Livres » Rétrospective
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Et voilà, nous y sommes ! Après vous avoir présenté ce que l’on a aimé, et ce que l’on a pas aimé, lire, on fini le volet littéraire de notre rétrospective 2011 notre œuvre préférée. Celle qu’on retiendra comme la lecture de 2011. Le meilleur du meilleur en somme, le sommet du coup de cœur ultime, le top du top quoi ! Bref, vous l’aurez compris, j’essaye de faire du blabla pour faire monter le suspens, même s’il suffit de baisser un peu les yeux pour voir de quoi il en retourne…

Rétrospective if is Dead 2011
Le top littéraire de 2011
Le flop littéraire de 2011
Le top du top littéraire de 2011
Les films et séries de 2011
Mots-clef de 2011

dabYo: Jérôme Noirez

Le Diapason des Mots et des Misères de Jérôme NoirezCette année, honte à moi, je vais un peu tricher et ne pas choisir mon œuvre préférée. J’aurai pu citer La Fraternité du Panca ou les nouvelles de George R.R. Martin, sans aucun doute, mais c’est sur Jérôme Noirez que j’ai décidé de jeter mon dévolu.

J’ai découvert l’auteur en 2010 avec Le Chemin des Ombres, mais ce n’est que cette année que j’ai pu explorer toutes les facettes de sa plume. Que ce soit dans le roman d’aventure jeunesse avec Le Shôgun des Ombres, dans le plus sérieux mais toujours pour ados avec L’Empire Invisible, ou dans le recueil de nouvelles déjanté et glauque qu’est Le Diapason des Mots et des Misères. Trois lectures qui m’ont beaucoup plus, de très bons écrits, agréables, prenants, touchants lorsqu’il le faut. Bref du tout bon.

Autant dire que je vous conseille chaudement ses écrits, et que je ne compte pas m’arrêter là.

illman: La Volonté du Dragon de Lionel Davoust

La Volonté du Dragon de Lionel DavoustSi je ne devais retenir qu’un seul livre pour 2011 ? Et bien je pense que ce serait La Volonté du Dragon de Lionel Davoust, un court roman de Fantasy dans son monde d’Evanégyre. Rafraichissant, original, les qualificatifs ne manquent pas pour le caractériser. J’attends avec une certaine impatience que l’auteur nous replonge dans cet univers, ce qui arrivera à n’en point douter.

Bon je me suis fait cataloguer fanboy de Lionel Davoust, rejoignant ainsi Luxt du coté obscur de la force, il faut bien que dabYo ait de quoi me vanner en 2012.

Serafina: Neverwhere de Neil Gaiman


Neverwhere de Neil GaimanPour ma part, j’ai beaucoup hésité, je voulais mettre The Heroin Diaries de Nikki Sixx, mais c’est un coup de cœur bien trop contextuel par rapport à ma personne et mon état actuel. Du coup, plus objectivement, je me dois de citer Neverwhere de Neil Gaiman.

Lu en début d’année, au retour d’un voyage à Londres, j’ai été charmée par les nombreuses références à la cité londonienne. L’histoire d’Urban Fantasy est passionnante et très bien menée, mais c’est surtout les personnages qui m’ont touchée. Gaiman réussi aisément à donner un relief et une profondeur à des personnages qui n’apparaissent pourtant que peu. C’est à saluer, et c’est vraiment un livre que je relirais avec très grand plaisir. Quel dommage qu’il n’y ai pas d’autres livres exploitant cet univers si génial !

Et vous ? Votre livre préféré de l’année 2011 ?

Bon et bien, du coup, je reviens avec mes questions à la con, mais c’était quoi pour vous, votre meilleure lecture de l’année 2011 ?


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Nous voici réunis pour la deuxième partie de ce compte rendu et bilan de l’année 2011. Après vous avoir présenté le top littéraire 2011 de chacun de nos rédacteurs, on va s’intéresser au sujet qui fait grincer des dents, qui déchaîne les polémiques et qui pourtant représente une part non négligeable du blog: ce que l’on n’a pas aimé lire. On n’a pas toujours de la chance, et parfois, attirés par une belle couverture, ou maudits par un présent empoisonné, on tombe face à des livres qu’on aurait préféré ne pas lire. Si on l’avait su avant, bien entendu…

Rétrospective if is Dead 2011
Le top littéraire de 2011
Le flop littéraire de 2011
Le top du top littéraire de 2011
Les films et séries de 2011
Mots-clef de 2011

dabYo: Palimpseste, Chronique du Soupir et Tuer le Père

Chronique du Soupir de Mathieu GaboritJ’ai lu cette année des livres assez moyens, qui ne font pas particulièrement partie du flop de l’année, même s’ils ne resteront pas gravés dans ma mémoire non plus. On peut par exemple citer le premier tome des Nobles Morts, Dhampir, ou encore Palimpseste de Charles Stross.

Mais parmi ces livres moyens, celui qui m’aura le plus déçu est sans aucun doute Chronique du Soupir de Mathieu Gaborit. J’ai trouvé le roman qui marque le retour de l’auteur relativement fade et ennuyeux. Il ne m’a pas du tout donné envie de continuer cette sorte d’épopée héroïque, et c’est dommage car il y avait beaucoup de bonnes idées. Des bonnes idées à peine survolées, malheureusement, dû au format sans doute, mais aussi à beaucoup de divagations de la part de l’auteur sur les sentiments souvent stéréotypés de ses personnages. Une autre fois, peut être.

Tuer le Père de Amélie NothombCeci dit, s’il me fallait élire le flop de cette année 2011, ce serait sans aucun doute Tuer le Père d’Amélie Nothomb. Lu en moins de deux heures à tout péter, cette nouvelle qui a été passée en roman au prix fort par l’éditeur histoire d’avoir quelque chose pour la rentrée littéraire est tout ce qui caractérise le plus la lecture-m’as-tu-vu: un auteur pseudo-cynique, des références intellectuelles dans chaque chapitre, et pas plus de 100 pages pour que ça ne prenne pas trop de temps à lire non plus. Le pire, c’est que ça se vend bien. On lit ça sans trop se poser de question, se demandant à quel moment ça va bien pouvoir devenir intéressant, soupirant à chaque référence inutile, jusqu’au moment où l’on lit la dernière phrase: tout ceci n’était que du bluff. Cool.

Enfin, plus au rayon des déceptions cette fois, je ne peux m’empêcher de citer Soeur Onden de Pierre Bordage, le quatrième tome de la Fraternité du Panca. Certes, il fait partie de mon top de l’année, mais il reste difficile de ne pas être déçu tant l’auteur m’a semblé se laisser aller à la facilité. Cela reste un très bon livre, hein.

illman: Honor Harrington

L’Ennemi dans l’ombre, Tome 1, de David Weber2011 ce n’était pas que du bon avant la fin du monde, il y a eu aussi quelques ratés, et du pas ragoutant. dabYo, je te hais de m’avoir filé du David Weber à lire, ce récit dans l’univers d’Honor Harrington m’a sévèrement refroidi en début d’année. L’Ennemi dans l’Ombre n’est pas si mauvais mais il faut vraiment aimer le genre, ce mélange de lenteur, de politique et de description de gros missiles, ce qui n’est pas mon cas.

Plus au rang des déceptions, je mettrais Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky. Après l’énorme Metro 2033, qui était mon préféré de l’année dernière, je m’attendais à vraiment mieux de la séquelle de ce très bon roman. Moins ambitieux, moins intéressant, il est certes bon mais ça n’a pas suffit à rallumer l’étincelle.

Heureusement pour moi, rien de totalement moisi n’a été à mon programme, ça a intérêt à continuer pour 2012.

Serafina: La Vampire, Notre-Dame-aux-Ecailles et La Bible Gothique

Sang Noir, La Vampire Tome 2, de Christopher PikeJ’ai lu pas mal de choses très moyennes cette année. Sérieusement je me demande même pourquoi je continue à lire certaines de séries avec l’espoir fou que cela s’améliore. Enfin, je suis mauvaise langue car si Merry Gentry m’a fait beaucoup râler l’avant dernier tome paru jusqu’à présent, L’Etreinte Mortelle, sauve les meubles et devient intéressant. A suivre pour 2012.

Par contre La Vampire de Christopher Pike est directement élu pire série de Bit-Lit depuis longtemps, entre l’écriture encore plus mauvaise que celle de Charlaine Harris dans La Communauté du Sud, simpliste au possible et son personnage Mary Sue à mort, je n’ai pas dépassé le deuxième tome malgré de belles couvertures et de bonnes idées comme ces références à la mythologie hindoue.

Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie FaziEn seconde place de ce flop, on trouve Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie Fazi, l’auteur donnant plus dans la masturbation littéraire à coup de belles tournures qu’autre chose, saupoudrez le tout de psychologie de comptoir et de jolis clichés, vous obtenez un recueil de nouvelle que je ne vous recommande absolument pas.

Enfin La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick aux éditions Camion Noir se doit de figurer aussi dans ce top. Traduit avec les pieds (et encore), cela n’aide réellement pas cette encyclopédie qui devrait s’appeler fourre-tout. L’auteur mélange tout et n’importe quoi, fait du cliché à foison pour ne presque pas parler des origines du mouvement, la musique, quand même ! Seul intérêt : les interviews de Sire Cédric alors peu connu et ses photos clichés de golgoth. Mince attrait.

Et vous ? Qu’est ce qui vous a déçu en 2011 ?

Du coup, encore une fois, on fait appelle à votre témoignage. Vous avez bien dû avoir votre lot de déception non ? 2011 n’a pas vu l’arrivée de la relève de Twilight, mais il y a bien dû y avoir quelques mauvaises expériences de ce côté là…


Comme l’année dernière, on commence cette rétrospective de l’année 2011 par un petit florilège de livres que nous avons lus pendant l’année, qui n’y sont pas forcement sortis, mais que nous avons beaucoup appréciés. Des petits, des longs, des trop longs, des trop courts. Quelques trop bien, beaucoup de moyen, et beaucoup trop de mauvais. Mais ici nous allons essayer de nous remémorer des bons, ceux que l’on a apprécié lire. Pas forcement ceux dont on se souviendra de façon impérissable, mais assurément les meilleurs de cette année.

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dabYo: Fraternité du Panca, Lavigna et Jack Barron

Cette année aura été malheureusement assez pauvre en lecture, mon agenda ne m’ayant pas toujours permis de m’y adonner. Ceci dit, il y aura eu quelques très bonnes lectures dans le lot.

Soeur Onden, La Fraternité du Panca Tome 4, de Pierre BordageOn y retrouve bien entendu la Science-Fiction avec les deux tomes de La Fraternité du Panca de Pierre Bordage que j’ai pu lire. Le troisième, Frère Kalkin était tout simplement génial. Peut être même le meilleur de la série jusqu’alors, tant le dosage est parfait et la fraicheur du roman, son espoir fou, revigorant. Soeur Onden qui le suit, s’il reste un très bon roman, est quelque peu en deçà. Très hâte de lire Frère Elthor, prévu pour mars 2012.

Tout juste après notre grosse pointure nationale, on retrouve bien entendu George R.R. Martin. Je n’ai certes pas eu le temps de commencer la suite du Trône de Fer, mais j’ai mis la main sur certains de ses anciens écrits. Le Volcryn, tout d’abord, à l’ambiance particulièrement angoissante, puis une autre sortie des éditions ActuSF, Dragon de Glace. Cet excellent recueil de quatre excellentes nouvelles fut une vraie surprise, tant la qualité était au rendez-vous. Enfin, je me suis lancé dans la RRetrospective, compilation des meilleurs travaux de l’auteur, et je ne le regrette pas.

Lavinia de Ursula K. Le GuinDans un tout autre style, beaucoup plus Fantasy, il y a eu bien entendu Lavinia de Ursula Leguin aux éditions l’Atalante, avec sa narration toute particulière, l’ambiance de l’antiquité et ce poids de la tragédie classique. Un très bon souvenir de lecture, un vrai voyage. Chien du Heaume, s’il ne se déroule pas du tout dans la même époque et n’a pas les mêmes enjeux, était une très bonne lecture lui aussi, avec ce même côté tragique.

Enfin, un peu plus dans l’Anticipation, je me sens obliger de citer Jack Barron de Normand Spinrad, tout simplement excellent, et le déroutant Mais qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ?, une expérience dans la folie plus que troublante.

illman: Eternity Incorporated, L'Orphelin et Fils-des-Brumes

Pour moi l’année 2011 a surtout été synonyme de Science-Fiction et de post-Apo, j’ai vu un peu de tout mais surtout du bon et même si divers “évènements” ne m’ont pas permis de lire autant que je voulais je suis plutôt content du peu que j’ai pu donner à digérer à mon cerveau malade.

Eternity Incorporated de Raphael Granier de CassagnacAu rang des bonnes surprises auxquelles je ne m’attendais vraiment pas se trouve Eternity Incorporated, sans doute ma lecture préférée de l’année dans ce domaine prolifique de la fin du monde. J’ai d’ailleurs pu rencontrer son très sympathique auteur, Raphaël Granier de Cassagnac aux Utopiales à Nantes. Dans le même genre Enfin la Nuit de Camille Leboulanger tirait aussi son épingle du jeu chez l’Atalante.

Coté SF, j’ai totalement dévoré les deux premiers tomes de la série de L’Orphelin de Robert Buettner. Arrivant dans ma PAL pile au bon moment, le cocktail d’action qui le compose avait tout pour me remettre sur les rails de la lecture.

Je ne peux pas non plus ignorer les deux derniers tomes de Fils-des-Brumes, Le Puits de l’Ascension et Le Héros des Siècles, la trilogie de Brandon Sanderson qui m’avait proprement scotché par son univers Fantasy et son originalité.

J’espère que l’année 2012 va se présenter de manière aussi sympathique. Oserais-je teaser avec Le Chant des Psychomorphes de Laurent Whale chez Lokomodo que j’ai commencé en décembre et qui s’avère être plutôt pas mal.

Serafina: Harper Connelly, Lamento des Ombres et Frey

Pour ma part , cette année aura été une année assez peu conséquente, je n’ai lu qu’une petite cinquantaine de livres, parmi lesquels des relectures et aussi pas mal de livres dits de non-fiction. Avec les éditions Camions Noir, j’ai initié mes lectures d’essais, de documents divers et variés, et avec Camion Blanc entre autres, celles de biographies de rockstars.

The Heroin Diaries de Nikki SixxDe ce côté, j’en retiendrais surtout deux: Black Metal Satanique de Moynihan et Soderlind, une étude de ce courant musical et social du début des années 90 absolument passionnant. Mais aussi et surtout The Heroin Diaries de Nikki Sixx. Cette autobiographie composée de journaux de l’année 87 est une plongée dans la vie décadente du bassiste de Mötley Crüe, le plus grand des groupes de Glam. Ces deux livres m’ont particulièrement touchée, que cela soit la dépression latente de Sixx ou le Black Metal absolument fascinant. Je ne dirai pas qu’ils sont à conseiller a tout le monde, mais si vous avez un peu d’intérêt pour ces domaines, jetez-vous y.

En fiction, j’ai donc lu assez peu, enfin, un peu moins que d’habitude plutôt, et majoritairement des romans assez moyens. En Bit-Lit, l’une des seules à mériter d’être citée ici, c’est la saga de Harper Connelly par Charlaine Harris, intelligente et addictive, qui évite les poncifs du genre, en faveur d’intrigues policières gentillettes et bien menées. On notera aussi Alpha & Omega que j’ai dévoré cette année par Patricia Briggs. Ce spin-off de Mercy Thompson est en passe de dépasser la série de la coyote dans mon cœur.

Le Lamento des Ombres des Enfants de WalpurgisDans le domaine du Fantastique, je citerais encore une fois un recueil du collectif des Enfants de Walpurgis, Le Lamento des Ombres édité cette fois aux éditions du Chat Noir, un recueil de nouvelle d’auteurs Fantastique francophones de très grande qualité. Et ce n’est pas étonnant quand on voit les plumes qui le signent : Stéphane Soutoul, Cécile Guillot, Ambre Dubois et Vanessa Terral entre autres.

Et bien que sa lecture soit récente et biaise un peu les résultats, Frey de Chris Wooding s’impose comme la surprise Science-Fiction de l’année, un roman rondement mené, plein d’humour et d’action, à lire sans hésiter.

Et vous ? Qu’avez vous aimé en 2011 ?

Du coup, on parle beaucoup de nous, blabla, mais bon, si on parlait un peu de vous ? Qu’avec vous aimé cette année ? Avez vous suivi certaines de nos recommandations ? Étaient-t’elles justes ?


