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[Festival] L’Alcatraz Festival : 11, 12 et 13 aout à Tournai (Belgique)

Ghost, Korn, Enslaved , Paradise Lost et Moonspell !

Serafina dans Actualité, Musique le 30 juillet 2017, avec aucun commentaire

L’Alcatraz Festival est un festival de metal qui fête tout de même sa dixième édition. Cela faisait longtemps que nous voyions les affiches, toutes très belles, sans pour autant pouvoir nous y rendre. En effet, le festival est en Belgique, à Tournai, proche de la frontière certes, mais un peu loin du Loir et Cher où nous résidions. Depuis que nous habitons à Lille, c’est différent, et au vu de l’affiche cette année il serait difficile de passer à côté.

Le festival se déroute sur trois jours, avec deux jours complets (le samedi et le dimanche) tandis que le vendredi, le fest commence en fin d’après midi. Situé sur le site d’une ancienne prison (d’où le nom du festival), il y’a deux scènes : la Prison et le Swamp. Un camping est bien sûr prévu. Mais ce qui nous interesse c’est le line-up et tenez vous bien il n’est pas des moindres. Le vendredi c’est Ghost qui headlinera le premier jour. Un groupe sur en live, qui sera precédé notamment par Pretty Maids et Hell.

Le samedi, la Prison sera plutôt Old school avec Saxon et Venom, mais nous serons contents de découvrir enfin en live Iced Earth, trop rares en France. Quand au Swamp, comment ne pas adorer l’affiche : Wolves in the Throne Room, Abbath, Sleep, High on Fire, de quoi en mettre plein les oreilles.

Bien évidemment, le fest va crescendo et la journée du dimanche est un quasi sans faute. Déjà, Korn en Headliner, vous connaissez mon amour pour ce groupe donc ! Mais on trouve aussi à l’affiche du Swamp Paradise Lost, Moonspell ou encore Enslaved. Des groupes qui nous auraient fait nous déplacer de base, alors quand le festival est à 20 minutes de chez soi, il serait dommage de rater cette journée.

Les pass 3 jours sont encore en vente à 127,50€ sur le site officiel du festival.

Et vous, y serez vous ?


[FESTIVAL] Le Gothic Dark Wave Festival

19 et 20 Aout 2017 à Tilloloy dans les Hauts de France !

Serafina dans Actualité, Musique le 27 juillet 2017, avec aucun commentaire

En france, le Gothic Rock ou la Dark Wave ne sont clairement pas les genres les plus représentés. En effet, la scène est peu developpée ici et il faut souvent passer la frontière. Du coup, quelle bonne surprise de découvrir la tenue du premier Gothic Dark Wave Festival qui va se dérouler le 19 et 20 aout au chateau de Tilloloy, non loin d’Amiens !

Deux jours, une vingtaine de groupes, un cadre qui promet d’être magnifique , que demander de plus ? D’autant que les groupes annoncés sont très rares en France. Le Samedi sera notamment l’occasion de voir enfin The 69 Eyes, mais aussi Diary Of Dreams ou encore The Beauty of Gemina. Le dimanche sera plus electro avec un groupe que nous attendons énormement : Rabia Sorda, avec son electro qui n’est pas sans rappeler Tantrum, mais aussi les allemands de Die Krupps. Si comme nous vous aimez la scène goth, vous savez que ce line-up c’est du jamais vu en France.

Le festival propose les pass 2J à 99€ mais en ce moment, ils sont à 59€ ce qui est tout à fait correct. Le festival est à 120km de Lille, et des navettes seront a priori mises en place pour des départs en bus. Des boutiques ainsi que stand de tatouage/piercing seront présents.

Toutes les informations (tarif, navettes, camping …) sont sur le site officiel. Si vous aimez cette scène, on ne peut que vous encourager à prendre vos place ! Il faut soutenir ce genre d’initiatives pour voir plus souvent ce type de groupes en France. Nous espérons que ce n’est que la première édition d’une longue liste !

