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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

Qui ne connaît pas le personnage d’Elric ? Tous ceux qui n’ont jamais lu de Fantasy sans doute, mais nous autres le connaissons tous. De près ou de loin, en ayant lu ou non ses aventures, il faut avouer que le personnage, au même titre qu’un Conan, fait partie de notre paysage. Elric: Les Buveurs d’Âmes marque donc le retour du personnage aux éditions Fleuve Noir. Ceci dit, pas n’importe quel retour, puisque ce n’est pas Michael Moorcock, son créateur, qui a écrit ce nouvel épisode, mais un français, Fabrice Colin, dont on vous avait déjà parlé ici avec La Malédiction d’Old Haven. Alors, retour gagnant ou simple coup marketing pour le prince torturé ? Synopsis.

Elric: Les Buveurs d’Âmes de Fabrice Colin et Michael Moorcock

Elric n’est plus que l’ombre de lui même depuis qu’il a dû mettre fin, de ses propres mains, aux jours de sa chère et tendre. Dévasté par le chagrin, rongé par les remords, il s’est juré de ne plus jamais utiliser son épée maudite, Stormbringer, qui lui a permis de commettre tant de méfaits et d’être aussi craint et respecté par ses pairs. Mais pour cela, il doit trouver le moyen de recouvrir ses forces, car son être est lié à l’épée, et sans les âmes qu’elle prend en tuant, ses forces le quittent peu à peu… Pour cela, il n’y a pas d’autre moyen que de réussir à mettre la main sur l’Anémone Noire, une fleure qui ne fleurit qu’une fois par siècle dans la mythique citée perdue de Sooz.

Si on m’avait dit que je chroniquerai un jour un tome d’Elric pour if is Dead, je crois que j’en aurai bien rigolé. Le personnage de Moorcock a beau être culte, il n’avait pas réussi à me convaincre quand j’avais tenté de lire le premier tome de la série, Elric des Dragons. J’étais donc plutôt perplexe, d’autant que ressortir le héros après toutes ces années n’était pas là pour me rassurer, comme s’il s’agissait d’une simple licence dont on pourrait faire des produits dérivés. Mais bon, je ne connaissais pas du tout Fabrice Colin, je lui ai donc laissé le bénéfice du doute.

Et côté écriture, il faut avouer que j’ai plutôt bien fait. Le début était certes chaotique, notamment par l’utilisation très marquée des termes de l’univers d’Elric. Quelque part, c’est logique, mais les noms de deux personnages principaux sont si proches que je pensais qu’ils étaient la même personne. De même, l’auteur a tendance à donner du le Menilbonéen à tord et travers, et on pense naïvement qu’il n’y a qu’un personnage qui en soit un: erreur fatale. Sans parler des Prince-Dragons, au nombre de deux eux aussi. Bref, heureusement, après trois-quatre chapitres à la compréhension assez chaotiques, on fini par prendre le bon bout.

Elric: Les Buveurs d’Âmes de Fabrice Colin et Michael Moorcock

L'artwork original de Brom est pour moi bien plus réussi que ce que rend la couverture définitive... A noter que le bouquin comporte une carte en couleur en son centre, sympathique.

Outre ce petit désagrément de narration, la plume de Fabrice Colin est très agréable à lire, parfaitement dosée entre description et action, les dialogues sont lisibles. On regrettera peut être la sur-abondance de description des remords d’Elric. Est ce là pour augmenter le nombre de pages, ou simplement pour insister ? Je ne sais pas… Dans les deux cas, c’est assez désagréable. L’auteur ayant voulu coller le plus possible aux œuvres originales, il n’est pas non plus impossible que ce soit là une erreur du genre de l’époque. Reste que le fait de choisir de coller à un style qui a ses faiblesses n’excuse pas tout.

Les Buveurs d’Âmes est un livre qui se veut complètement indépendant, il n’y a pas besoin d’avoir lu les neuf autres pour comprendre son histoire. A aucun moment je n’ai eu l’impression de passer à côté de détails importants, ou d’être largué, ce qui est carrément un bon point. Le problème, c’est aussi qu’il s’inscrit à l’intérieur même de la chronologie du cycle déjà publié, du coup, il ne peut avoir aucune incidence notoire… Vous l’aurez donc compris, l’histoire de ce nouveau tome, qu’elle soit de qualité ou non, n’aura aucun impact, comme si elle n’avait jamais eu lieu, une sorte de filer. C’est assez frustrant quelque part, mais peu étonnant puisqu’il s’agit de la reprise d’une novella initialement écrite par Moorcock, et à l’époque, c’était plutôt courant.

Elric: Les Buveurs d’Âmes de Fabrice Colin et Michael MoorcockCela dit, bien que l’histoire soit donc assez simple et malheureusement très courte, elle est plutôt rondement menée. Nous suivons ici trois points de vue différents, avec une sorte de chasse à l’homme. Du coup, l’auteur arrive à faire monter une certaine pression, puisque la cible n’est pas au courant de ce qu’il l’attend, tandis que nous, oui. On va aussi y retrouver des thèmes chers au genre, avec une jungle hostile, plutôt inquiétante même, et d’horribles monstres. Là dessus, c’est du tout bon, l’ambiance nous prend vraiment, on s’y croit et on a nous aussi l’impression d’avancer peu à peu vers des contrées sauvages et non-civilisées… Le tout nous donne envie de connaître la suite et ce qu’il va bien pouvoir s’y passer. Un tour de force d’autant plus cocasse qu’on sait pertinemment que ça n’aura aucun impact.

