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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

La Couronne des Sept Royaumes est je pense loin d’être l’une des séries phare de la Fantasy. A dire vrai, j’ai plutôt l’impression qu’elle fait partie des séries les moins connues. Je suis tombé dessus par hasard, cet été, lors de notre visite chez le bouquiniste Boulier à Paris. Coup de pot, puisqu’elle est désormais dans mon top des séries à suivre. Et pourtant, si vous recherchez sur Internet, vous ne trouverez pas grand chose sur cette saga en cinq tomes dans sa version originale, dix chez nous, écrite par David B. Coe.

Couronne des Sept Royaumes

Je vous ferai bien un synopsis, mais j’avoue qu’il y a tellement de personnages qu’il serait difficile de ne m’étendre que sur un. Mais pour la petite histoire, sur les Terres du Devant cohabitent, avec plus ou moins de difficultés, les Eandis et les Qirsis. Les premiers sont ce que nous pourrions appeler nos homologues. Ils sont la race humaine de cet univers créé par David B. Coe, tandis que les Qirsis sont des magiciens, dont l’espérance de vie est bien plus limitée, une trentaine d’année, et dont l’utilisation de leurs pouvoir les entrainent encore plus rapidement vers la mort. 800 ans plus tôt, les Qirsis ont tenté, en vain, de prendre le pouvoir sur les Terres du Devant, et depuis, une quasi haîne s’est installée entre les deux peuples. Mais de par leurs pouvoirs, ils sont devenus indispensables aux Cours Eandis (nobles) et nombre d’entre eux occupent des fonctions très hautes. Depuis quelques années, la rumeur d’une Conspiration Qirsi devient de plus en plus forte…

Ah, je l’avais dit qu’il ne fallait pas que je fasse de Synospsis. Enfin bref, si j’ai à la base acheté ce livre, c’est parce que d’abord il n’était pas cher chez le Bouquiniste, mais qu’en plus une référence à George R.R. Martin était faite sur la quatrième de couverture. Ni une ni deux, je le prends, et me met à sa lecture moins d’un mois après. Chose extraordinaire pour moi.

Alors, la série a t’elle tenue ses promesses ? Je dirai oui. Sans atteindre la quasi perfection du Trône de Fer, la Couronne des Sept Royaumes parvient avec brio à retranscrire parfaitement ce que peuvent être les jeux de cours, les luttes de pouvoir et les guerres au temps du Moyen Age. Bien que les personnages ne soient pas aussi attachants et charismatiques que ceux de George R.R. Martin, on se prend au jeu, et on ne peut plus s’en passer une fois le premier volume achevé.

Couronne des Sept Royaumes

Attention néanmoins, il faut avouer que le premier livre est assez difficile à commencer. Le style bien que clair est parfois assez lourd, et le titre met très longtemps à démarrer. Vous allez devoir découvrir trois personnes avant d’entendre enfin parler d’un personnage qui restera plus d’un chapitre. Pire, ce premier personnage sera tout ce qu’il y a de plus exaspérant, et son comportement sera au plus au point agaçant. Mais il va falloir passer outre, et bien que ce dernier reste tout de même assez ennuyeux par la suite, on s’y attache fortement. Heureusement pour nous, la narration change de point de vue à chaque chapitre, et la plupart du temps c’est carrément de pays.

Comme pour son homologue le Trône de Fer, on ne se contente pas de suivre le point de vue des gentils, enfin, de ceux qui sont passés pour les gentils au tout début. L’auteur nous laisse donc le choix de supporter l’un des deux camps, et c’est en plein coeur de la Conspiration Qirsi que nous serons emportés au fil des tomes. Certains personnages deviennent totalement antipathique, et ce des deux côtés, et là où j’en suis, je suis toujours incertain de l’issue de la série.

Editée en grande version par Pygmalion, la série est désormais complètement traduite dans notre langue et disponibles. Du côté poche, c’est chez J’ai Lu qu’il faudra vous diriger si vous souhaitez la découvrir. Moi, c’est sur le tome 7 que va se jetter mon dévolu, hop !


MPD Psycho est un Seinen sur lequel nous sommes tombés par hasard. Seraf’ avait lu, et trouvé totalement horrible, le premier volume à la Fnac. Horrible dans le sens gore et malsain, et non au niveau de la qualité intrinsèque du titre, d’où sa classification en temps que Seinen. Alors, lorsque nous avons vu les trois premiers tomes bradés dans une des boutiques d’occasion, ni une ni deux, au vu de la qualité graphique apparente du titre dessiné par Sho-u Tajima, scénarisé par Eiji Otsuka, j’ai décidé de prendre les trois premiers tomes, pour notre plus grand plaisir. Attention, âmes sensibles, s’abstenir.

