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The Eternal Drift’s Canticles de Verdun

Lost in space with no hope

illman dans Coup de Coeur, Musique le 8 décembre 2016, avec aucun commentaire

En cette année 2016, Verdun a décidé d’offrir au monde son premier album, après l’EP The Cosmic Escape of Admiral Masuka. Vous pouvez constater dans ma précédente chronique que je suis un gros fan de leur musique, même si je ne les ai pas encore vu live. J’attendais donc cette offrande de pied ferme mais j’ai quand même laissé décanter avant d’en parler, vu que l’album est paru le 20 avril 2016

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On a donc affaire à une galette de 55 minutes qui comporte 5 pistes, vous imaginez donc que les pistes avoisinent les dix minutes. Les montpellierains œuvrent toujours dans leur propre style sludgecoresque identifiable d’une seule oreille. L’album est sorti en CD digipack et en double LP, pour bien couvrir j’ai pris les deux (et sur bandcamp en numérique…). Parce qu’autant avoir le CD est pratique autant pour apprécier les artworks rien ne vaut le vinyle. Et ils valent le détour, 3 superbes illustrations ornent ces éditions. Empreintes d’un mysticisme certain avec un univers de décadence spatiale, rarement un art n’aura crié Grim Dark Future aussi fort que cette pièce gothique qui sert de pochette. Je m’arrêtes la sur le packaging, je sonne déjà assez fanboy comme ça.

L’album prend là où l’EP avait laissé. Niveau histoire c’est la suite logique de la dérive spatiale de Masuka. Une chose est sure on sent bien l’immensité du vide et le désespoir dès le début de l’album avec Mankind Seppuku. L’intro est oppressante au possible avec ce qui ressemble à un accordéon utilisé par un mec qui veut mettre fin à ses jours, difficile de faire plus anxiogène, à moins de s’appeler Cities Last Broadcast.  Contrairement à leur EP, ils ont sorti la reverb sur la voix dès le début, normal on est déjà dans l’espace. Je vous le disais, cet album a une ambiance de malade, ce petit discours en chinois au début de Self-inflicted mutalitation avec son riff bien lourd en fond le prouve encore une fois.

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L’intensité va crescendo au fur et à mesure de l’album, déchaînant des riffs de plus en plus lourds et violents. Le chant crié donne une impression d’urgence et de danger. Tout ça nous dirige doucement vers sa conclusion sur Jupiter’s Coven, une sorte d’apothéose cosmique qui se déchaîne autour de Jupiter, lançant une dernière malédiction contre l’humanité avant de s’éloigner dans le vide stellaire.

Vous l’aurez remarqué, j’ai beaucoup parlé avec emphase de l’ambiance, plus que de la musique en elle-même, si je l’ai fait c’est parce que c’est clairement pour moi le but de cet album. Certes la musique supportant cet ensemble est d’extrêmement bonne qualité mais elle m’a donné l’impression de servir un plus grand dessein. Le chant est aussi excellent, après tout il raconte l’histoire, oscillant entre le désespoir et la violence d’un chant crié associé à des passages où le texte se veut récité comme un mantra il aide clairement à se retrouver dans un autre univers.

Cet album est pour moi un indispensable pour tout fan de sludge post-hardcore spatial (qui a dit marché de niche ?) De ce fait je ne peux que vous conseiller d’écouter avant d’acheter, le bandcamp est la pour ça. Si vous accrochez, vous voyagerez dans des strates intersidérales. Perso j’ai hâte d’avoir la suite.


Japanese MetalEn novembre dernier nous sommes retournés sur l’archipel japonais pour un deuxième voyage. Après avoir découvert la mégalopole de Tokyo et le calme de Kyoto, cette fois c’est en voiture que nous sommes aller faire le tour de la mer intérieure de Seto.

Du coup il nous fallait une bande son pour accompagner les nombreux kilomètres de piste à avaler. L’occasion de découvrir quelques groupes de Metal du coin en somme. Découvrez avec nous quelques groupes représentatifs de la scène japonaise !

Parmi les groupes en vogue au pays du soleil levant on retrouve Man with a Mission et ses cinq ans d’activité à son actif. Le groupe officie dans ce qu’on pourrait appeler un Nu Metal joyeux. Sur les premiers albums du groupe on se retrouve à la frontière entre le mélange des genres de Linkin Park, et les refrains entrainants et joyeux de All Killer No Filler de Sum41. Depuis sa signature chez Sony le groupe semble plus sage et œuvrer dans des balades proches de ce que produit aujourd’hui Linkin Park.

