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Tremplin M-Fest: Soirée 1 à La Belle Rouge (Joué-lès-Tours)

Wyrms + Demented + Pulmonary Fibrosis + Tribute to Metallica le 5 Avril 2013

illman dans Concert, Musique le 10 mai 2013, avec aucun commentaire

Le M-Fest est un festival Metal de la région tourangelle qui se tiendra cette année les 6 et 7 Septembre à Rouziers en Touraine. Cette année l’affiche est résolument Black avec des groupes comme Glorior Belli, Belenos ou Svart Crown qui sont déjà annoncé. Il reste à annoncer le bas du tableau et c’est justement à ça que servent les trois soirées de tremplin qui ont lieu en Avril à La Belle Rouge.

Tremplin M-Fest: Soirée 1 à La Belle Rouge (Joué-lès-Tours)

Wyrms

Wyrms est un groupe de Black Metal orléanais. Ils assènent un black efficace qui privilégie fortement l’instrumental. Quelques passages sont un poil fébriles mais globalement j’ai apprécié la prestation et je pense qu’ils ont tout à fait leur place en ouverture d’un festival comme le M-Fest. Musicalement ces gars ont un niveau blackesque bien correct et je précise, et c’est très important, que le chant est assuré en français et ça c’est classe.

Demented

Cette fois on est face à un groupe de Death Metal bordelais basique. Leur pistes était dans la moyenne du Death, un segment ultra surpeuplé où l’absence d’originalité devrait être fatal. C’est bien la première fois que je me prends à bailler à un concert de Death, c’est vous dire l’intérêt que j’ai porté à leur prestation… Un groupe moyen donc avec un chanteur qui parle trop et qui en oublie d’être efficace.

Pulmonary Fibrosis

No comment avant d’avoir vu la vidéo de ces gars qui remplacent au pied levé Foetal Injury qui n’a malheureusement pas pu participer. Donc, vu le nom du groupe et la vidéo, vous avez sans doute bien assimilé que le groupe fait du Grind. Et bien figurez vous qu’ils le font bien et que j’ai même trouvé ça vraiment sympathique. Leur batteur à lui seul vaut le détour, car déjà il embraye sec et qu’en plus il assure une grosse partie du « chant », en fait du bruit agrémenté d’une tonne d’effets, en même temps qu’il martèle ses fûts. Le chanteur n’a aucune présence sur scène, forcément vu qu’il passe son temps dans la fosse. Mais l’ensemble tourne bien, j’en suis encore traumatisé d’avoir apprécié.

Tribute to Metallica

Là je ne sais pas trop ce qu’un groupe de reprise peut bien espérer à un tremplin mais bon, il s’avère que c’est une bonne surprise tout simplement car ils ont fait un choix intéressant pour leur setlist. Uniquement tourné vers la période Thrash du groupe, je ne m’attendais pas à entendre un Fight Fire with Fire par exemple (tiré de Ride the Lightning, juste le meilleur album de Metallica), excellent choix de la part de ses musiciens. Par contre le chanteur même s’il a une voix un peu James lookalike a l’air d’avoir un peu de mal à tenir la distance et leur set m’a semblé très court.

M-Fest Soirée 1 à La Belle Rouge

And the winner is… Demented. vous n’aurez pas de peine à imaginer ma déception, sachant que c’est le groupe que j’ai le moins apprécié de la soirée. Mais bon c’est le jeu des votes et on a pas tous les mêmes standards de qualité. Espérons que le cru suivant sera plus convaincant. Rendez vous le 18 Avril, toujours à La Belle Rouge. Et pis j’aimerais bien que ceux pour qui je vote gagnent cette fois.


Klone, Hacride et Beyond the Styx au Temps Machine (Joué-lès-Tours)

Klone + Hacride + Beyond the Styx le 4 Avril 2013

illman dans Concert, Musique le 8 mai 2013, avec 1 commentaire

Le Temps Machine, salle de Joué-lès-Tours, accueillait début avril sa seconde soirée consacrée au Metal. Cette fois-ci on dépasse la scène locale pour passer à l’échelle national avec les pointures Klone et Hacride. Et comme cette salle est avant tout un espace de découverte, c’est un groupe du coin, Beyond the Styx, qui va se charger d’ouvrir pour eux.

Beyond the Styx au Temps Machine

Beyond the Styx, BtS pour les intimes, est un groupe de Deathcore tourangeaux qui a un EP à son actif. Pendant une bonne demi-heure, il vont nous abreuver de leur son, et même si je suis extrêmement réticent aux machincore d’habitude, ils se débrouillent plutôt bien en live. Le chanteur est continuellement en train d’essayer de se « connecter » avec le public et a une certaine présence. Niveau musical, les solos sont encore un peu fébriles bien que ça soit sur la bonne route, mais on retrouve les autres éléments classiques du Death à un bon niveau, tempo rapide, grosse batterie, etc… Pour la dernière chanson, le chanteur descendra de scène pour venir se mettre en position fœtale dans la fosse, ça fait son petit effet. On a pas affaire au groupe du siècle mais ils se défendent. On est ensuite partie pour vingt minutes de battement.

