Livres
144454649 484 articles

Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

Witchling de Yasmine Galenorn

Serafina dans Critiques, Livres le 1 mars 2009, avec 19 commentaires
Critiques

Il m’arrive de flasher sur des couvertures de roman. Et généralement je lis le roman qui va avec. Sauf que généralement c’est une très mauvaise bouse. La couverture de Witchling, par Yasmine Galenorn est superbe. Je pense que vous pouvez déjà en tirer les conclusions qui s’imposent.

Witchling de Yasmine Galenorn

En fait, Witchling est le premier tome d’une série de romans, Les soeurs de la Lune. Le livre se range dans le genre bit-lit melangée à de la chick-lit. Ouh lala, c’est quoi ces termes ? Alors déjà les deux sont écrits par des femmes pour des femmes, mais l’un moins pire que l’autre. La bit-lit c’est plutôt genre Twilight. En gros, on prend la vie de tous les jour on y fout des trucs surnaturels genre Urban Fantasy, voir Fantastique. La chick-lit par contre, c’est genre Sex and the City. Je ne le savais pas. Si je l’avais su, j’aurais sans doute pas lu…

c’est donc l’histoire de trois soeurs, moitié humaines, moitié fées. Chaque tome est vu à la première personne par une des soeurs. Nous commençons avec la sorcière, qui rate ses sorts. Apres ce sera la louve-garou qui se change en chaton, puis la vampire dépressive. En fait, le sang humain qu’elles ont dans les veine les empêche d’avoir des pouvoirs efficaces. Et pourtant elles sont agent-secrètes pour la CIA de l’Outremonde (le pays des fées). Et quand un fée se fait tuer, et que des démons essaient de détruire la terre, elles sont en première ligne.

Dit comme ca, ca paraît pas trop mal. L’idée n’est pas forcément très originale, mais généralement efficace. L’idée du demi-sang est bien trouvée, les trois soeurs, même si ca fait un peu Charmed ont de quoi tenir un livre. Et puis on en apprend peu à peu sur l’Outremonde, qui se révele assez intéressant.

Witchling de Yasmine Galenorn

Le style est correct, mais réellement sans plus. Les remarques de l’héroïne sont un peu lourdes. Mais encore ce n’est pas la le pire. Non, le pire, c’est le coté chick-lit. Bien sûr l’héroïne rate son sort et se trouve nue, révelant son bonnet E (attention !) à toute la clientèle de sa boutique qui pourra attester auprès des voisins que ses seins, c’est pas des faux. Bien sûr, elle va crapahuter en foret en minijupe et talons aiguilles. Bien sûr au retour d’un combat, elle s’arrête au magasin de lingerie pour acheter un bustier qui met en valeur ses seins. Youpiii.

On ajoute qu’elle a le feu aux fesses, trois soupirants dans le bouquin, et elle s’en fait deux, dont un mec renard avec des phrases aussi glamours que « Oh oui ! Prends moi par devant ou par derrière, pas besoin de douceur ! ». Bien évidemment, on a droit à la description dont on se serait volontiers passé. Sauf si on lit le livre pour cela, auquel cas il faudra tout de même lire de nombreuses pages entre temps… L’intérêt est limité des deux côtés donc.

Le prochain tome étant centré sur la femme-chat qui était, sous sa forme humaine, vierge au début du livre, on peut espérer moins de scènes de cul. Par contre, sur sa forme de chat, pas d’infos, et je préfère ne pas en avoir.

Ce côté la gache réellement tout le livre, et c’est dommage. A noter tout de même que pour le moment, nous n’avons toujours pas lu de bon livre chez Milady… Et ce n’était pas Légende de David Gemmell qui remettait ce constat en doute.


