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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

La Légion d’Honneur pour J.K. Rowling

dabYo dans Actualités, En Vrai, Livres le 12 février 2009, avec 12 commentaires
Actualités

Arg, je viens de découvrir ça une dizaine de jours après: Mr le président Nicolas Sarkozy a donné au nom de la France la Légion d’Honneur à J.K. Rowling, qui a entre rien d’autre, écrit la saga Harry Potter. Du moins j’espère que ce n’est pas à cause de ses misérables Contes de Beedle le Barde.

J.K. Rowling reçoit la Légion d'Honneur

J'ai bien l'impression que cette photo ressemble plus à une photoshop qu'à une photo, pas vous ?

Je suis le seul que ça choque ?


Inventaire des livres, 2009

dabYo dans En Vrai, Livres le 9 février 2009, avec 8 commentaires

Comme on le dit souvent, ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité. Il semblerait ceci dit que qualité et quantité ne fassent pas forcément mauvais ménage à en voir notre liste. Bon, loin de nous l’idée de vouloir rentrer dans le jeu de la plus grosse, mais si je fais vite fait le calcul, je crois que j’ai de quoi lire pour quatre ou cinq années dans notre bibliothèque. C’est ça d’acheter les livres sur les brocantes, à 0.50c on ne compte plus… Enfin, sauf pour faire l’inventaire, car hier nous avons bien failli acheter un livre que nous avions déjà, ah !

Inventaire 2009

Certains postent leur PAL, pour « pile à lire » (oui j’ai mis longtemps avant de découvrir ce que cela voulait dire…) donc nous, nous postons notre EAL, soit « étagères à lire« . Et oui, c’est ça le progré. Bref, il semblerait que les noms d’auteur en O, Q, Y, U et V ne soient pas courrant… Marrant non ? Ah ouais, il manque quelques livres qui sont restés chez nos parents.

Si vous voyez des must-read que nous n’avons pas, n’hésitez pas à nous les signaler !

Lire la suite de l’article Inventaire des livres, 2009


Les Sables de Dorne de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 6 février 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Comme je vous l’avais confié dans ma critique de la Loi du Régicide, ce qui est difficile pour une très bonne série, c’est d’être constante. Avec deux premiers tomes qui explosent littéralement tout ce que l’on peut lire en Dark Fantasy, et un 8ème tome, Noces Pourpres et 9ème tome, la Loi du Régicide, tous les deux tout aussi géniaux, le Trône de Fer se fait de l’ombre à lui même. Le 10 ème tome, Le Chaos, en a complètement pâti et je n’en garderai pas le moindre souvenir… c’est pour cela que je n’en ferai pas la critique. Le problème, c’est qu’il en va de même pour ce 11ème tome, les Sables de Dorne. George R.R. Martin a t’il perdu sa plume ?

Trone de Fer: les Sables de Dorne

Que penser alors ? Une série peut elle devenir mauvaise car, bien que largement au dessus des autres, elle est parfois bien en deçà de ce qu’elle nous a proposé un peu plus tôt ? C’est en tout cas le sentiment que j’ai alors que j’entame le 12ème tome de la série, Un Festin pour les Corbeaux. C’est la première fois que j’enchaîne trois tomes du Trône et pour une raison simple: d’habitude un tome qui est plutôt plat est relevé par un tome exaltant tout de suite après. On peut donc s’arrêter après la lecture de deux tomes, pour s’en garder un peu pour plus tard… Sauf que là, j’ai beau m’être enfilé deux Trône de Fer, je reste sur ma faim.

Les Sables de Dorne est un bon livre, intéressant, envoûtant, mais il pâti énormément de ses frères ainés qui l’étaient encore plus. Bien écrit comme à l’accoutumée, avec un scénario qui s’étoffe encore plus et des nouveaux personnages intéressants, George R.R. Martin n’arrive pour autant jamais à augmenter le rythme que le lecteur peut éprouver. Les nouvelles intrigues ne nous passionnent plus autant, on aurait presque un sentiment de lassitude. Alors oui, certes, on a envie de connaître la suite, mais pas pour ce qu’elle est actuellement. Ce n’est pas l’envie de savoir la suite parce que ce qu’on lit actuellement est prenant, mais plutôt parce que l’on est convaincu que la suite sera prenante, elle. Oui, ma phrase ne veut pas vraiment dire grand chose.

