Musique
123414 138 articles

Dernièrement dans la section Musique d'if is Dead:

HtH#5: The Hangman’s Hatch de Vulture Industries

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 25 mars 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Si Diablo Swing Orchestra a de loin notre préférence, ils ne sont les seuls sur le créneau de l’Avant-Garde Metal, où l’on retrouve aussi Vulture Industries. C’est en fait grâce à l’affiche du Hellfest 2012 que nous avons découvert ce très bon groupe à la musique carrément dérangée, qui ne ferait pas tâche dans un film d’horreur prenant place dans un hôpital psychiatrique ou dans une fête foraine glauque à souhait. Le groupe étant relativement modeste, ils n’ont malheureusement pas de clip, mais un excellent live au MetalCamp 2011.

Et il semblerait que leur prestation scénique soit tout aussi dérangé, le chanteur ayant troqué sa tête contre une corde de pendaison pour faire la sacro-sainte machine à laver du Metal. The Hangman’s Hatch est vraiment caractéristique du groupe, une instrumentation sympathique aux sonorités assez dissonantes, et une voix frôlant le génial et le désagréable. Bref, j’adore et je ne raterai pour rien au monde leur performance prévue le dimanche sur The Temple, au beau milieu des groupes de Black Metal.


HtH#4: Lucifer de Behemoth

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

Claire dans Actualité, Musique le 18 mars 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Behemoth est un groupe de Blackened Death Metal que l’on retrouvera le samedi en tête d’affiche de la scène The Temple. Le groupe polonais n’est pas étranger au Hellfest puisqu’il y a déjà participé en 2007 puis en 2010, cependant c’est la première fois qu’il se produira le soir. Il bénéficiera donc des circonstances idéales pour nous offrir un show exceptionnel et en accord avec l’esprit du groupe comme l’explique Nergal, leur chanteur et leadeur, dans une interview de la très sympathique Hellfest TV, nous promettant au passage des effets pyrotechniques.

On retrouve l’ensemble des éléments de l’ambiance propre à Behemoth dans Lucifer, morceau issue de leur dernier album en date, Evangelion. Le diable bien entendu, comme l’indique le titre, mais aussi l’ensemble des thématiques et effets religieux. Il faut dire que le groupe est connu pour son univers antichrétien et très malsain, qui lui a vallu beaucoup de critiques et de réactions de la part de la communauté chrétienne et des politiques dans son pays. Il y est néanmoins très connu et apprécié, leur dernier album y ayant trusté la première position des charts pendant quatre semaines. Nergal, après s’être remis d’une leucémie, a d’ailleurs participé au The Voice polonais, ce qui semblerait totalement aberrant en France.

C’est cette ambiance, forcément difficile à reproduire en plein jour, que j’espère bien retrouver sous la tente le samedi soir.


Requiem for the Indifferent de Epica

Serafina dans Critiques, Musique le 13 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

Après un Design Your Universe qui avait divisé la rédaction (moi je ne l’ai pas aimé, mais dabYo oui), Epica revient en ce mois de mars avec son 5ème album studio: Requiem for the Indifferrent. On y retrouve une pochette plutôt jolie, mais un peu surprenante de la part du groupe. Les premiers morceaux révélés sur le net semblaient de bonne augure, voici venu le moment d’écouter de plus près cette galette, et surtout, en entier.

Requiem for the Indifferent de Epica Promo

Dès le début, pas de surprise, une introduction instrumentale et martiale, une piste d’ouverture qui envoie et un single. Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, c’est bien le même schéma que celui de Design Your Universe. Ceci dit, dès le début, ou plutôt dès Monopoly of Truth, on remarque l’un des changements majeurs de l’album: la mise en avant des voix et de celle de Simone surtout, qui chante assez différemment mais qui, sur CD du moins, semble avoir fait de considérables progrès, en étant plus assumée qu’auparavant. On retrouve sa voix lyrique sur pas mal des refrains, mais aussi des vocalises orientales de Requiem for the Indifferent, bien mieux maitrisés que sur un Cry for the Moon.