De bons présages de Gaiman et Pratchett

dabYo dans Critiques, Livres le 28 février 2009, avec 2 commentaires
Critiques

N’importe quel livre a beaucoup de mal à passer après l’excellent Guide du Voyageur Galactique de Douglas Adams, et d’autant plus lorsque l’on joue sur la même corde: l’humour anglais. Sauf, bien entendu, si l’on est écrit par quelqu’un qui s’appelle Terry Pratchett, l’un de nos auteurs préférés et à l’origine de la série du Disque-Monde, ou encore Neil Gaiman, un autre auteur vénéré par Serafina. Et ça tombe bien, puisque De Bons Présages, plus communément appelé Good Omens, est écrit en collaboration par les deux. Dingue non ? Un synopsis, s’il vous plait.

De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett

L’apocalypse vous connaissez ? Oui, bien sûr, puisqu’elle aura lieu en 2012. Mais moi, je vous parle de la vraie, de celle qui est très proche. Oui oui, vous ne le saviez pas ? Les deux joyeux lurons anglais le savaient, eux, grâce aux tribulations des deux envoyés du Ciel et de l’Enfer sur Terre: Aziraphale pour les gentils, gérant d’une petite boutique vendant de vieux livres mais qui n’en a jamais vendu depuis des siècles, et Rampa pour les méchants, portant à longueur de temps ses lunettes noires au volant de sa Bentley qui n’a jamais besoin d’essence pour rouler. Bien entendu, les deux se haïssent cordialement, et font tout pour se marcher sur les pieds. Enfin, ça c’est en principe, et ce qu’ils racontent à leurs supérieurs, car il semblerait qu’ils puissent s’entendre… Surtout lorsqu’il s’agit d’un intérêt commun. Bref, vous l’avez compris, il ne faut pas chercher de cohérence dans le scénario mais plutôt de l’incohérence, et c’est bien ça que l’on aime ! En principe.

Car c’est malheureusement là l’un des gros points faibles du bouquin. A trop en faire, à trop tenter de rendre chaque intervention loufoque et drôle, les deux cents premières pages deviennent lourdes, très lourdes. On fini par ne plus en voir le bout… Certes on s’amuse, tout du moins au début, et puis on se lasse. La ficelle scénariste est trop menue, il y a trop de points de vue différents qui n’apportent que peu à l’histoire et qui ne sont pas expliqué le moins du monde. Trop de personnages qui n’apparaissent que le temps de quelques pages, simplement pour un gag. Sur une cinquantaine de pages ça passe, mais sur autant, on s’en lasse et c’est vraiment dommage. Alors que j’ai mis une bonne semaine à passer ce début, j’ai dévoré la fin du roman, deux cents autres pages, en moins de deux jours.

De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett

On a donc une très bonne fin, où les passages s’imbriquent les uns avec les autres, au mieux, et on fini même par comprendre certains courts paragraphes du début du livre, mais ça ne suffit pas totalement à compenser. Certes l’impression finale est très bonne, mais on reste déçu d’avoir été ennuyé par un livre écrit par ces deux personnalités… Alors n’étais je pas apte ? Je ne sais pas, Serafina ne semble pas avoir été choquée par ces passages. Mais moi, je l’ai été.

Ceci n’en fait donc pas un mauvais livre, au contraire, il est excellent et je vous le recommande chaudement. Ne faites pas attention aux premières pages, elles lui portent injustement préjudice et il ne faudrait pas vous priver d’une nouvelle rencontre avec la Mort, et ses motards de l’apocalypse, pour si peu. Le héros, bien que Candide est finalement attendrissant et on fini par aimer ses pseudos réflexions sur le monde, tussa tussa. Les Eux, car c’est leur nom, sont tout simplement excellent. Et je ne parlerai pas de nos deux envoyés, qui sont stéréotypiquement génial. Je dirai même plus, leur anti-stéréotypisme est excellent.

Bref, si vous aimez l’humour anglais, sautez le cap, si vous n’aimez pas, tentez tout de même. Et si vous ne connaissez pas Terry Pratchett, ou Neil Gaiman, ou les deux, sautez dessus aussi !


Le Guide du Voyageur Galactique est le premier tome de la série H2G2 écrite par Douglas Adams, qui est à la Science Fiction ce que Terry Pratchett est à la Fantasy. Si manque de pot, vous ne connaissez aucun des deux, vous présenter la série comme la première trilogie écrite en cinq volumes va peut être vous mettre la puce à l’oreille… Car oui, Douglas Adams est un spécialiste de l’humour anglais que nous apprécions tant ici, et qui s’illustre dans un Space Opera digne de Star Wars.

