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C’est Lundi, que lisez vous ? #10

Serafina dans Actualités, Livres le 25 juillet 2011, avec 13 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Chargée cette fois encore, d’ailleurs.

dabYo

Palimpseste de Charles StrossLa semaine a débuté avec la lecture de la fin de Palimpseste de Charles Stross, ce roman de Science-Fiction publié par J’ai Lu dans sa collection Nouveaux Millénaires. Comme je le redoutais, le bouquin a continué de me balancer mots scientifiques sur mots scientifiques, sans réel lien, matière entre eux. Et comme je m’en doutais, je dois avouer que je n’ai pas compris grand chose. Si ce n’est que cela me semble être une jolie imposture. Quiconque a un minimum de connaissance sait qu’un octet ne fait pas 6 bit. Alors écrire, noir sur blanc, que 6 x 1025 bit = 1025 octet, et être scientifiquement crédible, ce n’est pas possible. Ironiquement, le livre m’a plu.

Je n’ai pas continué A Dance with Dragons, par contre, j’ai bien entamé le dernier Thriller Fantastique de Sire Cédric: Le Jeu de l’Ombre. Il y a quelques années maintenant, avant l’arrivée de l’auteur chez Le Pré aux Clercs, j’avais beaucoup apprécié son recueil Déchirures. J’étais donc ravi de retrouver l’auteur, bien qu’il ait quitté le Splatterpunk pour un genre un peu plus mainstream. On retrouve cependant de nombreux ingrédients qui m’avaient conquis, et au bout de 100 pages, tout est en place pour donner envie de connaître la suite. J’ai hâte.

Et enfin, j’ai commencé à lire la suite de Locke & Key. Si vous ne connaissez pas, vous pouvez aller jeter un œil à ma chronique de Bienvenue à Lovecraft.

illman

J’ai fini de lire Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky, je ne peux m’empêcher d’être un poil déçu, le roman étant en deçà de la claque qu’était Metro 2033.

J’ai enchainé avec l’étude de Greg Graffin, Evolution and Religion. Il ne me reste plus qu’à lire les transcripts des interviews dans les annexes. C’est intéressant mais peut être un poil trop complexe pour moi.

Serafina

Pour ma part, j’ai terminé les trois livres entamés la semaine dernière : Les Mystères de Harper Connelly, Vampire Kisses et l’étude sur le Black Metal Satanique. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les trois livre en question mais on en reparlera.

La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Béatrice BottetJ’ai donc enchainé avec La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Beatrice Bottet, un roman français se déroulant entre le Paris du XIXème siècle et la ruée vers l’or publié aux éditions du Matagot. Pour le moment, j’adore, autant pour la reconstitution historique que pour le rythme agréable du roman. J’en suis à la page 120 sur 500.

Dans un tout autre registre, à l’opposée même, j’ai commencé Soleil Noir, une étude de Nicholas Goodrick-Clarke traduite et publiée aux éditions Camion Noir, sur l’expansion du mouvement néo-nazi en occident, ainsi que les croyances plus ou moins occultes des-dit courants. L’étude est extrêmement intéressante, il est cependant bien triste que cette lecture ait fait un regrettable écho avec l’actualité.

J’espère donc terminer ces deux romans dans la semaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Puits de l’Ascension est le second tome de la série Fils-des-Brumes de Brandon Sanderson, dont j’avais chroniqué le premier volume, L’Empire Ultime. J’avais tout bonnement adoré le premier volet de cette trilogie publiée par Orbit, envouté par son univers, son rythme et son histoire haletante. La grande interrogation que l’on est à même de se poser maintenant est Est ce que la suite est du même niveau ? Direction un mini synopsis pas trop spoilant.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon Sanderson

La chute du Seigneur maître a disloqué son empire et les différents rois des dominats marchent sur l’ancienne capitale impériale avec leurs armées, Luthadel. Vin, la fille des brumes entrainée par le survivant Kelsier se tient au coté de son roi et amour, Elend Venture sur les remparts de la cité. Elend l’idéaliste va devoir faire face à ces armées qui l’assiègent, à sa compagne assez instable et à toute sorte d’intrigues pour garder son trône et continuer à régner selon ses convictions.

L’intrigue de ce roman est extrêmement bien ficelée, Brandon Sanderson avait en effet prévu des petits détails dans l’Empire Ultime qui prennent ici toute leur ampleur. De même l’auteur laisse certaines situations s’éteindre pour mieux les raviver plus tard, gardant ainsi une cohérence sans ficelles scénaristiques qui sortent de nulle part. J’ai aimé la manière dont l’histoire se déroule et reste toujours cohérente, mais surtout, les clichés qui peuvent parfois ébranler certains personnages ne sont absolument pas présents dans l’histoire. Pour moi là, c’est du vrai matos original et pas une énième resucée d’un petit bout du Seigneur des Anneaux, même si des fois on s’en approche dangereusement.

Au long du roman, il y a une bonne quinzaine de personnages majeurs, tous suffisamment développé pour qu’ils ne semblent pas accessoires au lecteur. Leurs comportements évoluent naturellement au cours de ces deux volumes. Le personnage représentant le plus ce que je viens de dire est Elend dont on va suivre l’apprentissage de la royauté, suivant la doctrine nécessité fait loi. J’ai trouvé que c’était très bien mis en valeur dans le récit, dégageant par là même occasion une aura de fatalisme. La relation entre Vin et Elend prend aussi une place assez importante dans l’histoire, l’auteur évite de tomber dans le nunuche et je le remercie de nous éviter d’inutiles scènes de coucherie. Un autre personnage que j’aime particulièrement est Brise, il est fin psychologue et essaye toujours de masquer ses sentiments en jouant un rôle en permanence, un personnage pas évident à cerner de premier abord, mais qui apportent encore plus d’intérêt dans les scènes où il intervient.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon Sanderson

Pour la thématique, c’est en grande partie l’utopisme et l’idéalisme se heurtant de manière brutale à la réalité, la naïveté d’Elend qui d’évanouie au fur et à mesure des épreuves, faisant aussi office d’un passage vers la maturité. D’ailleurs bien que Vin soit l’héroïne de l’histoire, Elend en devient rapidement le point central pour quasiment poser ses fesses sur la place de personnage principal à la toute fin. Et m’est avis que son importance va encore grandir et ce n’est pas forcément plus mal, Elend étant celui auquel le lecteur peut s’identifier le plus facilement.

Le rythme est haletant, sans réel temps mort. C’est très accrocheur, j’ai dévoré les 400 dernières pages d’une traite. L’auteur décrit des combats d’une rare intensité, dynamisés par l’usage de l’allomancie et de la ferrochimie. Ils sont particulièrement clairs et sont facilement compréhensibles. Et même s’ils sont plutôt nombreux, je ne me lasse pas d’imaginer le ballet aérien sanglant d’un duel de Fils-des-Brumes. L’auteur continue de développer sa trouvaille de magie dans ce tome, il pousse encore plus loin l’allomancie, l’art de bruler des métaux pour en extirper leur capacité, et la ferrochimie, l’art d’emmagasiner des attributs dans les métaux, et leur donne une place de choix dans son intrigue. Le tout donne un rendu quasi cinématographique, on en viendrait presque à rêver une adaptation pour le 7ème art.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon SandersonLes éditions Orbit nous gratifient d’une édition d’excellente facture et agréable à prendre en main malgré la taille du bouquin qui compte quand même plus de 700 pages. La couverture de Chris McGrath est tout aussi superbe que pour le tome précédent, un régal dans ma bibliothèque. A noter aussi, la carte des dominats et de Luthadel en début de volume, ainsi qu’un court résumé de deux pages du volume précédent, totalement bienvenus. D’ailleurs, je trouve que même si les tomes se suivent, les lire de manière indépendante ne devrait pas poser trop de souci, les références au premier tome étant plutôt bien expliquées. Bien que je le déconseille.

