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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

Et voilà, ça y est, je peux me vanter d’avoir moi aussi lu un jour un livre écrit par H.P. Lovecraft. Mieux encore, un de ses trois romans, l’Affaire Charles Dexter Ward, que nous avons acheté pendant une brocante sur les judicieux conseils… du guide fourni avec le grand jeu de rôle l’Appel de Cthulhu. Classe nan ? Ouais nan. Synopsis.

L'affaire Charles Dexter Ward

Charles Dexter Ward est un jeu homme proche de la vingtaine, habitant de Providence, ville des Etats Unis dans la région de Boston, mais surtout passionné d’architecture et de civilisations anciennes. Il suit des études avec succès, et aime découvrir l’histoire de sa villle ainsi que la généalogie. Un jour, il découvre que parmi ses aïeux existe un homme, Joseph Curwen, dont toute trace a été supprimée et dont l’existence est introuvable parmi les archives de la ville. Friand de découvrir se mystérieux grand aïeul, Charles va donc tout faire pour découvrir, à ses dépends, qui est ce bien étrange personnage…

Joseph Curwen de l'affaire Charles Dexter WardAutant le dire tout de suite, le style de Lovecraft est ce qu’il est: très difficile à appréhender. Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’était pas un homme de lettre à la base, ou bien parce qu’il n’avait personne pour le critiquer, ou que cela vient de l’époque, mais le style est, au premier abord, assez mauvais. Répétitions à tout va, phrases perdantes et manque total d’introductions, j’ai tout de suite été largué. Bref, cela ne donne vraiment pas envie de se lancer dans la lecture, même si celle ci ne dure qu’à peine plus d’une centaine de pages. Et pourtant, passé les trente premières pages, on s’y prend. L’atmosphère si propre aux hallucinations de l’auteur prend pied, on est enivré. Malgré toutes les répétitions, bien que l’on ait l’impression de lire constamment quelque chose de encore pire, cela prend. On en peut plus et on veut savoir. On dévore les pages restantes jusqu’à sa conclusion.

Véritable enquête, on découvre peu à peu les éléments, on comprend peu à peu sur quoi est tombé Charles Dexter, et comment tout cela va se terminer, inévitablement. Et après avoir traîné les pieds pendant une petite cinquantaine de pages, on dévorera littéralement le reste. Lovecraft mélange donc très bien l’enquête, bien que narré au passé, avec la Fantastique. Mais pourquoi, ça je ne pourrai pas vous l’expliquer sans vous spoiler. Bonne lecture !


Les Contes de Beedle le Barde de J.K. Rowling

Serafina dans Critiques, Livres le 4 janvier 2009, avec 8 commentaires
Critiques

Je suis une fane de Harry Potter, celà n’est un secret pour personne. J’ai suivi la saga depuis ses tout débuts. Cela dit, le 7ème et dernier tome m’a laissée assez sceptique, et j’ai plus ou moins totalement décroché. Ce qui explique que je ne me sois pas ruée sur les Contes de Beedle le Barde à leur sortie en langue anglaise, ni française d’ailleurs. Il m’aura fallu attendre que mon fiancé me l’offre pour Noël. Un peu comme lorsque lui avait décroché après la longue attente entre le quatre et le cinq en quelques sortes.

Les Contes de Beedle le Barde

Alors passons d’abord un petit peu sur l’aspect de ce livre. Car si il n’est pas très gros avec ses 120 pages à tout casser, il faut reconnaître qu’il est fort joli. La couverture que vous pouvez voir ci-dessus est plutôt belle, légèrement gravée. Des petits dessins, de la main de J.K. Rowling elle même accompagne chaque compte. De plus, le livre est dans un boitier décoré d’une illustration de J-C Götting, l’illustrateur attitré de la série dans notre pays représentant Dumbledore.

Pourquoi Dumbledore ? Parce que outre le fait que cela soit Dumbledore qui lègue les Contes de Beedle à Hermione dans la série, chaque conte est suivi d’une explication de texte par Dumbledore lui même. Les Contes de Beedle sont donc des contes de fées, un peu plus cruels que les notres, destinés aux jeunes sorciers. Leurs héros sont aussi célébres pour les sorciers que ne le sont Cendrillon ou Blanche Neige pour nous autres moldus. Il s’agit d’un receuil de cinq contes, dont un est déja connu de ceux qui auront lu le tome 7 : le conte des trois frères.

