Emilie Autumn est une artiste que nous aimons beaucoup et que nous connaissons depuis un sacré bout de temps désormais. Le seul problème, c’est qu’elle est indépendante, avec tout ce que cela implique, notamment la quasi-impossibilité de trouver ses albums dans les réseaux de distribution habituels. Or, si il y a bien quelque chose que l’on apprécie, c’est d’acheter un CD, et non de le commander. C’est donc avec une grande satisfaction que nous avons fini par découvrir Opheliac, sa pièce maîtresse et son seul réel album qui ne soit pas un ensemble de morceaux de classique, dans les rayons d’un Saturn situé à … Stuttgart, en Allemagne donc. Il aura fallu traverser le Rhin pour pouvoir l’apprécier dans notre lecteur CD.

Mais avant de parler d’Opheliac, il faut savoir que sa compositrice est une jeune violoniste de trente ans qui outre sa carrière solo, a joué pour Courtney Love ou bien tout récemment pour OTEP. Elle est styliste et possède sa propre ligne de vêtement, très inspirée de l’époque victorienne, ainsi qu’un label indépendant, Traitor Reccord. D’après elle, elle fait du Violindustrial, ce qui vous fera tout de suite comprendre que ce n’est pas des classiques de violon que contient Opheliac mais plutôt de la musique industrielle, très électro. Du coup, sachant qu’elle est styliste il n’est pas étonnant de voir un sacré travail au niveau de la présentation de l’album ainsi que de la musique. Un sacré travail même.

C’est donc un très joli CD que l’on peut trouver, avec un booklet fourni et contenant, en plus des paroles, de nombreuses photos de la demoiselle dans des robes qu’elle qualifie souvent de Victorianindustrial. Bref, de très jolis habits qui lui donnent un aspect très décalé, qui, pour ceux qui connaissent, fera penser à la demoiselle du Joker dans Batman, hm. Ce côté décalé est d’autant plus présent avec un CD arborant fièrement une texture rayée. A ceci est ajouté un deuxième CD contenant des bonus de classiques, joués au violon, et agréables à l’écoute.
Il est difficile de qualifier la musique que l’on peut ensuite y écouter. Folle, envoutante, seraient les mots, mais il est difficile d’imaginer une musique folle. Utilisant à de nombreux moments les boites à rythmes, sur lesquels sont placés des morceaux de violons, de clavecin et des petits samples, Emilie Autumn accompagne le tout de sa voix, tantôt toute basse, tantôt criante, bref. Au sujet de sa voix, bien que la demoiselle ai appris le chant classique, je qualifierais plutôt sa voix de punk, c’est a dire qu’elle fait un peu n’importe quoi avec. Sur-saturée, doublée, criarde, nasillarde, tout y passe. On aime ou on déteste. Moi j’adore, pour la simple et bonne raison que cela colle totalement, elle ne fait pas que chanter, elle vit ses chansons. Son univers est complètement barré, et très torturé. On passe d’un extrême à l’autre, bref, amis de l’asile bonjour (à noter qu’elle a d’ailleurs tout un univers la dessus, décrivant ses morceaux comme se déroulant dans un asile victorien).
Les paroles sont torturées, sombres. Je pourrais vous dire que l’on passe de la dépression, a l’automutilation, au suicide en passant par l’abus sexuel et tant d’autres, mais je ne suis pas sure que cela vous donnerais très envie, si ? Ceci dit, les paroles sont très fortes je pense notamment a celles de Thank god I’m Pretty ou encore I want my innocence back. Mais outre le fait de bien écrire, Emilie Autumn est aussi une très bonne musicienne, au détour de la musique plus industrielle on découvre de superbes morceaux de violons ou de clavecins qui n’ont pas a rougir. Elle a de la formation classique et cela s’entend.