Je sais que ce changement divise et divisera, mais ici je dois dire que je suis plutôt convaincue, les lignes de chant sont moins linéaires et il y a plus d’amplitude. Et il faut bien le dire, les chœurs de Monopoly of Truth font sacrément penser à l’époque Consign to Oblivion. Le single déjà dévoilé, Storm The Sorrow, reste efficace et correct, sans être aussi pire qu’un Never Enough, il va à l’essentiel et se laisse écouter.

Dans l’ensemble l’accent a été mis sur la voix féminine mais c’est malheureusement au détriment des grunt de Mark Jansen, qui sont bien moins présents qu’auparavant, et surtout des guitares. Après avoir eu la part belle dans Design Your Universe, ces dernières sont cruellement absentes du mix, hormis sur quelques soli. Soli qu’on retrouve d’ailleurs plusieurs fois avec un son clair comme sur celui de Delirium, très oldschool que personnellement j’apprécie beaucoup. C’est tout de même dommage d’avoir deux guitaristes et d’entendre aussi peu les guitares…

Requiem for the Indifferent de Epica Single

A vrai dire, outre Monopoly of Truth et Storm the sorrow, qui avaient déjà été dévoilées et que j’avais donc écouté plusieurs fois, j’ai eu du mal, au début en tout cas, à entrer dans l’album. Et c’est seulement en une semaine et quelque chose comme 25 écoutes que finalement, je peux en faire la chronique. Ce qui veut dire que oui, Requiem for the Indifferent est complexe, et même trop sans doute.

Car si on omet quelques titres très directs, Storm the Sorrow, Delirium et sa ballade au piano, ou encore Guilty Demeanor, il vous faudra plusieurs écoutes pour saisir les morceaux. En effet, si Epica a toujours aimé les constructions bizarres et les contrastes importants entre les parties d’un même morceau. Cette habitude est ici poussée peut être un peu loin, et il y a parfois tellement d’éléments dans un seul morceau qu’on peine à saisir qu’il s’agit du même morceau… C’est notamment le cas sur Avalanche dont le final est bien éloigné du début, ou sur la piste titre qui comprend tellement de parties qu’on en perd complètement le fil. Ce qui est dommage, car Requiem for the Indifferent est sans doute un des meilleurs morceaux : l’utilisation des sons arabisants est bien mené, les chœurs sont beaux.

Cette complexité ne sert pas forcément l’album et étouffe un peu les compositions. Compositions sur lesquelles il faut bien dire que malheureusement, il n’y a pas énormément d’originalité. En fait, si on omet la nouvelle manière de chanter et les soli en son clair, il n’y a pas grand chose d’inédit dans cet Epica. On retrouve un peu toujours les mêmes schémas en plus complexes et les mêmes thèmes. La piste titre ne fait guère penser qu’à un ripoff de Consign to Oblivion. Oui c’est efficace et tout, mais c’est déjà vu.

Simone Simons Requiem for the Indifferent de Epica Promo

Trois morceaux font office de ballades ou de power ballade: Delirium, Guilty Demeanor et Deep Water Horizon. L’enchainement des deux dernières, juste après un break instrumental au piano Anima, a tendance à rendormir l’auditeur pourtant bien mis en jambe par le très sympathique Requiem. Sur un album de 75 minutes, ce genre de perte d’attention est fatal… Et c’est bien dommage car les derniers morceaux sont de très bonne facture : Stay the Course, d’abord, et malgré ses paroles un peu mièvres à base de Stand focused, stay strong, Stay the course. Puis le très engagé Deter The Tyrant avec son discours politique dans la plus pure tradition Epica, et Avalanche à la deuxième partie géniale à base de chœurs enlevés !