Hacride au Temps MachineHacride entre alors en scène, ça fait des mois que je me fais tanner la couenne avec ce groupe, comme quoi c’est une grosse tuerie. Ils viennent de changer de chanteur et il a suscité pas mal de craintes auprès des fans, mais mon pote ultra fan qui m’accompagnait a été plus que rassuré à la fin du show. Il reste certes au nouveau frontman à bien prendre ses marques sur scène, mais il y a déjà du niveau. Après je ne l’ai pas trouvé particulièrement communicatif mais vu que j’ai passé le set à headbanger comme un sauvage, j’ai peut-être pas tout bien suivi.

Les gars servent leur Death Technique avec brio et réveilleront une bonne partie du public. Malgré tout ça je ne garde pas un souvenir impérissable du set mais il était sympathique. Au passage, leur nouvel album à sortir est vraiment très bien.

Quel plus grand plaisir que d’aller à un concert en se disant que l’on va prendre son pied et qu’en sortant on ne peut que constater que c’était encore meilleur que ce qu’on avait prévu ? C’est à peu près le sentiment qui m’envahit lorsque je vais voir Klone, ici pour ma troisième fois. Et une fois encore, les poitevins ont débité du bûcheron en petit bois avec élégance.

Klone au Temps Machine

Je n’ai pas la setlist en tête mais leurs meilleurs morceaux y sont, notamment ceux tirés de leur excellentissime dernier album comme The dreamer’s hideaway ou encore Rocket Smoke. Bref une setlist de qualité. Comme d’habitude, le chanteur, Yann Ligner, est un monstre de charisme et il vient poser sa superbe voix sur les morceaux avec tant de facilité que ça en devient mystique. Je crois que je ne me lasserais jamais de les voir sur scène (et j’adore la coupe du bassiste). Il finiront leur set comme de coutume avec la reprise de Björk, Army of Me, où le public se décidera à participer un peu plus.

Une soirée dantesque d’où je reviendrai encore une fois en sueur (merci le rhume d’après) et courbaturé. Je crois qu’Hacride va repasser dans le coin dans l’année pour la promo de leur nouvelle galette, à suivre. Désolé pour la qualité des photos, j’avais oublié mon APN à la maison.


Crackhouse et Monarch à La Belle Rouge (Jouès-les-Tours)

Crackhouse + Monarch le 22 mars 2013

illman dans Concert, Musique le 30 avril 2013, avec aucun commentaire

Et la saison des concerts continue, ce coup-ci c’est dans une petite salle pas loin de chez moi, La Belle Rouge, que se déroule le méfait de la soirée. Organisé par l’association Wolfpack très active dans le coin tourangeaux et par l’asso de la salle, ce sont deux groupes amplifiés qui se partage la scène. Le concert a commencé à la bourre, histoire de laisser le temps à plus de monde d’arriver apparemment, ça m’a permis de descendre des bières du cru en attendant.

Monarch et Crackhouse La Belle Rouge

Crackhouse est un groupe de Stoner à tendance sludgesque de Tours. Dégaine de bûcheron au programme, ils assènent des chansons de qualité. Dans le tas on trouve même une balade étonnante au milieu des pistes énervées, et le meilleur c’est que c’est vraiment une bonne chanson.

Crackhouse à ToursLeur guitariste touche sa bille et nous gratifiera de solos intéressants. Le chanteur, qui a un petit coté Phil Anselmo, a une grande gueule et nous a même traité de public digne de Nickelback devant la relative immobilité du public, ça m’a fait bien rire.

Niveau chant il s’en tire carrément bien sur les passages où il force, mais il peine un peu sur les passages à voix plus claire. Pour info, ils ont sorti une cassette (oui, j’ai bien dit une K7 audio) de démo avec trois titres. Le son que produit le groupe est intéressant, à découvrir.

Vient ensuite Monarch, originaire de Bayonne et qui partage un guitariste avec le groupe Year of No Light, donne dans le Doom Drone (un genre que dabYo détesterait). Plongé dans la pénombre, avec pour seule source d’éclairage des bougies et un spot orienté vers le sol, l’ambiance dark et torturée est palpable. Le groupe a développé une gestuelle adaptée à son tempo lent et produit une musique que je n’imaginais pas pouvoir profiter en live.

Planant, leur son s’agrémentera de la voix d’outre-tombe de la chanteuse, aidé par les effets des diverses pédales qu’elle manipule au long du concert, jusqu’à ce que celle-ci se laisse aller à des cris glaçants, telle une banshee. Il faut écouter pour comprendre je pense. Ils finiront leur prestation par une reprise de Turbonegro à leur sauce, la fameuse chanson I got Erection et ils la font super bien.

Monarch à Tours

Une soirée de qualité donc, avec des découvertes sympathiques et bluffé par Monarch, j’ai hâte que les tremplins pour le M-Fest démarrent. Je vous glisse une petite vidéo d’ambiance histoire que vous vous fassiez une idée du bouzin.


Vous le savez, j’aime beaucoup Epica. Si le groupe de Metal Symphonique néerlandais m’a parfois déçu, dans l’ensemble il reste dans mes groupes préférés. Alors quand ils annoncent un concert spécial pour leur dixième anniversaire avec l’orchestre de Miskolc, que ça tombe pendant mes vacances, et que d’autres concerts intéressants ont lieu dans le coin autour de la date, ma destination pour mes vacances de printemps était toute trouvée.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Epica jouait donc au Klokgebouw de Eindhoven, une sorte d’entrepôt reconverti en énorme salle de concert. Le GPS ne connaissait pas le lieu, mais la salle est finalement assez facile à trouver, et le peuple présent dans la file d’attente nous a largement aidé à trouver rapidement. Il y a un parking payant, mais il est facile de se garer dans les parages gratuitement. L’ensemble est réellement très grand et peut accueillir 4500 personnes !

