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Nattesferd de Kvelertak

dabYo dans Critiques, Musique le 5 juin 2016, avec 3 commentaires
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Parfois il est bon d’être complètement superficiel et de s’attacher aux couvertures de roman et autres disques. C’est comme ça que j’ai découvert le groupe norvégien Kvelertak: la couverture de leur premier album éponyme était réalisée par John Baizley, grand artiste et aussi leadeur du groupe Baroness. Derrière cette jolie couverture se cachaient 11 titres au son brut de fonderie, dont la force et l’agressivité vous en mettaient plein la gueule. J’aurai pu passer à autre chose, mais la cymbale répétitive de Blodtørst avait attiré mon attention. C’est comme ça que je finirai par prendre une énorme claque, plaçant Kvelertak comme mon groupe favori. Le temps est passé, mon amour quasi inconditionnel a grandi, et voilà qu’ils viennent tout juste de sortir leur troisième album, Nattesferd.

Nattesferd de Kvelertak

Quand votre groupe favori sort son nouvel album, l’attente est forcément très haute et les déconvenues toujours prêtes à venir frapper à la porte, voir à rentrer par la fenêtre. Je dois avouer que c’est clairement ce qu’il s’est passé avec cette troisième galette dont le single 1985 est sorti bien en avance. 1985 se voulait être une sorte de mélange entre le rock psyché des 70″ et le metal progressif façon Kverletak: plutôt lancinant pour le premier et relativement répétitif. L’alchimie des deux peut prendre pour les gens n’aimant pas le Kvelertak habituel (illman aime, confirmant une fois de plus que cette personne n’a aucun goût !), mais pour les autres c’est clairement la douche froide et cela a cristallisé mes attentes de l’album. Un virage à 180° ?

On démarre avec Dendrofil for Yggdrasil qui commence comme toutes les intro d’un album Kvelertak avec une montée progressive de son saturé pour vous en mettre plein la gueule au bout de 30 secondes. Voilà qui n’est pas sans rassurer: 1985 est peut être mou, mais le groupe sait encore recycler sa recette. Ce morceau est une introduction très classique pour le groupe, agressive à souhait mais elle dénote d’une certaine mélancolie que l’on va retrouver un peu partout dans l’album. En effet, Nattesferd s’avère être un album beaucoup moins rentre dedans que les deux précédents. La force y est, l’agressivité aussi, mais il s’en dégage une forte impression de mélancolie qui me fait beaucoup penser à Ordsmedar Av Rang de leur premier album. Puissant, fort, brutal mais aussi très triste. Mélancolie, nostalgie, maitrise sont pour moi les maitres mots de cette troisième galette.

Kvelertak Nattesferd Promo

Après un 1985 qui passe beaucoup mieux dans un album qu’en tant que single, mais qui reste tout de même très mou, on enchaîne avec le titre éponyme. Nattesferd est juste le mélange génial entre ce son plus doux et nostalgique du nouvel album tout en conservant l’agressivité habituelle du groupe. Avec son tempo sur vitaminé, ses riffs et longs ponts menant vers des solos prenants, il s’agit clairement d’un de mes titres préférés qui rendra vraiment bien en live. La claque est vraiment forte quand on vient de passer par les 5 minutes 33 de 1985. On enchaine avec Svartmesse qui pourrait presque être sur un album de The Devil’s Blood ou encore Jess and the Ancient Ones tant la rythmique est psychédélique et convient parfaitement à l’ambiance. Mais là où le dernier groupe a un son assez chaud d’habitude, on retrouve ici la froideur du nord, comme s’il y avait un filtre hivernal. Par dessus l’orientation clairement 70″ de l’instrumentation vient se poser la voix agressive du chanteur, très punk pour le coup avec des cœurs de temps en temps. Un très bon mélange, bien mieux dosé que celui de 1985 qui vient prouver que Kvelertak a su trouver le bon mélange sans perdre son identité.

Bronsegud est beaucoup plus punk rock que ce qu’on a l’habitude d’entendre au début et aura plus de mal à rentrer dans le moule. Le tempo et la rythmique sont assurés par des Oi ! bien placé qui viennent donner un petit coup de fouet à l’écoute. Rentre dedans et durant moins de trois minutes, on retrouve tout de même ce côté psyché sur les guitares et une basse très présente. Un titre qui sera une fois de plus génial en live. On repart sur du plus lancinant avec Ondskapens Galakse qui là m’a clairement fait penser à un ancien titre, Evig Vandrar, mais le départ assez lent persiste jusqu’à la fin, une ambiance assez nostalgique qui finalement aurait fait une très bonne fin d’album.

