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Fall of Summer 2014: Jour 2

Enslaved, Watain et Bömbers

dabYo dans Actualité, Musique le 15 octobre 2014, avec 3 commentaires

La deuxième journée du Fall of Summer 2014 commence un peu plus tôt puisque c’est dès 12h que les hostilités commencent. Comme hier les premiers groupes s’enchaînent sur la Sanctuary Stage toutes les 20 minutes jusqu’à ce que Salem ouvre sur la Blackwaters à 18h00. Sans doute pour ne pas gêner les quelques baigneurs de la plage privée du Parc de Torcy.

Watain au Fall of Summer 2014

Il sera du coup marrant d’y voir quelques personnes en maillot bronzer pendant que les Metaleux crèveront de chaud juste à côté, vêtus de noir évidemment. Ce n’est pas parce qu’il fait chaud que l’on va oublier nos bons vieux clichés. La météo est au rendez vous et la journée est chaude, tantôt sous les rayons du soleil, tantôt juste parce qu’il fait très lourd.

Can of Worms au Fall of Summer 2014

dabYo - Jeune groupe français de Thrash Metal bien énergique. En cette ouverture de seconde journée, le public est éparse mais ultra motivé, sans doute une fan base déjà bien implantée qui va même faire un petit mosh. Bref c’est du Thrash et pas ma tasse de thé, mais le groupe est à l’aise sur scène, stéréotype du genre certes mais à l’énergie débordante et communicative.

Vorkreist au Fall of Summer 2014

Vorkreist au Fall of Summer 2014

dabYo - On enchaîne sur un autre groupe français, Vorkreist qui officie dans le Black Death. Les français délivrent une prestation carrée mas qui sans connaître m’a pas paru particulièrement originale non plus. La musique passe très bien malgré le soleil et l’air pesant. Le public est quelque peu éparse mais bien présent pour les longs morceau qui alternent entre phases Black bien traditionnelles, rapides et monotones, avec des passages plus rythmés de temps en temps qui font penser à un genre de Black’n’Roll bien sympathique qui pour le coup me séduisait bien.

Den Saakaldte au Fall of Summer 2014

dabYo - Den Saakaldte au Fall of Summer 2014Derrière le nom horrible à prononcer qu’est Den Saakaldte se cache évidemment un groupe norvégien, et donc de Black Metal. Un lineup tout neuf qui va d’abord nous jouer deux-trois morceaux de Black old school et répétitif à souhait pour finalement nous présenter des morceaux de son nouvel album.

Des passages plus rythmés entre-croisés de morceaux complètement atmosphériques avec même de la guitare claire en solo. Pas forcément un sentier qui n’a jamais été exploré, on pense évidemment à Enslaved qui joue le soir même, mais c’est surtout DorDeDuh que le son du groupe évoque. Les compos font encore transition inachevée mais ça peut rendre très bien.

<Code> au Fall of Summer 2014

dabYo - Des anglais qui font du Black dans nos contrées c’est finalement assez rare en dehors de Cradle of Filth, mais des types habillés en chemise noire Celio encore plus. <Code> je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à l’annonce de leur participation au Fall of Summer 2014.

C’est du Black Prog qu’ils vont nous délivrer mais aussi finalement très agressif. Ne connaissant pas les albums ce fut difficile d’apprécier. On peut en tout cas dire qu’ils ont une certaine originalité dans leur prestation scénique, des dandy black Metaleux on en voit pas souvent.

Debauchery au Fall of Summer 2014

dabYo - Debauchery au Fall of Summer 2014Les t-shirts portés par les Metaleux un jour de festival sont toujours un bon indicatif de la popularité des groupes au programme, et si l’on compte aujourd’hui une majorité de Watain, il faut reconnaître à Debauchery une certaine fanbase. Moi je les ai uniquement découvert lorsque leur leader s’est fait viré de son poste de professeur en Allemagne. Quand on découvre les décors scéniques du groupe, on pourrait presque comprendre pourquoi.

Ensanglantés, les allemands débarquent au milieu des crânes et de mannequins féminins nus et couverts de sang, quand ce n’est carrément pas le pied du micro qui sort de la gorge de l’une d’entre elles. Très esthétique, le groupe est le premier a sortir le grand jeu pour le festival.

Musicalement les morceaux de Debauchery sont très accessibles même pour le profane que je suis. Ça headbangue facile et sonne sympathique.

Salem au Fall of Summer 2014

dabYo - Fall of Summer 2014Les groupes israéliens sont rares chez nous et ça fait plaisir d’en voir. Salem contrairement à un paquet de groupes de la région n’a pas de touche particulièrement orientale à sa musique, bien qu’ils alternent avec aisance les différents styles que compte leur discographie.

Scéniquement c’est le minimum habituel, mais le guitariste tente tant bien que mal de se souvenirs de lointain cours de français à l’école, et ça ça fait plaisir! Des morceaux bien catchys pour la plupart.

Ahab au Fall of Summer 2014

dabYo - Alors que la lumière perd du terrain et que la nuit prend ses droits sur le lac, Ahab monte sur la Blackwaters pour nous asséner son Funeral Doom lourd et oppressif. Ce genre ne va en général pas bien aux scènes ouvertes quand il fait encore jour, mais là, sur la plage, c’est une toute autre sensation.

Pour sa première date en France, comme nous le diras leur leadeur dans un français aux accents bien allemands, le groupe nous en met plein les oreilles. Lent, lourd, c’est une très bonne expérience live qui s’apprécie avec la fraîcheur naissante. La thématique de leur musique étant centrée entre autres sur Moby Dick, la Blackwaters était La scène qu’il leur fallait. Malheureusement, les baffles crachotent les basses tout du long ce qui empêchera une totale immersion…

Pentagram au Fall of Summer 2014

Pentagram au Fall of Summer 2014

dabYo - Depuis le temps qu’on nous parle de Pentagram, il était temps que nous le voyons par nous même. Fondé au début des années 70, l’âge des musiciens va forcément de paire et Bobby a vu plus d’un printemps (et encore plus de verres) passer. Pourtant, contrairement à un certain Ozzy, il est plus qu’alerte et actif sur scène: un vrai showman.

Pentagram au Fall of Summer 2014Je n’aime pas franchement le groupe sur CD, ce n’est pas faute d’avoir essayé à la fois avec des albums conseillés par des fans qu’avec des setlists de concerts: rien n’y fait. Mais en live c’est tout autre chose. La musique prend vie et perd son côté rebutant. Je ne sais pas pourquoi, peut être le côté communicatif et entraînant du groupe.

Pentagram va livrer sur la Blackwaters Stage une très belle performance, de celles qui vous font tout de suite aimer un groupe quasi inconnu. On regrettera juste quelques problèmes techniques sur les baffles en début de show.

Enslaved au Fall of Summer 2014

dabYo - Le combo Enslaved et Watain est de retour au Fall of Summer 2014 après avoir fait la tête d’affiche de la Temple le vendredi du Hellfest 2014 ! Cette fois on en profite donc pour revoir l’un des plus vieux groupes de Black Metal norvégien encore en activité. Comme d’autres, ils ont troqué le trve de leurs débuts pour des envolées plus lyriques et symphoniques, un Black Metal Progressif de très bonne qualité aux touches très Pagan. Je suis fan de leurs derniers albums que j’avais découvert suite à leur passage au Motocultor 2013.

Enslaved au Fall of Summer 2014

Leur concert y avait été plutôt bon et ce sera une nouvelle fois le cas de leur prestation de ce soir. Nous sommes toujours sur leur tournée de support à RIITIIR, leur dernier album qui a quelques années déjà maintenant. Du coup la setlist est quasi identique à celle de 2013 et sera sans grande surprise. Reste que le groupe va tout de même jouer principalement des nouveaux morceaux et ne revenir à la nostalgie qu’une seule fois: yay !

Enslaved au Fall of Summer 2014Le début du set est un peu chaotique avec des problèmes de son et d’équilibrage mais cela s’arrangera très vite. La nuit est presque complètement tombée et donc l’ambiance peut prendre toute sa consistance. Celle d’une musique froide et oppressante où la voix black et claire alternent avec maîtrise. Malheureusement pour le groupe, leurs morceaux ont moins d’intensité en live que sur album. Avec sept morceaux qui se courent après, le groupe se voit obligé de meubler quelque peu, en forçant le public à entonner la Marseillaise notamment. On regrettera de ne pas les voir essayer de pousser un peu plus…

Watain au Fall of Summer 2014

dabYo - 1h00 du matin arrive et le groupe pour lequel nous avons décidé d’aller au Fall of Summer s’apprête à monter sur la Blackwaters Stage: Watain. Le groupe suédois de Black Metal est de retour après une superbe prestation au Hellfest 2014 et on espère bien reprendre une grosse baffe dans la gueule. La scène est comme d’habitude très décorée et nous en met plein la gueule, l’ambiance est clairement déjà au rendez-vous bien que nous soyons dans du sable et sur une plage: pas forcément là où l’on imagine la noirceur des suédois.