Trone de Fer: les Sables de Dorne

Et c’est là tout le problème, on a l’impression de lire un livre par procuration, de toujours attendre mieux sans jamais l’entrevoir. Le syndrome est plus ou moins le même que celui d’un livre comme L’épée de Vérité, à la différence que les Sables de Dorne est en soit un bon livre. Mais c’est un livre dont on attend plus. Et forcement, quand ça fait deux tomes qu’on en attend plus, il est difficile de se mettre au tome 12 sans en être quelque peu dégouté.

Allé, prions, car c’est ici le dernier tome sorti en français, et je n’aimerai pas en être déçu sans quoi l’attente risque de tuer mon envie de lire la série !


Hésitation (Eclipse) de Stephenie Meyer

Serafina dans Critiques, Livres le 4 février 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Après la critique de Fascination, de Tentation, du film Twilight, il fallait bien s’attendre à ce que j’écrive sur Hésitation (Eclipse en V.O.). J’avais assez apprecié le second tome, donc j’ai continué, avec une pause de deux mois quand même, mais passons. Encore une fois je ne ferai pas le rappel de l’histoire et j’estime que vous avez lu les précédentes critiques. Nous reprenons donc nos personnages à peu pres là où le tome précédent les avaient laissés. Et nous voilà parti pour 610 pages environ.

Hésitation (Eclipse) de Stephenie Meyer

Bella s’apprête à vivre sa graduation. Je ne sais pas réellement comment le dire en français. Mais aux US la sortie du lycée et l’obtention du diplôme est une étape très importante. En effet, généralement, les jeunes partent pour l’université après, université ou on entre sur dossier et suivant la bourse des parents aussi. Cela marque réellement le début de la vie d’adulte, contrairement en France ou beaucoup de jeunes restent chez leurs parents le temps des études. Enfin, vous avez surement déja vu des films américains, la cérémonie des diplômes, le bal de promo, etc. Cette nuance est à garder en tete pour comprendre la raison pour laquelle ils en font tout un foin.

En fait, disons le crument, il ne se passe pas grand chose dans ce tome. Bien entendu il y a une pseudo petite intrigue, mais très très survolée. Le tome sert à mon avis à deux choses principalement. La première, c’est à en apprendre plus sur certains personnages secondaires (Jasper et Rosalie en tête) ou bien sêr les légendes Quileutes et la manière dont fonctionnent les Loups garous chez Meyer. En soit pourquoi pas. Après tout l’histoire de Rosalie est prenante, celle de Jasper est sympa et les loups garou, bien que cela ne soit pas très original, restent agréables à lire. Le problème c’est que sur 600 pages, c’est un peu maigre.

Ce qui nous amène donc au deuxième point. C’est l’occasion pour l’auteur de développer le triangle Edward-Bella-Jacob. Développement dont je me serais passée. En effet, cela traine en longueur, il y a tellement de petites scenes, de petits rien qu’au final, on se tappe des pages entieères de « je t’aime, toi aussi tu m’aimes, mais tu le sais pas« … Passages qui seront répétés 200 pages plus loin. Je veux bien qu’Alzheimer soit précoce mais quand même !

Edward et Bella dans Eclipse

Non n'ayez pas peur ils ne sont pas méchants ! Ah c'est pas leur méchanceté qui vous fait peur ? Dis comme ça...

Alors certes il y a des passages intéressants, même des passages sympas, et majoritairement ceux qui se rapportent au premier point. Le reste n’est que du meublage, comment tenir le plus longtemps possible quitte à endormir son lectorat. Bref, j’en garde une assez mauvaise impression. C’est aussi le tome où les préceptes mormons sont les plus présents. En effet Stephenie Meyer est mormonne, et sur certains points il est difficile de ne pas le remarquer. Soyons clair, je n’ai rien contre les mormons, et les auteurs peuvent bien avoir la religion de leur choix. Le problème c’est quand cela s’immisce dans les romans. Tout le trip à propos de l’âme de Bella qui doit être sauvée, de l’abstinence me dérange un peu. Surtout les baragouinages sur l’âme qui doit être sauvée pour l’apres vie etc. Ca fait un peu bizarre dans la bouche d’un vampire, et c’est un peu trop religieux à mon goût.

