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ABCédaire littéraire 2009

Serafina dans Livres le 5 novembre 2008, avec 9 commentaires

En passant sur le blog « Dans la lune » j’ai vu un article parlant d’un Challenge ABC 2009. Intriguée, je lis en détails et je suis séduite. Qu’est ce ? Et bien, il s’agit sur une année, de lire 26 livres, choisis à l’avance, que l’on n’a pas déja lu évidemment.  Pourquoi 26 ? Parce qu’il y a 26 lettres dans l’alphabet. Chaque lettre correspond à la premiere lettre du nom d’un auteur, vous avez compris.

Il s’agit  bien evidemment d’une maniere de se mettre au défi. Bien sûr, j’aurai pu me concocter une liste de livres SFFantasyFantastique avec la pléthore de bouquins que je n’ai pas lu. Mais cela ne serait pas drôle. J’ai envie de changer un peu de mes habitudes. J’ai donc cherché un autre thème pour ma liste.

Si vous me connaissez un tant soit peu, vous devez savoir que si il y a une periode historique qui me fascine, c’est bien l’époque victorienne, ses paradoxes, sa mode, et aussi ses livres. Dracula ou les Hauts de Hurlevents sont quand même d’excellents bouquins. C’est pourquoi j’ai decidé que ma liste serait axée sur les romans du 19ème. Principalement anglosaxons. Sauf que voila, ce n’est pas forcément un domaine où je connais énormement et voici l’état de ma liste :

Austeen, Jane: Orgueils et Préjugés Lu
Bronte, Charlotte: Shirley
Caroll, Lewis: De l’autre côté du miroir Lu
Dickens, Charles: Oliver Twist
Elliot, George: Middlemarch
Fanu, le, Joseph Sheridan: Carmilla Lu
Goethe: Faust Lu
Hogg , James: The Private Memoirs and Confessions of a Justified Sinner
Ibsen, Henrik : Une maison de poupée
Jérôme K. Jérôme : Trois hommes dans un bateau
Kipling, Ruyard: Le livre de la Jungle Lu
Leroux, Gaston; Le fantome de l’opéra
Maupassant, Guy, Le horla Lu
Nodier Charles: La fée aux miettes
Orczy, Emma : Le mouron Rouge
Polidori, John William : The Vampyre Lu
Quincey, de, Thomas : Klosterheim
Rymer,  James Malcolm : Varney the Vampire
Stocker , Bram : The Lair of the White Worm
Tolstoy, Leo: Anna karenine
Updike, John : Les sorcières d’eastwick
Vernes, Jules, Michel Strogoff
Wells, H. G.: La Machine à explorer le temps Lu
Xinran : Chinoises
[intlink id= »1256″ type= »post »]Yeats, William Butler : Poemes choisis[/intlink] Lu
Zweig Stefan : Marie Antoinette Lu

Edit du 29 Octobre : Reste deux mois, et seulement 10 livres de lu !


Echo Park de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 30 octobre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

Depuis ma découverte d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux il y a de ça déjà de nombreuses années, je n’ai jamais vraiment lu autre chose que de la Fantasy ou de la Science Fiction. C’est donc avec un peu d’appréhension que je me suis mis à lire mon premier Policier: Echo Park, de Michael Connelly. En anglais s’il vous plaît.

Cela s’est vite vu puisque j’ai toujours du mal à me lancer avec la langue de Shakespeare: j’ai mis une bonne semaine à en lire cinquante pages. Le livre est il donc mauvais ? Non loin de là, puisque les quatre cents pages restantes ont été lues en deux jours. Bref, synopsis ! Harry Bosch est un détective à la Jack Bauer, qui n’hésitera pas à enfreindre la loi pour mener sa mission à bien. Il y a treize ans, un meurtre, son affaire comme il l’appelle, n’a jamais été résolu, et depuis chaque année il ressort son dossier pour tenter, en vain jusqu’à présent, de le résoudre.

Echo Park de Michael Connelly

Bien entendu, on s’en doute tout de suite, c’est dans cette enquête ci qu’il va en trouver la réponse. Le récit est rudemment bien mené et est plutôt agréable à lire. Si le début est un peu lent pour quiconque ne connaît pas cet enquêteur, Harry Bosch est un personnage récurrent de Connelly. Les évènements s’enchaînent vite lorsque le deuxième personnage, Rachel Walling, entre en scène. Bon, le titre ne rate pas quelques clichés, je dirai même qu’il tombe dedans, Bosch est tout de même un vrai stéréotype vivant, et sa relation avec Rachel l’est tout autant. L’intrigue au début est plutôt originale, mais termine comme on pouvait vite s’en douter, et je n’ai eu beaucoup de mal à la voir dès les premiers indices. Bien entendu, Bosch ne les a vus que bien après, même si la fin que j’avais prévu n’était pas la bonne.