Watain au Fall of Summer 2014

Comme à son habitude, Erik entre sur scène pour commencer son rituel et allume les différentes torches de la scène, avant de récupérer son matériel de maître de cérémonie. Sur ces actes, le reste des musiciens finissent par arriver et le premier morceau de The Wild Hunt démarre la prestation du groupe. On en prend plein les oreilles… Et peut être un peu trop.

Watain au Fall of Summer 2014Le groupe passe en effet juste après Pentagram, c’est peut être une coïncidence mais la basse y est bien trop forte sur les premiers morceaux. Le groupe précédent étant adepte d’un tel réglage, peut être que cela vient de là. En tout cas, il y avait un clair déséquilibre là dessus, les morceaux de Watain ne laissant clairement pas la première place à la basse sur album.

La setlist est quasi identique à celle qu’a joué le groupe au Hellfest 2014 et se compose principalement des deux derniers albums du groupe, The Wild Hunt et Lawless Darkness. A une différence près, et de taille puisque pour aller avec ce petit étang qui s’étend derrière la scène, le groupe fini sur Waters of Ain, leur long morceaux de 15 minutes. L’occasion d’apprécier les envolées de guitare et la progression du morceau.

Bömbers au Fall of Summer 2014

dabYo - Après avoir eu notre dose de satanisme, c’est un autre blackeux qui monte sur la Sanctuary Stage pour clore le festival: Abbath d’Immortal et son groupe de reprises de Mötörhead: Bömbers. Et il faut bien avouer que la ressemblance est frappante, à un détail prêt: Abbath a encore la pêche, lui.

Ils enchaînent les reprises avec une aisance certaine et franchement, il faut vraiment être grincheux pour ne pas se faire avoir: le son de Mötörhead défonce tout sur son passage et a ce côté Hard irrésistible que l’on ne peut y échapper. Entre deux morceaux, les comparses prennent le temps de faire un peu d’ironie et de parodier Lemmy en reprenant ses vannes habituelles, un régal.

Fall of Summer 2014

On quittera le festival avant la fin de leur concert, plus par fatigue qu’autre chose. Avec cette première édition, le Fall of Summer aura montré qu’il avait été organisé par des pros et c’est sans doute la première édition de festival la plus aboutie qu’il nous a été permis de voir. Chapeau bas.


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Photos du Fall of Summer 2014: Jour 2

Photos de Watain, Enslaved, Pentagram et Debauchery au Fall of Summer 2014

Serafina dans Concert, Musique le 13 octobre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Watain au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Vorkreist au Fall of Summer 2014


Fall of Summer 2014: Jour 1

dabYo dans Concert, Musique le 12 septembre 2014, avec aucun commentaire

Le vendredi 5 Septembre est enfin arrivé et voilà que le Fall of Summer 2014 vient d’ouvrir ses portes ! Après un petit embouteillage sur la nationale, on trouve rapidement et se gare facilement pour rejoindre l’entrée du festival. Il y a une petite queue pour échanger son pass contre le convoité bracelet mais rien d’insurmontable pour ceux qui sont arrivés pour le début des concerts à 15h.

Venom au Fall of Summer

C’est Cruxifiction qui ouvre le bal avec une prestation sur la plus petite scène, la Sanctuary Stage. Nous arrivons trop tard pour pleinement apprécier leur prestation du coup on en profite pour faire un rapide petit tour: ce terrain est un vrai cadeau et on se voit très très bien assister à quelques concerts tranquillement assis dans l’herbe sur la butte qui sépare les deux scènes. Il fait beau, quelques nuages mais pas de pluies à l’horizon et seule une chaleur étouffante est là pour nous rappeler que nous sommes encore en été.

Mercyless au Fall of Summer 2014

Mercyless au Fall of Summer 2014

dabYo - Groupe culte de la scène Death française, Mercyless était aussi à l’affiche du Hellfest 2014 mais nous ne les y avions pas vu. Je ne connais pas franchement leur discographie, étant plutôt de marbre devant le Death Metal d’une manière générale mais ils font un set carré qui s’écoute bien même sans les connaître. L’occasion sans doute d’en découvrir les albums.

Agressor au Fall of Summer 2014

dabYo - Les groupes jouent tous sur la même scène pour le moment et ça va plutôt assez vite, et c’est un autre groupe français qui enchaîne, Agressor, qui sévit dans le Death Metal depuis de nombreuses années lui aussi. Leur set ne m’a pas laissé un grand souvenir et m’a moins marqué que le précédent.

Bölzer au Fall of Summer 2014

dabYo - Du Death bien lourd asséné par un duo de Suisses? Pourquoi pas. Bölzer est un groupe que je n’avais jamais écouté mais qui m’a fait tout de suite penser à Conan, sans vraiment savoir pourquoi. Le guitariste et chanteur, torse tatoué nu et à la classe intersidérale, est seul en avant de la scène pendant que son compatriote s’acharne sur ses fûts dans le fond. Le charisme est total.

Bolzer au Fall of Summer 2014

La musique est lourde et assommante, assez atmosphérique avec une guitare lancinante. Là dessus vient se poser les cris dépressifs du guitariste qui m’a là encore fait penser au groupe su-cité. Bien que statiques, le duo est très charismatique et du coup on ne leur reprochera pas leur manque de communication. Bien hâte de les revoir après avoir écouté leurs méfaits !

Exhumer au Fall of Summer 2014

dabYo - Exhumer au Fall of Summer 2014Voilà que débarque un vieux groupe Thrash Metal allemand sur la Blackwaters Stage, groupe qui avait sorti deux albums avant de splitter vers 1987… Une certaine fan base est là pour ce qui sera leur première date française. Scéniquement c’est vraiment mauvais avec des types au look complètement commun et ridicule au milieu desquels on retrouve un bassiste masqué…

Musicalement pour du Thrash la musique est vraiment très accessible et presque sympa. Si on oublie le chant agressif classique du genre, sans intérêt et systématiquement accompagné d’un mini riff de guitare en arrière plant… Le chanteur est cependant sympa avec son français d’allemand rigolo.

Comme il s’agissait du premier concert sur la Blackwaters Stage, on en profite pour y découvrir que cette dernière est précédée d’une plage de sable: les Metaleux vont vite se rendre compte que tomber dans le sable ne fait pas mal.

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

dabYo - Voilà le groupe que l’on attend le plus pour cette première journée, les grecs de Rotting Christ ! On est résolument fan de la formation depuis son passage au Black Metal tribal et symphonique sur ses deux derniers albums. Vus l’année dernière au Hellfest pour le support de leur dernier alubm, ils nous y avaient mis une sacrée route avec un des concerts les plus intenses que j’avais fait.

Cette fois le groupe débarque sur trois morceaux issus de ses deux derniers albums et ça déboite tout de suite. L’ambiance est un mélange de tribal et de militaire qui prend vraiment bien, le tout est horriblement entraînant. Cela est malheureusement quelque peu gâché par des problèmes de son vraiment impardonnables quand on sait à quel point l’équilibrage est important pour la musique du groupe. Le son grésille au début, on entend parfois carrément pas les guitares ou la voix du chanteur, un vrai calvaire qui a du mal à être oublié.

Rotting Christ au Fall of Summer

Avec ses 20 ans de carrière, le groupe va tout de même jouer quelques classiques dont le culte Societas Satanas mais sans vraiment insister dessus, la place est aux nouveautés même si on sent tout de même pas mal de vieux fans. Ce sera tout de même l’occasion pour les festivaliers de faire un énorme mosh et sans doute le plus gros de la Sanctuary Stage.

Le set fini avec quelques morceaux des nouveau genres, le temps de s’en reprendre plein la gueule pour ne pas oublier que Rotting Christ est passé par la. Génial.

Borknagar au Fall of Summer 2014

dabYo - Borknagar au Fall of Summer 2014Après avoir fait une courte pause pour manger, et apprécié le fait que le parking soit tout proche, on est revenu pour un autre groupe de Black Metal, les norvégiens de Borknagar. On est cette fois face à un groupe que l’on a découvert à cause du festival et qui mêle à sa musique des éléments Folk. Le tout dans un mélange aux sonorités assez épiques, avec un voix claire et quelques passages plus rugueux.

Sur album, j’ai tout de suite été conquis et la setlist du concert a déjà rejoint celles que j’écoute assez souvent. Malheureusement, sur scène, la déception était plutôt palpable. D’abord parce que les musiciens n’ont aucun charisme et que je le chanteur laisse franchement de marbre. Son attitude scénique et son chant sont relativement mauvais. Il manque à la prestation du groupe le quelque chose qui rendrait leur prestation vivante. C’est plus plat que sur album, moins épique, des reproches que l’on fera à de nombreux groupes du genre mais qui n’est pas sans faire penser à la prestation décevante de Vreid au Hellfest 2014.

