Musique
1214 139 articles

Dernièrement dans la section Musique d'if is Dead:

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Taake ne sera pas le seul groupe de Black à avoir le grand honneur de nous voir assister à leur prestation, les norvégiens d’Enslaved en seront aussi. Le Black Metal de la formation, qui a déjà plus de 20 ans d’activité, est lourd, lent, avec des relents par ci par là de Pagan voire de Folk, et des passages plus rapides, qui leur permettent de signer certains morceaux que j’apprécie beaucoup, et de se revendiquer du Viking Metal, mouais. Le chant, assuré par leur leader Grutle Kjellson, est souvent du Black classique parfois alterné avec une voix claire. Path To Vanir est extrait de leur 10ème album, Ruun, sorti en 2006.

Je lui préfère l’excellent titre très Pagan qu’est Havenless, mais qui n’a pas eu droit à un clip du même acabit, c’est à dire très… particulier. Le groupe n’est pas inconnu au bataillon, illman les a récemment vu au Confort Moderne, ayant plus qu’apprécié leur prestation, et nous les avions vu au Hellfest 2009. Sous la RockHard Tent, en début de soirée et avec une prestation qui dégageait une ambiance bien malsaine, ils avaient même réussi à mettre mal à l’aise Serafina.

Programmé le samedi soir à 22h30 sous la Temple, il y a de fortes chances que nous nous joignons à l’offensive des vikings. Juste à espérer que Guns fassent les divas et soient en retard, pour ne pas avoir à les laisser avant la fin.


Après ma critique de la biographie de Marc Bolan, il fallait bien que je parle de sa musique. J’ai donc choisi sur mon étagère cet album, quasi best-of composé de 2 CDs et de 45 pistes, sorti en 2005. La compilation est édité par Demon Music Group et dirigée par Dr Robert (nan mais c’est qui ce mec ?). Je peux vous assurer que c’est compliqué de trouver un CD intéressant du groupe, il faut déjà passer l’épreuve de la graphie, T.Rex, T-Rex, ou T. Rex ? J’en passe, et pas des meilleurs, ce qui rend les recherches au mieux complexes, au pire chiantes, notamment si vous utilisez Spotify. Le pire c’est que Children of the Revolution, An introduction to Marc Bolan n’est disponible qu’en import, même si Amazon fait que ce n’est plus un problème. Bon, si on parlait musique maintenant.

Children of the Revolution, An introduction to Marc Bolan, de T.Rex

La compilation ressemble à une foire, il n’y a pas vraiment de cohérence dans l’ordre de titres, pas de distinction par époque par exemple. Enfin si, mais c’est plutôt léger, c’est un peu tout mélangé. On démarre le CD1 avec l’excellent 20th Century Boy, chanson que j’adore, pour enchaîner sur ses plus gros titres majoritairement tiré de l’album Tanx. Le Glam Rock est bien en route, riffs de guitare endiablés, avec la voix chevrotante et envoutante de Marc Bolan par dessus, on sent une certaine extravagance. Musicalement, c’est un peu une sorte de florilège de ses meilleurs titres, avec certains qui ont été entendus plus tard grâce à des reprises, Buick Mackane par les Guns ou encore Children of the Revolution par Scorpions pour n’en citer que deux.

Arrivé au CD2 on commence à atteindre des chansons pétries de faiblesses, avec des morceaux Pop pas terribles où Marc Bolan se laissait aller à la simplicité des refrains scandés en boucle, comme sur l’insupportable Think Zinc. On retrouve aussi la désespérément mielleuse Whatever happened to the Teenage Dream qui, même si elle n’est pas spécialement mauvaise, fait un peu tache au milieu des autres pistes. Pour remonter le niveau, des pistes plus intéressantes comme Broken-Hearted Blues tiré de Tanx, toujours lui, se baladent sur la liste. Ce deuxième CD n’est guère sorti de sa boite avec moi.

Tanx de T.Rex

Une bonne partie des titres est tirée de l'album Tanx

Ce qui peut surprendre aussi, c’est qu’il y a beaucoup de chœur sur les chansons de T.Rex, et c’est encore plus marqué sur les chansons de l’époque, où il se tournait vers la Soul et tentait de conquérir l’Amérique. C’est notamment le cas pendant la période de l’album Tanx, et sur les chansons Mad Donna et Country Honey par exemple. Ce coté systématique n’existe plus dans le Pop Rock de nos jours.