La suite vient avec Berserkr et cette habitude de Kverlertak de faire de longs morceaux progressif sur la base de quelques riffs. Là encore, le son est froid mais aussi très mélancolique. Si l’introduction du chant est assez difficile au bout d’une minute, les nombreux changements de rythmiques sont vraiment bien amenés et la dernière minute trente s’avère géniale avec un quasi solo de chant. Cette dernière partie d’album est comme d’habitude purement progressive et on enchaîne avec Heksebrann dont la progression s’étale sur 9 minutes, cool ! Une petite touche de psyché là encore, le froid nordique aussi mais surtout des riffs géniaux, de ce qu’on chante dans la voiture, tout du long, sans jamais s’arrêter. On termine sur Nekrodamus, tradition des albums du groupe qui contient chacun son Nekroquelquechose. Rythmique lente et psyché, elle vient clore l’album avec cohérence.

Nattesferd de KvelertakJ’avais déjà du mal à présenter Kvelertak et leur style de musique clairement particulier. Ce n’est pas du Punk, surement pas du Black malgré certains passages, ni du Stoner, ni quoi que ce soit de directement compréhensible. C’est une sorte de melting pot dont l’élément principal est cette capacité à faire des morceaux prenants à partir de quelques riffs de guitare bien sentis. Nattesferd a un rythme certes plus lent que les précédents, mais il était temps pour le groupe de faire une transition et on peut dire qu’après deux premiers albums quasi identiques, on retrouve ici une nette évolution.

J’aurai eu de longues semaines de doutes au gré des morceaux qui ont leaké et dont l’écoute indépendamment a sans doute précipité ce sentiment mitigé. Comme si le groupe avait pu perdre son âme et accoucher d’une galette à l’image de 1985. Mais c’était là sans compter sur les norvégiens et leur album qui a tout de suite su me rassurer: Kvelertak n’a pas juste eu un coup de pot avec ses deux premiers albums. Ce n’était pas la production de Kurt Ballou qui avait fait de ce groupe cette bouffée d’air frais sur les deux albums précédents, mais bien les musiciens qui réussissent ici à livrer une excellente transition. Nattesferd est là pour confirmer que Kvelertak est avec nous pour durer, continuer de nous sortir des putains de morceaux.


Darkness in Stereo de Forgotten Tomb

Eine Symphonie des Todes

illman dans Critiques, Musique le 1 mai 2015, avec aucun commentaire
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Darkness in Stereo de Forgotten Tomb est un DVD live du groupe sorti en 2014 chez Agonia Records et regroupant trois concerts allemands de leur tournée de 2012, leur dernier faisant echo à la sortie de l’album … And Don’t Deliver Us From Evil. Les musiciens de la formation italienne pondent ici leur premier sacrifice vidéo où ils vont nous abreuver de leur Black Metal de gothique dépressif.

Darkness in Stereo de Forgotten Tomb

Je vais commencer par parler packaging parce que ça m’a un peu fait tiquer à l’ouverture. Tout d’abord, c’est un digibook, jusque là rien de bien extraordinaire, sauf si dans l’idée on voulait mettre un booklet et qu’on a pas pensé à tout. Car figurez vous que le booklet est collé par sa dernière page à l’intérieur du digibook et que dans mon cas il a été collé n’importe comment, c’est tellement gondolé qu’on se croirait à Venise.

Revenons en aux concerts, le premier s’est déroulé au Kings of Black Metal et possède la setlist la plus fournie, normal car c’est le concert principal du DVD. Il laisse une belle part du set, une bonne moitié, à l’album Under Saturn Retrograde qui contient le poutrissime Reject Existence qui ouvre le concert. La prestation est solide même si un gros blanc un peu gênant se profile avant Spectres over Venise, le public n’étant pas spécialement enthousiaste. Le concert se finira par un medley de Disheartnment/Alone/Steal my Corpse.

Darkness in Stereo de Forgotten Tomb

L’éclairage scénique est assez travaillé, renforçant l’atmosphère sombre des italiens. Au niveau montage et prise de vue, c’est le plus aboutis des 3 concerts. L’image est plutôt bonne pour un DVD de petit groupe. L’audio n’est pas en reste au vu de l’édition très lourde qu’a l’air d’avoir subi la bande, il est assez difficile de se dire qu’on est bien en train d’écouter un live par moment tellement le son est clean, c’est un peu dommage.