Et vous serez vous de la partie ?


En ce dernier jour de Mainsquare, une chose est sûre: le public est là pour un seul groupe. Il faut dire que l’annonce de Radiohead a entrainé la vente des billets 1 jour très rapidement, le dimanche étant complet bien avant les autres jours. Il faut dire que cela faisait longtemps que Radiohead n’avait pas mis les pieds dans le Nord de la France et que c’est un groupe culte. De ce fait, l’ambiance est très différente du Vendredi : le public est en moyenne plus âgé, moins alcoolisé et plus respectueux. Ce qui n’est pas un mal. Nous y allions majoritairement pour cette tête d’affiche, Radiohead étant un groupe très apprécié par dabYo.

Nous arrivons un peu tard mais juste à temps pour découvrir le concert du groupe La Femme que nous ne connaissions pas plus que ça.

La Femme au Mainsquare Festival

La Femme est un groupe de rock francais, auréolé d’une Victoire de la Musique et d’un certain succès critique. Malgré son nom, sur les 6 membres il n’y a qu’une seule femme (au claviers et au chant), le reste du groupe étant masculin. Deux choristes complètent le line-up live. Leur musique est un mélange de pop-rock à la française avec une grosse dose de synthés directement importés des années 80, un coté surf et des paroles souvent proches du n’importe quoi, comme leur dernier titre à base de « Prend le bus ! Prend le bus !  » . C’est décalé et en live c’est sans temps mort. D’un point de vue personnel, c’est beaucoup trop joyeux et sautillant pour moi, mais on ne peut pas nier leur énergie ni la réponse du public.

Savages au Mainsquare Festival

Savages est un quator entièrement féminin basé à Londres, qui propose un rock indépendant matiné de post-punk et qui a sorti deux albums.  Bien que je ne connaissais pas le groupe, il faut reconnaitre que leurs morceaux, courts, sont efficaces et rentre-dedans. La non plus, pas de temps morts, cependant la guitariste et la bassiste restent plutôt en retrait assez statiques, toute la dynamique du concert est portée par Jehnny Beth au chant. Celle-ci interpretera d’ailleurs un morceau debout dans la foule, portée par celle-ci a bout de bras.

La chanteuse étant française, la communication avec le public est fluide et celui-ci est réceptif mais malgré un bon concert, il faut bien l’avouer, le public est là pour Radiohead, et la fosse sera plus remplie à la fin du show de Savages que pendant. Mais bon, c’est la rançon pour passer avant un tel monument.

 

Radiohead au Mainsquare Festival

La fosse s’est compactée durant les 45 minutes séparant Savages de Radiohead. Le groupe anglais a un très long temps de jeu ce soir : ils feront un concert de 2h15 environ, ce qui est rare en festival. Autant dire que les fans en ont pour leur argent. Au vu de l’affluence, nous restons un peu en retrait un peu après la régie, espérant de toute manière voir sur les écrans… Et nous avions tort. En effet, Radiohead n’utilise pas les écrans pendants les premiers morceaux, et pour les suivants, les écrans diffusent des images retouchées/presque psychés, qui font qu’on ne voit rien du tout si on ne voit pas la scène. Je comprend que c’est probablement un parti-pris artistique, mais devant une si grande assemblée, je trouve ça assez dommage et pas très agréable pour le public qui ne peut pas forcément être au plus prêt.

A cela, il faut ajouter un inconvénient du Mainsquare : La où le Hellfest a des baffles sur la scène, puis au niveau de la régie, il n’y a au Mainsquare de colonnes de baffles qu’au niveau de la scène. Ce qui fait que lorsque vous êtes après la régie, vous pouvez parler entre vous sans avoir à hausser la voix. Autant dire que pour profiter d’un concert les conditions sont idéales: non seulement tu vois rien, mais en plus c’est clairement pas fort.