Quand on commence la lecture on se dit que l’histoire va finir dans ce tome… Eh bien non, et c’en est même, j’en ai peur, loin. J’ai l’impression que l’auteure tire un peu sur la corde de manière à remplir le plus possible et se perd en chemin. C’est lourd, c’est insipide et barbant. J’ai eu du mal à ne pas sauter les pages.

Allez un de ces quatres je lirai le final de la série Twilight, Révélation, mais quand il sera sorti en poche. 18 euros pour ça, faut pas abuser.


Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Serafina dans Critiques, Livres le 2 février 2009, avec 14 commentaires
Critiques

Jane Austen est une auteure majeure de l’angleterre du XVIIème-XIXème siecle. Je n’avais jamais rien lu d’elle, mais la curiosité était là. Je crois qu’inconciemment, je la rapprochais des Bronte, que j’apprécie tout particulièrement. Pourtant Austen n’appartient ni au courant romantique, ni gothique. A vrai dire je ne saurais de toute manière pas la classer.

orgeuil_et_prejug_s_1.jpg

Orgeuil et Préjugés est son roman le plus connu. Et en plus 10/18 en a sorti une édition reliée rose bonbon pour les fêtes. Et j’en suis tombée sous le charme en question au grand damn de mon fiancé qui la trouve parfaitement immonde et deparreillée sur nos étagères. Après avoir bataillé, il me l’a tout de même offerte. J’ai commencé à la lire le soir meme… Pour la finir le lendemain. Orgeuils et Préjugés, c’est l’histoire de Elizabeth Bennett, jeune fille d’une famille honorable mais peu riche, et de Darcy homme hautain et orgeuilleux. Les deux vont commencer une étrange relation où les préjugés les induiront en erreur. (d’où le titre vous l’aurez compris).

Dès le départ on est happé par le style leger, incisif d’Austen. Le pire c’est qu’il ne se passe pas grand chose, mais c’est raconté d’une telle manière qu’on est purement absorbé dans l’histoire, dans l’atmosphère. Les portraits des personnages sont excellents, en quelques phrases chacun d’eux prend du relief, et les traits principaux sont définis. Bien sûr, il y’a de la démesure, bien sûr il y’a de la caricature, c’est le but. Car c’est aussi là une peinture des moeurs de l’époque. Les deux soeurs de l’héroïne sont de parfaites coquettes, les mêmes précieuses que celles dont se raillait Molière, la mère est une dame obsedée par le rang et la condition sociale avec autant de cervelle qu’un moineau. A vrai dire, on sent que Jane devait avoir une opinion assez tranchée des femmes de son époque.

Ce sont probablement les personnages féminins qui sont les plus risibles de tout le roman. Cependant, elles sont toutes attachantes. Des écervelées, aux intriguantes. Les deux seules femmes à ne pas souffrir de l’écriture de Jane sont Elizabeth et sa soeur ainée. Les deux plus réfléchies, les favorites de leur père, et sans doute les deux soeurs sont-elles directement inspirées de Jane elle même et de sa soeur Cassandra.

orgeuil

Il serait injuste de ne pas parler du personnage le plus intéressant du roman: Mr Darcy. Formidablement hautain, il passe pour une jolie enflure pendant la première partie du roman. Etant donné que le livre est majoritairement écrit du point de vue d’Elizabeth, on a droit à toute une peinture de son ignominie. Et puis petit à petit, le portrait s’étoffe se nuance. Et là Mr Darcy apparaît comme un délicieux héros romantique, le dandy un brin rigide mais au coeur pur et constant. Fragile et tendre sous sa carapace d’orgeuil apparent, il prend tellement d’importance au fil du roman, pour nous autant que pour Elizabeth qu’il tire la couverture à lui seul. Je retiendrais mes soupirs de fangirl, mais je n’en suis pas loin, je vous assure. Ca c’est un héros. Ca c’est du charisme. (contrairement à un certain Edward si vous voyez où je veux en venir).