Dumbledore

Aucun des contes n’est très long. A eux tous ils doivent tenir sur quelques 50 pages qui se battent en duel. Il fallait donc trouver une maniere de meubler. C’est tout vu avec les soit disant anotations de Dumbledore. Il faut être honnête: ces anotations m’ont royalement desesperées. Tout est bon pour faire plaisir aux fanboys, vas y que je te glisse quelques clins d’oeils à la serie, mais de maniere super grosse. De même, l’humour bon enfant pouvait passer de temps à autre dans un bouquin de 600 pages, la c’est à toutes les pages… Je ne doute pas que cela puisse paraître hilarant pour des jeunes enfants, mais je dois être trop agée. Ce coté est décevant.

Alors que de l’autre côté, j’ai apprécié les contes. Des petites historiettes à la morale digne de nos contes de fées, prônant des valeurs telles que l’entraide, la sympathie envers les moldus etc. Certes tout cela est tres convenu, mais la sauce prend. On regrette rapidement la taille des contes et les explications bateau de Dumbledore. Les contes sont dans l’ensemble très gentillets, très enfantins, même si tous ne se terminent pas forcément bien, tel celui du sorcier au coeur velu, qui est probablement le meilleur d’ailleurs.

Les Contes de Beedle le BardeLe bouquin est très vite lu et c’est dommage. A peine une heure suffit, et encore si vous lisez assez entement. Un joli objet, à lire pour les fans, mais sans plus. Je ne regrette pas de ne pas m’être jetée dessus à sa sortie. Il y a du matériel, mais apparement J.K. Rowling a été un peu trop parresseuse pour l’exploiter réellement. Se reposerait-elle sur ses lauriers ? Je ne sais pas. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue. Une impression assez mitigée, car les contes ne sont pas assez bons pour faire oublier les mauvaises explications.

Je ne vous en conseillerai pas l’achat à moins d’être fan. C’est un joli cadeau et un joli objet, mais certainement pas un excellent livre. Un peu comme Il était une fois dans le nord de Phillip Pullman, en un peu moins bien. C’est à lire si vous êtes fan de l’univers et que vous avez grandit avec Harry. Sinon, l’emprunter à la bibliotheque sera probablement suffisant, bien que de toute manière je ne vois pas l’interêt du bouquin si vous n’avez pas aimé les Harry Potter.


Après Serafina, c’est à moi de vous présenter ma liste pour le Challenge ABC 2009. Si vous ne vous rappelez pas du principe, je vous invite à lire son billet publié il y a de ça quelques mois. Bon, moi, je ne me suis pas fixé de thème très particulier. Pour mettre un peu de challenge, bien qu’il faille tout de même lire 26 livres, ce qui n’est pas rien, cette année j’en ai lu à peine plus, je me suis limité aux livres… que nous avions déjà et que je n’ai pas lu ! Le problème ? Certaines lettres semblent être totalement absente de notre bibliothèque de quatre cents livres… Quid de I ? O ? Q ? etc… Si vous avez quelques livres à me conseiller d’auteurs dont le nom commence par ces lettres, il est encore temps !

AAsimov : Les robots
BBrite, Poppy Z. : Ames Perdues
CCoe, David B. : La couronne des sept royaumes 7: L’armée de l’ombre
D – Damasio : La Horde du Contrevent
E – Edding, David : Les chants de la Mallorée 1
F – Feist, Raymond E : Krondor 1
GGaiman, Neil et Pratchett, Terry : De Bons Présages
HHobb, Robin : Retour au Pays
I – Irwing, Washington : Sleepy Hollow
JJubert, Hervé : Le quadrille des assassins
KKeyes, Daniel: Des fleurs pour Algernon
LLindsay, Jeff : Ce cher Dexter
MMatheson, Richard : Je suis une légende
NNicholls, Stan: La compagnie de la foudre
O – Ogai, Mori : Vita sexualis, ou, L’apprentissage amoureux du professeur Kanai Shizuka
P –  Pevel, Pierre : Les ombres de Wielstadt
Q – Qiu, Xiaolong : De soie et sang
RRowling, JK : Les contes de Beedle le Barde
S – Stocker, Bram : Dracula
T – Tarr, Judith : L’aube d’Avaryan 1
U
V – Vernes, Jules : Voyage au centre de la terre
W – Welsh, Irvine : Trainspotting
X
Y – Yi, Munyôl : Pour l’empereur !
ZZelazny, Roger : Les neuf princes d’ambre


La loi du Régicide de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 30 décembre 2008, avec 3 commentaires
Critiques

Les Noces Pourpres, huitième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin nous avait prouvé que l’auteur savait y faire, lorsqu’il était question de retournements de situation crédibles. Qu’il savait aussi y faire lorsqu’il s’agissait d’écrire de grands livres. Et ce n’est pas La Loi du Régicide, neuvième tome, qui va venir contredire ces quelques affirmations. C’est de toute façon logique puisqu’en langue anglaise ces tomes ne font qu’un.