Le public autour de nous était plutôt déçu aussi. Cependant, Radiohead en eux même n’ont pas déçu : pas moins de 25 morceaux de joués environ, avec une bonne répartition entre les différents albums. La communication n’est pas forcément très grande avec le public, mais les morceaux sont très bien interprétés, et le groupe ira puiser dans ses anciens albums comme The Bends ou Hail to the Thieft pour le plus grand plaisir de dabYo. Radiohead ne jouera cependant pas Creep, Thorn Yorke disant clairement ne pas aimer ce morceau et le jouant très rarement.

Le groupe finira sur Paranoid Android et nous garderons de ce concert un sentiment mitigé : contents d’avoir vu une fois Radiohead mais tout de même un poil déçus des conditions.

C’était notre première expérience du Mainsquare, et si nous sommes encore dans la région l’année prochaine – ce qui est peu probable, mais sait-on jamais – nous y retournerons probablement. Et vous, y étiez vous ? Qu’avez vous ?


Mainsquare 2017 : Vendredi 29 Juin 2017

SOAD, Biffy Clyro et Franck Carter and the Rattlesnakes

Serafina dans Concert, Musique le 2 juillet 2017, avec aucun commentaire

Déménager dans le Nord a des avantages. A part les frites et la bière, il y’a le nombre de concerts interessants dans la région. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés vers notre premier Mainsquare situé dans la ville d’Arras, et plus précisément dans la citadelle.

Informations sur le Mainsquare

Situé a une quarantaine de kilomètres de Lille, Arras est une jolie petite ville et sa citadelle date du 17ème siècle. A l’intérieur de cette citadelle, deux scènes sont installées : La Mainstage, et la Green Room. 125 000 personnes sont attendues, avec un dispositif de sécurité maximale suite à l’état d’urgence. En terme d’infrastructure, en ce vendredi, nous n’avons pas trouvé le Mainsquare trop bondé. Le fait d’être à l’intérieur de la citadelle permet d’avoir plusieurs recoins, de l’herbe, des recoins, ce qui fait que c’est moins opressant que certains autres festivals. Cependant, l’intérieur de la citadelle n’est pas énorme, donc par exemple, le pit photo devant les scènes est très fin. Les scènes sont bien hautes, et il est facile de bien voir, même en étant assez loin.

Nous sommes arrivés vers 17h, mais le temps de nous garer et de nous rendre à la Citadelle, nous avons loupé le premier groupe de la Mainstage : Inspecteur Cluzo. Nous avons donc commencé par Franck Carter and the Rattlesnakes.

 

Franck Carter and the Rattlesnakes

Franck Carter est l’ancien frontman de Gallows, un groupe de Hardcore, et de Pure Love. Son nouveau projet avec The Rattlesnakes date de 2015 et il semble clair à la foule, certes encore clairsemée, qui semble connaitre les paroles par coeur qu’il a eu un certain succès. Sans avoir jamais vraiment écouté ses albums, il faut avouer qu’il s’agit d’un rock matiné de punk très efficace. Le frontman est très dynamique, même si j’ai du mal avec l’obsession d’avoir un gros circle pit, où le fait de traiter son public de « pitoyable » car celui-ci n’est pas très enclin au-dit Circle Pit.

Biffy Clyro

Après plusieurs occasions manquées, nous voici enfin devant Biffy Clyro. Loupés au Download l’an dernier, loupés au Hellfest cette année, il était temps ! Il faut dire que les ecossais tournent beaucoup et ce n’était que partie remise. Connus pour avoir été en première partie de Muse, ils ont pas moins de 7 albums. Le trio est en place pour délivrer son rock alternatif plutôt mélodique qui n’est pas sans rapeller un peu Nirvana.

Malgré le coté statique induit par le fait de n’être que trois , le show est dynamique, et le chanteur/guitariste Simon Neil attire leade le combo avec brio. Son chant torturé et puissant est un vrai atout et leurs compos sont mélodieuses. On appréciera l’effort de s’adresser au public en Français, ça fait toujours plaisir, et on s’abstiendra de tout commentaires sur ce pantalon. A noté, deux musiciens de session sont présents dans le fond permettant d’assurer la deuxième guitare et les claviers.