Pour les deux autres concerts qui sont sous la catégorie bonus du DVD, le constat est ben différent de ce coté là. Le son est bien plus raw et on entend bien mieux le public surtout pour celui au festival Under the Black Sun, celui-ci étant bien peu nombreux au K17, un club de Berlin. Pourtant c’est à ce dernier que l’on peut enfin goûter au titre éponyme de … And Don’t Deliver Us From Evil. L’indéboulonnable Reject existence est toujours du programme, c’est sur le dernier concert qu’on trouvera du changement de setlist, avec l’ajout de 3 pistes de leur tout fraîchement sorti nouvel album de l’époque.  On sent tout de suite que le shoot est un peu moins pro, déjà parce que les éclairages sont moins adaptés, c’est un véritable bain de soleil sur le second concert. Heureusement, l’image est encore une fois d’assez bonne qualité.

Forgotten Tomb

Au final, avec Darkness in Stereo de Forgotten Tomb vous aurez droit à pas loin de 3h de concert. Pour 14€ vous avez accès à un DVD qui plaira forcément aux fans du groupe, en tout cas, il m’a plu à moi.


Live at the Opera de Satyricon

dabYo dans Critiques, Musique le 28 avril 2015, avec aucun commentaire
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Le premier mai, c’est le jour du muguet, mais c’est aussi le jour officiel de la sortie de Live at the Opera de Satyricon chez Napalm Records. Il s’agit de la sortie sur disque de l’enregistrement d’un concert que le groupe a donné en novembre 2014 avec le chœur national d’opéra de Norvège, dans le cadre d’un festival de musique contemporaine. Chez nous ça paraitrait ouf, mais en Norvège c’est plutôt de l’ordre du normal. Vous prenez un groupe de Black Metal que j’aime de base, et vous me promettez d’y rajouter des chœurs, évidemment je me jette sur l’opus.

Live at the Opera de Satyricon

Il s’agit d’un concert live, c’est donc sur CD et sur DVD que leur performance a été réarrangée. Satyricon a joué pour cette occasion un set de 14 titres, qui reprend la plupart des morceaux les plus populaires de leur discographie et auxquels des chœurs vont venir s’ajouter, ça et là. Car en effet, contrairement à ce qu’on a par exemple pu connaître avec la collaboration de Therion ou d’Epica avec l’orchestre de Miskolc, il ne s’agit pas ici d’arrangements orchestral. La musique n’accueille pas de nouveaux instruments, mais est agrémentée de chœurs qui viennent souvent se placer à des moments clefs.

Live at the Opera de SatyriconOn pourrait naïvement penser que cela ne change pas grand chose, et pourtant, c’est tout le contraire. La musique de Satyricon est globalement assez variée, elle est passé d’un Black Metal pur et dur à parfois du Black’n’Roll très rythmique, d’autres fois à de l’atmosphérique au désespoir vraiment palpable. On voit tout de suite ce que pourrait donner des chœurs sur cette deuxième catégorie, un peu moins sur la première. Et pourtant, les chœurs féminins et parfois masculins sur les morceaux de Black’n’Roll en font des épopées lyriques d’un très bon niveau. On ne pourra que fondre devant l’arrangement de Now, Diabolical ou encore K.I.N.G.

La musique de Satyricon est épique, et ce coté ne peut être que renforcé par les chœurs. Ce ne sont pas des chœurs grégoriens à la Epica, on est sur pas mal de points plus proches d’un Therion à ce niveau. Les ajouts vocaux sont souvent très présents, mais sans faire trop pour autant, et donnent aux morceaux de Satyricon une nouvelle touche grandiloquente. C’est dans un style vraiment génial, qui parfois transforme les compositions en une bande son de tragédie grecque façon Black Metal.

Côté bande son c’est donc du tout bon, mais j’ai quelques réserves sur la partie vidéo. En effet, l’image est tout de même très sombre, les lumières sont assez mal exploitées et du coup, ce n’est pas toujours super intéressant à regarder. On a souvent des passages très noirs où l’on ne distingue pas grand chose. Bon, ça reste tout de même très acceptable et ça permet de rentrer clairement plus dans l’ambiance, bien que les musiciens soient relativement statiques.

Live at the Opera de Satyricon

Live at the Opera de Satyricon nous a donc plus que conquis et aura une place toute particulière dans la discographie du groupe. Des morceaux comme Now, Diabolical sonnent moins fort, moins dense, quand on les réécoute dans leur version originale, comme s’il manquait quelque chose. Prévu pour le 1er mai prochain, le pack comprend le live sur DVD avec un double CD pour près de 20€ suivant les éditions, ce qui est plutôt raisonnable. On a déjà préco, évidemment ! On rappelle que le groupe fait partie de l’affiche du Hellfest 2015.