Et voilà, nous y sommes ! Après vous avoir présenté ce que l’on a aimé, et ce que l’on a pas aimé, lire, voici notre œuvre préférée. Celle qu’on retiendra comme la lecture de 2010. Le meilleur du meilleur en somme, le sommet du coup de cœur ultime ! Bref, vous l’aurez compris, j’essaye de faire du blabla pour faire monter le suspens, même s’il suffit de baisser un peu les yeux pour voir de quoi il en retourne…

Rétrospective if is Dead 2010
Le top littéraire de 2010
Le flop littéraire de 2010
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2010

dabYo: Les Magiciens de Lev Grossman

Et voilà, vient la partie la plus difficile de la rétrospective de l’année, celle d’élire son livre préféré… Le problème, c’est que comme je l’ai dit, ils étaient très nombreux cette année à pouvoir obtenir le sacre. Trop nombreux, et j’ai un pincement lorsque je constate que je n’ai pas retenu l’un des deux romans de Maïa Mazaurette, que j’ai vraiment adorés.

Les Magiciens de Lev GrossmanMais mon choix s’est finalement arrêté sur Les Magiciens de Lev Grossman aux éditions l’Atalante. Ce roman m’a touché comme rarement, si on peut dire cela. L’histoire de Quentin, je ne saurai exactement dire pourquoi, m’a remué. Cette absence d’espoir et cette descente aux enfers dans le monde des merveilles est une expérience littéraire des plus prenantes. On a envie de se réveiller, de ce dire que la vie n’est pas juste ça. Et pourtant, si. Étiqueté à tord par la presse d’outre-Atlantique comme un « Harry Potter pour adultes » ou encore un « merveilleux contes de fées », c’est un livre qui marque pour bien des raisons.

J’avais lu le roman d’une traite et je ne le regrette pas. Il a certes un défaut, son début assez lent et déjà vu, mais qu’est ce que sa fin vaut le coup. C’est sans aucun doute celui dont je me rappellerai le plus, quand je regarderai 2010 dans quelques années. Une expérience à avoir, car vous ne le regretterai pas.

illman: Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Si je ne devais retenir qu’un bouquin pour 2010, c’est bien Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky publié par les éditions l’Atalante au début de cette année.

Metro 2033 de Dmitry GlukhovskyJe ne m’attendais pas du tout à ça en ouvrant ce roman, j’ai été happé par son univers sombre et sans espoir. Doté d’un scénario haletant, de personnages énigmatiques, attachants, violents, humains, c’est sans conteste le meilleur bouquin de Science-Fiction de l’année pour moi, l’un des seuls avec World War Z que j’ai recommandé à mes amis.

La traduction de Denis E. Savine est de plus délectable et l’on attend plus qu’une seule chose: que Metro 2034 sorte sur nos étalages. Laissez vous happer par le métro moscovite, vous n’en ressortirez plus.

Serafina: Sorcières et Sortilèges par Les Enfants de Walpurgis

Cette année, mon top du top n’est pas un roman. Ce n’est même pas chez un grand éditeur. C’est un recueil de nouvelles édité par le collectif Les Enfants de Walpurgis. Si vous suivez le blog, vous savez qu’il s’agit là de Sorcières et Sortilèges que j’ai dévoré peu avant l’été.

Sorcières et Sortilèges par Les Enfants de WalpurgisPour un recueil multi-auteur, il a réussi à relever le pari fou d’offrir une qualité égale, et quelle qualité. Nous avons là des nouvelles absolument géniales pour la plupart, et surtout très variées. J’aime la sorcellerie , vous le savez peut être, et là toutes les formes y sont abordées, du vaudou à la wicca en passant par des thèmes plus habituels (moyen-âge, etc). Les auteurs, tous francophones, ont tous un style très agréable et l’ensemble est cohérent. On citera quand même ce qui pour moi est la perle du recueil, Le Miroir au Fond du Puit de Vanessa Terral mettant en scène du vaudou. Les 230 pages se dévorent.

Que ceux qui disent que les frenchies ne savent pas faire de bons écrits Fantastiques tournent leur langue dans leur bouche. Pour les autres vous pouvez acheter ce recueil seulement en ligne, via ThebookEdition, mais vraiment ne vous en privez pas. C’est la meilleure surprise de l’année.

Et vous ? Votre livre préféré de l’année 2010 ?

Bon et bien, du coup, je reviens avec mes questions à la con, mais c’était quoi pour vous, votre meilleure lecture de l’année 2010 ?


Nous voici réunis pour la deuxième partie de ce compte rendu et bilan de l’année 2010. Après vous avoir présenté les bonnes expériences niveau lecture, on va s’intéresser au sujet qui fait grincer des dents, qui déchaîne les polémiques et qui pourtant représente une part non négligeable du blog. Ce que l’on n’a pas aimé lire. On n’a pas toujours de la chance, et parfois, attirés par une belle couverture, ou maudits par un présent empoisonné, on tombe face à des livres qu’on aurait préféré ne pas lire. Si on l’avait su avant, bien entendu…

Rétrospective if is Dead 2010
Le top littéraire de 2010
Le flop littéraire de 2010
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2010

dabYo: Trône de Fer, Jirel de Joiry et Idhun

Contrairement à l’année dernière, cette année a été assez pauvre en mauvais titres et déceptions. Et pourtant, j’ai essayer de nombreux nouveaux auteurs et ne me suis pas limité aux valeurs sûres. Ai-je été changé ? Suis-je plus gentil ? Mon exigence m’a-t’elle lâché ? Aucune idée. Mais au final, voici ici plus une liste de déceptions que de mauvais romans.

Le Trône de Fer Tome 13 de George R.R. MartinMa plus grande déception n’est pas un roman, mais son absence. Le Tome 13 du Trône de Fer se fait toujours attendre et j’aurai bien aimé le lire en 2010. Les attentes portées sur ce roman augmentent chaque année et j’ai bien peur que la suite de la saga de George R.R. Martin ne soit pas à la hauteur. Non pas qu’il soit mauvais, mais que l’on ait trop attendu. Bref, espérons que le temps qu’il prend sera salutaire. Oui, je sais, je suis relou avec mon Trône de Fer, je sais.

Passons à une réelle déception, qu’est Jirel de Joiry de Catherine L. Moore. Même si je n’attendais pas spécialement quoi que ce soit de ce roman « préhistorique », j’espérais quelque chose de mieux qu’une sorte de copycat raté des héros d’Howard. Je suis en fait surtout déçu de l’image qui en ressort de la femme, alors même que le livre est écrit par une femme. Une héroïne forte, qui au final passe son temps à être victime de ce qu’on pourrait appeler des « love-hate »… Mouais, après coup, je ne suis vraiment pas convaincu. Ça reste un livre qui se lit surtout pour se situer dans l’époque.

Idhun de Laura Gallego GarciaEt pour finir un livre que j’avais oublié et que seule la liste de mes articles a pu me remémorer, je parle bien sûr d’Idhun de Laura Gallego Garcia. Le battage médiatique autour du bouquin n’aura pas su me faire oublier les nombreuses lacunes du récit, avec un scénario inintéressant au possible, des héros qui frôlent tous la Mary-sue et une lenteur insoutenable. Bref, sans aucun doute ma plus mauvaise expérience, bien loin devant Ellana ou un Chevaliers d’Emeuraude qui passeraient presque pour réussis à côté… Et pourtant, ils sont loin d’être sans défauts, bien que la série de Pierre Bottero s’améliore avec le second tome, L’Envol.

illman: Les manuscrits de Kinnereth, Terra ! et L’île de sang

Niveau bouquin pas terrible j’ai aussi donné pour cette année 2010, on peut pas avoir bon à tous les coups.

Les Manuscrits de Kinnereth de Frederic DelmeulleD’un autre coté, j’ai l’impression d’être maudit, plus particulièrement avec l’éditeur Mnémos. Alors que Seraf et dabYo ont l’air de se retrouver avec de bons livre chez eux, les deux fois où j’ai tenté l’expérience ont été plutôt désastreuses. D’abord avec Les manuscrits de Kinnereth de Frédéric Delmeulle et son scenario sympa desservi par un in-intérêt de lecture provoqué par le style de l’auteur. Puis Terra ! de Stefano Benni avec son scénario totalement décousu, voire incompréhensible par moment. Entre les deux, mon cœur balance pour désigner ma plus mauvaise lecture de l’année.

Heureusement sur le fil est venu L’île de sang de Darius Hinks pour les détrôner et remporter la palme. Une mauvaise blague qui fleure bon la fanfiction Warhammer vendu 4€ de trop. Son éditeur, la Bibliothèque Interdite aurait du le laisser chez nos amis d’outre-manche.

Ceux qui sauront de Pierre BordageJe finirai sur une déception plutôt que sur un mauvais, je m’attendais à beaucoup mieux de mon premier Pierre Bordage avec Ceux qui sauront. Mon destin était de trouver mon respect pour l’auteur dans un autre de ses ouvrages, Dernières nouvelles de la Terre qui fait partie de mes préférés. J’aurai pu citer aussi Le Huit de Katherine Neville, 1000 pages de rien, qui m’a bouffé un mois de ma vie.