La Loi du Régicide: Trône de Fer 9

Comme à l’accoutumée, un synopsis est impossible sans vous gâcher l’histoire, et je vous inviterai à lire la présentation de la série dans la lune, qui est vraiment complète. En attendant, je continue notre série de critiques, puisqu’il semblerait, dixit notre libraire, que la Trône de Fer ne se vende pas si bien que ça. Bizarre à la vue de la qualité de la série, mais il semblerait que l’Assassin Royal ait plus de suffrages. Plus ouvert il faut dire. Dans tous les cas, rien de mieux qu’une bonne publicité donc.

Le tome précédent avait placé la barre haute, et je me demande lequel de ce dernier ou de La Loi du Régicide mérite de l’emporter. Les révélations sont toujours aussi bien amenées, toujours aussi perdantes et réalistes lorsqu’on les lit. Merde, qu’est ce qu’il dit ? Oh putain, non, pas possible il va pas faire… Le con il l’a fait. Naaaaan pourquoi il l’a fait. Hey mais attend ça veut dire que… Non c’est pas possible. Depuis le début rha j’aurai pu le prévoir ! Bref, ces quelques reflexions, cogitées en moins d’une page, sont plus que fréquentes pour tout lecteur de la série. Rien qu’à y penser j’en tremble encore. Mais l’auteur ne s’est cette fois ci pas contenté de nous balader de retournement en retournement comme il avait pu le faire précedemment.

Jaime Lannister le Regicide du Trône de Fer

Tel un joueur d’échecs, Martin a déplacé tout au long de ce tome les quelques pièces que compte son jeu pour préparer l’avenir et ses prochains tomes. Alors que l’on pensait certains détails insignifiants, ils prennent de l’ampleur pour rendre un personnage, totalement barbant jusqu’à présent, plus qu’intéressant. Un pion devient une dame, et ce n’est plus un petit pas vers l’avant qu’il va faire mais une vraie traversée de l’échiquier. Et comme à l’accoutumée, nous restons totalement frustrés de ne pas savoir ce qu’il va leur arriver. Encore plus lorsqu’on apprend que les trois prochains tomes ne concerneront pas ce personnage.

En effet, afin de pouvoir relater tous ces évènements, l’auteur a judicieusement déplacé ses pions de façon à pouvoir couper son histoire en deux. Ainsi, les tomes 10 à 12 content des évênements qui se passeront pendant ceux des tomes 13 à 15. Du moins si c’est ainsi que nos éditeurs français les découperont.

La Loi du Régicide fait donc parti du premier lot en terme de qualité lorsqu’on parle du Trône de Fer, et si vous avez aimé les tomes précédents, je vous invite à le lire. En attendant moi je n’ai qu’une hâte: mettre la main sur l’Epée de Feu.


Le Pistolero, la Tour Sombre 1, de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 20 décembre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

Bon, cela faisait très longtemps que je voulais commencer le cycle de la Tour Sombre. Il se trouve donc que mon fiancé m’a offert les deux premiers tomes pour notre anniversaire, après avoir été séduit par la présentation disponible sur la lune. (A-t-il bien fait ? Ca c’est une autre histoire). Je ne vous parlerai ici que du premier tome (bien que j’aie à l’heure actuelle commencé -et abandonné – le Tome 2).

La Tour Sombre: le Pistolero

La Tour Sombre est donc une saga monumentale (je ne sais pas combien de milliers de pages, en 7 tomes) de Stephen King. Commencée lorsqu’il était agé de 19 ans, la saga ne s’est terminée qu’il y’a quelques années. King a, à cette occasion, révisé le premier tome. C’est donc la version remaniée que j’ai lue ici. En effet, d’après l’auteur, le premier tome était souvent vu comme un calvaire à lire, et beaucoup abandonnaient le cycle pour cela. De plus, écrit par le jeune homme qu’il était à l’époque, le livre n’avait pas forcément la maturité nécéssaire. Il a donc un peu révisé, ajoutant 39 pages d’après ses dires, ou les otant j’ai oublié.

