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Les Joutes du Téméraire 2011 à Nancy

illman dans Actualités, En Vrai, Livres le 22 novembre 2011, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis 1987 Les Joutes du Téméraire, une convention centrée autour du Jeu, se déroule à Nancy et pour cette 24ème édition, votre serviteur a fait le déplacement. Cette année les dates étaient celles du 5 et 6 Novembre. Après moult péripéties automobiles, j’ai effectué les 600 bornes qui me séparait de Nancy accompagné de 3 covoitureurs bordelais. 10h à l’horloge, nous nous garons sur le campus Nancy 1 pour pénétrer dans l’enceinte qui nous accueillera pendant cette convention.

Les Joutes du Téméraire 2011

Les Joutes du Téméraire 2011

Il serait temps de dire en quoi consiste les Joutes en commençant par donner le petit lien qui va bien. Les Joutes, c’est avant tout du jeu, sous un peu toutes ses formes. Le jeu de société occupait une bonne partie des locaux, avec tout ce qu’il fallait d’initiation, de boutiques et enfin de tournois. Le jeu de rôle tenait aussi une part importante mais j’y reviendrais un peu plus tard. Enfin, un petit coin jeu vidéo avait était aménagé avec divers jeu compétitifs, genre Mario Kart, de quoi se vider la tête si l’envie nous en prenait. La création avait aussi sa part ici avec des stands dédiés à  des productions sous RPGMaker.

Les Joutes du Téméraire 2011En ce qui concerne le jeu de rôle, le grandeur Nature (GN) était très représenté avec des hommes en armures et des femmes en robes d’époque arpentant les allées de la convention. On a d’ailleurs pu assister à des reproductions de manœuvres militaires avec des hommes d’armes, portant des piques. Passage obligé de ce genre de convention, des jeux où les visiteurs pouvaient se taper dessus à coups d’épée en latex avaient aussi été prévus, c’était assez cocasse à regarder, sans doute aussi distrayant pour les participants que pour les spectateurs. A noter aussi, des stands d’artisans où l’on pouvait se pourvoir en équipement cuir moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

Pour le Jeu de Rôles, des initiations étaient au programme couvrant un peu tout les genres. De nombreuses associations ont animés ces pôles toute la journée. Les éditions du Matagot et Agate RPG étaient représentés au travers de leurs stands, respectivement de Metal Adventures et des Ombres d’Esteren, jeux de rôles français bien connus. J’ai d’ailleurs pu y rencontrer Arnaud Cuidet, le créateur de Metal Adventures et repartir avec des dédicaces et une interview audio suivra dans un autre article. J’ai aussi participer à l’open de l’est de Metal Adventures sur un scénario original de l’auteur himself. Bref un pendant JDR riche et qui m’a occupé un bon moment sur ce week-end.

Les Joutes du Téméraire ont aussi accueilli pour la deuxième fois consécutive un pôle consacré aux sagas mp3. Un bon moyen pour permettre aux « fans » de rencontrer leurs auteurs préférés, dont ils ne connaissent parfois que la voix. Parmi les invités du festival, on pouvait retrouver JBX, créateur de Reflets d’Acide dont l’adaptation en BD vient de se voir doter d’un deuxième tome, ainsi que Nico et Matt, instigateurs des sagas humoristiques Adoprixtoxis et Xantah. La queue qui s’est formée autour d’eux pour obtenir une dédicace n’a pas désemplie des deux jours, faisant presque oublier au public les autres créateurs moins connus présents. Les visiteurs moins avertis pouvaient s’initier aux sagas mp3 via des ateliers d’écriture de scénario et de montage audio, et avec un fameux Quizz Sagas Audio qui a réunit pas mal de monde.

A noter la présence de conférences plutôt centrées sur le coté technique des sagas audio, et d’autres autour du jeu de rôles étaient prévus mais je n’ai pas pu m’y rendre.

Concert de MagoYond

Mon passage aux Joutes m’a aussi permis d’assister au concert de MagoYond. Ça fait des mois que Johnny Pigeon me tanne avec ce groupe, il fallait bien que j’y jettes une oreille un jour et quoi de mieux qu’un live pour se faire une idée. Le groupe est composé du Mago au chant et à la gratte, de Yond à la basse, d’Aspic au clavier et plein d’autres trucs, de Nobru à la batterie et de Mr G à la guitare solo.

Magoyond

Installé dans le hall de la fac des sciences de Nancy, le concert va démarrer un tout petit peu en retard, à cause de pignoufs qui les empêchaient de faire leur balance à ce que j’ai compris. Les membres du groupe se préparent et se griment pour leur performance et c’est les vêtements en lambeaux et plein de sang qu’ils font leur apparition devant nous, et que les grattes vont commencer à chauffer.

