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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

Zombillénium est une série de BD française scénarisée, dessinée et colorée par Arthur de Pins. Son premier tome nommée Gretchen est la publication en grand volume de chapitres pré-publiés dans le magazine Spirou depuis 2009. J’en avais lu quelques chapitres à l’époque où Serafina y était encore abonnée, et je dois avouer que l’humour et les références m’avaient bien plu. J’ai décidé de sauter le cap à l’occasion de la sortie du second tome aux édition Dupuis. Synopsis.

 Gretchen, Zombillénium Tome 1, d’Arthur de Pins

Depuis plusieurs années maintenant, en pleine France profonde se dresse un parc à thème pas comme les autres, Zombillenium. Son fond de commerce, c’est de foutre la trouille à ses visiteurs. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que tout le monde n’entre pas dans la masse salariale du parc, car pour que Francis von Bloodt vous accepte, il va falloir montrer patte blanche. Enfin, ça dépend si vous êtes plutôt vampire, loup-garou, ou encore momie. Si vous connaissez les pas de danse des tubes de Michael Jackson, la direction veut bien fermer les yeux s’il vous manque un bras.

Ajoutez à ce synopsis loufoque un brin d’humour second degré bien senti et vous obtenez un cocktail très efficace pour nous fournir quelques scènes hilarantes. Et c’est justement ce que va faire l’auteur. La lecture de ce premier tome est avant tout un excellent moment où votre sourire ne va pas vous quitter, voir au pire, pour un petit rire. C’est vraiment une bouffée de bonne humeur à l’état pur, et je dois dire que j’ai été totalement convaincu. J’ai adoré les petites scènes à la con, grosses comme des camions mais qui marchent quand même, et le tout mêler à ces références que seules les campagnards peuvent comprendre. Et puis, Volcania quoi.

 Gretchen, Zombillénium Tome 1, d’Arthur de Pins

Ce premier tome est assez court, du coup, les personnages restent assez simples. Ils sont surtout là pour permettre les différents sketchs, mais quelque part, je dois avouer que ça ne m’a pas gêné. Difficile de ne pas fondre devant les zombies qui s’échinent à refaire des chorégraphies, ou encore devant le vampire von Bloodt. Gretch, qui semble être l’héroïne de la série est plutôt sympathique, son air blasé et enthousiaste à la fois étant rafraichissant. Elle partage ici le beau rôle avec Aurélien, nouveau venu au parc, personnage assez interchangeable mais pas désagréable pour autant.

Si l’humour et le scénario sont réussis, je dois avouer que l’identité visuelle du tout l’est tout autant. On est ici face à un dessin très moderne, il est entièrement fait à l’ordinateur à priori, et cela se ressent. Que ce soit dans les traits du dessin, très net autant dans les arrondis que dans les lignes, ou encore dans la coloration. Surtout dans la coloration même, puisque c’est plus proche des aplats que de ce qu’on retrouve dans les BD habituelles. C’est tout de même superbement bien fait, et le tout semble très léché. On pourra peut être juste reproché une absence quasi totale des décors, mais bon, l’ambiance reste tout de même très bonne.

 Gretchen, Zombillénium Tome 1, d’Arthur de Pins

Au final, ce premier tome de Zombillénium d’Arthur de Pins est une réelle réussite. La lecture est rapide et des plus agréables, et son seul réel défaut est qu’il se finisse vraiment trop vite. Bien entendu, il est aussi large que les autres, mais le tout est tellement réussi qu’on ne voit pas les pages défilées. Si les premières pages vous intéressent, c’est par ici. J’ai déjà acheté Ressources humaines, le deuxième tome, du coup.


Enfin la nuit de Camille Leboulanger

illman dans Critiques, Livres le 27 septembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Enfin la nuit de Camille Leboulanger est un roman post-apocalyptique à tendance road-moviesque édité par l’Atalante en août de cette année 2011. Camille Leboulanger est un très jeune auteur français, à peine la vingtaine, et si j’en crois sa biographie, c’est ici son deuxième ouvrage et surtout son premier roman. Synopsis.

Enfin la nuit de Camille Leboulanger

La nuit ne tombe plus, le jour rend les gens fous ou tout du moins « éteints » et la survie de la population est sur la corde raide. Thomas, un policier complètement dépassé par la situation, va partir dans une fuite en avant sans but. Sur son chemin, il va croiser une palette de personnages tous aussi hagards que lui.

Je ne peux pas vraiment en dire plus sans commencer à raconter n’importe quoi et spoiler le roman. Sous ces dehors simplistes c’est une aventure humaine qui se déroule devant nos yeux, portée par des personnages bien pensés, bien décrits, attachants. L’auteur ne mentionnera tout au long de son récit qu’à demi-mots les évènements qui se sont produits directement après que le soleil ne se soit plus couché, ce qui va contribuer au mystère de cette fin du monde, laissant libre cours à nos imaginations de lecteur.