Le Puits de l’Ascension est tout simplement un excellent roman de Fantasy dans la plus pur lignée du premier, mais avec une couche de vernis solide comme du roc. Sans doute une de mes meilleurs lectures d’Heroic-Fantasy de ces derniers temps pour moi.  Et hop, dans la sélection illman 2011 et je vous laisse, le tome 3 me susurre des mots doux à l’oreille.


Bienvenue à Lovecraft est le titre du premier tome de Locke & Key, un comic avec des soupçons de Fantastique et d’Horreur. On retrouve derrière cette série Joe Hill au scénario, surtout connu pour être le fils de Stephen King, et au dessin Gabriel Rodriguez. Sorti en 2008, il vient tout juste d’être traduit et édité en France par Milady Graphics, il faisait d’ailleurs partie de leurs premières sorties. Si le titre accroche tout de suite, c’est sans aucun doute parce qu’il fait référence à H.P. Lovecraft. Alors, référence justifiée ou coup marketing ? Synopis.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et Rodriguez

La famille de Tyler vivait une vie plus ou moins normale jusqu’au jour où un élève suivi par son père en tant que conseiller d’orientation ne décide de venir les assassiner. Heureusement, le jeune garçon de la famille arrive à mettre le psychopathe K.O., sans avoir pour autant la chance de sauver leur père. Choqués par l’évènement, la famille décide de quitter leur maison pour aller s’installer dans la maison familiale, isolée sur une île: Lovecraft.

Vous l’aurez donc compris avec ce synopsis, le mot Lovecraft est ici utilisé pour designer un lieu, une île et sa battisse. D’où le titre donc, Bienvenue à Lovecraft. Mais il est aussi évident que ce choix n’est pas anodin, et est une façon d’attirer le chaland, amateur du Fantastique que nous proposait H.P. Lovecraft. C’est plus ou moins comme cela que j’en suis venu à m’intéresser à Locke & Key, le fait qu’elle soit scénarisée par Joe Hill ayant bien entendu aider.

Et cette ambiance proche de celles de l’auteur culte du genre est vraiment présente, et ce très rapidement. Les premières pages mettent directement le ton, avec une impression rapide que quelque chose va mal se passer. La narration y contribue d’ailleurs, avec une chronologie alternant plusieurs temps. Celui d’après un certain évènement, ainsi que juste avant, rendant les premières pages certes assez confuses à lire, mais aussi très prenantes. Si ce début semble être malsain mais aussi très terre à terre, on va très vite s’apercevoir que Locke & Key est une série qui use des ficelles habituelles du Fantastique cher à Lovecraft: des natures démoniaques, inconnues de nos héros, qui se manifestent mais pas assez clairement pour qu’ils y croient vraiment, avançant lentement entre réalité et folie.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et Rodriguez

Si ce premier tome est uniquement introductif, il le fait plutôt bien. Déjà, comme je le disais, l’ambiance posée est plutôt réussie, malsaine, mais toutes les ficelles qui vont être utilisées pour l’avancée du scénario sont elles aussi judicieusement placées. J’attends de voir la suite, mais le principe de clefs et de portes est plutôt bien trouvé. De même, la mise en place d’une situation où un jeune personnage est le seul à être « au courant » est très réussie, ce qui va sans aucun doute amener à une sorte de descente aux enfers incontrôlée de nos héros, ces derniers n’ayant pas le souhait d’écouter une personne jugée « faible » psychologiquement. Que du bon en somme, avec un mélange qui garantie de la tension à chaque page tournée.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et RodriguezLe dessin de Gabriel Rodriguez est plutôt bon. Je n’ai pas vu grand chose à lui reprocher, même si il faut avouer qu’il ne va ni se démarquer par sa qualité, ni par son originalité. Le côté le plus réussi est sans nul doute les décors, mais je pense qu’on le doit avant tout au travail du coloriste, Jay Fotos. Les personnages sont corrects, leur design est somme toute banale, mais ça n’est pas là l’intérêt. De même, leur personnalité par exemples sont généralement très peu poussée. Seul un petit bonhomme sort du lot. On peut cependant souligner le fait qu’une fois le coup de la narration par flashback prise, on suit facilement l’histoire, y découvrant par la même des petits détails qui valent le détour. La découpe des cases est aisée à suivre, les scènes d’action aussi.

Au final, Bienvenue à Lovecraft est un comic plutôt très sympathique à lire, qui vous fera passer un bon moment. Je ne regrette pas d’avoir commencé la série Locke & Key, et je dois avouer que j’ai plutôt hâte de voir ce que Joe Hill a pu nous préparer. Les comics qui mêlent habilement le Fantastique et l’Horreur ne sont pas si courant en France, il serait bête de passer à côté.


Deus in Machina de John Scalzi

Serafina dans Critiques, Livres le 19 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Deus in Machina est un court roman de 140 pages, on pourrait même dire une novella, de John Scalzi sorti en 2009 dans la langue de Shakespeare et publié en 2011 aux éditions l’Atalante avec une traduction signée Mikael Cabon. Il s’agit d’un roman totalement indépendant de son autre série , Le vieil Homme et la Guerre. Malgré une couverture de Vincent Chong qui me rebutais plutôt, j’ai eu envie de le lire car cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman de Science Fiction. Synopsis ?

Deus in Machina de John Scalzi

Les Dieux existent. Ils étaient plusieurs, se sont battus, et un a gagné. Les autres ont été réduits en esclavage. Les dieux sont les moteurs des vaisseaux spatiaux traversant les galaxies. La science n’existe plus, la foi domine le monde. On suit Ean, le commandant du Vertueux, dont le dieu est fourbe et vicieux.

En réalité le postulat de base, ces dieux vaincus et l’omniprésence de la foi, n’est pas aisé à saisir en premier lieu. En effet, comme dans la plupart des novella, on est propulsé au milieu de l’action, sans présentation du monde, c’est à nous de recoller les différents morceaux pour avoir une idée un tant soit peu correcte de l’état du monde. J’ai trouvé le monde assez original, ces dieux vaincus qui ont remplacés les machines, c’est quelque chose qu’on ne rencontre pas souvent, et qui pouvait amener à de nombreux points intéressants.