Au final, Elric: Les Buveurs d’Âmes est pour moi une véritable surprise. Ce n’est pas le livre du siècle, mais il a réussi à me faire passer un bon moment de lecture, là où le cycle original avait échoué. Bien qu’il ne soit pas indispensable de l’avoir lu pour se pencher sur le cycle d’Elric, c’est peut être là la meilleure façon de s’y plonger, et d’avoir un avant goût de ce qu’est l’Heroic Fantasy de l’époque, avec ses qualités et ses défauts. Une très bonne surprise.


C’est Lundi, que lisez-vous ? #3

Serafina dans Actualités, Livres le 6 juin 2011, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Afin d’arrêter de passer pour des asociaux, voici donc la troisième édition ! Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

Anthologie Victimes et Nourreaux aux éditions MnémosCette semaine, j’ai réussi à profiter du jeudi férié pour m’avancer dans la lecture d’Elric: les Buveurs d’Âmes que j’avais bien entamé la dernière fois. Comme je le disais, aussi étonnant cela puisse être, j’ai bien aimé ma lecture. La fin, si elle confirmait mes craintes quant au côté filer du roman, n’était pas mauvaise pour autant. Une lecture qui n’est pas inoubliable, mais qui est loin de l’arnaque commerciale qu’elle semblait être initialement.

Sinon, j’ai commencé l’anthologie sortie par les éditions Mnémos pour les Imaginales et dirigée par Stéphanie Nicot: Victimes et Bourreaux. Serafina avait chroniqué celle de l’année dernière, Magiciennes et sorciers, qui l’avait plutôt déçue d’ailleurs. J’ai pu lire la première nouvelle de Charlotte Bousquet, une auteure que j’aime toujours autant et qui a été plutôt à la hauteur de la tâche, ainsi que celle de Michel Robert. Je ne connaissais pas l’auteur, je m’attendais au pire, et je suis plutôt mitigé. L’idée est bonne, mais il y a des points noirs, notamment une prévisibilité du scénario un peu trop importante à mon goût…

Serafina

Malheureusement, Fidel Gastro m’a rattrapé, et une expo le week-end ont fait que je n’ai quasiment pas lu cette semaine. Je suis donc toujours sur Autour de Londres de Lydie Blaizot qui est toujours très bon et sur le Trône de Fer. Il ne me reste qu’une cinquantaine de pages pour le premier et 150 pour le deuxième. J’espère me reprendre en main rapidement, car j’ai une PAL monstrueuse.

illman

J’ai bientôt fini le tome 2 de l’Ennemi dans l’Ombre de David Weber. Je vais pouvoir enchainer sur autre chose… C’est bien sur la fin, mais j’ai hâte de passer au Puit de l’Ascension, la suite de l’Empire Ultime de Brandon Sanderson aux éditions Orbit que j’avais beaucoup aimé.

LuxtExMachina

Cette semaine j’ai commencé à lire La triste histoire des frères Grossbart aux éditions Eclipse. Mélange de contes anciens à la façon des frères Grimm et de violence. C’est une lecture très bonne qui ravira les lecteurs. A ne pas mettre en les mains d’enfants, cela va sans dire.


Le Shôgun de l’Ombre de Jérôme Noirez

dabYo dans Critiques, Livres le 3 juin 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Jérôme Noirez est un auteur que j’ai découvert l’année dernière avec Le Chemin des Ombres, un excellent mélange des influences de la culture asiatique et d’Alice aux Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Le roman m’avait envouté, aussi c’est avec enthousiasme que j’ai entamé un autre de ses romans édité en poche par J’ai Lu, Le Shôgun de l’Ombre. Il s’agit cette fois d’une enquête policière menée par l’inspecteur Ryôsaku et se déroulant dans le Japon féodal. Il s’inscrit dans le cycle de Ryôsaku, c’est le second épisode, mais il ne m’a pas semblé nécessaire d’avoir lu le premier, et je ne me suis jamais senti perdu. Synopsis ?

Le Shôgun de l'Ombre de Jérôme Noirez

Dans le Japon médiéval de 1490, Ryôsaku fait partie des enquêteurs chargés par le Shôgun de résoudre les crimes et maintenir la paix à Kyoto. Ce statut confère à l’ancien samouraï une indépendance qui lui permet quasiment de traiter d’égal à égal avec les hommes les plus riches et influents de la ville. Pour résoudre ses enquêtes, il compte sur trois jeunes samouraïs, Kaoru, Keiji et Sozô, à qui il espère bien inculquer quelques valeurs à grands coups de marteaux sur le crâne. Ils vont être malgré eux lancés au trousse d’un mystérieux criminel, surnommé bien vite par la population comme le Shôgun de l’Ombre.