On finira du coup par s’assoir tranquillement sur la petite colline face à la scène, ce qui aura permis à de nombreuses personnes de regarder les concerts sans pour autant se fatiguer, un régal. Bizarrement je garde tout de même un bon souvenir de leur prestation, sans doute parce que j’adore leur musique sur album.

Venom au Fall of Summer 2014

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014

dabYo - Parmi les groupes ultra cultes du Metal que je n’avais jamais franchement écouté, on retrouve les anglais de Venom. A part In League With Satan qui a été reprise avec talent par Carpathian Forest, je ne connaissais aucun de leurs morceaux. Bien qu’ils soient connus pour avoir influencé un grand nombre de groupes, leur Heavy est bien trop simple et proche du Thrash pour que le son ne me marque sur album, du coup je n’avais pas franchement d’attente.

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014Et pourtant, Venom m’a largement surpris avec son set. Le leadeur, chanteur et bassiste Cronos a la pêche sur scène et semble vraiment apprécier être là, et ça se voit tout de suite. Il bouge dans tous les sens, plaisante avec le public et interagit avec lui, ça fait vraiment envie.

La setlist commence avec l’excellent Black Metal, repris en cœur par le public et qui rend franchement bien en live. Bien que la musique ne soit pas franchement ma tasse de thé sur l’album, il faut bien avouer que sur scène l’euphorie générale fini par prendre le dessus et j’y ai passé un vraiment bon moment.

Fatigué par la route et le travail le matin, c’est sur la prestation de Venom que nous quittons le terrain du Fall of Summer 2014. Une première journée marquée par l’énorme prestation de Rotting Christ, on part les cervicales mises à mal et sans voix.


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 1

Serafina dans Concert, Musique le 10 septembre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Bolzer au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Mercyless au Fall of Summer 2014

Photos de Agressor au Fall of Summer 2014

Agressor au Fall of Summer 2014

Photos de Bölzer au Fall of Summer 2014

Bölzer au Fall of Summer 2014

Photos de Exumer au Fall of Summer 2014

Photos de Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Photos de Borknagar au Fall of Summer 2014

Photos de Venom au Fall of Summer 2014

Venom au Fall of Summer 2014


C’est encore une fois sur un soleil rayonnant que démarre la journée. Après les bons concerts de la veille ce deuxième lever est il faut le dire un peu plus difficile. La chaleur est déjà au rendez-vous et on sent bien qu’aujourd’hui cela va se passer encore une fois entre nous et la chaleur pour une bonne partie de la journée.

Tsjuder au Hellfest 2014

On se lève sans pression aucune puisque si hier on ne voulait pas rater Mars Red Sky, le début de cette journée est bien moins chargé. Un petit café au Metal Corner et nous revoilà parti pour une journée de poussière, de soleil et de sauna sous les tentes.

Temple of Baal au Hellfest 2014

Temple of Baal au Hellfest 2014

dabYo - On commence cette seconde journée en revenant à nos bonnes vieilles habitudes: un concert de Black Metal sous la Temple. Temple of Baal est un groupe français que je n’avais jamais écouté, qui mêle quelques éléments de Death à leur Black. C’est plutôt sympathique à l’écoute et va permettre de se réveiller tout doucement et de nous remettre de nos émotions. Les compos sont sympathiques et on passe un bon moment, bien que scéniquement ce soit encore un peu timide.

Benighted au Hellfest 2014

illman - Les deatheux français profitent de leur large fanbase pour leur faire donner de la voix sous l’Altar, et ils en ont profité pour me réveiller. Je ne suis pas un grand fan du groupe mais je reste admiratif devant le monde venu les voir et qui sont resté à fond le temps du set.

Borgne au Hellfest 2014

Borgne au Hellfest 2014

illman - Heu… Là je plaide coupable, j’ai confondu ce groupe avec Blacklodge. Et Borgne est à des années lumière de leur niveau. C’était très basique donc pas très intéressant. Seraf’, désolé de t’avoir donné des faux espoirs sur ce groupe.
dabYo - C’est allongé comme une merde que je vais écouter le Black Metal ambient de Borgne. Un très bon moment qui m’aura permis de me reposer, je ne garde qu’un souvenir très flou de musique bien lourde. Idéal pour piquer un petit somme tripesque sous la tente.

Burning Heads au Hellfest 2014

illman - Depuis le temps que j’entends parler de ce groupe de punk orléanais, fallait bien que j’arrive à aller voir Burning Heads. Du coup c’est fait et c’était vachement bien. Je ne connaissais pas les chansons mais elles sont plutôt entrainantes, normal pour du punk et ils communiquent pas mal avec le public. Par contre, comme pas mal de groupe français, ils n’ont pas pu s’empêcher de parler de foot, même si c’était en mal. Malgré tout, c’est une bonne surprise.

Trollfest au Hellfest 2014

Trollfest au Hellfest 2014

dabYo - Le samedi c’est Folk sous la Temple au Hellfest depuis plusieurs années maintenant, et cette année les premiers folkeux à passer sont Trollfest. Le soleil est de plomb dehors et la température a vraiment monté tant et si bien que les conditions pour assister à un concert ne sont clairement pas les plus sympathiques qu’il soit. Il y a tellement de monde pour voir le combo que même en passant par l’arrière de la sono on ne peut qu’entrevoir le groupe. Un peu rageant, d’autant que la température à l’intérieur de la tente est insupportable.

Trollfest au Hellfest 2014Trollfest nous assène un Folk tout ce qu’il y a de plus classique et festif. C’est sympa à écouter, sans doute plus sympa avec de meilleurs conditions, mais loin d’être franchement inoubliable. On notera de très nombreuses vannes et une reprise de Toxic de Britney Spears, seule cover que j’ai réussi à reconnaître (sic).

Après un tel bain de chaleur, on aura qu’une hâte: retrouver de l’ombre et boire. Boire beaucoup. Avec un petit regret de ne pas avoir préféré aller voir Subrosa sous la Valley.

Subrosa au Hellfest 2014

illman - Venu de Salt Lake City, ce combo Doom Sludge incorpore deux violons électriques, une voix féminine et les chœurs qui vont avec. J’ai adoré sur album et le live était à la hauteur des espérances, j’ai juste eu du mal à en profiter vu qu’on crevait de chaud.

Misconduct au Hellfest 2014

illman - Retour à la Warzone pour les punk rocker de Misconduct qui était aussi venu si j’ai bien compris pour tourner un clip. C’est efficace mais le public est loin d’être au taquet, pourtant ça se donne sur scène et les chansons sont relativement efficaces. J’ai bien aimé et je sais que je ne suis pas le seul mais je n’en garderait pas un souvenir impérissable.

Skyclad au Hellfest 2014

Skyclad au Hellfest 2014

dabYo - On continue dans le Folk avec un groupe qui a le titre pompeux de créateur du genre. Bon, franchement, j’avoue que je ne connais rien des chansons de Skyclad, j’arrivais donc sans opinion pour voir le groupe. Malheureusement, j’ai bien vite vu que ça ne serait pas ma came.

La musique n’est pas franchement folichonne, en tout cas rien que ne me donne envie de rester. Mais le pire c’est clairement la prestation scénique du groupe, désespérante à souhait. J’avais l’impression d’être devant un concert d’un groupe de pop irlandaise. Assommant, on part au plus vite sous la Valley voir Witch Mountain, qui ne nous convaincra pas plus.

Witch Mountain au Hellfest 2014

Extreme au Hellfest 2014

illman - La bande à Gary Cherone et Nuno Bettencourt est venue à Clisson et leur Hard Rock a plutôt fait mouche. Leur grands classiques y sont passés, comme Play With Me mais j’ai juste eu un peu les boules quand ils n’ont fait que l’intro de He Man/Woman Hater. Ils ont même osé faire un truc que Mr Big n’avait même pas tenté en 2011, ils ont joué une ballade, en même temps c’est leur chanson la plus connu, More Than Words, qui rendait vachement bien.

Status Quo au Hellfest 2014

illman - Fidèle à eux même, les papys du Boogie Rock de Status Quo ont enflammé Clisson. Ils m’ont aussi permis de faire halluciner mes voisins dans la foule vu que j’ai chanté sur quasi toutes les chansons. J’aime ce groupe, p’tain j’ai même écrasé une larme pendant le set tellement c’était bon. La setlist était très bonne même si le choix d’une ou deux chansons m’ont un peu laissé dubitatif et que j’ai toujours du mal avec le medley qu’ils réalisent.

Shining au Hellfest 2014

dabYo - Shining au Hellfest 2014Parmi les groupes de Black Metal découverts grâce à l’affiche de ce Hellfest, il y a Shining dont je n’avais jamais vraiment pris le temps d’écouter les albums. Malheureusement c’est aussi là où le bât blesse, avec de nombreuses galettes souvent très hétéroclites, il était difficile de savoir ce qu’ils allaient jouer en live.

