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La première leçon du sorcier de Terry Goodkind

Serafina dans Critiques, Livres le 5 octobre 2008, avec 16 commentaires
Critiques

L’épée de Vérité est une saga de Fantasy apparemment très populaire. Enfin, vu le gros budget publicitaire que Bragelonne semble y mettre du moins. Tellement qu’à l’occasion de la sortie en poche du premier tome de cette saga en poche chez Pocket, Bragelonne a bradé le premier tome en grande édition à 6 euros. Voila donc comment je me suis retrouvée avec ce livre en ma possession. La série comporte onze tomes mais nous ne parlerons ici que du premier : La première leçon du sorcier.

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L’histoire ? Oh il y a un méchant pas beau qui veut réunir des boites magiques pour contrôler le monde, et il y a un héros, tout gentil aidé d’un sorcier et d’une femme qui va essayer de l’empêcher. Oui ça semble ridicule et déjà vu ? Bah ça tombe bien parce que c’est ce qui ressort du bouquin. Dès les premières pages, on a l’impression d’être face à tous les poncifs du genre. Le héros, beau, musclé, foncièrement bon, plein de ressources, le méchant vraiment méchant dans sa forteresse qui martyrise les enfants -on s’interrogera sur l’utilité de ce détail-, l’héroïne belle mais qui cache un terrible secret, le sorcier loufoque qui ne pense qu’avec son ventre. Bref. Ce n’est pas original. On ne peut pas dire le contraire tellement tous les stéréotypes sont présents. Mais en soit, cela peut passer, si le style et compagnie s’y prêtent.

Ici malheureusement cela ne semble pas être le cas. Tout d’abord, l’auteur abuse tellement de pirouettes que ça en est rageant. En effet, beaucoup d’éléments sont cachés aux lecteurs et sont révélés par des personnages comme si il s’agissait de vérités évidentes, qui bien évidement résolvent tous les problèmes. Une fois ça passe. Deux fois ça se digère. Au delà c’est horripilant. On est mené en bateau d’un bout à l’autre, mais ça ne prend pas. On passera sur la révélation finale plus que superflue et atrocement mal amenée.

Un autre détail qui me dérange fortement. L’auteur semble alterner entre scènes d’une mièvrerie sans nom et des scènes d’une violence malsaine. En soit je n’ai rien contre la violence malsaine. J’ai adoré Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite qui est un monument dans le genre malsain. Mais voilà, il faut que cela reste cohérent. Que cela serve l’histoire. Le malsain pour le malsain, bof quoi. Là je trouve que ça ne colle pas du tout. C’est balancé n’importe comment, comme un cheveu sur la soupe. Ceci me laisse assez perplexe sur l’adaptation en série télévisée dont je vous parlerai une autre fois. On passe des Teletubbies à Saw (même si je conçois tout à fait que les Teletubbies foutent une trouille d’enfer). C’est assez étrange surtout quand la description de ces scènes d’une violence effarante n’apportent rien à l’histoire et déstabilisent même le monde où se déroule l’intrigue.

Au final, c’est 600 pages que j’ai eu quand même du mal à lire. C’est lourd, c’est prévisible, les pirouettes sont agaçantes et les personnages sont stéréotypés. On fait une montagne de pas grand chose, genre le secret de Kalhan. Reste que je désire quand même lire la suite , je ne l’achèterai néanmoins pas. C’est trop cher pour ce que c’est. Car à 25 euros le tome, ce n’est pas donné.


Intrigues à Port-Réal de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 4 octobre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

On continue la lancée des Trône de Fer avec la fin de ma lecture du sixième tome de la série. Ce tome est en fait la première partie du livre A Storm of Swords que l’éditeur J’ai Lu a, pour notre plus grand bonheur, coupé en quatre partie. A 6€65 le tome, ça fait donc quelques 26€ de dépensés en quatre éditions de poche pour un livre qui outre Atlantique coûte quelques 18$ sur Amazon. Bref, J’ai Lu s’en met donc royalement dans les poches, et c’est le cas de le dire, pour cette série qui est toujours aussi bonne.