L’ambiance du disque est véritablement particulière et proche des montagnes russes, on passe de morceaux très drôles (The art of suicide, Thank God I’m Pretty) à des morceaux beaucoup plus lourds (Gothic lolita en tete !). Le deuxième disque est plus calme, comprenant notamment trois déclamations de poèmes, aux textes cependant tout aussi interessants.
Enfin, encore un sujet musique ou il m’est bien difficile de vous décrire réellement. Et sachez que cet article a été commencé par dabYo en septembre 2009 alors bon, c’est de l’accouchement dans la douleur. Pourquoi m’être motivée a le finir ? Parce que mercredi 3 mars, c’est l’unique passage de la tournée Européene d’Emilie dans notre beau pays, au cabaret sauvage, et que nous y serons. J’espère profiter de cette occasion pour acheter son livre , donc on vous reparlera d’elle !
En attendant vous pouvez découvrir, si vous ne la connaissiez pas encore, son myspace.


Rares sont les albums capables de me faire sauter sur mon canapé à faire de l’air guitar et à headbanger comme un taré. Et même si toutes les pistes ne méritent pas ce traitement de ma part, c’est le cas pour la plupart des chansons de l’album (Je crois que je pourrais me passer Deadly Sinners en boucle). De plus, j’ai trouvé assez sympa le concept de Upon a Boiling Sea et j’ai aimé lire les paroles. Alors oui, certes ils n’ont rien inventé mais je prends plaisir à l’écouter et c’est ce que je demande à un CD de musique.
Aether Shanties s’inscrit dans la lignée directe de Lost Horizons. Onze morceaux, relativement courts pour mes habitudes de métaleuse. La majorité des morceaux sont très dansants, avec notamment l’utilisation de l’accordéon ou des instruments folks. On retrouve le son particulier d’
Commençons donc par les bouquins et auteurs que je ne peux que fortement vous inciter à lire. Tout d’abord, sorti en 1976, le très particulier Retombée de Sombrero : un roman japonais de Richard Brautigan. Grand auteur américain, Brautigan a écrit un petit roman, qui se lit assez vite (moins de deux cents pages) et qui, pourtant, transporte et accroche (en somme, le contraire d’un
Je ne m’appesantirai pas plus dessus : parlons maintenant d’un classique de la littérature anglaise, Vie et Opinions de Tristram Shandy, de Laurence Sterne. Publié sous forme de feuilleton annuel, quoique le terme soit relativement impropre, entre les années 1759 et 1767 (oui, on recule, je sais), l’œuvre, nettement plus volumineuse que le précédent roman, fait dans les 900 pages. Acclamé comme un chef d’œuvre, et autant plébiscité que décrié à l’époque de sa parution, il s’agit en fait du renouveau du roman de l’époque. Personnellement, je le trouve assez inégal ; quoique toujours très bien écrit, le livre alterne de subtils passages très amusants, des sous-entendus plutôt osés pour l’époque, des digressions à tout va et d’excellentes répliques des personnages, avec des passages nettement plus lourds, voire, quelquefois, répétitifs. Heureusement, ce sont les premiers de ces passages qui sont les plus nombreux. Néanmoins, c’est un livre que je conseille à ceux qui apprécient la littérature d’époque, et que je conseille de lire lentement, sans trop en ingérer d’un coup, car s’il s’avère délicieux à petites doses, lire les neuf livres composants Vie et Opinions… garantit l’indigestion. (Par ailleurs, l’auteur est mort sans que l’on sache si le livre IX était réellement le dernier ; personnellement, j’incline à penser que non.)
Ça, c’est de la métaphore filée. Bon, terminons avec les coups de cœur littéraires 2009 (enfin, ceux dont je me rappelle) avec un auteur que m’a rappelé l’article sur
Passons donc maintenant à la musique. Je ferai court (cette fois, si, vraiment). J’ai eu pas mal de découvertes musicales en 2009, dont et surtout le Jazz.
Certes, on vous a parlé du CD 


Leur premier album était génial, alors forcement, quand on compose un superbe album, on est attendu au tournant. On vous observe, allez vous le passer sans encombre, transcender votre niveau, ou bien vous ramasser avec la grâce que l’on connaît aux chats dès que l’on en possède un ? Hmmm.


On notera la présence de 