J’ai mentionné plus haut la palette de personnage de l’histoire et elle est plutôt conséquente, Thomas va en rencontrer une bonne dizaine. Que ce soit des compagnons de route ou des paumés brutaux, ils ajoutent tous au sentiment de vide qui entoure le héros dans cet univers apocalyptique à souhait. Au passage on retiendra Sophie, une jeune femme qui n’attend plus grand chose de la vie et qui va suivre Thomas faute d’avoir autre chose à faire.

Camille Leboulanger va disperser des mirages tout au long de ce voyage devant les yeux de Thomas avant de lui ôter de vue. La vie tourmente notre héros, nous permettant de profiter d’un large éventail d’émotions, que l’on imaginera sans peine dans les yeux de notre héros. L’ambiance de Enfin la nuit est tout bonnement géniale. Le parfum de fin du monde parvient sans problème à nos narines. On imagine sans peine nos villes, villages et campagnes désertés et baignés dans une lumière jaune orangée du soleil avec notre héros les traversant.

Le style de l’auteur m’a quelque peu dérouté sur les premiers chapitres. Il fait preuve d’une certaine concision sans se perdre dans des descriptions, cela rend la narration plus fluide et plus efficace à mon goût. Assez déstabilisant quand on est habitué aux longues descriptions et aux phrases à rallonge, le tout est fichtrement bienvenu et dans un sens très rafraîchissant.

Enfin la nuit de Camille LeboulangerConcernant l’édition, l’Atalante fait comme toujours un boulot de qualité et c’est avec plaisir que je pose ce genre de livre dans ma bibliothèque. La couverture réalisée par LERAF est plutôt sobre et je la trouve belle même si je n’arrive pas à identifier ce qu’elle représente, si elle représente quelque chose.

Enfin la Nuit est un excellent roman, son seul défaut est d’être trop court avec ses 192 pages. Ceci dit, le prix est correct, 12€. J’ai tout simplement adoré et ce sera avec plaisir que je me replongerai dans l’univers de cet auteur. Un Must Have 2011 pour tout les fans de mondes post-apocalyptiques originaux, et aussi les autres.


Le Lamento des Ombres des Enfants de Walpurgis

Serafina dans Critiques, Livres le 23 septembre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Le Lamento des Ombres est un recueil de nouvelles de huit auteurs différents, Les Enfants de Walpurgis aux éditions du Chat Noir. L’an dernier, le collectif nous avait proposé Sorcières et Sortilèges, un autre recueil autour de la sorcellerie. Très varié et d’excellente qualité, ce livre était directement entré dans mon top de l’année. Cette fois ci, Les Enfants de Walpurgis s’intéressent à la musique sous toutes ses formes et nous proposent donc des nouvelles sur le thème, pour 300 pages. Recueil oblige, pas de synopsis.

Le Lamento des Ombres des Enfants de Walpurgis

Avant d’analyser les nouvelles unes à unes, un petit mot sur l’objet en lui même, édité aux éditions du Chat Noir dont c’est la première publication, on a un roman imprimé sur du papier assez épais, écrit assez gros, et du coup fort agréable à lire. L’ouvrage est agréablement illustré par Cécile Guillot qui signe d’ailleurs une des nouvelles du recueil. Chaque nouvelle est précédée d’une petite biographie de l’auteur.

Maudite Sonate de Stéphane Soutoul

Certains dirons que je ne suis pas objective, mais ce n’est pas un secret j’aime énormément le style de cet auteur. Comme toujours Stéphane Soutoul signe là une très belle histoire, des protagonistes tout en nuances mis en valeur par sa plume très romantique et très empreinte du XIXème siècle. La musique est ici abordée sous l’angle d’un compositeur très doué, trop même car il a réussi à charmer la mort. L’ambiance est à la fois sombre, hantée mais terriblement empreinte de beauté. J’ai été extrêmement surprise et touchée par le final de la nouvelle qui vous prend littéralement aux tripes. Je ne pouvais pas imaginer meilleur début pour ce recueil et meilleur augure pour sa qualité.

Requiem pour un songe de Céline Guillaume

Je n’ai jamais été conquise par les écrits de Céline Guillaume, du coup je partais avec un léger apriori négatif. Cependant, force est de dire que cette très courte nouvelle de 5 pages est très charmante. On suit un violoniste immortel, comprenant petit à petit ce qui l’a amené à cet état. La plume de Céline Guillaume est peut être un peu moins alambiquée qu’elle a pu l’être précédemment, et je trouve qu’elle y gagne en clarté, tout en conservant son coté poétique.

That’s a long way to hell de Marianne Gellon

Cette nouvelle là est de très loin la plus grosse surprise de ce recueil, d’une part car je ne connaissais que peu l’auteur, mais surtout son univers est très étonnant et merveilleusement mené. On sombre dans l’Uchronie, la Science-Fiction, avec une sauce de guerre froide, pas du tout ce que j’aurais attendu dans ce recueil. On suit un groupe de rock  dans une Allemagne quasi-anéantie. Les références à la culture rock ne manquent pas, et l’univers très visuel est juste addictif. J’espère très sérieusement relire de cet auteur dans le futur. Si j’ai aimé toutes les autres nouvelles, celle ci est de loin ma favorite.

