Le Secret du Vampire est le premier tome de la série Night World de L. J. Smith. Ce nom ne doit pas vous être inconnu, car c’est l’auteur de la série de livres Le journal d’un Vampire dont a été tiré une série télé nommée Vampire Diaries. Bon, vu comme la série télévisée ne nous a mais alors pas du tout emballé, je dois dire que quand j’ai reçu ce tome dans ma boite aux lettres, j’avais de gros aprioris. Entre la belle couverture, le fait que cela soit écrit par L. J. Smith (dont je n’ai rien lu, d’ailleurs: ce sont des aprioris sans aucun fondement), je me suis dit que ça allait être aussi mauvais que Twilight. Il faut cependant préciser que le livre est sorti en 1996 soit bien avant la série de Stephenie Meyer. Mais le synopsis n’aide pas trop…
- Année:2009
- Auteur:Smith L. J.
- Editeur:Michel Lafon
- Genre:Fantastique, Bit-Lit
- Illustrateur:Vervistsiotis Dimitri
- Série:Night World
- Titre:Le Secret du Vampire
- Tome:1
- Traducteur:Saint-Martin Isabelle

Poppy vient de finir sa première au lycée. Elle vit une vie tout ce qu’il y a de plus normale, tout en étant secrètement amoureuse de James, son meilleur ami. Normale, jusqu’à ce que suite à un douloureux mal de ventre, elle passe des examens et apprenne la terrible nouvelle : elle a un cancer du pancréas, au dernier stade. Il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre tout au plus. C’est là que James lui révèle son lourd secret et lui propose de la sauver.
Alors ? Allais-je lire un énième navet ou tomber sur la perle ? Avant d’y répondre, je vais d’abord insisté que le livre est tout simplement superbe. La couverture est simple mais efficace, et surtout, la police, le travail de mise en page, tout est génial à ce niveau. On a vraiment l’impression de tenir entre ses mains un petit bijoux. Maintenant je vais répondre à ma question: il semblerait que cela soit la deuxième solution, car j’ai littéralement dévoré le livre. Il fait bien trois cents pages, mais étant écrit assez gros, il ne m’a tenu qu’une soirée tellement je ne voulais pas le lâcher et connaître à tout prix la fin.
Déjà, le sujet n’est pas léger, loin de là. La maladie de Poppy occupe une bonne partie du livre. Ce n’est pas drôle, bien que Poppy prenne plutôt bien les choses. Le thème est horriblement touchant, car je pense qu’on a tous connu des proches qui ont du faire face à cette maladie. Il n’est donc pas difficile d’entrer dans l’histoire. Comme le livre est avant tout destiné aux adolescents, les termes sont simplifiés, mais l’important est bien expliqué et permet de traiter d’un sujet de société sans tabou.
Vous avez sans doute deviné au titre du tome quel est le secret de James. Il faut dire que le livre ne joue pas forcément sur la surprise. L’auteur commence son livre très directement, je cite : En ce premier jour des vacances d’été, Poppy apprit qu’elle allait mourir. Ça, c’est fait. Le livre ne fonctionne pas au suspense, on devine très vite la fin, mais on continue à se demander comment est ce que cela peut se passer ?.
Et au final ça marche, car j’ai trouvé le livre très addictif. L’histoire est certes simpliste mais on est rapidement happé par l’histoire de Poppy et son ami. Je pense que c’est soit on accroche et on adore, soit on s’ennuie ferme. Moi j’ai vraiment accroché. On suit avec intérêt ce qui arrive aux protagonistes, et quelque part, on voudrait que cela soit vrai. Le roman est probablement plutôt destiné au public ado féminin, mais je pense qu’il est tout à fait lisible par des personnes plus âgées et ou de sexe masculin, car il n’est pas réellement dégoulinant.