Nous sommes là dans un roman qui va mélanger de nombreux éléments, à notre plus grand plaisir. Tout d’abord la culture japonaise, l’histoire s’y passe et s’y ancre entièrement. Bien entendu, je ne suis pas un expert de cette civilisation, ceci dit le paysage qui nous en est dépeint semble crédible, mais est surtout très intéressant. On y glane ainsi de nombreuses connaissances sur l’organisation de leur société du XIXème siècle, c’est un plus non négligeable, d’autant que le style s’y prête très bien. Certes, on a parfois l’impression que Noirez cherche à placer un peu trop des références au Japon et à son vocabulaire, mais d’un autre côté, c’est tellement agréable.

Le roman est écrit au présent, les phrases restent simples et me font clairement penser que la cible de l’auteur ne se limite pas aux adultes. Il serait parfait pour un adolescent, même très jeune. Les scènes sont aisément compréhensibles, l’humour bien qu’enfantin rend sa lecture très fluide et agréable, et le jeune garçon n’aura aucun mal à s’identifier à l’un des trois joyeux lurons que sont Kaoru, Keiji et Sozô. Cette proximité avec nos héros est un réel plus, la lecture du roman étant à la fois sérieuse et décontracté, un plaisir.

Le Shôgun de l'Ombre de Jérôme Noirez

Couverture de la version grand format, par Aurélien Police, qui retranscrit mieux la folie de l'enquête

Le Shôgun de l’Ombre est aussi une enquête policière, et l’auteur va beaucoup jouer sur le doute qui prend son lecteur, partagé entre le réalisme et le fantastique. Jusqu’à la fin, on va se demander si des éléments surnaturels ont, ou n’ont pas, lieu. C’est rondement mené, et donne un côté très intriguant au roman. Jérôme Noirez finira-t’il ou non par confirmer que le Shôgun de l’Ombre existe ? Un peu comme dans Le Chemin des Ombres, on va très vite avoir l’impression de faire une virée dans l’irrationnel, le surnaturel, sans pour autant être sûr que nos personnages n’hallucinent tout simplement pas. Certains moments s’ils ne font pas peur, ont une ambiance maléfique très forte. Là encore, c’est un vrai régal, et j’ai beaucoup apprécié l’initiation, le parcours vers la folie, de l’un des personnages.

Le Shôgun de l'Ombre de Jérôme NoirezCes derniers sont d’une manière générale assez peu développés, des sortes d’archétype qui n’ont pas de réelle personnalité. Du moins, leur personnalité n’est pas plus développée que dans un roman Jeunesse, mais ça n’en est pas forcément un point noir pour autant. De même, l’ensemble des personnages secondaires se contentent d’être leur fonction, métier. C’est d’une manière générale le seul reproche que l’on pourrait faire à ce roman: il s’agit d’un roman Jeunesse. Avec ses points forts et ses faiblesses. Personnellement, il m’a enchanté.

Au final, ce roman confirme pour moi que Jérôme Noirez est un auteur français qui manie excellemment bien sa plume. Il rempli parfaitement son rôle et vous fera passer un excellent moment en sa compagnie. Le Shôgun de l’Ombre est une lecture reposante, envoutante, légère et agréable à la fois. Dès que l’intrigue se sera lancé, vous aurez envie d’en apprendre davantage sur ce Shôgun et d’en comprendre le mystère. Un régal et une très bonne introduction à l’univers de l’auteur.


Marches Nocturnes de Franck Ferric

LuxtExMachina dans Critiques, Livres le 2 juin 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Marches Nocturnes est un recueil de nouvelles écrites par Frank Ferric qui vient tout juste de sortir aux éditions Lokomodo. Il s’agit de la réédition en format poche du même recueil sorti en 2007 aux feu éditions Nuit d’Avril, petite maison indépendante dont le catalogue était rempli de nombreuses pépites. Pour l’occasion, il a été enrichi de plusieurs autres textes, ce qui fait qu’il comporte maintenant 17 nouvelles de Fantastique, assez courtes, entre 10 et 30 pages chacune.

Marches Nocturnes de Franck Ferric

La couverture réalisée par Bastien Lecouffe-Deharme est très sobre et reflète très bien le style de ce livre. Très orienté Fantastique, les nouvelles du recueil mélangent les genres et les univers, passant du Paris des années de la révolution à une ville post-apocalyptique, de la violence pure à une histoire simple, presque d’amour, le tout avec brio. Les histoires s’enchaînent et ne se ressemblent pas.

Pourtant il existe un lien entre toutes ces nouvelles, une sorte de dénominateur commun, et on pourrait toutes les qualifier de noire, désespérées. Franck Ferric nous fait vivre les penchants sombres de l’être humain. On croise alors le cannibalisme, mais aussi l’abandon de ses rêves, la désillusion… Chaque histoire a un petit quelque chose de dérangeant, aucune ne se terminant sur ce qu’on pourrait qualifier de « happy-end ». Toutes nous laissent un arrière-goût amer, nous empêchant par là même d’être heureux de leur fin.

Dans la majeur partie de ses nouvelles, l’auteur ne nous donne que peu d’élément sur l’univers. On se rend alors compte de l’époque ou de la réalité à travers de petits détails disséminés ici et là, petit à petit. Ce n’est pas gênant et rajouter plus d’éléments ne contribuerait pas à une meilleure compréhension, mais ralentirait plutôt le rythme. Il est très difficile de parler en détails des nouvelles vu leur longueur, de même que de faire un choix parmi celles ci, vu que je les ai toutes appréciées. Mais il a bien fallu que j’en choisisse, alors voilà un petit florilège.