Ceci dit, après avoir commencé le deux, il n’en reste pas moins que ce premier tome ne donne pas la vraie idée de l’histoire. Il s’agit d’une sorte de -longue- introduction. Une intro de 250 pages quand même. Mais quand on sait que par la suite les tomes tournent dans les 700 pages…

Nous suivons donc le Pistolero, dans un monde qui n’est pas sans rappeler notre Far West, avec quelques différences. Ici la technologie a existé, et puis, on ne sait pas pourquoi, le monde a changé. Le pistolero est le dernier des pistoleros, il poursuit un homme en noir, et suit la quête d’une obscure Tour Sombre (vous remarquerez le jeu de mot, je suis en forme ce soir). Sur le chemin, il rencontre des bourgades, et des gens, dont un certain Jake, qui vient d’un autre monde.

Le Pistolero

Malgré les retouches de King, le premier roman est quand même fastidieux àlire. Déja parce que J’ai lu, je ne sais pourquoi, ne trouve rien de mieux qu’écrire en tout petit. Ce qui n’est vraiment pas dans leurs habitudes. On passe parce que la couverture est jolie…

Il faut, pour excuser, préciser que le Pistolero est à la base plutôt un receuil de nouvelles. Ce qui explique l’aspect parfois décousu, mais aussi qu’on nous rappelle en détail ce qu’il s’est passé 50 pages plus tôt ! En effet, entre temps on a changé de nouvelle, et de ce fait il fallait aider les lecteurs qui n’auraient pas lu la précedente. On a  l’impression de tourner en rond.

De plus, le principe d’une nouvelle étant de ce concentrer sur l’action, on peut reprocher au héros d’être quand même assez fade. King n’arrive pas à lui insuffler autant de relief, et j’oserai même dire qu’il a le charisme d’une huitre. Pour un héros qu’on va suivre sur 3 000 pages, c’est un peu génant. De plus, ce manque de développement du personnage finit par nous en donner une mauvaise image. Il va en effet devoir prendre une décision douloureuse. Sachant qu’il a un charisme proche du néant, cette décision paraît stupide et prise à la legere. Nul doute qu’on en comprendra après les tenants et aboutissants, mais sur le coup, voici un excellent moyen de faire passer son héros pour un gros con.

Corbeau de la Tour SombreLe pistolero se veut antihéros. Jusque là ok. Mais le probleme c’est que pour moi, il est impossible de m’attacher à un personnage si je ne partage pas au moins un minimum ses valeurs: la nonchalence d’un Han Solo, la fidélité d’un Jaime, voir même l’obstination aveugle d’une Bella par exemple… Sauf que là les valeurs du pistolero… Comme il est plat, allez les chercher les valeurs, forcément, difficile de s’attacher à lui. Encore plus quand il agit d’une manière qui au premier abord semble parfaitement repoussante.

Le voyage du pistolero n’est pas sans rappeler la bible (traversée du desert, Golgotha etc…) ce qui donne un petit air rechauffé. Bien sûr, plus developpé cela aurait peut être pu être génial, mais sur le moment, je ne suis pas convaincue.

Dans tous les cas, si vous voulez commencer la Tour Sombre, je vous en prie, ne vous arrêtez pas entre le Tome 1 et 2. Considérez les comme une seule entité. Apres le deux, bien vous pourrez faire votre choix.

A moins que comme moi, le deux vous retourne l’estomac et vous fasse fermer définitivement la série.


Créance de Sang de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 7 décembre 2008, avec 4 commentaires
Critiques

Suite à ma découverte du genre Policier dernièrement avec Echo Park de Michael Connelly, je me suis dit qu’il fallait que je retente l’expérience pour voir si oui, ou non, j’aimais le genre. Quoi de mieux que de continuer avec un autre titre de l’auteur ? Tenter un autre auteur ? Oui, je suis d’accord, mais comme c’est un autre de ses livres, Créance de Sang, qui m’est passé sous la main, c’est lui qui y passe. Synopsis !

Créance de Sang de Connelly Michael

McCaleb est un ex-agent du FBI, spécialisé dans les enquêtes sur les tueurs en série, notamment dans la région de Los Angeles. Oui, comme Harry Bosch, cela doit être le lieu de résidence de Connelly, ou une connerie du genre. Enfin bref, toujours est il que ce dernier était atteint d’une maladie atteignant le coeur. Je parle de McCaleb, pas de Connelly, soyons clair. Heureusement, alors qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, un coeur « compatible » a pu lui être greffé. Nous le retrouvons en fait quelques semaines seulement après cette opération. Forcément, vu que cette dernière était très lourde, il n’en est pas remis et c’est depuis son bateau, et sans pouvoir conduire ni le faire officiellement, qu’il va devoir enquêter.