Song to the Siren de Cecile Guillot

Cécile Guillot nous plonge ici dans l’univers du Metal à voix féminine. Difficile de ne pas sentir la passion et la connaissance du sujet dans chacune des lignes de la nouvelle. Des références aux standards du genre, aux clichés associés, le connaisseur retrouvera ses marques. Et comme j’en fais partie, j’ai forcément accroché. On suit Aysun et son groupe dans l’ascension vers la gloire. Ascension qui tournera évidemment au cauchemar. L’histoire est très bien écrite entre délicatesse et mélancolie.

Les flutes enchantées de Vanessa Terral

Vanessa Terral m’avait enchantée dans le recueil de l’an dernier avec son histoire vaudou. Cette fois ci, elle s’intéresse à la magie irlandaise traditionnelle, et que dire, c’est tout aussi génial. J’admire tout particulièrement le niveau de documentation de l’auteur qui maîtrise parfaitement son sujet. Elle met en scène Helianthe, une enquêtrice spécialisée dans le paranormal, personnage récurrent apparemment, chargée d’enquêter sur de mortelles flutes. La mythologie est très intéressante, et on sent l’univers d’Helianthe très fouillé. J’ai hâte de voir l’auteur sortir un roman ou recueil consacré à cette enquêtrice pas comme les autres. J’ai malheureusement moins accroché au personnage d’Inch’allah, femme turbulente qui tente d’amener un peu d’humour… qui ne m’a pas atteint.

La Chorale du Temps d’Ambre Dubois

Il est difficile de vous parler de cette nouvelle d’Ambre Dubois, car toute sa qualité tient à son final, surprenant, inattendu et parfaitement génial. On suit un jeune homme invité à jouer de la musique pour ce qui semble être un riche excentrique. Évidemment, comme toujours avec Ambre Dubois, on a une narration limpide, des dialogues très réalistes et des héros très charismatiques. Sans trop en dire, c’est aussi une de mes nouvelles préférées du recueil.

Salve Regna Stellarum de Angelique Ferreira

Cette nouvelle est l’une des plus longues du recueil, une soixantaine de pages, on avoisine donc la novella. Cette nouvelle fait la part belle à l’Heroic Fantasy avec son héros, elfe qui préfère la musique au combat et décide de s’enfuir pour vivre son rêve. L’univers est très bien retranscrit, le coté elfique et son genre de Fantasy est une vraie originalité dans le recueil. Malheureusement, j’ai l’impression que le nombre de pages est à la fois trop et trop peu. La romance se met en place un peu rapidement, et je pense que l’auteur aurait gagné à faire plus long, ou à raccourcir certaines étapes pour mieux développer ses personnages. Cela reste une nouvelle très agréable à lire mais comparé aux précédentes, c’est celle que j’aime le moins.

La Clef Musicale de Bettina Nordet

La dernière nouvelle est elle aussi très longue. Elle met en scène une étrange amitié entre l’Ange de la Mort et un inventeur bien connu. J’ai souvent du mal avec les histoires mettant en scène des personnages connus, mais ici cela passe très bien. La nouvelle suit en réalité deux histoires séparées de plusieurs siècles, qui comme vous vous en doutez, se rejoignent. L’auteur prend le temps de développer ses personnages et sentiments, devenant très touchante par moments. L’histoire est très originale et vraiment bien trouvée. Les époques sont très bien redues, et on sent que l’auteur a un solide bagage historique. Bettina Nordet est aussi une auteur dont j’aimerais lire un roman ou un recueil.

Le Lamento des Ombres des Enfants de WalpurgisAu final, Le Lamento des Ombres est un sans faute ou presque et m’a convaincu. Le nouveau recueil des Enfants de Walpurgis tient ses promesses et bien plus encore, ce collectif semble devenir une de ces valeurs sûres que l’on peut suivre sans crainte, et je ne peux que vous encourager à vous procurer ce recueil ainsi que le précédent qui ne vous décevront pas.

Cela sera aussi l’occasion peut être de découvrir des auteurs français plus que prometteurs et dont je n’attends souvent qu’une choses: mettre les mains sur leur premier roman. Quand ils ne m’ont pas déjà conquise.


Dragon de Glace de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 21 septembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Après Le Volcryn, les éditions ActuSF éditent à nouveau des écrits de George R.R. Martin qui ne sont plus disponibles à la vente depuis un certain temps. Dragon de Glace est un recueil de quatre nouvelles publiées au début des années 2000 dans diverses revues françaises, Asphodale ou encore Bifrost. De genres variées, deux sont clairement de Fantasy et deux autres mêlent habilement Fantastique et Horreur, le tout est agréablement mis en page et illustré par Andrew Brase. Recueil oblige, pas de synopsis.

Dragon de Glace de George R.R. Martin

Bon je dois avouer tout d’abord que j’ai été surpris lorsque, au bout d’une cinquantaine de pages, l’histoire se terminait. Je ne lis jamais les quatrièmes de couverture, pour ne pas me spoiler, et je pensais être parti pour une histoire d’un tenant. Mais soit, ce n’est pas un réel problème, vu la qualité de ce Dragon de Glace, qui prend son nom de la première et magnifique nouvelle. On y retrouve donc quatre nouvelles, les deux premières baignent dans la Fantasy, où se côtoient dragons et loups garou, tandis que les suivantes sont beaucoup plus proche d’un Fantastique horrifique, où l’on ne sait pas vraiment si ce qu’on lit est extraordinaire ou simplement issue de la folie de nos personnages.