Nain Rouge

Joseph est un policier, mais un policier qui commence à se faire vieux. Son chef voudrait le remplacer, sa femme le prend pour un moins que rien, il n’est plus aussi bon qu’avant et des rumeurs de pots-de-vin commencent à circuler sur son compte, ce qui n’est pas tout à fait faux. Jusqu’au jour où il rencontre un nain roux qui lui propose un marché. Il règle tous ses problèmes en échange d’un petit payement à régler plus tard. Joseph va alors se rendre compte que tout ce qui est trop beau pour être vrai l’est  et chaque chose a un prix à payer.

L’univers de Nain Rouge, sans être très détaillé, est vraiment immersif. La plupart du temps, l’action se passe de nuit, ce qui renforce la noirceur du récit. La fin est pour moi de toute beauté, la principale raison pour laquelle j’ai particulièrement aimé la nouvelle.

La part des Cendres

La ville est tombée aux mains des Cendres, des paramilitaires violents, prenant un malin plaisir à faire souffrir les gens. C’est grâce à ça qu’elle a pu s’enfuir de chez elle avec son frère lorsqu’ils sont arrivés chez elle. Maintenant que son frère est mort lui aussi, il ne lui reste qu’une chose à faire: s’enfuir de la ville.

Dans cette nouvelle, nous suivons l’héroïne qui reste anonyme pendant toute l’histoire. Franck Ferric nous raconte comment elle a survécu dans cette ville apocalyptique. Le fait qu’elle parle à la première personne tout en restant anonyme nous permet de s’immerger et de s’identifier à elle. La fin n’est pas vraiment surprenante mais laissera un sentiment de malaise. C’est une des choses que j’ai aimé dans la plupart des nouvelles, d’ailleurs.

Des ailes pour tomber

Dans une ville futuriste, le dernier prince d’un peuple venant d’une autre dimension s’est enfui de sa prison afin de retourner chez lui. Son objectif est le dernier arbre de la ville où il était retenu prisonnier. Mais les Séraphins, militaires d’élites du clergé le poursuivent. Le monstre n’est pas toujours celui que l’on croit.

Cette nouvelle se déroule dans un univers futuriste. Le fanatisme religieux du personnage principal nous pousse à le détester. Comme pour les deux histoires précédentes, la fin sans être triste n’est pas non plus une « happy-end », mais plutôt un mélange, qui nous fait réfléchir.

Marches Nocturnes de Franck FerricAu final, j’ai particulièrement apprécié Marches Nocturnes. J’ai toujours trouvé que les univers sombres collaient parfaitement avec ce genre d’histoires. Les nouvelles se renouvellent et on ne s’ennuie à aucun moment.

Tout le monde n’appréciera peut être pas l’ambiance qui elle change peu au fil des nouvelles, mais si vous aimez les histoires glauques, dérangeantes, je vous le conseille fortement.

Et si vous ne connaissez pas encore l’auteur, je vous invite à lire son interview publié sur if is Dead à l’occasion de la sortie de La Loi du Désert, son premier roman.


Belle de Robin McKinley

Serafina dans Critiques, Livres le 31 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Belle est un roman de Robin McKinley qui date de 1978 mais qui vient d’être réédité en français par les éditions Mnemos avec une superbe couverture de Alain Brion. Le roman avait été édité en 1993 chez Pocket SF et n’était plus disponible dans le commerce depuis un bon bout de temps déjà. Comme son nom l’indique, Belle est une version revisitée du classique conte de la Belle et la Bête. Il ne fait que 240 pages et se lit donc fort rapidement. Synopsis.

Belle de Robin McKinley

Belle n’est pas aussi jolie que ses deux sœurs. Issue d’une famille aisée mais maintenant ruinée, Belle coule de paisibles jours dans une maisonnette à la campagne où elle effectue diverses tâches champêtres. Jusqu’au jour où son père revient catastrophé d’un long voyage. Il a rencontré une Bête, qui lui a demandé de lui ramener une de ses filles, et c’est bien entendu celle qu’il considère comme moins jolie qu’il va choisir.

Bon, honnêtement, l’histoire nous la connaissons tous et toutes. Le dessin animé de Disney a fini de populariser ce conte. Vous ne trouverez donc pas de suspens, mais un peu de bonne niaiserie sentimentale matinée de Fantastique comme il se doit. Car effectivement cette relecture ne diffère pas tant que cela de ce qu’on connait du conte, et pour avoir déjà lu diverses adaptations, je dirais que cette relecture n’apporte aujourd’hui plus grand chose de nouveau si vous êtes féru du conte. La seule vraie différence se situe au niveau des sœurs de Belle, qui sont souvent dépeintes comme de vraies pestes et qui sont là sont des soeurs très normales et très gentilles.