Certes, le livre peut vous paraître frivole. Jane Austen n’a probablement pas une portée philosophique exceptionnelle, mais elle est vraiment plaisante àlire.

A la sortie de cette lecture, j’hésite à nous faire regarder l’adaptation cinéma, voir celle télévisée (Darcy y est plus beau, et Keira Knightley n’est pas ma tasse de thé). Avez vous vu l’un des deux ? Me le conseilleriez vous ?


Retour au Pays de Robin Hobb

dabYo dans Critiques, Livres le 1 février 2009, avec 7 commentaires
Critiques

Après un avis mitigé sur le Vaisseau Magique, premier volume des Aventuriers de la Mer, je n’avais plus rien de la prolifique Robin Hobb à me remettre sous les yeux. Jusqu’à ce que je me rappelle de ce Librio moche et abimé que nous avions… Oui là, ce livre que l’on avait eu pour 50c chez un libraire, et que j’ai littéralement dévoré. Ok, je l’avoue, la chose n’était pas difficile puisque le livre fait à peine plus qu’une centaine de pages. Mais bon, ça permet à Librio d’en éditer une version à 2€, et ça fait franchement plaisir de voir de la Fantasy dans leur collection ! Plus elle devient populaire, et moins elle sera chère en occase ahah.

Retour au Pays de Robin Hobb

C’est assez marrant de chroniquer un livre de 100 pages. Pourquoi je sais pas. Bref, Retour au Pays porte plutôt mal son nom puisque tout fan de l’univers de l’Assassin Royal pourra s’attendre au retour d’un de ses personnages dans les Six Duchés, alors qu’il n’en est rien. Le livre relate des évènements qui se sont passés il y a de ça des centaines d’années avant les aventures de Fitz. Et sur le territoire où se déroule le récit des Aventuriers de la Mer, puisqu’il s’agit de la colonisation du Désert des Pluies. Bizarre de parler d’un retour au pays alors qu’il s’agit d’une colonisation de terre inconnue non ? Enfin, pour comprendre il vous faudra lire le livre.

Retour au Pays est donc une longue nouvelle écrite à la première personne sous la forme du journal intime d’une noble de Jamillia. Sympa, cette manière de faire va nous permettre de nous attacher un minimum à un personnage qui est avant tout un stéréotype de la littérature de Fantasy. Malheureusement, ce stéréotype dessert grandement un récit qui pourrait s’avérer plus qu’excellent. En effet, comme on peut s’en douter, la noble de Jamillia va vite devenir une chevronnée, oublier tous ses stéréotypes, faire des trucs de ce main, blabla, etc. Bref, j’avoue que contrairement à Céline ce changement ne m’a pas particulièrement botté du tout. Je l’ai trouvé plutôt limite, trop prévisible, bref, c’est pour moi le gros point noir du titre.

Retour au Pays de Robin Hobb

Heureusement pour nous, il y a la découverte du Désert des Pluies. Prenante, captivante et envoûtante, la découverte du bizarre mais magnifique désert est vraiment très, très bien retranscrite. Je dirai même que c’est la plus belle et immersive découverte d’un territoire que j’ai jamais pu lire. Avec le personnage, nous allons apprendre à connaître une flore et une faune particulière. Manger un lézard devient une expérience tout à fait exceptionnelle, que cela soit pour lui ou pour nous. Bien que n’y étant pas, le lecteur se sent littéralement transporté dans ces contrées sauvages. Et c’est bien là le côté le plus intéressant du personnage puisque, initialement repoussé par tout ce qui n’est pas noble, elle va nous en faire des descriptions saisissantes de détails.

Habituellement très lourd, le style de Hobb se fait exceptionnellement léger, direct et simple à appréhender et comprendre. Ce qui est un autre point positif. Même Serafina, hyper-réfractaire par rapport à l’auteur à ce niveau a été conquise. C’est dire. Bref, un très bon livre à lire, que vous ayez ou non lu du Robin Hobb jusqu’à présent.


