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Il y’a des choses qui ne changent pas. Mon intérêt pour les lectures faisant rapport aux trips ésotériques du IIIème Reich en fait partie. De ce fait, quand j’ai eu l’occasion de découvrir le premier tome de la Tétralogie des Origines de Stéphane Przybylski je n’ai pu que me précipiter dessus. En effet, la couverture était assez explicite, et la quatrième de couverture aussi. Synopsis ?

Juin 1939, Himmler diligente une mission archéologique en Irak censée trouver des preuves de l’existence d’un peuple Aryen antique et supérieur, avec pour but caché de s’attirer le support des locaux contre l’empire Britannique. Dans ce contexte c’est l’officier de renseignement SS Friedrich Saxhäuser qui est chargé , sous couverture, de diriger cette opération et de mener à bien cette mission. Ce qu’il ignore encore c’est qu’au coeur d’une vallée proche d’un affluent du Tigre il va faire une découverte impensable, une découverte qui pourrait bien changer le cours de l’histoire.

Le château des millions d’années est donc le récit de cette expédition, entrecoupée de nombreux flashbacks qui nous permettent de mieux cerner le héros Friedrich Saxhäuser. Friedrich est en effet un vétéran de la grande guerre qui fait partie de la première garde d’Adolf Hitler, qu’il suit et protège depuis bien avant son ascension au pouvoir. Pas fanatique, pas forcément en accord avec la philosophie du parti, Friedrich ferme tout de même bien les yeux sur de nombreux points et c’est donc un personnage a qui il est difficile de s’attacher.

Ce personnage pas forcément attachant, combiné a une expédition dans le désert à la recherche de Grands Anciens n’est évidemment pas sans faire penser a Lovecraft et c’est une comparaison qui m’a trotté dans l’esprit pendant tout le livre. Dejà celui-ci est dense. Bien que ne faisant que 300 et quelques pages, il n’y a pas de temps de repos et nous sommes constamment baladés d’endroits en flashbacks, en passant par des rêves totalement hallucinés. Autant dire que ce n’est pas un livre qu’on peut lire comme ça à l’arrache, il faut se poser. Chaque début de chapitre (ou de sous chapitre) commence par une date et il m’est arrivé a plusieurs reprises de retourner en arrière pour savoir si on n’avait pas eu un timeskip de plusieurs années.

Le récit n’est donc certes pas linéaire mais c’est une manière de maintenir le mystère et le suspens. Je dirais qu’il peut être un peu difficile de rentrer dans l’histoire, mais qu’une fois que c’est fait le roman sait être un page-turner. On sent que l’auteur à une mythologie assez large en tête et les révélations sont distillées petit a petit nous permettant ici de toucher du doigt les importantes découvertes de cet univers. Ce mélange d’ambiance à la Indiana Jones rencontrant Lovecraft et Alien Theory a tout simplement fini par me passionner. Pas de grande épopée, pas de grand débordement d’action, mais un univers mystérieux, beaucoup de non-dits , c’est un roman qui mérite de prendre son temps pour le découvrir et le processer.

Le roman est le premier d’une série, il faut donc savoir que les mystères ne sont pas résolus à la fin de ce premier tome, je dirais même que cela ne fait que commencer. Bien que j’ai mis un peu de temps à entrer dedans, à la fin, je n’avais qu’une envie : lire le tome suivant.