Ce tome est introducteur, donc sans réel rebondissement, mais malgré tout plaisant à lire. Ses évênements se passent pendant la fin d l’invincible forteresse. Forcément, vu la cadence de ce dernier, il était difficile pour l’auteur de tout mettre l’un après les autres, sans quoi le lecteur aurait été plus que frustré. Ceci étant dit, il devient assez perdant de situer les choses que l’on lit dans le temps. Je ne pense même pas que G.R.R. Martin sache le faire… Heureusement pour lui, il est sauvé par la période dans laquelle prend place le récit: le Moyen-Age. Les moyens de communication y étant limités, les évênements se passant à plusieurs milliers de killomètres ne prennent naturellement pas tout de suite en importance.

Intrigues à Por-Réal

Il faut le dire, ce tome et la suite je pense, ne sont pratiquement que basés sur ce principe. Les trois quarts des personnages font des actions dont le but est de défaire quelque chose… qui a déjà été défait, ou qui n’a pas besoin de l’être ! Forcemment, comme nous, nous savons, cela en devient d’autant plus frustrant. Des quiproquo dont les conséquences sont tellement fortes que la vie  entière d’une bonne partie des personnages en est brusquement transformée. Rha, je déteste ça, et à la fois j’adore. C’est en tout cas ce qui va permettre à l’auteur d’intégrer son nouveau personnage au récit, enfin, nouveau, nous le connaissions sans pour autant suivre ses refléxions. Le meilleur de tous, d’après Seraf’, même qu’Eddard, j’attends de voir.

En tout cas, j’ai souvent réfléchi au genre Fantasy et ce sur quoi il reposait. Et outre le côté épique, chevaliers et compagnie, je pense que les romans du type du Trône de Fer se reposent avant tout sur cette notion là, celle de la non-connaissance d’évènements qui se sont passés au loin. De tels romans seraient impossibles à écrire à notre époque, où tout quiproquo lié à la non-connaissance est quasi impossible. Epoque où tout se sait quasiment instantannément. Je dirai même que toute oeuvre de Fantasy du type, une fois transposée à notre temps ne peut que devenir un roman d’espionnage, tellement la non-connaissance à notre époque est compliquée, et en deviendrait naturellement omni-présente si l’auteur souhaitait l’utiliser.

Ce genre de quiproquo étant en général excellents pour le suspens, il n’est pas étonnant que le Trône de Fer, en définitive, dépasse ce que Fondation a pu être. Et de même, en terme de longévité, il ne sera pas étonnant que la Fantasy dépasse la Science Fiction.


La compagnie noire de Glen Cook

dabYo dans Critiques, Livres le 29 septembre 2008, avec 13 commentaires
Critiques

Les Annales de la Compagnie Noire a fait pendant longtemps parti des séries de Dark Fantasy que je voulais absolument lire. D’abord parce que les couvertures sont superbes, et surtout parce qu’à chaque fois qu’il était question du Trône de Fer, le nom de cette série revenait au galop. A dire vrai, après la lecture du premier tome, je ne comprends pas tout à fait pourquoi, si ce n’est par la qualité certaine des deux séries.

La Compagnie Noire; les Annales de la Compagnie Noire Tome 1, de Glen Cook

Toujours est il que le moment de la lire était enfin venu, et bien que la quatrième de couverture soit très pompeuse, elle ne ment pas totalement. Glen Cook a pour sa série un style de narration assez atypique. En effet, racontée à la première personne, l’histoire de cette compagnie n’est évoquée que par le point de vue du héros, qui n’en est pas vraiment un. Jusqu’ici, rien de très originale. Cependant, contrairement aux autres œuvres que j’ai pu lire utilisant la narration à la première personne, notamment l’Assassin Royal, Cook ne nous donne ici strictement aucune introduction, aucun élément d’observation, rien.