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)C’est le peuple qu’il y avait ce soir là, car le concert était soldout. L’ouverture des portes était à 19h mais le concert n’a commencé qu’à 20h30, autant dire que le temps était un peu long, et comme on comprend pas le néerlandais, on avait pas compris qu’il fallait des jetons pour la bière donc, epic fail quoi.

Mais voilà que l’orchestre prend place et que retenti les premières notes d’intro. Epica est venu avec l’orchestre de Miskolc, celui la même qui était présent sur The Classical Conspiracy. Le groupe jouera donc sans samples pour une fois. Et ça, ça change tout ! Évidemment, les chœurs et instrumentations sont déjà présents dans les albums, mais en live, le sample n’est pas toujours heureux, parfois trop fort, parfois pas assez… Et parfois pas en phase comme l’intro de Chasing lancée trop tôt au Hellfest. Ici nada, l’orchestre est là et joue live.

La sonorisation de la salle est plutôt bonne, c’est équilibré, on entend tout bien, pas trop fort d’ailleurs. On s’était inquiétés de ne pas avoir de bouchons d’oreilles, mais en fait non, pas besoin. certains morceaux seront retouchés pour profiter de l’orchestre, c’est notamment le cas de Unleashed, qui bénéficiera d’une intro classique.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Epica jouera donc trois heures et piochera dans tous ses albums. Et quand ils disent tous, ça veut dire tous. Nous n’échapperons donc pas aux reprises classiques contenues dans The Classical Conspiracy. Sans dire que la setlist est déséquilibrée, on pourra regretter que les morceaux des vieux albums présents soient des morceaux de toute manière régulièrement joués et emblématiques d’Epica (Sensorium, Cry for the Moon, Consign, etc…). Cela fait plaisir de les réentendre ceci dit, mais voilà, pas de Run for a Fall, pas de Feint, pas de Mother of Light. Ces derniers seront à peine joués dans un medley orchestral qui permettra aux musiciens du groupe de faire une pause.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)C’est finalement The Divine Conspiracy qui sera l’album le plus représenté, avec pas moins de 6 morceaux ! 6 morceaux parmi lesquels figure évidemment Chasing the Dragon. Ce morceau bénéficiera en plus d’un numéro d’acrobates, deux femmes qui grimpent et dansent accrochées à des sortes de rideaux. Évidemment, le show sera aussi ponctué d’effets pyrotechniques : colonnes de feu, explosions, et autres viennent ponctuer certains morceaux.

Là où j’avais été très déçue sur le chant notamment au Printemps de Bourges, force est de constater que ce coup ci, Simone est en forme. Et si on n’échappe pas à quelques couacs notamment sur les premiers morceaux, dans l’ensemble c’est une prestation tout à fait correcte pour un show de trois heures. Alors certes Simone n’est pas Lori Lewis, mais elle assure plutôt bien sur le coup.

Ceci dit, le show sera ponctué de pas mal de pauses, qui permettront notamment à l’orchestre de montrer ses capacités, avec en plus du medley sus-cité un solo de violon sur Les 4 saisons de Vivaldi. Le groupe avait annoncé des invités surprise, mais sans surprise, on retrouvera Floor Jansen qui chantera en duo Stabat Mater Dolorosa avec Simone puis sur Sancta Terra, et les anciens membres d’Epica sur Quietus.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Le concert se terminera comme d’habitude sur Consign to Oblivion, magistral comme toujours. En plus d’avoir été diffusé en live en streaming sur internet, il a évidemment été enregistré et devrait sortir en DVD d’ici à la fin de l’année. Un très bon moment passé pour les fans.


Sahg, Solstafir, Long Distance Calling au 9 Cube (Châteauroux)

Live Report de Sahg + Solstafir + Long Distance Calling le 16 mars 2013

illman dans Concert, Musique le 3 avril 2013, avec aucun commentaire

Certains l’ont trouvé difficile à croire mais au lendemain de leur date au Nouveau Casino, le trio Sahg, Solstafir et Long Distance Calling est allé s’enterrer dans le Berry à Châteauroux pour une date supplémentaire. Le moins que l’on puissent dire, c’est que Le 9 Cube est bien planqué, à la limite d’une zone industrielle et au fond d’une cour sans indication visible de la route, on a intérêt à connaitre l’adresse complète et scruter l’arrivée des autres spectateurs pour repérer l’endroit.

Monsther of Metal

Dans cette salle, c’est pas des rigolos, quand sur ton billet y a marqué 20h30, c’est 20h30 pétantes. J’ai rarement vu un concert être autant au taquet sur l’horaire. A peine le temps de dire bonjour à deux trois personnes que je connaissais que le concert démarrait, avec les norvégiens de Sahg.