Nous tombons donc sur un autre type d’enquêteur cette fois, un qui préfère travailler depuis son bureau plutôt que de se la jouer Jack Bauer comme Bosch dans Echo Park. Tout du moins sur le papier. Honnêtement, je n’ai pas pu voir tant de différences entre ses deux personnages, et j’avoue trouver de nombreuses parallèles entre les deux histoires. Si George R.R. Martin dans le Trône de Fer semble arriver à donner des personnalités propres à chacun de ses personnages, et avec succès, il semblerait que ce ne soit pas le cas de Connelly. Mais soit, ça m’a l’air d’être un problème itinérant au genre. En effet, je n’ai pas l’impression que les méchants soient très originaux non plus. Toujours est il qu’au final, McCaleb se la joue tout de même et ne va plus du tout faire attention à sa convalescence. Dommage car le principe était tout de même sympa.

Créance de Sang adapté par Clint Eastwood

Encore un graphiste de couverture de livre qui n'était pas clean pour le travail...

Autant le dire, si j’ai mis trois semaines à lire le titre, ce n’est pas à cause d’un manque de talent mais plutôt dû au format du livre, qui n’était pas en poche. J’avouerai même que l’histoire m’a bien plus plu que celle d’Echo Park. L’enquête avance page par page et bien que j’ai pu voir quelques éléments avant notre héros, j’étais loin d’imaginer le final de ce livre. Un bon point, pour un plutôt bon policier. On passe dans différentes phases de l’enquête et on y croit dur comme fer à chaque fois. Pas très étonnant que Clint Eastwood l’ait par la suite adapté au cinéma.

Ceci dit, bien que la fin m’ait assez surpris, je reste perplexe. Est ce que j’aime le genre, ou est ce que je l’apprécie tout simplement parce qu’il me change de la Fantasy ? Je ne pense pas encore pouvoir y répondre, et lire quelques titres d’autres pointures va être nécessaire. Toujours est il que  c’est un livre que je conseille chaudement pour découvrir le genre, et moi, je m’en vais d’ores et déjà chercher d’autres bons Policiers.


Les noces pourpres de George R. R. Martin

Serafina dans Critiques, Livres le 2 décembre 2008, avec 6 commentaires
Critiques

Il est assez difficile de chroniquer le Tome 8 d’une série sans pour autant gâcher le plaisir de ceux qui vont la lire. Cependant, c’est aujourd’hui ma gageure. En effet, s’il est une série que j’aime, c’est bien le Trône de Fer, une épique saga américaine écrite par George R.R. Martin, forte de 12 tomes en France pour 4 aux USA. Nous sommes ici au Tome 8 qui se révele être la 3ème partie du 3ème Tome américain (…).

J’ai lu le Tome 7 il y’a quasiment un an maintenant (janvier 2008 il me semble, acheté dans la gare de Lyon au retour d’Aix en Provence). J’avais repoussé le moment de lire la suite, je ne sais pas trop pourquoi. Peut être parce que je sais que si je dévore la série, je me retrouverai à attendre des plombes la suite, vu le rythme adopté par l’auteur et par les éditeurs français. Le problème c’est qu’à attendre de trop on sort de l’atmosphère de la série. Bien que j’aie dans l’ensemble une bonne mémoire, se remettre dans le bain n’est pas aisé. En effet le principe du Trône de Fer, c’est de suivre plein de personnages en même temps. Du coup, reprendre après des mois de pause demande un temps d’adaptation.

Les Noces Pourpres: Trone de Fer

De plus, soyons honnêtes, le livre commence assez doucement, des passages certes sympathiques, mais sans plus. Même les actes de bravoure de mon personnage favori me laissèrent assez roide. Alors quoi ? j’aurais perdu tout goût pour cette excellente série?

Que nenni. Car vers la fin du livre, l’auteur allait faire preuve encore une fois de son talent et de son impartialité. Un retournement de situation inattendu, suprenant, mais terriblement bien amené ! Comment, en trois pages, faire totalement basculer l’histoire !  Le fouilli de l’action est terriblement bien rendu, comme les protagonistes on n’y comprend rien, mais diantre, qu’on s’y croit. Qu’on aime ou non les personnages on ne peut qu’être abasourdi par ce qui se dévoile.