Première impression, ils ont l’air bien déjantés et ils le sont. Ça va se retrouver dans leurs paroles de chanson, qui sentent bon la chair putréfié de zombie. Pèle-mêle on retrouve Adopte un Zombie, Frank Einstein, Hit the zombies ou encore HeadbangGod pour ne citer que celles dont j’ai retenu le titre. Le Mago assure le show plutôt bien, interagit pas mal avec le public et déclenche la rage de ses fans zombifiés. Mais celui qui m’a le plus impressionné, c’est Mr G, le bonhomme assure à la gratte et gratifiera mes oreilles de riffs et de solos que je n’espérais pas entendre ici. Dans le registre Rock Metal, ils s’en sortent vraiment bien, ayant même réussi à me faire headbanger sur la fin.

Aspic prendra le micro pour deux petites chansons rigolotes de Synopsbase, un side project si j’ai bien compris. Pour plus d’informations et pour pouvoir écouter certains de leur titres, je vous renvoie sur leur myspace. A voir si vous avez l’occasion, c’est bien sympathique, je sais qu’ils jouent bientôt à Paris. Photo de Blast.

MagoYond aux Joutes du Téméraire

Photo de Blast

Au final, les Joutes du Téméraire est une convention bien sympathique à laquelle je retournerai si j’arrive à remplir ma voiture de copilotes pour l’année prochaine.


C’est Lundi, que lisez vous ? #24

Serafina dans Actualités, Livres le 21 novembre 2011, avec 9 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Après quelques semaines sans notre rendez vous hebdomadaire à cause de nos emplois du temps, en voilà le retour.

dabYo

Le Diapason des Mots et des Misères de Jérôme NoirezAyant eu à prendre le train, j’ai commencé la lecture d’un poche, Le Diapason des Mots et des Misères de Jérôme Noirez. Décidément, je suis abonné aux dernières sorties (du moins en poche) de l’auteur, et ce dernier ne me déçoit pas. C’est un recueil de 12 nouvelles accompagnées de trois 3 contes pour enfants morts-nés qui, il faut le dire, dégage une sacrée ambiance, souvent morbide. Si certaines, rares, m’ont laissé perplexes et semblent avoir été écrites sous acides, la plupart sont excellentes et certaines me marqueront, soit par l’univers rapidement développé, soit par leur côté décalé. Son Grand Prix de l’Imaginaire 2010 est loin d’être usurpé.

Ce que je craignais a fini par arriver et voilà que ma lecture de Chronique du Soupir, le dernier roman de Mathieu Gaborit s’enlise. La fuite en avant du groupe des héros ne m’intéresse presque pas, notamment parce que je ne me suis pas attaché aux personnages. Leurs personnalités font peut être un peu trop superficielles, je ne sais pas, mais ça ne colle pas. Du coup, je dois avouer que leur destin m’importe peu. Le tout est sans doute dû à la volonté de nous décrire un univers trop ambitieux en trop peu de pages. Je vais quand même le finir, mais je reste perplexe.

Serafina

Terrain de Chasse, Alpha et Omega Tome 2, de Patricia BriggsLa semaine dernière a été assez particulière, vu que j’étais en formation à Paris, rentrant tous les soirs, j’avais à peu près 4h de transports par jour. De ce fait, entre deux sommes à l’arrache, j’ai beaucoup lu, Direct Matin, Fluide G, et autres, mais surtout des livres. Tout d’abord Terrain de Chasse, Alpha et Omega tome 2, de Patricia Briggs, que j’ai dévoré et qui est une très bonne suite pour un très bon premier tome, passionnante et qui tient réellement en haleine. Mention spéciale encore aux personnages secondaires.

Pour rester dans les séries Bit-Lit qui sont bien, j’ai continué avec Harper Connelly Tome 4 de Charlaine Harris , qui m’a un peu dérouté, car c’est apparemment la fin de la série (ce que j’ignorais). Du coup, l’intrigue est bien plus diluée que dans le précédent tout en restant sympathique. Au final, beaucoup de choses se résolvent, mais des petites choses, il n’y a pas d’intrigue globale au premier plan, du moins pendant une bonne partie du roman.

J’ai ensuite commencé le tome 1 de Frey de Chris Wooding, un roman de SF paru chez Bragelonne qui vient d’arriver en poche chez Milady. On est dans de l’aventure à mi-chemin entre Star Wars et Firefly , pleine d’humour, de personnages marquants et sans temps mort. J’adore totalement.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Dreamsongs: A RRetrospective est une anthologie des différents travaux qui ont été écrits par George R.R. Martin tout au long de sa longue carrière d’écrivain de l’Imaginaire. Pavé de près de 1200 pages, il n’est actuellement pas encore disponible en langue française, ce qui est bien dommage. Je n’ai cependant pas pu y résister lorsque j’ai vu l’ouvrage sur les étagères de The English Bookshop à Amsterdam, et me suis tout de suite lancé dans sa lecture. L’ouvrage contenant plus d’une trentaine de nouvelles, divisées en sous-catégorie et commentée par Martin himself, j’ai décidé de toute vous les chroniquer au fur et à mesure de ma lecture, qui prendra surement plusieurs mois.