 

System Of A Down

Il faut bien l’avouer, nous nous étions surtout déplacés pour System of a Down. Je pense qu’on n’a plus besoin de présenter SOAD, groupe emblématique s’il en est. Parmi les gros groupes de notre jeunesse, SOAD est un des rares à n’être jamais passés au Hellfest ! Et il faut le dire, les fans étaient là en masse, connaissant les morceaux de A à Z, quitte a chanter non stop pendant l’heure et demie de show des Californiens. SOAD en live, ce n’est pas forcément les plus actifs mais par contre qu’est ce que ca envoie. Le groupe n’est pas du genre a meubler et va enchainer non stop les morceaux. La première pause et prise de parole de Serj Tankian interviendra seulement au bout d’une heure de show.

Il faut l’avouer, les gars maitrisent leur répertoire, et malgré la difficulté des morceaux ils sont exécutés à la perfection. On pourra effectivement peut être reprocher le manque de communication avec le public, cependant, le fait d’avoir une longue setlist, bien exécutée et composée uniquement de tubes est quand même un sacré atout. Et après avoir subi Linkin Park il y’a deux semaines au Hellfest, on ne peut qu’approuver !

 

Vous l’aurez compris, cette première journée au Mainsquare nous a plutôt conquis ! C’est un festival qui reste plutôt accessible, pas si énorme, il est assez facile d’être plutôt bien placé, et les concerts étaient de très bonne qualité. La programmation incluait aussi du rap et de l’electro, qui ne nous interessaient pas, mais on peut saluer l’ouverture totale de ce festival. La journée de samedi n’était pas celle qui nous interessait mais on se retrouve très bientôt pour parler du Dimanche avec Radiohead !

Et vous, y étiez vous ?


Avec un peu de retard, il est temps de discuter ensemble du Running Order du Hellfest, sorti peu avant nos vacances (d’où le retard, cqfd). Cette année encore, le Hellfest se tiendra aux portes de l’été, à Clisson Rock City et comme d’habitude l’affiche à de quoi faire briller les yeux. Evidemment, il faut faire des choix, mais comme chaque année, on peut dire qu’il y en aura pour tous les gouts. Il n’est d’ailleurs pas rare de discuter des éditions du Hellfest avec des collègues ou potes et de se rendre compte que nous n’avons qu’un ou deux concerts en commun. C’est une des forces du festival.

D’habitude, nous sommes tout sauf hypés par les têtes d’affiches, mais aujourd’hui c’est différent. Car il y’a Linkin Park. Et c’est notre jeunesse. Ca y est, nous sommes devenus vieux. Toujours est-il que pour dabYo la présence de Linkin Park est un evenement, pour lui comme pour pas mal d’entre vous je suppose, c’était la porte d’entrée vers le metal, et un groupe qui a marqué une génération. On n’échappera pas aux extraits des albums plus récents mais on peut espérer de bons moments sur des titres issus de Meteora ou Hybrid Theory.  Rob Zombie a été deux fois une deception ici, mais nous lui redonneront une chance puisque ce coup-ci le Zombie vient avec tout son matos pour faire un show à l’américaine, qui sont réputés. Wait and see donc car ce set up est rare en festival ! Quant à Perturbator qui connait une montée en popularité de folie avec son son electro j’avoue que cela me passe totalement au dessus,mais il n’y a pas de doute, dabYo sera devant. Quant à moi, ce sera pour découvrir.

