dont il était par ailleurs un grand auteur). Cette atmosphère un peu fragile, lunaire, on la retrouve dans presque tous ses livres. Je vous conseillerai donc Botchan, (très bien pour commencer ce genre de littérature : assez court et un peu plus énergique que ses autres œuvres, il est considéré comme un de ses plus grands romans. D’ailleurs, le mangaka Jiro Taniguchi a consacré une série de mangas en cinq tomes sur cette période en général et sur Soseki en particulier, appelée Au temps de Botchan. Magnifique manga, à lire aussi, tiens !), Je suis un Chat, son livre le plus connu, où, sous les yeux d’un chat, il livre un regard quelque peu acerbe sur la société japonaise de l’époque, derrière son style délicat. Enfin, pêle-mêle, Oreiller d’Herbe, Petits Contes de Printemps et Le 220ème jour sont des petits romans ou recueil de contes assez courts, très beaux, rapidement lus, qui font passer un très bon moment.

J’occulte ici un très grand auteur que j’ai découvert en 2009, mais il fera l’objet d’une chronique entièrement dédiée (dès que j’aurai trouvé le dernier foutu tome.)

Musique: Jazz, Jazz et encore Jazz

We Want Miles de Miles DavisPassons donc maintenant à la musique. Je ferai court (cette fois, si, vraiment). J’ai eu pas mal de découvertes musicales en 2009, dont et surtout le Jazz.

Et quand on pense jazz, on pense Miles Davis (enfin, entre autres).

Ce cher Miles a eu l’honneur d’une magnifique exposition intitulée We Want Miles, à la Cité de la Musique. Elle se termine le 17 janvier, il est donc encore temps de ne pas la rater, elle est exceptionnelle.

  • Pénétrer l’univers du jazz et de Miles Davis est assez ardu. Personnellement, je n’arrive pas encore à tout écouter de lui. Je vais donc vous conseiller trois disques de jazz qui constituent une très bonne introduction pour quiconque veut se mettre au jazz : premièrement, LE disque légendaire du Jazz, Kind Of Blue (par Miles Davis), qui compte le thème légendaire So What, que tout le monde a entendu une fois dans sa vie, ainsi que quatre autres morceaux, fantastiques et légendaires. Plus qu’un classique, un must-have absolu. Et c’est largement mérité.
  • Autre disque de Miles Davis, Tutu, sorti en 1986, contient des thèmes très funky, très énergiques, très dansants, parfaits comme introduction si l’on n’aime pas les longues plages de trompette crépusculaire ; un chef d’œuvre également.
  • Enfin, je terminerai par un disque de John Coltrane, autre géant du jazz, My Favourite Things (1961), dont le titre éponyme est une tuerie pure et simple : le thème est juste incroyable. Pas d’autre mot, mieux vaut que vous l’écoutiez. Et rassurez-vous, les quatre autres morceaux de l’album sont également excellents.

Puis, pour finir tout de même sur un truc récent, un petit mot sur le dernier album de Sanseverino, Les Faux Talbins, sorti en 2009 (si si !). Sanseverino reste dans son style, ou plutôt ses styles, entre jazz manouche, rock ‘n roll, valse, ou encore blues. L’album est large, car il comporte 17 chansons, et pour être honnête, certaines sont dispensables. Ainsi du Grand Grégory ou de Dimanche Dernier. Cependant, la majorité des chansons sont d’excellentes factures, avec des textes très amusants, alternant les styles : calme sur Les faux Talbins, amusé sur Les Mariolles ou très cool sur La Reine du Périphérique, les titres comme Tu pues Benny ou A Boy Named Sue viennent ajouter de l’énergie à l’ensemble. Sans compter le très, très bon thème de Riton et Rita, le complètement déjanté Malade Mental et la meilleure chanson de l’album (à mon sens), Chérie, C’est la Guerre, fou furieux et triste à la fois. Globalement un bon album donc, si l’on oublie les deux ou trois chansons en trop, on a une majorité de très bons titres. Bon, c’est fini pour mes coups de cœur et découvertes 2009.

Me reste à remercier dabYo et Serafina de me laisser publier mes articles et à souhaiter une longue vie à If Is Dead !

(et on te remercie de continuer à publier des articles malgré toutes nos vannes sur nos différences de goût ! Bonne année !)


Ce que l’on a écouté en 2009

Serafina dans Musique, Rétrospective le 4 janvier 2010, avec 1 commentaire

Nous voici de retour pour un article retrospectif sur l’année 2009. Eh oui, vous allez en manger toute la semaine ! Cela veut aussi dire que mes beaux articles que j’ai écrit avec tout plein d’amour attendrons la semaine. Avant de découvrir quels ont été nos livres préférés de l’année, nous allons nous attarder sur ce que l’on a le plus écouté cette année. Je pensais qu’on n’avait pas publié grand chose de musical cette année, et je me trompais. Car il y a 25 articles étiquettés musique en 2009. Certes, c’est rien comparé aux bouquins, mais bon.