Dreamsongs: A RRetrospective de George R.R. Martin

A Four-Color Fanboy est la première partie de cette anthologie, sans aucun doute celle qui est objectivement la moins bonne, mais subjectivement une des plus intéressantes. Et pour cause, il s’agit là des toutes premières nouvelles que va écrire George R.R. Martin, alors jeune adolescent fan de Super Héros et de fanzines du genre. Car oui, l’auteur a tout d’abord commencé par écrire ce qui s’appelait des « histoires écrites », en contradiction avec les histoires de comic, qui étaient elles dessinés.

Lire Martin nous raconter les dessous de cette époque que nous ne connaissons pas est vraiment passionnant. Pour cette partie, c’est même de loin son texte explicatif qui est le plus intéressant, nous introduisant son parcours à travers les divers fanzines papiers de l’époque, les rencontres lors de conventions, etc. Des éléments qui n’existent quasiment plus aujourd’hui, et que l’on a même du mal à imaginer tant Marvel, qui n’existait pas à l’époque, et autres DC Comics sont devenus des institutions. Passons donc aux nouvelles.

Only Kids Are Afraid of the Dark

Première nouvelle de ce recueil, et sans doute celle qui m’a pour le moment le moins plu, c’est une histoire de super-héros. Pour être exact, il s’agit d’une aventure de Doctor Weird, un personnage qui n’a pas été inventé par Martin, mais qui faisait parti d’un des groupes de super-héros d’un fanzine auquel il souhaitait participer.

L’histoire est simple, mais on note très clairement les influences de l’auteur et les récits de l’époque. La bataille contre Saagael the Demon Price est en effet très imprégnés du Fantastique à la Howard, bien que les caractéristiques du personnage n’étant pas de son fait, il y a forcément des éléments bizarres.

The Fortress

Cette nouvelle est sans doute la plus particulière de l’auteur que j’ai pu lire, et pour cause, puisqu’elle se base sur des faits réels. En effet, ces quelques pages vont nous parler d’une des batailles clef de l’indépendantisme finlandais, le siège de Sveaborg.

Suomenlinna Fortress (Sveaborg)

Située sur une île, la forteresse était connue jusqu'alors pour n'avoir jamais été conquise. Il faut dire qu'elle ne pouvait être réellement attaquée qu'en hiver, alors que la mer était gelée.

Si vous faites les gros yeux, c’est que comme moi, vous devez ignorer une bonne partie de l’histoire des pays nordiques, notamment sur les destinées commune de la Suède et de la Finlande aux armes avec la Russie. Cette nouvelle, superbement écrite, va vous mettre dans la peau d’un commandant de l’armée suédo-finlandaise, et nous faire regretter que George R.R. Martin ne s’attèle pas à l’écriture d’une novélisation de la révolution française.

And Death His Legacy

Tout comme pour The Fortress, cette nouvelle montre que très tôt, Martin travaillait déjà énormément ses chutes de nouvelles, et ce quelque soit le thème. Ici, c’est à la vie réelle et plus précisément, au populisme, que l’auteur s’attaque. The Prophet est un sénateur qui monte en puissance dans les sondages en jouant sur les vieux démons de la société américaine de l’époque, l’aide sociale, tandis que Maximilian de Laurier, riche homme d’affaire, vient d’apprendre qu’il a le cancer et plus grand chose à perdre.

Cette nouvelle est la première à amener une alternance des points de vue, effet très cher à Martin qu’il utilisera à de nombreuses reprises dans ses romans. C’est aussi une des seules que j’ai pu lire jusqu’alors qui est ancré dans l’époque contemporaine de l’auteur, et dans la politique.

C’est là l’ensemble des nouvelles, plutôt courtes, de cette première partie. Je dois avouer que ce début est vraiment surprenant de part sa qualité, car si Only Kids Are Afraid of the Dark est une nouvelle assez faible, les deux suivantes m’ont vraiment plu.


Puisque je suis dans ma période Camion Noir, dabYo m’a offert Ian Curtis et Joy Division: L’histoire d’une vie, la biographie de Ian Curtis écrite par sa femme, Deborah Curtis traduite en français aux éditions Camion Blanc. Pour les incultes, c’était le charismatique leader de Joy Division, initiateur de la Cold Wave et donc influence importante de la culture goth. Ian Curtis s’est suicidé, à 23 ans, à la veille de leur première tournée américaine. Cette mort en pleine gloire l’a forcément érigé en légende.