Ce qui lie bien entendu le plus les nouvelles, c’est l’écriture de George R.R. Martin. Le niveau est vraiment élevé, et là où Le Volcryn présentait quelques lourdeurs et répétitions, on se retrouve ici avec un niveau au moins égal, sinon plus, à ce qu’on avait entre-aperçu dans le superbe recueil Chansons pour Lya. La lecture est fluide, agréable, on ne voit pas le temps passer ni les pages défiler. Une réelle qualité à ce niveau. Passons à une revue des nouvelles.

Dragon de Glace

Donnant au recueil son titre, il s’agit d’une nouvelle se déroulant dans un monde de Fantasy où le froid fait presque partie des protagonistes. Martin nous plonge à travers une narration centrée sur le vécu d’une petite-fille dans un monde où beauté et monstruosité vont se côtoyer. La nouvelle nous happe tout de suite, et on ne peut que regretter qu’elle ne fasse qu’une cinquantaine de pages…

Dans les Contrées Perdues

Incursion dans une ville médiévale cette fois ci, loin des calmes et paisibles plaines de montagne et proche des contrées perdues, un désert où vivent des créatures de la nuit. Notre récit se déroule autour Alys la Grise, connue pour vous ramener tout ce que vous voulez si vous en payez le prix. Les problèmes surviennent en général après. Entre exploration, liberté et horreur.

L’homme en forme de poire

Cette nouvelle, qui a remporté le prix Bram Stoker, quitte la Fantasy pour un tout autre domaine, l’Horreur mêlée au Fantastique. A travers son héroïne va grandir en nous un sentiment de folie, de persécution et de paranoïa que la fin ne saura étanchée. Une fin à vous glacer le sang, vraiment.

Portrait de famille

Dans le même domaine que la précédente, cette dernière nouvelle a elle aussi remporté un prix, le prix Nebula, et il faut dire qu’elle est vraiment excellente. Là encore, Martin joue avec le lecteur et sa perception de la réalité, mais autour d’un tout autre personnage: un écrivain. Séparé du monde, de sa famille, on vit avec lui une sorte d’auto-psychanalyse où dialogues avec ses personnages fictifs vont vous permettre de découvrir l’histoire d’une vie. Vraiment prenant et angoissant.

Dragon de Glace de George R.R. MartinAu final, si le recueil s’avère être court, il faut dire que pour son prix modeste et la qualité de ses nouvelles, vous en aurez largement pour votre argent. J’ai certes trouvé que le choix des nouvelles était assez bizarre, les deux premières n’ayant rien à voir avec les secondes. Mais c’était tellement bien, que je veux bien leur pardonner ce choix là. Et puis, la qualité des ouvrages des éditions ActuSF est toujours au rendez-vous.

Dragon de Glace est un recueil idéal pour découvrir les autres facettes de la plume de George R.R. Martin, les univers sont loin du Trône de Fer, mais la qualité est au moins égale à celle de sa grande série. Et ses fans seront simplement comblés.


Rage de Dents, Maeve Regan Tome 1, de Marika Gallman

Serafina dans Critiques, Livres le 20 septembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Rage de Dents de Marika Gallman est un roman paru très récemment aux éditions du Petit Caveau. Donc, forcément il parle de vampires, mais pour une fois, on nous propose de la Bit-Lit. Il s’agit du premier tome de la série Maeve Regan. Joliment illustré par Fleurine et ne connaissant pas l’auteur, je suis partie sans apriori. Synopsis ?

 Rage de Dents, Maeve Regan Tome 1, de Marika Gallman

Maeve Regan est une jeune femme comme tant d’autres : la fac de temps à autre, des rencontres d’un soir, et un groupe d’amis. La jeune femme est orpheline et a été élevée par son grand-père, sauf qu’il semblerait que ce dernier ne lui ait pas tout dit, et lui ait caché un point important sur son géniteur…

Difficile de faire un synopsis sans vous en révéler un peu trop, en fait, et la quatrième de couverture n’y réussit pas mieux vu que les événements décrits n’arrivent qu’à la page 150, soit la moitié du livre. Comme dans beaucoup de séries et notamment de séries Bit-Lit, ce premier tome sert surtout à placer les personnages, le monde et les créatures qui vont peupler les tomes suivants. Du coup l’intrigue se résout un peu vite et facilement, la majorité de l’histoire étant autour des révélations sur le passé de l’héroïne et sur les créatures surnaturelles qui l’entourent.

La narration à la première personne est très fluide et le personnage principal, Maeve, est plutôt attachant. C’est une femme forte, et indépendante à la répartie agréable, sans tomber dans les clichés agaçants que l’on retrouve souvent. A vrai dire, c’est même un personnage très agréable, elle ne réfléchit pas pendant des plombes, pas plus qu’elle ne joue à la sainte-nitouche, c’est une fille comme les autres, une digne descendante d’une Buffy.