Rétrospective if is Dead

Le top littéraire de 2009
Le flop littéraire de 2009
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2009

Rétrospective des films et séries de 2009
Retrospective musicale de 2009

Hellfest 2009

Nous y étions, et nous avons aimé. Mais si, vous savez le festival métal de Nantes, qui dure trois jours et qui acceuillait Mötley Crüe, Manowar et Manson. Ce fut sans conteste notre événement musical de l’année, bien que nous ayons été à d’autres concerts cette année, que nous avons rarement chroniqués d’ailleurs. Nous retiendrons surtout les performances de Mötley Crüe, d’Epica, et puis d’Anthrax.  Près de 6 mois après, on peut ainsi voir quels concerts nous ont réellement marqués.

Hellfest 2009

Et je crois que je me souviendrais très très longtemps de l’euphorie qui m’a gagnée quand j’ai entendu le début de Saints of Los Angeles en live. Dieu que c’était bon. Tout comme les frissons quand j’ai entendu l’ouverture d’une des meilleurs chansons du métal à chanteuse, je parle évidemment de Chasing the Dragon des hollandais d’Epica. 7 minutes et 41 secondes de pur bonheur. Sachant qu’ils ne la jouent plus en live désormais…

Bon évidemment, tout un public de métalleux qui se lève et qui entame « It’s the finaaal countdown » c’est aussi très fort. Bref, le Hellfest 2009 mérite sa place dans cet article et pas qu’un peu. On y retournera bien entendu cette année !

Anathema, Nine Inch Nails, Mötel Crüe, Abney Park, et Emilie Autumn

Niveau chroniques d’albums on a été un peu radins cette année. Faut dire, autant, chroniquer des livres, je le fais naturellement et sans mal, autant pour les albums, j’ai quand même plus de mal. Je ne m’y connais pas des masses, je ne trouve pas forcement les mots justes, bref c’est compliqué. Ce qui fait qu’en faite, on ne vous a chroniqué quasiment aucun de nos coups de cœur de cette année. Et c’est ça le plus drôle.

Design Your Universe de EpicaCertes, on vous a parlé du CD Miskolc Experice de Therion, qui était très bien (en plus il y a Mats Leven), Design Your Universe d’Epica mais ceux ci, bien que bons ne m’ont pas tant marquée que cela. Pour tout vous dire, je ne me rappelle même plus de la dernière fois ou je les ai écoutés.

Par contre on a chroniqué le dernier Diablo Swing Orchestra, un album absolument génial qui restera dans les coups de cœur de l’année. Décalé, original et diablement efficace, les membres de ce groupe hors du commun ont réussi à faire encore mieux que leur premier album et ce n’était pas une mince affaire. Toujours dans le côté décalé on retrouve bien entendu Emilie Autumn, The Dresden Dolls, toujours au rendez vous bien qu’ils n’aient pas sorti de nouvel album cette année…

Sauf que voilà, du coup on ne vous a pas encore parlé de la plupart de nos autres coups de cœur:

  • Anathema et son Alternative 4, un album tout simplement génial. Empty passe en boucle depuis que je l’ai découvert par hasard dans un compile de morceaux goth… Leur myspace.
  • Abney Park, de la musique Steampunk tout simplement excellente dont le huitième album vient de sortir. Leur myspace en attendant notre chronique.
  • Nine Inch Nails, que nous n’avions jamais vraiment écouté ! Honte sur nous, depuis que The Hand That Feeds You est passé sur Rock Band, on ne s’en lasse plus !
  • Mötley Crüe, découvert par hasard. Bien entendu, on connaissait largement leurs morceaux, sans savoir que cela venait d’eux. Mais comme ils étaient au Hellfest, on est tombé sur Saints of Los Angeles, qui fut le déclic.
  • Emilie Autumn, découverte l’année d’avant encore, mais qui reste toujours autant sur notre playlist ! Son myspace.
  • Wildpath qui ont sorti leur second album tout récemment, et dont on vous parlera bientôt puisqu’on a réussi à se le procurer. Leur myspace est disponible et vous présentera une superbe reprise de Poker Face de Lady Gaga qu’ils ont sortie pour Noël… et qui aura tourné en boucle pendant les vacances !
  • Fields of the Nephilim notamment pour leur superbe morceau intitulé Laura ! Leur myspace ici.
  • Black Sabath et leur Paranoid, coup de coeur grandement dû à Rock Band une nouvelle fois.
  • Sonata Arctica, que nous avons vraiment commencer à apprécier cette année… Une année où ils changent totalement d’orientation musicale ! Qui ne nous plaît plus, du coup. Leur myspace ne reflète donc pas vraiment ce qu’on aime chez eux.
  • Elvenking et leur album Wyrd, le groupe que vous pouvez écouter en boucle tout en ayant l’impression de n’avoir entendu qu’un seul morceau… Lien vers leur myspace qui ne met pas vraiment en avant leurs meilleurs morceaux…
  • Et on fini avec Ennio Morricone dont nous adorons les morceaux composés pour le Western ! (re)Découvert après avoire regardé Le Bon, la Brute et le Truand !