Requiem for the Indifferent de Epica CoverIl me sera impossible de vous parler de la dernière piste, Serenade of Self Destruction, qui est pourtant supposément la meilleure de l’album, car pour une raison inconnue tous les CDs (ou presque) ont été gravés avec une version de la dernière piste sans les voix ! C’est donc sur ma galette une piste instrumentale, qui ne reflète absolument pas ce qu’est réellement le morceau, disponible sur iTunes dans sa vraie version. J’ai du mal à comprendre qu’en 2012 on puisse faire une telle erreur mais…

Au final, Requiem for the Indifferent n’est pas un mauvais album une fois qu’on a pu entrer dedans. Il contient ses morceaux d’épique, ses chœurs magistraux, de jolis voix et des jolis soli. Mais malheureusement l’absence de guitares, de grunts et la complexité parfois inutiles font que l’album reste en deçà de ses prédécesseurs. Je suis curieuse cependant de voir le groupe évoluer et peut être sortir de ses carcans !


HtH#3: Generation Wild de Crashdïet

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 11 mars 2012, avec 3 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Il n’y aura pas que Mötley Crüe pour représenter la scène Glam Metal à ce Hellfest 2012, et les amateurs du genre pourront certainement compter sur Crashdïet pour avoir leur dose. Le groupe suédois, bien plus jeune, fait partie de ce renouveau de la scène sleaze rock des années 2000, nouveau vivier du genre dans lequel ici nous apprécions particulièrement XXX, qui est mené entre autres par Snowy Shaw. En France, on y retrouve l’excellent groupe BlackRain qui n’est malheureusement pas de la partie lui non plus. Mais qu’à cela ne tienne, le Glam de Crashdiët est vraiment très bon et a pour lui tous les bons côtés du genre, musique entrainante, voix aigües, refrain à chœurs et, surtout, fringues peu recommandables.

Il faut avouer que Generation Wild est tout ce qu’il y a de plus conventionnel pour le genre, mais reste diablement efficace. Le clip est assez surprenant, pas réellement cheap comme on aurait pu le craindre, et assez détonnant avec ce petit mélange de Domina, look de secrétaire sexy et … Dexter ?! Bref, sympa à regarder bien que, malgré une bonne réalisation, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Si cela ne vous a pas convaincu, vous pouvez jeter un œil à Riot In Everyone ou encore Breakin the Chainz, deux titres un peu plus excités.

Le groupe est prévu sur le MainStage01 pour le dimanche, quelques heures avant Mötley Crüe bien évidemment, et à moins qu’il y ait une programmation concurrente incontournable au même moment, nous comptons bien nous y rendre !


C’est toujours une surprise d’aller à un concert où l’on ne connais que vaguement les groupes, pour ce concert d’Enslaved ouvert par Ghost Brigade, c’était clairement mon cas. Accompagné d’un comparse du webzine Heavylaw, nous sommes partis à la conquête du domaine poitevin. L’occasion faisant le larron, c’est la tournée des 20 ans du groupe norvégien de Viking Black Metal qui nous amène en ces terres. Après la traditionnel binouze d’avant-concert, nous avons attendu 19h30, l’ouverture des portes. Premier choc, des tentures noirs coupent la salle en deux, je ne me rappelais pas que c’était le cas l’année dernière quand je suis allé voir Electric Wizard avec mes confrères.

Ghost Brigade au Confort Moderne (Poitiers, 2012)

Ghost Brigade ne tarde pas à entrer en scène pour nous délivrer une prestation carrée. Pour ceux qui ne connaissent pas, au vu de ce que j’ai entendu et vu que personne n’a l’air d’être d’accord sur le net, concernant leur style je vais dire qu’ils font du melo-death-sludge. Le tout nous vient de Finlande et c’est un groupe relativement jeune formé en 2005 et fort de trois disques. Une pauvre petite phrase lâchée pendant leur set d’environ 50 minutes, je n’appelles pas ça de l’interaction avec le public et encore, on m’a sorti qu’on avait eu du bol de l’avoir cette phrase… Bref.