Après on peut râler plus fort sur le contenu vu qu’on ne trouve pas son premier tube, Ride a white swan. Pour l’introduire, peut être que le premier hit de Marc Bolan, ça aurait été pas mal. Mais encore, admettons. Hérésie ultime par contre, il n’y a même pas Get it On. Pour remettre les pendules à l’heure, tout ce qui date d’avant l’album The Slider, son 7ème album, n’est pas présent et je trouve ça terriblement dommage. D’un autre coté ça doit être un enfer de droits, entre les rééditions, les changements de maisons de disque, les rachats, on n’y comprend plus rien au bout d’un moment… Par exemple, pour illustrer le beau bazar, 20th Century Boy n’est présent sur aucun album original mais sur la réédition de 73 de Tanx.

Children of the Revolution, An introduction to Marc Bolan, de T.Rex CoverPour le packaging, on donne dans le classique jewel case, avec le support pour deux CDs à l’intérieur, donc rien de bien solide. Le booklet se contente du strict minimum, deux photos, un petit texte sur Marc Bolan et la liste des pistes. Pas transcendant, heureusement qu’il n’y a pas marqué collector sur la boite. Les artworks sur les CD reprennent des photos du booklet et j’avoue avoir un faible pour le premier CD qui reprend la pochette de l’album. Le tout est inséré dans un carton pas très utile ni beau.

Au final, Children of the Revolution, An introduction to Marc Bolan est une compilation qui ne regroupe pas vraiment le meilleur de T.Rex, et qui ne fait pas dans l’exhaustif, c’est un dispensable. Mieux vaut se tourner vers The Essential Collection, Marc Bolan & T.Rex, ou sur un album d’époque comme Tanx, The Slider ou encore Dandy in the Underworld. Par contre brûlez, Bolan’s Zip Gun. On se quitte sur ma chanson préférée du groupe, avec des images d’archives qui vous permettra sans doute de vous faire une idée.


HtH#12: Let Them Fall de Saint Vitus

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

illman dans Actualité, Musique le 13 mai 2012, avec 1 commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

J’ai découvert Saint Vitus quand je me suis mis au Doom il y a deux ans, le groupe ne m’avait pas spécialement marqué à l’époque, occupé que j’étais à l’époque à découvrir des groupes par trouzaines. Heureusement j’étais revenu dessus grâce à l’hymne Doom Metal par excellence, Born Too Late. Saint Vitus, c’est un peu des monstres sacrés du genre, surtout que Scott « Wino » Weinrich, leur, sans doute, meilleur chanteur fait à nouveau partie de l’aventure et que c’est une bête.

Let Them Fall est tiré de leur album Lillie : F-65 sorti le mois dernier. Bien évidemment, j’ai le digipack en ma possession et je ne priverais pas de me fendre d’une petite chronique. Après 17 ans sans albums et 22 ans pour le dernier avec Wino, on était en droit de s’inquiéter un tout petit peu… Et on avait tort, cet album c’est une tuerie doomesque comme on en fait plus, et ce clip en est le parfait fer de lance. Je l’ai aussi choisi par ce que c’est leur seul potable disponible si on excepte les lives.

Ils font partie des groupes que j’attends le plus pour parfaire mon éducation du Doom. Leur concert sera une parfaite fin de soirée samedi soir sur The Valley. Et j’entends bien laver l’affront qui leur avait été fait par mes confrères.


White Skies de Moonspell

Du goth, de la lunette hipster et des cache-tétons en croix.

Serafina dans Actualité, Musique le 11 mai 2012, avec 2 commentaires

Parmi les grands groupes de Gothic Metal, difficile de ne pas citer Moonspell. Les portugais font partie des gros noms du genre et j’avais particulièrement apprécié de les voir en live le dimanche du Hellfest 2009. Cette année, ils sortent un nouvel album appelé Alpha Noir, disponible depuis fin Avril mais absent de Spotify, je ne l’ai donc pas écouté. Mais à voir le premier single, et son clip, ça va vite changer.




Musicalement, je sais pas pour vous, mais j’ai l’impression que Sisters of Mercy a copulé avec Type O Neg’. C’est du bon Goth, certes classique, mais tellement efficace, que personnellement j’adore. Mais vraiment. C’est juste ce que j’aime.

Pour ce qui est du clip, par contre, je suis plus perplexe. Je peux comprendre beaucoup, jouer sans câbles, les Cruella, les cache tétons en scotch, les collants troués mais ces suicide girls aux lunettes de hipster qui se roulent des patins, là, ça me dépasse. Surtout les lunettes en fait. Sinon, je le trouve pas mal, le noir et blanc est plutôt joli, le clip est esthétique.