MPD Psycho

Je vous ferai volontier un synopsis, mais j’avoue ne pas en être capable. Si MPD s’appelle MPD, ce n’est pas seulement parce que cela signifie Metropolitan Police Department, office dans laquelle notre héros a travaillé, mais aussi parce que cela peut vouloir dire Multiple Personnality Disorder. Et à partir de là, vous vous en doutez que dire plus qu’un notre héros est victime d’un trouble de la personnalité devient tout de suite compliqué. Et pourtant, la série ne se limite pas à ça puisque c’est sur un gigantesque, et très difficile à suivre, complot que notre héros va tomber. A moins qu’il n’en ai toujours fait parti…

MPD PsychoAttention, il ne s’agit pas d’un énième complot pour prendre le pouvoir dans tel pays, non. Enfin si, mais pas totalement, et c’est tant mieux. C’est en même temps là que le bas blesse. Si le titre nous présente une des plus belles plastiques que je n’ai jamais eu le plaisir de voir en manga, le scénario quant à lui, passé les six ou septs premiers volumes, devient totalement halluciné… et incompréhensible ! Le début est plutôt simple à comprendre et appréhender, les changements de personnalité du personnage principal étant très bien rendus, ce ne sera rapidement plus le cas. Le nombre de personnage à emmagasiner en mémoire devient vite énorme, et leurs noms sont tout sauf faciles à retenir. On perd vite le nord, et toute recherche de gentils ou méchants devient futile. Ils ont tous l’air gentils et méchants à la fois. Enfin, surtout méchants en fait. Et pire encore, parfois il peut y avoir un gentil et un méchant dans le même personnage. Dr Jekyll et Mr Hyde ça vous dit quelque chose ?

Toujours est il que cette confusion dans le scénario aide beaucoup à l’ambiance que cherche à nous procurer l’auteur et son dessinateur, puisque cette dernière est plus que malsaine. Bien entendu, le fait de voir le héros recevoir sa fiancé en pièces détachées par colissimo parce que ce dernier s’est trop fait remarquer par le serial-killer détraqué qu’il poursuivait, aide beaucoup. Le pire étant que cette entrée en scène du gore passe quasiment inaperçue lorsqu’on la compare au reste de la série, et il deviendra rare de lire plus de dix pages sans qu’une mise à mort n’apparaisse, qu’un bras soit découpé ou qu’une paire de globes oculaires arrachés n’apparaissent.

MPD Psycho

Le tout est bien entendu poussé par le style graphique de l’oeuvre, puisqu’il s’agit ici d’un noir et blanc complet, avec des trames discrètes, où toutes les ombres sont réellement noires, et toutes les lumières réellement blanches. Ca peut paraître idiot dit comme cela, mais la différence est plus que notable lorsque vous le comparez à un manga habituel. Le tout est imprimé par les Editions Pika sur du papier vraiment agréable à feuilleter, où la qualité est plaisante. Bizarre tout de même qu’un seul tome de Naruto fasse le double d’un tome de MPD Psycho en terme d’occupation de l’espace, alors qu’ils ont le même nombre de pages.

Bref, on finira sur une mauvaise note tout de même, 11 ans après le début de sa publication au Japon, la série n’est toujours pas terminée, et ne compte qu’onze titres. Un rendemment un peu faible donc, et une frustration d’autant plus grande lorsque l’on fini le onzième tome sur un cliffhanger tout en sachant que l’on est pas près de lire la suite ! Déjà un an et demi qu’il est sorti, ce tome 11.


Les Contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Serafina dans Critiques, Livres le 20 novembre 2008, avec 6 commentaires
Critiques

Poppy Z. Brite est une auteure trop peu connue du grand public. Au début des années 90 cette damoiselle a écrit bon nombre de romans et de nouvelles relevant à la fois de la culture gothique et du Splatterpunk. Pour rappel le splatterpunk est un courant littéraire propre à l’horreur, avec pour caractéristiques entre autres, des scènes très crues, des héros plus antihéros qu’autre chose etc… Aujourdh’ui un seul de ses romans de cette époque est réedité, Ames perdues chez Folio, et est d’ailleurs desservi par un résumé visant à la faire passer pour une copycat de Anne Rice. Je n’aurai probablement jamais lu d’elle, si Mili-Chan ne me l’avait pas conseillée. Et je ne la remercierai jamais assez pour cela.

Toujours est-il qu’hormis Ames Perdues (et encore) vous aurez plus de chance de trouver ses livres à la bibliothèque du coin ou chez un bouquiniste que dans une librairie (hormis Alcool qui viens de sortir, mais qui n’est pas un livre d’horreur). C’est donc àla bibliothèque que j’ai dégoté les Contes de la fée Verte, un receuil de nouvelles paru sous le titre Wormwood aux US et Swamp Foetus en Grande-Bretagne. Le dit bouquin est préfacé par Dan Simmons, rien que ça (nous parlerons de lui prochainement pour la peine).