Le roman est à la première personne, ce qui est sans doute le changement le plus subtil mais qui joue le plus dans notre appréciation de l’histoire. Nous sommes beaucoup plus proches de Belle. Et si le fait de mener un roman à la première personne, surtout dans un cadre sentimental comme celui ci, est un exercice périlleux, Robin McKinley s’en tire avec brio, présentant là une Belle très crédible, ni cliché, ni tête à claque. Le style est facile à lire et très direct. En plus c’est écrit plutôt gros, donc le livre se lit rapidement et sans accro.

Belle de Robin McKinleyBelle est évidemment un roman qui n’a que très peu d’action et qui se concentre surtout sur les relations entre les personnages. J’avoue avoir mis du temps à entrer dans l’histoire, tellement je ne voyais pas ce que la réécriture apportait. Et puis au fil des pages, on se rend compte qu’on s’est attaché aux personnages, et qu’on est ému ou inquiet pour eux. Le roman m’a finalement beaucoup plu , grâce a ses personnages tous très réalistes et très touchants. Le roman est aussi plus adulte que le conte normal. Il n’est pas enfantin, bien que pouvant tout à fait être lu par un jeune adolescent, il n’y a rien de choquant ou de sanglant dedans, mais on est loin des personnages manichéens des contes.

Au final, je garde un très bon souvenir de ce roman, malgré un démarrage difficile. Belle est un roman simple, qui n’en met pas plein les yeux, qui joue surtout sur la finesse et sur ses personnages mais qui arrive parfaitement à son but. Si vous aimez les contes, ou si vous aimez les jolies histoires n’hésitez pas. A noter que ce roman pourra plaire je pense à tout le monde, même aux personnes un peu réticentes au Fantastique car c’est un grand classique doublé d’un bien bel objet.


C’est Lundi, que lisez-vous ? #2

Serafina dans Actualités, Livres le 30 mai 2011, avec 8 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Comme on est des oufs dans nos têtes pour la deuxième fois consécutive, on va nous aussi vous parler de nos lectures du moment ! Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

Elric: Les Buveurs d'ÂmesJe n’ai pas vraiment eu le temps de lire cette semaine, cependant, j’ai quand même pu bien entamer le nouveau Elric, Les Buveurs d’Âmes. Vous l’avez sans doute compris si vous avez tenté d’en gagner un exemplaire, mais il s’agit d’une collaboration entre son créateur, Moorcock, et l’auteur français Fabrice Colin.

Bien que je n’ai pas réellement apprécié la lecture du premier tome de la série, Elric des dragons, que je n’ai d’ailleurs pas réussi à terminer, ce nouveau tome m’a plutôt surpris. Une reprise de franchise comme ça, il faut avouer que ça sentait l’opération marketing à plein nez.

Je ne peux pas encore dire si cela en est une, si le tome aura une réelle influence sur la série ou si cela reviendra à un simple filer, mais je peux déjà dire que ça se lit très bien. Le style du roman est agréable, et l’histoire m’a presque convaincu, bref, aussi étonnant que ça puisse être, j’ai envie de savoir ce qu’il va se passer. Rendez vous la semaine prochaine pour la chronique, je pense.

illman

Je suis donc Toujours sur le tome 2 de l’Ennemi dans l’Ombre de David Weber, vu ma vitesse de lecture actuelle et l’intérêt pour ce bouquin qui me fuit, j’en ai encore pour un bon mois. Il faut que je me fasses violence en pensant à Metro 2034 qui m’attend, là, quelque part.

LuxtExMachina

Je viens de finir Les Marches Nocturnes de Franck Ferric, un recueil de nouvelles très sombre que j’ai beaucoup aimé, vous en apprendrez plus lors de ma chronique qui devrait arriver dans la semaine.

Et du coup, j’entame La triste histoire des frères Grossbart de Jesse Bullington aux éditions Eclipse.

Serafina

Autour de Londres de Lydie BlaizotJ’ai terminé la semaine dernière la Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne, mais pas le Trône de Fer Tome 2… Je l’ai juste assez avancé pour ne pas être dépassée par la série TV.

J’ai en parallèle commencé Autour de Londres de Lydie Blaizot, j’avais découvert cet auteur avec son roman La Maison de Londres au milieu de l’année dernière. Cette fois, il s’agit d’un recueil de nouvelles vampiriques aux éditions du Petit Caveau. Les nouvelles reprennent plus ou moins les mêmes personnages que le roman, et il peut se lire indépendamment. Jusqu’à présent, page 77 sur 200, c’est très bon.

Hop hop, et vous, que lisez-vous ? Va falloir nous le dire maintenant qu’on fait l’effort de continuer !


L’Enjomineur, 1792 est le premier roman de la trilogie l’Enjomineur de Pierre Bordage, initialement publié en 2004 aux éditions l’Atalante, et récemment sorti en format poche chez J’ai Lu. Ayant entendu plusieurs critiques, aussi bien positives que négatives, sur les autres livres écrits par cet auteur que je n’avais jamais lu, j’ai essayé de lire ce livre sans aucun apriori. Il s’agit d’un roman qui mêle Fantasy et réalité historique, servi par une superbe couverture de Vincent Madras. Synopsis.