Nous sommes littéralement balancé dans l’histoire en tant que Toubib, analyste de la compagnie qui se charge de mettre sur le papier, dans des annales, tout ce qu’elle fait. Ce sont donc ces dites annales que nous sommes sensés lire, d’où le titre de la série. Et bien entendu, Toubib ne va pas faire un résumé des événements précédents à chaque fois qu’il y écrit quelque chose. Nous suivons donc sa vie au jour le jour, comprenons au fur et à mesure, et avec difficulté au début ce qu’il se passe, tant et si bien que les trente premières pages sont les plus obscures que je n’ai jamais lues. Qui sont donc ces gens ? Que font ils ici ? Parlent ils d’un lieu ? Qu’est ce donc que le syndicat ? Des questions auxquelles j’ai mis énormément de temps à répondre, et dont les réponses me sont après cette lecture encore obscures. Pour tout comprendre il est donc nécessaire de se mettre dans la peau du personnage, de penser comme lui, et de visualiser chacune des scènes pour imaginer nous même les détails, et ce qu’il se passe.

La Compagnie Noire

Jamais nous n’aurons un retour en arrière sur un évènement passé avec l’explication exacte, sauf si cette explication est racontée au personnage. Jamais il ne sera dit que tel personnage est un magicien, et pourquoi. Non, Toubib le sait depuis des années, pourquoi le mettrait il dans les annales ? Pourquoi nous expliquerait il que la magie existe réellement en ce monde ? Que la compagnie travaille pour le syndicat, et garanti l’ordre dans la ville ? Que la compagnie compte quelques milliers d’homme ?

Et pourtant, malgré ce manque cruel de détails, la sauce prend. On commence à comprendre, on commence à se sentir proche de ce personnage qui met sur le papier autant les évènements qui se passent que ses propres réflexions et autres dégoûts. Car il faut le dire, la série ne vole pas sa réputation de gore. Il est tout du long question de morts, et de meurtres, de vols, de viols, de razzias… Bon, je n’ai pas tellement été choqué, contrairement à ce que le Trône de Fer a pu me faire ressentir, mais tout de même.

La Compagnie Noire; les Annales de la Compagnie Noire Tome 1, de Glen CookLes intrigues, bien que vues par un personnage quasiment tout en bas de l’échelle sont rudement menées, et très intéressantes. Dommage juste que l’auteur n’ait pas eu le choix que de rendre son héros important, afin que ce dernier puisse coucher sur le papier des confidences que les hauts placés lui ont faites. Mais on le comprend bien après tout. Difficile de suivre des intrigues si celui qui les narre n’y est pas du tout impliqué, et qu’il n’en a pas la moindre idée. Toubib monte donc logiquement dans la hiérarchie, sans pour autant que la chose soit officielle. Il prend part aux aventures risquées, et on craint très souvent pour sa vie, chose illogique puisque c’est lui même qui écrit ses aventures, après coup.

Ceci étant dit, je reste tout de même perplexe sur la cohérence entre le récit et ce qu’un analyste mettrait dans des annales. Je ne suis point sûr qu’il ne s’agisse là pas tout simplement d’un bon prétexte. Une série qui s’annonce donc des plus passionnantes, vu à quelle rapidité j’ai dévoré les dernières pages, le gros des intrigues. Malheureusement, aucun libraire à Blois ne daigne vendre Le Château Noire, le tome 2 dans sa nouvelle édition chez J’ai lu. Et je déteste avoir plusieurs types d’édition, j’attendrais donc.


Et bien, comme je vous l’avais dit, après avoir fini le quatrième tome du Trône de Fer je n’ai pas pu m’empêcher de continuer avec le tome suivant de cette série écrite par George R.R. Martin. Cinquième tome donc que j’ai littéralement dévoré en moins de deux jours, le fait d’être malade et de n’avoir pu dormir ayant drôlement aidé. Bon, je le confesse, trois cents pages, ce n’est pas énorme non plus.