Les contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Il s’agit là de douze nouvelles, dont la plupart se déroulent dans la ville de la Nouvelle Orléans. Comme bien des écrits de Poppy Z. Brite, on pourrait taxer pas mal de ses récits de malsains. C’est cru, c’est violent, c’est gore. Ca vous pince l’estomac. On a envie d’arrêter de lire. Mais même une fois reposé les lignes vous hantent. Alors il ne reste plus qu’à se remettre à lire pour répondre à l’impétueux besoin de lire ces nouvelles sombres. Masochisme ? Possible. Fascination ? Sans doute.

Toujours est-il qu’on se prend au jeu. On suit des êtres, majoritairement des jeunes hommes, dont la vie va se transformer en indicible horreur. Le titre étant bien trouvé, bon nombre de ces horreurs incluent des doses d’alcool (d’absinthe pour être honnête). Mélant zombies, pilleurs de tombes, vampires, déesses sanguinaires avec un certain brio, ce receuil n’est pas cependant à conseiller à tous. Le style de Brite est simple. Il appelle un chat un chat ou plutôt une vicère une vicère. Il ne peut pas y avoir d’équivoque ni de jolis mots pour vous faire passer la pilulle sanguinolente.

On notera aussi pour ceux qui connaissent, l’apparition de Steve et Ghost deux des héros de Ames Perdues en tant que protagonistes de deux des nouvelles. Les deux jeunes hommes poursuivent leur groupe de musique Lost Souls?, notamment en se rendant à New York pour jouer dans un pub, histoire de se prendre la tête. Cela fait plaisir de les retrouver, surtout que les deux personnages sont assez attachants. Bien que peu développés dans les nouvelles.

L’ambiance recrée ici par Poppy Z. Brite est non seulement très convaincante mais aussi très en accord avec ce qu’elle a pu faire à la même époque. La même touffeur des rues de la Nouvelle Orleans, les mêmes paumés, les mêmes réferences à la culture gothique, on aime ou on n’aime pas. Pour ma part j’adore.

Si vous ne connaissez pas cette auteure, ce receuil est un moyen idéal pour débuter. Un aperçu de ce que peut produire Brite, assez light quand même, qui vous plonge dans son univers assez particulier. Ceci dit, si vous ne supportez pas ces contes, ne commencez même pas Corps Exquis, un de ses autres titres.


Pandora d’Anne Rice

Serafina dans Critiques, Livres le 13 novembre 2008, avec 9 commentaires
Critiques

Il faut savoir en préambule qu’Anne Rice est un auteur que j’aime et que je déteste. Elle a écrit deux des meilleurs livres qui soient. A savoir Lestat le Vampire et la Reine des Damnés. Mais après cela, elle a surtout fait de la bouse, que j’ai lue à chaque fois dans l’espoir de retrouver une perle. Pandora fait partie de ses Nouvelles chroniques des Vampires. C’est a dire des histoires parrallèles à sa principale Chronique. Dans cette série, outre le livre dont je vous parle, il y’a Armand et Vittorio. J’avais essayé de lire Armand, mais je n’ai jamais fini. Les amours entre jeunes garcons au temps de la renaissance ça va cinq pages mais pas au delà.

Pandora d'Anne Rice

Autant vous dire que j’étais plus que sceptique devant Pandora. Cette dernière étant décrite à Lestat le vampire comme une courtisane aux beaux bras, il y avait tout à redouter, quand on sait la propension d’Anne Rice à faire des scènes de cul sans interêt pour l’histoire. Alors pourquoi le lire ? Masochisme qui sait. Et puis j’ai bien aimé le personnage de Pandora dans la Reine des Damnés.  En effet, il est quand même conseillé d’avoir lu les Chroniques des Vampires jusqu’au cinquiète tome pour tout comprendre (Memnoch le démon). Enfin, ce n’est pas obligatoire, mais préferable.

Toujours est il que je n’avais pas trop d’espoir. Et puis finalement.. Tout d’abord Pandora, vu que le récit est à la première personne, rétablit la vérité, elle n’a jamais été courtisane, et quant à ses bras ils ne sont pas si beaux. Non Pandora, ou plutôt Lydia était une jeune Romaine bien née. Elle était néanmoins pratiquante du culte d’Isis, d’où l’amalgame avec les courtisanes. Et cette jeune femme, à cause des machinations de pouvoirs qui ont secoué Rome se voit contrainte de quitter la ville pour Antioche. Antioche où elle va se rapprocher d’un vampire bien connu : Marius.

pandora_anne_rice.jpg Et déja , dieu merci, pas de scènes de cul. Ensuite, Pandora, qui était quand même une figure très effacée de l’histoire se révèle un personnage intéressant. Certes, elle en fait trop. Ses dialogues sont stéréotypés à l’extrème, c’est une femme forte, une rebelle alors forcément l’auteur en fait trois tonnes. C’est dommage, mais d’un autre coté, Lestat n’est pas mieux. Peut être le fait que cela soit une femme qui dérange je ne sais pas. Toujours est il que le personnage est plutôt intéressant. Et il a interêt à l’etre étant donné que le livre ne porte que sur ses frêles épaules. Il fait d’ailleurs la belle part àsa vie mortelle. Sa vie de vampire prenant 50 pages, sur un total avoisinant les 300.