Je m’étendrai bien sur le côté stéréotype de l’enquête et ses personnages, mais cela sera difficile sans donner de nombreux spoilers. Je me demande surtout si l’auteur raconte autant le passé de son personnage à chaque itération. Mais bon.

Un mauvais Policier alors ? Normalement, pour qu’un Policier soit bon, il ne faut pas que le lecteur ait découvert la vérité tout en ayant les bons éléments. Pas forcement mauvais non, le titre tient en haleine et certains détails permettent de vite oublier le sentiment de prévision. On se demande à tout moment comment tout cela va finir, et si Bosch va ou non s’en sortir, et comment. Je ne peux pas vraiment juger du style d’écriture de Connelly, mais en anglais cela rend vraiment la chose agréable à dire. Et pourtant ce n’est pas ma langue natale, ce qui est un bon point.

Les scènes d’action et autres courses poursuites qui vont souvent avec le genre sont assez détaillées pour bien se mettre dans la peau du personnage, tout comme toute son enquête, narrée à la troisième personne. Après, il est dommage de ne pas savoir exactement comment s’est terminée l’affaire, ni ce qu’il advient des personnages impliqués. Et là aussi, cela me fait une fois de plus penser à Jack Bauer.

Bref, si vous n’avez jamais lu de Policier, et que la série 24h Chrono vous a toujours attiré, je ne peux que vous le conseiller.


Légende de David Gemmell

dabYo dans Critiques, Livres le 17 octobre 2008, avec 39 commentaires
Critiques

David Gemmell a fait parti des auteurs fer de lance des éditions Bragelonne, et c’est son premier livre, Légende, qui a permis à la maison d’édition de percer dans le monde de la Fantasy. C’est ce même titre qui est réutilisé, huit ans plus tard, pour lancer Milady, leur nouveau label, en édition de poche cette fois. C’est comme cela qu’il est arrivé entre mes mains, plein de promesses. Synosis de ce premier volume de la saga Drenaï.

Legende David GemmellLes peuples Nadir et Drenaï vivaient jusqu’à lors en paix. Celle ci était en fait plus que virtuelle, les Nadirs n’étaient que des tributs en perpétuelle guerre civile. Malheureusement, un grand chef, Ulric, a réussi l’impossible: rassembler tous les hommes de ce peuple guerrier sous une même bannière, et après avoir conquérit la plupart de ses voisins limitrophes, il ne reste plus que les terres Drenaï à envahir. Seulement pour cela, il doit passer par Dros Delnoch, une forteresse imprenable protégée par plus de six remparts. S’annonce alors une bataille désespérée pour les Drenaïs, opposant moins de dix milles de leurs hommes aux cinq cents milles que compte l’armée d’Ulric.

Véritable remake de Fort Alamo, Légende est donc avant tout une aventure humaine, avec des messages forts, de l’héroïsme, du courage et des moments prenant en haleine, ne vous laissant à aucun moment décroché de l’histoire. Pour couronner le tout, nous avons droit à un héros au charisme invraisemblable, Druss, dont la Hache n’a jamais fait défaut au pays et dont les aventures sont palpitantes.

Non, en fait, ça c’est ce que vous pouvez lire sur la majorité des critiques que j’ai pu voir sur Internet. Car oui, j’ai trouvé ce livre ennuyeux, plat, et nul. Mais nul, je vous dis pas comment ! Alors je me suis demandé si j’étais le seul, et je me demande toujours comment un tel titre a pu lancé une collection si populaire aujourd’hui.

Je le reconnais volontiers, Gemmell a un style d’écriture très plaisant à lire. Les phrases sont bien faites, malgré les répétitions du nom des héros, et elles ne sont pas pompeuses. Bref, le tout se lit donc agréablement et facilement, l’idéal pour un bon livre. Sauf que cela ne suffit pas. En choisissant une trame qui ne laisse que peu de rebondissement, puisqu’on sait dès les premières pages que le Fort tiendra, Gemmell se doit de rendre ses personnages attachants, et les événements prenants. Malheureusement, il échoue à ces deux défis. Nous avons droit à une plétore d’individu, qui seront tour à tour le centre de la narration.