Comme pressenti dans le tome précédent, l’auteur a dû écrire une phase de calme plat avant que la tempête ne se déchaîne. Et cette tempête, c’est pendant tout ce tome qu’elle se déchaîne. Mais quelle tempête diantre ! On en voit de tout les côtés, tellement d’évènements que le tome suivant commence à nous annoncer que ce qu’il relate se passe… pendant le précédent tome ! J’espère avoir été assez clair, les mots se répétant et rendant les phrases quasiment illisibles. En tout cas, entre rebondissements et déconvenues, ce cinquième tome reprend les meilleurs éléments de la série, à son quasi paroxysme. Quel dommage que je n’ai toujours pas pu me réattacher à un personnage autre que Ned, mais ça viendra.

Forteresse Invincible

En fait, cette critique ne pourra être qualifier de telle tellement elle est condescendante, le seul point noir au tableau étant la platitude d’un personnage, qui après s’être révélé intéressant pendant le tome 3, redevient ce qu’il était au début: long et chian. Tellement long, et tellement ennuyeux que je n’ai pas pu m’empêcher de sauter son chapitre pour y revenir ensuite, une fois le livre fini. Bon, le fait que l’histoire de ce personnage soit complètement en dehors de celle  des autres n’aide pas vraiment, mais au moins, on peut  y revenir par la suite. C’est tout de même dommage.

Bref, vous vous en doutez sûrement, mais j’ai déjà commencé de lire le Tome 6. J’y retourne.


L’ombre maléfique de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 27 septembre 2008, avec 1 commentaire
Critiques

Maudit sois tu G.R.R. Martin ! Alors que je me préparais à entamer cette critique du quatrième tome du Trône de Fer sur un ton des plus négatifs, voilà que je viens de lire quelques uns des premiers chapitres de sa suite, et que je ne peux plus que louer ton génie ! Nan, je me dois de résister pour ne pas vous soumettre une critique condescendante avec la description d’un livre parfait, car oui, le Trône de Fer a ses défauts !

Bon, je l’avoue, cette série fait partie de mes préférées, sinon ma préférée. Disons que ce qu’il y a de bien avec le Trône de Fer, c’est que c’est là une garantie de bon livre. Si il m’arrive de me demander si le Tome 7 de l’Assassin Royal sera bon avant de le lire, ce n’est jamais le cas lorsque j’entame l’un des onze tomes publiés du Trône. Il faut dire que Martin a ce petit quelque chose qui fait de ses livres de bons livres. Tellement bons qu’on en culpabilise à en lire. Combien de fois me suis je dis que si je lisais un tome, il ne m’en restera encore moins à lire ? A chaque fois en somme.

Ceci dit, comme tout livre, ce quatrième tome a ses quelques défauts. Il faut dire que la découpe française ne doit pas aider. Alors qu’il n’y a que quatre livres dans la langue de Shakespear, celle de Molière en compte douze. Oui, trois tomes par livres chez nous, histoire de nous faire dépenser un peu plus. Non, je ne suis pas anti capitaliste, mais pourquoi diantre les livres passent ils de 600 pages pour les premiers tomes à 300 et quelques par la suite ? Hein ?

Ombre Malefique

Bref, grâce à ce superbe découpage nous nous retrouvons avec un tome qui se trouve être le milieu du livre anglais. Vous me suivez ? Non ? Tant pis ! Bref, on se contente donc de lire le calme avant la tempête. Certes il y a quelques rebondissements, mais rien de bien folichon par rapport à ce que la série nous donne d’habitude. Pas de moment épique où bordel qu’est ce qu’on a l’impression d’y être ! Pas de trahison inattendue, et encore moins de mort affreuse pour l’un des héros. Bref, un livre qui est étonnamment plat et qui dénote avec le reste de la série. Oui, forcément, il faut mettre les choses en place, et ça ne m’a pas empêcher d’apprécier ma lecture. C’est en fait plus une critique pour les maisons d’édition que pour le travail de l’auteur en lui même.