On se retrouve donc plongé dans la societé de la Rome Antique (qui est une des époques historiques que j’aime le moins pourtant). Et c’est intéressant, lutte de pouvoirs, intrigues politiques, vie culturelle foisonnante, tout y est. Pandora fréquente les philosophes, se tient au courant des intrigues, bref. Au final ce n’est pas réellement un livre de vampire mais plutot une histoire sympathique dans l’antiquité. Je n’en garderait pas un souvenir mémorable, mais cela reste un bon livre. Anne Rice nous a néanmoins pondu bien mieux… Mais aussi bien pire.


ABCédaire littéraire 2009

Serafina dans Livres le 5 novembre 2008, avec 9 commentaires

En passant sur le blog « Dans la lune » j’ai vu un article parlant d’un Challenge ABC 2009. Intriguée, je lis en détails et je suis séduite. Qu’est ce ? Et bien, il s’agit sur une année, de lire 26 livres, choisis à l’avance, que l’on n’a pas déja lu évidemment.  Pourquoi 26 ? Parce qu’il y a 26 lettres dans l’alphabet. Chaque lettre correspond à la premiere lettre du nom d’un auteur, vous avez compris.

Il s’agit  bien evidemment d’une maniere de se mettre au défi. Bien sûr, j’aurai pu me concocter une liste de livres SFFantasyFantastique avec la pléthore de bouquins que je n’ai pas lu. Mais cela ne serait pas drôle. J’ai envie de changer un peu de mes habitudes. J’ai donc cherché un autre thème pour ma liste.

Si vous me connaissez un tant soit peu, vous devez savoir que si il y a une periode historique qui me fascine, c’est bien l’époque victorienne, ses paradoxes, sa mode, et aussi ses livres. Dracula ou les Hauts de Hurlevents sont quand même d’excellents bouquins. C’est pourquoi j’ai decidé que ma liste serait axée sur les romans du 19ème. Principalement anglosaxons. Sauf que voila, ce n’est pas forcément un domaine où je connais énormement et voici l’état de ma liste :

Austeen, Jane: Orgueils et Préjugés Lu
Bronte, Charlotte: Shirley
Caroll, Lewis: De l’autre côté du miroir Lu
Dickens, Charles: Oliver Twist
Elliot, George: Middlemarch
Fanu, le, Joseph Sheridan: Carmilla Lu
Goethe: Faust Lu
Hogg , James: The Private Memoirs and Confessions of a Justified Sinner
Ibsen, Henrik : Une maison de poupée
Jérôme K. Jérôme : Trois hommes dans un bateau
Kipling, Ruyard: Le livre de la Jungle Lu
Leroux, Gaston; Le fantome de l’opéra
Maupassant, Guy, Le horla Lu
Nodier Charles: La fée aux miettes
Orczy, Emma : Le mouron Rouge
Polidori, John William : The Vampyre Lu
Quincey, de, Thomas : Klosterheim
Rymer,  James Malcolm : Varney the Vampire
Stocker , Bram : The Lair of the White Worm
Tolstoy, Leo: Anna karenine
Updike, John : Les sorcières d’eastwick
Vernes, Jules, Michel Strogoff
Wells, H. G.: La Machine à explorer le temps Lu
Xinran : Chinoises
[intlink id= »1256″ type= »post »]Yeats, William Butler : Poemes choisis[/intlink] Lu
Zweig Stefan : Marie Antoinette Lu

Edit du 29 Octobre : Reste deux mois, et seulement 10 livres de lu !


Echo Park de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 30 octobre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

Depuis ma découverte d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux il y a de ça déjà de nombreuses années, je n’ai jamais vraiment lu autre chose que de la Fantasy ou de la Science Fiction. C’est donc avec un peu d’appréhension que je me suis mis à lire mon premier Policier: Echo Park, de Michael Connelly. En anglais s’il vous plaît.

Cela s’est vite vu puisque j’ai toujours du mal à me lancer avec la langue de Shakespeare: j’ai mis une bonne semaine à en lire cinquante pages. Le livre est il donc mauvais ? Non loin de là, puisque les quatre cents pages restantes ont été lues en deux jours. Bref, synopsis ! Harry Bosch est un détective à la Jack Bauer, qui n’hésitera pas à enfreindre la loi pour mener sa mission à bien. Il y a treize ans, un meurtre, son affaire comme il l’appelle, n’a jamais été résolu, et depuis chaque année il ressort son dossier pour tenter, en vain jusqu’à présent, de le résoudre.