 

Parmi les groupes à ne pas rater, citons aussi Alestorm qui avaient enflammé la Temple il y’a deux ans et qui reviennent mais pour clôturer le vendredi sur la MainStage 2, ça promet. Découverts l’an dernier à l’occasion du Download Avatar sera aussi de la partie le vendredi sur la Main Stage 1 où il sera suivi par Ministry dont la performance au Wacken l’année dernière (retransmise sur Arte) nous avait bien convaincus. Bien que pas officiellement affiliée à la scène metal, la présence de Chelsea Wolfe sous la Valley Samedi est un événement à ne pas manquer. Ses morceaux sombres et lancinants devraient plaire aux plus sombres d’entre nous.  Wardruna dont c’est la première participation au Hellfest à ma connaissance seront aussi là pour nous donner un samedi après midi bien paien comme il faut, d’autant qu’ils auront été précédés par Alcest, dont le dernier album Kodama m’a totalement réconciliée avec le groupe, autant dire que nous ne verrons pas beaucoup le jour le vendredi.

Si vous cherchez des petits groupes, nous vous conseillons Subrosa, du doom a chant féminin qui a la particularité d’avoir un violon electrique dans son line-up et dont le dernier album est juste dément, sous la Valley le vendredi ainsi que Ghost Bath, du black plutôt atmo qui s’est fait passer pour un groupe chinois lors de leur premier album (alors qu’en faite, ils sont ricains).

Les pass 3 jours sont bien évidemment déjà Sold-out mais nul doute que bon nombre d’entre vous ont déjà leurs places. Quels concerts attendez vous le plus? Pourquoi ? Que nous conseillez vous?

Retrouvez toutes les dernières informations et mises à jours sur le site officiel du Hellfest.

 

 

 


Un des critères dans le choix de notre nouvelle ville de résidence était la présence , voir l’abondance, de concerts de metal. Et Lille semble remplir se critère puisque même pas 6 jours après notre arrivée dans le Nord, nous voici nous rendant à notre premier concert Lillois, pour voir Sonata Arctica. J’ai été une grande fane de Sonata, de l’époque Reckoning Night. Autant dire que les derniers albums du groupe ne me passionnent pas le moins du monde,mais voilà, nous n’avons jamais vu Sonata, ils finissent toujours par Don’t Say a Word et puis c’est à 15 minutes de marche de la maison. Ca serait dommage non?

C’était donc notre première au Splendid, une salle située de l’autre coté de ce qui semble être le périph de Lille, une belle grand salle, avec une fosse en pente, qui permet de bien voir la scène – même si avec mes New rock de 15 cm, généralement je ne peine pas trop -. La salle est facile à trouver, très haute de plafond, donc pas étouffante comme peuvent l’être les salles où passent du métal. Malheureusement pour nous, nous arrivons après la première partie, Striker. En effet, les billets indiquaient 20h alors que en réalité c’était 19h. Mais bon. Tant pis. Nous arrivons donc pour Thunderstone, un groupe finlandais, formé en 2000 qui à sorti son dernier album Apocalypse en 2016. Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas écouté sur CD, je découvrais donc en live, et au vu de la salle, j’étais loin d’être la seule.

Bien qu’indiqué comme faisant du power metal mélodique, je n’ai pas forcément trouvé le groupe très énervé, par contre pour le mélodique y’a pas à dire. Evidemment au détour d’un ou deux morceaux, les coeurs catchy nous feront entrevoir le coté power. Le groupe semblait peu connu, mais le public réagissait bien. Dans l’ensemble, c’est assez easy listenning, des voix claires, des jolies mélodies, une petite ballade (nommée Weak) et bien sur des refrains faciles à chanter. Je ne dirais pas que j’ai passé un mauvais moment, mais je n’en garderais probablement aucun souvenir.

Une petite demi-heure de changement, et c’est à Sonata Artica de prendre posséssion de la scène. Au niveau placement, on notera la batterie surélevée sur la gauche, tandis que sur une plateforme à droite sont les claviers. C’est appréciable, car c’est rare de voir les batteurs bien mis en valeur. Le groupe entame avec des morceaux de son dernier album. Mon opinion sur celui-ci, vous la devinez. Le groupe a abordé un virage bien plus mélodique voir progressif sur les derniers albums qui n’est pas à mon gout. Cependant, il faut avouer que ça reste bien composé, et surtout bien joué. Je n’avais jamais vu Sonata avant, et force est de constater la puissance de Tony Kakko, la voix emblématique de Sonata Arctica et sa palette vocale impressionnante.