L'Enjomineur, 1792, L'Enjomineur Tome 1, de Pierre Bordage

Emile est un jeune homme qui fut élevé par un prêtre. Il est réputé pour être le fils de la fée Mélusine, ce qui donne une bonne raison aux personnes de se méfier de lui. Préférant rester neutre entre les  deux factions se combattant au nom du roi de France ou de la République, sa vie va basculer le jour où il rencontre le « petit peuple », et Perette, dont il va tomber amoureux. En parallèle, nous suivons Cornuaud, un homme rustre, enjominé, ou envouté par une sorcière vaudou, après un viol sur un négrier. Sa seule motivation étant de trouver un remède à la malédiction pesant sur lui.

Comme vous l’aurez compris, nous suivons ici deux personnages bien distinct l’un de l’autre, tant au niveau physique qu’au niveau psychologique. Les deux protagonistes sont totalement indépendants dans ce volume. Emile se trouve en Vendée tandis que Cornuaud passe de Nantes à Paris. C’est l’un des regrets que j’ai eu en lisant ce livre. La trame principale n’est pas assez mise en avant. On se retrouve à suivre ces deux personnages sans savoir pourquoi, sans voir véritablement un lien entre eux. Cela aurait pu être acceptable sur une partie du livre mais c’est malheureusement sur l’intégralité de ce premier volume. On se rend compte à la fin que ce n’est en fait qu’une introduction de plus de 400 pages. Alors certes elle est nécessaire pour planter le décor, mais ça reste long, surtout pour une trilogie.

L’histoire se passe donc en 1792. La révolution française a eu lieu 3 ans avant et la situation dans le pays n’est pas ce que l’on pourrait appeler idyllique. Pierre Bordage a réussi à créer une atmosphère de tension qu’il nous fait ressentir à chaque instant. Que ce soit quand les deux factions, royalistes et républicains, se rencontrent ou lors des mises à sacs des maisons bourgeoises ou du palais royal. On a l’impression de vraiment s’y trouver. Tout ça grâce aux nombreuses recherches que l’auteur a faite sur cette époque. Le travail fourni pour recréer les évènements de cette époque permet une immersion complète dans l’univers et c’est, je trouve, le point fort du livre.

L'Enjomineur, 1792, L'Enjomineur Tome 1, de Pierre Bordage

Couverture de la version grande chez l'Atalante, là aussi par Vincent Madras

L’action est donc séparée par les deux personnages principaux mais aussi par les lieux. Cette séparation permet à l’auteur d’exposer des visions différentes de la révolution. En campagne, se sont les royalistes qui la mettent à feu et à sang, tandis qu’en ville ce sont plutôt les républicains. Pierre Bordage nous montre par ce fait la séparation entre les deux milieux. Cela est accentué par les dialogues, où lors des passages en Vendée, la plupart des personnages parle en vieux patois. C’est très déconcertant au début mais on arrive très vite à s’y faire. Au contraire de la ville où le langage, sans être distingué, est plus soutenu.  Il est à noter que l’auteur, afin d’accentuer l’immersion du lecteur, n’a utilisé que des mots et des expressions utilisaient à cette époque. Ce n’est pas la première fois qu’il joue sur ce registre, il l’avait déjà fait avec Les Fables de l’Humpur.

L’action est elle aussi divisée entre les deux héros. Il est rare de voir, du moins au début, des scènes de violences avec Emile, tandis qu’avec le second, on assiste aux combats sanglants qui régnaient à cette époque, entre les rafles chez la noblesse et la prise des Tuileries.

L'Enjomineur, 1792, L'Enjomineur Tome 1, de Pierre BordageIl est difficile de cataloguer le style du livre. Sans être un recueil cherchant à être précis sur les différents points historiques, il ajoute des éléments fantastiques avec maîtrise. Ainsi donc la magie existe mais reste à l’abri des regards. Toujours dans l’ombre, les sorts se font dans le sang, en pleine nuit. Les guérisseuses sont traitées en paria, mais tout le monde va les voir. De même, les créatures magiques sont traitées en tant que légendes. L’auteur utilise ces éléments comme on s’attend à ce que les personnes les traitent à cette période de l’Histoire. Tous ces éléments permettent au lecteur de s’intégrer à l’univers facilement.

L’Enjomineur, 1792 est pour moi un livre assez moyen. Alors que l’univers, l’Histoire, recréés pour l’occasion par Pierre Bordage nous donne envie, l’histoire du roman en lui même a énormément de mal à se mettre en place, elle semble un peu longue. Les personnages principaux, bien que sans défauts apparents, manquent de liens entre eux. Seul le style de l’écriture m’a fait continuer ce livre. Je lirai tout de même le second tome, L’Enjomineur, 1793 afin de voir s’il arrive à concrétiser cette longue introduction.


Nekropolis de Tim Waggoner fait partie des sorties récentes de l’éditeur Eclipse. Publié en version originale en 2009, ce roman catégorisé en Urban Fantasy est le premier tome de la série Matthew Richter: détective privé zombie. Il servi par une traduction de Sandy Julien et une couverture d’Alain Brion. Après avoir lu le tome 1 de l’Ennemi dans l’Ombre, j’avais besoin de quelque chose de plus léger, de plus easy-reading pour me remettre sur les rails. Mission accompli pour ce roman rempli de créatures qui hantent nos nuits ? A suivre dans le synopsis.