Extinct de Moonspell

Serafina dans Critiques, Musique le 5 mars 2015, avec aucun commentaire
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Moonspell fait partie de ces groupes cultes que nous avions déjà écouté d’une oreille mais sans qu’ils n’entrent réellement dans notre top. Et puis il y a eu ce dimanche au Hellfest 2013, où nous avons décidé d’assister au concert des portugais sous la Altar, de loin. Du moins au début, car nous avons pris une grosse claque ce jour là, et nous avons adoré le show. Nous avons par la suite exploré la discographie du groupe, notamment leur dernier Alpha Noir/Omega White que nous avions acheté à sa sortie sans trop l’écouter. Moonspell est depuis entré dans mon top personnel, j’attendais donc avec impatience leur nouvel album Extinct qui sort le 6 mars chez Napalm Records.

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La couverture est encore une fois signée Seth Siro Anton qui officie dans Septic Flesh. L’album se compose de 10 pistes donc vous trouverez les titres ci-dessous. Certaines éditions intègrent aussi 4 bonus tracks ainsi qu’un documentaire de 90 minutes. Nous n’avons pas entendu ni vu ses bonus nous ne les évoquerons pas dans cet article.

1. Breathe (Until We Are No More)
2. Extinct
3. Medusalem
4. Domina
5. The Last of Us
6. Malignia
7. Funeral Bloom
8. A Dying Breed
9. The Future Is Dark
10. La Baphomette

Si Alpha Noir et Omega White séparaient de manière assez nette les diverses influences de Moonspell, ici, on retrouve les deux facettes du groupe mixées et équilibrées. Le chant clair est relativement présent, avec la voix de crooner si caractéristique de leur chanteur. Le grunt est quasiment absent, ce qui donne un album assez accessible. Personnellement, j’adore, même si je comprend que l’on puisse trouver cela cheesy, pour la fane de Type O Negative que je suis, je ne peux qu’apprécier. Les thèmes sont très Moonspell : l’amour, mais l’amour dans la mort, un monde sombre mais pourtant pas dénué de beauté. Les paroles sont parfaitement représentées par la musique, assez sombre tout en ayant de belles éclaircies. On dirait que je présente la météo en disant ça…

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Pour le coup, l’influence gothique de Moonspell est bien plus présente que sur certains vieux albums. Difficile de ne pas penser à Sisters of Mercy en écoutant Medusalem. Medusalem est d’ailleurs un de mes titres préférés, son tempo relativement élevé, sa construction éloignée du traditionnel couplet-refrain en font un des temps fort de l’album. Le groupe a toujours eu une facette mélodique, mais pour une fois, l’orchestration utilisée est un orchestre turque et cela se ressent énormément, notamment sur le break de Breathe (Until We Are No More) et sur Medusalem.

Pour le coup, cela permet aux portugais d’avoir une réelle originalité dans le genre. La plupart des groupes qui décident d’intégrer des orchestres vont plutôt chercher des orchestrations « classiques ». Je les aime aussi, mais c’est du déjà vu. Ici l’orchestre turque a apposé sa patte sur pas mal de titres, formant une sorte de ligne directrice pour toute la première partie de l’album. La deuxième partie, dès Domina est plus proche de Omega White.

Bien sur, comme sur Omega White, on est sur des structures assez simples, en mode couplet-refrain, assez efficaces. Seul bémol, certains morceaux sont réellement trop axés sur des refrains, répétés dix fois, comme c’est le cas sur Extinct ou encore The Future is Dark qui est d’ailleurs assez faible à mon avis par rapport au reste de l’album. Domina aussi a tendance à marteler le refrain, mais le long passage instrumental et son solo compensent le classicisme qu’on aurait pu redouter. L’outro, La Baphomette est clairement la surprise de l’album, puisque c’est une valse, sans guitares …. chantée en français !  Je n’ai toujours pas décidé ce que je pensais de ce morceau ovni.

En résumé, Extinct est un album de Moonspell dans la droite lignée d’Omega White, avec des touches d’Alpha Noir. Si vous n’avez pas aimé cet album bonus, vous n’aimerez probablement pas celui-ci. Mais si comme moi c’est un de vos albums préférés, vous ne pourrez qu’aimer Extinct. Moi il tourne déjà en boucle sur mon iPhone.