Legende David Gemmell

Cependant, de toute ma lecture, je ne me suis attaché à aucun d’entre eux, même pas à Druss, qui est sans doute le personnage le plus mis en avant. Et qui est surtout le personnage le plus bateau et le moins intéressant. Tout lui réussi, et bien qu’il ait dépassé la soixantaine, et qu’il ne peut supposément se battre que deux jours sur trois, il tiendra six semaines de combat sur les murs. Réaliste isn’t it ? Bref, nos héros ne font que traverser des passages supposément périlleux, des dilemmes impossibles, mais vu qu’ils s’en sortent toujours de la même manière, et toujours d’une façon plus tirée par les cheveux que la précédente, on ne craint jamais pour eux. C’est la même chose pour tous les pseudos événements du livre. Le puit est empoisonné ? Pas d’inquiétude, à la dernière minute l’un de nos héros à mille kilomètres de la scène pensera à avertir Druss qu’il ne faut pas y boire. Par la pensée bien sûr hein.

Et c’est d’ailleurs bien dommage, puisqu’il y a quand même ici les bases d’une bonne histoire. L’auteur ne cassera pas son habitude jusqu’à la fin, où la bataille finale se fini sur une sorte de coup débile, et prévisible au plus haut point. Alors quand on lit cinq cents pages avec pour grande énigme « mais comment vont ils s’en sortir ? », cela en est d’autant plus déprimant. Surtout lorsqu’on se répète inlassablement pendant tout le livre que non, la fin ne pourra pas être aussi grosse.

L’autre très mauvais point, pire encore je dirai, sont les deux cents dernières pages: un redit interminable d’événements qui se sont déjà passés il y a moins de cinq pages. On va lire une bonne centaine de fois comment le héros H est trop fort à l’épée, comment il tue avec dextérité tous ses ennemis, sauf si il n’a pas de chance et qu’il meurt en une demi phrase. Chaque fois, la journée était trop horrible et affreuse, et à chaque fois on recommence le lendemain sans aucun événement intéressant. Et ce pendant grosso modo deux mois de temps réel dans le livre. Bien entendu, les héros, au rythme d’une lance prise dans le flan par jour, n’ont aucun problème à se relever chaque matin pour aller se battre. Vous avez parlé de réalisme ? Mais non, voyons, ils sont justes héroïques !

Druss la Légende

Les rares fois où l’on n’a pas droit à cette redite, c’est pour en faire une autre, sur le passé darkinou de nos héros, où sur combien ils ont compris le sens de la vie en se battant. Les héros de Légende, c’est un peu le club des passés difficiles à oublier. Entre Brad qui a tué son père et son frère par accident mais qui s’en veut trop et qui a abandonné sa place de prince, Pit qui a failli mourir des mains de son propre père, Roi d’une contrée lointaine, et Jules qui a tué son canard dans son bain par accident, les passés sombres ne manquent pas. Mention spéciale à une femme dont la mère s’est faite tuée par des brigands et qui a pour habitude de coucher avec des hommes pour les tuer pendant la nuit. C’est super triste, surtout quand on l’apprend une page avant qu’elle meurt. Bref, après qu’on ait appris ce passé douloureux, généralement alors qu’ils regardent au loin sur les remparts et qu’ils ne veulent surtout parler à personne, mais qu’ils vont quand même le faire, s’ils ne meurent pas le lendemain, ils constatent combien la vie est trop bien et qu’il aimerait être tout sauf sur ce rempart. Ils pourraient partir, puisque la désertion n’y est pas réprimandée, mais bien entendu, ils ne partent pas par honneur ou un truc du genre. Car oui tout homme a des principes qu’il outre passe qu’en de rares occasions blablabla. C’est la morale de la fin je crois ça.

Le deuxième type de pause est lorsque l’auteur décide d’introduire un nouveau personnage. En général, il meurt là aussi dans le prochain chapitre d’une façon totalement anonyme. Cela marche de la même façon pour les traîtres, dont les manigances sont généralement déjouées juste après avoir été commencées. Et par l’esprit s’il vous plait. Un exemple ? Bob le boulanger qui refuse de partir avec sa femme et son enfant, et on le revoit deux pages plus tard pour dire qu’il est mort.