Qu’avez vous écouté en 2009 ?

Et du coup, on fini sur l’éternelle rengaine, qu’est ce qui tournait dans votre lecteur CD en 2009 ? Enfin, sur votre lecteur MP3 colle sans doute mieux mais bon ! On espère vous avoir converti à Diablo Swing Orchestra !


Design Your Universe de Epica

Serafina dans Critiques, Musique le 11 novembre 2009, avec 13 commentaires
Critiques

Un nouvel Epica, c’est toujours un petit événement. Le groupe est un de mes groupes favoris, et en 5 ans, ils ne m’ont encore jamais déçus. Bon, un peu avec The Classical Conspiracy, mais rien de grave. Je ne vous ferais pas l’affront de vous les représenter et au pire, il y a une petite présentation dans mon article sur leur Classical Conspiracy. Alors du coup Design Your Universe était un album que j’attendais énormément. Je tiens à préciser que faire une critique d’un album comme celui ci, n’est pas chose aisée. Je ne vois pas de raison de vous faire un article titre par titre, mais cela dit, ça risque d’être un peu fouillis, malheureusement. Pardon.

Au premier coup d’œil je n’aime pas le titre, mais bon. Unleashed le single dont on vous avait parlé était déjà connu depuis quelques semaines. Qu’est ce que Design Your Universe allait nous révéler tout au long de ses 13 morceaux? Epica allait il suivre la voie de Nightwish ou Within Temptation en virant au pop ennuyeux ?

Design Your Universe, Epica

Eh, bien, dès le départ, la réponse est nette : non.  L’intro met dès le début dans le bain, Epica restera Epica. Et le groupe prend même la tendance à contre-pied. Il a récemment intégré deux membres du groupe de Death God Dethroned (un à la guitare et l’autre à la batterie) et cela se ressent. La batterie est plus agressive, et les guitares plus incisives. On note aussi la présence de plusieurs solos de guitare, ce qui est plutôt nouveau car ils n’en avait fait qu’une seule fois auparavant. Ce coté plus Métal se ressent aussi par la place des grunts de Mark Jansen. Plus de grunts, j’ai eu même l’impression que c’était vraiment du 50/50 avec la voix claire de Simone Simons, voir parfois moins en faveur des grunts. Je sais que cela a quelque peu divisé les fans, mais personnellement, j’aime, et je trouve que cela correspond tout à fait à leur musique.

Epica ne se base plus seulement sur le coté Metal Symphonique comme cela a pu être le cas dans les débuts. Les orchestrations sont toujours là, mais moins mises en avant, on a plus un réel équilibre entre les deux.  Cependant, ce léger a apparemment contrarié une partie des fans. Il faut dire qu’une certaine partie d’entre eux n’écoutent dans le Métal que Within Temptation, Delain, Nightwish et autres groupes à chanteuses. Je ne crache pas dessus, car j’aime aussi une bonne partie de ces groupes. Ceci dit, vu comme les derniers albums des sus-cités groupes sont plus proches d’un Evanescence que d’autre chose, je comprends que le changement puisse faire partir des fans qui trouveraient ça trop violent. Bon, nous ce n’est pas notre cas, c’est Epica, pas Amon Amarth quand même…

Design Your Universe, EpicaL’autre progression la plus visible c’est celle de leur chanteuse. Elle utilise beaucoup plus sa voix, la module plus. On l’entendra donc chanter assez bas, tout en alternant avec une voix lyrique de toute beauté. Simone a énormément évolué. Certes elle n’aura peut être jamais la puissance d’une Floor Jansen, mais elle montre dans cet album le potentiel qu’elle a, et pour moi c’est la plus belle voix du Métal (quoique, à égalité avec Sharon de Within Temptation). Seul bémol, est ce qu’elle arrivera à chanter ses parties basses correctement en live? La ballade Tides of Time est clairement faite pour la mettre en avant, et les aiguës sont très beaux. Bon, à coté de cela, je trouve la ballade un peu molle, trop sirupeuse, mais les montées de Simone le compensent largement.