Le style ne m’a pas foncièrement marqué de John Scalzi, il n’a rien de réellement notable, mais a le mérite d’être clair. Je ne sais si c’est du fait de la traduction de Mikael Cabon, mais c’est très direct voir parfois un peu haché. Sans que j’ai trouvé cela particulièrement dérangeant pour autant. Du fait du format très court, forcément les personnages sont assez peu nombreux et pas forcément très développés. Cependant, l’univers mis en place par l’auteur prend très vite corps, et il est assez facile de se plonger dedans. On est face à un univers ultra-religieux mais qui sur certains points n’est pas sans rappeler Firefly, notamment par le personnage du Corbeau, qui m’a fait penser à la prostituée de la série de Joss Whedon, le tout mélangé à du Hyperion de Dan Simons. J’ai trouvé l’univers facile à imaginer et facile à intégrer, malgré le flou entourant la foi pendant les premiers chapitres. Le problème c’est que l’intrigue est du coup assez télescopée, format très court oblige, et on a l’impression que cela se passe très vite.

Deus in Machina de John ScalziComme tout bon roman de Science-Fiction voire Anticipation qui se respecte, Deus in Machina est une critique de la société, et veut nous faire réfléchir. Le problème c’est évidemment que lorsqu’on est face à un monde aussi religieux, la critique va forcément porter sur la religion. Et dans le cas présent, à mon avis, la morale est beaucoup trop manichéenne et basiquement « anti-religieuse ». Ce manichéisme m’a beaucoup déplu et déçu. Je pense qu’un sujet comme la religion est de toute manière très difficile à traiter de manière correcte en 140 page. Dans le genre, mieux vaut un Dune, mais on est évidement pas dans la même catégorie de bouquins.

En somme, Deus in Machina de John Scalzi partait d’un bon postulat, avec un très bon monde, mais le format est bien trop court pour un sujet d’une telle ampleur, et on a plutôt l’impression d’être face à un pétard mouillé. Dommage. Cependant, au vu de l’imagination et du monde très crédible, nul doute que je relirais des romans de cet auteur si l’occasion se présente.


C’est Lundi, que lisez vous ? #9

Serafina dans Actualités, Livres le 18 juillet 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Chargée celle ci, d’ailleurs.

dabYo

Cette semaine aura été un peu particulière, car j’ai fait ce que je me retiens toujours de faire: lire deux livres en parallèle. La semaine a d’abord commencé avec Palimpseste de Charles Stross. Il s’agit d’un roman orienté jeunesse de Science Fiction tout juste publié par J’ai Lu dans sa collection Nouveaux Millénaires. Il a remporté le Prix Hugo 2010, mais je dois avouer qu’il me laisse perplexe. Balancer des mots scientifiques à tout va ne rend pas un bouquin crédible pour autant, et c’est pourtant ce qu’il se passe ici. L’histoire est très intéressante, mais je n’arrive pas à entrer dans le livre. Pourtant j’en ai déjà lu la moitié. A voir avec la suite.

A Dance With Dragons de George R.R. MartinEt, vous vous en doutez bien, faible que je suis, j’ai fini par me procurer A Dance With Dragons de George R.R. Martin. Il s’agit donc bel et bien de la suite du Trône de Fer, en version originale cette fois. Le livre est sublime, vraiment, et il ne rougira pas d’une comparaison avec les éditions adultes de Harry Potter. Je n’ai lu que le prologue et le premier chapitre, mais c’est vraiment bon de repartir sur les terres de Westeros. L’anglais utilisé par Martin n’est pas trop compliqué, et malgré mon manque de lecture en version originale, j’arrive pour le moment bien à suivre l’action. Donc si vous êtes assez à l’aise avec l’anglais mais hésitez à sauter le pas, ça ne vous posera pas de problème. Sinon, je devrai refaire un point sur la sortie du tome 13 du Trône de Fer en France dans les jours à venir.

On fini avec deux ouvrages dessinés, d’abord le tome 1 du comic Locke & Key, très sympathique, et la BD franco-belge Lord of Burger, un poil plus classique mais tout aussi sympathique. J’en reparlerai bientôt en chronique.

illman

Le Héros des Siècles, Fils-de-Brume, de Brandon SandersonJ’ai terminé la trilogie de Sanderson, Fils-des-Brumes, avec le Héros des siècles. Un tome excellent mais qui part un petit peu dans la surenchère de pouvoir et de dieux à mon humble avis, il n’en demeure pas moins un must have à mes yeux.

J’ai commencé à lire le tome 3 du Donjon de Naheulbeuk: Le conseil de Suak. C’est sympa, un peu drôle et puis bon ça fait dix ans que je suis les pérégrinations de ces personnages, à force on s’attache. Une fois que j’aurai fini ça, je pourrais m’atteler à Metro 2034. J’ai eu aussi pas mal de manga et de comics à mon anniversaire, si j’ai le courage j’en ferai bien des articles pour iiD.

Serafina

Je suis une mauvaise élève. Comme je vous le disais la semaine dernière j’ai commencé le tome 2 des Mystères de Harper Connelly Pièges d’Outre-Tombes de Charlaine Harris. Il me reste 25 pages avant de le finir. Le roman est clairement à la hauteur du premier et confirme la qualité de la série. C’est une petite enquête policière, sans atermoiement, sans trop de romance, c’est simple et efficace. Bref je vous recommande cette série, meme si vous n’avez pas aimé son autre série de Bit Lit, La Communauté du Sud.

vampire kisses 2 par Ellen Shreiber Mais voilà, je n’ai pas su résister et j’ai entamé en parallèle Kissing Coffins, le tome 2 de Vampire Kisses. Renommé en Cercueil Blues pour la VF pour une raison que j’ignore, il vient de sortir aux éditions Castelmore, le label jeunesse de Bragelonne. Je l’avais déjà commencé en anglais mais comme j’adore la série, j’ai succombé. C’est toujours un plaisir de retrouver Raven et sa bonne humeur. Seul bémol, je trouve la traduction française assez moyenne sur de nombreuses expressions. Il me reste 50 pages, et on en reparlera donc bientôt. Si vous ne connaissez pas, je vous invite à lire ma chronique du premier tome de Vampire Kisses.

Et ensuite, je suis tombée sur une Fnac qui vendait des bouquins de chez Camion Noir, un éditeur que j’adore, j’ai donc acheté Le Black Metal Satanique : les seigneurs du chaos, que j’ai entamé dans la foulée. Ce n’est pas un roman de Fantasy, mais bel et bien une étude du milieu du Black Metal en Norvège et de ses origines, de son histoire. J’en suis à la moitié et c’est vraiment passionnant si vous vous intéressez à cette musique ou à ce milieu. Là aussi on en reparlera.

Cette semaine, j’espère bien finir tous ces livres entamés !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Autour de Londres de Lydie Blaizot

Serafina dans Critiques, Livres le 15 juillet 2011, avec 2 commentaires
Critiques

J’avais découvert Lydie Blaizot l’année dernière avec son roman La Maison de Londres sorti aux éditions du Petit Caveau. Un roman de Fantastique avec des vampires qui m’avait fort plu. Je m’attendais à ce que ce second titre, Autour de Londres, soit une suite directe du roman, mais en fait non. Il s’agit ici d’un recueil de nouvelles qui se déroule dans le même univers, certaines reprenant les mêmes personnages que le premier roman, parfois personnages principaux ou non. De ce fait il n’y aura pas de synopsis.