Ian Curtis et Joy Division: Histoire d'une Vie de Deborah Curtis

Si je connaissais la légende ainsi que la musique de Joy Division, à vrai dire je n’en savais pas grand chose sur l’homme. La biographie qu’a écrit sa femme s’intéresse surtout à ce dernier, à celui qui fut son mari, même si bien évidemment son histoire est indissociable de celle de son groupe. La biographie évolue chronologiquement, bien qu’on connaisse déjà la fin évidemment et est illustrée de photos d’archives en noir et blanc.

La bio évoque bien sur la scène post-punk de Manchester, mais sans entrer dans le détail, le but n’étant pas de documenter cette scène. Personnellement je ne la connais que peu, via un ou deux groupes emblématiques dont Joy Division, mais je pense que c’est un sujet sur lequel je me documenterais dans le futur.

Le roman est facile à lire , les photos bien intégrées, et on le termine très vite. En effet, les 150 dernières  pages sont exclusivement consacrées aux paroles des chansons du groupe, ainsi qu’aux paroles inutilisées laissées par Ian Curtis après sa mort, et à la discographie du groupe. Si cela est sans doute très intéressant pour les fans, bien qu’avec un accès au net trouver les paroles ne soit pas bien dur, je dois avouer que je ne les ai pas lues.

Ian Curtis et Joy Division: Histoire d'une Vie de Deborah Curtis

Image tiré de Control, l'adaptation du roman en livre par Anton Corbijn

Du coup, le récit en lui même se lit très vite. Deborah Curtis est je trouve assez objective et plusieurs années après les faits, elle a pu gagner pas mal de recul pour son écrit. Elle ne montre pas que les bons cotés du chanteur, mais pas non plus que les mauvais, ce n’est clairement pas du règlement de compte contrairement à ce qu’on aurait pu penser au vu de leur relation. La culpabilité ressentie par l’auteur est cependant assez palpable plus on s’approche de la fin.

On suit d’abord avec passion Joy Division récolter la reconnaissance et finalement des contrats, souvent grâce au culot de Ian Curtis. Et puis c’est totalement impuissant qu’on assiste peu à peu à la spirale auto-destructrice dans laquelle il va être entrainé, ses tendances suicidaires ayant toujours été présentes mais exacerbées suite à la déclaration de son épilepsie. En effet, Ian Curtis était épileptique et la fin de sa vie aura été fortement marquée par ses crises qui affecteront notamment sa présence scénique.

Ian Curtis et Joy Division: Histoire d'une Vie de Deborah CurtisJe suppose que le récit ici présent n’intéressera guère que les fans du groupe culte, mais je ne peux quand même que vous le conseiller même si ce n’est pas votre cas. Ian Curtis fait, et pas seulement pour moi, partie des légendes du rock et a été une inspiration importante pour de nombreux autres groupes par la suite. Son histoire est touchante et mérite d’être connue.

Il est à noter que ce livre a servi de base à Control, un film biographique qui retrace une bonne partie de ce qu’on peut lire dans le récit de Deborah et que je compte bientôt voir. Nous reparlerons sans doute dans un prochain article.


Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent

Serafina dans Critiques, Livres le 15 novembre 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Dans la liste des ouvrages de Camion Noir qui m’attirent, il y avait ce Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent, qui comme son nom l’indique traite de la Comtesse Bathory. Cette dernière est quasiment devenue une figure légendaire au sujet de laquelle on raconte un peu tout et, surtout, n’importe quoi. Il n’y a pas énormément de livres à son sujet qui ne soient pas soit énormément romancés, soit complètement fantasmés. Cet essai désire donc apporter un éclairage moins romancé et plus réaliste à celle qui fut appelée par tous les noms et qui, au final, n’est peut être même pas coupable.

Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent

Avant d’avancer dans la critique, je tiens tout de même à rappeler quelques informations sur le personnage historique qu’était Erzebeth Bathory. Femme du conte, à sa mort elle hérite de son domaine et de ses nombreuses terres. Quelques temps après son veuvage, elle est accusée avec quatre autres personnes de torture et des meurtres de jeunes filles. Elle sera jugée coupable et assignée à résidence dans une seule pièce de son château, jusqu’à sa mort.

Si le livre s’attarde notamment sur son enfance et son mariage, il n’y aura ni rappel de cette affaire pour éclairer les novices, ni réellement d’informations sur le procès en lui même. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, le procès n’est que rapidement évoqué et très peu de documents du-dit procès ne sont dévoilés. Ce qui rend le livre un peu incomplet pour un lecteur lambda qui chercherait ici à découvrir Erzebeth Bathory. Pour l’initié, universitaire de surcroit, cette remarque n’est pas à prendre en compte.