Artbook du Trône de Fer de Corominas

dabYo dans Livres le 30 janvier 2009, avec 6 commentaires

Si comme nous vous êtes fan du Trône de Fer et que les personnages de Westeros font partie de vos préférés, alors nous avons ce qu’il vous faut. Effectivement, si je n’ai jamais rien eu à redire sur les jolies couvertures françaises faites par Olivier Frot (inutile de chercher sur Google, ce dessinateur, peintre ou je ne sais quoi est tout simplement inconnu du web !), je n’ai jamais vraiment été rassasié de Fanarts sur le Trône. C’est toujours mieux que ces immondes couvertures anglaises vous me direz, et je suis totalement d’accord. Du moins, je l’étais jusqu’à ce que je découvre les couvertures des éditions espagnoles…

Jon Snow dans le Trône de Fer

Jon Snow devant le Mur. Rha, je suis super jaloux, je n’ai pas trouvé d’image aussi élogieuse pour Robb… Seraf’ est supportrice de l’un tandis que je préfère le second. Mais bref. Heureusement pour les fans des autres personnages, l’illustrateur espagnol est plutôt productif et a déjà sortie des illustrations mettant notamment en scène Tyrion, ou bien Daenerys, voir encore une fois Jon. Mais bon, je trouve que ça ressemble plus à Robb, vu que son loup, Vent Gris, est très agressif. Mais bon, je ne m’arrête pas là…

Artbook espagnol du Trône de Fer Car oui, ce n’est pas douze couvertures que les espagnols peuvent se mettre sous la dent mais bien un Artbook complet avec des oeuvres de Corominas, illustrateur de la série dans ce magnifique pays, mais aussi celles d’autres invités. Ce ne sont bien entendu pas n’importe lesquelles puisqu’il ne s’agit que de celles représentant les héros du Trône de Fer, et l’Artbook est publié sous la licence de George R.R. Martin sous le nom de « El arte de cancion de hielo y fuego » que tout un chacun pourra traduire par « L’art du Trône de Fer »… Enfin, du moins quand il s’agit de faire une traduction chez nos amis traducteurs des maisons d’édition, puisque litéralement la série devrait s’appeler « Un chant de Glace et de Feu ». Bref, passons sur la polémique. Toujours est il qu’il s’agira d’environ 96 pages d’illustrations, en noir et blanc ou couleur, et dont la qualité équivaut plus ou moins celles de toutes les illustrations présentes dans l’article.

Dans tous les cas on se retrouve face à un gros problème puisque, bien entendu, nous voulons absolument cet Artbook, mais Amazon n’existe pas dans ce pays. Quelqu’un a déjà acheté quelque chose en ligne en Espagne ?

Illustration espagnole du Trône de Fer

Ok, peu de chances qu’on ait des réponses, donc je vous laisse baver sur le blog de l’auteur ou plus simplement sur la description de l’artbook du site officiel espagnol. Arg.

Edit : En fait après quelques recherches, La Garde de Nuit en avait déjà parlé, mais surtout, la Fnac existe en espagne… Donc pour ceux que cela intéresse, ça se passe par ici.


Catacombes de Vald

Serafina dans Livres, Présentation de Manga le 29 janvier 2009, avec 50 commentaires

Catacombes est ce qu’on appelle -à tort- un manga français. Je déteste ce terme, mais vu que c’est présenté comme cela, marketé comme cela et étiquetté comme cela, nous nous en contenterons pour la durée de cet article. Bref, c’est une nouveauté Pika, catégorié en Seinen. Pour ceux qui ne le savent pas le seinen est un type de manga généralement réservé à un public d’un certain age, souvent à cause des thèmes, du gore ou du traitement trop cru de certains passages. Ce genre comporte de superbes perles telles MPD Psycho que dabYo vous avait présenté.