Formation délivrant un Heavy Metal teinté de Stoner, ils seront la baffe de la soirée pour moi. Percutant et entraînant, les gars s’évertuent à nous livrer une performance de qualité. J’ai été assez hypnotisé par leur musique, la fête au headbang et des titres comme Pyromancer envoient sévère, la batterie contribue aussi énormément à la sensation de puissance des morceaux. Trve fact, le bassiste de Sahg n’est autre que King ov Hell (ex-Gorgoroth et God Seed). Le temps de descendre une bière, d’acheter le dernier album du groupe, qui date de 2010, et c’était déjà reparti.

Solstafir à ChâteaurouxC’est nimbé de lumière bleue que les islandais de Solstafir sont entrés en scène, avec son chanteur un peu à l’ouest et son fameux bassiste à nattes. Ils délivrent leur son si particulier qui sent le froid de l’Islande et envoûtent le petit comité présent. Le chanteur, souffrant surement d’un grave problème de bactérie, a descendu une demi bouteille de Jack pour désinfecter le tout avec l’aide du bassiste.

Moment d’anthologie quand le groupe se lancera sur Köld, morceau planant par excellence. Bon ben c’était juste une grosse tuerie, encore meilleure que ce que j’avais vu au Hellfest en 2012,  et je suis reparti avec l’affiche dédicacée par le gratteux et le batteur du groupe.

Long Distance Calling faisait aussi partie des inconnus ce soir là pour moi. Ce sont ces allemands œuvrant dans un style post-metal progressif qui headlinent la soirée, à en croire Wikipedia ils ont tourné avec Katatonia. Première surprise, leurs chansons sont principalement des instrumentales, le claviériste prenant parfois le micro pour pousser la chansonnette de manière plus ou moins heureuse. Dans l’ensemble c’est plutôt pas mal et bien posé, ça manque juste un peu de conviction sur scène, je trouve, vu le tempo adopté.

Long Distance Calling a Châteauroux

Puis il faut aimer le style sweat à capuche. Un groupe à écouter à l’occasion. Au final, ça valait le coup d’aller se paumer dans la banlieue industrielle de Châteauroux.


Dysmorphic, Johnny has a gun au Temps Machine à Jouès-les-Tours

Dysmorphic + Johnny has a gun le 8 mars 2013

illman dans Concert, Musique le 23 mars 2013, avec aucun commentaire

Après un automne et un hiver pauvre en concerts, on sent que le printemps arrive. Ce concert est le premier d’une longue série de concert de Metal à Tours, les tremplins pour le M Fest vont bientôt commencer. Bref dans le cadre de ses soirées TACKT (T’habites à Combien de Kilomètres de Tours), Le Temps Machine, une salle assez jeune, a décidé de programmer pour la première fois du Metal. Et ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère puisqu’ils ont viré dans l’extrême direct avec des groupes de Death Metal pour cette soirée du 8 mars 2013.

Johnny has a gun à Tours

De mémoire, cela doit faire depuis 2011 que Le Temps Machine a ouvert. Situé à Jouès-les-Tours, ville qui touche à Tours, et pourvu d’un parking, détail supra important, la salle n’avait jusqu’alors proposé essentiellement de l’electro, du noise rock et du hip-hop, bref rien qui ne m’intéressait réellement. Le site comporte deux salles, une grande salle et le club. C’est dans ce dernier qu’a eu lieu le concert. La salle n’est pas bien grande mais bien sonorisé et c’est aussi là que se trouve le bar.

Johnny has a gun à ToursLe premier groupe de la soirée est Johnny Has a Gun (aka JHAG), je suis venu à l’aveugle sur ce coup là et j’avoue que vu le nom, j’ai eu peur de tomber nez à nez avec un groupe de biduleCore. Heureusement pour moi, ils m’ont vite rassuré pour nous servir du Death Metal d’une qualité bien supérieure à celle que j’attendais d’un groupe local. Les gars maîtrisent ce qu’ils font, c’est carré, brutal comme il faut, le chanteur est bien dedans. D’un autre coté j’aurais pu m’y attendre maintenant que je sais qu’ils ont partagé la scène avec des gros groupes de Death du milieu comme Gorod entre autres. Votre serviteur a été tellement emballé par le concert qu’il s’est retrouvé dans un petit Wall of Death. Je n’ai pas vu le temps passer, bref un bon petit concert. Le seul reproche que je peux faire c’est qu’ils laissent des gros blancs s’installer entre les chansons, ça coupe un peu le rythme de leur prestation.

Dysmorphic a déjà deux EPs dans son escarcelle, un album à sortir bientôt et un nombre de changement dans son line-up assez conséquent pour un groupe formé en 2008. De ce que j’ai cru comprendre, c’était leur premier concert depuis un bout de temps et le chanteur a fait un sacré paquet de bornes pour être présent ce soir-là. Ils ont eux aussi partagé la scène avec Gorod, Benighted, etc… au M Fest 2012. J’avais écouté leur dernier EP avant de m’aventurer en concert et force était de constater que c’était du bon Technical Death Metal.

J’ai pu constater qu’ils étaient capables de concrétiser le même niveau en live. Le chanteur se tape la discute entre les morceaux avec le public, qui est composé pour une bonne partie de fan déjà acquis du groupe. Ils ont joué une (des ?) chansons de leur futur album et le contraste, sur celle que j’ai identifié comme nouvelle, montrent qu’ils ont encore monté d’un cran pour donner une dimension encore plus technique à leur Death. On headbang facilement sur la plupart de leur morceaux, 2-3 mosh vont se lancer ponctuellement, en clair il y avait de l’ambiance.