Jacques Sirgent s’intéresse au procès, mais plus sur ce qui tourne autour, et ne va pas clairement statuer sur la culpabilité ou non de Erzsebeth. Ce n’est pas possible compte tenu des éléments. Par contre, il va amener de nombreux faits et aussi des hypothèses qui lui semblent crédibles. De même les hypothèses fréquemment reprises dans l’imaginaire populaire sont analysées, et parfois réfutées. J’ai énormément aimé cette approche, qui permet à chacun de se faire sa propre idée sur ce personnage historique. On sent par moment la conviction personnelle de l’auteur mais il ne l’impose pas comme du roc.

Si j’ai apprécié l’approche et les nombreuses analyses très intéressantes, j’ai cependant été déçue par le contenu et par le style. Parlons de ce dernier tout d’abord, il faut l’avouer, ce n’est que rarement la panacée dans les essais. Ici, j’ai trouvé l’écriture assez confuse, avec beaucoup de répétitions. En soit, cela ne me gêne pas réellement, le vrai problème c’est que le contenu ne semble pas réellement rattraper les choses.

En effet, sur un livre de 300 à 400 pages, les 100 premières pages sont en réalité consacrées à un historique du sexisme et des violences faites au femmes. Si ce sujet est évidemment intéressant, et permet d’expliquer en partie le procès d’Erzsebeth (qui était une veuve , donc libre d’elle même et possédait de nombreuses terres), il prend une place un peu trop importante : plus du quart du livre.

Erzsebeth Bathory de Jacques SirgentLes pages suivantes vont réellement s’intéresser à Bathory, et sont parsemées de citations ou de références d’époque. Jacques Sirgent s’attarde surtout à démontrer les contradictions entre les croyances populaires qu’on attribue au personnage et ce que l’on sait de sa vie. Il semble assez évident à la lecture du livre que bon nombre de faits ont été exagérés. Cependant, pour quelqu’un qui ne connait pas bien la légende, on est parfois perdu, par exemple plusieurs paragraphes démontrent le fait que Bathory n’était probablement pas épileptique alors que j’ignorais totalement qu’on le disait d’elle. Je pense qu’un résumé de ce que la légende en a fait aurait été profitable même pour ceux qui cernent de loin le personnage.

Au final, Erzebeth Bathory de Jacques Sirgent est une lecture sympathique, assez honnête , mais qui ne traite pas assez la totalité du personnage à mon goût pour satisfaire le lecteur lambda. Pour lui, je pense qu’il aurait été intéressant de creuser plus sur le pourtour de certains détails, notamment du procès et récapituler ce qui se dit autour du personnage.


J’avais énormément aimé les deux premiers tomes des Mystères de Harper Connelly, la nouvelle série de Charlaine Harris actuellement en cours de publication en France et qui mêle des genres que j’apprécie, Bit-Lit, Fantastique et Policier. Ayant été charmée par les histoire et les personnages, je n’ai pas attendu bien longtemps avant d’entamé Frissons d’Outre-Tombe, troisième tome paru récemment chez J’ai Lu. Synopsis.

Frissons d’Outre Tombe, Harper Connelly Tome 3, de Charlaine Harris

Harper Connelly sent les morts. Après avoir été appelée par les familles de garçons récemment disparus, tout porte à penser que ces derniers ont été tués par un serial-killer. Harper se voit donc confier la mission de retrouver les corps. Sauf que le tueur en question est peut-être encore en exercice, et qu’il pourrait bien s’en prendre à elle afin de couvrir ses traces…

Pour cette troisième aventure, on plonge dans l’univers sordide des tueurs en série. Harper a l’habitude de travailler avec des morts dont les dernières minutes ne se sont pas toujours passées dans de bonnes conditions, mais ce qu’elle va découvrir est au comble de l’horreur. Du coup l’atmosphère est bien plus lourde que lors des précédents tomes. On ne tombe pas forcément dans les longues descriptions, mais c’est suffisamment présent pour le ressentir. L’atmosphère de la petite ville où elle a été appelée est dense, pesant.

L’intrigue qu’a imaginé Charlaine Harris est une fois de plus bien menée, on est vraiment très proche d’une enquête policière, et du coup Harper Connelly me fait de plus en plus penser à une autre série du genre, Vicky Nelson de Tanya Huff, qui était d’ailleurs parue dans la même collection J’ai Lu, Darklight, et avait été un de mes coups de cœur de l’an dernier. C’est un roman qu’on classerait bien dans Bit-Lit mais qui est bien plus large que cela, se concentrant plus sur son coté Policier-Fantastique qu’autre chose. Et c’est tant mieux car c’est bien plus passionnant. Les 300 pages ont été dévorées en moins de trois jours.