Bref, je n’ai pas du tout aimé ce livre, et j’ai beau chercher, hormis le début, aucun moment ne restera dans ma mémoire. Je le déconseille donc forcement, même si on vous l’offre. C’est marrant parce que Tribulations d’un Mage en Aurient m’a beaucoup fait penser à ce titre, sachant que Pratchett fait souvent la parodie d’une œuvre déjà existante… Et bizarrement, ce Disque Monde est mon préféré.


Ce cher Dexter de Jeff Lindsay

Serafina dans Critiques, Livres le 14 octobre 2008, avec 5 commentaires
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Je ne sais pas si vous lisez des Thrillers, ni ce que vous pensez de ce genre littéraire. Pour ma part je ne connaissait que le Da Vinci Code et les immondes ersatz qui l’ont précédé ou suivi, tous ou presque fournis par mon père en provenance direct de la bibliothèque ou il travaille. En effet il pensait qu’avec des titres comme Anges et démons, L’évangile selon Satan et j’en passe, le livre ne pourrait que me plaire. Alors Papa, certes, je m’habille en gothique, mais faut-il me prêter de si mauvais goûts littéraires?

Toujours est il qu’a cause de tout cela, mon image du genre était proche de celle qu’on se fait habituellement du renvoi d’un bovidé interrompu durant le moment , ô combien délicat, de la rumination. Et puis un jour, ou je me suis rendue a la librairie de Blois, pour je ne sais plus quoi, je suis tombée face a un présentoir ou reposait « Ce cher Dexter » un thriller de Jeff Lindsay. Dexter? Oui Dexter. Celui de la série américaine diffusée l’année dernière sur Canal +. Serie dont j’avais vu les premiers épisodes et que j’avais beaucoup appréciée.

lindsay_cherdexter.jpg

Oubliant mes a-prioris sur le genre littéraire auquel il se rattache, le bouquin se trouva bientôt en ma possession et je commencais à le lire avec avidité. Oui on peut parler d’avidité, car deux jours plus tard s’en était fini. (Et j’allais acheter le deuxieme mais on en parlera une autre fois). Si vous n’êtes pas familier de la série un topo s’impose. Dexter travaille pour la police de Miami. Sa spécialité ? les taches de sang. Sa particularité ? Serial-Killer. Enfin, justicier selon certains, car il ne s’en prend qu’a ceux qui le « méritent » d’après lui. Ajoutons qu’il est incapable de ressentir des émotions et qu’il a une certaine tendance a l’humour noir et vous avez la substance du roman.

Je ne vais pas garder le suspense plus longtemps et de toute manière vous l’avez certainement deviné: j’ai adoré. Le style est fluide, Dexter a un charisme de fou, c’est drôle, c’est original. Bref je pourrais passer des plombes àl’encenser. Alors certes l’histoire n’était pas une surprise, vu que la série est très fidele (du moins, pour ce que j’en ai vu).  Dexter porte un regard absolument irrésistible sur lui-même et le monde qui l’entoure. L’histoire est bien ficelée, les autres personnages sont bien developpés. On entre facilement dans le livre, et on n’en ressort pas avant de l’avoir terminé

De quoi redonner ses lettres de noblesses au thriller, du moins pour ma part.  Ca me donnerait presque envie d’approfondir le genre.


La première leçon du sorcier de Terry Goodkind

Serafina dans Critiques, Livres le 5 octobre 2008, avec 16 commentaires
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L’épée de Vérité est une saga de Fantasy apparemment très populaire. Enfin, vu le gros budget publicitaire que Bragelonne semble y mettre du moins. Tellement qu’à l’occasion de la sortie en poche du premier tome de cette saga en poche chez Pocket, Bragelonne a bradé le premier tome en grande édition à 6 euros. Voila donc comment je me suis retrouvée avec ce livre en ma possession. La série comporte onze tomes mais nous ne parlerons ici que du premier : La première leçon du sorcier.

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L’histoire ? Oh il y a un méchant pas beau qui veut réunir des boites magiques pour contrôler le monde, et il y a un héros, tout gentil aidé d’un sorcier et d’une femme qui va essayer de l’empêcher. Oui ça semble ridicule et déjà vu ? Bah ça tombe bien parce que c’est ce qui ressort du bouquin. Dès les premières pages, on a l’impression d’être face à tous les poncifs du genre. Le héros, beau, musclé, foncièrement bon, plein de ressources, le méchant vraiment méchant dans sa forteresse qui martyrise les enfants -on s’interrogera sur l’utilité de ce détail-, l’héroïne belle mais qui cache un terrible secret, le sorcier loufoque qui ne pense qu’avec son ventre. Bref. Ce n’est pas original. On ne peut pas dire le contraire tellement tous les stéréotypes sont présents. Mais en soit, cela peut passer, si le style et compagnie s’y prêtent.