Leur prestation est principalement portée par les épaules de Niklas Olsson, compositeur et frontman du groupe, m’a tout de même laissé de marbre. On a eu droit à quelques morceaux bien sympathiques avec des rythmiques très Black’n’Roll, mais son charisme ne suffit pas. Les musiciens sont vraiment très / trop statiques et il y a une espace de superficialité qui ressort de la prestation. Sympathique mais sans plus, ce qui se ressentira auprès du public, clairement peu réceptif.

Tsjuder au Hellfest 2014

dabYo - On enchaîne les groupes de Black sous la Temple avec cette fois le trio norvégien Tsjuder, qui se revendique Trve Norwegian Black Metal. Et il faut bien avouer que là dessus c’est plutôt réussi, c’est vraiment du Black extrême. Reste que ça n’est pas franchement ma tasse de thé, ça passe bien en album mais en live le manque de variation à cause de la qualité se fait vraiment ressentir. Au bout de trente minutes de cette bouillie extrême, on fini par sortir pour reprendre un peu de soleil.

Tsjuder au Hellfest 2014

Le temps d’écouter les deux morceaux de Clutch, groupe maudit du Hellfest qui a enfin pu faire sa prestation cette année. Le public était vraiment au rendez-vous cette fois, la Valley débordait de tous les sens et le son qui en sortait était groovy à souhait.

Comeback Kid au Hellfest 2014

illman - Bon j’ai essayé d’aller voir Clutch, c’était juste pas possible, ils sont vraiment trop gros pour la Valley. Donc je suis allé me planter dans la Warzone pour attendre ce groupe de Hardcore déjà vu au Hellfest 2011 et qui est l’un des rares du genre à trouver grâce à mes yeux. J’ai un peu lutté pour rentrer dedans à cause de la fatigue mais finalement j’ai fini le concert bien énervé. Faut dire qu’un petit Wake the Dead fait très bien son effet. On a aussi pu entendre des chansons de leur prochain album et c’est assez prometteur.

Je parlerai même pas de Deep Purple pour qui j’étais revenu aux MainStages, j’ai fait quasi tout le show assis tellement j’ai trouvé ça indigent.

Eluveitie au Hellfest 2014

Eluveitie au Hellfest 2014

dabYo - Le groupe que nous attendions le plus cette journée, les suisses d’Eluveitie que l’on verra ici pour la cinq ou sixième fois, on a oublié de compter. Troisième fois sur leur tournée Helvetios, l’album sorti en 2012 qui deux ans plus tard déchire toujours autant. Le groupe y avait trouvé la bonne formule entre épique, Folk et pas de pouet pouet.

La setlist, festival oblige, ne fait pas la part belle à cet album et va nous ressortir les gros classiques du groupe, Inis Mona et Thousand Fold en premier évidemment. Un gros succès auprès du public qui est tout acquis à la cause du groupe helvète. On est face à un vrai festival de Folk de ce côté là et c’est un carton plein, on aura même le droit à un titre de leur nouvel album, King, présenté il y a peu sur internet et qui passe très bien en live avec des solos de violon très sympathiques assurés par leur nouvelle violoniste.

Ambiance Hellfest 2014 EluveitieMalheureusement, le concert va énormément souffrir d’un aléa qui n’est pas de la responsabilité du groupe: la sono. Cela va être un festival de bourdes, les guitares étant tantôt complètement absentes pour les morceaux, alors que d’autres fois il s’agira carrément du micro du chanteur qui déconnera. On le verra ainsi gesticuler comme un malade pour sortir un solo de flûte… dans le vent complet. Personne n’entendant rien, une sorte de concours de Air Flûte assez exaspérant.

Comme au Motocultor l’année dernière, le groupe enchaîne deux de mes morceaux préférés: The Siege suivit d’Alésia, qui va nous permettre une fois de plus de voir qu’Anna Murphy n’est pas juste bonne sur le chant clair avec Epona, mais aussi sur du scream qui fait bien plaisir. Bref, un bon concert.

Aerosmith au Hellfest 2014

illman - Aerosmith, cette machine de guerre Hard Rock américaine, a finalement mis les pieds au Hellfest après un gros imbruglio l’année passée. Et quel show !! J’ai trouvé ça assez phénoménal, je m’attendais à un truc tout juste correct pour encaisser le chèque et j’ai été bluffé.

Des tubes, des tubes, des tubes et pas de solos moisis à l’horizon, les autres gros groupes devraient prendre exemple. Y a juste Freedom Fighter chanté par Joe Perry qui m’a un peu refroidi, sinon c’est du tout bon. J’ai ultra kiffé la vie quand ils ont fait Livin’ on the Edge et Dream On en rappel était énorme. Tyler bouge super bien et l’avancée qui leur a été montée lui permet d’augmenter son espace de scène.

Carcass au Hellfest 2014

illman - 20 ans après, les mecs se sont décidé à sortir un nouvel album, Surgical Steel, donc c’était l’occasion de les voir au Hellfest. Après j’aurai surement préféré qu’il y ai plus de Heartwork et moins de Surgical dans leur set mais bon je ne vais pas bouder mon plaisir. Carcass a été parfait, le chanteur n’a pas arrêté de blaguer, notamment sur A7X et les zicos ont été carrément à la hauteur. Clôturer le concert et la journée par Heartwork a vraiment été un moment fort du festival pour moi.

En attendant les report des différents concerts et après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2014, on fait place nette pour vous montrer quelques photos des artistes prises devant les scènes. Cette année encore, j’avais un pass photo, ce qui nous permet de vous proposer des photos sympathiques, majoritairement sous les tentes.

Tsjuder au Hellfest 2014

Ce deuxième jour, le black metal est la star de la journée, que je passe majoritairement sous la Temple (avec des excursions à la Valley). Comme d’habitude, les lumières sont très belles, et mettent en valeur les petits groupes comme les grands malgré une tendance à être un peu trop rouges par moment. Enfin, on peut pas tout avoir.

 

Photos de Temple of Baal au Hellfest 2014

Photos de Borgne au Hellfest 2014

Photos de Trollfest au Hellfest 2014

Photos de Witch Mountain au Hellfest 2014

Witch Mountain au Hellfest 2014

Photos de Skyclad au Hellfest 2014

Skyclad au Hellfest 2014

Photos de Shining au Hellfest 2014

Shining au Hellfest 2014

Photos de Tsjuder au Hellfest 2014


Affiche du Fall of Summer 2014

dabYo dans Concert, Musique le 16 juillet 2014, avec aucun commentaire

Il y a le Hellfest en début d’été, le plus petit Motocultor en plein Août et maintenant parmi les festivals qui envoient du lourd, il va falloir compter sur le Fall of Summer début septembre. Ce nouveau festival est organisé en région parisienne, à Torcy, qui se situe à près de 30km de la capitale. Autant dire qu’avec un tel vivier de festivaliers potentiels et en étant en concurrence directe avec les concerts en salle, il fallait que l’organisation sorte du lourd pour la programmation de cette première année. C’est chose faite.

Fall of Summer 2014

On retrouve une affiche vraiment orientée metal extrême et notamment Black Metal avec des gros noms du genre: Watain, Enslaved, Rotting Christ ou encore Impaled Nazarene. Trois groupes qu’on adore ici et qu’on a certes pu voir au Hellfest 2014 pour certains d’entre eux mais dans des conditions seront bien différentes.

Affiche Fall of Summer 2014Car il s’agit ici d’un petit festival, tout du moins pour le moment, et les avantages vont avec. Notamment la possibilité d’être près des scènes et de profiter un maximum de l’ambiance. Viennent s’ajouter d’autres gros noms tels VenomPentagram et Sodom.

Le Fall Of Summer 2014 est organisé les vendredi 5 et 6 septembre prochains, il affiche déjà de très beaux noms il faut bien le dire, suffisamment pour nous donner envie de prendre nos places alors que tout n’a pas encore été annoncé. Vendu entre 66.6 et 72€ suivant les crémeries, le prix du billet comprend l’accès à un camping sans doute pour le vendredi soir et le samedi soir.

La répartition des groupes n’est pas encore complètement connue, mais on a déjà bien hâte d’y être.


Hellfest 2014: Jour 1 [HellReport14]

illman dans Concert, Musique le 7 juillet 2014, avec 1 commentaire

Le Hellfest 2014 s’est terminé il y a un peu moins de deux semaines, et après avoir fait notre retour sur l’organisation du festival il est temps de revenir sur les concerts qui l’ont marqué. Comme d’hab on revient sur chaque groupe que l’on a vu, mais il est difficile de faire le tour de l’ensemble du festival tant les concerts étaient nombreux cette année.