Tony est le seul membre à réellement communiquer avec le public, le reste du groupe étant très statique. C’est un peu dommage d’avoir un clavieriste qui a une guitare-piano (je n’ai aucune idée du nom de ce truc) et qui reste debout immobile dans le fond. Le guitariste et le bassiste échangent parfois de place mais c’est tout en terme de jeu scénique, tout repose sur les épaules du vocaliste, qui fait bien sûr un sans faute. Il faudra attendre le 7 ou 8ème morceau pour que le groupe et le public parla même occasion se réveille avec le seul morceau rescapé de Ecliptica : Full Moon. Quel contraste avec tout le début du concert. Et quelle cruauté. Full moon, puis après , Abandoned, Pleased, Brainwashed, Exploited nous rappellent à quel point Sonata fut un groupe qui envoyait du lourd, avec des morceaux qui étaient de véritables hymnes, bourrés d’energie, qui vous mettent de bonne humeur (malgré les thèmes pas forcément très gai) et vous donnent envie de gambadé tout poilu sous la lumière de la lune. Et voir ce que le groupe produit aujourd’hui en comparaison … Evidemment, cela ne s’adresse plus au même public et je le savais en venant. Mais tout de même. Le rappel finira en apothéose avec là encore le méga catchy Misplaced et le génial Don’t Say a Word (malheureusement, I have a Right, hymne guimauve issu de Stones Grow Her Name sera placé entre les deux). Histoire de nous rappeler que oui, Sonata savait rentrer dedans. Il y’a longtemps.

Mon report peut sembler un peu amer. Je respecte bien sur le choix du groupe de changer de direction, mais la fane de Reckoning Night regrettera de ne pas les avoir vu y’a dix ans , alors il faut se contenter de 4 morceaux,c’est pas si mal, c’est mieux que rien. Mais je n’aurais pas fait de la route pour c’est net. Impossible de reprocher au groupe son énergie, et sa bonne humeur. Je ne suis juste plus le bon public. Et c’est comme ça.


Si on parle beaucoup du Hellfest et du Download dans ces colonnes, un nouveau festival attire notre regard cette année. Grand public, certes, mais comme Rock en Seine avec une programmation à même de titiller le metalleux et le rocker. Il faut aussi dire que nous déménageons dans le nord et tout d’un coup le fameux Main Square d’Arras nous ouvre les bras. Et il faut dire que cette année l’affiche – qui n’est pas encore totalement dévoilée- a de quoi attirer les foules.

 

Toujours sur 3 jours à Arras, le Main Square accueillera le Vendredi une scène très rock-métal avec les mythique System of a Down que nous n’avons toujours pas vu ici à la rédac, mais aussi Biffy Clyro, Franck Carter ou encore Inspecteur Cluzot. Le groupe islandais de rock Folk Kaleo est le groupe qui m’intrigue le plus. Quant au dimanche, c’est vers Radiohead que les regards se tourneront. Le groupe mythique sera présent au Main Square pour le dernier jour et m’est avis que dabYo sera heureux comme tout de les voir enfin en live. Car c’est Radiohead quand même. A noter, les billets 1 jour pour le dimanche sont déjà sold-out alors si vous souhaitez venir, je vous conseillerais de ne pas tarder.

Les billets 1 jour pour le vendredi ou le samedi sont de 54€, le pass 3jours est à 129€. Le Main Square se déroulant dans le centre ville d’Arras (dans la Citadelle) il est aisément accéssible en transports en communs. Un camping est disponible, par contre il est payant, jusqu’a 25€ par personne pour les 4 nuits.