HtH#11: Let the Blood Spill between My Broken Teeth de Benighted

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

Claire dans Actualité, Musique le 6 mai 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Les groupes français à l’affiche du Hellfest sont relativement rares passé 14h et les concerts de plus de 40 minutes. Benighted ne fera malheureusement pas mentir l’adage, puisque la formation sera dans les premiers à assurer le show au Hellfest 2012, le vendredi à 11h40 sous la Altar. C’est un groupe originaire de Lyon qui officie depuis 1998, partant avec une étiquette Death le groupe propose désormais du Brutal Deathcore. C’est à la première édition du festival Sylak se déroulant non loin que j’ai pu les découvrir en septembre dernier.

N’étant pas forcément amatrice du genre à la base, la prestation live du groupe m’avait néanmoins convaincue, du gros son agressif qui prend toute son ampleur en live, bien défoulant. Le clip de Let the Blood Spill between My Broken Teeth est plutôt bien réalisé, bien qu’on n’échappe pas aux poncifs du genre: groupe qui joue d’un côté, du sang, et du suicide. Le morceau est très agressif et assez représentatif de leur côté brutal.

Vu les autres groupes programmés en même temps, il y a de forte chance que j’assiste à leur prestation. Si j’y entre assez tôt.


Affiche finale du Motocultor Festival 2012 !

L'autre festival Metal breton prend du galon

dabYo dans Actualité, Musique le 4 mai 2012, avec 2 commentaires

La Bretagne au sens large, histoire de ne vexer personne, n’est pas uniquement la terre d’accueil du Hellfest lorsqu’on parle de festivals de Metal. On y retrouve aussi un autre fest, plus jeune et plus petit certes, mais qui prend de l’envergure d’année en année: le Motocultor Festival. L’affiche finale du cru 2012, la cinquième édition qui se déroulera du 17 au 19 Août 2012 à Theix, vient d’être dévoilée et il était donc temps que l’on en parle, puisqu’on compte bien nous y rendre !

Motocultor Festival 2012

On retrouvera donc cette année une tête d’affiche Black Metal à souhait, puisque ce sont Immortal et Behemoth qui vont se partager la lumière des projecteurs. A côté des groupes norvégien et polonais, parmi ceux que l’on attend le plus et que l’on a encore jamais vu se trouve KMFDM. Le groupe d’Indus est réputé pour ses performances scéniques, et on les avait malheureusement raté lors de leur passage au Hellfest 2010.

Motocultor Festival 2012 Affiche FinaleEnfin, outre de nombreux groupes que l’on ne connait pas particulièrement, mais qui sont relativement appréciés comme Dark Tranquillity ou les français d’Eths, on retrouve des groupes que l’on a déjà vu et que l’on avait hâte de revoir. Arkona d’abord, qui avait littéralement retourné la Rock Hard Tent au Hellfest 2011 avec leur Pagan Metal agressif et explosif, puis Septic Flesh, vu au Printemps de Bourges l’année dernière. Enfin, espérons qu’Electric Wizard nous offre un show un peu plus convaincant qu’à Poitiers

Bref, cette année marquera sans doute notre première virée au Motocultor Festival. Avec un prix d’entrée relativement correct, 69€ pour les trois jours en pré-vente, le festival devrait nous offrir cette année une affiche plus qu’intéressante. D’autant plus qu’à part Behemoth, quasiment aucun des groupes n’est programmé au Hellfest 2012, ce qui en fera un parfait complément pour la saison des festivals !


Shovel Knockout de Children of Bodom

Un KO par coup de pelle, ça explique peut être le clip

Serafina dans Actualité, Musique le 2 mai 2012, avec 3 commentaires

On vous a déja parlé de Children of Bodom ici, notamment parce qu’ils passent au Hellfest 2012. Donc, le groupe sort le clip de son nouveau clip issu de Relentless Reckless Forever. L’occasion, pour moi, de baver gentiment sur les beaux yeux kholés de Laiho. (Oui, bon, hein, on se refait pas)

Children of Bodom est un groupe souvent peu apprécié des trve, considéré comme un groupe de sales adolescents qui fait rien que gueuler avec des fucks à toutes les phrases. Afin de tordre le coup à ces préjugés, Children of Bodom nous propose donc un clip issus d’images filmées en tournées où ils boivent, se biturent, se font des blagues dans le bus, nous font des doigts d’honneur, balancent des trucs à la gueule de la caméra, boivent de la bière et autres comportements matures digne de la profondeur de leurs morceaux.

Allez, je suis mauvaise langue. Ils se brossent les dents aussi. C’est pas parce qu’on est metalleux qu’il faut négliger son hygiène bucco-dentaire après tout, n’est-ce pas ?