Echo Park de Michael Connelly

Bien entendu, on s’en doute tout de suite, c’est dans cette enquête ci qu’il va en trouver la réponse. Le récit est rudemment bien mené et est plutôt agréable à lire. Si le début est un peu lent pour quiconque ne connaît pas cet enquêteur, Harry Bosch est un personnage récurrent de Connelly. Les évènements s’enchaînent vite lorsque le deuxième personnage, Rachel Walling, entre en scène. Bon, le titre ne rate pas quelques clichés, je dirai même qu’il tombe dedans, Bosch est tout de même un vrai stéréotype vivant, et sa relation avec Rachel l’est tout autant. L’intrigue au début est plutôt originale, mais termine comme on pouvait vite s’en douter, et je n’ai eu beaucoup de mal à la voir dès les premiers indices. Bien entendu, Bosch ne les a vus que bien après, même si la fin que j’avais prévu n’était pas la bonne.

Je m’étendrai bien sur le côté stéréotype de l’enquête et ses personnages, mais cela sera difficile sans donner de nombreux spoilers. Je me demande surtout si l’auteur raconte autant le passé de son personnage à chaque itération. Mais bon.

Un mauvais Policier alors ? Normalement, pour qu’un Policier soit bon, il ne faut pas que le lecteur ait découvert la vérité tout en ayant les bons éléments. Pas forcement mauvais non, le titre tient en haleine et certains détails permettent de vite oublier le sentiment de prévision. On se demande à tout moment comment tout cela va finir, et si Bosch va ou non s’en sortir, et comment. Je ne peux pas vraiment juger du style d’écriture de Connelly, mais en anglais cela rend vraiment la chose agréable à dire. Et pourtant ce n’est pas ma langue natale, ce qui est un bon point.

Les scènes d’action et autres courses poursuites qui vont souvent avec le genre sont assez détaillées pour bien se mettre dans la peau du personnage, tout comme toute son enquête, narrée à la troisième personne. Après, il est dommage de ne pas savoir exactement comment s’est terminée l’affaire, ni ce qu’il advient des personnages impliqués. Et là aussi, cela me fait une fois de plus penser à Jack Bauer.

Bref, si vous n’avez jamais lu de Policier, et que la série 24h Chrono vous a toujours attiré, je ne peux que vous le conseiller.


Légende de David Gemmell

dabYo dans Critiques, Livres le 17 octobre 2008, avec 39 commentaires
Critiques

David Gemmell a fait parti des auteurs fer de lance des éditions Bragelonne, et c’est son premier livre, Légende, qui a permis à la maison d’édition de percer dans le monde de la Fantasy. C’est ce même titre qui est réutilisé, huit ans plus tard, pour lancer Milady, leur nouveau label, en édition de poche cette fois. C’est comme cela qu’il est arrivé entre mes mains, plein de promesses. Synosis de ce premier volume de la saga Drenaï.

Legende David GemmellLes peuples Nadir et Drenaï vivaient jusqu’à lors en paix. Celle ci était en fait plus que virtuelle, les Nadirs n’étaient que des tributs en perpétuelle guerre civile. Malheureusement, un grand chef, Ulric, a réussi l’impossible: rassembler tous les hommes de ce peuple guerrier sous une même bannière, et après avoir conquérit la plupart de ses voisins limitrophes, il ne reste plus que les terres Drenaï à envahir. Seulement pour cela, il doit passer par Dros Delnoch, une forteresse imprenable protégée par plus de six remparts. S’annonce alors une bataille désespérée pour les Drenaïs, opposant moins de dix milles de leurs hommes aux cinq cents milles que compte l’armée d’Ulric.

Véritable remake de Fort Alamo, Légende est donc avant tout une aventure humaine, avec des messages forts, de l’héroïsme, du courage et des moments prenant en haleine, ne vous laissant à aucun moment décroché de l’histoire. Pour couronner le tout, nous avons droit à un héros au charisme invraisemblable, Druss, dont la Hache n’a jamais fait défaut au pays et dont les aventures sont palpitantes.

Non, en fait, ça c’est ce que vous pouvez lire sur la majorité des critiques que j’ai pu voir sur Internet. Car oui, j’ai trouvé ce livre ennuyeux, plat, et nul. Mais nul, je vous dis pas comment ! Alors je me suis demandé si j’étais le seul, et je me demande toujours comment un tel titre a pu lancé une collection si populaire aujourd’hui.