Le style de Marika Gallman est très direct et incisif, il y a assez peu de descriptions et l’action est menée tambour battant. Ceci est une des forces du roman, car on ne s’ennuie pas une seule seconde, mais c’est malheureusement aussi l’une des faiblesses. En effet, à l’exception de l’héroïne et du beau-gosse du roman (oui on est dans de la bit-lit, il en faut un), les personnages secondaires sont très très peu développés. Surtout au niveau des amis de Maeve en fait, ces derniers sont caractérisés par une ou deux traits de caractère… Et c’est tout.

Un autre problème qui m’a dérangé, plus personnel cette fois ci, c’est qu’on n’a aucune idée d’où est-ce que l’action se passe. L’auteur étant francophone, j’en avais déduit que c’était en France, mais les prénoms très anglo-saxon m’ont fait douter et l’endroit de l’action n’est précisé nulle part dans le roman. Ces deux points empêchent de réellement rentrer dans le récit et de le visualiser.

 Rage de Dents, Maeve Regan Tome 1, de Marika GallmanLes fans de Bit-Lit y retrouveront très vites leurs marques : narration à la première personne, triangle amoureux en vue et héroïne à laquelle il est plutôt aisée de s’identifier. Cependant, le traitement du vampire et des autres races est assez original, et se démarque vraiment du reste de la production.

Maeve Regan est à mon avis une des premières héroïnes de Bit-Lit francophone depuis le retour de cette littérature, et elle s’en sort vraiment bien. Son auteur a su trouver le juste équilibre entre fantastique, romance, et vie courante. A ce propos il est agréable de remarquer qu’on échappe à toute scène de cul contrairement à certains titres phares (qui a dit Anita ?).

Au final si vous aimez le genre, je ne peux que vous conseiller ce Rage de Dents. Vous y trouverez là une héroïne forte et agréable, un univers intéressant et des dialogues bien tournés. Évidemment, ce premier tome n’est pas exempt de tout reproche, mais c’est un des meilleurs début de série Bit-Lit que j’ai lu ces derniers temps, je ne peux donc que vous le conseiller.


C’est Lundi, que lisez vous ? #18

Serafina dans Actualités, Livres le 19 septembre 2011, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Du Paganisme à Nietzsche de Nicolas WalzerCette semaine, très peu de choses de mon côté, et pour cause: Gears of War 3 a déboulé dans notre Xbox 360. Du coup, les séances lecture se sont transformées en séances de défarouillage de Lambents et autres parias. Enfin bon, tout le monde n’a pas eu cette chance dans l’équipe, aussi, je me contenterai de parler de mes lectures.

J’ai principalement continué l’essai Du paganisme à Nietzsche de Nicolas Walzer aux éditions Camion Noir. L’introduction étant terminée, on passe dans le cœur du sujet. J’ai tout de même l’impression que l’auteur privilégie énormément la tendance Black du Metal, et ce même lorsqu’il parle de domaines où les autres genres devraient être majoritaires. Préférant la branche Folk du Pagan, forcément, ça me dérange un peu.

illman

J’ai commencé Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac aux éditions Mnémos, un auteur français dont le nom est si long qu’il a fallu baisse la taille de police pour qu’il tienne sur la couverture. Pour le moment, ce bouquin de Science-Fiction est plutôt sympa.

Serafina

Cette semaine, tout comme dabYo je n’ai pas lu énormément, mon week-end ayant surtout été consacré à faire exploser du Locuste. J’ai tout de même avancé un poil le sixième tome de Merry Gentry de Laurell K. Hamilton dans la salle d’attente du médecin.

Erzsebeth Bathory de Jacques SirgentCependant, comme je partais en déplacement professionnel et que je ne me voyais pas trop lire ce bouquin devant les collègues, j’ai commencé les Contes Méphitiques, recueil parut aux éditions J’ai Lu regroupant des contes Fantastiques et horrifiques du XIXème siècle. J’ai beaucoup aimé les deux nouvelles lues.

J’ai ensuite terminé Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent qui me laisse un peu sur ma faim: le livre est trop court et le procès est trop survolé. Dommage. J’ai ensuite commencé Anthropologie du Metal extrême de Nicolas Walzer aux éditions Camion Blanc. Malheureusement, j’arrive au même constat que dabYo: cet auteur se centre énormément sur le Black, qui est mon genre préféré mais j’aurais préféré quelque chose de plus large (Death, Core…). A voir pour la suite.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? est le premier roman de Ioànna Bourazopoùlou, auteur grecque, à être traduit en français. Récemment publié par les éditions Ginkgo, ce roman rattaché à la Science-Fiction a été écrit en 2007 et est arrivé sur notre pile à lire par biais de Babelio. Avec sa couverture sobre, une image d’architecture classique et des arches, presque terne, il faut avouer que le bouquin ne m’aurait pas réellement sauté aux yeux en librairie. Mais bon, vous savez ce qu’on dit sur les couvertures… Synopsis.

Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou

Il y a dix ans pour des raisons que l’on ignore encore, la mer Méditerranée a débordé et recouvert une partie de l’Europe. Des peuples entiers se sont déplacés, des nations ont disparu. Depuis, Paris est devenu le port le plus moderne du monde, et le sel violet est sorti des entrailles de la terre pour être exploité par la Compagnie des Soixante-Quinze. Multinationale dont le pouvoir sur le monde a augmenté avec son addiction au sel noir qu’elle est la seule à extraire et exploiter depuis une Colonie coupée du monde. Car cette Colonie pour ne pas altérer la qualité du sel, se doit de vivre comme au XIXème siècle, sans électricité ni modernité, complètement hors du temps.

Je dois avouer que je n’avais vraiment aucune idée du sujet du livre en l’ouvrant. La couverture n’indique rien quant à son contenu, et pour cause, puisqu’on penserait plus à quelque chose d’historique qu’à de la Science-Fiction. Il faut dire qu’on est bien loin des stéréotypes du genre, et à la décharge de son concepteur, une fois le livre lu on constate que la couverture voit plutôt juste. Nous allons vivre là une sorte de retour dans le temps. En effet, la Colonie si elle existe dans notre futur, fait vivre ses habitants comme il y a plus de cents ans. Pas d’électricité, des conditions plus que précaires et une communication qui se fait par bateau courrier… Autant dire que les ordres de la Compagnie arrivent en général bien 6 semaines après les évènements.

Mais ce n’est pas pour autant un retour dans le passé, car la façon dont sont gérés ces hommes est vraiment moderne. Enfin, moderne dans le sens où elle se rapproche de ce que l’on peut parfois entrapercevoir dans les différentes techniques de management du personnel, de ce que nous craignons que cela devienne. Qui n’a pas entendu parler des dérives d’Orange ? La Compagnie est bien pire. C’est d’ailleurs là étonnamment l’un des premiers thème de notre livre. Je dis étonnamment car encore une fois, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais vis à vis du titre. Pour pouvoir prévoir les actions de ses employés qu’elle ne peut contrôler qu’à distance et par courrier, la Compagnie utilise tout ce qui est à sa disposition pour les manipuler: conditionnement psychologique, suppression de le propriété, règlement stricte et inhumain… Tout est bon à prendre. Attention, il est à noter que contrairement à ce qu’on peut redouter dans ce genre de romans, il ne s’agit pas d’une tribune primaire, mais plutôt extrêmement bien construite.

Le récit de Ioànna Bourazopoùlou est d’une très grande qualité. L’auteur arrive à donner vie à cette Compagnie et à son management, à ces Soixante-Quinze que l’on ne connaît pas et qui semblent réussir à prévoir les moindres faits et gestes de leurs employés. C’est très difficile à expliquer, et il faut lire le roman pour bien comprendre ce principe de Compagnie omnisciente. On retrouve dans notre histoire assez peu de personnages, outre les six ou sept principaux, les autres n’interviennent qu’en temps qu’employé. Même nos « héros » ne sont pas réellement personnifiés à ce niveau, chacun portant un pseudonyme, mais étant principalement connus pour leur fonction au sein de la Colonie: Juge Bateau, Prêtre Monténégro, etc… Cela dit, chacun d’eux a une personnalité assez bien retranscrite, on ne les confond pas et les reconnaît aisément à leur façon d’écrire.

En effet, Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? est presque ce qu’on pourrait appeler un roman épistolaire, nous allons en effet vivre un temps dans la colonie à travers des lettres qu’ont écrites chacun des protagonistes suite à un évènement particulier. La narration est donc faite en général à la première personne, de manière assez descriptive. Les personnages couchent sur le papier leurs émotions, ce qui nous permet de plonger avec eux dans une sorte de folie paranoïaque. Vraiment très addictive, c’est cette folie et le mystère qui en découle qui va nous pousser à dévorer les pages du roman. Une fois l’amorce faite, on n’arrive d’ailleurs plus à s’en décrocher.

Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna BourazopoùlouAutour de cette dérive dans la folie de nos cinq personnages principaux, on retrouve Books. Personnage introverti, il semble s’être coupé du monde depuis que la Mer Méditerranée a englouti les six personnes qui lui étaient chères. C’est avec lui que nous découvrons les cinq lettres, que nous les lisons, et que nous tentons de comprendre afin d’en faire part aux Soixante-Quinze. C’est avec lui que nous aurons droit à un superbe final, sorte de génie à l’état pur. Une vraie merveille.

Au final, je dois dire que ce premier roman traduit de Ioànna Bourazopoùlou m’a réellement surpris. D’abord par le thème abordé, par la façon dont ce dernier est traité, loin des sentiers battus. Puis surtout par ses personnages travaillés, cette Compagnie tentaculaire que l’on découvre avec horreur et qui nous fait froid dans le dos. Non vraiment, Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? est une réelle surprise que je ne peux que conseiller.