Dysmorphic à Tours

Musicalement la soirée était top pour le modeste amateur du genre que je suis. Mention spéciale à la sono et aux ingés sons de la salle qui ont fait en sorte que l’on ait une bonne qualité de son  pour profiter pleinement du concert. Là où c’était un poil la loose, c’est dans la quasi absence de merch et CDs, alors que les deux groupes en présence ont déjà sorti des EPs. Des T-shirts Dysmorphic étaient quand même en vente mais bon c’est un peu léger.

Bref je ne savais pas qu’on avait des groupes de Death qui envoyaient autant dans le coin, ça fait plaisir. Ne reste plus qu’à attendre l’album de Dysmorphic qui sort cette année pour consolider le tout. Et j’en profites au passage pour saluer les gens du Temps Machine qui me permettent d’aller voir un concert de Metal si près de chez moi.


Lacuna Coil, tournée Dark Legacy, au Koko (Londres)

Live report du concert de Lacuna Coil à Londres avec Is this she

Serafina dans Concert, Musique le 7 novembre 2012, avec aucun commentaire

Quand on part en vacances, la première chose qu’on regarde c’est le planning des concerts de la ville où l’on va. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé à aller voir Within Temptation à Amsterdam. Alors, partant à Londres pour la Toussaint, quelle n’a pas été notre surprise de voir que Lacuna Coil jouait au Koko pour sa tournée Dark Legacy et promouvoir son dernier album, Dark Adrenaline. Il semblerait que le Grand Architecte place sur ma route les groupes de metal à chanteuse qui ont marqué mon adolescence.

Lacuna Coil Dark Legacy

Nous voici donc au Koko, près de Mornington Crescent, bien que non sold-out, la queue est impressionnante, et nous découvrons assez épatés la salle de ce soir. Le Koko était comme un bon nombre de salles de Londres un théâtre, un des plus gros de la ville (West End exclu) et s’appelait le Camden Palace. Trois étages (donc balcons), une scène entourée de gravures typiquement théâtrales, un plafond magnifique, le Koko est une salle superbe, qui n’est pas sans rappeler le Paradiso. La capacité de 1400 places en fait une salle de taille raisonnable.

This is she au Koko, Londres

Is this she Koko au Koko Londres 2012Le groupe This is she est la première partie des italiens. Le combo est américain et n’a qu’un EP en poche, il fait du rock mâtiné d’un peu d’électro avec une chanteuse. Bref, on est dans la droite lignée d’un Lacuna Coil époque Shallow Life. Ce n’est pas forcément mon genre de prédilection, et les compos ne brillent pas spécialement par leur originalité. L’électro y faisant plus cache-misère qu’autre chose.

Cependant, j’ai été assez épatée de l’aisance scénique de la chanteuse, qui a l’air toute jeune. A l’aise, parlant régulièrement avec le public, c’est une bonne frontwoman, pas guindée pour un sou. Bref, un groupe que je suivrais.

Lacuna Coil au Koko, Londres

Enfin, Lacuna Coil s’annonce. Le groupe entre en scène sur I don’t Believe in Tomorrow, issu du petit dernier Dark Adrenaline. La chose qui m’a le plus choqué (outre la basse samplée trop en avant, ce qui sera le cas sur à peu près tous les morceaux), c’est que comme je le disais, Dark Adrenaline empruntait énormément aux vieux albums. Assez pour que les morceaux qui en sont extraits passent parfaitement bien à coté de ceux issus de Comalies ou In a reverie. Je n’attendais pas grand chose niveau setlist.

Lacuna Coil Dark Legacy Tour 2012 Londres

J’avais dit à dabYo que serait pourri, mais qu’ils feraient Heaven’s a lie et Senzafine et que j’en serais contente. Je ne savais pas à quel point j’avais tort. Car le groupe a exhumé de la vieillerie, et de la vieillerie que je ne pensais pas entendre un jour en live. En plus des deux précitées, Entwined, To Live is to hide, Self Deception ou encore Falling et No need to explain du tout premier EP seront joués. Et ça, c’était tellement inattendu, inimaginable, que je ne saurais pas dire ce que j’ai pu ressentir et à quel point ça m’a ramenée en arrière.

Lacuna Coil Dark Legacy Tour 2012 LondresSurtout qu’en plus, les vieux morceaux ceux d’il y a 15 ans sont très bien joués et absolument pas massacrés (quoi ? je penserais à une rousse incapable de tenir son Cry for the Moon ? que nenni). Bref, pour les fans, cette setlist est juste parfaite, équilibrée. Le groupe jouera 25 morceaux, coupés en trois partie : un premier set électrique, un deuxième acoustique, puis un dernier électrique. J’ai été assez enchantée de ce découpage que je n’avais jamais vu auparavant mais que je trouve assez intelligent, pour jouer des ballades sans trop amollir le set. Pour le reste des morceaux, seuls ceux de Shallow life dénotent réellement, ceux de Dark Adrenaline se fondent bien dans la masse gothico-mélodique.