On commence le premier jour avec un soleil de plomb. Le camping s’est bien rempli pendant la nuit, sans pour autant atteindre l’asphyxie qu’on a pu connaître il y a quelques années. Reste qu’avec une chaleur si forte, on est très vite levé et prêt à aller s’en prendre plein les oreilles. Un petit café au Metal Corner et nous voilà bien partis pour… faire la queue !

Mars Red Sky au Hellfest 2014
Nightmare au Hellfest 2014
Conan au Hellfest 2014
Crossfaith au Hellfest 2014
Kronos au Hellfest 2014
Impiety au Hellfest 2014
Powerman 5000 au Hellfest 2014
Royal Thunder au Hellfest 2014
M.O.D au Hellfest 2014
Therapy ? au Hellfest 2014
Kadavar au Hellfest 2014
Rob Zombie au Hellfest 2014
Watain au Hellfest 2014
Death to All au Hellfest 2014
Sabaton au Hellfest 2014
Death Angel / Godflesh au Hellfest 2014
Kvelertak au Hellfest 2014

Mars Red Sky au Hellfest 2014

dabYo - Mars Red Sky au Hellfest 2014On commence donc avec Mars Red Sky sous la Valley cette année. Il s’agit d’un groupe français de Stoner assez lent et lourd qui a la musique suffisamment dépressive pour nous plaire à tout les deux. Le public est clairsemé et pour cause: juste à côté, les portes bien qu’ouvertes peinent à accueillir le flot de festivaliers et il faudra bien près de 45 minutes de queue pour rentrer. Du coup, l’audience se rempli peu à peu.

La musique des français est assez lourde et la sono de la Valley va nous en mettre plein les tympans dès le début, histoire de nous préparer au lourd du week-end sans doute. Les morceaux étant plutôt très longs, en 30 minutes on aura qu’à quatre ou cinq morceaux très progressif et avec un chant absent la plupart du temps. On en profite pour découvrir leur nouvel album que nous ne connaissions pas. Un bon concert pour bien commencer le week-end, planant et reposant.

illman - Alors qu’il nous a fallu attendre sous le soleil pour pouvoir enfin entrer, les files étant juste à côté de la Valley, on a surtout pu commencer à entendre les gars de Mars Red Sky jouer en se maudissant de ne pas être devant. C’est donc au milieu de leur set que j’ai pu entrer dans la Valley pour les voir. Les gars délivrent leur Stoner, matinée d’effets sur la voix qui la rend psyché, avec maitrise. C’est un peu dur de démarrer le matin avec du Stoner mais l’ouverture de la Valley valait largement le coup d’y jeter une oreille.

Nightmare au Hellfest 2014

illman - Direction les MainStages pour Nightmare, un groupe de Heavy français. Première surprise, il y a une grille en plein milieu de la fosse, on ne trouvera son utilité que le lendemain. Sinon, le groupe délivre un heavy relativement énergique mais peine à me passionner, même l’excellente Eternal Winter n’a pas suffit. La prestation ne restera pas dans les mémoires.

Conan au Hellfest 2014

Conan au Hellfest 2014

dabYo - Après un petit tour dans l’enceinte du festival et un rapide saut au merch sinon y a plus rien, on revient sous la Valley pour son deuxième groupe: Conan. On est encore dans le Stoner loin du cliché hard rock bizarre, cette fois méchamment couplé à un Doom Metal lent, pachydermique et écrasant. La musique du groupe nous écrase et pas seulement métaphoriquement parlant. C’est lourd, très lourd, on se prend des coups de marteaux dans la tronche et j’avoue que j’ai été surpris. Pour le coup, avec le nom du groupe et les pochettes, je m’attendais plus à un Blind Guardian qu’un marteau piqueur.

Le groupe n’est pas très actif sur scène, les interactions avec le public sont limitées. Mais ça fait clairement parti du show, chaque musicien étant bien au chaud sous sa capuche. Bref, une expérience qui doit être sacrément sympa en salle plus petite.

illman - Retour dans la Valley pour Conan, on passe donc au Doom pour un set qui ne m’a pas marqué alors que je trouve ça pas mal sur album. La faute sans doute au statisme des membres du groupe et de ma position sous la tente avec un fichu poteau dans ma ligne de vue. Bref je n’ai pas commencé le fest sur les chapeaux de roue.

Crossfaith au Hellfest 2014

Crossfaith au Hellfest 2014

dabYo - Des groupes japonais au Hellfest il n’y en a pas souvent, je crois bien que le dernier que j’ai vu était Church of Misery. Bon, j’aimerai bien vous dire que j’ai adoré, mais je m’en rappelle pas le moins du monde. Mais l’aspect exotique a éveillé notre curiosité pour ce groupe présenté comme un énorme groupe dans l’archipel, qui mêle Electro et Metal dans un Indus assez particulier il faut bien l’avouer.

Crossfaith au Hellfest 2014En fait, Crossfaith a tout de japonais, des musiciens japonais certes, mais surtout, le too much du Japon. Celui qui les fait toujours aller à fond dans tout ce qu’ils font, et scéniquement, c’est vraiment ça. Les musiciens bougent dans tous les sens, sautent dans tous les sens, vont dans tous les sens. Tellement qu’on se demande si tout cela est bien réel. Pas rapport aux autres groupes cela donne du coup un peu l’impression qu’ils jouent un jeu.

Musicalement parlant par contre, ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Avec du dubstep en veux tu en voilà, j’ai trouvé la musique un peu superficielle. Ça passe évidement en live mais je n’en garde aucun souvenir.

Kronos au Hellfest 2014

illman - Inauguration de l’Altar pour moi avec ce groupe de tourangeaux que je vais finalement me retrouver seul à regarder. Leur Death technique aurait pu être convaincant et le concert agréable si leur fichu frontman la fermait au lieu de balancer des phrases foireuses, c’était presque douloureux à regarder pour moi.

Impiety au Hellfest 2014

illman - Enfin un premier groupe marquant dans cette journée, les singapouriens d’Impiety sont arrivé pour marquer Clisson du sceau du démon. C’était violent, brut, rapide, une véritable tempête de Black Metal. Les mecs sont à fond dans le truc et du coup c’était très sympa à voir et à écouter.

L’heure de la sieste a frappé, le Hellfest cette année est particulièrement dur avec le soleil et le manque de sommeil de la nuit précédente. J’écoute d’une oreille distraite BlockHeads sur l’Altar et Gehenna sur la Temple, ces derniers sonnant d’ailleurs plutôt pas mal. Il est maintenant temps de rejoindre les MainStages.

Powerman 5000 au Hellfest 2014

Powerman 5000 au Hellfest 2014

dabYo - Après une longue pause pour manger et se mettre à l’abri du soleil, on retourne devant la MainStage01 pour un groupe que je n’avais jamais écouté et dont j’ignorais la programmation: Powerman 5000. Il s’agit cette fois d’Indus survolté qui n’est pas sans faire penser à un Manson sous speed. Visiblement, c’est le groupe du frère de Rob Zombie et si on ne me l’avait pas dit, je ne l’aurai pas deviné.

Le combo américain fait un show survolté, tout comme l’est leur musique, avec des guitares saturées mais incisives. La voix passe au vocodeur de manière un peu excessive à mon goût, mais bon, elle se marie vraiment bien à la musique du coup. J’ai vraiment eu l’impression de voir le show de ce qu’aurait pu être Manson au Hellfest 2009: quelque chose d’incisif et qui claque. Une vraie bonne surprise qui me fera écouter leurs albums du coup.

illman - Le frangin de Rob Zombie est venu des tréfonds de l’espace de blanc vêtu pour livrer son métal pop indus et on le remercie d’avoir fait tout ce chemin. Le show est énergique, le public a bien bougé sous le soleil, ses “classiques” passent super bien et le nouveau single de son album nouvellement sorti est parfait pour le live. D’ailleurs à ce propos, leur dernier album date du mois de juin de cette année et est carrément pas mal. J’ai juste trouvé dommage qu’ils ne joue pas Free de leur avant dernier album qui est pourtant une grosse poutrasse entraînante.

Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

dabYo - On se dépêche de retourner à la Valley pour Royal Thunder, un groupe que j’attendais, qui mêle Rock, Stoner et Sludge et qui est originaire de Géorgie aux États-Unis (comme une bonne partie des groupes du genre). Le set commence dans la sorte de sauna qu’est devenue la Valley sous le soleil brûlant, et premier détail qui me dérange: le son. En effet, il semblerait que les réglages soient restés coincés sur ceux de Conan et du coup les graves sont bien trop puissantes tandis que les aigües peinent à se faire entendre.

Royal Thunder Drumer Hellfest 2014Le groupe est hyper statique sur scène, c’est à peine si les membres bougent, ne parlons pas d’interactions. Avec son style assez lent et lancinant, j’ai eu du mal à accrocher. Finalement, si sur album je n’ai aucun mal à écouter le groupe, en live la musique est un poil trop atmosphérique pour que j’arrive à accrocher.