Ragnarök Juletide de Raskasta Joulua

Serafina dans Actualité, Critiques, Musique le 24 décembre 2014, avec aucun commentaire
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Je me suis demandée ce que j’allais pouvoir faire comme article ici une veille de Noël. Mais heureusement nos amis finlandais ne sont jamais en rade de bonnes idées pour fêter Noël. La bas, ils ont un collectif qui s’appelle Rsakasta Joulua et qui réunit pléthore de stars du metal finlandais qui reprennent des chansons de Noël. Ouais, comme ça, normal. On retrouve évidemment Marco Hielata de Nightwish  et Tony Kakko de Sonata Arctica  jamais tr ès loin de ce genre d’initiatives  mais aussi Tommi Salmela  de Tarot ou Elyze Ryd d’Amaranthe.

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Ils ont déjà plusieurs albums à leur actifs, mais celui de cette année Ragnarok Juletide est le premier à contenir des chansons en anglais . C’est odnc l’occasion pour nous de découvrir ce projet qui a déja plus de dix ans et qui fait des tournées sold-out dans les pays scandinaves.

Les reprises de Noël en metal, on en connait pas mal, et j’en mets toujours pas mal dans mes playlist aux alentour de Noël. Ici, on a quand même un certain travail pour métalliser tout cela, c’est pas juste « on joue la mélodie à la gratte électrique ». C’est un projet réalisé sérieusement même si cela reste des reprises de classiques de Noël il ne faut donc pas trop en demander non plus. Au menu, on retrouve donc les reprises suivantes :

1. We Celebrate at Christmastime
2. The First Noel
3. Here on the Hay
4. Little Drummer Boy
5. The Elf
6. Christmas Is Here
7. Sylvia’s Song
8. White Christmas
9. Home for Christmas
10. A Sparrow on a Christmas Morning
11. Christmas Has Come
12. Ave Maria

Bon nombre de ces chansons ne sont pas très connues de toute manière en France. Cela reste une playlist de Noël sympathique ! La majorité sont dans un style très power ou symphonique, ce qui n’étonnera personne en voyant la liste des participants.



L’album est sur Spotify et sur Deezer, vous savez donc quoi écouter cet après midi. Si vous connaissez d’autres bons albums de chansons de Noël version métal, c’est le moment de me les donner en commentaire.


Hello Strange de Girls in Hawaii

Même joueur joue encore : un chouette album de remixes

Malicia dans Critiques, Musique le 13 décembre 2014, avec aucun commentaire
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Et voilà, le groupe belge Girls in Hawaii signe son retour fracassant avec un nouvel opus disponible depuis mi-novembre : Hello Strange. Enregistré en live lors d’un concert à Louvain-La-Neuve, le groupe s’est essayé cette fois-ci à plus d’instrumental et d’acoustique… et le pari est plutôt réussi !

girls in hawaii

C’est une première pour le groupe qui signe un album enregistré en une fois, mais surtout un album qui ne comporte que des reprises de ses précédents morceaux. Des morceaux réinterprétés, totalement changés, dont certains sont carrément sublimés malgré d’autres au bilan plus mitigé, enfin pour moi.

Une autre particularité de cet album, c’est que le groupe a carrément exploité à fond sa fibre musicale en utilisant des instruments un peu « désuets » (vibraphone, harmonium indien, contrebasse) ou d’autres plus « exotiques » : synthé, harmonica, percussions latines… Il y a une vraie recherche, un besoin d’expérimentation, qui montre bien que le groupe a misé sur la prise de risque plutôt que la facilité, ce qui s’avère carrément payant.

ZoufrisAinsi, parmi mes morceaux préférés de cet album, on retrouve Rorschach que j’aimais déjà beaucoup, Where do your tears come from (mon morceau préféré de l’EP Refuge), The Fog (LA bonne surprise) ou encore The Creek.

J’ai beaucoup aimé retrouvé des vieux morceaux comme This farm will end up in fire, Catwalk ou encore Couples on TV que j’écoutais il y a quelques années ; ou des morceaux plus récents comme Mallory’s Height et Switzerland.

Au rang des petites déceptions, j’y mettrais deux morceaux que j’ai beaucoup aimé de l’album Everest. The Spring tout d’abord, dont je préfère le côté « dépouillé » dans la version originale, qui m’évoque davantage le contexte lié au morceau (enregistré en Islande, à partir de bruits ambiants, avec des tonalités très douces-amères). Pour Misses, c’est l’inverse, j’aimais son côté très « instrumental » et cette véritable explosion de sonorités, ici, je trouve qu’il perd un peu de son intensité. D’autres ont apprécié, c’est donc plus une question de goûts qu’autre chose, je pense.