Les lignes vocales en elles mêmes sont beaucoup plus originales, et variées. Du début de Martyr of the Free World, à Burn to a Cinder, on peut voir un réel travail sur la diversité des lignes. Mais il n’y a pas que celles ci qui sont variées. Niveau construction des morceaux, ils s’en sont donnés à cœur joie. L’exemple le plus frappant étant Kindgdom of Heaven, une pièce de 13 minutes, où tout y passe. De l’extrême, de la ballade, des chœurs, c’est un joyeux melting pot, encore plus qu’un Consign to Oblivion. Le morceau est complexe et nécessitera sans doute plusieurs écoutes pour le comprendre dans son ensemble.

L’album a un bon équilibre au niveau des morceaux, et ne comporte qu’un seul réel point noir : White Waters. Une ballade, sirupeuse en duo avec Tony Kakko de Sonata Arctica. Alors il faudra m’expliquer pourquoi faire un duo avec un chanteur de Power Métal sur une ballade. Surtout que les ballades d’Epica n’arrivent généralement pas à la cheville de celles de Sonata. La chanson est plate et mièvre. Bref je m’en serais passée.

Si le groupe conserve ses éléments phares, comme à chaque album, ils introduisent des éléments plus traditionnels, comme ici des chants bouddhistes sur Kingdom of Heaven. De même les chœurs sont beaucoup plus masculins qu’auparavant. On notera même des chants grégoriens.

Promo Design Your Universe Epica

Une petite note sur le CD et son book, qui sont de très bonne facture... Du moment que l'on ne remarque pas les mauvais montages Photoshop :)

Le ton de l’album en lui même est très proche de Consign to Oblivion. On retrouve le coté « bombastic » propre à Epica, les thèmes Mayas et de la fin du monde. Il faut aussi compter trois morceaux qui font partie de la suite A new age Dawns, commencée dans Consign. Les paroles écrites par Mark Jansen sont toujours aussi bien et très engagées. En effet l’album est -une fois de plus- un peu centré sur la dérive de notre monde et les excès divers. Design Your Universe, le morceau titre, sur certains couplets fait même carrément penser à CtO -le morceau titre là aussi, vous suivez ?. Cependant, Simone a écrit quelques morceaux et certains sont absolument superbes. Je pense notamment à Our Destiny, qui est sans conteste mon morceau favori de l’album. Pour les fans de vampires, sachez que le morceau Burn to a Cinder est inspiré par Entretien avec un Vampire de Anne Rice.

Avec cet album, Epica signe sans doute ce qui est leur meilleure galette objectivement parlant. Moi pour des raisons plutôt sentimentales, je préférerais toujours Consign to Oblivion. Equilibré, original, ne se contentant pas des acquis ce disque est clairement celui qu’il faut écouter. Certains morceaux devraient même pouvoir convaincre ceux qui trouvent le Métal à chanteuse trop mielleux.


Bien qu’on en parle rarement ici, nous sommes de grands fans de musique, et notamment de Métal. Rien de plus étonnant donc de voir une fille et un garçon aux cheveux longs à votre droite. Les fans de Métal sont bien connus et reconnus. Et quand on est un stéréotype, autant en tirer parti et en jouer : je vais donc aujourd’hui vous présenter un groupe de Métal, un vrai de vrai, dont la classification est tellement aisée qu’elle nécessite au moins trois sous genres, dont au moins l’un d’entre eux n’est partagé par aucun autre groupe. Faites place à Diablo Swing Orchestra, un groupe suédois qui va vous plonger dans le Métal Symphonique, Progressif, et Avant-Gardiste ! Bien que moi, je le caserai bien plus dans l’Opera Métal voir le Jazz Métal.

Sing Along Songs for Damned & Delirious de Diablo Swing Orchestra

Diablo Swing Orchestra, DSO pour les intimes parce que ça va me fatiguer sinon, est un groupe que nous avons découvert il y a quelques années et dont le second album vient tout juste de sortir. A l’époque, le groupe avait fait sensation notamment parce qu’il proposait un son comme pas deux. Prenez une ambiance très Jazz, ajoutez y de bons gros riffs de Métal, un tempo entraînant, un fond sonore saturé, presque diabolique, mélangez le tout et saupoudrez le d’une superbe voix féminine, très Opera, et vous l’avez : Diablo Swing Orchestra.

Diablo Swing Orchestra - The Butcher's Ballroom Leur premier album était génial, alors forcement, quand on compose un superbe album, on est attendu au tournant. On vous observe, allez vous le passer sans encombre, transcender votre niveau, ou bien vous ramasser avec la grâce que l’on connaît aux chats dès que l’on en possède un ? Hmmm.