Je ne prendrais mon pied que sur le morceau final, Whispering World, qui depuis le début est clairement le morceau qui me fait aimer le groupe. Du coup, c’était un concert sympathqieu mais j’en suis sorti un peu déçu.

M.O.D au Hellfest 2014

illman - J’étais juste resté devant les MainStages comme ça et j’ai fichtrement bien fait parce que les vieux routards du Thrash que sont M.O.D. (Method of Destruction) ont retourné le Hellfest avec une son bien Old School et un chanteur avec tout les taquets, dont celui de la déconne, à fond. Sérieux, il débite des âneries vitesse grand V et surtout j’ai trouvé que c’était marrant, y en a qui pourraient en prendre de la graine. Leur thrash est incisif, plein de rage et on sent l’influence punk derrière. En tout cas, ils ont assuré, plus que certains gros groupes du genre *tousse* Death Angel *tousse*. Une excellente surprise.

Therapy ? au Hellfest 2014

illman - Les irlandais de Therapy sont venus délivrer leur Hard Rock de qualité sur Clisson avec beaucoup d’aplomb. Personnellement je n’en avait jamais entendu parler avant le fest mais ils ont l’air d’être assez connu, en tout cas le public était relativement vif. Quelques bémols sont toutefois à noter, c’est finalement un peu mou et le soleil n’a pas aidé, de plus, le chanteur a mis 3-4 chansons avant de vraiment rentrer dedans, ça a un peu sonné faux par moments.

J’ai vite fait regarder Trivium assis dans l’herbe, finalement c’est pas si nul que ce que je pensais que ça donnerais en live sans toutefois valoir le coup que je me lève. Remarque je l’aurai sans doute fait si j’avais su ce qui m’attendais avec le set suivant.

Kadavar au Hellfest 2014

Kadavar au Hellfest 2014

dabYo - On aura jamais autant squatté la Valley que ce premier jour de Hellfest 2014, et ce sans même jeter un œil à ce qu’il y a sous la Temple ! Bref, après les américains au tour des allemands de nous proposer cette fois un Rock Psyché sous stéroïdes: Kadavar.

Kadavar au Hellfest 2014On ne peut pas dire que les membres du groupes soient franchement super communicatif avec le public et pourtant, sans parler et en headbangant constamment les trois allemands arrivent à nous communiquer leur joie d’être là et de nous en mettre plein les oreilles. Assez entraînant sur album, en concert leurs morceaux prennent une ampleur jamais vu et c’est vraiment du jouissif.

La plupart des « tubes » du groupe vont y passer, faisant surtout la part belle à leur premier album bien mieux réussi. Une grosse claque à laquelle je ne m’attendais pas, vu que je suis plus réservé sur les écoutes des galettes.

Rob Zombie au Hellfest 2014

dabYo - Cette année le running order a beaucoup changé entre l’impression du booklet et le moment du festival. Du coup, l’organisation a distribué une nouvelle version corrigée séparément. Manque de pot, nous avions oublié ce détail, c’est ainsi qu’on a bien failli rater le show de Rob Zombie qui passait 2 heures plus tôt qu’initialement prévu. Alors que l’on cherchait de l’ombre pour s’assoir, voilà que l’introduction de Dragula est lancée.

Après un rush pour se placer et passer entre les gens, on avait raté quasiment l’ensemble du morceau. Pas grâve me direz-vous non ? Et bien si, vu qu’un morceau de Rob Zombie, c’était presque un sixième du show complet ce jour là. Le show de la honte, en fait.

D’abord par sa contenance, en une heure l’américain va faire moins de morceaux qu’on peut en compter sur les mains. Encore si ces derniers étaient réussis, pourquoi pas, mais là ce sera un vrai carnage. Le chanteur est essoufflé tout au long de sa prestation, incapable de tenir sa ligne de chant qui se doit rapide et incisive. A chaque mot on a l’impression que c’est une lutte et qu’il va claquer sur scène. Il chante faux, n’est pas en rythme, et ne finit même pas ses phrases. Le Jonny Halliday de l’Indus en somme.

Comme si cette mauvaise prestation ne suffisait pas, on va se voir infliger des pauses énormes entre chaque chanson: bah oui, une heure à tenir c’est long quand on ne fait que 10 morceaux de 3 minutes, ça laisse quand même 30 minutes à meubler ! Alors en veux-tu en voilà, le solo de batterie pourri qui fait vraiment pitié tant le batteur n’a aucun talent, le solo de guitare de John 5 tout aussi pourri vas y que je fais mes gammes et que je joue Van Hallen… Et puis l’éternel Rock, Motherfuckers demandé à chaque partie du public, qui dure plus longtemps que la chanson éponyme. Bref, pour couronner le tout, on perdras 5 minutes sur un masque de Cheval (seul truc drôle du show) et on aura droit à … 3 covers ! Pas des covers de White Zombie, mais 1 minute de Metallica ou encore Alice Cooper… Bref.

J’avais déjà beaucoup râlé sur la prestation de Rob Zombie au Hellfest 2011, mais il a réussi ce qui me semblait impossible, faire un show encore pire avec les morceaux les plus groovy du festival. Chapeau l’artiste.

illman - Mega gros foutage de mouille en puissance sur ce coup là, j’espère sérieusement que ses shows en salle ressemblent pas à ce que j’ai vu au Hellfest parce que sinon ça doit bien piquer les fesses de claquer 50€ juste pour ça. Prestation rachitique et pingre, la setlist pourrait tenir sur un post-it sans tasser. Et encore si seulement vocalement il avait été à la hauteur la pilule serait sans doute mieux passée. Rob galère et bouffe ses mots. Et c’est pas finit parce qu’en plus on se tapes des bouts de covers sortis de nulle part et DEUX PUTAINS DE SOLOS guitares et batteries. J’avais envie de pleurer.

Serafina - Rob Zombie est un groupe que j’adore, mais malheureusement parfois, la subjectivité de fangrill n’est pas totalement aveuglée. Je serais moins négative que les deux ci-dessus : oui Rob bouffe ses mots, oui la setlist est honteuse entre ces solos de merdes et des reprises, mais au moins il était dynamique, avait un vrai dispositif de scène contrairement à 2011. J’ai trouvé le show plutôt bon sur les 5 premiers titres, jusqu’à ce que cela s’étire en longueur et là par contre, c’est impardonnable et du gros foutage de gueule. Non sur une heure on fout pas deux solos et trois reprises ! C’est pas pour ça qu’on est venu !

Watain au Hellfest 2014

dabYo - Le deuxième groupe que j’attendais le plus pour ce festival était sans aucun doute Watain, tête d’affiche de la Temple pour cette journée. Découverts l’année dernière après avoir enfin daigné leur jeter une petite oreille, le groupe m’a donné une sacré baffe à la fois avec l’aspect progressif de certains de leurs morceaux sur The Wild Hunt qu’avec le Black qui leur est bien propre de Lawless Darkness.

Et en live, c’est tout aussi bon sinon mieux. Les gars de Watain ne rigolent pas lorsqu’ils parlent de messes sataniques et ça se voit. Le concert obéit à tout un rituel, simulé ou non ça je n’en sais rien mais suffisamment bien réalisé pour sembler réel. Bref, le sieur n’y va pas de main morte et fait vraiment crédible dans ses actes, donnant notamment à la chanson éponyme The Wild Hunt une profondeur et une consistance que je n’aurai pas imaginé. Pour une balade, c’était une balade sacrément Black Metal.

Certains morceaux que je connaissais moins comme Malfeitor m’ont carrément impressionné, notamment par la ferveur qu’ont les fans en chantant les paroles. Des paroles super rapides pourtant qui ont tout de l’incantation, l’impression d’être au sein d’une messe noire n’en était que plus forte. Heureusement que nos amis de Stop Le Hellfest n’étaient pas là, on en aurait entendu parler pendant longtemps.

Je regretterai seulement la sono sur certains morceaux qui m’ont du coup semblé manquer des profondeurs qu’on peut retrouver sur album. Je ne sais pas vraiment d’où ça venait, mais c’est comme s’il manquait des couches au son. On ne ressentait pas suffisamment les différences. Ca ne m’a pas empêché de prendre un pied monstre, avec un superbe Outlaw. Avec une scène décorée et des effets pyrotechniques, Watain nous en a vraiment mis plein la vue.

illman - J’ai fait l’impasse sur Maiden pour me consacrer au Black Metal de Watain et j’ai très bien fait. Véritable sensation en 2013 avec la sortie de leur excellent album The Wild Hunt, je les attendais un peu au tournant. Ce n’est pas un concert auquel on a assisté mais à une véritable messe satanique en l’honneur des dieux de l’enfer. La prestation scénique était parfaite et la pyro m’a bien donné chaud. Le dernier album était particulièrement bien représenté, avec Lawless Darkness ils représentaient la quasi intégralité du set. Excellents choix donc de mon point de vue. J’ai juste noter qu’il y a eu des légers soucis sons avec une des grattes sur la fin du set mais rien de bien grave. Un set de folie.