Ici malheureusement cela ne semble pas être le cas. Tout d’abord, l’auteur abuse tellement de pirouettes que ça en est rageant. En effet, beaucoup d’éléments sont cachés aux lecteurs et sont révélés par des personnages comme si il s’agissait de vérités évidentes, qui bien évidement résolvent tous les problèmes. Une fois ça passe. Deux fois ça se digère. Au delà c’est horripilant. On est mené en bateau d’un bout à l’autre, mais ça ne prend pas. On passera sur la révélation finale plus que superflue et atrocement mal amenée.

Un autre détail qui me dérange fortement. L’auteur semble alterner entre scènes d’une mièvrerie sans nom et des scènes d’une violence malsaine. En soit je n’ai rien contre la violence malsaine. J’ai adoré Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite qui est un monument dans le genre malsain. Mais voilà, il faut que cela reste cohérent. Que cela serve l’histoire. Le malsain pour le malsain, bof quoi. Là je trouve que ça ne colle pas du tout. C’est balancé n’importe comment, comme un cheveu sur la soupe. Ceci me laisse assez perplexe sur l’adaptation en série télévisée dont je vous parlerai une autre fois. On passe des Teletubbies à Saw (même si je conçois tout à fait que les Teletubbies foutent une trouille d’enfer). C’est assez étrange surtout quand la description de ces scènes d’une violence effarante n’apportent rien à l’histoire et déstabilisent même le monde où se déroule l’intrigue.

Au final, c’est 600 pages que j’ai eu quand même du mal à lire. C’est lourd, c’est prévisible, les pirouettes sont agaçantes et les personnages sont stéréotypés. On fait une montagne de pas grand chose, genre le secret de Kalhan. Reste que je désire quand même lire la suite , je ne l’achèterai néanmoins pas. C’est trop cher pour ce que c’est. Car à 25 euros le tome, ce n’est pas donné.


Intrigues à Port-Réal de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 4 octobre 2008, avec 2 commentaires
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On continue la lancée des Trône de Fer avec la fin de ma lecture du sixième tome de la série. Ce tome est en fait la première partie du livre A Storm of Swords que l’éditeur J’ai Lu a, pour notre plus grand bonheur, coupé en quatre partie. A 6€65 le tome, ça fait donc quelques 26€ de dépensés en quatre éditions de poche pour un livre qui outre Atlantique coûte quelques 18$ sur Amazon. Bref, J’ai Lu s’en met donc royalement dans les poches, et c’est le cas de le dire, pour cette série qui est toujours aussi bonne.

Ce tome est introducteur, donc sans réel rebondissement, mais malgré tout plaisant à lire. Ses évênements se passent pendant la fin d l’invincible forteresse. Forcément, vu la cadence de ce dernier, il était difficile pour l’auteur de tout mettre l’un après les autres, sans quoi le lecteur aurait été plus que frustré. Ceci étant dit, il devient assez perdant de situer les choses que l’on lit dans le temps. Je ne pense même pas que G.R.R. Martin sache le faire… Heureusement pour lui, il est sauvé par la période dans laquelle prend place le récit: le Moyen-Age. Les moyens de communication y étant limités, les évênements se passant à plusieurs milliers de killomètres ne prennent naturellement pas tout de suite en importance.

Intrigues à Por-Réal

Il faut le dire, ce tome et la suite je pense, ne sont pratiquement que basés sur ce principe. Les trois quarts des personnages font des actions dont le but est de défaire quelque chose… qui a déjà été défait, ou qui n’a pas besoin de l’être ! Forcemment, comme nous, nous savons, cela en devient d’autant plus frustrant. Des quiproquo dont les conséquences sont tellement fortes que la vie  entière d’une bonne partie des personnages en est brusquement transformée. Rha, je déteste ça, et à la fois j’adore. C’est en tout cas ce qui va permettre à l’auteur d’intégrer son nouveau personnage au récit, enfin, nouveau, nous le connaissions sans pour autant suivre ses refléxions. Le meilleur de tous, d’après Seraf’, même qu’Eddard, j’attends de voir.