Autant le dire tout de suite, DSO a su retomber sur ses pattes et trouver la grâce que l’on veut bien donner aux chats avant de les connaître réellement. Et ce second album, sobrement appelé Sing Along Songs for Damned & Delirious, est tout simplement excellent. Je ne le pensais pas possible, mais il surpasse en tous points le premier. Avec un rythme effréné tout au long de ses dix morceaux, l’album propose un superbe voyage au sein de l’univers DSO. Un univers somme situé au croisement d’un cabaret ou d’un asile. En effet, DSO est un groupe emprunt d’une certaine folie, totalement décalé.

Comment résister aux différentes rythmiques et sonorités de Bedlam Sticks qui est sûrement ma préférée de cet album ? Comment ne pas fondre devant la superbe voix de Annlouice Loegdlund qui alterne entre lyrisme et dialogues rapides avec la voix masculine (voix death) du groupe, Daniel Hakansson ? Arg arg !

Eh bien, je n’en ai aucune idée, puisque je me suis procuré le CD dès que possible dans l’un des commerces de ma ville, bon, on est allé le demander trois fois à l’espace culturel du coin, mais maintenant il trone dans le rayon nouveauté. Et comme il est toujours difficile de parler de choses que l’on aime, je vais avoir du mal à vous en dire plus. Cet album se doit d’être écouté, que vous soyez ou non fans de Métal, car il transcende les genres et est à des années lumières de ce que l’on appelle communément le Métal.

Diablo Swing Orchestra

Il est en tout cas étonnant que j’aie pu trouver l’album si facilement, puisque le groupe est plutôt inconnu du grand public. Mais dans tous les cas, je vous encourage à les découvrir, puisqu’à l’occasion de la sortie de ce deuxième album, DSO a décidé de passer sa musique dans le monde du libre, et surtout, du gratuit, et vous avez la possibilité d’écouter dès à présent et gratuitement The Butcher’s Ballroom sur Jamendo ! C’est par ici.


A l’automne il y en a qui attendent le Beaujolais nouveau, ou le Touraine primeur. Ici on attend plutôt le nouvel Epica. Je ne vous ferais pas l’affront de vous présenter ce groupe de Métal Symphonique originaire des Pays-Bas. Toujours est il que la formation va sortir un nouvel album, nommé Design Your Universe mi-octobre. Et avant tout album, évidemment, le single… Et et le clip !

On se souvient de la relative déception que fut Never Enough, certes accessible mais un brin soupe et un clip un peu too much. Unleashed suivrait-il cette voie ? Et bien la réponse est : non. Bon, ok niveau clip, niveau histoire, ça reste du Epica, c’est à dire un peu space quand même, je ne suis pas fane des histoires racontées en parallèle de la musique. Mais c’est bien tourné, pas ou peu d’effets spéciaux, c’est filmé de manière assez neutre, et Simone Simons est même sacrément flippante par moment (et j’adore quand on la voit dans le miroir).

Quand au morceau lui même , il est suffisamment lent pour être passé en radio (bah oui c’est un single quand même) mais le début et le pont avec les chœurs sont purement géniaux. Le morceau est assez long, n’a rien de pop et les choeurs sont justes whoaaaah. Comment ça je me répète ? On ressent aussi l’influence des deux nouveaux membres du groupe (Arien le batteur et Isaac à la deuxième guitare). Pas de grunts, c’est un single, mais en tout cas cela n’augure que du bon pour le prochain album…

J’en profite pour ajouter que Resign to Surrender (A new age Dawn part IV) est disponible en écoute sur le Myspace de Nuclear Blast europe ! Du grunt, du riff, du chœur cette fois !

Moi qui disait hier en attendre plus pour savoir si on allait ou non les voir à Paris. Je pense que le choix est fait maintenant. Hahah comme j’ai hate !


The Miskolc Experience par Therion

Serafina dans Critiques, Musique le 23 juillet 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Epica a sorti son Classical Conspiracy en Juin. Souvenez vous, il s’agissait d’un double CD enregistré lors du festival d’opéra de Miskolc (Hongrie) où Epica avait joué une partie classique et une partie métal. Bon, leur CD était assez décevant et je vous renvoie à la critique que j’en ai fait. Cependant, Epica était l’invité de Miskolc en 2008. Mais en 2007 la ville hongroise accueillait Therion. Therion, c’est le groupe fer de lance du Métal Symphonique. Therion a 20 ans de carrière dans le sympho derrière lui, a produit un nombre énorme de morceaux, sans cesser de progresser. Bref Therion c’est mon groupe favori.

Therion: The Miskolc Experience

L’opus se présente sous la forme d’une jolie boite en carton, avec un superbe artwork. Dans cette boite, deux CD et un DVD, le tout étant vendu pour une vingtaine d’euros. Je le dis souvent, mais au moins, niveau prix, c’est tout à fait correct quand on pense par exemple à Within Temptation dont le DVD Black Symphony était vendu seul dans les 25 €. Un petit livret comporte, outre quelques jolies photos, les explications de Christofer Johnsson (a.k.a le fondateur et seul membre permanent de Therion) à propos du choix des morceaux classiques. Ce texte est relativement intéressant, car il permet au néophyte de se rendre un peu compte de ce qu’est un morceau classique (temps des mesures exotiques par exemple) ou de mieux comprendre les choix du groupe.