Hormis ce point qui m’a passablement agacé après coup, le groupe est rentré direct dans le vif du sujet avec Lost in a Loop, titre magnifié par la scène. Les gars bougent bien, ça headbang en rythme et occupe l’espace tout petit de la scène, sur ce point là rien à redire. Les grattes sonnent bien et l’acoustique de la salle rend plutôt honneur à leur son. Au niveau du chant, le chanteur au nom finlandais que je ne vous ferai pas le plaisir d’écorcher même à l’écrit, assure sa partie avec brio alternant le chant clair et le chant crié, bien que ce soit le second qui ait la part belle. Originalité bien sympa du set, à la toute fin de leur dernier morceau Soulcarvers, les membres du groupe s’en vont un à un en finissant par la batterie, ça donne une sorte de progression plus agréable qu’un arrêt net.

Enslaved au Confort Moderne (Poitiers, 2012)

Toujours est-il qu’il était temps d’aller se dégourdir les jambes en attendant la seconde partie. Et lorsque Enslaved a été annoncé sur les haut-parleurs, nous sommes repartis vers la salle pour nous mettre bien en face et en prendre plein les oreilles.

Les vikings norvégiens d’Enslaved sont impressionnants sur leur entrée et tout de suite sympathiques, c’est le jour et la nuit avec Ghost Brigade. On sent beaucoup plus l’expérience de la scène, 20 ans il faut dire que ça en fait des concerts, et Grutle Kjellson, le chanteur bassiste, a une présence sur scène phénoménale et un charisme fou. Tout au long du set d’environ 1h20, il va nous parler, nous motiver à faire plus de bruit, juste énorme.

Grutle Kjellson de Enslaved au Confort Moderne (Poitiers, 2012)

Grutle Kjellson

Au rangs des pistes qu’ils vont jouer ce soir là, on comptera, pour celles que j’ai retenu, Ethica Odini, Giants ou encore Ruun. Et même si le chant clair sera un peu faiblard sur les premiers morceaux, l’ensemble est parfaitement au taquet pour l’ambiance, preuve en est j’ai des courbatures au cou à force de headbanger.

Le groupe a vraiment un bon son et nous fournit un Black Metal agréable et absolument pas caricatural, j’avoue que c’était un peu ma hantise, n’étant pas très fan du genre. Je ne connaissais que peu leur discographie, on ne peut pas dire que j’attendais de morceaux en particulier, ni que j’avais de réel comparatif en tête, mais la prestation des musiciens était carrée, tout en étant chaleureuse, un vrai régal.

Lors du rappel on aura droit à une reprise de Led Zeppelin, Immigrant Song, à la sauce blackmetalisé et ça rend plutôt bien même si ça tournait un peu à la bouillie sur les solos.

Bref, cette prestation d’Enslaved était vraiment convaincante. Un concert fait par des vikings sympas, qui serreront les paluches des gars de devant avant de s’en aller, et je crois bien que je suis fan maintenant. On aura l’occasion de les revoir très bientôt en France, puisqu’ils font partie de l’affiche du Hellfest 2012.


Leverage de Lyriel

Serafina dans Critiques, Musique le 7 mars 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Lyriel est un groupe de pop Folk Metal dont nous avons ici beaucoup apprécié les deux derniers albums, Autumntales et Paranoid Circus. Ce groupe allemand propose en effet un Metal plutôt très doux, mêlé de beaucoup de nombreux instruments aux sonorités folk, qui se rapproche du folk de Blackmore’s Night plus que de celui d’Eluveitie si vous voyez le genre. Une musique plutôt atmosphérique, pas vraiment du genre à vous faire danser la polka dans un circle pit.

Photo promo de Leverage de Lyriel

Leverage est donc sorti le 15 février dernier, dans un relatif anonymat sous le label AFM Records. L’album se compose de 10 pistes pour un total de moins de 40 minutes, dont une intro When It’s Coming To An End d’une minute quarante. Je trouve cela un peu limite comme durée pour du Metal, surtout au prix d’un CD de nos jours, mais bon.