En tout cas, j’ai souvent réfléchi au genre Fantasy et ce sur quoi il reposait. Et outre le côté épique, chevaliers et compagnie, je pense que les romans du type du Trône de Fer se reposent avant tout sur cette notion là, celle de la non-connaissance d’évènements qui se sont passés au loin. De tels romans seraient impossibles à écrire à notre époque, où tout quiproquo lié à la non-connaissance est quasi impossible. Epoque où tout se sait quasiment instantannément. Je dirai même que toute oeuvre de Fantasy du type, une fois transposée à notre temps ne peut que devenir un roman d’espionnage, tellement la non-connaissance à notre époque est compliquée, et en deviendrait naturellement omni-présente si l’auteur souhaitait l’utiliser.

Ce genre de quiproquo étant en général excellents pour le suspens, il n’est pas étonnant que le Trône de Fer, en définitive, dépasse ce que Fondation a pu être. Et de même, en terme de longévité, il ne sera pas étonnant que la Fantasy dépasse la Science Fiction.


La compagnie noire de Glen Cook

dabYo dans Critiques, Livres le 29 septembre 2008, avec 13 commentaires
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Les Annales de la Compagnie Noire a fait pendant longtemps parti des séries de Dark Fantasy que je voulais absolument lire. D’abord parce que les couvertures sont superbes, et surtout parce qu’à chaque fois qu’il était question du Trône de Fer, le nom de cette série revenait au galop. A dire vrai, après la lecture du premier tome, je ne comprends pas tout à fait pourquoi, si ce n’est par la qualité certaine des deux séries.

La Compagnie Noire; les Annales de la Compagnie Noire Tome 1, de Glen Cook

Toujours est il que le moment de la lire était enfin venu, et bien que la quatrième de couverture soit très pompeuse, elle ne ment pas totalement. Glen Cook a pour sa série un style de narration assez atypique. En effet, racontée à la première personne, l’histoire de cette compagnie n’est évoquée que par le point de vue du héros, qui n’en est pas vraiment un. Jusqu’ici, rien de très originale. Cependant, contrairement aux autres œuvres que j’ai pu lire utilisant la narration à la première personne, notamment l’Assassin Royal, Cook ne nous donne ici strictement aucune introduction, aucun élément d’observation, rien.

Nous sommes littéralement balancé dans l’histoire en tant que Toubib, analyste de la compagnie qui se charge de mettre sur le papier, dans des annales, tout ce qu’elle fait. Ce sont donc ces dites annales que nous sommes sensés lire, d’où le titre de la série. Et bien entendu, Toubib ne va pas faire un résumé des événements précédents à chaque fois qu’il y écrit quelque chose. Nous suivons donc sa vie au jour le jour, comprenons au fur et à mesure, et avec difficulté au début ce qu’il se passe, tant et si bien que les trente premières pages sont les plus obscures que je n’ai jamais lues. Qui sont donc ces gens ? Que font ils ici ? Parlent ils d’un lieu ? Qu’est ce donc que le syndicat ? Des questions auxquelles j’ai mis énormément de temps à répondre, et dont les réponses me sont après cette lecture encore obscures. Pour tout comprendre il est donc nécessaire de se mettre dans la peau du personnage, de penser comme lui, et de visualiser chacune des scènes pour imaginer nous même les détails, et ce qu’il se passe.

La Compagnie Noire

Jamais nous n’aurons un retour en arrière sur un évènement passé avec l’explication exacte, sauf si cette explication est racontée au personnage. Jamais il ne sera dit que tel personnage est un magicien, et pourquoi. Non, Toubib le sait depuis des années, pourquoi le mettrait il dans les annales ? Pourquoi nous expliquerait il que la magie existe réellement en ce monde ? Que la compagnie travaille pour le syndicat, et garanti l’ordre dans la ville ? Que la compagnie compte quelques milliers d’homme ?

Et pourtant, malgré ce manque cruel de détails, la sauce prend. On commence à comprendre, on commence à se sentir proche de ce personnage qui met sur le papier autant les évènements qui se passent que ses propres réflexions et autres dégoûts. Car il faut le dire, la série ne vole pas sa réputation de gore. Il est tout du long question de morts, et de meurtres, de vols, de viols, de razzias… Bon, je n’ai pas tellement été choqué, contrairement à ce que le Trône de Fer a pu me faire ressentir, mais tout de même.