Bien évidemment, ce n’est pas le booklet qui est le plus intéressant.  Le concert est séparé en deux parties. Dans les deux parties, les membres de Therion jouent accompagné d’un orchestre de 40 musiciens et 60 choristes (ou le contraire je ne me rappelle plus). La part classique tout d’abord comporte des reprises de Verdi, Morzart, Dvorak , St Saens et Wagner ainsi que Clavicula Nox, une composition de Therion qui fait ici office d’introduction. Dans cette partie, contrairement à ce qu’avait pu faire Epica, un réel arrangement est fait sur les morceaux pour intégrer les éléments plus Métal.

Therion: The Miskolc Experience

Au final le mélange passe très bien. Tous les morceaux n’ont pas le même attrait ceci dit. Dvorak et Verdi sont tous deux extrêmement rythmés, puissants, tandis que les passages de Rienzi de Wagner comportent de longs passages de solistes masculins, qui au final font un peu une coupure entre les deux. Et puis bon, des bouts d’opéra comme ça sans ce qu’il y a autour (bah oui c’est quand même une histoire à la base) quand on ne connait pas bien l’original, ce n’est pas génial.

Therion: The Miskolc ExperienceOn notera la présence de Lori Lewis, la chanteuse de Therion sur la tournée Gothic Kabalah, qui montre encore une fois a quel point elle a de la technique et une sacré voix. Oh elle n’est certes pas aussi mignonne que Simone Simons, mais vocalement parlant, la rousse ne lui arrive même pas à la cheville.  Les autres solistes font par contre partie de l’orchestre hongrois. Bien évidemment, la qualité est au rendez vous. Par conter, cette partie n’est pas la meilleure en DVD. En effet, l’introduction est relativement longue et lente. Ça redevient intéressant pour Dvorak, mais certains passages (notamment dans Rienzi) sont plutôt long et peu intéressants. Ce n’est pas forcément très dynamique du coup (solistes statiques etc …). Cependant ce n’est pas non plus désagréable mais je doute que vous regardiez souvent cette partie.

La deuxième partie n’est autre que la partie Therion Songs. Le choix des morceaux peut un peu surprendre. En effet, ce ne sont pas forcement les plus connues ou les meilleures à mon avis. On retrouve cependant les grands succès de Lemuria /Sirius B et bien sur l’indétrônable Rise of Sodom and Gommorah. La partie commence d’ailleurs avec le détonnant Blood of Kingu, chanté par le très charismatique Mats Leven qui est l’un des meilleurs chanteurs de la sphère Métal à mon avis. Bon, afin de ne pas « choquer » le public, tous sont en costard ou en robes de soirée, ça fait un peu bizarre mais ça rend plutôt bien.  Seul bémol, il n’y a ni Snowy Shaw ni Katarina Lilja (les deux autres chanteurs sur la tournée Gothic Kabbalah).  Cette absence est compréhensible. En effet, la majorité des morceaux ici joués n’ont qu’un seul vocaliste masculin principal (parfois même aucun). Quant à Katarina, ce n’est pas une chanteuse lyrique. Mais bon c’est quand même regrettable.

Cette partie est donc beaucoup plus dynamique que la précédente et donc plus agréable à regarder. L’orchestre donne véritablement une dimension majestueuse aux morceaux de Therion. On voit véritablement la différence avec un groupe comme Epica. L’orchestre sait être mis en avant quand il faut et se taire quand c’est nécessaire. Certains morceaux, tel Draconian Trilogy ou encore Eternal Return n’auraient pas choqué dans la partie Classique.

Therion: The Miskolc Experience

Les bonus du DVD sont assez peu nombreux. Il y a un reportage d’une vingtaine de minutes sur le festival, les répétitions, etc. Le reportage est en anglais non sous-titré. Il est cependant relativement intéressant car il montre les coulisses du show. On trouve aussi 20 minutes du concert Therion goes Classic qui a eu lieu fin 2007. Il s’agit là de morceaux de Therion joués intégralement par l’orchestre symphonique hongrois (c’est à dire que les membres du groupe ne sont pas présents). Si cela rend très bien, comme il s’agit d’un enregistrement pour la télévision la qualité n’est donc pas des meilleures.

Enfin, d’après ce que j’ai pu lire sur le net, le DVD a un relatif mauvais son si vous n’avez qu’un son stéréo ou 2.1. En effet, contrairement à ce qui est ecrit, le DVD est en 5.1. Etant donné que c’est l’installation que nous avons, je ne peux pas dire. Mais en tout cas, ca rend vraiment très bon avec un home cinéma type 5.1.