Voilà, je suis certain que j’avais plein d’autres reproches à faire, mais bordel, va t’il les rattraper ? J’espère que non, qu’ils le boutent en dehors du château merde ! Allé je retourne lire le tome 5, encore trois personnages à suivre avant de savoir s’il les attrapera ou non !


Livres lus en 2008

dabYo dans En Vrai, Livres le 22 septembre 2008, avec aucun commentaire

Un livre par semaine. C’est l’objectif que s’est donnée Seraf’ il y a quelques années, et qu’elle tente avec succès de remplir chaque année depuis. De mon côté, si j’en lisais une vingtaine l’année dernière, c’était déjà remarquable, et ce sera aussi mon objectif pour cette cuvée 2008. Bien entendu, comme depuis le stage de Seraf’ j’ai repris l’habitude de lire en continu, ce score devrait être largement atteint. Enfin, comme c’est assez fatiguant de rechercher une fois l’année finie la liste complète des livres que nous avons lu, voici la liste non définitive de ce que nous avons déjà lu, cette année.

dabYo a lu, en 2008:
– L’assassin Royal 1, de Robin Hobb
– Le trône de Fer 2, de George R.R. Martin
– Graal 1, de Christian Montela
– L’assassin Royal 2, de Robin Hobb
– Le trône de Fer 3, de George R.R. Martin
La Couronne des Sept Royaumes 1, de David B. Coe
La Couronne des Sept Royaumes 2, de David B. Coe
– L’assassin Royal 3, de Robin Hobb
– L’assassin Royal 4, de Robin Hobb
– L’assassin Royal 5, de Robin Hobb
– Blade Runner, de Philip K. Dick
– L’assassin Royal 6, de Robin Hobb
La Couronne des Sept Royaumes 3, de David B. Coe
La Couronne des Sept Royaumes 4, de David B. Coe
– Le Maître du Temps: l’Apprenti, de Louise Cooper
La Couronne des Sept Royaumes 5, de David B. Coe
La Couronne des Sept Royaumes 6, de David B. Coe
La Compagnie Noire, les Annales de la Compagnie Noire 1, de Glen Cook
L’ombre maléfique, Trône de Fer 4, de George R.R. Martin (26 Septembre)
L’invincible forteresse, Trône de Fer 5, de George R.R. Martin (28 Septembre)
Intrigues à Port-Réal, Trône de Fer 6, de  George R.R. Martin (01 Octobre)
– L’épée de Feu, Trône de Fer 7, de  George R.R. Martin (10 Octobre)
Légende, Drenaï, de David Gemmell (17 Octobre)
Echo Park, de Michael Connelly (26 Octobre)
Créance de Sang, de Michael Connelly (18 Novembre)
L’Affaire Charles Dexter Ward, de Howard Phillips Lovecraft (28 Novembre)
Les noces pourpres, Trône de Fer 8, de George R.R. Martin (04 Décembre)
La loi du régicide, Trône de Fer 9, de George R.R. Martin (08 Décembre)
Le vaisseau magique, Les Aventuriers de la Mer 1, de Robin Hobb (20 Décembre)
Le Château Noir, les Annales de la Compagnie Noire 2, de Glen Cook (28 Décembre)

Total: 30


Il était une fois dans le nord de Phillip Pullman

Serafina dans Critiques, Livres le 20 septembre 2008, avec aucun commentaire
Critiques

Il y’a quelques jours en allant à L’espace culturel Leclerc de la ville de Blois je suis tombée face à un petit livre broché bleu dans une matière toute douce, avec, écrit en grosses lettres, le titre de « Phillip Pullman, il était une fois dans le Nord » . Un rapide coup d’oeil à la 4ème de couverture m’apprenant qu’il s’agissait du livre racontant la rencontre entre Lee Scoresby et Iorek Byrnisson, je ne mis pas très longtemps à me décider.