Nekropolis, Matthew Richter Tome 1, de Tim Waggoner

Matthew Richter est un zombie, mais pas n’importe quel zombie, il n’a pas de maître et pense par lui-même. C’est un ancien flic qui s’est fait zombifier à Nekropolis et qui, pour passer le temps, rend service à son entourage, profitant de ses capacités de non-vivant. Le jour où son chemin croise celui de Devona, une demi-vampire, enfin je veux dire « demi-sanguinée« , une course contre-la-montre s’engage contre la décrépitude de ses chairs mortes et le courroux d’un des seigneurs noirs.

Tout d’abord, l’univers. Nekropolis se trouve sur une planète où se sont exilés les noxiens (les monstres en quelque sorte) pour ne pas se faire casser les pieds par les humains. On trouve de tout dans ces bestioles, des vampires appelés ici sanguinées, des lykos et autres démons tous plus dégueulasses les un que les autres. Des variantes originales font leur apparition comme des vampires accros aux implants cybernétiques, et des lykos génétiquement modifiés. Tout cet écosystème est attroupé dans des dominions dirigés par un seigneur noir, au nombre de cinq. Ça m’a fait beaucoup penser à des stages dans jeu vidéo, avec des environnements variés que notre héros va devoir traverser. A part ça l’univers est bien décrit, on n’a pas de mal à plonger dans la puanteur et la liesse de la fête annuelle qui se déroule au moment des faits. On sent que Tim Waggoner pose les bases de son univers pour des suites.

En ce qui concerne les personnages on a droit à un peu de tout. On imagine bien Matt en pardessus de détective sillonnant Nekropolis, accompagné de Devona qu’on finit par percevoir en acolyte de charme, des clichés des histoires de détective privé. Matt trouvera sur son chemin une panoplie de personnages assez conséquente, tous très différents les uns des autres, en plus. Par contre j’ai trouvé les seigneurs noirs un peu bidons dans leurs comportements respectifs, trop mou à mon goût, pas assez dominant par rapport aux autres.

Nekropolis, Matthew Richter Tome 1, de Tim Waggoner

Avec  un gros Détective marqué sur la couverture, je m’attendais à une histoire avec une enquête un peu plus poussée qu’une suite d’indices évidents et d’indics qui parsèment la narration. Même si le pourquoi n’est révélé qu’à la fin, le comment est un peu trop rapide et évident. Globalement, on a beaucoup de mal à être surpris par l’histoire, c’est un peu dommage, vu l’univers décrit il y avait moyen de faire mieux je pense. Et je ne mentionnerai pas l’inévitable et téléphonée romance qui va ébranler le cœur mort de notre petit zombie en côtoyant sa vampirette.

Le style de l’auteur contient vraiment de nombreuses apartés à base de parenthèses, il se lâche même un peu trop à ce niveau là. C’est très présent au début mais heureusement ça diminue au fur et à mesure que le roman avance, sans vraiment disparaitre pour autant. Ça casse le rythme. Si l’on omet ce détail, Nekropolis se lit plutôt vite et l’action se déroule non stop, on ne s’ennuie pas et c’est tant mieux. Le coté lutte contre le temps est sympa, mais pas assez exploité à mon gout.

Nekropolis, Matthew Richter Tome 1, de Tim WaggonerL’édition d’Eclipse est toujours de bonne facture et je trouve l’illustration de couverture d’Alain Brion supérieur à celle de la version originale. On regrettera juste le sticker « Recommandé par Syfy« , qui est certes simplement collé, mais dont la matière est tellement fine qu’on évitera d’essayer de le faire. Ou comment gâcher bêtement une superbe couverture. On apprécie par contre toujours les marque-pages détachables dans la couverture, la marque de fabrique de l’éditeur.

Au final, même si Nekropolis de Tim Waggoner n’est pas un chef d’œuvre, il reste un bouquin d’Urban Fantasy plaisant à lire. Guère surprenant, on saura sans doute mieux apprécier la diversité de l’univers dans les prochains tomes. C’est une bonne lecture pour s’aérer la tête et passer le temps, si vous avez l’occasion, lisez-le.


Comme on vous le disait hier avec notre première édition de C’est Lundi, vous allez pouvoir remporter un exemplaire du dernier tome de la saga Elric de Michael Moorcock. Bon, c’est pas comme si toute la blogosphère vous permettait pas de le faire déjà, mais on sait jamais, ça peut toujours augmenter vos chances. Comme il n’y a pas de règlement scellé sous huissier et tout le tralala, ce n’est pas un concours à proprement parlé, sans quoi nous serions hors-la-loi. Et nous, on aime pas ça, être hors-la-loi. Sauf quand on joue à Red Dead Redemption. Mais là n’est pas le sujet.

Elric: Les Buveurs d'Âmes

Elric: Les Buveurs d’Âmes est un romain conjointement écrit par Michael  Moorcock et Fabrice Colin, il se place dans la chronologie de l’épopée du Prince Dragon sans pour autant nécessiter d’avoir lu les autres tomes. Ça tombe bien, puisque je suis entrain de le lire mais que je n’ai jamais fini le premier tome de la série ! Je suis trop peu avancé pour vous dire si le roman est bon, à peine vingt pages de lues, mais je peux au moins vous dire qu’il est bien écrit: la lecture est facile, et on ne se sent pas perdu, même sans connaître la mythologie du monde du prince.