Autour de Londres de Lydie Blaizot

Bien que les nouvelles ne soient pas des suites directes, et se passent même souvent avant le roman paru l’année dernière, il me semble nécessaire d’avoir lu La Maison de Londres avant de commencer cet ouvrage. En effet, on risque sinon d’être un peu perdu au niveau du fonctionnement des vampires dans cet univers, la Maison de Londres, ou les Trois Mousquetaires ne sont pas réellement ré-expliqués. Ce n’est pas une condition obligatoire, mais je pense que c’est mieux pour tout comprendre.

On retrouve donc avec ce recueil le style très agréable de Lydie Blaizot. Celui ci est fluide, les descriptions passent bien et les actions sont bien rendues. Elle décrit à merveille le Londres  (et ses alentours) de  la fin du XIXème siècle, et vous vous en doutez, j’adore cette époque. En réalité, la progression est chronologique au cours des huit nouvelles, la première se déroulant en 1795 pour s’achever avec la dernière en 1895. Près d’un siècle de vampires, avec évidemment des personnages récurrents.

Les nouvelles font chacune quelques dizaines de pages, des longueurs que j’ai trouvé idéales, pas trop courtes pour ne pas trop condenser l’histoire sans être trop longues. On retrouve avec plaisir les personnages du premier roman mais aussi quelques nouveaux qui sont aussi plutôt bien décrits, et il est aisé de s’attacher à eux. Les héros des nouvelles, généralement vampires, sont assez variés, de la femme un peu bébête au vampire machiavélique.

Autour de Londres répond à un certain nombre d’interrogations qu’on pouvait avoir suite au premier opus : comment Jedediah est-il devenu Chef de la Maison de Londres, comment les 3 mousquetaires ont-ils été amenés à travailler ensemble, etc. Ça ne donne que plus de reliefs aux héros déjà appréciés dans le précédent roman.

Autour de Londres de Lydie BlaizotSi je suis généralement plutôt contente de la qualité des romans, en tant que livres, des éditions du Petit Caveau, je dois dire que j’ai été assez déçue. D’abord de la couverture, que je trouve un peu simpliste, mais surtout des dessins à l’intérieur.

En effet, il y ‘a un certain nombre de dessins entre les pages, qui représentent chacun des personnages. Si l’idée est bonne, le problème viendrait plutôt du niveau des dessins, ce dernier est quand même très discutable et donne un coté un peu amateur au bouquin. C’est dommage. Avec l’absence d’éléments explicatifs cités ci-dessus, ce seront quasiment les seuls reproches que je ferais au bouquin.

Car Lydie Blaizot utilise habilement le format des nouvelles pour étoffer son mythe vampirique, nous en présentant diverses facettes. C’est aussi l’occasion de creuser les personnages et scènes déjà entraperçues dans le roman La Maison de Londres. Nul doute que l’auteur a là matière à faire une série de livres sur ce thème. Je ne sais pas si c’est au programme mais je l’espère. En tout cas, si vous avez aimé La Maison de Londres, ne passez surtout pas à coté de ce recueil ! Et si vous n’êtes pas encore entré dans cet univers, je vous invite à le faire.


La Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne

Serafina dans Critiques, Livres le 13 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

La Tour des Illusions est un roman français, paru pour la première fois en 2008 aux éditions l’Atelier de Presse et édité en Janvier 2011 par les éditions Lokomodo au format poche. C’était là le premier roman de Anthelme Hauchecorne, qui va mêler Fantastique et Science Fiction. Je dois avouer que j’ai choisi le livre un peu par hasard, l’auteur avait sympathique sur sa photo de présentation et Terry Pratchett était cité dans les influences. Serait-ce un bon choix ? Synopsis.

La Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne

Myriam fuit son mari, violent, et trouve refuge avec sa fille dans un squat de SDFs. Parmi les démunis se trouve Justin. Justin qui a l’air bien bourru mais qui parfois laisse entrevoir un coté très cultivé. Nul doute qu’il cache quelque chose de pas très net. Pendant ce temps, à la campagne, un milliardaire excentrique semble mener des expériences douteuses et sans le moindre contrôle. Et si tout était lié ?

Il faut dire que la couverture de Mathieu Coudray n’était pas spécialement ce qui m’attirait le plus, mais avec seulement 250 pages écrites assez grosses, je me disais « pourquoi pas ». Et finalement, ce roman sera l’un des grosses claques de ce premier semestre. Je n’en attendais pas bien grand chose, et j’ai été épatée. Tout d’abord le style d’Anthelme Hauchecorne qui est extrêmement fluide, l’auteur manie très bien la langue française. Les références Pratchettienes ne sont pas usurpée, car on sent clairement l’influence que cela soit dans les tournures parfois alambiquées des phrases ou les fameuses notes en bas de page. Et évidemment l’humour pince sans rire, so british.

L’auteur français est cependant bien plus direct et emploi fréquemment de l’argot. Il a donc une sorte de double facette : l’élégance Pratchettienne et la gouaille qui, au final, va très bien aux personnages. Là où Pratchett fait surtout des ouvrages légers, celui ci sait être glauque et dépeindre des scènes d’horreur absolues qui n’auraient pas dépareillé dans un roman de Splatterpunk ! On a l’impression de jongler entre deux genres totalement opposés, le roman d’humour et le roman d’horreur. Ce n’est pas le genre d’acrobaties faciles à mener, pourtant Anthelme Hauchecorne y arrive haut la main et avec une fluidité impressionnante.

La Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne

Une des autres forces du roman, ce sont les personnages. La plus grosse partie de La Tour des Illusions est une plongée au sein du milieu SDF. Les personnages sont tous très bien rendus sans tomber dans la caricature. Cela m’a un peu fait penser au roman de Yasmina Khadra que j’avais lu : l’Olympe des infortunes. Sauf que là, il y a un peu moins de poésie et plus de Fantastique. Du coup, au vu du milieu, il fallait s’y attendre, c’est aussi un roman engagé. On trouvera des citations de groupes punks voir anarchiques, mais cela s’intègre au final plutôt bien à l’histoire et les idées véhiculées (et partagées ou non par l’auteur, je n’en sais rien) ne sont pas un handicap à la lecture si on ne les partage pas.

La Tour des Illusions de Anthelme HauchecorneLe roman mélange volontiers les genres et si il est étiqueté Fantastique voir SF, il est aussi très proche du Thriller, dans l’horreur ou de la littérature populaire dans ce qu’elle a de plus basique et de plus dénonciatrice. Du coup le roman est lisible je pense par tous, même si vous n’êtes pas forcément fan de fantastique. Le scénario dans l’ensemble se tient plutôt bien, mais on ne peut pas dire qu’il ne tombe pas parfois dans la facilité ou la coïncidence un peu trop grosse.

Malgré cela, le style excellent et la fluidité de la narration fait que ses ficelles passent toutes seules. Bref, La Tour des Illusions est un roman de Fantastique que je vous conseille grandement, surtout si vous appréciez l’humour Pratchettien et que le coté engagé ne vous gène pas. Anthelme Hauchecorne est clairement un auteur que je suivrais assidument !