Bien que certaines parties soient assez ennuyeuses, surtout quand on a envie de connaître la suite d’un affreux cliffhanger, on ne s’en lasse pas. Sauter des parties serait suicidaire, étant donné que parfois un détail, une ligne de dialogue, en apprennent bien plus qu’il n’en faut.

Noces Pourpres: Trône de Fer 8

Et à partir de là, ca y est on retrouve ce qui fait le charme un peu sadique du Trône de Fer. Tout se casse joyeusement la gueule, ce qui est acquis ne l’est en faite pas du tout. Les retournements de situations s’enchaînent, et le pire c’est que beaucoup de personnages étant éloignés géographiquement, ils ne sont même pas au courant des situations assez tôt pour y changer quoique se soit. Celui qu’on adorait se révèle haïssable et vice versa. Qu’on soit pour une maison ou pour l’autre, les camps morflent de même.

Si vous lisez un jour le Trône de Fer, je ne peut que vous conseiller une chose : ne vous attachez à aucun personnage. Rien n’est épargné, même pas l’éxécution en deux pages des plus populaires. N’oubliez pas que « La meilleure facon de les déconcerter consiste à accomplir des gestes qui n’ont aucun but, voir même à paraître oeuvrer contre vos propres interêts. Souvenez vous-en quand vous en viendrez à jouer le jeu. Le jeu des trônes« .


La Couronne des Sept Royaumes est je pense loin d’être l’une des séries phare de la Fantasy. A dire vrai, j’ai plutôt l’impression qu’elle fait partie des séries les moins connues. Je suis tombé dessus par hasard, cet été, lors de notre visite chez le bouquiniste Boulier à Paris. Coup de pot, puisqu’elle est désormais dans mon top des séries à suivre. Et pourtant, si vous recherchez sur Internet, vous ne trouverez pas grand chose sur cette saga en cinq tomes dans sa version originale, dix chez nous, écrite par David B. Coe.

Couronne des Sept Royaumes

Je vous ferai bien un synopsis, mais j’avoue qu’il y a tellement de personnages qu’il serait difficile de ne m’étendre que sur un. Mais pour la petite histoire, sur les Terres du Devant cohabitent, avec plus ou moins de difficultés, les Eandis et les Qirsis. Les premiers sont ce que nous pourrions appeler nos homologues. Ils sont la race humaine de cet univers créé par David B. Coe, tandis que les Qirsis sont des magiciens, dont l’espérance de vie est bien plus limitée, une trentaine d’année, et dont l’utilisation de leurs pouvoir les entrainent encore plus rapidement vers la mort. 800 ans plus tôt, les Qirsis ont tenté, en vain, de prendre le pouvoir sur les Terres du Devant, et depuis, une quasi haîne s’est installée entre les deux peuples. Mais de par leurs pouvoirs, ils sont devenus indispensables aux Cours Eandis (nobles) et nombre d’entre eux occupent des fonctions très hautes. Depuis quelques années, la rumeur d’une Conspiration Qirsi devient de plus en plus forte…

Ah, je l’avais dit qu’il ne fallait pas que je fasse de Synospsis. Enfin bref, si j’ai à la base acheté ce livre, c’est parce que d’abord il n’était pas cher chez le Bouquiniste, mais qu’en plus une référence à George R.R. Martin était faite sur la quatrième de couverture. Ni une ni deux, je le prends, et me met à sa lecture moins d’un mois après. Chose extraordinaire pour moi.

Alors, la série a t’elle tenue ses promesses ? Je dirai oui. Sans atteindre la quasi perfection du Trône de Fer, la Couronne des Sept Royaumes parvient avec brio à retranscrire parfaitement ce que peuvent être les jeux de cours, les luttes de pouvoir et les guerres au temps du Moyen Age. Bien que les personnages ne soient pas aussi attachants et charismatiques que ceux de George R.R. Martin, on se prend au jeu, et on ne peut plus s’en passer une fois le premier volume achevé.

Couronne des Sept Royaumes

Attention néanmoins, il faut avouer que le premier livre est assez difficile à commencer. Le style bien que clair est parfois assez lourd, et le titre met très longtemps à démarrer. Vous allez devoir découvrir trois personnes avant d’entendre enfin parler d’un personnage qui restera plus d’un chapitre. Pire, ce premier personnage sera tout ce qu’il y a de plus exaspérant, et son comportement sera au plus au point agaçant. Mais il va falloir passer outre, et bien que ce dernier reste tout de même assez ennuyeux par la suite, on s’y attache fortement. Heureusement pour nous, la narration change de point de vue à chaque chapitre, et la plupart du temps c’est carrément de pays.