Si ni le mélange, ni l’évolution ne paraissent originaux en occident, on ne peut pas renier le fait que cela accroche plutôt bien l’oreille. Les chansons se retiennent bien, bien qu’elles soient chantées en japonais, chose que l’on ne peut que saluer. Les groupes de Metal de l’archipel chantent généralement en alternant les deux et c’est ce que fait Man with a Mission la plupart du temps. J’aurai évidemment une grosse préférence pour leurs deux premiers albums, l’éponyme Man with a Mission et Mash up the world qui sont assez rafraichissants.

A côté de cette musique finalement assez classique (mais efficace), on retrouve une recherche visuelle assez particulière. Le groupe cultive en effet le mystère autour de son apparence, puisque ses musiciens n’apparaissent que masqués de tête de loups en peluche. Daft Punk et le chanteur de Kvelertak n’ont qu’à bien se tenir.


Pour ce dernier Highway to Hellfest et un dimanche plutôt calme, nous faisons dans le régressif avec Remedy du groupe Seether. Les sud-américains forment un groupe que j’ai beaucoup écouté plus jeune et que je ne pensais clairement pas voir un jour au Hellfest. Je ne connais rien de ce qu’ils ont fait ces dernières années, mais j’irais les voir quand même.

Ils jouent très tôt à 15h sur la Mainstage, ou ils interpréteront probablement le morceau ici présenté. Je ne sais pas du tout ce qu’ils valent en live, mais je serais contente d’aller les voir.


Ce samedi est assurément moins chargé qu’hier. Après avoir probablement fini la soirée entre Watain et Kvelertak, ce samedi, le groupe le plus attendu est assurément Eluveitie, que nous avons déjà vu de nombreuses fois et dont nous ne lassons toujours pas. Le groupe de folk metal jouera vers 22h en ce jour le plus long de l’année.

Le clip du jour est A Rose for Epona, un titre pas forcément représentatif qui se contente d’être une jolie ballade. La ballade ne prend toute sa dimension qu’intégrée dans l’album Helvetios, ou elle est tout de suite plus tragique que prise toute seule. Je l’ai detestée à la sortie du single mais je l’apprécie énormement dans l’album.


Ce jour, le groupe le plus attendu à la rédaction, et particulièrement par dabYo n’est autre que le groupe norvégien Kvelertak. Le groupe joue un étrange mélange entre Black and Roll, Punk et autres influences. Le mélange est difficile à catégorier, et c’est ainsi qu’on le retrouve à cloturer la Warzone, endroit où nous n’allons que rarement.

Le clip du jour est Blodtørst, un clip tout en dessin animé qui n’est pas sans rappeler un vieux Korn. Il est un peu dérangeant mais bien fait dans l’ensemble. Le groupe passe de 1h à 2h ce soir à la Warzone, evidemment nous y seront !


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Comme chaque année cette dernière journée du Hellfest va commencer très difficilement pour nous, avec Leprous qui est programmé à 10h30 sous la Temple. Se lever aussi tôt le troisième jour d’un festival comme le Hellfest relève d’une auto-motivation sans faille, et seul l’avenir nous dira si nous avons réussi. Toujours est il que ce jeune groupe, protégé d’Ihsahn, fait parti des rares groupes de Metal Progressif que nous écoutons. La musique est planante, souvent dérangeante et ils viennent tout juste de sortir un nouvel album, Coal dont voici le premier extrait.

The Cloak est vraiment très progressif et ne représente sans doute pas ce qui nous attire le plus dans le groupe. Toujours est il qu’on y retrouve la musique, l’ambiance tout de même et la voix assez particulière du chanteur. Je ne pourrais pas dire que je sois spécialement impatient de les voir aussi tôt, pas sûr que ça arrive à nous prendre et nous faire vivre une bonne expérience. Mais je ne raterai pas leur passage pour une petite demi heure de sommeil !


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

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En ce samedi, nous seront nous l’espère sous le beau temps, même si nous allons passer la journée sous la Temple, l’antre du Black Metal. Parmis les groupes que nous attendons, on trouve Rotting Christ. Nous avions déjà vu le combo grec à Limoges lorsqu\’ils tournaient avec Finntroll. Le groupe fait un black metal assez sombre et emprunt de diverses musiques traditionnelles (grecques notamment). A l’époque nous ne connaissions pas bien leurs CD.  Aujourd’hui c’est chose réparée et nous sommes très fans de leur dernier opus : Κata Τon Daimona Εaytoy !

Ils seront la pour le défendre et on espère avoir une setlist qui lui fera la part belle. En attendant on vous laisse avec le très beau clip du morceau 666. Le clip, tout en noir et blanc, est vraiment bien realisé, un brin inquietant et colle parfaitement au morceau ! Programmés en fin de journée, on espère bien que les grecs nous emmenerons dans leur monde mystique issu de la fin des temps.