Quatre romans moisis sur les 28 que j’ai lu en 2010, c’est un bon score, keep it going like that, même si j’ai des doutes vu certains bouquins de ma PAL.

Serafina: Merry Gentry, Le Ballet des Âmes et Ceci n’est pas un jeu

Eclat envoutant de la Lune, Merry Gentry Tome 3 de Laurell K HamiltonMalheureusement pour moi cette année j’ai surtout lu des livres assez moyens, voir parfois très mauvais. Autant vous dire que trouver des éléments à mettre dans cet article ne fut pas bien compliqué. Pour moi, y a deux types de flop : les livres sur lesquels j’avais des attentes et qui au final étaient mauvais, et ceux où je partais neutre et qui au final étaient mauvais, quand même.

Au top du flop, il y a évidemment Merry Gentry, la seconde saga de Laurell K. Hamilton qui traine en longueur et se perd en intrigues lentes, décousues et sous la ceinture. Quelques éléments m’ont bien fait rire, mais cela s’arrête là. Quel dommage, alors que j’ai adoré les premiers Anita Blake. Dans le même genre, La Vampire de Christopher Pike n’est pas mal non plus, avec son style fanfiction lycéenne, malgré de très bonnes idées.

Le Ballet des Âmes de Cécille GuillaumeAu niveau des romans pour lesquels je partais neutre, il y a bien sûr Le Ballet des Âmes de Céline Guillaume, qui malgré une jolie plume, signe là un roman douloureux, où il ne se passe pas grand chose, extrêmement prévisible, et à la moralité douteuse. Les fils scénaristiques sont très gros, et les personnages plats. Dommage encore. Les Portes de Doregon de Carina Rozenfeld, bien que moins ambitieux, mérite sa place ici, de part son intrigue déjà vue, ses personnages plats et son style oubliable.

La palme du ridicule va quant à elle à Ceci n’est pas un jeu de Walter Jon Williams, à cause de son incohérence technique dans le domaine de l’informatique, et ses boulettes monstrueuses comme « Le HTML sensible à la casse« . Heureusement qu’à coté l’intrigue est plutôt pas mal, mais cela m’a totalement empêché d’apprécier le roman.

Et vous ? Qu’est ce qui vous a déçu en 2010 ?

Du coup, encore une fois, on fait appelle à votre témoignage. Vous avez bien dû avoir votre lot de déception non ? Cette année a surement dû être meilleure ceci dit, puisque tout le monde avait lu Twilight en 2009…


Comme l’année dernière, on commence cette rétrospective de l’année 2010 par un petit florilège de livres que nous avons lus pendant l’année, qui n’y sont pas forcement sortis, mais que nous avons beaucoup appréciés. Des petits, des longs, des trop longs, des trop courts. Quelques trop bien, beaucoup de moyen, et beaucoup trop de mauvais. Mais ici nous allons essayer de nous remémorer des bons, ceux que l’on a apprécié lire. Pas forcement ceux dont on se souviendra de façon impérissable, mais assurément les meilleurs de cette année. Et l’année fut tout de même très riche en bonnes lectures !

Rétrospective if is Dead 2010
Le top littéraire de 2010
Le flop littéraire de 2010
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2010

dabYo: Les Fables de l’Humpur, Maïa Mazaurette et Cytheriae

Bien que j’ai lu moins de livres que l’année dernière, cette année 2010 a été marquée par de nombreux titres bons, et assez souvent très bons. Tellement que j’aurai presque du mal à me limiter pour en choisir qu’une poignée que j’ai aimé, alors ne parlons même pas de choisir celui que j’ai préféré…

Les Fables de l'Humpur de Pierre BordageL’année a tout d’abord été marquée par un auteur français que j’avais découvert en 2009, il s’agit de Pierre Bordage avec Les Fables de l’Humpur récemment réédité par Au Diable Vauvert. Récit de Fantasy pur et dur se transformant peu à peu en Science-Fiction, ce fut une très agréable découverte, une de ces claques dont on ne se remet que difficilement… Il aurait très bien pu être mon livre préféré de cette année.

Autre candidat à la marche suprême, candidate même et française qui plus est, Maïa Mazaurette et ses deux premiers romans d’Imaginaire. J’avais commencé l’année avec Rien ne nous survira, Le pire est avenir et j’ai terminé avec Dehors les chiens, les infidèles. Les deux m’ont autant ravi, les deux m’ont pris et ne m’ont plus relâché avant que je ne les aies fini. J’ai vraiment hâte de lire ses prochaines publication du genre.

Cytheriae de Charlotte BousquetAutre registre, mais toujours avec une jeune auteur française que j’ai découverte cette année, Cytheriae de Charlotte Bousquet aux éditions Mnémos. Je n’attendais rien de ce roman puisque je ne connaissais pas l’auteur, et j’ai été vraiment surpris. Entre une intrigue rondement menée et un côté « romantique » et « sombre » rafraichissant, cette lecture s’est avérée passionnante. L’ambiance était vraiment prenante et j’aimerai bien retourner dans son univers.

Comme l’année dernière, j’aurai aussi pu citer Johan Heliot et sa série La Quête d’Espérance qui se termine avec un univers plus intéressant que jamais. Ou encore L’ombre de Saganami de David Weber, qui était ma première incursion dans le monde de la Hard SF.

Au final, 2010 aura été une excellente année. De très bons livres dans mon top, ce qui a même relégué certaines œuvres plutôt bonnes au rang de grands oubliés. Espérons que cela continue en 2011.

illman: World War Z, l’empire ultime, Ender, l’exil

J’ai lu un peu de tout en 2010, en général, j’aime un minimum tout ce que je lis. Et dans les 28 bouquins que je me suis coltiné, j’en ai sélectionné quelque uns que j’ai vraiment apprécié et il m’en reste sous la main à descendre pour plus tard. Même si j’ai fait des petits écarts, c’était une année plutôt Science Fiction et Fantastique.

Guide de Survie en Territoire Zombie de Max BrooksWorld War Z de Max Brooks en est le parfait exemple, je ne l’ai encore chroniqué nulle part mais c’est le meilleur bouquin de Zombies qu’il m’ait été donné de lire. Le style du roman est assez particulier et l’auteur nous happe jusqu’à ce que l’on tourne la dernière page. Dans le même univers, l’auteur nous gratifiait d’un très sérieux Guide de survie en territoire Zombie, indispensable pour se préparer à l’apocalypse. Toujours cette année, et toujours dans la même veine, je noterais aussi Zombies, un horizon de cendres de Jean Pierre Andrevon que j’ai pu découvrir grâce à la plate forme e-Bélial’ et que j’ai trouvé divertissant. Vous avez les bases pour vous faire un trip à base de zombies avec ça.

L’empire Ultime de Brandon Sanderson chez Orbit a été la révélation Fantasy de l’année de mon point de vue, alliant un univers original et des personnages attachants.

Dernières Nouvelles de la Terre de Pierre BordageCôté Science Fiction, je retiendrai Ender l’exil, mon premier bouquin de Orson Scott Card, j’ai été plutôt bluffé par la qualité d’ensemble, comme si l’auteur nous dessinait un grand tableau cosmique. Dans le même genre, le recueil de nouvelles Dernières nouvelles de la Terre de Pierre Bordage valait largement le détour.

Pêle-mêle, j’aurai pu citer Le coup du cavalier de Walter Jon Williams, avec sa couverture immonde ou encore L’île des Morts de Roger Zelazny et puis aussi un Jules Verne que je n’avais pas encore lu, Le château des Carpathes.

Espérons que 2011 soit aussi rempli de bons ouvrages, pour l’instant c’est le cas, on est le 2 janvier et j’ai déjà dévoré deux romans de chez Eclipse.

Serafina: Robert Ludlum, La Laiteuse et son Chat et le Mal en la Demeure

Cette année fut beaucoup moins chargée en lecture que la précédente, vu que je n’ai lu qu’une petite cinquantaine de livres. Et malheureusement, beaucoup de très moyens, voir de mauvais. De ce fait il ne fut pas si facile de vous choisir mes pépites de l’année. Tout de même certains romans se démarquaient.

La Mémoire dans la Peau de Robert LudlumC’est le cas de la Mémoire dans la Peau de Robert Ludlum que j’ai dévoré en début d’année. Une intrigue extrêmement prenante, des retournements de situation maniés d’une main de maître… Le grand manitou de l’espionnage qu’est Ludlum signait la ma première incursion dans le roman du genre, et quelle entrée ! Je vous le conseille chaudement.