Le groupe est habillé de manière assez « agressive », genre uniforme de travail, un esthétique proche des groupes d’Indus en plus light. On est loin des robes de princesses de Within et Cristina se révélé être une bonne frontwoman : elle a le dynamisme et le charisme qu’il faut, même si évidemment les messages passés sont un peu neuneu (suivez vos rêves, blabla). Le chanteur, Andrea est comme en CD, pas génial, mais correct. Le duo porte à peu près tout le groupe sur ses épaules, mais ça va, la prestation est énergique et dynamique.

Lacuna Coil Dark Legacy Tour 2012 Londres

Alors certes, on ne pourra pas nier qu’un peu tous les morceaux se ressemblent, mais qu’importe. Par ce concert dont je n’attendais rien, Lacuna Coil a su me reconquérir. La prestation est à la hauteur, la setlist généreuse – on en a pour son argent – et équilibrée. Je ne peux que vous conseiller de les voir, maintenant, et j’y retournerais avec plaisir.


Je pense que maintenant, en octobre, on peut déjà le dire, Helvetios est sans doute une des sorties que nous avons préféré de l’année. Après un tel opus, nous mourrions évidemment d’envie de revoir Eluveitie en concert, afin d’y découvrir la version live des morceaux du nouvel album. Ils ne sont pas passés au Hellfest 2012, et leur tournée Eluveitie & Friends n’a pas mis les pieds près de chez nous. La seule chance était donc d’aller les voir … En première partie de Sabaton.

Eluveitie Sabaton Tour 2012

A revoir l’affiche, je pleure encore de frustration

Nous avons donc pris nos places pour l’Alhambra, première fois là bas. Et à vrai dire, depuis le décès de l’Elysée Montmartre je trouve que les prix des places à Paris ont cruellement augmenté. Alors payer près de trente euros seulement pour aller voir une première partie, ça fait un peu mal à l’arrière train. Mais bon, Helvetios nous avait tellement convaincu qu’il était hors de question de risquer de ne jamais le voir en live.

Wisdom à l’Alhambra

Sabaton Eluveitie Paris 2012 Sold OutCe jour là, le concert est sold-out, et cela se voit. Alors que nous arrivons en avance, il y a tant de monde que l’entrée n’est même pas à porté de vue. Des gens cherchent des billets, et il faut avouer que nous étions les premiers surpris de voir que toutes les places avaient vraiment étaient vendues.

Après avoir attendu un bon petit moment, nous rentrerons alors que Wisdom avait déjà commencé. Le groupe hongrois propose un Power Metal assez classique musicalement. A grand renforts de chemises sans manche et de biceps luisants, difficile de ne pas penser à Manowar. Je ne garderais pas grand souvenir de leur prestation, si ce n’est que la fosse de l’Alhambra n’est vraiment pas grande et qu’on est déjà à l’étroit alors que tout le monde n’était pas rentré.

Eluveitie à l’Alhambra Paris 2012

Au vu de la fosse et de la clameur qui accueillera les suisses, nous ne sommes pas les seuls à être là en grande partie pour Eluveitie. Après le prologue ouvrant l’album de l’année, le groupe enchaine avec l’excellent morceau Helvetios. Le titre déjà très bon sur album est plein d’énergie et de hargne sur scène. Le groupe enchainera avec Luxtos (aka Le loup le renard et la belette pour une partie de notre génération) et le nerveux Neverland, issus aussi de l’album Helvetios.

Eluveitie Alhambra Paris 2012

A vrai dire, ce petit dernier va occuper une place de choix, car 8 titres en seront joués sur les 15 que compte l’album, prologues et épilogues omis. Idéal donc pour nous qui l’adorons, mais set list courte oblige (11 titres seulement) ceux qui ne peuvent pas le sentir auront été irrémédiablement déçus. Des autres albums, il ne reste que Inis Mona, Thousandfold et Divico tiré de la récente réédition de leurs démos, The Early Years.

Glanzmann Chrigel Eluveitie Alhambra Paris 2012Evidemment, la scène est un peu petite pour un groupe aussi fourni et on ne peut pas dire que cela leur laisse énormément de place pour bouger. En live, Chrigel et Anna la vielliste portent tout sur leurs épaules et ça marche plutôt bien. Le chanteur est dynamique, et du fait de la courte durée du set, le frontman fera peu d’interventions. Ce qui n’est clairement pas pour nous déplaire puisque ces dernières se limitent généralement à des « my friends » et autres « motherfuckers » en veux-tu en voilà. Un set qui sera efficace et sans temps mort.

Et le public sera sacrément réceptif tout au long de la prestation, organisant tout seul son wall of death, ou scandant le « qui ne saute pas n’est pas gaulois » entre chaque morceau. Une bonne partie de la fosse est là pour Eluveitie avant tout. J’ai jamais vu un concert aussi intense pour une première partie. Même les quelques ballades ne réussiront pas à apaiser l’ambiance plus que bouillante de la fosse.

Je redoutais un peu les morceaux où Anna Murphy assure le chant car dans mes souvenirs elle n’était pas forcément douée en live. Que nenni elle a très bien progressé, et A rose for Epona est magnifique, tandis qu’elle donne une profondeur intéressante à la très triste Alesia. Le show se terminera sur l’intense et rentre-dedans Havoc, bref c’était un sans faute et un excellent concert.

Anna Murphy Eluveitie Alhambra Paris 2012

Bref, c’est sans hésitation que je retournerais voir Eluveitie la prochaine fois qu’ils passeront, en espérant une tête d’affiche cette fois !