Couverture du tome 1 de Catacombes

Catacombes, c’est l’histoire d’Anaë une jeune goth de 23 ans, venue à Paris pour vivre de son art : la peinture. Elle s’acoquine avec un groupe de Métal, les Katacombes et va se retrouver emmenchée dans de drôles d’histoires incluant évidemment les catacombes de Paris. Enfin, c’est ce qu’on nous promet.

Je dessine, depuis des années maintenant. Du coup, la première chose que je regarde dans un manga c’est sa qualité graphique. J’ai énormement de mal à lire un manga mal dessiné. Les erreurs me sautent aux yeux et je passe mon temps à me dire « mais ça cloche« . Et bien le problème de Catacombes, c’est que le dessin est potable mais sans plus. Les décors sont super bien realisés, très realistes, et on reconnait bien la ville de Paris, y a pas à dire. Mais les personnages… Super stéréotypés mangasses, style fade, personnages très raides. Et je ne parlerai pas des cadrages qui laissent à désirer, les gros plan sur un pendentif qu’on comprend pas pourquoi, les perspectives douteuses, et bien évidemment les moonboots pour pas avoir à dessiner les pieds.

Catacombes de Vald

Le noir est bien géré, et les trames s’intègrent assez bien, mais les visages sont inexpressifs, les personnages trop raides, les postures trop peu naturelles. Bref, j’ai passé le manga à me dire « mais non ça c’est pas bon« . Attention, je ne prétend pas mieux faire hein, loin de là. Ceci dit, mon oeil est probablement plus entrainé du coup les erreurs m’obnubilent. Quant aux scenes « clé« , elles sont brouillonnes et difficilement compréhensibles.

Mais soit. Après tout un manga ce n’est pas que le dessin. Malheureusement pour Catacombes, le scénar ne rattrape rien du tout. Superbement stéréotypé, superbement prévisible aussi. La ballade entre goths au père lachaise, l’héroine qui se fait draguer par le chef du groupe de métal, les membres du groupe qui s’autocongratulent à la fin du concert avec des bières, plein de petits détails qui au final rendent presque le truc drôle tellement c’est gros. On peut de plus s’interroger sur l’utilité de certaines scènes, celles ou l’héroïne est nue notamment. Quel interêt de la voir enfiler sa petite culotte hein ?  Hormis pour lui déchirer sauvagemment un peu plus loin. Quant au réel début d’histoire qu’on entrevoit dans les catacombes, il est trop tôt pour se prononcer dessus. Sans parler des trois pages pour détailler l’achat d’une bière…

Anaë dans Catacombes de Vald

Au final, ce n’est pas ce tome qui va donner ses lettres de noblesse au manga francais. Je salue l’initiative de Pika de publier des jeunes auteurs, bien que cela doit être interessé, ça doit leur coûter bien moins cher que d’acheter les droits d’une série au Japon et de la traduire . Mais tout de même, j’apprecierai si ils publiaient de bons mangas…


Tentation (New Moon) de Stephenie Meyer

Serafina dans Critiques, Livres le 28 janvier 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Vous avez probablement lu ma critique de Fascination de Stephanie Meyer, le premier tome de cette saga qu’est Twilight. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille de le faire avant de lire la suite. Ma critique du film de Fascination peut aussi être une bonne lecture. Alors si vous me connaissez un minimum vous savez que j’ai un gros penchant masochiste. J’ai beau avoir éxecré un livre, je lirais la suite, et puis encore la suite, jusqu’à l’overdose et me dire définitivement que je n’aime pas. Bon ok, je n’ai jamais lu la suite de l’Epée de Vérité.

Hesitation - New Moon

Comment New Moon a t'il pu être traduit par Hésitation quand cela signifie littéralement Nouvelle Lune ? On se pose encore la question...

Je n’avais pas aimé Fascination. Mais ce n’était pas suffisant pour me dissuader de lire la suite. Cette série fait un tel tabac que j’avais envie de savoir pourquoi. Alors je dois tout de suite préciser que j’ai lu ce tome en VO alors que j’ai lu le premier en VF. La différence est notable, surtout au niveau fluidité de la lecture. Dans la version francaise, Bella se trouve dans le premier tome avec un vocabulaire qui ne colle pas toujours au personnage. Certes elle a une grosse culture littéraire, mais cela ne collait pas. En anglais par contre, pas de subjonctif imparfait n’importe où, non c’est fluide et simple. Déjà un bon point.