Ce fut aussi une année riche en lectures de petits éditeurs indépendants, je pense notamment aux éditions du Chat Rouge, avec La Laiteuse et son chat de Gerald Duchemin, une novella de toute beauté, d’une très grande douceur et pleine de grâce. A lire absolument. L’autre bonne surprise, c’est Stéphane Soutoul et sa novella Le mal en la demeure, une petite pépite très romanthique et très « gothique ». Un auteur à suivre de très près.

Le Mal en la Demeure de Stéphane SoutoulSi j’ai lu beaucoup de Bit-Lit cette année, une seule série mérite de figurer ici, c’est bien sur Vicki Nelson, la detective de Tanya Huff. Une série loin des clichés du genre, loin du cul-cul de certains titres.

On aurait aussi pu citer La Marque d’Alain le Bussy, L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman ou Fils de l’ombre de Juliet Marillier.

Au final, une sélection surtout Fantastique, avec un poil de Thriller. Pas de SF, peu de Fantasy, cette année ne m’ayant donné presque que de mauvais livres à lire dans ces genre… C’est dabYo et illman qui ont eu les meilleurs. Dommage.

Et vous ? Qu’avez vous aimé en 2010 ?

Du coup, on parle beaucoup de nous, blabla, mais bon, si on parlait un peu de vous ? Qu’avec vous aimé cette année ? Avez vous suivi certaines de nos recommandations ? Étaient-t’elles justes ?


Et voilà, nous y sommes ! Après vous avoir présenté ce que l’on a aimé, et ce que l’on a pas aimé, lire, voici notre oeuvre préférée. Celle qu’on retiendra comme la lecture de 2009. Le meilleur du meilleur en somme, le sommet du coup de coeur ultime ! Bref, vous l’aurez compris, j’essaye de faire du blabla pour faire monter le suspens, même s’il suffit  de baisser un peu les yeux pour voir de quoi il en retourne… Bref, le choix fut tout de même difficile, et surtout, lorsqu’on a regardé nos choix, nous nous sommes aperçu d’un truc plutôt drôle… Le trouverez vous ? Ahem.

Rétrospective if is Dead

Le top littéraire de 2009
Le flop littéraire de 2009
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2009

Rétrospective des films et séries de 2009
Rétrospective musicale de 2009

La Fraternité du Panca de Pierre Bordage

Soeur Ynolde de Pierre BordageNous voulions initialement nous limiter à un livre (ou série) par personne… Sauf que voilà, on s’est rendu compte que nous avions choisi la même série: La Fraternité du Panca de Pierre Bordage. On l’a dit et répété, Frère Ewen et Soeur Ynolde sont tout simplement des excellents livres, des livres qu’il faut absolument avoir lu, que l’on soit plutôt Fantasy que Science Fiction, ou l’inverse. Car Pierre Bordage arrive ici à allier les deux, à faire de ce Space Opera une histoire de Fatasy tout autant que de Science Fiction. Pire, si les boulons et les machines ne vous tentent pas du tout, vous pourrez tout de même la lire et l’apprécier à sa juste valeur.

Frère Ewen, le premier tome, était une vraie claque, et je vous l’avais dit. Nous n’avions jamais lu Pierre Bordage jusqu’à maintenant, et c’était une grâve erreur. Il réussit à rendre un voyage galactique de 80 ans intéressant, et ce n’est pas peu dire, vu les conditions dans lesquelles ce voyage va se passer. Soeur Ynolde ne fait que confirmer le talent que nous avions entrevu dans le premier tome, et place La Fraternité du Panca dans les séries d’imaginaire à suivre, et que nous suivons. Sur ces deux tomes, c’est un univers splendide et passionnant que nous découvrons, que nous explorons, à travers plusieurs personnages que nous suivons tour à tour, dans une narration alternée.

Le prochain tome sort dans moins d’un mois, le 28 janvier, et s’appelera Frère Kalkin. Et vous pouvez compter sur nous pour le lire et vous en faire la critique, vous n’y échaperez pas !

dabYo: Izaïn, né du désert de Johan Heliot

Diantre, mon livre préféré serait un livre que je n’ai même pas chroniqué ? Eh bien oui ! C’est tout simplement parce que je l’ai lu très récemment et que la critique n’a pas encore été publiée. Et pour cause, j’ai du le lire juste après Noël, par là, dès que j’ai fini Immortel de Traci L. Slatton. Du coup, ce coup de coeur 2009 va vous sembler un peu bizarre, et il faut dire qu’il l’est: Izaïn, né du désert, est un livre pour jeunes, et non pas pour adultes.

Izaïn, né du désert, de Johan HeliotCe premier tome de la série La Quête d’Espérance, est écrit par Johan Heliot, un français donc. Je pourrais l’expliquer de nombreuses manières, mais c’est tout simplement un petit bijou de littérature Jeunesse. C’est même le livre parfait je dirai, sans défaut, quelque chose à offrir à un garçon qui ne lit pas, et que vous aimeriez bien convertir à la lecture. Vous avez plus de chances de le convertir qu’avec un Harry Potter par exemple, car Izaïn possède toutes les qualités sans aucun les défauts habituels, à mon humble avis. On est là à des années lumières de mon avis réservé pour Le Feu dans le Ciel, premier tome des Chevaliers d’Emeraude. Non, Izaïn n’a aucun de ses défauts, c’est clair et net. Il est captivant dès le début, l’univers est original et fascinant, il n’y a pas de longueur, pas d’incohérence, le récit est haletant du début à la fin, et j’ai hâte d’en lire la suite !

Je ne vous en ferai pas le synopsis plus en avant, vous l’aurez dans la critique, mais ô combien j’aurai aimé le lire il y a quelques années, alors que j’étais encore un jeune dabYo, et que mon cœur pouvait s’enflammer bien plus vite. Oui, ce livre m’aurait beaucoup plu. Mais même aujourd’hui, en jeune adulte que je suis, il me plait déjà énormément. Johan Heliot nous laisse découvrir un monde merveilleux, bien loin des habituels clivages de la Fantasy pour adolescents (en général un royaume à sauver), et avec une intrigue plutôt ambitieuse. Bien sûr, il y a de la prophétie dans les parages, il y a de l’élu, mais ça passe comme une lettre à la poste, tellement ça colle, tellement c’est bien écrit et amené.

Bref, le choix était difficile, j’ai beaucoup hésité, et puis la fraîcheur du livre de Johan Heliot a su combler les lacunes de la littérature jeunesse. Un livre que je vous conseille, à tout age, d’autant qu’il est rapide à lire et qu’il vous tiendra jusqu’à sa fin !

Il y’aura pu avoir: Le Nom du Vent de Patrick Rothfuss, Alexandre le Grand et les Aigles de Rome de Javier Negrete, Rien ne nous survivra, le pire est avenir de Maïa Mazaurette (fini en 2010).

Serafina: La Horde du Contrevent de Alain Damasio

La Horde du Contrevent d'Alain DamasioEn regardant ma liste de livres lus, il n’y a pas eu une once d’hésitation. Si je ne devais en garder qu’un, ce serait lui. Ce pavé d’Alain Damasio qu’est La horde du contrevent. Une lecture originale, intense, addictive, et dont on ne ressort pas tout à fait pareil. Aucun autre livre ne m’a autant absorbée au cours de l’année. On suite la Horde, cette Horde qui va remonter le cours du vent, ou du moins essayer. Tous ces personnages, tous différents, tous unis pourtant. Damasio développe une narration très personnelle, on change de point de vue à chaque paragraphe. Ce processus permet de nous immerger carrément dans la horde. On souffre avec eux et on est heureux avec eux. La horde c’est plus qu’un livre, c’est une expérience de lecture. Une expérience poussée au paroxysme avec un alphabet et un outil de lecture.

L’auteur français mène son livre avec une maestria remarquable. Alternant avec une dizaine de styles narratifs différents, il réussi à ne pas se répéter et nous prendre plusieurs fois aux tripes. Et quelle maîtrise de la langue. La joute verbale de Caracole reste pour moi l’un des plus beaux moment de littérature de cette année.  Je ne saurais que vous le conseiller si vous ne connaissez pas encore. En tout cas toutes les personnes que je connais qui l’ont lu n’ont pas été déçues. Et nous en avons convaincu beaucoup, ici.

En plus de cela, le livre est disponible en poche. La grande version inclut cependant un CD de musique « d’ambiance », que je n’ai  pas, malheureusement. On peut cependant saluer l’effort pour construire une vraie expérience de lecture. A noter qu’un autre roman de Damasio vient de sortir en Folio SF: La Zone du dehors. Et j’espère vous en parler bientôt.