Je le reconnais volontiers, Gemmell a un style d’écriture très plaisant à lire. Les phrases sont bien faites, malgré les répétitions du nom des héros, et elles ne sont pas pompeuses. Bref, le tout se lit donc agréablement et facilement, l’idéal pour un bon livre. Sauf que cela ne suffit pas. En choisissant une trame qui ne laisse que peu de rebondissement, puisqu’on sait dès les premières pages que le Fort tiendra, Gemmell se doit de rendre ses personnages attachants, et les événements prenants. Malheureusement, il échoue à ces deux défis. Nous avons droit à une plétore d’individu, qui seront tour à tour le centre de la narration.

Legende David Gemmell

Cependant, de toute ma lecture, je ne me suis attaché à aucun d’entre eux, même pas à Druss, qui est sans doute le personnage le plus mis en avant. Et qui est surtout le personnage le plus bateau et le moins intéressant. Tout lui réussi, et bien qu’il ait dépassé la soixantaine, et qu’il ne peut supposément se battre que deux jours sur trois, il tiendra six semaines de combat sur les murs. Réaliste isn’t it ? Bref, nos héros ne font que traverser des passages supposément périlleux, des dilemmes impossibles, mais vu qu’ils s’en sortent toujours de la même manière, et toujours d’une façon plus tirée par les cheveux que la précédente, on ne craint jamais pour eux. C’est la même chose pour tous les pseudos événements du livre. Le puit est empoisonné ? Pas d’inquiétude, à la dernière minute l’un de nos héros à mille kilomètres de la scène pensera à avertir Druss qu’il ne faut pas y boire. Par la pensée bien sûr hein.

Et c’est d’ailleurs bien dommage, puisqu’il y a quand même ici les bases d’une bonne histoire. L’auteur ne cassera pas son habitude jusqu’à la fin, où la bataille finale se fini sur une sorte de coup débile, et prévisible au plus haut point. Alors quand on lit cinq cents pages avec pour grande énigme « mais comment vont ils s’en sortir ? », cela en est d’autant plus déprimant. Surtout lorsqu’on se répète inlassablement pendant tout le livre que non, la fin ne pourra pas être aussi grosse.

L’autre très mauvais point, pire encore je dirai, sont les deux cents dernières pages: un redit interminable d’événements qui se sont déjà passés il y a moins de cinq pages. On va lire une bonne centaine de fois comment le héros H est trop fort à l’épée, comment il tue avec dextérité tous ses ennemis, sauf si il n’a pas de chance et qu’il meurt en une demi phrase. Chaque fois, la journée était trop horrible et affreuse, et à chaque fois on recommence le lendemain sans aucun événement intéressant. Et ce pendant grosso modo deux mois de temps réel dans le livre. Bien entendu, les héros, au rythme d’une lance prise dans le flan par jour, n’ont aucun problème à se relever chaque matin pour aller se battre. Vous avez parlé de réalisme ? Mais non, voyons, ils sont justes héroïques !

Druss la Légende

Les rares fois où l’on n’a pas droit à cette redite, c’est pour en faire une autre, sur le passé darkinou de nos héros, où sur combien ils ont compris le sens de la vie en se battant. Les héros de Légende, c’est un peu le club des passés difficiles à oublier. Entre Brad qui a tué son père et son frère par accident mais qui s’en veut trop et qui a abandonné sa place de prince, Pit qui a failli mourir des mains de son propre père, Roi d’une contrée lointaine, et Jules qui a tué son canard dans son bain par accident, les passés sombres ne manquent pas. Mention spéciale à une femme dont la mère s’est faite tuée par des brigands et qui a pour habitude de coucher avec des hommes pour les tuer pendant la nuit. C’est super triste, surtout quand on l’apprend une page avant qu’elle meurt. Bref, après qu’on ait appris ce passé douloureux, généralement alors qu’ils regardent au loin sur les remparts et qu’ils ne veulent surtout parler à personne, mais qu’ils vont quand même le faire, s’ils ne meurent pas le lendemain, ils constatent combien la vie est trop bien et qu’il aimerait être tout sauf sur ce rempart. Ils pourraient partir, puisque la désertion n’y est pas réprimandée, mais bien entendu, ils ne partent pas par honneur ou un truc du genre. Car oui tout homme a des principes qu’il outre passe qu’en de rares occasions blablabla. C’est la morale de la fin je crois ça.

Le deuxième type de pause est lorsque l’auteur décide d’introduire un nouveau personnage. En général, il meurt là aussi dans le prochain chapitre d’une façon totalement anonyme. Cela marche de la même façon pour les traîtres, dont les manigances sont généralement déjouées juste après avoir été commencées. Et par l’esprit s’il vous plait. Un exemple ? Bob le boulanger qui refuse de partir avec sa femme et son enfant, et on le revoit deux pages plus tard pour dire qu’il est mort.