Nous reprenons où nous avons laissé Bella, et je ferais l’effort de ne pas vous spoiler. Sauf que pour une certaine raison, notre héroïne va se retrouver au fond du trou. Tellement que les chapitres (un chapitre par mois de son année scolaire) seront parfois totalement blancs pour aller avec sa vie vide. J’ai énormement aimé cette manière de narrer, et de nous mettre à la place de l’heroïne. Cette façon de faire peut vous sembler banale, et quand j’ai essayé d’expliquer à mes camarades de classe ce qu’il y avait de si excellent dans ces chapitres vides, ils m’ont un peu prise pour une folle. Peut être que vous aussi. Mais c’est une excellente immersion. Et niveau immersion je dois vous avouer quelque chose.

Je n’apprécie réellement un héros que si il correspond au mininum à mes ideaux (l’égoïsme pour Jaime, la nonchalance pour Solo par exemple) comme j’ai pu vous le dire dans ma critique du Pistolero, premier tome de la Tour Sombre. Et là, Bella correspond totalement à un de mes idéaux. Celui de l’amour unique, absolu et indefectible. Comme un roman du 19ème siecle, Bella, même seule ne repensera jamais à aimer quelqu’un autant qu’Edward.  Bella ne l’oublie pas et ne tire pas un trait sur son histoire. Bella n’a pas pour première idée de refaire sa vie, non loin de là. Et je crois que parce que je suis quelqu’un qui voit l’amour de la même manière que Bella, je me suis attachée à l’heroïne et à son histoire on ne peut plus niaise. Je me retrouvais dans ses interrogations et dans ses certitudes.

Stephanie Meyer signant des autographes

Vu le peu d'artworks sur la série, c'était Stephanie Meyer qui signe des autographes ou des images du film. Ouf hein ?

Ce n’est pas pour rien si le livre de chevet de Bella n’est autre que Les hauts de Hurlevent et que Meyer cite Jane Eyre parmi ses livres préférés. Bella est la digne descendente d’une héroine de l’époque victorienne romancée. Ce qui se voit aussi dans ses réactions parfois démesurées, et un peu folles qui peuvent rappeller celles d’une certaine Catherine. Et manque de pot j’ai adoré Les hauts de Hurlevent. Je me sens tellement plus proche d’une Bella à ce niveau que de n’importe laquelle de mes connaissances féminines qui oublieront le prétendu amour de leur vie en trois semaines. Ca peut vous sembler vraiment mince pour apprécier un livre, et je vous l’accorde.

Pourtant je crois que c’est la seule raison pour laquelle j’ai réellement apprécié ce deuxième tome. Plus que le style, plus que l’histoire, qui n’est que survolée, plus que les quelques révélations sur le monde des vampires et l’entrée réelle en scène de Jacod qui a bien plus de charisme qu’Edward, c’est cette similitude entre ma manière de penser et celle de Bella qui m’a convaincue. J’étais vraiment contente de voir Bella réagir comme cela, c’est con hein… Pourtant c’est ça. Et c’est pour cette raison que je ne prétends pas vous donner un avis objectif sur ce tome.

Depuis ce Tentation, j’ai un certain regain envers la saga. Parce que je me retrouve dedans, et je suppose que c’est ce que visait Stephenie Meyer. Tout ce que je peux dire c’est qu’elle a réussi.

Je ne sais pas si je dois vous conseiller ou non ce livre, je ne sais pas moi même si passé ce truc avec Bella j’aime le bouquin. Un avis en demi-teintes, décousu et sans conclusion. Désolée.


L’armée de l’Ombre de David B. Coe

dabYo dans Critiques, Livres le 26 janvier 2009, avec aucun commentaire
Critiques

L’armée de l’ombre, septième tome de la Couronne des Sept Royaumes en France et donc première partie de Winds of the Forelands 4, est un livre que je désirais lire depuis un bon moment. Depuis la montée d’adrénaline du sixième tome pour être exact, qui m’avait laissé sur une soif de suite assez difficile à étancher. Heureusement pour moi, ma fiancée a décidé de me l’offrir pour Noël. Mais malheureusement, ce n’est pas cette Armée de l’Ombre qui va y réussir.