Il y aurait pu aussi avoir :

Et vous ? Votre livre préféré de l’année 2009 ?

Bon et bien, du coup, je reviens avec mes questions à la con, mais c’était quoi pour vous, votre meilleure lecture de l’année 2009 ?


On va passer les fioritures d’usage sur « mon dieu comme cette année fut longue/riche/triste/chiante à crever/fatigante/autre » (biffez les mentions inutiles) et entrer directement dans le vif du sujet (faisons court) : aux niveaux musical et littéraire, que puis-je vous conseiller (qu’accessoirement je n’ai pas chroniqué) que j’ai découvert cette année ?

Littérature: Brautigan Richard, Sterne Laurence et Natsume Soseki

Retombée de Sombrero de BrautiganCommençons donc par les bouquins et auteurs que je ne peux que fortement vous inciter à lire. Tout d’abord, sorti en 1976, le très particulier Retombée de Sombrero : un roman japonais de Richard Brautigan. Grand auteur américain, Brautigan a écrit un petit roman, qui se lit assez vite (moins de deux cents pages) et qui, pourtant, transporte et accroche (en somme, le contraire d’un Werber). Trois histoires se mêlent dans cet étrange ouvrage : celle d’un humoriste vidé, esseulé, désespéré après s’être fait larguer par sa compagne. Traînant des pieds dans son appartement lugubre, il n’a pas eu la force de seulement commencer son prochain ouvrage. Le début d’idée, jeté à la corbeille, forme la seconde histoire du roman : la fiction s’autonourrit et s’écrit seule, livrant une furieuse et délirante histoire, ou comment un sombrero a failli détruire le monde. En filigrane, on suit l’ex-compagne japonaise de l’humoriste dans son sommeil, dans des moments plus calmes et lyriques. C’est donc trois styles d’histoire qui s’imbriquent dans le roman : désespéré, poétique et humoristique, c’est pourtant avec le même langage que Brautigan boucle son histoire et son cercle : très déroutant, le style, nourri de vieux français (enfin, dans la traduction en tout cas, qui n’a pas dû être facile mais est de très bonne facture), de tournures de phrases alambiquées au possible, ou parfois complètement télégraphiques et tronquées au hachoir, finit par charmer, la phase d’adaptation passée. Un très grand roman.

Vie et Opinions de Tristram ShandyJe ne m’appesantirai pas plus dessus : parlons maintenant d’un classique de la littérature anglaise, Vie et Opinions de Tristram Shandy, de Laurence Sterne. Publié sous forme de feuilleton annuel, quoique le terme soit relativement impropre, entre les années 1759 et 1767 (oui, on recule, je sais), l’œuvre, nettement plus volumineuse que le précédent roman, fait dans les 900 pages. Acclamé comme un chef d’œuvre, et autant plébiscité que décrié à l’époque de sa parution, il s’agit en fait du renouveau du roman de l’époque. Personnellement, je le trouve assez inégal ; quoique toujours très bien écrit, le livre alterne de subtils passages très amusants, des sous-entendus plutôt osés pour l’époque, des digressions à tout va et d’excellentes répliques des personnages, avec des passages nettement plus lourds, voire, quelquefois, répétitifs. Heureusement, ce sont les premiers de ces passages qui sont les plus nombreux. Néanmoins, c’est un livre que je conseille à ceux qui apprécient la littérature d’époque, et que je conseille de lire lentement, sans trop en ingérer d’un coup, car s’il s’avère délicieux à petites doses, lire les neuf livres composants Vie et Opinions… garantit l’indigestion. (Par ailleurs, l’auteur est mort sans que l’on sache si le livre IX était réellement le dernier ; personnellement, j’incline à penser que non.)

Botchan de Natsume SosekiÇa, c’est de la métaphore filée. Bon, terminons avec les coups de cœur littéraires 2009 (enfin, ceux dont je me rappelle) avec un auteur que m’a rappelé l’article sur Le Coupeur de Roseaux : Natsume Soseki, classique japonais devant l’éternel (il est quand même sur les billets de je-sais-plus-combien de Yens) du début du XXème siècle, période particulièrement féconde en génies littéraires au Japon. Il est le plus connu d’entre eux et c’est celui dont j’ai lu le plus de livre, donc allons-y pour lui. Le style de Soseki est très représentatif de la période : délicat, parfois poétique, ses romans traitent surtout de la vie quotidienne, des petits évènements, avec une aptitude ahurissante à la description (c’est un peu l’esprit Haïkus, dont il était par ailleurs un grand auteur). Cette atmosphère un peu fragile, lunaire, on la retrouve dans presque tous ses livres. Je vous conseillerai donc Botchan, (très bien pour commencer ce genre de littérature : assez court et un peu plus énergique que ses autres œuvres, il est considéré comme un de ses plus grands romans. D’ailleurs, le mangaka Jiro Taniguchi a consacré une série de mangas en cinq tomes sur cette période en général et sur Soseki en particulier, appelée Au temps de Botchan. Magnifique manga, à lire aussi, tiens !), Je suis un Chat, son livre le plus connu, où, sous les yeux d’un chat, il livre un regard quelque peu acerbe sur la société japonaise de l’époque, derrière son style délicat. Enfin, pêle-mêle, Oreiller d’Herbe, Petits Contes de Printemps et Le 220ème jour sont des petits romans ou recueil de contes assez courts, très beaux, rapidement lus, qui font passer un très bon moment.

J’occulte ici un très grand auteur que j’ai découvert en 2009, mais il fera l’objet d’une chronique entièrement dédiée (dès que j’aurai trouvé le dernier foutu tome.)

Musique: Jazz, Jazz et encore Jazz

We Want Miles de Miles DavisPassons donc maintenant à la musique. Je ferai court (cette fois, si, vraiment). J’ai eu pas mal de découvertes musicales en 2009, dont et surtout le Jazz.

Et quand on pense jazz, on pense Miles Davis (enfin, entre autres).

Ce cher Miles a eu l’honneur d’une magnifique exposition intitulée We Want Miles, à la Cité de la Musique. Elle se termine le 17 janvier, il est donc encore temps de ne pas la rater, elle est exceptionnelle.

  • Pénétrer l’univers du jazz et de Miles Davis est assez ardu. Personnellement, je n’arrive pas encore à tout écouter de lui. Je vais donc vous conseiller trois disques de jazz qui constituent une très bonne introduction pour quiconque veut se mettre au jazz : premièrement, LE disque légendaire du Jazz, Kind Of Blue (par Miles Davis), qui compte le thème légendaire So What, que tout le monde a entendu une fois dans sa vie, ainsi que quatre autres morceaux, fantastiques et légendaires. Plus qu’un classique, un must-have absolu. Et c’est largement mérité.
  • Autre disque de Miles Davis, Tutu, sorti en 1986, contient des thèmes très funky, très énergiques, très dansants, parfaits comme introduction si l’on n’aime pas les longues plages de trompette crépusculaire ; un chef d’œuvre également.
  • Enfin, je terminerai par un disque de John Coltrane, autre géant du jazz, My Favourite Things (1961), dont le titre éponyme est une tuerie pure et simple : le thème est juste incroyable. Pas d’autre mot, mieux vaut que vous l’écoutiez. Et rassurez-vous, les quatre autres morceaux de l’album sont également excellents.

Puis, pour finir tout de même sur un truc récent, un petit mot sur le dernier album de Sanseverino, Les Faux Talbins, sorti en 2009 (si si !). Sanseverino reste dans son style, ou plutôt ses styles, entre jazz manouche, rock ‘n roll, valse, ou encore blues. L’album est large, car il comporte 17 chansons, et pour être honnête, certaines sont dispensables. Ainsi du Grand Grégory ou de Dimanche Dernier. Cependant, la majorité des chansons sont d’excellentes factures, avec des textes très amusants, alternant les styles : calme sur Les faux Talbins, amusé sur Les Mariolles ou très cool sur La Reine du Périphérique, les titres comme Tu pues Benny ou A Boy Named Sue viennent ajouter de l’énergie à l’ensemble. Sans compter le très, très bon thème de Riton et Rita, le complètement déjanté Malade Mental et la meilleure chanson de l’album (à mon sens), Chérie, C’est la Guerre, fou furieux et triste à la fois. Globalement un bon album donc, si l’on oublie les deux ou trois chansons en trop, on a une majorité de très bons titres. Bon, c’est fini pour mes coups de cœur et découvertes 2009.

Me reste à remercier dabYo et Serafina de me laisser publier mes articles et à souhaiter une longue vie à If Is Dead !

(et on te remercie de continuer à publier des articles malgré toutes nos vannes sur nos différences de goût ! Bonne année !)