 

 

Ici a iiD on aime bien les festivals de musique. Comme vous le savez on revient du Hellfest, ou pendant trois jours on a enchainé les concerts. Bon bien sur un festoche c’est folklo, t’es pas toujours tres propre, tu manges mal, aller aux toilettes relève du suicide et j’en passe, mais c’est quand meme génial de pouvoir voir sur deux ou trois jours des tonnes de bons lives.

Enfin, le Hellfest n’est pas le seul bon festival de l’été, non. Y’aura aussi les Eurock a Belfort, Rock en Seine, ou les Francofolies a la Rochelle. Bon, ce dernier ne nous tente pas réellement, mais si vous aimez la chanson francaise c’est top. Et donc, MTV Pulse sera présent avec son Van sur les eurocks ou les francopholies (ils étaient aussi présent au festival solidays ou apparement ca a bien plus) C’est plutot les eurock qui m’aurait bien botté personnellement. Déja Ghinzu evidemment, meme si je n’ai pas encore ecouté leur dernier, Blow est excellent, Gojira qui nous a bien convaincu au Hellfest, ou encore Pete Doherty (ex-Libertines et ex- Babyshambles), j’aime moins ce qu’il fait en solo mais bon. Malheureusement d’une je suis en stage, et de deux c’est sold out pour vendredi et samedi. Reste que Dimanche et encore. (Slipknot en tête d’affiche, ca doit rameuter du monde quand meme).

Ebnfin MTV Pulse ne se contente pas d’etre présent aux festival de cet été, il vous propose aussi de gagner des A/R MTV Jetlag pour le Monegros Desert Festival , un festival de musique en Espagne, en plein desert, ou 40 000 personnes sont attendues pour 24h de musique non-stop. Mtv vous propose donc de gagner evidemment vos places mais aussi le voyage paris/Barcelone en avion (d’ou le nom Jetlag). Le festival est le 18 et 19 Juillet, donc vous n’avez plus tres longtemps pour tenter de gagner vos places.

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Marilyn Manson était le headliner de cette deuxième journée du Hellfest, qui ne s’était pas avérée aussi chargée que la première, voir notre live report du deuxième jour du Hellfest pour un compte rendu sur le début de journée. Bien évidemment, on vous l’avait dit, l’annonce de Manson au Hellfest n’a pas été sans faire de remous. Mais le Hellfest est un festival très tolérant. Enfin, à priori. Le fait qu’il ait de nombreux spectateurs, bien plus nombreux qu’auparavant, aide bien entendu.

Marilyn Manson Hellfest 2009

Le guitariste prend le micro le temps d'une chanson... Et Manson n'a pas plus de classe avec une guitare.

Ce qui veut dire que contrairement au passage de Spliknot au FuryFest, ancienne version du festival de Métal, Manson n’a pas été hué, ni subi de lancés de canettes. Et tant mieux. Les festivals de Métal ont assez de mal à avoir bonne réputation, inutile d’en rajouter. Enfin, bonne réputation, c’est vite dit. Tous les clissonais ne sont pas encore favorable à l’arrivée du festival de l’enfer sur leur territoire. Mais bon, on s’égare. Donc, même si Manson ne faisait pas l’unanimité, c’est dans une relativement bonne ambiance que s’est déroulé le concert.

Et donc, le concert commence à l’heure. Et faut quand même avouer que ça fait un peu bizarre de voir Manson sur scène. Plus qu’une personne, c’est un personnage. Souvent décrié certes, mais Manson a bâti au cours de ces dernières années un tel personnage qu’au final, je ne sais pas, ça casse le mythe de voir que c’est un personnage de chair et en os. Qu’il existe ailleurs qu’à la télé et dans les clips. Bref, qu’il est tout aussi réel que nous. On ne le considérait pas comme un dieu hein, on ne l’aime même pas, mais voilà. Aussi du coup on en attend quand même pas mal. Manson a intérêt à être bon et charismatique sur scène, parce que ce n’est pas sa musique qui le sauvera.

Et ce n’est pas la Setlist qui va l’aider, car en plus de ne pas être génial musicalement, le groupe a décidé de choisir un ensemble de morceaux qu est quand même relativement moisi, voyez vous même:

Marilyn Manson au Hellfest 2009Intro
Four Rusted Horses
Pretty as a Swastika
Disposable Teens
Irresponsible Hate Anthem
The Love Song
Arma-Goddamn-Motherfuckin-Geddon
Leave a Scar
Great Big White World
The Dope Show
WOW
Sweet Dreams
Rock’n’Roll Nigger

Irresponsible Hate Anthem
The Beautiful People

Bien qu’on ne connaisse pas tous les morceaux de leur carrière, on ne peut pas dire qu’ils aient décidé de prendre les morceaux qui convenaient le mieux au Fest. Exit les couplets hachés et les riffs incisifs d’une Fight Song par exemple. En gros il aura fallu attendre la quatrième, à savoir les Disposable Teens, pour que le Hellfest se réveille un peu de sa léthargie. Faut dire, faire des chansons qui passent pour des balades par rapport aux autres groupes du Fest, à 1h du matin, ça aide pas.