Serafina - Watain était le groupe que j’attendais ce jour ci. En effet, The Wild Hunt fut mon album préféré de 2013, alors forcément, je l’attendais. Heureusement pour moi, l’album est bien représenté avec au moins 4 titres sur les 9 de la setlist. Si ils ne jouent malheureusement pas They Rode On, The Wild Hunt lui est joué. Regarder Watain m’a beaucoup fait penser à The Devil’s Blood : un coté cérémonial assumé, un frontman totalement habité et très charismatique.

Bon, et le sang sur le visage aussi, mais c’est un autre problème. Watain a délivré un set avec une très très grande classe, à la fois très sombre, intense et maléfique. The Wild Hunt est audacieux, mais s’adapte parfaitement au reste – c’est l’un des rares morceaux à avoir de la voix claire- et a en live une profondeur vraiment marquante.

Il n’y a pas de doute, je retournerais les voir au Fall of Summer 2014  en septembre.

Death to All au Hellfest 2014

illman - Groupe formé en l’honneur de Chuck Schuldiner avec des personnes qui l’ont entouré et en invitant plusieurs Guests, c’est l’histoire de Death qui est revisité. Cela aurait pu être une tuerie si on ne s’était pas tapé autant de problème technique avec le gratteux d’Obscura venu les rejoindre en milieu de set. Au final, c’était correct du coup sans plus, mais j’ai bien aimé quand même.

Sabaton au Hellfest 2014

illman - Les suédois de Sabaton sont de retour en France pour nous abreuver de leur Power martial et j’adore ça. Le chanteur n’arrête jamais de bouger ou de dire des conneries. Les chansons du groupes choisies pour le set sont leurs plus grosses tueries avec Ghost Division en fer de lance. Ce groupe a tout pour devenir encore plus gros, je pense qu’ils leur manquent 2-3 très gros hymnes pour pouvoir faire la grosse tête d’affiche dans quelques années sans problème.

Death Angel / Godflesh au Hellfest 2014

illman - Je me suis infligé le set des thrasheux de Death Angel pour la simple et bonne raison que je ne savais pas que Godflesh jouait sous la Valley à cause d’un problème avec leur heure d’arrivée. Heureusement que j’ai craqué au bout de 35 minutes à Death Angel, avec leur Thrash qui sonne quelconque, pour profiter de la fin du set de Godflesh. Sur scène les deux zicos du groupe ont l’air investis d’une mission, un véritable sentiment d’urgence se dégage de leur prestation, comme s’ils étaient au bord du gouffre. Une fin de set d’exception qui prend aux tripes. La journée a été bien chargé et pour une ouverture des hostilités, on a pu tâter de bonnes grosses pointures.

Kvelertak au Hellfest 2014

Kvelertak au Hellfest 2014

dabYo - Dire que Kvelertak était le groupe que j’attendais le plus au Hellfest 2014 est un euphémisme. Je pense que j’ai bien eu le loisir de saouler tout mon entourage à la vue de ce concert. Serafina en première évidemment, les gens de la voiture, ceux du camping, les gens sur Twitter, tout le monde en somme. Après avoir attendu pendant de longues heures, 1h00 était arrivée, nous étions devant la Warzone, dans la fosse pour la première fois.

Kvelertak Bassist au Hellfest 2014C’est sur des « Kvelertak, Kvelertak, Kvelertak » que le sextet norvégien est arrivé. Malgré l’heure, il y avait tout de même un paquet de gens qui étaient venus voir la sensation montante du… Du quoi d’ailleurs ouais ? Du Stoner Black’n’Roll Hardcore ? Kvelertak c’est un mélange des genres difficile à cerner, il y a un peu de tout, que ce soit avec ses nombreuses pistes de guitare qui se chevauchent et se mêlent allègrement, sa voix qui oscille entre Hardcore et Black, sa batterie qui tantôt joue du Metal classique, tantôt de longues périodes qui auraient tout du Black, et enfin ses hymnes qui ont tout du Punk. Bref, mon amour pour le groupe est certes récent, découverts à cause de leur pochette faite par le leader de Baroness, mais ça m’a largement suffit pour avoir des frissons sur l’entrée des guitares pour Apenbaring, superbe introduction instrumentale de leur dernière album.

Et le groupe va partir là dessus et nous assener cinq ou six morceaux d’affiler comme ça dans la gueule. Pas des petits morceaux non, des morceaux qui tabassent tels que seuls eux (du moins pour le moment) savent les composer. Incisifs, rythmés, les norvégiens vont nous en mettre plein la gueule sans prendre ne serait-ce que le temps de prendre une respiration. Entre deux headbangs, on se demande qui de nous va flancher en premier: eux, ou le public ?

Erlend Hjelvik au Hellfest 2014Ce sera le public. Car malgré l’enthousiasme bien présent parmi les auditeurs (soyons honnête il n’y avait quasiment que des fans de chez fans) quand le groupe va faire une petite pause pour obtenir quelques applaudissements, il n’y aura personne. On était tout simplement trop sonnés. Trop contents d’avoir une petite minute de répit pour reprendre notre souffle. Et voyant que les encouragements sont peu fournis, voilà que le sextet repart de plus belle et nous en remet cinq dans la gueule.

Au totale, en une heure le rouleau compresseur qu’est Kvelertak nous sera passé dessus, puis encore, et encore, et encore… Avec leur nombre hallucinant de tubes (enfin, pour le genre), de morceaux qui déchirent et qui sont super catchy, devant lesquels vous vous sentez obligés de headbanger. A ce rythme là, ils auraient bien pu jouer toute la discographie de Rob Zombie en une heure et avoir quand même le temps de caser celle de White Zombie.

Le show se termine sur l’inévitable Kvelertak, morceau qu’ils ont composé dans le seul but d’en faire un générique de fin de concert. Et c’est diablement efficace. Avec son rythme un peu plus lent, son refrain accessible (il n’y a qu’à chanter « Kvelertak » de temps en temps), c’est la musique idéale. Erlend Hjelvik, qui a slamé dans le public, fini par hisser le drapeau du groupe au dessus du public. Un putain de concert qui aura enterré tout le reste.

On rentre des étoiles dans les yeux et les oreilles après une telle prestation. Les gens ne s’y sont pas trompés et si tout le monde parlait de ce putain de groupe en les attendant ce n’était pas pour rien. Sortir d’un Kvelertak c’est comme sortir d’un concert de Airbourne. La sensation d’avoir vu quelque chose qui va devenir grand et qu’on espère pouvoir revoir dans d’aussi bonnes conditions avant qu’il ne soit trop tard.

Kvelertak Guitarist au Hellfest 2014

Serafina - Je suis bien moins fane de Kvelertak que dabYo, je les aime bien mais c’est à mettre sur le dos du syndrome de Stockholm. Cependant, il faut avouer que pour un set à une heure du matin, les gars de Kvelertak savent s’y prendre pour tenir le public en haleine. Ils vont enchainer gros morceaux sur gros morceaux – puisque oui, ils n’ont que cela – avec une sacré énergie, à toute vitesse. Le public qui était là était clairement conquis de base, mais pour les rares qui savaient encore pas trop quoi en penser, c’était une belle démonstration. Mon concert préféré de la journée reste Watain, mais Kvelertak se cale derrière.

Avec une fin sur Watain et Kvelertak, je crois bien que pour moi cette première journée du Hellfest sera la plus belle qu’on ait pu avoir. Il y a eu le samedi de l’année dernière, qui était déjà très fort, mais là, c’était tout simplement monumental.


Photos du Hellfest 2014: Jour 1 [HellReport14]

Photos de Kadavar, Royal Thunder et Kvelertak au Hellfest 2014

Serafina dans Concert, Musique le 29 juin 2014, avec 3 commentaires

En attendant les report des différents concerts et après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2014, on fait place nette pour vous montrer quelques photos des artistes prises devant les scènes. Cette année encore, j’avais un pass photo, ce qui nous permet de vous proposer des photos sympathiques, majoritairement sous les tentes.

Royal Thunder au Hellfest 2014

Cette année, aller photographier les groupes me faisait un peu peur : en effet, j’ai changé totalement de matériel depuis la saison dernière. Non contente de changer d’objectif et de boitier, j’ai changé de crémerie, et les photos ici sont donc réalisées avec un Canon 60D et un 17-85. Si j’avais effectivement un peu pris en main la bête avant de partir, c’étaient mes premières photos de concert.

Si les premiers groupes furent malheureusement du coup un peu « sacrifiés », j’ai vite pris le pli et tiré avantage des améliorations de ce Canon : la sélection du collimateur est super pratique, il bruite très peu, et l’objectif est à la fois adapté aux tentes et aux MainStages !