L'armée de l'Ombre: la Couronne des Sept Royaumes tome 7

Le problème dans la découpe des livres anglais en petits livres de poche (en grande édition ils sont aussi coupés), c’est que cela transforme certaines introductions en titre à part entière. Malheureusement, n’importe quelle partie d’un livre n’a pas le charisme nécessaire à faire un tome à part entière, c’est le cas de ce tome. J’ai l’impression de me répéter à chacune de mes fiches, mais quel dommage que les éditeurs n’en prennent pas compte.

Après un départ assez mollasson, le titre et les intrigues qu’il met en scène ne vont jamais assez décoller pour vous scotcher. Je ne sais pas si c’est uniquement à cause du découpage, ou si la multiplication des personnages, des lieux, et des intrigues y joue aussi. Quand George R.R. Martin a déjà beaucoup de mal à faire avancer l’histoire de sa dizaine de personnages principaux dans un même royaume, il n’est pas étonnant que David B. Coe ait des difficultés à faire avancer des intrigues réparties sur quatre royaumes différents, dont nous suivons au minimum pour chacun une dizaine de personnages. Certes, il n’est pas rare de suivre plusieurs personnages à la fois, notamment au travers des actions des Ducs par exemple. Mais bon.

Le fait de ne les suivre que comme ça leur empêche par la même de devenir attachant. Plus le temps passe et plus les personnages finissent par se ressembler. On est bien loin d’une véritable variété et on a finalement l’impression de toujours finir par lire les réactions d’un même personnage, dont seul les circonstances initiales varient. Tous les personnages secondaires, notamment Capitaine d’Armée se ressemblent, ils sont tous exceptionnels, sages pour des militaires, n’aimant pas les magiciens, et chaque Duc est très fier de l’avoir à son service. Bref. De même, les traitres magiciens se ressemblent beaucoup, à deux petits stéréotypes près.

Le problème ne se posait pas jusqu’à présent, mais avec le passage sur le devant de la scène de personnages arrivés assez tardivement, ainsi que la mort des héros et, ou, traitres qui avaient pu sembler attachant au début de la série, nous arrivons à un panel de héros assez fade. Dommage, vraiment dommage.

L'armée de l'Ombre: la Couronne des Sept Royaumes tome 7

Ceci dit, lorsque l’on analyse la forme de la lutte de pouvoir de cette série, il est étonnant de constater que pour la première fois, nous avons droit à des luttes entre familles sans la moindre allusion aux mariages arrangés. Tandis que le Trône de Fer utilise beaucoup ces mariages arrangés pour mener à des alliances, il semblerait que David B. Coe ait totalement fait abstraction de ces considérations. Dans tout le livre, il n’y a aucune évocation du mariage de la progéniture, alors que cela fait d’habitude parti des préoccupations des nobles. Les enfants sont pourtant évoqués, la plupart étant perspicaces et provoquant les mêmes joies à chaque duc lorsqu’il les regarde. Bref.

L’armée de l’Ombre est en tout cas un modèle de livre sans action, où nous n’avons droit qu’à des sortes de commentaires sur les actions de roi de tel ou tel personnage. Par cela j’entends que la plupart des personnages sont là pour donner des ordres, et que nous suivons uniquement la conséquence d’avoir donné l’ordre. Il n’y a pas de moment grandiloquent comme dans le Trône de Fer, ce qui donne l’impression d’un tome finalement assez fade, bien qu’on ait tout de même envie de connaître la suite. Attention, ce point est valable pour tous les tomes de la série, sauf que c’est la première fois qu’il rend un tome fade, couplé aux précédents points faibles.

Je déconseille donc fortement de lire ce septième tome avant d’être sûr de pouvoir enchaîner avec le suivant sans attendre, sans quoi cela pourrait bien vous décourager de terminer la Couronne des Sept Royaumes qui n’est pas si géniale déjà à la base.