Nous voici réunis pour la deuxième partie de ce compte rendu et bilan de l’année 2009. Après vous avoir présenté les bonnes expériences niveau lecture, on va s’intéresser au sujet qui fait grincer des dents, qui déchaîne les polémiques et qui pourtant représente une part non négligeable du blog. Ce que l’on n’a pas aimé lire. On n’a pas toujours de la chance, et parfois, attirés par une belle couverture, ou maudits par un présent empoisonné, on tombe face à des livres qu’on aurait préféré ne pas lire. Si on l’avait su avant, bien entendu…

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Retrospective musicale de 2009

dabYo: Orcs, Rhapsody et Couronne des Sept Royaumes

Rhapsody, La Symphonie des Siècles, Première PartieEh bien, il y a certes eu de nombreux bons livres cette année, mais il y a eu aussi un bien trop grand nombres de livres plutôt mauvais, ou très décevants, au choix. Je commencerai sans doute par mes deux plus mauvaises lectures de l’année, des lectures qui donnent envie d’arrêter de lire de la Fantasy tellement elles utilisent tous les poncifs du genre, et tombent dans tous les stéréotypes possibles et imaginables. Ce n’était pas des lectures spécialement désagréables, quitte à lire quelque chose que je n’aime pas, je préfère quand c’est vraiment mauvais: au moins je peux me demander jusqu’où ira l’auteur.

Je parle bien entendu et avant tout de Rhapsody d’Elizabeth Haydon. Ce livre avait une superbe couverture, mais cela n’a pas suffit. Les quatre cents pages furent tout de même un vrai calvaire, une fois que tous les stéréotypes y étaient déjà passés… Je vous invite à en lire ma critique, si vous ne l’avez pas encore fait. La Compagnie de la Foudre de Stan Nicholls n’est pas en reste, bien qu’il s’agisse plutôt d’une déception. Suivre des orcs promettait beaucoup, mais l’auteur n’a pas réussi à concrétiser l’essai. On se retrouve au final avec une banale histoire d’Heroic Fantasy, et c’est vraiment dommage.

La Guerre des Clans, La Couronne des Sept RoyaumesA côté de ces deux livres, dont je n’ai pas lu la suite et dont je ne découvrirai donc jamais la fin de la saga, il y’en a d’autres qui m’ont surtout déçu. Ils n’étaient pas aussi mauvais, loin de là. Si vous suivez mes lectures depuis plus d’un an, vous savez que 2008 a été marquée par deux grandes séries, tout d’abord le Trône de Fer de George R.R. Martin, je vous en ai parlé hier dans la rétrospective des meilleures lectures. La Couronne des Sept Royaumes de David B. Coe était la deuxième de ces longues séries. Malheureusement, les deux derniers tomes sortis en France, L’Armée de l’Ombre et la Guerre des Clans n’ont pas réussi à maintenir le niveau. Du coup, je suis plutôt déçu par la tournure que prend l’histoire, et la narration faite par David B. Coe. Alors bien sûr, quand on a déjà lu huit tomes, on ne va pas s’arrêter à la fin… Mais quand même, la déception a un goût amer. Trop de répétitions, trop de lenteurs, trop peu d’intérêt, une histoire qui s’enlise et qui fini par cafouiller… Non, j’espère que la fin sera à la hauteur.

A côté de cela il y a aussi le Vaisseau Magique de Robin Hobb, premier tome des Aventuriers de la Mer. J’ai repris la lecture de la Fantasy avec l’Assassin Royal, et il faut avouer que l’aventure de Fitz m’avait énormément plu. J’espérais donc retrouver le même panache dans cette seconde saga de l’auteur, qui se passe dans le même monde. Que neni, le premier tome m’a laissé de marbre, et j’ai peur de ne jamais ouvrir la suite… Que j’ai déjà, pourtant.

Immortel de Tracy L. SlattonEnfin, quasiment ma dernière lecture de l’année: Immortel de Traci L. Slatton. J’ai mis des semaines pour le lire, il faut dire que le livre fait quelques cinq cents pages et que les premières n’étaient pas très engageantes. Ce n’est pas un mauvais livre, mais plus une déception pour la forme, pour tout ce potentiel qui n’est pas pleinement exploité. On est certes transporté dans la Renaissance italienne, mais ça ne suffit pas là à en faire un bon livre. Trop de chemins n’ont pas été explorés, trop de ficelles qui n’ont pas été utilisé, beaucoup de potentiel pour une lecture pas très intéressante… Et c’est dommage car l’auteur écrit vraiment bien.

Et sinon dans les déceptions: Les Chants de la Walkyrie de Edouard Brasey, le Sang du Dragon de Patricia Briggs

Serafina: La communauté du Sud, Frankia, Hésitation

Je suis Masochiste. Vous le savez, je le sais. Parmis les plaisirs simples de la vie, il y’a lire une bonne bouse littéraire. Pouvoir s’en moquer alégrement, écrire une critique affreusement méchante, bourrée de jeux de mots très très mauvais mais qui me font atrocement rire. Je ne dirais pas que je recherche la bouse. Enfin, je l’ai recherchée dans le passé, quand j’ai lu tous les Nothomb, et les Levy. Aujourd’hui j’ai arrêté. Mais quand le hasard me met dans la lecture d’un très très mauvais livre, je sais en apprécier la valeur. Alors cette année on peut distinguer deux grands genre. Les livres pas si mauvais mais décevants (parce que il y avait de bonnes idées mal exploitées, ou parce que j’en attendais trop) et les livres juste royalement mauvais. Bien sûr, je précise que ce ne sont que mes avis, que ça se trouve vous, vous aimerez, j’ai pas la science infuse et je ne prétend pas l’avoir.

Mortel Corps à Corps, Charlaine HarrisAu palmarès des déceptions, je vais malheureusement citer la saga de Charlaine Harris, La Communauté du Sud. J’ai commencé la saga après avoir vu la première saison de la série True Blood dont je suis très vite devenue fane. J’attendais beaucoup des romans. Malheureusement les trois premiers ne sont vraiment pas à la hauteur, de la littérature à l’eau de rose qui mériterait le terme Harlequin par moment. Heureusement le quatrième tome sauve un peu la donne et me pousse à continuer. Mais le niveau n’est pas à la hauteur de l’excellente série de Alan Ball. Toujours dans le registre Bit-Lit on trouve Les soeurs de la lune, tome 1, Witchling de Yasmine Galenorn. Une superbe couverture, je découvrais juste la Bit-Lit, alors j’avais bon espoir. Et bien non. L’héroïne pense avec son entrejambe et préfère choisir sa lingerie que battre des monstres. Pas mon trip !

En vrac niveau déception je citerais : Petits arrangements avec l’éternité de Eric Holstein, Les Louis XIV de Max Gallo qui m’ont plutot ennuyés, et L’épée Lige, prélude du Trône de Fer, qui n’a pas été a la hauteur des attentes. Ce n’était pas mauvais, mais j’en attendais plus de Martin, le mec qui a écrit Chansons pour Lya et la Saga de Westeros quand même.

Frankia de Jean-Luc MarcastelPassons aux lourds. Ces livres vraiment difficiles, accouchés dans le ridicule plus que dans la douleur. Evidemment, tout en haut, on trouve Frankia de Jean-Luc Marcastel, qui malgré sa couverture nous sert une soupe infame de stéréotypes, d’idéologie douteuse, de roman de terroir matiné de Fantasy batarde. A fuir, ou à lire pour le fun. Je crois que c’est aussi la critique la plus drôle que j’ai écrite cette année avec celles de Twilight. Et vu qu’on en parle, sur la deuxième marche, on trouve le troisième tome de la saga : Hésitation de Stephenie Meyer. 800 pages d’ennui monumental, d’hésitation (cela va-t-il s’améliorer ou non ?), de ridicule, et de larmoiement. Décidement pas pour moi. Pourtant le deuxième tome, Tentation n’était pas si pire.

La bataille fut rude pour la troisième place, et c’est Dracula l’Immortel qui l’emporte, pour sa trahison de l’oeuvre originale, pour sa pompe sans vergogne des stéréotypes des Thrillers, pour ses scènes trop gradiloquantes, pour le ridicule de certaines autres. La medaille en chocolat (avariée) reviendra à Bukowski, plus douloureux que rigolo, carrément ennuyeux, et bien moins coup de poing qu’annoncé. Aka Oni tu en es responsable et tu vivras avec cela sur ta concience.

En vrac : Le passage du vent de Harry Bellet, Le parlement des fées de John Crowley, Tout est sous contrôle de Hugh Laurie.