A l’occasion de la sortie de la série télévisée Game of Thrones, j’ai décidé de relire le premier tome de la série de George R. R. Martin. Et pour fêter la sortie du cinquième tome outre Atlantique que nous attendons depuis des mois, quoi de mieux qu’en publier la chronique ? Ce premier tome a été en France découpé en deux sous les titres Le Trône de Fer et Le Donjon Rouge, puis réunifié lors de la sortie des éditions intégrales par J’ai Lu avec une superbe illustration de Marc Simonetti. Il est sorti en 1996 aux États-Unis et la première et seule traduction française date de 1998, elle est réalisée par Jean Sola. Pour les quelques perdu du fond, synopsis ?

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 1, de George R. R. Martin

Le continent de Westeros a été unifié sous un seul roi, et actuellement c’est Robert Baratheon qui siège sur le Trône de Fer. Lorsque sa Main, sorte de premier ministre, meurt  il décide de faire appel à son ancien compagnon d’arme Lord Eddard Stark de Winterfell pour prendre la succession. Eddard doit donc quitter le nord, aller à la cour avec une partie de sa maison. Là-bas l’attendent luttes de pouvoirs, petits secrets et autres fourberies. Surtout que d’autres complots viennent de par delà les océans.

Faire le synopsis de ce premier tome, et de la série en général est incroyablement difficile et surtout incroyablement complexe. Le Trône de Fer est une série où chaque chapitre est narré du point de vue d’un des protagonistes, et des protagonistes il y en a beaucoup. On en suit plus d’une dizaine, dispersés aux quatre coins de Westeros mais aussi au delà des océans qui l’entourent. Cela peut faire peur, mais en réalité c’est une des grandes forces de ce roman.

Les personnages, très différents, permettant à chacun de trouver son préféré : on a le noble et droit Eddard, les saligauds sans foi ni loi, les jeunes filles innocentes, le bâtard paumé, bref, il y en a pour tous les goûts. Et comme tous ne sont pas intéressants en même temps, le fait que les passages « ennuyeux » ou lents soient intercalés avec des passages passionnants permettent de ne pas s’ennuyer à la lecture. C’est aussi une manière de rendre la lecture addictive, vu que chaque chapitre ou presque se termine par un cliffhanger qui, au fur et à mesure du tome, de la découverte de nouveaux éléments via d’autres personnages, devient de plus en plus insoutenable et nous force à avancer pour connaître la suite.

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 1, de George R. R. Martin

Sortie de Game Of Thrones oblige, J'ai Lu a commencé à remplacer la superbe illustration de Marc Simonetti par des images tirées de la série... Sad.

Évidemment, à la première lecture, il n’est pas aisé de retenir qui est avec qui et autres liens entre les personnages. Je dois dire que j’avais loupé certaines informations lors de m première lecture. Heureusement on prend vite le pli et une fois assimilées les maisons et leurs liens, la lecture devient très fluide. Ce premier tome est assez long, 800 pages en intégral je crois, ce qui fait que ce n’est pas juste un tome de présentation et de placement des pions. Les 200 premières pages maximum le sont, mais c’est tout, après on rentre réellement dans l’histoire.

Et cette histoire est loin d’être simple ou manichéenne. George R. R. Martin présente là une histoire très réaliste et très nuancée, qui n’est pas sans faire penser à la saga des Rois Maudits de Maurice Druon, sauf que l’on est dans de la Fantasy. Enfin, pour ce premier tome, la magie est assez peu présente et à part pour les saisons qui durent des années, on pourrait très bien être dans un univers médiéval fictif. Le roman est donc accessible aussi aux personnes pas vraiment fanes du genre.

Cet aspect médiéval est très fortement renforcé par la traduction de Jean Sola. Le style original de George R.R. Martin est décrit comme assez sobre, voir simple, alors que la version française use (et abuse) de termes désuets ou de tournures de phrases vieillottes. Je sais que cette traduction divise les fans du Trône de Fer en France. Voir même rebute certains lecteurs, même dans nos rangs. Mais personnellement je l’aime énormément. Il est vrai que certaines traductions sont maladroites, que certaines phrases sont parfois incompréhensibles, mais malgré tout je trouve que le style désuet est une des forces du roman. C’est un argument de plus qui démarque Le Trône de Fer du reste de la Fantasy. Certains le verrons comme une trahison envers l’auteur, pas nous.

Le Trône de Fer Tome 1 de George R.R. Martin par Oliver Frot

La série des tomes individuels chez J'ai Lu été illustrée par Oliver Frot. Ici le premier tome.

Ce premier tome alterne les ambiances, un peu d’humour, du drame, de l’épique, je pense que tous ceux qui aiment les grands romans, ceux qui vous font trembler pour vos héros et vous tiennent en haleine jusqu’au bout pourront se jeter sans crainte dessus. Si il apparait au départ plus comme un bon roman sans être le chef d’œuvre qu’il est pourtant, pour moi le réel tournant se déroule vers le dernier quart du roman, avec un événement absolument inattendu qui montre à quel point la série de Martin est différente de toutes les autres.

L’auteur n’a aucune complaisance et n’obéit à aucun des schémas prédéfinis qu’on pourrait attendre. Cet événement, que les gens qui ont lu devinent fort bien, est pour moi l’un des chocs littéraires les plus forts que j’ai pu lire… avec un autre moment, se déroulant dans la même série un peu plus tard. Une scène inattendue, surréaliste et tellement incroyable qu’on passe les chapitres suivant à ce dire « non, ce n’est pas possible ». Et pourtant si. Ce genre de claques, peu de romans savent les amener et les gérer de façon cohérente, grâce à des éléments amenés intelligemment dans les pages précédentes. Le Trône de Fer est de ceux là.

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 1, de George R. R. MartinEnfin, si la première lecture est une réelle découverte et une vraie claque, il faut bien le dire, la relecture est aussi jouissive que la première. On a beau connaitre les rebondissements, s’y préparer, on découvre de nouvelles choses et on comprend que certains événements qui se déroulent bien plus tard étaient déjà visibles à ce moment, juste là, sous notre nez.

Au final, il est bien difficile de faire une réelle chronique de ce premier tome du Trône de Fer. Je ne dirais qu’une chose, vous devez lire cette série, même si vous n’aimez pas trop la Fantasy, même si son style archaïque vous en détourne au début, et surtout si vous pensez avoir tout lu et vu dans le genre. Martin signe là un des chefs d’œuvre du genre, qui dépasse d’ailleurs les simples bornes de la Fantasy. D’autant que l’édition tant attendue des intégrales vous permet de bénéficier du découpage originel, bien mieux ficelé et beaucoup plus logique, et qu’avec la sortie prochaine du tome 13, le spectacle reprend pour notre plus grand plaisir.


C’est Lundi, que lisez vous ? #8

Serafina dans Actualités, Livres le 11 juillet 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Après deux semaines de Hellreport 2011, retour de la littérature sur if is Dead.

dabYo

Ça y est, j’ai enfin fini l’anthologie des éditions Mnémos pour les Imaginales, Victimes et Bourreaux. Faut dire que le retour du beau temps et des chaises pour lire au soleil a aidé. Au programme donc les trois dernières nouvelles du roman:

Victimes et BourreauxTout d’abord celle écrite par Lionel Davoust que je dois dire, j’attendais avec impatience. J’étais un des rares de l’équipe a n’avoir jamais rien lu de ses écrits, c’est désormais chose corrigée. Et je dois avouer que j’ai été plutôt charmé par la plume et l’histoire que nous offre sa nouvelle, Au-delà des murs. D’abord, parce que l’univers est intéressant, la narration aussi, l’univers et surtout l’approche de la thématique. Mais aussi et surtout parce qu’il réussit avec brio là où ses compères ont échoués: l’univers ne nous perd pas, les noms des personnages ne choquent pas, la narration est exceptionnellement claire, et la taille du texte bien choisie. Bref, je pense que c’est là ma nouvelle préférée du recueil.