Bon ok, c’est bien beau tout ça, mais que faut il faire pour remporter cet exemplaire des Buveurs d’Âmes ? Et bien, il vous suffit de répondre correctement à ces quelques questions par commentaire:

  • De quelle couleur sont les yeux d’Elric ?
    • Bleu
    • Noir
    • Rouge
  • Quel livre de Michael Moorcock avons nous déjà chroniqué ?
    • Elric des dragons
    • Gloriana ou la reine inassouvie
    • Elric: les Buveurs d’Âmes
  • Lequel de ces illustrateurs est derrière la couverture des Buveurs d’Âmes ?
    • Alain Brion
    • Vincent Madras
    • Brom
  • Vous pouvez augmenter vos chances de gagner de la manière suivante :
    • Si vous êtes fans sur facebook : +1 chance
    • Si vous tweetez l’article: +1 chance
    • Si vous parlez de l’article sur votre blog : +1 chance

Elric: Les Buveurs d'ÂmesVous avez jusqu’au 31 Mai 2011 pour participer, n’oubliez pas d’utiliser une adresse e-mail valide, pour que nous puissions vous contacter afin d’obtenir votre adresse postale. Les participations sont réservées aux personnes vivant en France ou en Belgique.

A noter, les commentaires ne seront pas validés tout de suite, pour empêcher les gens de copier vos réponses .  Si vous êtes le grand gagnant, vous aurez sept jours pour répondre à notre mail en nous fournissant votre adresse postale, sans quoi nous referons un tirage au sort. Les informations récoltées ne seront pas utilisées par if is Dead ni transmises. L’adresse postale du (de la) gagnant(e) sera transmise à la société Supergazole, chargée de la campagne marketing autour du livre, afin que l’envoi puisse avoir lieu. Le tirage sera fait au sort.


C’est Lundi, que lisez-vous ? #1

Serafina dans Actualités, Livres le 23 mai 2011, avec 6 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Comme on est presque aussi asociaux sur le net que dans la vrai vie, on n’avait jamais participé à l’expérience jusqu’à présent. Mais bon, on est aussi des oufs dans nos têtes. Donc on a décidé de faire des efforts et de participer nous aussi à cette mouvance. Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

J’ai fini hier ma lecture d’un roman des éditions J’ai Lu, Le Shogun de l’Ombre de Jérôme Noirez. C’était une lecture tout aussi bonne que ma première rencontre avec l’auteur, Le Chemin des Ombres. Mais cette fois, le Fantastique se mêle à des intrigues plus policières, dans le Japon Féodale.

Elric: Les buveurs d'âmes de Moorcock et ColinDu coup, j’ai entamé la lecture d’un second livre, un nouveau tome de la saga Elric. Son éditeur tente actuellement de le placer au sein d’une sorte de buzz, à renfort de service presse et de concours. Vous pourrez d’ailleurs en remporter un exemplaire dès demain sur if is Dead, si tout se passe bien. Les buveurs d’âmes est un roman conjointement écrit par Michael Moorcock et Fabrice Colin, qui se situe en plein dans l’épopée du prince dragon, mais qui ne nécessite pas d’avoir lu les tomes précédents. Ça tombe bien puisque ce n’est pas mon cas. Pour le moment, vu que je n’ai lu qu’une vingtaine de pages, rien à signaler. Le style se lit bien, à voir pour la suite.

Serafina

Le Donjon Rouge, Trône de Fer Tome 2, George R.R. MartinPuisque je suis connue pour avoir diverses personnalités, je n’ai rien trouvé de mieux que de lire deux livres en parallèles. Tout d’abord, je lis le deuxième tome du Trône de Fer, Le Donjon Rouge.C’est en fait la deuxième partie du tome 1 en VO. Je le lis histoire de ne pas voir la série sans avoir préalablement relu le livre. J’en suis à la page 200 sur 500 et j’aurais sans doute terminé à la fin de la semaine. Il n’y a rien à dire, Le Trône de Fer de George R.R. Martin, c’est juste génial.

En parallèle je lis La Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne aux éditions Lokomodo, roman que j’ai choisi car l’auteur avait l’air sympa sur les photos promos (…). Le roman s’avère être du Fantastique très mordant sur notre société, avec de belles touches Pratchettiennes. J’en suis à la page 140 sur 250, et là encore je prévois de le finir dans la semaine.

illman

L'Ennemi dans l'Ombre Tome 2, de David WeberJe suis en ce moment sur le Tome 2 de L’Ennemi dans l’Ombre de David Weber. A l’ouest rien de nouveau, c’est toujours de la Hard SF, aussi douloureux pour moi que pour le premier tome.

Autant vous dire que je ne suis pas prêt de l’avoir fini celui-là étant donné que je n’en suis qu’à un cinquième du bouquin au bout de deux semaines. Je ne dis pas que c’est mauvais, ça me rase et j’ai peu d’espoir de sortir de cet état de fait…

Hop hop, et vous, que lisez-vous ? Bon ok, il y a de fortes chances que nous ne retentions jamais l’expérience, mais, on sait jamais !