Soleil Noir de Nicholas Goodrick-Clarke

Serafina dans Critiques, Livres le 14 septembre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Soleil Noir est un essai de Nicholas Goodrick-Clarke, professeur anglais spécialisé dans l’ésotérisme, publié en 2002 et traduit par les éditions Camion Noir. Avec une roue solaire sur fond noir en couverture, les initiés auront vite compris qu’il s’agit d’un livre s’intéressent au nazisme, et plus exactement aux cultes plus ou moins occultes y ayant été associés, souvent à postériori. C’est un sujet qu’il faut évoquer avec attention, et il est évident qu’il s’agit là d’une étude purement universitaire. Il arrive parfois que ces lectures soient tristement rattrapées par la réalité, et ce fut mon cas puisque les récents attentats d’Oslo ont eu lieu à ce moment là.

Soleil Noir de Goodrick-Clarke Nicholas

Dans un premier temps l’étude s’intéresse aux mouvements néo-nazis de par le monde et leurs caractéristiques propres. En effet, bien que ces groupuscules extrémistes puissent avoir des contacts, ils sont très différents suivant que l’on soit aux États-Unis, en Angleterre ou dans les pays nordiques. On peut y découvrir un historique de ces mouvements, leurs leaders, leurs discours, les divers faits notables et souvent violents (attentats, manifestations) et comment les gouvernement locaux les ont ou non tolérés. Il s’agit tout de même de résumés assez rapides, un chapitre par région géographique, et du coup, il y a énormément d’informations à assimiler en peu de pages. A ce niveau, il y a des livres qui s’y intéressent plus en détails, et qui permettent de mieux cerner ces groupuscules.

Vient ensuite la partie qui nous intéresse plus: les mythes occultes associés au nazisme. Il s’agit à la fois des mythologies occultes qui étaient là avant la montée du nazisme des années 30, et qui ont été plus ou moins réutilisées par la suite, ainsi que les mythologies apparues après la fin de la deuxième guerre mondiale. Ces doctrines occultes développent pour la plupart le mythe de la « supériorité aryenne », en y mêlant du pangermanisme et de l’ésotérisme. Les doctrines post-guerre développent aussi des excuses ou des raisons à la défaite de l’Allemagne nazie, quand cette défaite n’est carrément pas niée.

Il faut savoir que ces doctrines sont assez nombreuses, souvent assez disparates et incohérentes. On croisera donc la « société de Thulé » dont étaient membres un certain nombre de dignitaires nazis, des relents d’odinisme, la religion cathare, etc… Nicholas Goodrick-Clarke s’intéresse notamment aux doctrines développées dans la fin du XIXème siècle. Bien que très intéressants, il manque je pense une remise en situation (par rapport à l’époque, au colonialisme, etc) pour bien comprendre certains points, et notamment la fascination envers l’Inde. La lecture n’est donc pas forcément aisée pour un néophyte. Les mouvements sont nombreux, les personnalités aussi et je pense qu’un arbre généalogique des doctrines n’aurait pas été un luxe.

Soleil Noir de Goodrick-Clarke NicholasPour ce qui est des doctrines post-guerre, on y découvre des personnes voyant Hitler comme un « avatar », représentation de « Dieu » sur terre dans la mythologie indienne, mais aussi des croyances sur des bases militaires nazies en Antarctiques ou encore des ovnis lancés par des nazis.

Certaines doctrines sont clairement ancrées dans leur décennie (comme celle des ovnis par exemple) et du coup un peu surannées mais tout en restant intéressant à lire. Les doctrines plus modernes montrent l’évolution de la pensée néo-nazie et ses divers liens avec des mouvements païens comme l’Asatru.

Soleil Noir peut donc être vu comme un document catalogue, qui va permettre de comprendre certains mouvements extrémistes, ainsi que remettre les pendules à l’heure sur certaines « théories du complot » utilisées dans les œuvres cinématographiques et littéraires. En effet de nombreux livres « sensationnels » sont parus sur l’occultisme nazi, et ces derniers sont plus ou moins démontés par l’auteur, notamment pour leur ignorance crasse et leurs allégations mensongères.

Au final, cet essai de Nicholas Goodrick-Clarke est un livre intéressant qui permet notamment de faire la lumière sur les on-dits et autres rumeurs entourant la relation qu’entretenait le nazisme avec l’ésotérisme. J’aurais tendance à le recommander pour votre culture générale, mais je ne sais pas si c’est le plus abordable des écrits de l’auteur pour commencer. Son premier essai, Les racines occultes du Nazisme pourrait être un meilleur point de départ, on en reparlera sans doute ici.


Arata, Tome 1, de Yuu Watase

illman dans Critiques, Livres, Manga le 13 septembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Arata de Yuu Watase est un manga publié par les éditions Kurokawa et traduit par Frédéric Malet. Sept tomes sont parus à ce jour en France pour une série qui se poursuit encore au Japon avec un douzième volume. L’auteur est surtout connue pour ses Shojos, tels Ayashi no Ceres ou encore Imadoki, mais il s’agit là d’un Shonen. Avant de donner mon avis, un petit détour par le synopsis pour se mettre en jambe.

Arata, tome 1, de Yuu Watase

Arata est le descendant d’un clan qui fournit au royaume des prétendantes au trône, qui doivent donc être de sexe féminin. Cette année c’est à ce clan de fournir une princesse et manque de bol, Arata est un mec. C’est déguisé en fille qu’il va quitter son village natale pour éviter que sa grand-mère ne soit coupable d’avoir falsifié son acte de naissance. Va s’ensuivre des galères pas possible pour lui avec changements d’univers à la clé.