La Compagnie Noire; les Annales de la Compagnie Noire Tome 1, de Glen CookLes intrigues, bien que vues par un personnage quasiment tout en bas de l’échelle sont rudement menées, et très intéressantes. Dommage juste que l’auteur n’ait pas eu le choix que de rendre son héros important, afin que ce dernier puisse coucher sur le papier des confidences que les hauts placés lui ont faites. Mais on le comprend bien après tout. Difficile de suivre des intrigues si celui qui les narre n’y est pas du tout impliqué, et qu’il n’en a pas la moindre idée. Toubib monte donc logiquement dans la hiérarchie, sans pour autant que la chose soit officielle. Il prend part aux aventures risquées, et on craint très souvent pour sa vie, chose illogique puisque c’est lui même qui écrit ses aventures, après coup.

Ceci étant dit, je reste tout de même perplexe sur la cohérence entre le récit et ce qu’un analyste mettrait dans des annales. Je ne suis point sûr qu’il ne s’agisse là pas tout simplement d’un bon prétexte. Une série qui s’annonce donc des plus passionnantes, vu à quelle rapidité j’ai dévoré les dernières pages, le gros des intrigues. Malheureusement, aucun libraire à Blois ne daigne vendre Le Château Noire, le tome 2 dans sa nouvelle édition chez J’ai lu. Et je déteste avoir plusieurs types d’édition, j’attendrais donc.


Et bien, comme je vous l’avais dit, après avoir fini le quatrième tome du Trône de Fer je n’ai pas pu m’empêcher de continuer avec le tome suivant de cette série écrite par George R.R. Martin. Cinquième tome donc que j’ai littéralement dévoré en moins de deux jours, le fait d’être malade et de n’avoir pu dormir ayant drôlement aidé. Bon, je le confesse, trois cents pages, ce n’est pas énorme non plus.

Comme pressenti dans le tome précédent, l’auteur a dû écrire une phase de calme plat avant que la tempête ne se déchaîne. Et cette tempête, c’est pendant tout ce tome qu’elle se déchaîne. Mais quelle tempête diantre ! On en voit de tout les côtés, tellement d’évènements que le tome suivant commence à nous annoncer que ce qu’il relate se passe… pendant le précédent tome ! J’espère avoir été assez clair, les mots se répétant et rendant les phrases quasiment illisibles. En tout cas, entre rebondissements et déconvenues, ce cinquième tome reprend les meilleurs éléments de la série, à son quasi paroxysme. Quel dommage que je n’ai toujours pas pu me réattacher à un personnage autre que Ned, mais ça viendra.

Forteresse Invincible

En fait, cette critique ne pourra être qualifier de telle tellement elle est condescendante, le seul point noir au tableau étant la platitude d’un personnage, qui après s’être révélé intéressant pendant le tome 3, redevient ce qu’il était au début: long et chian. Tellement long, et tellement ennuyeux que je n’ai pas pu m’empêcher de sauter son chapitre pour y revenir ensuite, une fois le livre fini. Bon, le fait que l’histoire de ce personnage soit complètement en dehors de celle  des autres n’aide pas vraiment, mais au moins, on peut  y revenir par la suite. C’est tout de même dommage.

Bref, vous vous en doutez sûrement, mais j’ai déjà commencé de lire le Tome 6. J’y retourne.


L’ombre maléfique de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 27 septembre 2008, avec 1 commentaire
Critiques

Maudit sois tu G.R.R. Martin ! Alors que je me préparais à entamer cette critique du quatrième tome du Trône de Fer sur un ton des plus négatifs, voilà que je viens de lire quelques uns des premiers chapitres de sa suite, et que je ne peux plus que louer ton génie ! Nan, je me dois de résister pour ne pas vous soumettre une critique condescendante avec la description d’un livre parfait, car oui, le Trône de Fer a ses défauts !

Bon, je l’avoue, cette série fait partie de mes préférées, sinon ma préférée. Disons que ce qu’il y a de bien avec le Trône de Fer, c’est que c’est là une garantie de bon livre. Si il m’arrive de me demander si le Tome 7 de l’Assassin Royal sera bon avant de le lire, ce n’est jamais le cas lorsque j’entame l’un des onze tomes publiés du Trône. Il faut dire que Martin a ce petit quelque chose qui fait de ses livres de bons livres. Tellement bons qu’on en culpabilise à en lire. Combien de fois me suis je dis que si je lisais un tome, il ne m’en restera encore moins à lire ? A chaque fois en somme.