An Ice Cold Grave, Harper Connelly, Charlaine Harris

Alors effectivement, les relations entre les protagonistes, Harper et son « frère » Tolliver évoluent dans ce tome, exactement comme on pourrait s’y attendre, mais pour le moment cela ne prend absolument pas le pas sur l’histoire et l’intrigue du tome, qui restent au centre des préoccupations. Il n’y a pas de satané triangle amoureux et les héros ne passent pas leur temps a ressasser leurs histoires de cœur.

Frissons d’Outre Tombe, Harper Connelly Tome 3, de Charlaine HarrisComme pour la plupart des romans de Charlaine Harris que j’ai pu lire jusqu’à présent, le style est assez simpliste et très direct. L’auteur, ou sa traductrice Sophie Dalle, utilise un vocabulaire courant, et adapté au plus grand nombre. Cela ne porte pas préjudice à l’histoire mais clairement, le style n’est pas quelque chose qui me marquera.

Les Mystères de Harper Connelly continue donc, égale à elle même. C’est une lecture très distrayante, qui se révèle agréable, à l’intrigue bien menée et aux personnages attachants. Cette série est bien partie pour entrer dans mon top de l’année au vu de sa qualité générale. On évite tous les pièges de la majorité de la production actuelle et le coté Policier-Fantastique est rondement mené. Si vous n’avez pas encore fait connaissance avec Harper, n’attendez plus.


J’avais lu lors du précédent read-a-thon la novella qui sert de tome 0 à la série Alpha & Omega de Patricia Briggs. Je l’avais adorée, et du coup pour partir en Hollande j’ai emmené le premier tome dans mes bagages. Ouvrant officiellement cette seconde série de Bit-Lit se déroulant dans l’univers de Mercy Thompson, il a été publié en 2008 aux États-Unis, et cette année chez Milady, servi par une sublime couverture de Daniel Dos Santos et est traduit par Eléonore Kempler. Synopsis ?

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia Briggs

Suite aux événements du tome précédent, Anne, louve depuis 3 ans part en direction de la meute du Marrok, l’alpha le plus puissant des États-Unis. En effet, son compagnon Charles doit mener à bien une mission pour son père et les talents particuliers d’Anne pourraient bien être utiles. Il semblerait qu’un loup solitaire soit à l’œuvre dans une foret voisine, tuant sans pitié.

Ce premier tome prend directement place après la novella, rendant le début du récit totalement incompréhensible si on n’a pas lu le précédent, qui a été publié par Milady… après. Cependant, l’histoire prend réellement son essor lorsque Anna se rend dans la meute du Marrok, lequel n’est autre que le père de son compagnon. C’est évidemment l’occasion de découvrir les personnages qui forment cette meute et dont on entendra sans doute parler dans les prochains tomes, bref, une introduction à l’univers. Les personnes ayant lu l’autre série de Patricia Briggs, Mercy Thompson, comprendront sans mal les clins d’œils à cette dernière, le personnage de Mercy étant évoqué plusieurs fois, mais dans l’absolu je ne pense pas qu’avoir lu l’histoire de la coyote soit une nécessité pour lire Le Cri du Loup, voire la série en elle même.

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia Briggs

Tout comme Mercy Thompson, la série est en passe d'adaptation en comic.

Pour le reste, disons le tout de suite, cette série est sans aucun doute ma meilleure de Bit-Lit de l’année. Tout y est bien amené, les personnages ou bien la psychologie des héros. Je suis notamment tombée totalement fane de Asil et de son histoire, qui est profondément torturée mais tellement passionnante. C’est clairement un de mes personnages préférés de tout l’univers. Pour ce qui est des héros, si Charles et Anna sont « compagnons », ils doivent pour autant s’apprivoiser, ce qui change quand même pas mal des autres univers Bit-Lit ou l’héroïne a souvent le feu aux fesses. Ici, non, Anna blessée par son passé est loin d’être une fille accessible, et cela la rend bien plus « vraie » et plus touchante. Pour le moment, Anna est un personnage agréable, pas trop forte, pas trop faible, bref, une bonne héroïne mais qui n’a pas encore le charisme d’une Mercy.

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia BriggsL’histoire permet d’en apprendre plus sur les loups-garou et notamment leurs travers, leurs accès de folie. L’histoire se centre rapidement autour de l’enquête pour trouver le loup solitaire. Et l’enquête, c’est souvent le point faible des romans de Bit-Lit car généralement très mal exploité. Ici ce n’est pas le cas, elle n’est ni trop évidente ni trop compliquée et le suspens se fait rapidement sentir. Pour tout dire j’ai totalement dévoré le roman en moins de trois jours tellement j’avais envie de connaitre la suite.