Serez vous présents ? Quels groupes vous font envie ?

Plus d’info : Site Officiel Page Facebook.


Hier, pour la Chandeleur, le Download Festival a dévoilé son affiche complète et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plus qu’alléchante. La version française de ce grand événement estampillé Live Nation est à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre.  Après une première édition plutôt honorable pour un début, avec de bons concerts et une logistique certes perfectible, le Download Festival revient sur un nouveau site. Exitl’hippodrome de Longchamp, bonjour la Base Aérienne 217 de Bretigny sur Orge ! Nouveau site pour on l’espère un meilleur accueil.

download festival france 2017 2

Mais ce qui nous intéresse en premier lieu, c’est l’affiche et celle-ci est plus que prometteuse. Ici, nous avouons sans peine avir très hâte d’aller voir Linkin Park, que nous avons beaucoup écouté plus jeunes. Mais la présence de Gojira, Blink-182, Epica ou encore  bien sûr Kvelertak ou Solstafir nous suffiraient à nous motiver. Alors en plus ce sera l’occcasion de voir des monuments jamais vus, comme System of a Down ou encore Greenday.

L’affiche assume carrément ses têtes d’affiches mainstream et cette promotion sent bon le début des années 2000. Ca tombe bien, c’est notre jeunesse ici à la rédac, donc même si nous avons évolué vers des musiques un peu plus extrèmes nous restons nostalgiques. Je suis encore capable de fredonner tout Boulevard of Broken Dreams que ma soeur écoutait en boucle.  Ce mélange entre nostalgies et groupes plus pointus comme Kvelertak, Solstafor ou encore Paradise Lost promet un bon équilibre.

Les billets sont déjà en vente au prix de 165€ le pass 3 jour, un peu moins cher que son concurrent le Hellfest, mais tout de même un certain budget. Nous y serons nous, et vous ?

 


The Eternal Drift’s Canticles de Verdun

Lost in space with no hope

illman dans Coup de Coeur, Musique le 8 décembre 2016, avec aucun commentaire

En cette année 2016, Verdun a décidé d’offrir au monde son premier album, après l’EP The Cosmic Escape of Admiral Masuka. Vous pouvez constater dans ma précédente chronique que je suis un gros fan de leur musique, même si je ne les ai pas encore vu live. J’attendais donc cette offrande de pied ferme mais j’ai quand même laissé décanter avant d’en parler, vu que l’album est paru le 20 avril 2016

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On a donc affaire à une galette de 55 minutes qui comporte 5 pistes, vous imaginez donc que les pistes avoisinent les dix minutes. Les montpellierains œuvrent toujours dans leur propre style sludgecoresque identifiable d’une seule oreille. L’album est sorti en CD digipack et en double LP, pour bien couvrir j’ai pris les deux (et sur bandcamp en numérique…). Parce qu’autant avoir le CD est pratique autant pour apprécier les artworks rien ne vaut le vinyle. Et ils valent le détour, 3 superbes illustrations ornent ces éditions. Empreintes d’un mysticisme certain avec un univers de décadence spatiale, rarement un art n’aura crié Grim Dark Future aussi fort que cette pièce gothique qui sert de pochette. Je m’arrêtes la sur le packaging, je sonne déjà assez fanboy comme ça.

L’album prend là où l’EP avait laissé. Niveau histoire c’est la suite logique de la dérive spatiale de Masuka. Une chose est sure on sent bien l’immensité du vide et le désespoir dès le début de l’album avec Mankind Seppuku. L’intro est oppressante au possible avec ce qui ressemble à un accordéon utilisé par un mec qui veut mettre fin à ses jours, difficile de faire plus anxiogène, à moins de s’appeler Cities Last Broadcast.  Contrairement à leur EP, ils ont sorti la reverb sur la voix dès le début, normal on est déjà dans l’espace. Je vous le disais, cet album a une ambiance de malade, ce petit discours en chinois au début de Self-inflicted mutalitation avec son riff bien lourd en fond le prouve encore une fois.