Bref, mieux choisir aurait été un bon point, car on peut dire ce que l’on veut, certains morceaux de Manson sont tellement connus qu’il feront même sourire les sceptiques. C’est le cas pour Disposable Teens, Dope Show, ou Sweet Dreams. Mais voilà, c’est pas le cas de la grosse majorité de la Setlist. Je trouve qu’il aurait pu faire un effort à ce niveau. Bien sûr c’est la tournée pour leur nouvel album, donc ils sont obligés d’en mettre certains morceaux, mais peut être un ordonnancement différent déjà pour réveiller dès la première tune. Enfin, je ne sais pas, toujours est il que je ne connaissait que relativement peu des morceaux joués et ça n’a pas aidé.

A cette Setlist molle s’ajoute un show assez… mou. Alors certes, il y a quelques dispositifs pour animer la scène, notamment une espèce de boite en verre. Ok Manson essaie de faire de la mise en scène, en changeant d’habits, etc, mais l’âme n’est pas là. Il est lent, absent, bref on trouve cela totalement vide. Hormis quelques animations, la décoration de la scène est limitée à son strict minimum. Manson apparaît empâté, peu énergique et ce tout au long du show. Son chant n’est pas génial mais d’un autre coté c’est Manson.

Marilyn Manson Hellfest 2009

Bref, difficile au final d’en dire quoi que ce soit. Le personnage est décevant, il a fait tellement de provoc’, il s’est tellement placé au dessus des autres, qu’au final on en attend au moins quelque chose d’aussi bon, bien que cela ne soit pas nos goûts. Pour une fin de soirée, la sauce est vraiment trop fade pour prendre. Il n’y a pas de dynamisme, il essaie certes de relancer le public en arrêtant à un moment de jouer en plein morceau… Mais voilà, même en faisant le caprice de star, en nous balançant un « Hellfest don’t fuck with me« , le personnage reste impuissant. D’autant que tous les musiciens se sont arrêtés d’un seul coup, et que le Hellfest nous aura montré qu’à moins d’être préparé à le faire, les musiciens n’arrivent pas à s’arrêter en même temps.

Bref, Marilyn Manson a t’il toujours été aussi nul ? N’a t’il pas su se reconvertir alors que l’énergie, la force, n’est plus là pour assurer le show ? Je n’en sais rien, mais je me risquerai quand même à en poser la question. Décevant, vraiment décevant, d’autant que cette icône a, que je le veuille ou non, fait partie de mon adolescence.

On se quitte donc comme avec notre article sur Mötley Crüe au Hellfest 2009 avec quelques vidéos pris par des spectateurs… Pas toutes de super qualité, malheureusement. Les photos n’ont pas été prises par nous, vu que nous ne nous sommes pas assez approchés, mais par le site Metalorgie.







Après une excellente première journée pour ce Hellfest 2009, le deuxième jour s’annonçait sans grosse affiche pour nos goûts musicaux. Pas de groupe réellement attendu, que des nouveautés. C’est ainsi que s’annonçait ce samedi ensoleillé, où le Hellfest 2009 affiche complet. Il faut dire qu’il accueille rien de moins que Marilyn Manson. Ceci associé à des offres très alléchantes pour les jeunes, le Hellfest se retrouve envahi de jeunes lycéens aux T-shirt Manson, Slipknot ou encore Linkin Park.

Camping du Hellfest

L'état du camping juste devant notre tente au matin du deuxième jour... On précisera bien entendu que tous nos déchets étaient directement mis dans un sac poubelle...

Alors bon, on peut trouver ce public un peu inapproprié, trop mainstream, tout ça. Mais si ça peut permettre à ces personnes de découvrir des groupes un peu mieux que ceux du Teenage Metal, hein… Oui car après un vendredi placé sous le signe du Hard Rock, ce samedi sera sous le signe des groupes pour adolescents. Je n’ai rien contre, mais ce n’est pas trop ma came. Bref, programme de la journée pour nous:

Gama Bomb
Grand Magus
Dagoba
Vader
Koritini
Pain
Devil Driver
Cradle of Filth
Moonsorrow
Soulfly
Gojira
Enslaved
Machine Head
Marilyn Manson

Lire la suite de l’article Hellfest 2009: Jour 2 [HellReport09]