Vient ensuite celle de Paul Beorn, intitulée Le Démon Mémoire. Il était difficile de passer après la précédente nouvelle, heureusement, celle ci est assez réussie. Si la nouvelle ne brille pas par son traitement du sujet, on assiste à une banale scène de torture, la narration des évènements concernés est plutôt bonne et intéressante. Une nouvelle rafraichissante en quelques sortes.

Et enfin, dernière nouvelle du roman, Mazbaleh de Xavier Mauméjean. Elle doit faire appel à des perceptions qui me sont inconnues, car elle m’a laissé complètement de marbre. Dommage, pour une fin de recueil.

illman

J’ai pas pu m’empêcher : direct après avoir fini de lire le second tome de Fils des Brumes de Brandon Sanderson, je me suis précipité en ville pour acheter le dernier tome de cette trilogie, j’en suis à un bon quart de l’histoire. Il y a un changement de ton, je trouve ça un peu en deçà des précédents pour l’instant. J’ai fini d’écrire la chronique du deuxième tome, ça ne devrait pas mettre trop longtemps à vous arriver sous les yeux.

J’ai aussi lu le premier volume du comics The Authority aux commandes de laquelle se trouve mon scénariste préféré, Warren Ellis. J’ai aussi un ou deux manga/manwha sous le coude, notamment Ares, excellent, et The Innocent, qui ne vaut principalement que par la campagne marketing qui avait accompagné sa sortie, dont vous risquez d’entendre parler sous peu sur if is Dead.

Serafina

Le Sang des Anges, Chasseuse de Vampires Tome 1 de Nalini SinghCette semaine, mon « C’est Lundi » va être chargé. En effet, j’ai terminé Le Sang des Anges, le premier tome de Chasseuse de Vampire de Nalini Singh, que j’ai beaucoup apprécié et dont la chronique devrait paraitre cette semaine. J’ai ensuite enchainé avec Deus in Machina de John Scalzi, que j’ai terminé dans la foulée, qui est un court roman (140 pages) de Science-Fiction aux éditions l’Atalante. Je dois dire que j’ai trouvé l’univers extrêmement intéressant et bien fait, je regrette cependant d’avoir eu l’impression d’être face à une critique un peu trop manichéenne de la religion.Bref, au final, un avis en demi-teinte mais j’aimerais bien relire des écrits de cet auteur.

Puisque je suis une fangrill et que le 13 janvier approche, j’ai ressorti mon septième et dernier tome de Harry Potter, Harry Potter and the Deathly Hallows, dont j’ai relu la partie correspondant au film qui sort cette semaine, les 300 dernières pages environ. Évidemment, j’ai trouvé cela extrêmement bon, extrêmement émouvant, et l’enthousiasme reste intact bien que je connaisse l’histoire par cœur. J’ai hâte de voir le film. Enfin, je commence tout juste Piège d’Outre-Tombe, le 2ème tome des Mystères de Harper Connelly par Charlaine Harris, dont j’avais adoré le premier tome, Murmures d’outre-tombe. Esperons que le tome 2 soit à la hauteur !


C’est au détour de notre boîte aux lettres que nous avons découvert l’année dernière un roman original de Science Fiction publié par les éditions l’Atalante: Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky. Un petit pavé au synopsis bien comme on les aime, qui a tout de suite eu les faveurs de notre rédacteur illman dont vous pouvez retrouver la chronique par ici. Les romans traduits du russe ne sont pas légions en France, et encore moins au rayon Science-Fiction. nous avons donc tout de suite voulu en savoir plus en contactant son traducteur, Denis E. Savine. Et quoi de mieux que la sortie récente du second tome, Métro 2034 pour en parler ?

Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Bonjour Denis, pourrais tu te présenter à nos lecteurs ?

Né sous un déluge de feux d’artifice par une froide nuit de novembre sous le règne du Camarade Président du Praesidium du Soviet Suprême Nikolaï Viktorovitch… non pardon, c’est la version longue… Que dire ? Essayons de procéder dans l’ordre. Instant zéro : naissance à Moscou. 6-7 ans : découverte de deux écrivains français, Jules Verne et Alexandre Dumas père. Je crois avoir préféré ce bon vieux Jules.

Quelques années plus tard : arrivée en France. Bon nombre d’années d’études plus tard, j’ai travaillé dans l’informatique, en tant que larbin (pardon employé) dans un premier temps, puis à mon propre compte. Puis j’ai été auteur jeunesse, disquaire et à présent je travaille dans un foyer qui accueille des enfants maltraités.

Sinon, je suis un gros lecteur et j’ai beaucoup pratiqué le jeu de rôle (avec l’âge les occasions se font plus rares) et le Grandeur Nature. Ah oui, j’aime aussi les chats.

Comment en es tu arrivé à la traduction de romans russes ? Quel est ton parcours, côté écriture en particulier ?

Denis E. Savine Mon parcours dans la traduction est erratique. J’y suis venu par le jeu de rôle en traduisant de l’américain des livrets de jeu pour un grandeur nature persistant. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que l’activité m’intéressait. Mais au sein d’une association (dont bon nombre de membres sont des fans), le niveau d’exigence n’est pas trop élevé vu que tout le monde est bénévole, ce qui ne permet pas d’évaluer réellement la qualité de son travail. Ensuite ce fut de la traduction de documents techniques dans le cadre de mon boulot en informatique, avec cette fois un niveau d’exigence plus élevé. Vu que mon poste n’était pas axé sur la traduction, mais l’ingénierie, les traductions n’étaient pas nombreuses, même si elles étaient régulières. Pour ce qui est de la traduction des romans russes, c’est l’occasion qui a fait le larron.

J’avais lu Métro 2033 pour les éditions L’Atalante afin d’en faire une fiche de lecture et un jour que nous en discutions, Mireille Rivalland (éditrice chez l’Atalante, ndlr) m’a demandé si je me sentais d’attaque pour le traduire. J’ai traduit une partie du premier chapitre pour voir si j’en étais capable et si le travail que je fournissais convenait. Visiblement, ce fut le cas.

Côté écriture, c’est une autre histoire qui a aussi commencé avec le jeu de rôle. A l’époque, comme un grand nombre de meneurs de jeux, j’écrivais mes propres scénarios. Puis est sorti le jeu Guildes, chez Multisim. Avec trois amis, nous avions monté et proposé à l’éditeur un projet de zine, intitulé Terra Incognita, et c’est à cette occasion qu’en 95 je faisais la connaissance de Stéphane Marsan (actuellement directeur éditorial chez Bragelonne, ndlr) qui venait de lancer un petite maison d’édition qui ne publiait que des auteurs français en format poche et qui s’appelait Mnémos.