Dès la première vraie piste, Leverage on remarque que le groupe a choisi de mettre un peu plus en avant son coté Metal et ce qui va avec, la batterie, la rythmique plus agressive. On reste dans du soft évidemment, mais cette facette plus incisive et plus violente du groupe se démarque clairement de leurs productions précédentes. Auparavant les guitares étaient moins mises en avant, au profit du violon et autres violoncelles et leur rythmique bien caractéristique. Ici, les guitares attaquent tout de suite. C’est encore plus flagrant sur Voices In my Head, qui commence par des rythmiques incisives, des grunts et un violon inquiétant qui viennent soutenir un chant plus sombre et aux paroles parlant évidemment de folie mentale. Le folk par contre est presque oublié sur ces pistes.

Heureusement on retrouve ces instruments sur Partying par exemple, qui comme son nom l’indique propose un folk dansant et enlevé, ou sur The Road Not Taken, magnifique power ballad très celtique qui n’aurait pas dépareillé dans la discographie d’une Loreena Mc Keenit. A ce propos, la voix de leur chanteuse Jessica Thierjung, s’adapte parfaitement à l’exercice des ballade par sa douceur. En effet, loin des clichés du Metal à chanteuses, ce n’est pas un chant lyrique que propose Lyriel, mais un chant clair très pop, très traditionnel, pas forcément très puissant, mais efficace, faisant parfois penser à celui de Sharon Den Adel pour sa douceur. Sa voix est souple, douce et fluide. Elle contribue beaucoup à l’identité du groupe.

Thierjung Jessica de Lyriel

Le groupe chante toujours en partie en Allemand, sur deux titres de l’album, Aus der Tiefe, qui est un des morceaux les plus proches des précédents albums du groupe, et Wenn Die Engel Fallen, deuxième ballade de l’album chantée en duo avec une voix masculine pour une fois, mais qui m’a parue un peu fade.

Leverage est un album efficace et auquel il est bien difficile de reprocher grand chose, bien produit, réussi au niveau des compositions, avec un joli chant et une utilisation raisonnée des éléments folks. L’album se démarque réellement du reste de la scène Folk Metal par son orientation plus traditionnelle. Si les morceaux de Lyriel sont généralement assez prévisibles, des power ballads avec couplet doux et refrain un peu plus énervé aux paroles faciles à reprendre, le groupe sait se renouveller et on ne s’ennuie pas au cours de l’album.

Leverage de Lyriel CoverDans l’ensemble Leverage est dans la lignée des précédents albums du groupe, tout en s’affirmant un peu plus et trouvant un équilibre entre Metal et Folk qui séduira peut être un peu plus le public metaleux. Mais il ne faut pas se leurrer, le groupe a toujours un style qu’on aimera ou pas. J’ai pour le moment tendance à préferer Paranoid Circus et Autumntales, mais Leverage n’est pas un mauvais Lyriel et ce genre de musique s’apprivoise et s’apprécie plus avec la durée. Avec ses ambiances celtiques très marquées, ses lignes de chant faciles à assimiler et ses cotés sautillants, c’est un album sympathique qui s’écoute avec plaisir sans être forcément transcendant, et qui est une bonne manière de découvrir le groupe si ce n’est pas encore fait.


HtH#2: (Don’t Fear) The Reaper de Blue Öyster Cult

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

Serafina dans Actualité, Musique le 4 mars 2012, avec 7 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Il y a des groupes, parfois, qu’on est un peu surpris de retrouver au Hellfest. C’est le cas de Blue Öyster Cult, un groupe des années 70 à mi-chemin entre Rock Psyché et Heavy Metal. Pour être tout a fait honnête, la discographie du groupe m’est quasiment inconnue, les rares fois où j’ai tenté de les écouter, je n’ai pas réussi à m’y intéresser suffisamment pour en garder souvenir. Ceci, à une exception près, leur magistral et cultissime (Dont Fear) The Reaper sorti en 76 avec l’album Agents of Fortune, aux lignes de chants reconnaissables entre mille, à l’arpège unique et surtout, aux paroles marquantes, qui fait partie de mes chansons préférées de la terre et de l’univers.