La couverture anglaise
Ceux qui ont lu Vampire Diaries (ou vu) pourront repérer quelques éléments assez propres à Smith. Tout d’abord sa vision des vampires est la même apparemment, elle est restée assez cohérente avec elle même. On a quand même là encore droit au vampire canderel, c’est à dire, gentillet, qui sort le jour. Mais bon, il est quand même loin de la niaiserie d’un certain Cullen. On retrouve aussi le principe du vilain cousin/frère qui rappelle beaucoup Damon de Vampire Diaries. Le nightworld n’est pas encore très bien expliqué, on l’aperçoit tout juste. On aperçoit quelques autres races, ainsi qu’une apparente hiérarchie, mais le monde n’est pas du tout le centre de l’histoire. C’est avant tout nos héros. Cependant, je pense qu’on va en apprendre plus dans les autres tomes
Au final, un tome très sympathique, intense, une bonne introduction à une série qui comporte neuf tomes en version originale. Les personnages sont attachants, et l’histoire est sans tabou. Une très bonne surprise en fait, qui m’a donné envie de lire Le journal d’un Vampire, car du coup j’ai une bien meilleure opinion de l’auteur.


Brasyl est un titre de 
En effet, on retrouve la tous les ingrédients qu’on peut attendre d’un thriller de nos jours : des meurtres affreux, du sexe sulfureux, des passages bien gores, des personnages dark-torturés, du mysticisme, des fausses pistes, une enquête policière, et évidemment un soupcon de révélations historiques. Oh la recette marche sans doute, mais niveau originalité, j’ai eu l’impression de lire L’Évangile selon Satan (ou n’importe quel titre du genre) avec le nom des personnages de
Ces incohérences avec le récit permettront peut être de ne pas dépayser les amateurs de films, mais pour les amateurs du livre, c’est quand même de sacré changements ! Et bien sur je ne parle pas de Mina, parfaite cruche victorienne dans le roman (désolée, mais il n’y a pas d’autres mots), qui est devenue par on ne sait quel miracle, féministe, qui se travestissait en homme pour écrire, etc, bref, l’antithèse de la Mina du livre.

L’enquête, enfin, les enquêtes, sont rondement menées. C’est à noter, car généralement les enquêtes dans les livres de vampire c’est plutôt un gros prétexte. Il n’est pas rare de voir les héroïnes de 

L’univers sombre et un poil gothique de l’Amérique du 18ème siècle est très bien rendu, et on n’a aucun mal à visualiser les scènes et lieux qu’on rencontre au cours du bouquin Et pour peu que vous appréciez l’époque, comme moi, c’est un vrai régal. On notera aussi les nombreuses références à l’épisode de Salem qui permet d’ancrer l’histoire dans la réalité. C’est un thème trop peu souvent abordé a mon goût, et d’ailleurs, si vous avez d’autres livres se passant vers la même époque dans le même coin, je prends avec plaisir.






Il s’agit donc d’une sorte d’
En plus de cela le style de l’auteur est réellement agréable, allègre et proche du lecteur, la lecture est légère et enjouée. On suit très bien et il n’y a pas besoin de beaucoup de temps pour rentrer dans le roman. Les personnages sont hauts en couleurs, tout en étant suffisamment nuancés. On suit avec plaisir Griffont et ses acolytes (ou même ses ennemis) dans cette ambiance si particulière. Bon malheureusement, l’histoire est traitée de manière un peu superficielle, le livre n’étant réellement pas gros. 300 pages à tout casser, pour nous introduire le monde, pour nous amener une enquête et pour la résoudre, c’était peut être un peu juste. Mais qu’importe de toute manière l’histoire ce n’est réellement pas le plus important, contrairement aux personnages et au monde.






L’histoire démarre assez fort, alternant entre les ambiances de Transylvanie de fin du XIXème et Paris à la même époque. Évidemment, vous le savez, c’est une époque que j’apprécie particulièrement. On y retrouve toute l’ambiance à la fois sombre et chargée en crinoline qu’on est en droit d’attendre, encore plus d’un roman vampirique. L’histoire évolue sans temps mort, et on ne s’ennuie pas du tout. La progression de la relation entre Marie et Dracula est globalement bien menée, même si la fin m’a laissée perplexe, je la trouve à la fois trop abrupte et trop mignonne pour mes goûts. Un peu un sentiment de tout ça pour ça. Ceci dit, elle a le mérite de laisser la porte ouverte a une possibilité de suite..