Su cette journée, je suis particulièrement contente de Royal Thunder et Kadavar, la Valley proposant de supers lumières.

Photos de Mars Red Sky au Hellfest 2014

Photos de Conan au Hellfest 2014

Conan au Hellfest 2014

Photos de Crossfaith au Hellfest 2014

Crossfaith au Hellfest 2014

Photos de Gehenna au Hellfest 2014

Photos de Powerman 5000 au Hellfest 2014

Photos de Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

Photos de Kadavar au Hellfest 2014

Kadavar au Hellfest 2014

Photos de Kvelertak au Hellfest 2014

Kvelertak au Hellfest 2014


C’est avec un compteur a plus de 150 000 que le Hellfest 2014 a fermé ses portes lundi dernier. 50 000 personnes chaque jour, un festival sold out et bourré à craquer comme il n’en était plus arrivé depuis 2011 et ses places qui s’arrachaient sur les dernières semaines. L’organisation nous avait prévenu, le Hellfest 2014 serait celui dont on se souviendra, celui dont on pourra dire qu’on y était. Parce que plus que bien vendu évidemment, parce qu’avec une affiche à faire baver n’importe quel métaleux, mais on s’en souviendra aussi (et ça on ne le savait pas encore), pour ses conditions météo extraordinaires et des concerts en plein dans la face. Alors, bien ou bien, le Hellfest 2014 ?

Hellfest 2014 sous la chaleur

150 groupes, 6 scènes, 3 jours

Cela fait plusieurs années maintenant que le festival a trouvé son leitmotiv, l’éclectisme dans la musique extrême. Avec les 6 scènes introduites depuis 2012, la formule n’a jamais été aussi vraie que maintenant et à cette édition. Car à quelques scènes près, il faut bien remarquer que cette année encore la programmation en offrait pour tous les goûts. Évidement ce sont cette année trois énormes mastodontes qui ont fait office de têtes d’affiche: Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath. Trois grands noms que l’organisation souhaitait voir venir depuis plusieurs années déjà et qui ont fini par venir au même moment. Une programmation plus ou moins contrainte du coup, mais qui a permis au festival d’être très rapidement sold out et de pouvoir se concentrer sur l’investissement pour les prochaines années.

Mars Red Sky au Hellfest 2014

On commence cette édition 2014 avec les français de Mars Red Sky

Les trois groupes cultes ont fait leur boulot et fourni des prestations à priori à la hauteur, le tout accompagné par d’autres légendes que sont Status Quo et Deep Purple. Mais il faut bien l’avouer, ce n’est pas notre came. Nous avions d’abord vu Iron Maiden de loin au Sonisphère 2013 sans vraiment nous intéresser pour autant, Aerosmith ne fait pas parti des groupes que nous idolâtrons, bien que sympathiques, et je ne parlerai pas de Status Quo ou Deep Purple. Car le Hellfest est là pour satisfaire tous les goûts, et c’est bien ce que l’on pourra faire avec le reste. Les quatre autres scènes, la programmation des MainStages le matin, il y a largement de quoi faire.

Et cette année il y avait aussi de gros noms ailleurs. Dans le Black d’abord, avec sans doute une des plus belles affiches qu’on ait eu depuis bien longtemps. Watain et Enslaved le vendredi, Gorgoroth et Tsjuder le samedi, puis Emperor et Vreid le dimanche: mesdames et messieurs sont servis. Côté petits groupes du genre c’était évidemment l’orgie, bref, dans le milieu que nous connaissions le mieux, il y avait de quoi. Les autres genres n’étaient pas en reste avec beaucoup de scènes présentes, du Thrash au Death, en passant par quelques choses bien moins classes tel l’infamie qu’est le Metalcore. Bon, il en faut pour tous les goûts hein, il y a bien la Warzone… Ah bah non ! Grande première, nous avons réellement mis les pieds devant la Warzone pour le concert que j’attendais le plus du festival: Kvelertak.

Globalement, les concerts se sont bien enchaînés mais il y a tout de même eu quelques couacs côté technique. Entre un guitariste qui claque un solo qui déboîte alors qu’il n’est même pas branché, la même chose mais pour la flûte du chanteur d’Eluveitie ou encore une sono calée sur les réglages de Conan toute la première journée, on ne peut pas dire que cela ait été impeccable. Mais bon, ce sont les aléas et on ne sait jamais trop si cela vient de l’organisation qui met à disposition le matos, ou des groupes qui s’installent et ne font pas assez attention. Reste que c’est toujours gênant et que cela rend certaines prestations assez désagréables ou molles.

Les groupes avaient largement de quoi faire pour nous en mettre plein la vue, c’est ce qu’ils ont fait pour la plupart, mais ça, c’est pour les autres reports détaillés.

Un peu d’ombre, pour l’amour de Dieu

Parmi les habitués du festival de Clisson, le Hellfest 2007 tient de la légende. Si 2014 est l’année de la programmation extrême, 2007 était celle de la météo de l’extrême. Des kilomètres de boues, des conditions incroyables mais des souvenirs qui resteront à jamais. Reste que cette année, la météo était tout aussi extrême en comparaison des années précédentes. Un soleil de plomb du début à la fin, guère interrompu par quelques nuages et une mini pluie plus que bienvenue le dimanche matin. De telles conditions, on ne les avait pas vu depuis 2009 (ou 2010, j’ai oublié) et sa canicule. Et c’est finalement tout aussi problématique.

Dr Martens au Hellfest 2014Parce qu’il fait chaud pour un concert en plein cagnard. Parce qu’il fait chaud dans une tente sans aération pour tout un côté. Il fait chaud et on ne sait plus trop où l’on va bien pouvoir s’abriter, voir boire de l’eau. Cette année encore, les robinets étaient pris d’assaut et pour une raison légitime. Attendre 20 minutes pour avoir accès au robinet sous un soleil de plomb n’est clairement pas plaisant, ni bien sain. Si jusqu’à l’année dernière l’accès à l’eau était déjà problématique, robinets souvent complètement défoncés, cela est devenu un problème critique cette année. Gageons qu’il y aura des améliorations pour la prochaine année.

Car si l’on se permet de râler sur l’eau, c’est bien parce que tout la plus grande partie de l’organisation était au top cette année. Des toilettes avec du papier toilette, qui en aurait rêvé en 2007 ? Surement pas les gens qui attendaient une heure avec leur casserole de sciure. Avec une installation en dur comme on dit, avec de vraies évacuation et des services de nettoyage régulier, la plupart du temps les toilettes étaient acceptables. Une amélioration notable que tous les festivaliers ont pu saluer. Alors certes, des gens se soulagent encore près de la Valley, mais là, on va avoir du mal à mieux les éduquer.

Au rang des autres remarques négatives que l’on pourra faire, il faut évidemment évoquer l’énorme escalier qui permet de conserver le camping dans une enceinte close. Cette structure de métal est malheureusement un obstacle dans le parcours du metaleux à l’aller, et au retour. Et avec de nombreuses marches qui bougent, beaucoup de ferraille, on se demande si le choix est judicieux tant un accident peut vite arriver. Enfin, et beaucoup plus grave, l’espace pour les PMR des MainStages était très loin et en plein soleil. Pour un aussi gros festival, c’est clairement un problème.

Hellcity Square au Hellfest 2014

Bienvenue à Clisson Rock City

L’Extreme Market a quitté l’enceinte du festival pour rejoindre l’entrée juste après la pose des bracelets, dans une sorte de facsimilé de village à la Camden. D’un côté, on peut y voir l’empire du capitalisme prendre peu à peu plus de place au Hellfest, avec des sponsors bien plus connus qu’auparavant, plus mainstream. Entre Doc Martens et Spotify, en passant par Blablacar, on sent bien que le festival a atteint une sorte de seuil critique qui attire de nouvelles marques. Mais si on voit le verre du côté plein, c’est juste génial et ça nous en met plein la gueule dès notre arrivée. Monter tout un faux quartier juste pour le côté esthétique, peu de festivals le font. Et le Hellfest est évidemment de la partie.

On retrouve à la place un espace de restauration, qui permet d’avoir de quoi manger à deux endroits différents de l’enceinte. Et avec l’espace gagné, ce n’est rien de moins qu’une roue qui a été ajoutée. Nous l’avons fait le dimanche matin, car il y avait beaucoup trop de monde le soir par exemple. Et c’était vraiment cool au final, reste à voir si cela continuera.

 On se retrouve au Hellfest 2015 !

Une très bonne programmation, une organisation toujours au poil et un festival qui mets des moyen dans la déco et l’ambiance, le Hellfest 2014 était clairement une très bonne année. On était beaucoup, oui, et j’avoue espérer secrètement que l’année prochaine sera moins peuplée. Mais, la plupart du temps, c’était clairement vivable et on devrait pouvoir continuer si la croissance du public ne continue pas. En tout cas, on se donne clairement rendez-vous au Hellfest 2015 !