Et vous ? Qu’est ce qui vous a déçu en 2009 ?

Du coup, encore une fois, on fait appelle à votre témoignage. Vous avez bien dû avoir votre lot de déception non ? Vous n’avez quand même pas essayé Twilight malgré tous nos avertissements, hein ?


Hop, on commence cette rétrospective de l’année 2009 par un petit florilège de livres que nous avons lus pendant l’année, qui n’y sont pas forcement sortis, mais que nous avons beaucoup appréciés. On a beaucoup lu cette année, comme chaque fois, pas loin de cent cinquante livres à nous deux. Des petits, des longs, des trop longs, des trop courts. Quelques trop bien, beaucoup de moyen, et beaucoup trop de mauvais. Mais ici nous allons essayer de nous remémorer des bons, ceux que l’on a apprécié lire. Pas forcement ceux dont on se souviendra de façon impérissable, mais assurément les meilleurs de cette année. Et l’année fut tout de même très riche en bonnes lectures !

Rétrospective if is Dead

Le top littéraire de 2009
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S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2009

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dabYo: Trône de Fer, Le Nom du Vent et Alexandre le Grand

Préludes au Trône de Fer de George R.R. MartinDifficile de faire une rétrospective de l’année sans parler du Trône de Fer de George R.R. Martin, ma saga préférée, celle dont j’attends impatiemment la suite. J’ai lu cette année les trois derniers tomes sortis en France (soit le quatrième tome en V.O.) et bien que le niveau était plutôt bas -pour du Trône de Fer-, la saga est toujours bien au dessus de lot. Certes pas mon plus gros coup de cœur, car je connaissais déjà le Trône de Fer, mais parmi mes lectures préférées tout de même. J’ai énormément apprécié les deux préludes aussi, le Chevalier Errant et l’Epée Lige. Pas aussi immergentes que la série, mais elles valent tout de même le coup.

A côté de cela, il y a le Nom du Vent de Patrick Rothfuss, une très bonne surprise donc je vous avais longuement parlé. Plusieurs mois après maintenant, j’ai toujours un aussi bon de cette découverte du monde de Kvothe, j’attends d’ailleurs avec impatience la sortie de la suite. Du coup, je vois aussi avec plus de recul d’autres livres du même genre, à commencer par l’Assassin Royal ou plus récemment Immortel. Très dur de passer après ce chef d’œuvre, il faut le dire. Ceci dit, le livre ne m’a en aucun cas fait perdre l’estime que j’ai pour Alexandre le Grand et les Aigles de Rome de Javier Negrete, qui est passé de très très près pour la palme du livre préféré. Il faut dire que suivre Alexandre le Grand tel que l’auteur espagnol nous le conte, est vraiment agréable. J’ai beaucoup aimé cette incursion dans le monde antique et je pense d’ailleurs me procurer les autres livres de l’auteur. Mais apparemment, il y aurait une suite au livre, du coup si cela s’avère vrai je pense que les éditions l’Atalante nous traduiront, j’ai hâte !

Brasy d'Ian McDonaldJ’ai lu très peu de Science Fiction cette année, mais les rares livres que j’ai touché m’ont beaucoup plu. Premier d’entre eux, Brasyl d’Ian McDonald. Ce livre qui vous plonge dans le Brésil, et que je vous conseille drôlement de lire -au moins la critique que j’en ai faite- m’a beaucoup marqué je pense. Bizarrement, malgré le cafouillis de la narration, très dure à suivre-, c’est peut être celui dont je me rappelle le mieux. Il y a aussi eu Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes que j’ai beaucoup aimé, qui m’a fait lâcher quelques larmes, puis la valeur sûre: Les Robots d’Isaac Asimov. Tous deux très bons. Ah, j’ai failli oublié Chansons pour Lya ! Vous devez ab-so-lu-ment le lire !

Je pourrais m’arrêter là, mais passer sous silence mon incursion dans la Bit-Lit, à destination féminine, avec Mercy Thompson serait un crime. Il faut quand même dire que la série de Patrica Briggs est excellente ! Il y a aussi eu un passage dans le Splatterpunk avec Ames Perdues de Poppy Z. Brite, et Déchirures de Sire Cédric. Je pense en relire, tellement j’ai aimé leurs histoires. Enfin, impossible de ne pas citer De Bons Présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman !

Sinon en vrac: Les neufs princes d’Ambre de Roger Zelazny, Le Château Noir de Glen Cook, Le Guide du Voyageur Galactique de Douglas Adams

Serafina: Anita Blake, Angemort, Orgueils et Préjugés

Mortelle Séduction de Hamilton Laurell K.Cette année aura été fort prolifique niveau lecture, vu que je dois approximer la centaine. Et pourtant, c’est pas comme si je m’étais tournée les pouces à coté. Par contre, je crois que niveau heures de sommeil ça va decrescendo. Vous comprenez pourquoi j’ai toujours les yeux barbouillés de khol. Bref, cette année, on peut la qualifier pour moi d’année Bit-Lit. Je n’en ai pas lu tant que ça (une quinzaine peut-être) mais c’est la découverte du courant, et d’une de ses séries phares, j’ai nommé Anita Blake.

Certes, j’avais lu les Mercy Thompson pendant l’été 2008 mais à l’époque je ne savais même pas que le terme Bit-Lit existait. Anita est pour moi la série du genre de l’année. Pas toujours d’un niveau égal, la série a cependant su me captiver par la richesse du monde décrit, et par ses personnages attachants. (Moins qu’un certain Eric de La Communauté du Sud mais bon). J’ai lu six tomes à ce jour, et pour le moment, cette série reste bonne, agréable à lire, pas prise de tête.  Je ne saurais que vous la conseiller si vous ne connaissez pas encore.

Le Manoir des Immortels de Ambre DuboisCe fut aussi une année à vampires, avec de très bonnes surprises. Le classique Carmilla de Sheridan Le Fanu m’a beaucoup plu, et cette vampire est proprement fascinante. Dans les autres romans de vampires, si je devais choisir, Le manoir des immortels de Ambre Dubois mérite sa place ici. Un récit très bien mené, attachant, dans une ambiance victorienne à souhait. Une auteur que je vous souhaite de découvrir, en plus elle est très gentille vu qu’on a pu l’interviewer ici. Autre point fort de cette année, la découverte de Sire Cédric. Son Angemort, lu en avril, m’a totalement conquise. C’est du Splatterpunk frénétique, violent mais tellement bon. Le bouquin fut dévoré et me laisse un souvenir très fort. J’ai enchaîné avec L’enfant des Cimetières, bon lui aussi, et fini par Dreamworld qui lui fut carrément génial. Une très bonne découverte, et un auteur que je suivrais avec attention.

Pour ce qui est de la Fantasy, je dois dire que j’en parlerais plus longuement dans l’article sur les déceptions, il faut croire que je suis devenue bien difficile dans ce domaine. Cependant, L’Homme-Rune de Peter V. Brett a réussi à me captiver et à me redonner goût au genre. Un roman bien mené, des personnages attachants et une narration fort efficace. On notera aussi dans une moindre mesure Soeur des Cygnes de Juliet Marillier.

Orgeuil et Préjugs de Jane AustenBon, je n’ai pas lu que de l’imaginaire cette année. Et certains détours se sont révélés plein de bonnes surprises. Je pense notamment à Orgueils et Préjugés le petit bijou de Jane Austen. Une auteur que je ne connaissais pas auparavant, mais ce livre m’a donné envie de lire d’autres œuvres d’elle. Orgueils et Préjugés c’est un style délicieux, des personnages hauts en couleur, une peinture acerbe de la société et Mr Darcy. Tellement bon que je compte le relire.

Je citerais enfin, dans un tout autre domaine les 1001 vies de Billy Milligan de Keyes (le même que plus haut). Je n’en ai pas fait d’articles et c’est dommage. L’histoire de Billy, inculpé pour meurtre et diagnostiqué de trouble de la personnalité multiple est traité ici avec pudeur et précision. C’est à la fois passionnant et révoltant, car à l’époque c’était un fait sans précédent, et on peut dire que les établissements n’étaient pas toujours appropriés. Un livre poignant et engagé que je vous conseille.

Voila pour cette année, en vrac je citerais aussi : La loi du désert de Franck Ferric, Vampire Kisses de Ellen Shreiber, Millenium de Stieg Larsson.

Et vous ? Qu’avez vous aimé en 2009 ?

Du coup, on parle beaucoup de nous, blabla, mais bon, si on parlait un peu de vous ? Qu’avec vous aimé cette année ? Avez vous suivi certaines de nos recommendations ? Etaient-t’elles justes ?