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L’intensité va crescendo au fur et à mesure de l’album, déchaînant des riffs de plus en plus lourds et violents. Le chant crié donne une impression d’urgence et de danger. Tout ça nous dirige doucement vers sa conclusion sur Jupiter’s Coven, une sorte d’apothéose cosmique qui se déchaîne autour de Jupiter, lançant une dernière malédiction contre l’humanité avant de s’éloigner dans le vide stellaire.

Vous l’aurez remarqué, j’ai beaucoup parlé avec emphase de l’ambiance, plus que de la musique en elle-même, si je l’ai fait c’est parce que c’est clairement pour moi le but de cet album. Certes la musique supportant cet ensemble est d’extrêmement bonne qualité mais elle m’a donné l’impression de servir un plus grand dessein. Le chant est aussi excellent, après tout il raconte l’histoire, oscillant entre le désespoir et la violence d’un chant crié associé à des passages où le texte se veut récité comme un mantra il aide clairement à se retrouver dans un autre univers.

Cet album est pour moi un indispensable pour tout fan de sludge post-hardcore spatial (qui a dit marché de niche ?) De ce fait je ne peux que vous conseiller d’écouter avant d’acheter, le bandcamp est la pour ça. Si vous accrochez, vous voyagerez dans des strates intersidérales. Perso j’ai hâte d’avoir la suite.


Hellfest 2016: Jour 1

illman dans Concert, Musique le 4 septembre 2016, avec aucun commentaire

Ce premier jour du Hellfest 2016 commence sous un grand soleil, à peine éclipsé de temps en temps par quelques nuages qui semblent s’être perdu dans ce grand ciel bleu. C’est bien loin de l’ambiance boueuse qui se dégageait du camping jusqu’à présent ! Voilà de quoi nous mettre en confiance pour le début de la première journée, la plus critique pour moi sur un aspect bien important: c’est le jour où Kvelertak vient clôturer la Warzone en y mettant le feu pendant une bonne heure trente !

Hellfest 2016 Ambiance

C’est donc une pelouse bien verte et très fournie que nous finissons par fouler sous un grand soleil, après une assez longue attente pour les festivaliers. Comme d’habitude l’entrée empêchera ceux qui n’ont pas pris plus d’une heure d’avance de voir le premier groupe du festival, ce qui est régulier depuis plusieurs années maintenant. La sécurité et sur les rotules cette année, ce qui est compréhensible vu le contexte du moment, et donc certaines files ont pu prendre très longtemps tandis que d’autres beaucoup moins.

Monolord
Delain
Moonreich
Cruachan
Solefald
Shinedown
Halestorm
Behexen
Jambinai
Kampfar
Anthrax
Turbonegro
Sacred
Korpiklaani
Dropkick Murphys
Rammestein
Kvelertak

Monolord au Hellfest 2016

dabYo - Monolord au Hellfest 2016On commence donc cette édition 2016 sous la Valley -pour changer- avec un groupe de Doom/Stoner -pour changer- comme d’habitude le public est plutôt au rendez-vous en début de festival et ça doit faire plaisir au groupe qui va faire un set dans de très bonnes conditions. Je n’avais pas écouté leur musique avant de venir, et je n’ai pas été déçu.

Les morceaux sont faits de très bons riffs, bien lourds mais aussi entraînants et faciles d’accès. Une répétitivité propre au genre fait headbanguer de bon matin et c’est un vrai plaisir de commencer le Hellfest 2016 d’une telle manière.

illman - On commence la journée par Monolord… ou pas. Car comme ceux qui étaient avec moi à attendre de bien pouvoir rentrer sur le festival, Monolord n’aura été qu’un bruit lointain, occupé que nous étions à faire une heure de queue à attendre une fouille à laquelle il ne manquait qu’une seule exploration… Bref passons.

(suite…)