Comme pour son homologue le Trône de Fer, on ne se contente pas de suivre le point de vue des gentils, enfin, de ceux qui sont passés pour les gentils au tout début. L’auteur nous laisse donc le choix de supporter l’un des deux camps, et c’est en plein coeur de la Conspiration Qirsi que nous serons emportés au fil des tomes. Certains personnages deviennent totalement antipathique, et ce des deux côtés, et là où j’en suis, je suis toujours incertain de l’issue de la série.

Editée en grande version par Pygmalion, la série est désormais complètement traduite dans notre langue et disponibles. Du côté poche, c’est chez J’ai Lu qu’il faudra vous diriger si vous souhaitez la découvrir. Moi, c’est sur le tome 7 que va se jetter mon dévolu, hop !


MPD Psycho est un Seinen sur lequel nous sommes tombés par hasard. Seraf’ avait lu, et trouvé totalement horrible, le premier volume à la Fnac. Horrible dans le sens gore et malsain, et non au niveau de la qualité intrinsèque du titre, d’où sa classification en temps que Seinen. Alors, lorsque nous avons vu les trois premiers tomes bradés dans une des boutiques d’occasion, ni une ni deux, au vu de la qualité graphique apparente du titre dessiné par Sho-u Tajima, scénarisé par Eiji Otsuka, j’ai décidé de prendre les trois premiers tomes, pour notre plus grand plaisir. Attention, âmes sensibles, s’abstenir.

MPD Psycho

Je vous ferai volontier un synopsis, mais j’avoue ne pas en être capable. Si MPD s’appelle MPD, ce n’est pas seulement parce que cela signifie Metropolitan Police Department, office dans laquelle notre héros a travaillé, mais aussi parce que cela peut vouloir dire Multiple Personnality Disorder. Et à partir de là, vous vous en doutez que dire plus qu’un notre héros est victime d’un trouble de la personnalité devient tout de suite compliqué. Et pourtant, la série ne se limite pas à ça puisque c’est sur un gigantesque, et très difficile à suivre, complot que notre héros va tomber. A moins qu’il n’en ai toujours fait parti…

MPD PsychoAttention, il ne s’agit pas d’un énième complot pour prendre le pouvoir dans tel pays, non. Enfin si, mais pas totalement, et c’est tant mieux. C’est en même temps là que le bas blesse. Si le titre nous présente une des plus belles plastiques que je n’ai jamais eu le plaisir de voir en manga, le scénario quant à lui, passé les six ou septs premiers volumes, devient totalement halluciné… et incompréhensible ! Le début est plutôt simple à comprendre et appréhender, les changements de personnalité du personnage principal étant très bien rendus, ce ne sera rapidement plus le cas. Le nombre de personnage à emmagasiner en mémoire devient vite énorme, et leurs noms sont tout sauf faciles à retenir. On perd vite le nord, et toute recherche de gentils ou méchants devient futile. Ils ont tous l’air gentils et méchants à la fois. Enfin, surtout méchants en fait. Et pire encore, parfois il peut y avoir un gentil et un méchant dans le même personnage. Dr Jekyll et Mr Hyde ça vous dit quelque chose ?

Toujours est il que cette confusion dans le scénario aide beaucoup à l’ambiance que cherche à nous procurer l’auteur et son dessinateur, puisque cette dernière est plus que malsaine. Bien entendu, le fait de voir le héros recevoir sa fiancé en pièces détachées par colissimo parce que ce dernier s’est trop fait remarquer par le serial-killer détraqué qu’il poursuivait, aide beaucoup. Le pire étant que cette entrée en scène du gore passe quasiment inaperçue lorsqu’on la compare au reste de la série, et il deviendra rare de lire plus de dix pages sans qu’une mise à mort n’apparaisse, qu’un bras soit découpé ou qu’une paire de globes oculaires arrachés n’apparaissent.

MPD Psycho

Le tout est bien entendu poussé par le style graphique de l’oeuvre, puisqu’il s’agit ici d’un noir et blanc complet, avec des trames discrètes, où toutes les ombres sont réellement noires, et toutes les lumières réellement blanches. Ca peut paraître idiot dit comme cela, mais la différence est plus que notable lorsque vous le comparez à un manga habituel. Le tout est imprimé par les Editions Pika sur du papier vraiment agréable à feuilleter, où la qualité est plaisante. Bizarre tout de même qu’un seul tome de Naruto fasse le double d’un tome de MPD Psycho en terme d’occupation de l’espace, alors qu’ils ont le même nombre de pages.