Disons que le clip accuse son age et que ce n’est pas forcément le genre de clip que j’aurais imaginé pour cette magnifique chanson. Blue Öyster Cult est programmé pour le dimanche et dernier jour du Hellfest 2012, sur la MainStage01, juste avant le Crüe et il y a peu de chances que nous le loupions. Mais voilà, comme pour les autres groupes du genre, tels Europe, Kiss ou encore Scorpions, on les regardera de loin, en ne se levant guère que pour le fameux titre. Dommage, mais c’est souvent comme ça, pour ces vieux groupes cultes, victimes du succès phénoménal d’un seul et unique titre dans la sphère Metal.

A moins qu’ils passent en même temps que Vulture Industries, évidemment.


Neverworld’s End de Xandria

Serafina dans Critiques, Musique le 29 février 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Après plusieurs années d’absence, Xandria a créé la surprise avec leur dernier single Valentine, tiré de Neverworld’s End, prenant un tournant radicalement plus Metal que dans leurs derniers albums. Ils prennent là à contre pied la plupart des autres groupes de Metal Symphonique, qui s’orientent peu à peu dans la pop mielleuse pleine de ballades à l’image de Within Temptation. Xandria fait l’exact chemin inverse et tape dans le lyrique, pompeux comme du Nightwish de l’époque Tarja, lourd et violent, bref du vrai Metal Symphonique. Enfin, en tout cas c’est l’impression que laissait ce premier single. Le reste est-il au même niveau ?

Neverworld's End de Xandria Promo

Il y a des groupes pour lesquels il faudrait accompagner le changement de chanteuse par un changement de nom. Et c’est le cas de Xandria, car à part sur les quelques ballades de l’album il ne reste plus rien de ce qu’a été la formation allemande pendant quatre albums. J’éviterais donc les comparaisons aux anciens opus, et considèrerais qu’il s’agit de groupes différents, car on est tellement éloigné lorsqu’on s’intéresse un minimum au genre que de telles comparaisons seraient stériles.

Manuela Kraller de Xandria

Manuela Kraller remplace Lisa Middelhauve pour ce nouvel album

Musicalement, on est très proche du Power, avec un tempo assez élevé sur tout l’album, et ce n’est pas Soul Crusher aux riffs acérés qui viendra me contredire, avec son coté symphonique surtout présent grâce à des cordes et des chœurs, majoritairement féminins, qui répondent à la voix de leur chanteuse. La batterie est étonnamment présente et mise en avant , plutôt agressive et concentrée en double pédale, comme par exemple sur The Lost Elysion, ce qui renforce le coté rentre-dedans de cet opus. Ce qu’il faut aussi avouer c’est que la production est plutôt bien foutue, aucun intrument n’est oublié, la voix n’est pas trop mise en avant, on entend bien la guitare, bref, c’est un mix équilibré, qui du coup est très efficace.

Niveau structure, la plupart des morceaux ne dépassent pas les cinq minutes, et obéissent aux standards du genre, couplets, refrains à chœurs et pont. Ceci dit, cela reste très bien dosé et sans tomber dans l’excès ou la caricature.  L’album comporte malheureusement quelques ballades à l’intérêt limité, comme The Dream Is Still Alive, à la composition sans trop d’intérêt, au chant qui n’en a pas vraiment plus, Manuela ne montant pas plus dans les aigus que dans les autres morceaux, un morceau en somme dont je me serais volontiers passée. On retrouve cependant dans ces ballades certains éléments de l’ancien Xandria comme les flutes celtiques. En parlant de flutes celtiques, on notera les violons très Folk sur Call of the Wind, qui est très agréable et n’est pas sans faire penser à du Lyriel. C’est d’ailleurs un des seuls morceaux à vraiment se démarquer justement grâce a ce coté folk.