Car c’est vrai que cet album est pour moi réussi, découvrir une autre facette du groupe, des sonorités totalement inédites, croiser Girls in Hawaii là ou je ne les attendais pas, c’est une belle surprise. Pour conclure, j’ai donc envie de répondre un grand « Hello you, nice to meet you » à l’album « Hello Strange » et je suis d’ailleurs assez dégoûtée que leur tournée Hello Strange ne passe pas par Lille cette fois-ci parce que bon sang, ce que ça doit donner en live (et les concerts en Belgique pas trop éloignés de chez moi avaient lieu en semaine sinon j’aurais fait le déplacement) !


Everest de Girls in Hawaii

L'album de la renaissance

Malicia dans Critiques, Musique le 17 avril 2014, avec 2 commentaires
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Il y a quelques années, je découvrais le groupe Girls in Hawaii et je tombais sous le charme de leurs mélodies, du mélancolique Fontanelle au mélodique Summer Storm. Mais depuis, le groupe avait disparu des antennes, marqué par la disparition de Denis Wielemans, batteur et frère de l’un des membres, décédé dans un accident de voiture en 2010.

Everest de Girls in Hawaii

Puis courant 2013, c’est le retour, avec l’album Everest. Un album que je n’ai découvert que sur le tard et dont je suis tombée amoureuse. Un album marqué par le deuil, par des émotions contradictoires, par autant de choses qui évoquent en moi des sentiments que je partage depuis certains deuils qui ne sont pas passés. Cette chronique sera donc avant tout celle d’un coup de cœur et non d’une mélomane avertie, vous êtes prévenus ;)

L’album débute donc sur The Spring. Un morceau enregistré en Islande par Lionel, avant le décès de Denis. Un morceau qui évoque toute la beauté mais aussi la froideur qui peut se dégager de l’arrivée du printemps : l’hiver est passé par là, la vie s’est éteinte, elle reprend son cours, lentement, sûrement, mais ce qui est perdu ne pourra pas être retrouvé.

Girls in Hawaii

On enchaîne sur l’un des morceaux les plus émouvants du groupe qui  m’arrache toujours quelques larmes, le vif du sujet, la perte, le deuil. Le sublime Misses qui concentre tout le talent musical du groupe et son triste « There is always a fall, but it happens too soon ». Le morceau sera complété par le non moins sublime Here I belong et son touchant refrain :

From the stairs you talked right…
I don’t know, oh I don’t know
Where you’ve gone now
I belong, I still belong
To this here and now

Bien sûr, Everest, c’est aussi un album qui évoque la montagne, qui la prend pour symbole, l’impalpable, le sommet, l’inatteignable. Et c’est en évocation à cette montagne que le groupe signe deux des morceaux les plus entraînants de l’album à mon goût, Switzerland et Mallory’s Heights. Rorschach, plus urbain, restera cependant le titre qui me donne le plus envie de me trémousser sur une piste de danse jusqu’à l’aube.

Not Dead de Girls in Hawaii

Enfin, terminons par mon morceau préféré Not dead, une ballade, un morceau profond, plein de belles sonorités (que je ne sais pas définir parce que je suis une buse… no comment). Son refrain à chanter à tue-tête, I’m not dead, I’m just doing wrong. Sa dernière phrase, répétée à l’infini, à se répéter jusqu’à la fin : Until I sleep I forever walk. Une chanson qui nous rappelle que Girls in Hawaii n’est pas mort, mais en convalescence et prêt à en découdre avec l’adversité. Bon retour parmi les vivants, les mecs !


The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun

Ami du Doom et du Sludge, bonsoir

illman dans Critiques, Musique le 17 mai 2013, avec aucun commentaire
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The Cosmic Escape of Admiral Masuka c’est le nom un peu barbare du premier EP du groupe de Doom/Sludge tout droit sorti de Montpellier, Verdun soutenu par Head Records. C’est pour une durée de plus de 30 mins que les trois pistes de l’album vont nous transporter ailleurs. L’artwork de la cover a été réalisé par le chanteur, qui est aussi tatoueur pour la petite histoire. Bref si on en revenait à ma petite révélation 2012 de Doom/Sludge, dont l’EP est en écoute gratuite, où l’on trouvera aussi CD et vinyles.