Après une introduction sympathique, Patricia Briggs entame avec ce premier tome de Alpha & Omega une série qui parait plus que prometteuse. L’univers autour des loups-garou est toujours aussi promettant et a pour avantage de ne pas être parasité par des histoires de triangles amoureux. Les personnages sont très attachants, Anna et Asil en tête. J’espère d’ailleurs vraiment qu’on reverra ce dernier dans la suite, Terrain de Chasse.


Absinthes & Démons de Ambre Dubois

dabYo dans Critiques, Livres le 5 novembre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Après plusieurs romans vampiriques aux éditions du Petit Caveau qui ont su séduire Serafina, Ambre Dubois nous propose en cette rentrée un roman Fantastique un peu particulier, Absinthes & Démons aux éditions du Riez. Particulier car ce roman est en fait ce que l’on pourrait appeler un recueil de très courtes nouvelles, toutes centrées autour d’un même thème et du même personnage. Avec sa superbe couverture signée Anne-Claire Payet, c’est avec curiosité que j’ai ouvert le livre pour en lire les premières pages. Synopsis.

Absinthes & Démons de Ambre Dubois

Lord Nermeryl est un dandy excentrique sur lequel courent de nombreuses rumeurs. Mais malgré son allure particulièrement sinistre, il n’en reste pas moins un être particulièrement charmant, énigmatique et surtout captivant. Si vous êtes en possession de sa carte de visite et que des choses bizarres se passent près de vous, alors n’hésitez pas et faites appel à ses services. Il viendra au plus vite pour mener à bien votre requête, quel qu’en soit le prix. Et parfois plus, si affinités.

La première chose que l’on remarque en lisant ce roman d’Ambre Dubois, c’est à quel point l’atmosphère est fort bien retranscrit. On se retrouve tout de suite dans l’Angleterre du XIXème, dans ses châteaux particuliers où les nobles apprécient le bon thé et les bonnes manières, tandis que les bordels de la ville s’animent dès l’arrivée de la nuit et que les apparences souvent trompeuses disparaissent avec les derniers rayons du soleil. On a réellement l’impression d’être assis dans le cab aux côtés de Lord Nermeryl pour nous rendre loin de l’agitation de Londres afin d’enquêter sur de curieux évènements.

L’écriture de l’auteur est vraiment très agréable à lire. Plutôt léger, le style nous plonge bien dans l’ambiance et a une certaine fraicheur. Les phrases s’enchaînent sans que l’on ait aucun problème, j’ai beaucoup apprécié ce côté-là. Bien entendu, la découpe générale du roman, en plusieurs petites histoires renforce cette impression mais l’ensemble reste très réussi. Les ellipses au sein même d’une nouvelle sont très fréquentes, mais permettent de mettre le doute dans le cœur du lecteur, de lui laisser imaginer à sa guise ce qu’il a bien pu se passer entre deux courtes scènes. C’est aussi une manière de renforcer le caractère énigmatique de Lord Nermeryl.

Absinthes & Démons de Ambre DuboisEn effet, ce dernier dont les épaules soutiennent la totalité du roman est à la fois familier et à la fois complètement inconnu. Ambre Dubois se serre souvent des coupures dont je parlais dans la narration pour éviter de nous en dire trop de sa personne, ou de nous permettre de savoir ce qu’il va bien pouvoir penser. Bien sur, on fini par découvrir ce qu’il nous importe avant la fin du tout. C’est un point agréable, on se laisser diriger par l’auteur et on se contente d’apprécier les courtes scènes. Je dis souvent que le tout est frais et léger, et pourtant, les scènes restent tout de même très sombres, l’ensemble des sujets traités ayant souvent rapport à la mort, ou au diable.

Au final, Absinthes & Démons d’Ambre Dubois a su me séduire et me faire passer un très agréable moment en la compagnie de Lord Nermeryl. J’ai presque été frustré de le quitter « si tôt », sans savoir si je pourrais enquêter à nouveau à ses côtés dans cette Angleterre qui semble presque hors du temps. Une très bonne surprise.


Jeux d’Ombres est le premier tome de GhostWalkers, une des dernières nouvelles séries publiées par Milady. Si je suis généralement méfiante sur les sorties Bit-Lit, très nombreuses ces dernières années, cette série de Christine Feehan m’a tout de suite intéressée. Alors certes la couverture d’Anne-Claire Payet est plutôt classique, un portrait et une ville, ce qui change réellement la donne se situe le synopsis. C’est parti.