Car oui, je confesse, je suis une fane absolue de la trilogie de la croisée des mondes. Mes personnages favoris de ces romans sont Serafina (étonnant ?), Lee Scoresby et Iorek. Autant vous dire que le livre ne pouvait que me tenter. Malgré le prix, 12 euros, pour le nombre de pages, une centaine, je crois que je n’ai même pas hésité une minute. Il y’a des réflexes de fan. Bon, certes, l’édition est très agréable, le coté broché en tissus tout doux c’est très beau. L’histoire est illustrée par de jolies gravures, et entrecoupée de fac-similés de documents (manuels de navigation, bon de dépôt, article de journal…) en rapport avec l’histoire. Le livre s’accompagne aussi d’un jeu de l’oie version pole-nord, format A3, rangé dans un encart sur la troisième de couverture. Bref c’est un joli petit objet, fait évidemment pour les fans, et il faut croire que cela marche.

L’histoire en elle-même tient sur quatre-vingt petites pages. La rencontre de Iorek et Lee dans une petite ville du Nord. Ce deuxième personnage est sans doute un de mes favoris tous romans confondus, et le retrouver fait un plaisir fou. Un coté baroudeur à la Yan Solo, beau parleur, baratineur, bluffeur. Bref, le type même du bad guy mais gentil quand même dont je raffole tout simplement.

Une petite ville du nord, des magouilles d’une compagnie pétrolières, et deux êtres qui n’aiment pas l’injustice. Et surtout qui ont le courage de se dresser face aux-dites magouilles. Ils travailleront main dans la patte et scellerons le début d’une belle amitié. Iorek l’ours polaire, toujours égal à lui même, un brin taciturne, calme et posé malgré sa force énorme. Une belle paire quoi.

Je ne sais pas si l’histoire a un quelconque intérêt pour quiconque n’a pas lu La croisée des mondes. En effet, il s’agit plus de retrouver nos personnages qu’autre chose, et les éléments de base du monde ne sont pas expliqués (notamment les daemon). Il est donc préférable de toute manière pour bien comprendre d’avoir lu ou du moins de connaître un minimum la trilogie.

Cela se lit forcement un peu vite. Mais j’ai tellement été contente de relire les aventures de Lee (et Hester son daemon) que j’en ai adoré la lecture. De même la fin en est réellement une, et m’aura même fait verser des larmes. Cela nous laisse quand même un peu sur notre fin. Parce que oui je n’ai pas peur de le dire, je rêve d’une trilogie consacrée aux aventures de jeunesse de Lee ou même de Serafina (ou encore mieux des deux en même temps). Peut être… Toujours est il que « The book of Dust » un autre livre sur le même univers par Pullman est en préparation. Il se passerait quelques années après la fin de la trilogie et serait d’après son auteur un « gros gros livre ».


J’aime bien les romans historiques. Donc j’avais demandé conseil autour de moi, car c’est un sujet que je ne connais pas réellement. On m’a donc conseillé L’allée du roi, de Francoise Chadernagor. Super, je le trouve à un euro chez un bouquiniste. Grosse édition, avec le dossier des sources de l’auteur et tout. Bref super quoi.

Et puis je le ramène à la maison. Mon père voit mon livre et me dit « Tiens tu lis l’Allée du roi ? J’ai essayé de le lire y’a longtemps, j’ai même pas réussi à le finir… » Ca aurait du me mettre la puce à l’oreille. Car même quand c’est mauvais, généralement mon père finit les livres. Après certes l’historique c’est pas son truc, alors sur le coup, j’ai passé outre.