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Ce sera donc la troisième fois que nous verrons les finlandais de Korpiklaani au Hellfest. La première fois dans la boue de l’édition 2007, la deuxième sous une tente complètement conquise et dansant dans tous les sens. Il faut dire que la musique Folk du groupe est du genre efficace lorsqu’il s’agit de faire sauter et danser les métaleux. Et comment pourrait-on bouder son plaisir, tant les instruments sont entraînants. Ils ont sorti l’année dernière leur huitième album Manala dans un silence complet, il faut bien l’avouer.

Beaucoup moins agressif et plus acoustique, Manala n’est certes pas mauvais, mais loin de transcender. Les chansons restent à l’image du groupe, entraînantes, donnant envie de sautiller, mais sans laisser un réel souvenir pour autant. En quelques sortes, yet another Korpiklaani. Rauta est donc le premier clip qui en est extrait, mettant fin à une mini tradition du single au nom d’alcool, remember Vodka et Tequila. Si l’alcool a quasi disparu du clip, on ne pourra pas en dire autant concernant la forêt, ni la cabane, qui ressemble comme deux goûtes d’eau à celle du clip précédent.

A l’affiche du Hellfest 2013 le dimanche sous la Temple, il n’y aura pour nous pas de grand dilemme, puisqu’ils passent en même temps que Voivod et The Sword. Autant dire qu’on sera sans doute de la chenille.


Evanescence, Live à Rock am Ring 2012

Concert intégral en vue

Serafina dans Actualité, Coup de Coeur, Musique le 4 juin 2012, avec aucun commentaire

De plus en plus de festivals se mettent à diffuser leurs concerts sur internet, après qu’il se soit terminé comme le Hellfest sur Arte ou même parfois en live. Des concerts entiers pour notre plus grand plaisir. C’est notamment le cas du Rock am Ring qui se tenait ce week-end en Allemagne. Parmi les invités, on retrouve Evanescence dont le concert est disponible en intégralité sur Youtube.

Si on déplore quelques problèmes de son (voix trop basse) dans les premières minutes, pour le reste, on notera dans l’ensemble que comme on vous l’avait dit pour le concert de Paris, les live d’Evanescence se sont grandement améliorés, même si ce n’est pas parfait vocalement. Je pense notamment à Weight of the World, poussif, faux et douloureux à l’écoute, contrairement à Going Under. Mais il n’y a qu’à comparer avec leur album live Anywhere but Home pour voir les améliorations.

En tout cas, j’adore l’initiative, pas vous ? Arte Live Web diffusera aussi cette année des concerts du Hellfest, on en reparle prochainement.


Storm the Sorrow de Epica

Une rousse, du pétrole et du Game Of Thrones

Serafina dans Actualité, Coup de Coeur, Musique le 24 avril 2012, avec 3 commentaires

Nuclear Blast ne chôme pas. Après nous avoir proposé le nouveau clip de Sonata Arctica hier, voici le nouvel Epica, clip tant attendu de leur single Storm the Sorrow issu de Requiem for the Indifferent. Il faut l’avouer, Epica n’a jamais été très doué pour les clips, alternant le cliché (The Phantom Agony), le ridicule (Unleashed) et le n’importe quoi (Quietus…).

Ce coup ci, le groupe a arrêté d’essayer de raconter des histoires de couple dans ses clips, et opte pour du très conceptuel où le noir et le blanc domine. On reste dans la thématique des photos de promos, avec du pétrole qui englouti le groupe comme thème majeur. On échappe par la même aux clichés : le groupe ne joue pas dans la forêt, il ne joue même pas tout court, pas de robe de princesse pour Simone et pas de trucs d’héroic fantasy

A la place,on nous propose un clip à l’esthétisme que je trouve sublime. Les fans de la jolie rousse seront gâtés vu qu’elle doit occuper 80% du clip, angélique en combinaison blanche, engloutie peu à peu par les ténèbres. Pour la minute futile, non seulement son maquillage est superbe, mais sa robe noire aux manches ballons est juste une tuerie (bon, moi j’aurais l’air d’un sac dedans, mais laissez moi rêver).

Les membres du groupes apparaissent avec des visages pleins de peinture de guerre dignes de Turisas, bien plus classes que dans les autres clips. Mention spéciale à Mark sur son trône avec un loup à ses pieds, aurait-il lui aussi trop regardé Game Of Thrones ?

Je dois dire que je suis plus qu’épatée par ce clip, connaissant le lourd passif d’Epica dans ce domaine, pas vous ?