H2G2: Le guide du voyageur galactique

Arthur Dent se réveille un jour pour une journée tout ce qu’il y a de plus normal jusqu’à ce qu’il apprenne que sa maison va être détruite par les bulldozer qui se trouve devant chez lui. Pourquoi ? Parce qu’une déviation doit y être construite. Malheureusement pour lui, en plus de voir sa maison détruite, il va voir ensuite sa planète détruite, et surtout, pire que tout: découvrir que son ami est un extra terrestre. Débute alors une course folle de non sens dont le but est véritablement rocambolesque et totalement inutilement crédible et crétine. Mais c’est quand même génial !

Ca, c’était pour le synopsis. Mais je ne suis pas sûr que ce dernier ne vous ai convaincu, si ? C’est pourtant l’aspect décalé du récit qui peut vous convaincre, et lui seul. Car si vous êtes allergique à l’humour anglais, passez votre chemin, le scénario est sans queue ni tête et tout au long de votre lecture vous ne ferez que lire des notes d’humour qui ne vous plairont pas. Et même si elles ne vous dérangent pas, il n’y aura rien pour relever le niveau livre. Mais si c’est l’inverse, que les Monty Python font parti de vos films préférés, et que vous vous êtes toujours demandé pourquoi l’outil de traduction numéro un du net s’appelle BabelFish, alors ce livre est pour vous.

H2G2: Marvin

Marvin, le premier robot doté d'une particularité très peu recherché: l'envie de se suicider. Il fait équipe avec de nombreuses portes qui n'hésiteront pas à vous faire part de leur plaisir de vous laisser passer et à s'ouvrir en émettant dans de longs soupirs langoureux...

Avec un univers ultra fouillé et superbement incohérent, ce livre de Douglas Adams est une vraie mine de plaisir et d’hilarité. Je n’ai pas souvenir d’avoir aussi souvent rit en lisant, et pourtant je me suis tout de même fait une bonne dizaines de tomes du Disque Monde. Les dialogues entre les personnages sont géniaux, et ces derniers sont assez fouillés pour être charismatiques et compréhensibles. Toutes les races présentées pendant le livre, grâce au principe d’Encyclopédie, sont bien détaillées et le niveau de description est aussi élevé que celui que l’on peut trouver dans n’importe quel livre dit sérieux. Tolkien n’a qu’à bien se tenir. La différence étant qu’il est rare de ne pas laisser passer un éclat de rire lors de la lecture de l’une d’entre elle, alors que la description de l’herbe à pipe pour Hobbit en a laissé plus d’un sur le carreau…

Ceci dit, je me demande si y revenir pour le deuxième tome de la série sera tout aussi agréable. En effet, une fois la surprise passée, Douglas Adams arrivera il à se renouveller ? Car ce n’est malheureusement pas sur le scenario qu’il peut compter, mais plus sur l’aspect cocasse d’en découdre. Je ne peux pas encore vous le dire, car pour cela je dois lire Le dernier restaurant du monde, deuxième tome de la série, que Serafina a lu et qu’elle aurait déjà dû vous présenter, ahem.


Nouveautés à (La) Fnac.com ?

dabYo dans Actualités, Livres le 16 février 2009, avec 2 commentaires
Actualités

Tiens, en cherchant la date de sortie du tome 10 du Trône de Fer pour ma critique d’un Festin pour les Corbeaux, je suis tombé sur le site de la Fnac. J’avoue ne pas en être un habitué, et préférer la plupart du temps Amazon ou Alapage qui sont des sites spécialisés dans la vente en ligne. Mais toujours est il que cette fois, c’est bien la Fnac qui a pris une longueur d’avance en donnant un outil dont j’ai toujours rêvé: lorsque vous êtes sur la page d’un bouquin, des auteurs similaires vous sont proposés.