Manuela Kraller, la chanteuse sur cet opus, n’est pas sans rappeler Tarja ou une Floor, pour le coté soprano à la voix assez sombre. Vocalement elle tient très bien la route, avec une voix agréable, des jolies notes hautes notamment sur A prophecy of World, bien tenues, et justes. Je ne sais pas si elle tient en live, mais je pense qu’elle vaut le détour, étant donné qu’elle a officié dans Haggard, formation Allemande de Metal Symphonique assez réputée. Malheureusement, sa voix reste relativement interchangeable, et je ne suis pas sure que contrairement à une Simone je saurais la reconnaitre si on ne me disait pas c’est Xandria.

Neverworld's End de Xandria Promo

Et cette impression va malheureusement valoir pour tout l’album. Neverworld’s End est un très bon opus de Metal Symphonique. Objectivement, il n’y a rien à redire. C’est efficace, c’est carré, c’est bien composé, c’est juste. Mais voilà. Ce n’est pas original. Tous les clichés du genre sont là. Bien menés et bien dosés oui, mais clichés quand même. Et si c’est quasiment irréprochable, c’est diablement fade. Je n’ai ressenti aucune émotion, aucune tension dramatique, bref, c’est plat. Cet album serait sorti en 2005, ça aurait peut être simplement été « un album à chanteuse de plus ».

Neverworld's End de Xandria CoverAlors oui, maintenant que le Metal Symphonique est une scène morte-vivante, c’est sur, cela fait plaisir de voir qu’il reste des groupes qui font autre chose que de la pop mielleuse, qu’il existe encore des groupes avec de l’orchestration, de la soprano et du power, mais c’est tout.

Pour un groupe comme Xandria qui revient d’aussi loin, Neverworld’s End est un très bon album. mais l’absence d’originalité font que cet album n’a pas su m’accrocher. Il faut dire aussi qu’il est passé après Helvetios d’Eluveitie, dont le genre n’est pas diamétralement opposé. Ceci dit, je suivrais avec attention la suite du combo maintenant qu’ils vont dans une direction que j’apprécie.


HtH#1: Blooddrunk de Children of Bodom

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 26 février 2012, avec 5 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Children of Bodom est un groupe qui était déjà passé lors du Hellfest 2007, nous avions d’ailleurs assisté à leur prestation de loin. Il faut dire que c’était notre premier festival, et qu’après s’être levé très tôt pour arriver dans les temps, nous n’étions pas très réceptif. Du coup, les souvenirs sont vagues et je dois avouer que je suis curieux de les voir cette année. Certes, le groupe de Melodic Death Metal auquel il mélange le Power et une voix de Black n’a plus vraiment les faveurs que je lui donnais pendant mon adolescence. Depuis leur cultissime Hate Crew Deathroll, leurs enregistrements me laissent des plus perplexes, ayant troqué l’agressivité et la mélodie pour des riffs beaucoup plus banals.

Ce clip pour Blooddrunk en est d’ailleurs le parfait exemple, tant le morceau est lent, fade et basé sur quelques riffs qui ne cassent pas trois pattes à un canard. On est vraiment loin d’un Needled 24/7 que j’espère bien revoir en live. L’histoire du clip et la présentation est bien entendu kitchissime, avec un groupe qui joue dans sa cave et des sortes de mort-vivants un peu partout. Et pour ceux qui ont assisté au Hellfest 2007, je pense que cet interview du groupe réalisé juste après leur rappellera quelques souvenirs… boueux.