The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun

Comme je le disais, l’EP est composé de trois pistes, vous allez dire que ça ne fait pas beaucoup mais je rappelle que l’on a affaire à du Doom aussi. La première piste de l’album, Sons of the Atom, culmine du haut de ses quasi treize minutes et commence déjà par nous assommer avec une intro doomesque et lancinante à souhait.

Et c’est bien parce que le disque essaye de nous raconter une histoire qu’il commence ainsi. La première phase, c’est cette apocalypse nucléaire qui se déclenche, la piste est littéralement radioactive, le tempo est lent, les riffs ultra lourds et le chant crié à la limite du plaintif ferait presque froid dans le dos. On sent que la solitude gagne sur la fin.

Il ne reste plus qu’un homme sur Terre, l’amiral Masuka, pour Last Man Standing, où on accélère un poil le mouvement, on sent une influence psyché par moment à la guitare. Ici encore on touche au canon du Doom pour une piste certes plus courte, 7 mins 30, mais on gagne en intensité. On découvre de la reverb sur la voix pour la dernière partie de la fuite dans l’espace de l’amiral sur JAXA. C’est malsain, c’est halluciné, c’est vraiment très bon.

The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun Jaune OrangeLa fin de l’histoire est tragique, vous pourrez vous en douter. Elle est retranscrite par les notes traînantes de la guitare lourdement modifiée par les effets, puis par un final à l’harmonium qui met un peu mal à l’aise. Je ne vois qu’une seule chose à faire pour que vous palpiez cette ambiance, c’est que vous vous lanciez dans son écoute.

Là où The Cosmic Escape of Admiral Masuka arrive à faire fort, c’est qu’il propose trois chansons bien différenciées qui font partir au loin toute impression de déjà entendu et de répétitivité. Cet EP est l’une de mes galettes préférée de 2012 et j’attends avec impatience leur premier album. Et puis écrire cette chronique m’a permis d’apprendre ce qu’était un harmonium et ça, ça n’a pas de prix.


Visions of the Hereafter de John 3:16

Visions of Heaven, Hell and Purgatory

illman dans Critiques, Musique le 1 mai 2013, avec aucun commentaire
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Il y a quelques mois, je chroniquais le split The Pursuit of Salvation qui voyaient à ses commandes FluiD et John 3:16. Aujourd’hui, John 3:16, né Philippe Gerber, revient ici seul pour son premier album Visions of the Hereafter, après une poignée d’EP et le split cité précédemment. Cette galette de Drone/Ambient est sorti en octobre 2012 sous l’égide d’Alrealon Musique et c’est au travers de 9 pistes que l’artiste va s’exprimer, le tout enrobé d’une pochette illustrée par William Schaff.

Visions of the Hereafter de John 3:16

John 3:16 est un vétéran de la scène, il a couru les lives en Europe au sein de la formation Heat from a DeadStar, un groupe d’Alt. Rock Garage Instrumental. Après la séparation du groupe en 2010, le sieur a fait passé son projet solo au premier plan pour se lancer dans l’effervescence du genre que je qualifierais d’Industrial Drone/Ambient Shoegaze. Ouais je sais c’est compliqué, c’est pourquoi je vais un peu détailler ma pensée.

On retrouve tous les instruments d’un groupe de rock normal : guitare, basse et batterie sont au programme mais pas pas comme vous l’entendez. Car une avalanche d’effets différents viennent agrémenter le tout et rare sont les moments où ces sons s’éclaircissent. Il y a une notion de brouillard musical qui n’est pas déplaisante, car des nappes sonores et divers effets électroniques viennent agrémenter le tout. La voix fera même quelque fois son apparition que ce soit pour un court instant de chant masculin clair, des chœurs qui se perdent dans le lointain ou une sorte de diffusion radio pendant le dernier morceau de l’album, Fall of the Damned.

Vous aurez peut-être remarqué que le nom de l’artiste est un verset de la Bible, Jean 3:16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Et là le titre et le sous-titre de l’album prennent un peu de sens. Personnellement je trouve ça un peu glauque l’abondance de références à la religion mais bon, je n’en étais pas encore au bout de mes peines: les neuf titres de l’album se rapportent à ce thème. Après tout, on nous a promis le paradis, l’enfer et le purgatoire. On regrettera l’absence de progression au long de l’album sur cette thématique, on aurait pu s’attendre à une sorte d’histoire avec ce point de départ. Mais le musical n’est pas assez accroché à sa thématique pour contribuer à cet effort. Bref passons outre ce point.