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Journal de Noel de Kerbraz

C’est Stéphane qui m’avait encouragé à écrire suite à la lecture d’un ou deux de mes textes. Pourtant, ce n’est pas à cette époque que j’ai publié mes premiers bouquins, mais 7 ans plus tard. J’ai eu la chance d’être contacté par une illustratrice qui travaillait pour les éditions du Rocher sur un projet d’albums pour les 8-12 ans. C’est comme ça qu’est née la série Le Collège des Six-Trouilles composée de trois albums (signés sous le pseudonyme de Kerbraz).

Suite à cette série, l’éditeur m’a proposé de rejoindre un autre projet Grand-maman… raconte ! / Grand-père… raconte ! L’idée de cette collection était d’offrir aux adolescents des biographies de personnages célèbres dans un format moins rébarbatif que des pavés de 600 pages et un peu plus ludique. Un projet passionnant. J’avais en outre eu la chance de signer pour 5 livres à paraître sur trois ans et demi. Je devais raconter la vie de Jules Verne (si, si, ce bon vieux Jules à qui je dois en grande partie mon amour de la lecture), Molière, Léonard de Vinci, Jean de La Fontaine et Victor Hugo. Au final seuls les trois premières biographies ont vu le jour car entre temps les éditions avaient changé de mains et la nouvelle direction aimait la collection jeunesse mais pas la création française. J’avais d’autres projets sous le coude, mais j’avoue ne pas avoir été très persévérant pour essayer de les placer.

Tu as vécu de ta plumes pendant quelques années, qu’est ce que ça t’a fait de passer traducteur ? Le travail t’a-t’il semblé totalement différent ?

Leonard de Vinci, quel génie ! de KerbrazLa traduction a été pour moi l’opportunité de revenir dans le monde du livre autrement qu’en tant que simple lecteur. Parce qu’après un parcours assez éclectique (hum… éclectique… j’aime bien ce mot… mais je pense que nous en parlerons un peu plus tard) je me rends compte que c’est ça que j’aime. J’aime les livres (je dois en avoir plus de 1500 à la maison), j’aime les langues et je pense que le travail d’auteur et de traducteur sont très complémentaires.

Dans les deux cas, il y a un attachement à la formulation, au choix des mots, à la construction des phrases. En ce moment, Denis-l’auteur apprend beaucoup de Denis-le-traducteur, mais Denis-le-traducteur s’est pas mal nourri initialement de l’expérience d’écriture de Denis-l’auteur (non, non, je suis tout seul dans ma tête, c’est juste pour expliquer).

Je ne te cache pas que l’auteur a l’avantage de maîtriser son univers et ses personnages. Alors que dans une traduction, notre rôle est de nous effacer au maximum et surtout de retranscrire le texte tel qu’il est qu’on soit d’accord ou non avec les directions que prend le scénario ou les actions qu’entreprennent les personnages.

La traduction du russe vers le français a-t-elle des particularités ? Les différences culturelles t’ont-elles parfois compliqué les choses ?

Je ne pense pas qu’on puisse parler de particularités… Si, en fait, il y a une chose qui est très lourde à gérer, c’est la translittération. Il n’y en a aucune que je trouve satisfaisante, il y a celles qui piquent les yeux et celles qui écorchent les oreilles. D’ailleurs, la remarque la plus fréquente concerne les noms de stations imprononçables ; d’autant plus imprononçables qu’on a du mal à se retrouver dans toutes ces successions de consonnes.

Les différences culturelles compliquent les choses, c’est vrai. Il y a des référents qui sont différents, des images qui font sens dans une langue et qui sont difficilement transposable dans une autre. La langue véhicule la culture et l’histoire d’un pays, d’un peuple. Plus ce peuple est éloigné de nous d’un point de vue géographique, historique et culturel, plus la passerelle sera difficile à bâtir. Mais c’est aussi tout le charme, tout le défi… tout l’intérêt finalement de la traduction. A l’époque de 2033, nous avions eu un certain nombre de discussions avec Pierre Michaut (fondateur et éditeur de l’Atalante, ndlr) à propos des notes de bas de page. De son point de vue, que je partage désormais, la note dans une fiction rompt la lecture et par conséquent le rythme du texte, la tension de l’intrigue. Elle est donc a éviter au maximum. Pour cette raison seules quelques notes indispensables émaillent les bas de pages de 2033 et 2034 (pour te donner une idée, il y avait à l’origine deux à trois fois plus de notes dans 2033 que dans la version imprimée).

Sinon, petite anecdote pour illustrer les différences culturelles et les moyens de les contourner. Dans Métro 2034, Homère, un personnage enclin à l’introspection, réfléchit à sa relation au métropolitain moscovite. Il fait à un moment référence à une série de contes russes qui mettent en scène une matrone sur une montagne. Dans le texte original ça donne quelque chose comme ça : « Passe encore de tomber amoureux de la Matrone de la Montagne, mais s’amouracher de la Montagne elle-même voilà qui était étrange… » Je pense que la lecture de cette phrase dans texte aurait laissé le lecteur français perplexe, à moins de connaître les contes russes ou que dans une note je fasse un bref explicatif de la chose. J’ai préféré me demander quelle histoire ou légende était aussi populaire en France et dont la référence pour un lectorat français serait immédiate. C’est ainsi que la Matrone de la Montagne est devenue la Dame du Lac.

Les romans de Dmitry apportant leur lots de termes techniques, voire des néologismes, comment as tu fais pour les traduire ?

Bah… euh… Dicos très techniques, sites de traducteurs, recherches diverses, mails échangés avec d’autres traducteurs de ma famille (j’en ai deux, c’est très pratique)… c’est long parfois. Très long. Mais c’est une occasion en or pour se cultiver. J’adore !

On a remarqué en tout cas via ton Twitter que tu aimais bien placer quelques mots tordus… Une sorte de défis ?

Toi, tu parles de la « chromolithographie immarcescible ». Alors, il était trois heures du mat’, j’étais vanné et je m’étais promis de changer ça pour un synonyme plus courant, je parle d’immarcescible, parce que chromolithographie ça définit assez bien ce que c’est. Et en fait, je crois que j’ai oublié de tenir ma promesse. Mais les deux mots sont parfaitement français et présents dans tous les bons dictionnaires… J’essaie toujours de rester au plus près du sens et des nuances du texte original (ce qui n’empêche pas de faire des bourdes parfois), d’où l’usage de mots parfois un peu trop précis ou peu usités, mais il ne faut pas y voir un défi, non.

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Pour la petite histoire, j’ai appris le mot immarcescible en lisant un roman d’Andreï Makine.

Vu que Métro 2033 était ta première traduction, y-a-t’il eu des choses, méthodes que tu as fait différemment pour la traduction de Métro 2034 ?

Metro 2033 de Dmitry GlukhovskyOui, il y a eu une évolution entre mon travail sur 2033 et celui sur 2034. Là, comme ça, je suis incapable de te dire quoi. J’ai eu beaucoup de chance, je pense, d’avoir commencé à travailler pour L’Atalante.

Pierre m’a prodigué de précieux conseils et, comme je l’ai dit tout à l’heure, j’ai deux traducteurs dans la famille qui ont également partagé leur expérience avec moi. J’étais donc pas mal armé dès le premier roman. Cependant, je pense qu’il faut sans cesse se remettre en question et donc faire évoluer sa manière de travailler.