L’allée du roi, ce sont en faite les mémoires de Madame de Maintenon, dernière épouse de Louis XIV. De son enfance dans les antilles, ballotée entre sa mère et sa tante à la fin de sa vie à St Cyr en passant bien évidemment par sa relation avec Louis XIV et son mariage ‘secret’.

L’auteur est extrêmement documentée. Je ne sais pas si le dossier de mon édition y est dans toutes, mais peu importe. En effet, l’auteur s’y explique sur chaque chapitre, précisant les oeuvres qu’elle a utilisé pour batir son récit (beaucoup de correspondances privées de Mme de Maintenon) et y expliques ses partis pris, ses ajouts et ses omissions volontaires. Très intéressant, même si bien sur un roman n’est qu’un roman, pour quelqu’un qui ne connait pas le personnage plus que cela c’est une excellente approche et cela donne bien plus de crédibilité à l’oeuvre. Les réferences données sont précises, ce qui permet d’avoir des ouvrages à rechercher si on désire plus d’informations sur ces personnages.

Seulement voila, à vouloir faire trop précis, trop detaillé on obtient les défauts des livres d’histoire purs sans les avantages. Car en effet, cela devient vite long, et lourd. Je suis habituée à lire beaucoup, et régulièrement des livres de cette taille, mais il faut que le style me transporte. Que je m’attache aux personnages. Alors que là non. Je n’y ai pas réussi. On n’entre jamais réellement dans l’histoire, Mme de Maintenon raconte, au passé, il n’y a donc pas cette énergie, cette immersion, que peut amener un récit au présent. Les ‘il me dit… je lui répondit que…’ deviennent vite lassant. Ajoutons à cela la mise en page sans aucune aération et on a vite l’impréssion d’étouffer, d’etre englués dans l’histoire. Ce n’est pas agréable. Ce récit au passé mettant automatiquement de la distance entre nous et l’action contée ne nous permet pas réellement de nous attacher aux personnages, hormis à l’heroïne peut-être.

Alors certes la vie de Mme de Maintenon était sans le moindre doute fourmillante, pleine de rencontres et d’anecdotes… Mais nous sommes dans un roman et non dans une biographie officielle. De telles lourdeurs, dans une biographie ‘sérieuse’, je les aurai acceptées. (Je n’entends pas par là qu’un roman ne doit pas être sérieux, non, seulement il ne doit peut être pas etre aussi exhaustif qu’un livre d’histoire…) Sauf que là, ce n’est pas une biographie. Des libertés ont été prises, des supositions sont devenues des faits, etc. Bref comme dans n’importe quel livre historique.

Du coup, lire 600 pages, quand t’as l’impression de ramer, que le style d’écriture te lourde, quand les anecdotes ne sont même plus intéressantes, on en arrive à la conclusion qu’il vaut mieux aller s’acheter une biographie. Au moins ca sera lourd, mais tu auras l’exactitude. De ce fait je confesse, c’est le premier livre que je n’ai pas terminé depuis 3 ans. (Le dernier, c’était le tome 4 des enfants de la terre). Je n’omet pas l’hypothese de le finir un jour, de grand ennui, mais pour le moment, je me range du coté de mon père.


Fascination de Stephenie Meyer est un livre que je voulais absolument lire depuis quelque temps. J’avais en effet entendu de très nombreux éloges à son sujet et généralement de personnes qui avaient plutôt de bons goûts.  Du coup, ma belle mère me l’a offert. Alors tout d’abord c’est très joli, la couverture, deux main pales encadrant une pomme d’un beau rouge n’est pas sans rappeler Death Note (ça c’est parce que je suis une fan girl), bref c’est symbolique. 520 pages à peu près seront à lire.