Bref, on finira sur une mauvaise note tout de même, 11 ans après le début de sa publication au Japon, la série n’est toujours pas terminée, et ne compte qu’onze titres. Un rendemment un peu faible donc, et une frustration d’autant plus grande lorsque l’on fini le onzième tome sur un cliffhanger tout en sachant que l’on est pas près de lire la suite ! Déjà un an et demi qu’il est sorti, ce tome 11.


Les Contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Serafina dans Critiques, Livres le 20 novembre 2008, avec 6 commentaires
Critiques

Poppy Z. Brite est une auteure trop peu connue du grand public. Au début des années 90 cette damoiselle a écrit bon nombre de romans et de nouvelles relevant à la fois de la culture gothique et du Splatterpunk. Pour rappel le splatterpunk est un courant littéraire propre à l’horreur, avec pour caractéristiques entre autres, des scènes très crues, des héros plus antihéros qu’autre chose etc… Aujourdh’ui un seul de ses romans de cette époque est réedité, Ames perdues chez Folio, et est d’ailleurs desservi par un résumé visant à la faire passer pour une copycat de Anne Rice. Je n’aurai probablement jamais lu d’elle, si Mili-Chan ne me l’avait pas conseillée. Et je ne la remercierai jamais assez pour cela.

Toujours est-il qu’hormis Ames Perdues (et encore) vous aurez plus de chance de trouver ses livres à la bibliothèque du coin ou chez un bouquiniste que dans une librairie (hormis Alcool qui viens de sortir, mais qui n’est pas un livre d’horreur). C’est donc àla bibliothèque que j’ai dégoté les Contes de la fée Verte, un receuil de nouvelles paru sous le titre Wormwood aux US et Swamp Foetus en Grande-Bretagne. Le dit bouquin est préfacé par Dan Simmons, rien que ça (nous parlerons de lui prochainement pour la peine).

Les contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Il s’agit là de douze nouvelles, dont la plupart se déroulent dans la ville de la Nouvelle Orléans. Comme bien des écrits de Poppy Z. Brite, on pourrait taxer pas mal de ses récits de malsains. C’est cru, c’est violent, c’est gore. Ca vous pince l’estomac. On a envie d’arrêter de lire. Mais même une fois reposé les lignes vous hantent. Alors il ne reste plus qu’à se remettre à lire pour répondre à l’impétueux besoin de lire ces nouvelles sombres. Masochisme ? Possible. Fascination ? Sans doute.

Toujours est-il qu’on se prend au jeu. On suit des êtres, majoritairement des jeunes hommes, dont la vie va se transformer en indicible horreur. Le titre étant bien trouvé, bon nombre de ces horreurs incluent des doses d’alcool (d’absinthe pour être honnête). Mélant zombies, pilleurs de tombes, vampires, déesses sanguinaires avec un certain brio, ce receuil n’est pas cependant à conseiller à tous. Le style de Brite est simple. Il appelle un chat un chat ou plutôt une vicère une vicère. Il ne peut pas y avoir d’équivoque ni de jolis mots pour vous faire passer la pilulle sanguinolente.

On notera aussi pour ceux qui connaissent, l’apparition de Steve et Ghost deux des héros de Ames Perdues en tant que protagonistes de deux des nouvelles. Les deux jeunes hommes poursuivent leur groupe de musique Lost Souls?, notamment en se rendant à New York pour jouer dans un pub, histoire de se prendre la tête. Cela fait plaisir de les retrouver, surtout que les deux personnages sont assez attachants. Bien que peu développés dans les nouvelles.

L’ambiance recrée ici par Poppy Z. Brite est non seulement très convaincante mais aussi très en accord avec ce qu’elle a pu faire à la même époque. La même touffeur des rues de la Nouvelle Orleans, les mêmes paumés, les mêmes réferences à la culture gothique, on aime ou on n’aime pas. Pour ma part j’adore.

Si vous ne connaissez pas cette auteure, ce receuil est un moyen idéal pour débuter. Un aperçu de ce que peut produire Brite, assez light quand même, qui vous plonge dans son univers assez particulier. Ceci dit, si vous ne supportez pas ces contes, ne commencez même pas Corps Exquis, un de ses autres titres.