Ce second tome vient tout juste d’arriver chez les libraires, as tu déjà des retours de lecteur ? En es tu satisfait ?

Oui, j’ai eu deux retours, un direct, l’autre via mon blog. Ils sont très positifs tous les deux. Quant à moi… je suis un éternel insatisfait, surtout en ce qui concerne mon travail. Mais je me suis surpris à feuilleter le livre, voilà quelques jours, et m’arrêter sur des passages en me disant « Ah ? C’est moi qui ai fait ça ? ». En général, chez moi c’est bon signe. Donc, finalement, je dirais que je pense avoir fait du bon boulot et que oui, j’en suis content.

D’autres projets autour de la franchises sont ils en cours, que ce soit en Russie ou ailleurs ? Tu avais essayé l’adaptation en jeu vidéo, tiens ?

Metro 2033 UniverseLes romans dans l’univers de 2033 continuent à sortir en Russie à un rythme soutenu. Aux dernières nouvelles, plusieurs auteurs non russes avaient rejoint le projet : un britannique et un italien. Il y devrait donc y avoir une « Britannia 2033 » et une « Italia 2033« . Il avait également été question d’une adaptation en bande dessinée. Mais je n’ai plus trop de nouvelles ces derniers temps. J’avais eu quelques idées pour une « France 2033 » qui avaient intéressé Dmitry, cependant je n’ai pas eu le temps de m’y pencher sérieusement, vu qu’après 2034, j’ai enchaîné une autre traduction que je termine en ce moment.

Quant au jeu vidéo, non, je n’y ai pas joué. J’ai vu des gens y jouer, l’ambiance est très bien rendue, pour le peu que j’aie pu en voir.

Tu traduis de l’imaginaire, mais en es tu aussi un lecteur ? Comment es tu tombé dedans, quels sont tes classiques ? Tu en lis régulièrement ? En russe aussi ?

Je pars du principe qu’il est intéressant de lire de tout (enfin, si on excepte Marc Lévy, Guillaume Musso et quelques autres du même tonneau). J’ai dévoré de la Fantasy quand j’avais entre 15 et 20 ans, je dévalisais littéralement les librairies anglaises et américaines de Paris à cette époque. Puis, la proportion de SF a grandi et aujourd’hui elle représente la majeure partie des littératures de l’imaginaire que je lis. Je ne dis pas non à du Fantastique même si je suis assez difficile à contenter.

Comment suis-je tombé dedans ? Quand ma mère m’a lu 20000 lieues sous les mers à l’âge de 6-7 ans… Les classiques ? Je n’en sais rien. Tolkien, Verne, Asimov, Herbert, Shepard, Baxter, Wagner, Cook, Gibson, LeGuin, Whittemore, Verlanger, Lovecraft, Banks, Asher… Oui, j’en lis régulièrement. La quantité dépend des moments et des sorties d’autres auteurs dans d’autres genres littéraires ou des envies de se refaire des classiques de la littérature des deux derniers millénaires et demi de l’humanité. Quant à l’imaginaire en russe, non, je n’en lis pas. Je lis plutôt de la littérature dite générale… je déteste ce mot

Les étalages d’un libraire russe ressemblent-ils à ceux que l’ont peut retrouver en France dans notre domaine ? Qu’en est il de la « production » nationale du pays ? Y a t’il de grosses pointures russes de l’Imaginaire ?

Pour tout te dire, en octobre prochain, ça va faire 10 ans que pour mon plus grand regret et ma plus grande honte, je ne suis pas retourné en Russie. Mais je me suis promis d’y aller en 2012. Donc, à mon retour, je ne manquerai pas d’en faire un récit détaillé. Comme je ne lis pas trop d’imaginaire russe, je ne me tiens pas très au courant non plus. Mais tout cela va sans doute changer dans les mois qui viennent…

Quant aux pointures, il y en a une dont on a entendu parler en France il y a quelques années : Sergueï Loukianenko et sa trilogie NightWatch, par exemple. Et puis, il y a les ancêtres… Arkadi et Boris Strougatski. Je pense que la production dans le domaine littéraire est importante en Russie, il faut ensuite, mais c’est vrai partout ailleurs dans le monde, séparer le bon grain de l’ivraie.

Outre un compte Twitter, tu anime aussi Les Boulons Éclectiques, tu penses utiliser ces moyens pour parler un peu plus de ton travail, ou cela reste avant tout pour le « blogging » ? Tu lis des blogs à tes heures perdues ?

Les Boulons EclectiquesAh, les Boulons ! Et Twitter, sur lequel j’ai été bien silencieux ces derniers temps… Faut que je me rattrape… Oui, je vais parler davantage de mon travail sur les Boulons et sans doute sur Twitter, d’autant que j’ai pas mal de projets que j’aimerais voir avancer. En fait, je ne prends pas assez le temps de communiquer sur ce que je fais. Le problème vient de ce sentiment de culpabilité de se dire que le temps qu’on a consacré à un billet de blog à propos d’un projet, on aurait pu le consacrer à faire avancer le projet lui-même… C’est un serpent qui se mord la queue, mais je vais essayer d’y remédier.

Il m’arrive régulièrement de faire un tour sur quelques blogs : L’Ange du bizarre (blog de J.-P. Dionnet), Langue sauce piquante (le blog des correcteurs du Monde), Le traqueur stellaire, le vôtre aussi, celui des copains de la MLN (Mystérieuse Librairie Nantaise)… et ceux des visiteurs de mon blog qui laissent des commentaires… ou tout simplement au hasard, de lien en lien.

Merci pour toutes tes réponses, un dernier mot pour nos lecteurs ? Tes projets peut être ?

Aux lecteurs, tout d’abord, merci de votre patience et de votre persévérance de m’avoir lu jusqu’ici… c’est presque fini, promis.

Amortals de Matt ForbeckQuant aux projets… Alors, je termine en ce moment la traduction d’un roman américain, Amortals de Matt Forbeck, à paraître aux éditions L’Atalante en 2012.

Sinon, dans les choses en cours, il y a une trilogie space op pour la jeunesse dont les deux premiers tomes sont écrits, des nouvelles terminées ou encore en écriture que je vais essayer de placer de-ci de-là dans les mois qui viennent (Seb, si tu lis cette interview sache que je ne t’ai pas oublié). Dans les choses plus lointaines ou moins certaines, il y a une saga historique – qui aura pour point de départ Nantes – que nous avons imaginée avec un ami historien qui connait plutôt bien son Moyen-Âge. Et j’espère encore des traductions du russe ou de l’anglais. Bon, il y a bien deux ou trois autres projets dont je ne peux rien dire pour le moment qui viennent rallonger ma liste de choses à faire. Ah, si, il y a aussi un scénario d’un mini-GN qu’on doit écrire avec une amie depuis deux ans… et qu’on devrait mettre en chantier prochainement.

Merci avant tout de nous avoir répondu ! Et on espère bien avoir quelques informations supplémentaires sur les librairies russes après ton petit tour. En attendant, la rédaction a reçu son exemplaire de Metro 2034 il y a quelques jours, et illman va bientôt s’y mettre. On vous tient au courant pour la chronique !