Les groupes dont je suis avidement l’actualité sont bien rares, pour ainsi dire inexistants. La plupart du temps, je ne suis pas assez mis au courant et je n’apprends la sortie d’un album qu’une fois ce dernier dans les bacs. Pas de chance avec Pandora’s Piñata, le nouveau Diablo Swing Orchestra, dont j’ai très tôt suivi l’actualité et que j’ai attendu pendant d’interminables mois, au fil des annonces de la page Facebook du groupe. Mais voilà, ça y est, la nouvelle galette du groupe d’Opera Jazz Metal Symphonique, casé dans le fourre-tout Avant-Garde Metal, s’est enfin laissée écouter, quelques semaines avant sa sortie. Alors, ça donne quoi ce troisième album ?

Diablo Swing Orchestra Pandora Pinata Promo

Ce qui est marrant avec les groupes qui signent un excellent premier CD, The Butcher’s Ballroom pour DSO, c’est qu’on les attend au tournant. D’abord, c’est savoir s’ils vont réussir à faire un second qui ne sera pas en demi-teinte, ensuite, c’est voir si la sauce ne va pas lasser au troisième. Bref, à chaque fois un nouveau défi, tant « faire aussi bien » qui se traduit pourtant par « faire de l’excellent » n’est pas une option. Sing Along Songs for Damned & Delirious, il faut le dire, avait largement réussi le défi. L’album était excellent, complètement délirant et entraînant.

Pour Pandora’s Piñata le groupe suédois quitte l’ambiance de la fête foraine hantée et effrayante pour des environnements un peu plus variés. On a d’un côté la Nouvelle-Orléans et le Jazz-Boogie des musiciens du coin sur l’excellente introduction Voodoo Mon Amour par exemple, un côté un peu plus enfantin avec un Black Box Messiah. La rythmique de l’album est d’ailleurs vraiment cassée par certains morceaux, et si les deux premiers morceaux de l’album donnent le ton du dansant, il faudra avouer que l’album contient quelques titres assez calmes. On pense notamment à Kelvar Sweethearts, qui troque le rythme endiablé des premiers titres avec une musique de fond sur laquelle Annlouice Loegdlund pousse la balade de façon agréable. Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant d’Aurora, morceau lent au possible avec voix et instrumentation qui ne dénoterait pas dans une comédie musicale Disney. Si elle n’est pas forcément ratée, en admettant que ça soit votre trip, elle vient complètement casser cet album en deux.

C’est d’autant plus embêtant qu’avant cette coupure indésirable, on retrouvait un début d’album qui réussissait à renouveler les sonorités du groupe tout en gardant bien l’âme de Diablo Swing Orchestra. On avait bien entendu droit aux morceaux qui tirent pleinement partie des nombreux instruments du groupes, cordes et trompettes, comme sur Exit Strategy of a Wrecking Ball notamment, complètement DSO-esque avec ses ponts et ses coupures de rythmiques. Annlouice y laisse d’ailleurs la voix principale à Daniel Hakansson qu’on découvre là pour la première fois il me semble en lead, avec une très belle voix. Guerilla Laments n’est pas non plus en reste et donne le ton de la rythmique en tant que deuxième titre de l’album, avec son introduction à la trompette.

La voix masculine du groupe est sur cet album bien plus présente qu’elle ne l’était, du moins dans mes souvenirs, sur les autres. On la retrouve en lead sur Exit, mais aussi très présente sur Black Box Messiah ou encore Mass Rapture. Daniel quitte sa voix assez Death et grave des précédents albums pour une voix plus claire. C’est assez inhabituel, et si je devais y regretter quelque chose, c’est la quasi absence de dialogues entre les deux voix.

Mais si le groupe est au rendez-vous avec ses musicalités habituelles, coupures, trompettes, là où on ne l’attendait pas c’était dans le domaine de l’electro. Avec une rythmique bien forte et une guitare avec effets en fil rouge, Black Box Messiah est assurément le morceau qui surprend le plus. La basse s’y fait moins lourde, la contre-basse presque complètement absente et le groupe fait place, pour ses refrains, à une voix nasillarde de gosses. Tout simplement génial et déjanté. Ce morceau vaut à lui seul l’affront d’Aurora. Mais ce n’est pas tout, et on remarquera des petits arrangements par ci par là dans l’ensemble des morceaux qui donnent une patte différente à ce Pandora’s Piñata, une certaine personnalité que l’on ne connaissait pas au groupe.