J’avoue, le synopsis ne donne pas forcément envie, je dirais même que les deux premiers chapitres partent carrément mal. J’ai eu peur de me retrouver face à du cross-gender, un genre que j’abhorre particulièrement et qui n’a pas un grand intérêt à mes yeux. Heureusement pour moi ce n’était que passager et l’histoire remonte en intérêt lors de l’apparition d’un « second » Arata.

En parlant des personnages, ils sont tous dans le genre effacés et plutôt stupides. Je veux bien qu’on soit dans un Shonen, mais les deux Arata ne se ressemblent pas du tout alors il va falloir m’expliquer comment les autres personnages peuvent les confondre… Après je suis tombé sur des synopsis qui parlaient d’échanges d’esprit mais c’est hautement improbable vu la manière dont c’est décrit. Je dis ça parce que c’est un élément crucial de l’histoire et que ça tient par un bout de ficelle. Ça risque d’être compliqué à rattraper dans les tomes suivants…

J’ai trouvé la narration de ce premier tome d’Arata un poil fouillie, les transitions entre les deux monde se font un peu n’importe quand et de manière un peu trop abrupte à mon gout. Ça se lit mais l’ensemble, ça ne donne pas envie de s’accrocher pour suivre et pourtant il y en aurait besoin.

Arata, tome 1, de Yuu WatasePour le dessin, c’est du Yuu Watase et c’est dans la moyenne de ce qu’elle produit d’habitude. J’aime bien le trait des personnages, plutôt soigné, avec des costumes à la hauteur. Par contre les arrière-plan sont d’un vide désespérant. La couverture est plutôt sobre et jolie, sans casser des briques.

Bref vous l’aurez compris, je déconseille vivement cette nouvelle série de Yuu Watase, à la narration et intérêt beaucoup trop chaotiques et inégaux. Les habitués du genre seront déçus, et si vous voulez commencer un Shonen, oubliez Arata, il y a à mon avis des dizaines de meilleurs choix, Fairy Tail au hasard. J’espère juste que c’est une erreur de casting et pas une tentative de capitalisation sur le nom de l’auteur, plutôt réputée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #17

Serafina dans Actualités, Livres le 12 septembre 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Le Secret des Masques, Coeur de Jade Tome 1, de Kristoff VallaJ’ai continué ma lecture du premier tome de la trilogie Coeur de Jade, Le Secret des Masques de Kristoff Valla. J’en ai lu près de 100 pages et je dois avouer que je suis de plus en plus perplexe. Le titre semble avoir les mêmes défauts que le premier tome d’Ellana de Pierre Bottero et j’avoue que cela me fait peur. Je n’arrive pas à être happé par ce monde où le vocabulaire et très dense et l’action tout autant. A voir.

A côté de ça, j’ai lu les deux premiers tomes de Zombillénium d’Arthur de Pins. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une série de BD nous racontant les tribulations des employés vampires, zombies ou démons de Zombillénium, un parc d’attractions horrifique. C’est joli et surtout très drôle.

Enfin, j’ai continué l’essai Du paganisme à Nietzsche de Nicolas Walzer. J’ai enfin fini la sorte d’état de l’art, et vais pouvoir entrer dans le sujet. J’avoue avoir du mal avec le caractère universitaire du bouquin, avec une introduction qui est très dure à comprendre pour les profanes.

illman

La semaine dernière, j’ai lu Le destin des orphelins de Robert Buettner chez les éditions Eclipse, qui est la suite de Les Orphelins précédemment chroniqué ici. J’accroche totalement au style de l’auteur, ça se lit facilement et c’est excellent. J’ai aussi commencé Le Huitième Sortilège de Terry Pratchett sur la plage, je n’avais pas trop accroché au précédent mais je trouve celui-ci bien meilleur.

Serafina

Mordre le Bouclier de Justine NiogretJ’ai lu la semaine dernière Mordre le Bouclier de Justine Niogret. Le fait que je l’ai terminé en moins de cinq jours vous donne une idée d’à quel point j’ai apprécié la suite de son premier roman, Chien du Heaume. Il est différent de ce dernier, moins classique et plus introspectif, mais toujours aussi bien écrit.

J’ai donc commencé le sixième tome de Merry Gentry de Laurell K. Hamilton, dont j’ai lu une centaine de pages. Je suis assez contente car pour une fois l’histoire avance et il n’y a pas de scènes de cul. La série reprendrait-elle du poil de la bête ? Je l’espère.

J’ai aussi commencé Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent, un essai sur la célèbre comtesse publié aux éditions Camion Noir. L’essai se veut réaliste et évite de verser dans les raccourcis faciles. Pour le moment, j’en suis à la moitié, et j’aime beaucoup, mais je trouve que la première partie sur le sexisme à travers les ages a pris quand même beaucoup de place pour un sujet qui ne touche pas directement à la comtesse, bien que très intéressant.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?