Sabaton à l’Alhambra

L’Alhambra a pour particularité d’avoir un balcon assis, un peu comme le Paradiso. Assez épuisés par le concert d’Eluveitie et sans réelle motivation pour la suite, c’est là ou nous nous rendons pour assister au show de Sabaton. C’est la troisième fois que nous les voyons : ils étaient en première partie de Therion en 2007 sur la tournée Gothic Kabbalah et étaient au Hellfest 2010. On en a gardé l’image d’un groupe énergique aux compos assez fédératrices, mais on est loin d’être fans.

Sabaton Alhambra Paris 2012

Après une intro très longue sur The Final Countdown d’Europe, les suédois arrivent sur scène, fidèles à leur look militaire. Les treillis et les ray-ban sont au rendez vous. Le jeu de scène de leur frontman est assez particulier, très martial, mais n’a pas évolué. Ce dernier porte d’ailleurs la majorité du live sur ses épaules, il faut dire que trois des cinq membres du groupe sont nouveaux et pas encore forcément super à l’aise.

Sabaton Paris 2012

Le dieu des webzines nous punira pour avoir publié une telle photo

Si musicalement, Sabaton c’est du Power Metal martial sans trop trop d’originalité (refrains à chœur, claviers sur-exploités), j’ai été assez étonnée de l’ambiance très bon enfant et trippesque du show. Joakim le chanteur dialogue énormement avec son public, faisant faire des concours de boissons aux spectateurs, filant ses lunettes à un gosse dans le coin, etc. On a plus l’impression d’être face à un mega cabotinage qu’à un concert de Metal. Et le public en redemande comme les filles qui montent sur scène pour faire un bisou au chanteur, ou au vigile. Bref, comme si les morceaux joués n’étaient finalement que des pauses publicités à l’intérieur d’un one man show.

Un show sympathique, bon enfant, bien qu’un peu trop cabotin par moment.


Une tournée de Therion, c’est quelque chose que je ne loupe pas. Quitte à aller à Paris ou à Limoges pour la tournée Sitra Arha. Nous avions donc acheté nos places depuis bien longtemps lorsque les premiers détails concernant Les Fleurs du Mal, le CD qui accompagnerait la tournée, sont sortis. Mais ça, on reparlera prochainement.

Therion Les Fleurs du Mal Tour

Therion fêtaient avant tout leurs 25 ans d’activité (87 est décidément un bon cru !) et ceci dans la salle du Bataclan. Plus grande que feu l’Elysée Montmartre (sans mauvais jeu de mot), elle peut accueillir près de 1500 personnes, et si elle n’était pas sold-out c’était quand même bien plein. Pour les premières parties, on retrouve deux jeunes groupes de Metal Symphonique, Antalgia et Elyose.

Antalgia au Bataclan

Antalgia au BataclanOn commence la soirée avec Antalgia, un groupe de « Metal à chanteuse » venu d’Espagne et aux allures très Prog sur le papier. Malheureusement, je dois avouer que j’ai trouvé les compositions assez bateau, avec des lignes vocales sans grande originalité.

Une chanteuse certes qui fait le boulot mais sans être exceptionnel. Un groupe que je classerai malheureusement avec ces nombreux groupes qui participent à la saturation et au nivellement par le bas du registre « Metal à chanteuse ».

Le jeu de scène est totalement inexistant, leur chanteuse semble très timide et ses rares interactions avec le public s’en retrouvent fortement impactées. Le guitariste et le bassiste ne bougeront pas une seule fois du set, et tout ne peut pas être excusé par la jeunesse du groupe. Si cela s’écoute , ça n’est pas transcendant et je n’en garderai probablement aucun souvenir.

Elyose au Bataclan

C’est ensuite à Elyose de rejoindre la scène, deuxième groupe de la soirée.Des français qui proposent un mélange de samples de classique à coup de violons et de chants grégoriens avec de l’électro et du chant lyrique. Parisiens, ils sont visiblement heureux d’être là et de jouer « à la maison », la communication avec le public passe mieux, bien que souffrant de problèmes similaires. Difficile de chauffer une salle occupée par le public de Therion. Mais c’est toujours agréable de voir un groupe français.

Elyose au Bataclan

Au niveau des morceaux, j’ai apprécié les premiers, la voix aérienne de leur chanteuse, le mélange Electro/Metal plutôt pas mal dosé, mais j’ai trouvé cela rapidement répétitif: un seul registre de chant, mêmes effets et au final, difficile pour le néophyte de différencier un morceau d’un autre. Je mets ça sur la jeunesse du groupe qui n’a encore qu’un album et je les note tout de même dans les « à suivre ».

Therion au Bataclan

Enfin, ce qu’on est venu voir c’est Therion. Cette tournée est un peu particulière car annoncée comme la dernière avant un bon moment: le groupe ou plutôt son leader Christofer Johnsson ayant décidé de bosser sur un opera-rock à la limite de la comédie musicale. On ajoute à cela un disque auto-produit et auto-vendu (par Johnsson lui même au merch) dont le concept laisse pantois même les plus grands adeptes de LSD: reprendre en Metal Symphonique de la chanson française des années 50-70. Si vous ne voyez pas de quoi nous parlons, reportez vous à notre article. Le tout est enrobé dans une tournée « 25 ans » qui on nous le promet, va extirper de la vieillerie.