Bref, je n’ai pas du tout aimé ce livre, et j’ai beau chercher, hormis le début, aucun moment ne restera dans ma mémoire. Je le déconseille donc forcement, même si on vous l’offre. C’est marrant parce que Tribulations d’un Mage en Aurient m’a beaucoup fait penser à ce titre, sachant que Pratchett fait souvent la parodie d’une œuvre déjà existante… Et bizarrement, ce Disque Monde est mon préféré.


Ce cher Dexter de Jeff Lindsay

Serafina dans Critiques, Livres le 14 octobre 2008, avec 5 commentaires
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Je ne sais pas si vous lisez des Thrillers, ni ce que vous pensez de ce genre littéraire. Pour ma part je ne connaissait que le Da Vinci Code et les immondes ersatz qui l’ont précédé ou suivi, tous ou presque fournis par mon père en provenance direct de la bibliothèque ou il travaille. En effet il pensait qu’avec des titres comme Anges et démons, L’évangile selon Satan et j’en passe, le livre ne pourrait que me plaire. Alors Papa, certes, je m’habille en gothique, mais faut-il me prêter de si mauvais goûts littéraires?

Toujours est il qu’a cause de tout cela, mon image du genre était proche de celle qu’on se fait habituellement du renvoi d’un bovidé interrompu durant le moment , ô combien délicat, de la rumination. Et puis un jour, ou je me suis rendue a la librairie de Blois, pour je ne sais plus quoi, je suis tombée face a un présentoir ou reposait « Ce cher Dexter » un thriller de Jeff Lindsay. Dexter? Oui Dexter. Celui de la série américaine diffusée l’année dernière sur Canal +. Serie dont j’avais vu les premiers épisodes et que j’avais beaucoup appréciée.

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Oubliant mes a-prioris sur le genre littéraire auquel il se rattache, le bouquin se trouva bientôt en ma possession et je commencais à le lire avec avidité. Oui on peut parler d’avidité, car deux jours plus tard s’en était fini. (Et j’allais acheter le deuxieme mais on en parlera une autre fois). Si vous n’êtes pas familier de la série un topo s’impose. Dexter travaille pour la police de Miami. Sa spécialité ? les taches de sang. Sa particularité ? Serial-Killer. Enfin, justicier selon certains, car il ne s’en prend qu’a ceux qui le « méritent » d’après lui. Ajoutons qu’il est incapable de ressentir des émotions et qu’il a une certaine tendance a l’humour noir et vous avez la substance du roman.

Je ne vais pas garder le suspense plus longtemps et de toute manière vous l’avez certainement deviné: j’ai adoré. Le style est fluide, Dexter a un charisme de fou, c’est drôle, c’est original. Bref je pourrais passer des plombes àl’encenser. Alors certes l’histoire n’était pas une surprise, vu que la série est très fidele (du moins, pour ce que j’en ai vu).  Dexter porte un regard absolument irrésistible sur lui-même et le monde qui l’entoure. L’histoire est bien ficelée, les autres personnages sont bien developpés. On entre facilement dans le livre, et on n’en ressort pas avant de l’avoir terminé

De quoi redonner ses lettres de noblesses au thriller, du moins pour ma part.  Ca me donnerait presque envie d’approfondir le genre.


La première leçon du sorcier de Terry Goodkind

Serafina dans Critiques, Livres le 5 octobre 2008, avec 16 commentaires
Critiques

L’épée de Vérité est une saga de Fantasy apparemment très populaire. Enfin, vu le gros budget publicitaire que Bragelonne semble y mettre du moins. Tellement qu’à l’occasion de la sortie en poche du premier tome de cette saga en poche chez Pocket, Bragelonne a bradé le premier tome en grande édition à 6 euros. Voila donc comment je me suis retrouvée avec ce livre en ma possession. La série comporte onze tomes mais nous ne parlerons ici que du premier : La première leçon du sorcier.

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L’histoire ? Oh il y a un méchant pas beau qui veut réunir des boites magiques pour contrôler le monde, et il y a un héros, tout gentil aidé d’un sorcier et d’une femme qui va essayer de l’empêcher. Oui ça semble ridicule et déjà vu ? Bah ça tombe bien parce que c’est ce qui ressort du bouquin. Dès les premières pages, on a l’impression d’être face à tous les poncifs du genre. Le héros, beau, musclé, foncièrement bon, plein de ressources, le méchant vraiment méchant dans sa forteresse qui martyrise les enfants -on s’interrogera sur l’utilité de ce détail-, l’héroïne belle mais qui cache un terrible secret, le sorcier loufoque qui ne pense qu’avec son ventre. Bref. Ce n’est pas original. On ne peut pas dire le contraire tellement tous les stéréotypes sont présents. Mais en soit, cela peut passer, si le style et compagnie s’y prêtent.