Prises une par une, je trouve les pistes assez excellentes même si les plus longues (au delà de 7 mins) sont à un chouia de devenir répétitives. Certaines pistes relèvent d’une certaine puissance, à l’instar de The Inner Life of God où la batterie dont le son a été gentiment saturé fait grimper l’intensité du morceau. Là où je pense que John 3:16 a péché c’est à mélanger plusieurs genres alternativement sur sa galette. The Ninth Circle, la piste d’ouverture, est clairement Ambient, on a quelques hybrides comme Ascend of the Blessed qui lance une transition vers un pendant plus instrumentaliste.

Visions of the Hereafter de John 3:16Malheureusement ce n’est que la quatrième piste et les percussions de l’introduction de Throne of God, le second morceau, est déjà passé pour ruiner l’ambiance. L’ensemble manque donc d’homogénéité qui aurait pu être atténué par une progressivité de l’album malheureusement un peu mal maîtrisé.

Au final, Visions of the Hereafter de John 3:16 se révèle être une bonne écoute d’ambiance. Loin d’être aussi incisif que dans mes souvenirs sur son précédent effort (le split), il n’en demeure pas moins un élément de la discographie de l’artiste qui encourage à jeter une oreille à ce qu’il pourrait bien pouvoir nous pondre par la suite.


The Pursuit of Salvation de FluiD et John 3:16

Un split WTF OMG BBQ

illman dans Critiques, Musique le 19 septembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

The Pursuit of Salvation est un album sorti le 19 mars 2012 dans sa version vinyle et le 25 mai pour la version digitale chez Alrealon Musique. A se partager les 5 pistes de l’album, on trouve les deux artistes FluiD et John 3:16 pour un split d’Ambient du plus bel effet. Étant plutôt un adepte du Dark Ambient, je ne savais pas trop ce qu’un album qualifiait simplement d’Ambient allait pouvoir m’apporter, peut être simplement de nouveaux horizons.

The Pursuit of Salvation de FluiD et John 3:16

Le titre de l’album, The Pursuit of Salvation, est loin d’être neutre, il donne la ligne directrice de l’ensemble et sa thématique. Cela se ressent coté titres des pistes, le tout ayant une consonance très… biblique. Après, il va falloir faire preuve d’imagination pour voir le rapport avec la musique, les échos d’église dans Plague mettent sur la voie entre autres.

FluiD a la primauté de la face A du vinyle avec trois pistes. Cet artiste US originaire de Chicago est porté par son influence Hip-Hop, usant abondamment de scratch, et de l’Electro. Car oui, le son FluiD est electro, il m’arrive d’écouter de l’electro quand c’est bien fait et que c’est intéressant, et là j’ai trouvé que c’était bien le cas. Ambiance oppressante sans forcément être trop sombre, il se dégage un sentiment de malaise des pistes du sieur. Il augmente l’intensité de ses nappes avec quelques instruments, notamment un piano, mais il utilise aussi des samples de voix que ce soit pour donner un effet caverneux avec des choeurs sur Angel Pt. II ou pour donner un aspect inquiétant à des petits bouts de phrases, en les mixant mixant avec du scratch et divers effets sur The Forewarning.

The Pursuit of Salvation Side A de FluiD et John 3:16

John 3:16, vétéran du groupe Heat of a Deathstar, livre quand à lui un son plus chaleureux où se mêleront les nappes avec parfois de la guitare saturée. Mais le ton révèle une ambiance plutôt SF, sans doute pour ça que je préfère cette partie. Le son est plus aérien sur God is Light. Tout comme son comparse il sait aussi se faire inquiétant sur Toward the Red Sea.

Question packaging, l’illustration de pochette est assez étrange, je trouve qu’elle ne colle pas très bien à l’ambiance dégagée par l’album, que ce soit dans l’univers de l’un des artistes ou de l’autre. Collage stylisé représentant une créature qui rassemble un coté démon et un coté angélique, l’artwork de la pochette est réalisé par Trey Crim. Par contre elle soutient le concept, cette dualité qu’on retrouve à même du principe du split avec une vision résolument différente sur chaque face du vinyle.

The Pursuit of Salvation Side B de FluiD et John 3:16

Au final The Pursuit of Salvation n’égayera pas vos soirées d’hiver, c’est pas son genre, mais leur donnera une nouvelle consistance. L’ambiance est au rendez-vous ici, évidemment, il ne faut pas être allergique à l’electro mais bon si vous avez lu jusque là cela ne doit pas être un problème. Le tout est maîtrisé et suffisamment plaisant pour plaire à des non initiés. ifisDead, nouveau refuge de l’Ambient et du Dark Ambient.