Jeux d’Ombres, Ghostwalkers Tome 1, de Christine Feehan

Peter Whitney est un scientifique qui travaille sur des sujets classés secret défense. Il mène notamment une expérience sur des soldats d’élite, sélectionnés sur le volet, afin de renforcer leurs capacités psychique. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Des soldats meurent et finalement Peter est assassiné. Lily sa fille est parachutée sur l’expérience pour prendre la relève et identifier le problème. Ce qu’elle va découvrir pourrait bien bouleverser sa vie et celle des soldats-cobaye.

Comme vous pouvez le ressentir, le résumé fait plus penser à un Thriller technologique qu’à de la Bit-Lit comme on en a l’habitude. Une sorte de croisement entre Tom Clancy et Anita Blake en somme. Cette originalité m’a séduite et il faut le dire permet à l’ouvrage de se démarquer. En effet, on est dans un univers très scientifique, très technologique et surtout très crédible. Pas de créatures fantastiques comme des loups garou ou des vampires, non, juste des pouvoirs psychiques. Malgré tout ce n’est pas non plus d’une originalité extrême car les histoires de soldats surentrainés aux pouvoirs psychiques, depuis la Trilogie du Samedi avec entre autres The Sentinel ou Dark Angel, tout le monde y est passé. N’empêche que c’est agréable à lire et les pages s’enfilent très vite. Je n’ai pas mis une semaine à le lire malgré la taille relativement longue de ce premier tome.

Jeux d’Ombres, Ghostwalkers Tome 1, de Christine Feehan

La couverture initialement prévue

Jeux d’Ombres sert surtout à mettre en place l’univers et ce qui va être normalement la trame des prochains tomes de la série. Du coup, la première moitié du roman commence très très fort, et la deuxième moitié, elle, est beaucoup plus posée afin de préparer la suite. Pour le moment, la trame semble être assez classique, mais pas mauvaise pour autant. Le problème, car il y en a un malheureusement, ce sont les personnages. Je pense notamment à Lily et Ryland le chef des soldats. Elle est l’archétype des femmes à fortes réparties stricte mais bonnasse, et il est fort et viril. Il faut évidemment s’en douter, une romance va naître entre les deux. Et cette dernière est un peu trop prépondérante dans la deuxième partie du livre. Et comme tout va très très vite, on n’a pas le temps d’entrer dans leur histoire. On passera évidemment les scènes de sexe inutiles et trop nombreuses, bien que moins importantes que dans un Merry Gentry.

Jeux d’Ombres, Ghostwalkers Tome 1, de Christine FeehanLe style d’écriture de Christine Feehan, ici traduit par Frédéric Grut, est correct sans être transcendant. Je n’ai pas été gênée par des erreurs de vocabulaires ou quoique ce soit, mais il faut bien dire que ce n’est pas forcément un style qui marque.

Au final, il est vraiment dommage que la romance vienne gâcher le coté action et technologie du roman, car il y avait là pas mal de bons éléments pour faire de GhostWalkers une série de Bit-Lit bonne en plus d’être originale. Cependant, il est un peu tôt pour avoir un avis définitif et on sent bien que ce premier tome est là pour placer l’univers et la trame des prochains. Je pense que la série mérite d’être suivie, pour voir dans quelle direction elle s’oriente.


C’est Lundi, que lisez vous ? #23

Serafina dans Actualités, Livres le 31 octobre 2011, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

J’ai donc continué ma lecture du nouveau roman de Mathieu Gaborit, Chronique du Soupir. J’ai fini par découvrir les trois différents points de vue de l’histoire, qui vont sans doute finir par se rejoindre. Et c’est bien là tout le problème.

On a trois destins qui semblent aussi être trois personnages de races différentes, et j’ai peur de me retrouver face à une sorte de troupe, cliché de la Fantasy. D’autant que les héros nains, bien qu’il s’agisse ici d’une femme, ne m’ont jamais bien passionné.

Serafina

Frissons d’Outre-Tombe, le tome 2 des Mystères de Harper Connelly par Charlaine HarrisCette semaine, comme prévu j’ai terminé Frissons d’Outre-Tombe, le tome 2 des Mystères de Harper Connelly par Charlaine Harris. Le tome est bon jusqu’au bout et j’ai vraiment hâte de lire la suite.

J’ai aussi avancé la lecture des Larmes Rouges de Georgia Caldera, qui pour le moment confirme ma très bonne impression.

Ayant besoin d’un poche à lire dans les transports, j’ai opté pour le deuxième tome de Alpha et Omega, la série de Patricia Briggs dont je vous dirai bientôt tout le bien que j’en pense. J’en suis à plus de la moitié et j’y retrouve toutes les qualité du premier tome : des personnages fins, des histoires intéressantes et qui ne sont pas parasitées par de la romance à deux balles. A suivre !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?