Ceci dit, comme tout livre, ce quatrième tome a ses quelques défauts. Il faut dire que la découpe française ne doit pas aider. Alors qu’il n’y a que quatre livres dans la langue de Shakespear, celle de Molière en compte douze. Oui, trois tomes par livres chez nous, histoire de nous faire dépenser un peu plus. Non, je ne suis pas anti capitaliste, mais pourquoi diantre les livres passent ils de 600 pages pour les premiers tomes à 300 et quelques par la suite ? Hein ?

Ombre Malefique

Bref, grâce à ce superbe découpage nous nous retrouvons avec un tome qui se trouve être le milieu du livre anglais. Vous me suivez ? Non ? Tant pis ! Bref, on se contente donc de lire le calme avant la tempête. Certes il y a quelques rebondissements, mais rien de bien folichon par rapport à ce que la série nous donne d’habitude. Pas de moment épique où bordel qu’est ce qu’on a l’impression d’y être ! Pas de trahison inattendue, et encore moins de mort affreuse pour l’un des héros. Bref, un livre qui est étonnamment plat et qui dénote avec le reste de la série. Oui, forcément, il faut mettre les choses en place, et ça ne m’a pas empêcher d’apprécier ma lecture. C’est en fait plus une critique pour les maisons d’édition que pour le travail de l’auteur en lui même.

Voilà, je suis certain que j’avais plein d’autres reproches à faire, mais bordel, va t’il les rattraper ? J’espère que non, qu’ils le boutent en dehors du château merde ! Allé je retourne lire le tome 5, encore trois personnages à suivre avant de savoir s’il les attrapera ou non !


Livres lus en 2008

dabYo dans En Vrai, Livres le 22 septembre 2008, avec aucun commentaire

Un livre par semaine. C’est l’objectif que s’est donnée Seraf’ il y a quelques années, et qu’elle tente avec succès de remplir chaque année depuis. De mon côté, si j’en lisais une vingtaine l’année dernière, c’était déjà remarquable, et ce sera aussi mon objectif pour cette cuvée 2008. Bien entendu, comme depuis le stage de Seraf’ j’ai repris l’habitude de lire en continu, ce score devrait être largement atteint. Enfin, comme c’est assez fatiguant de rechercher une fois l’année finie la liste complète des livres que nous avons lu, voici la liste non définitive de ce que nous avons déjà lu, cette année.

dabYo a lu, en 2008:
– L’assassin Royal 1, de Robin Hobb
– Le trône de Fer 2, de George R.R. Martin
– Graal 1, de Christian Montela
– L’assassin Royal 2, de Robin Hobb
– Le trône de Fer 3, de George R.R. Martin
La Couronne des Sept Royaumes 1, de David B. Coe
La Couronne des Sept Royaumes 2, de David B. Coe
– L’assassin Royal 3, de Robin Hobb
– L’assassin Royal 4, de Robin Hobb
– L’assassin Royal 5, de Robin Hobb
– Blade Runner, de Philip K. Dick
– L’assassin Royal 6, de Robin Hobb
La Couronne des Sept Royaumes 3, de David B. Coe
La Couronne des Sept Royaumes 4, de David B. Coe
– Le Maître du Temps: l’Apprenti, de Louise Cooper
La Couronne des Sept Royaumes 5, de David B. Coe
La Couronne des Sept Royaumes 6, de David B. Coe
La Compagnie Noire, les Annales de la Compagnie Noire 1, de Glen Cook
L’ombre maléfique, Trône de Fer 4, de George R.R. Martin (26 Septembre)
L’invincible forteresse, Trône de Fer 5, de George R.R. Martin (28 Septembre)
Intrigues à Port-Réal, Trône de Fer 6, de  George R.R. Martin (01 Octobre)
– L’épée de Feu, Trône de Fer 7, de  George R.R. Martin (10 Octobre)
Légende, Drenaï, de David Gemmell (17 Octobre)
Echo Park, de Michael Connelly (26 Octobre)
Créance de Sang, de Michael Connelly (18 Novembre)
L’Affaire Charles Dexter Ward, de Howard Phillips Lovecraft (28 Novembre)
Les noces pourpres, Trône de Fer 8, de George R.R. Martin (04 Décembre)
La loi du régicide, Trône de Fer 9, de George R.R. Martin (08 Décembre)
Le vaisseau magique, Les Aventuriers de la Mer 1, de Robin Hobb (20 Décembre)
Le Château Noir, les Annales de la Compagnie Noire 2, de Glen Cook (28 Décembre)

Total: 30