Le Journal de Kurt Cobain

Serafina dans Actualité, Critiques, Livres, Musique le 25 février 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Après avoir lu The Heroin Diaries de Nikki Sixx, lire les journaux de Kurt Cobain était un peu une suite logique. Paru en poche aux éditions 10-18 sans doute pour des raisons purement pécuniaires, ce recueil regroupe des extraits des nombreux « carnets » que le défunt leader de Nirvana a rempli de son vivant, où se mêlent paroles de chansons, idées de vidéoclip, réflexions sur son statut, délires sous drogues, liste de compilations musicales, et j’en passe et des meilleures. Une polémique avait entouré la parution de ce recueil, sur son bien-fondé, je n’y rentrerai pas car je n’ai pas réellement d’opinion sur ce point.

Le Journal de Kurt Cobain

Les journaux couvrent la grande partie de la vie de Nirvana: de l’adolescence d’un lycéen paumé, au début de groupe, aux changements de line-up, jusqu’à la gloire et la fin qu’on connait tous. Le début est particulièrement intéressant. Kurt Cobain entretient à l’époque une correspondance assez soutenue avec d’autres groupes de l’époque, comme les Melvins, et ces lettres parlent de l’état de la scène, des groupes qui montent. Bref, c’est une plongée dans le Seattle du début des années 90, qui transpire la déprime et la haine du « heavy metal chevelu du Sunset Strip« , autrement dit, les Mötley Crüe et autres Guns N’ Roses.

Les journaux sautent réellement du coq à l’âne, certaines pages s’arrêtent en plein milieu d’une phrase, et d’autres font référence à des faits (interviews, tournées) qui ne sont pas expliquées dans les notes. Du coup c’est une lecture assez chaotique, bien que ce soit en quelque sorte logique puisque les écrits ne sont pas retravaillés. Cobain a un style d’écriture assez particulier : il invente beaucoup de mots, il a pas mal d’humour et écrit sur une palette assez large : engagement politique, haine des médias, réflexion sur la culture musicale et sur les radios, sur l’émergence du Punk Rock. Étonnamment il se livre assez peu et le terme de journal n’est peut être pas bien choisi, on est plus face à des carnets de travail qu’à un journal. Là où Nikki Sixx racontait vraiment sa vie sur le mode introspection, Kurt finalement, ne parle que rarement de lui.

Le Journal de Kurt Cobain

Cependant ses réflexions trahissent l’état d’esprit d’une époque, d’une génération, et sont sacrément véridiques, même maintenant. C’est son engagement (féminisme, défense des homosexuels) qui ressort surtout, mais aussi sa haine. Sa haine contre le système, contre le conformisme. Sa description de l’héroïne et des conséquences de sa consommation de marijuana sont criantes de vérité et feront plus d’effet que n’importe quel pamphlet anti-drogue, parce que c’est vrai, parce que c’est cru.

Au passage, le journal est aussi très intéressant pour ceux qui aiment le groupe, car il n’est pas rare de trouver les premières versions des futurs hits de Nirvana, les premiers jets de Smells sont présentés par exemple, et c’est toujours intéressant de suivre le cheminement d’une chanson.

Le Journal de Kurt CobainLes journaux sont organisés par ordre chronologique, avec souvent d’un coté, la copie du carnet manuscrit et en anglais, et de l’autre la traduction en français réalisée par Laurence Romance. La traduction est d’ailleurs plutôt bonne, avec de nombreuses notes dus aux jeux de mots et néologismes souvent intraduisibles. Malheureusement, les journaux ne sont pas datés vu que Kurt ne le faisait pas, cependant pour le confort du lecteur et pour pouvoir situer à quel moment de la vie du personnage et du groupe se situent les écrits, je pense qu’il aurait été intéressant de les dater au moins à la louche, car du coup, on est un peu perdu.

Au final, Le Journal de Kurt Cobain m’a malheureusement donné l’impression d’un livre sorti à la va-vite, pour l’appât du gain. Certes intéressant, le tout aurait mérité un plus gros travail de remise en contexte et de datation des carnets. Cependant, je le conseille quand même aux curieux de tout genre, curieux de comprendre réellement ce qu’était cet écorché vif, d’où il venait, comment est né Nirvana. Cependant, cela ne remplacera pas une biographie, et le recueil en lui même ne se suffit pas.