Ici malheureusement cela ne semble pas être le cas. Tout d’abord, l’auteur abuse tellement de pirouettes que ça en est rageant. En effet, beaucoup d’éléments sont cachés aux lecteurs et sont révélés par des personnages comme si il s’agissait de vérités évidentes, qui bien évidement résolvent tous les problèmes. Une fois ça passe. Deux fois ça se digère. Au delà c’est horripilant. On est mené en bateau d’un bout à l’autre, mais ça ne prend pas. On passera sur la révélation finale plus que superflue et atrocement mal amenée.

Un autre détail qui me dérange fortement. L’auteur semble alterner entre scènes d’une mièvrerie sans nom et des scènes d’une violence malsaine. En soit je n’ai rien contre la violence malsaine. J’ai adoré Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite qui est un monument dans le genre malsain. Mais voilà, il faut que cela reste cohérent. Que cela serve l’histoire. Le malsain pour le malsain, bof quoi. Là je trouve que ça ne colle pas du tout. C’est balancé n’importe comment, comme un cheveu sur la soupe. Ceci me laisse assez perplexe sur l’adaptation en série télévisée dont je vous parlerai une autre fois. On passe des Teletubbies à Saw (même si je conçois tout à fait que les Teletubbies foutent une trouille d’enfer). C’est assez étrange surtout quand la description de ces scènes d’une violence effarante n’apportent rien à l’histoire et déstabilisent même le monde où se déroule l’intrigue.

Au final, c’est 600 pages que j’ai eu quand même du mal à lire. C’est lourd, c’est prévisible, les pirouettes sont agaçantes et les personnages sont stéréotypés. On fait une montagne de pas grand chose, genre le secret de Kalhan. Reste que je désire quand même lire la suite , je ne l’achèterai néanmoins pas. C’est trop cher pour ce que c’est. Car à 25 euros le tome, ce n’est pas donné.


Intrigues à Port-Réal de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 4 octobre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

On continue la lancée des Trône de Fer avec la fin de ma lecture du sixième tome de la série. Ce tome est en fait la première partie du livre A Storm of Swords que l’éditeur J’ai Lu a, pour notre plus grand bonheur, coupé en quatre partie. A 6€65 le tome, ça fait donc quelques 26€ de dépensés en quatre éditions de poche pour un livre qui outre Atlantique coûte quelques 18$ sur Amazon. Bref, J’ai Lu s’en met donc royalement dans les poches, et c’est le cas de le dire, pour cette série qui est toujours aussi bonne.

Ce tome est introducteur, donc sans réel rebondissement, mais malgré tout plaisant à lire. Ses évênements se passent pendant la fin d l’invincible forteresse. Forcément, vu la cadence de ce dernier, il était difficile pour l’auteur de tout mettre l’un après les autres, sans quoi le lecteur aurait été plus que frustré. Ceci étant dit, il devient assez perdant de situer les choses que l’on lit dans le temps. Je ne pense même pas que G.R.R. Martin sache le faire… Heureusement pour lui, il est sauvé par la période dans laquelle prend place le récit: le Moyen-Age. Les moyens de communication y étant limités, les évênements se passant à plusieurs milliers de killomètres ne prennent naturellement pas tout de suite en importance.

Intrigues à Por-Réal

Il faut le dire, ce tome et la suite je pense, ne sont pratiquement que basés sur ce principe. Les trois quarts des personnages font des actions dont le but est de défaire quelque chose… qui a déjà été défait, ou qui n’a pas besoin de l’être ! Forcemment, comme nous, nous savons, cela en devient d’autant plus frustrant. Des quiproquo dont les conséquences sont tellement fortes que la vie  entière d’une bonne partie des personnages en est brusquement transformée. Rha, je déteste ça, et à la fois j’adore. C’est en tout cas ce qui va permettre à l’auteur d’intégrer son nouveau personnage au récit, enfin, nouveau, nous le connaissions sans pour autant suivre ses refléxions. Le meilleur de tous, d’après Seraf’, même qu’Eddard, j’attends de voir.

En tout cas, j’ai souvent réfléchi au genre Fantasy et ce sur quoi il reposait. Et outre le côté épique, chevaliers et compagnie, je pense que les romans du type du Trône de Fer se reposent avant tout sur cette notion là, celle de la non-connaissance d’évènements qui se sont passés au loin. De tels romans seraient impossibles à écrire à notre époque, où tout quiproquo lié à la non-connaissance est quasi impossible. Epoque où tout se sait quasiment instantannément. Je dirai même que toute oeuvre de Fantasy du type, une fois transposée à notre temps ne peut que devenir un roman d’espionnage, tellement la non-connaissance à notre époque est compliquée, et en deviendrait naturellement omni-présente si l’auteur souhaitait l’utiliser.

Ce genre de quiproquo étant en général excellents pour le suspens, il n’est pas étonnant que le Trône de Fer, en définitive, dépasse ce que Fondation a pu être. Et de même, en terme de longévité, il ne sera pas étonnant que la Fantasy dépasse la Science Fiction.