Thomas Vikstrom de Therion au Bataclan

Si ces cinq dernières années Therion avait commencé à user et abuser du décor scénique (candélabres, tribunes, grilles, etc), c’est sur une scène dépouillée que le groupe se présente avec une configuration qui n’est pas sans rappeler celle de Celebrators of Becoming : une tribune pour les chœurs dans le fond (occupée par les chanteurs du groupe quand ils ne sont pas lead) et les musiciens en avant. On notera aussi pour la première fois la présence d’un claviériste.

Le groupe commence sur les premières mesures d’O Fortuna et on passe très vite dans le vif de leur dernier album, à savoir : Poupée de Cire poupée de son, chanson qui fonctionnera plutôt bien en live, la plus grande partie du public n’étant pas encore au courant de ce qu’est Les Fleurs du Mal. Pour le reste, c’est une vingtaine de morceaux qui composeront un concert comme toujours assez long.

Lori Lewis de Therion au BataclanCela fait 6 ou 7 fois que je vois Therion en live et si il y a quelque chose de bien, c’est que les concerts ne sont pas prévisibles. Ici, le groupe va nous jouer pas mal de morceaux totalement inédits en live, notamment Via Nocturna de Deggial, morceau long, épique, complexe, mais surtout magnifique. Son enchainement avec Land of Canaan, qui sera le seul rescapé de Sitra Ahra, est tout aussi impressionnant. Partageant les mêmes caractéristiques que le précédent, Land of Canaan est d’une efficacité remarquable en live, avec une montée en puissance de fou et des lignes vocales monstrueuses. Un des meilleurs moments du show.

Difficile de parler de Therion sans parler de ses chanteurs, ou plutôt de son chanteur et ses chanteuses. La discographie étant vaste et les changements de chanteurs légion au cours des 25 ans de carrière, il faut saluer la performance de Thomas Vikstrom assurant sur cette tournée seul le chant masculin, des chœurs de Via Nocturna, aux parties écrites pour la voix de Snowy Shaw dans Land of Cannan en passant par les cultes Blood of Kingu et autres Son of the Staves of Time initialement adaptés à celle de Mats Levèn. Et le tout, sans faille. Les deux chanteuses ne sont pas en reste. Lori Lewis reste une des meilleures soprano que j’ai pu voir évoluer dans le Metal, elle chante sans peine et sans fausses notes. Linnea Vikstrom apporte un brin de jeunesse et de fraicheur avec une voix plus commune, plus « innocente » mais qui se marrie bien.

C’est un set quasiment sans temps morts que Therion nous servira là. Pour une fois, Christofer prendra un peu de temps pour nous expliquer le contexte, le concept de leur nouvel album, et leur choix d’avoir sorti leur disque sans Nuclear Blast derrière, car ils estiment que c’est « le groupe qui doit choisir comment le groupe sonne ». Une intervention agréable et honnête, qui compensera largement l’incompréhension des morceaux tiré de Les Fleurs du Mal par la majorité du public. Reste que si ce dernier scande à corps et à cri qu’ils sont d’accord avec le musicien, ça ne sonnait pas comme de la réelle adhérence à l’idée.

Christofer Johnsson de Therion au Bataclan

Trois titres en seront joués, outre Poupée de Cire, on trouvera J’ai le mal de toi et Une fleur dans le cœur, qui malheureusement font parties de celles que j’aime le moins de l’album. Les deux dernières étant relativement lentes d’ailleurs, la réaction du public pour J’ai le mal de toi était proche du néant. Pour le reste, c’est du sans faute, et quel plaisir de découvrir Wondrous World of Punt ou Gothic Kabbalah en live !

Malgré le nombre de fois où j’ai vu Therion en live, je suis ressortie enchantée, le concert est assez imprévisible, pioche largement dans leur remarquable discographie et finit évidemment en apothéose avec To Mega Therion. C’est toujours aussi génial, et je ne peux que vous conseiller, si vous le pouvez, de les voir au moins une fois.


Les terres de la région centre ne sont pas souvent synonymes de concerts de Metal, mais lorsque c’est le cas, on essaye le plus souvent de nous y rendre. Le Metal Symphonic Quest fait partie de ces quelques trop rares occasions. Organisé à Tours pour la deuxième fois par l’association du groupe Adrana, il s’agit comme son nom l’indique de faire jouer des groupes de Metal Symphonique pour une sorte de petit festival intimiste.

Metal Symphonic Quest 2

Cette année à l’affiche, on retrouvait Eidon, Lost Opera, Roman Rouzine and The Tria, Adrana et enfin, Wildpath. Le festival accueillait aussi des exposants et des danseuses lors des changements de scène. La salle étant relativement petite, il était assez facile de prendre des photos depuis la fosse du concert. Cependant, entre la scène assez surélevée et les lumières très rouges, ce ne sont pas mes meilleures et je le confesse. Mais qu’importe.

Photos du Metal Symphonic Quest II

Photos de Eidon au Metal Symphonic Quest II

Photos de Lost Opera au Metal Symphonic Quest II

Photos de Roman Rouzine and The Tria au Metal Symphonic Quest II

Photos de Adrana au Metal Symphonic Quest II

Photos de Wildpath au Metal Symphonic Quest II