Diablo Swing Orchestra Pandora's Piñata CoverEnfin, pour le final de près de 8 minutes, on retrouve Justice For Saint Mary. Le morceau commence lentement, et va même nous faire croire le pire: serait-ce un Aurora bis ? Après Annlouice, voilà-t’y pas que c’est au tour de Daniel de nous faire sa petite balade ? Les cordes se mettent doucement en fond, avec un tempo plus rapide, mais le tout prend son temps, sans pour autant être désagréable cette fois ci. Une sortie au tempo lent et musical, pourquoi pas. L’instrumentation devient plus intense, avec des cordes dissonantes qui font peu à peu monter l’aspect dérangeant du morceau. Et puis, il y a le début de cette sixième minute, suivie de la septième et de la huitième. Des minutes géniales, à l’instrumentation complètement inattendue, grandiloquente, envoutante, qui ne donne qu’une envie: repasser l’album en entier.

Que dire de ce Pandora’s Piñata si ce n’est qu’il a tourné en boucle depuis que j’ai pu le mettre dans mon lecteur ? Ce nouvel album de Diablo Swing Orchestra arrive à s’affranchir de ses deux grands frères, à donner un nouveau souffle, de nouvelles sonorités. Le temps où je n’avais que deux choix lorsque je voulais écouter un album du groupe est désormais révolu. J’en aurai trois. Et vu la qualité des deux précédentes galettes, cela veut tout dire. A dans 3 ans. Vite !


HtH#10: In Waves de Trivium

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 29 avril 2012, avec 7 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Trivium est un groupe aux multiples casquettes officielles, allant du Metalcore au Trash Metal en passant par le Progressif. Ne connaissant principalement que leur dernier album In Waves, qui m’avait été chaudement par Serafina, je leur donnerai plutôt le qualificatif de Heavy Metal pour ado parfaitement produit. Vous allez très vite vous en rendre compte avec ce single qui en est extrait, et qui donne son nom à l’album, la musique que nous propose ici Trivium est aseptisée au possible, atteignant des sommets d’inauthenticité que même Linkin Park n’atteignait pas.

Et c’est bien dommage car le morceau pourrait être sympa, une sorte d’hymne au jeune rebelle à cheveux longs. Cela ne m’étonnerait pas que le groupe soit plutôt populaire dans la plus jeune tranche des amateurs de Metal, et après tout, il y a pire pour commencer. Reste qu’une telle production, aussi travaillée, où le moindre cri de rage est maîtrisé du début jusqu’à la fin a quand même quelque chose d’effrayant. Quelque part, ça fait froid dans le dos, et je commence peut être à comprendre comment les amateurs devaient voir des groupes comme Linkin Park à leur arrivée.

A priori, Trivium se produira sur la MainStage02 le dimanche à partir de 19h40, face à Ihsahn et H2O, deux groupes qui n’ont pas particulièrement notre préférence.


Storm the Sorrow de Epica

Une rousse, du pétrole et du Game Of Thrones

Serafina dans Actualité, Coup de Coeur, Musique le 24 avril 2012, avec 3 commentaires

Nuclear Blast ne chôme pas. Après nous avoir proposé le nouveau clip de Sonata Arctica hier, voici le nouvel Epica, clip tant attendu de leur single Storm the Sorrow issu de Requiem for the Indifferent. Il faut l’avouer, Epica n’a jamais été très doué pour les clips, alternant le cliché (The Phantom Agony), le ridicule (Unleashed) et le n’importe quoi (Quietus…).

Ce coup ci, le groupe a arrêté d’essayer de raconter des histoires de couple dans ses clips, et opte pour du très conceptuel où le noir et le blanc domine. On reste dans la thématique des photos de promos, avec du pétrole qui englouti le groupe comme thème majeur. On échappe par la même aux clichés : le groupe ne joue pas dans la forêt, il ne joue même pas tout court, pas de robe de princesse pour Simone et pas de trucs d’héroic fantasy

A la place,on nous propose un clip à l’esthétisme que je trouve sublime. Les fans de la jolie rousse seront gâtés vu qu’elle doit occuper 80% du clip, angélique en combinaison blanche, engloutie peu à peu par les ténèbres. Pour la minute futile, non seulement son maquillage est superbe, mais sa robe noire aux manches ballons est juste une tuerie (bon, moi j’aurais l’air d’un sac dedans, mais laissez moi rêver).

Les membres du groupes apparaissent avec des visages pleins de peinture de guerre dignes de Turisas, bien plus classes que dans les autres clips. Mention spéciale à Mark sur son trône avec un loup à ses pieds, aurait-il lui aussi trop regardé Game Of Thrones ?

Je dois dire que je suis plus qu’épatée par ce clip, connaissant le lourd passif d’Epica dans ce domaine, pas vous ?