Fascination - Twlight

Eh bien je commençais ma lecture. Je venais de terminer le roman de Ségolène Royal (emprunté à la bibi je vous rassure), et je ne pensais pas que je pourrais trouver bien pire de toute manière. C’est donc l’histoire de Bella qui déménage de Phoenix où elle vivait avec sa mère pour Forks, bourgade perdue de l’état de Washington, où elle vivra avec son père. Bien qu’un peu réticente, elle fréquente le lycée et va y rencontrer foule de personnes, mais surtout l’intrigante famille Cullen. Enfin, plus précisément Edward l’apollon, beau comme un dieu, qui va la fasciner. Elle se rendra vite compte qu’Edward est loin d’être normal, il est plus que cela. C’est ainsi que débutera l’histoire d’amour entre une humaine et un vampire.

Le style d’écriture est assez simple, des phrases courtes et claires. Néanmoins on notera l’emploi de mot très recherchés, parfois pas forcément nécessaires (un synonyme plus simple serait parfois mieux adapté) mais pas de difficultés majeures. Le récit est à la première personne, du point de vue de Bella donc, voilà pourquoi les mots très recherchés me posent un peu problème niveau cohérence

Je passerai pour le moment sur la mièvrerie du résumé. Au départ ça commence très bien, Bella est le type parfait de l’héroïne auquel je (et d’autres) peux m’identifier. Elle aime lire, elle n’est pas très douée niveau relations sociales, elle est mauvaise en sport, elle vit dans une petite bourgade qui n’est pas sans me rappeler mon Romoranthin natal, elle dessine en cours… Bref, c’est pas la fille modèle, même si ça reste assez convenu. On s’attache rapidement à cette jeune fille pas toujours très douée. On est au lycéen ça se voit énormément et il faut l’avouer les réactions de lycéennes sont très bien rendues, entre les recherches du regard de l’adonis à la cantine, la hâte d’aller dans un court car on sera dans la même salle que son élu, et j’en passe. C’est réaliste, mais dieu que c’est chiant. On a l’impression de lire cœur Grenadine par moment, et encore ce n’est que le début.

Affiche du film Fascination - Twlight

Bella tombe donc amoureuse d’Edward, vampire de son état. Beauté parfaite, gars parfait en tout points en fait. D’un romantisme parfait, d’une gentillesse à fendre le cœur il essait de protéger Bella de sa nature. S’ensuivra entre les deux une assez longue partie de cache cache amoureux, ennuyeux à souhait où ils se posent des questions, sans oublier les ballades dans les clairières… Quand je vous causais de cœur Grenadine. C’est d’un mièvre, c’est d’un inintéressant, leur histoire d’amour n’a à peu près aucun intérêt, aucun relief, aucun… Rien quoi. C’est chiant. C’est ridicule aussi. Deux jours passés ensemble et ça y est on te présente aux parents, l’un a trop changé et a redécouvert sa nature interne, je vous en passe et des pires

Le fait qu’il soit un vampire n’intervient que peu en faite. C’est juste un prétexte d’ailleurs absolument pas creusé pour rendre l’histoire d’amour un peu plus complexe et encore ça reste gentillet. Une vraie histoire, un brin d’aventure commencera seulement à la 400ème page, de manière absolument précipitée, pour se finir de manière tout autant rocambolesque.

Bref un livre qui m’a affreusement déçue. C’est mièvre c’est plat, et si j’avait accroché au personnage de Bella elle en devient vite une bêtasse prête à te sortir des « je suis folle de toi » au bout de deux jour. Quant à Edward, comme tout personnage parfait, il est ennuyeux à souhait. Ses pouvoirs de vampires n’apportant au final rien du tout, hormis une sorte de scénar (qui n’existe pas en fait).

Bref allez lire Cœur grenadine, Arlequin ou que sais je encore, ça reviendra au même. Un livre que je déconseille, je n’arrive pas à comprendre ce que les gens peuvent y trouver, allant même jusqu’à dire que c’est un livre prenant qu’on ne peut pas s’arrêter de lire tellement c’est bien… Moi je me suis faite chier comme une rate morte.

Bref je vais lire le Trône de Fer maintenant, au moins c’est une valeur sûre.