Auteurs similaires sur Fnac.com

J’ai donc pu voir sur la page du tome 10, ici, que David B. Coe faisait parti des auteurs dits similaires à George R.R. Martin. En vous présentant la Couronne des Sept Royaumes c’est plus ou moins ce que je vous avais dit moi aussi. Alors deux possibilités, soit la Fnac utilise les quatrièmes de couvertures des titres, soit elle prend en compte d’autres données que je ne connais pas et qui sembleraient pertinentes. Ce qui serait une très bonne nouvelle dès lors que vous souhaitez découvrir de nouveaux auteurs et de nouveaux livres à lire.

Avec David B. Coe sont conseillés Dave Duncan et Paul Kearney, je n’en ai lu aucun des deux, et vous ? Il y aussi Glen Cook sur lequel je suis d’accord avec la Fnac, ainsi que Steven Burst dont nous avons trois tomes des aventures de Vlad Taltos. Je vais donc tâcher d’en lire un pour savoir si ces auteurs qui sont donc plus ou moins recommandés sont triés au grand hasard la chance ou d’une façon plus méthodique.

Car avouons le, dès que l’on va sur Amazon les titres qui nous sont proposés sont soit les autres tomes de la série, soit les best seller du genre… Pas très intéressant.  En tout cas, c’est marrant parce que se sont trois auteurs que je lorgne de l’oeil depis un petit moment.

Je vous invite bien entendu à y jetter un oeil, pour voir ce que vous pensez de cette nouveauté. (si c’en est une, j’avoue que je navais jamais fait attention…) Et si vous pensez que cela peut vous aider à découvrir un nouvel auteur. Au fait, vous achetez des livres sur le net des fois ?


Ca y est, enfin. En finissant le douzième tome Français du Trône de Fer, Un festin pour les Corbeaux, je viens de rattrapper la publication de George R.R. Martin pour sa série phare… Et d’une façon plutôt effroyable puisque ce tome est accompagné d’une note de fin où l’auteur prévoit la sortie de la suite en 2006… Et nous sommes déjà en 2009. A l’heure où je parle, la sortie du nouveau tome en anglais est prévue pour septembre, alors qu’elle l’était pour avril il y a moins d’un mois. Sachant qu’il faut minimum deux ans avant l’arrivée en poche du premier tome qui sera tiré de la suite anglaise, il va falloir que je prenne mon mal en patience… A moins que je ne le prenne en anglais. Quelqu’un a déjà lu le Trône en anglais ? Est ce abordable ? Enfin, là n’est pas la question.

Trône de Fer 12: Un Festin pour les Corbeaux

Ca fait quand même bizarre d’achever sa lecture d’un douzième tome de série. Certes, on est loin de la vingtaine de tomes que comporte la Roue du Temps, mais tout de même, ça fait un sacré paquet. Quand on compare à ce qu’a pu faire JRR Tolkien en trois volumes, on se pose des questions sur la pertinence de toutes les pages de Martin. Mais c’est là faire l’erreur de comparer l’incomparable, bien que la quête principale du Trône de Fer se découvre peu à peu, on est loin de la simple opposition entre bien et mal.

Après avoir émis des doutes sur l’avenir de la série dans ma critique des Sables de Dorne, je dois avouer que je ne peux malheureusement pas encore me contredire… Certes, on commence à voir où l’auteur veut en venir, et cette fois on comprend réellement le déplacement des pions du jeu des trônes. Quand j’y pense, j’ai déjà hâte de lire la suite, et pourtant je dois avouer que ce douzième tome me laisse sur un ton de déception.

Martin nous fait comme d’habitude entrevoir des ficelles scénaristiques très intéressantes, notamment via un nouveau personnage que j’aime déjà beaucoup. Mais ça ne nous contente pas. De plus, à côté de cela, certains personnages deviennent totalement imbuvables et sont de vrais calvaires à lire. J’ai vraiment eu du mal à lire ces passages, d’autant plus que le personnage que je ne supporte plus fait de nombreuses apparitions. J’avais envie de massacrer les pages pour pouvoir le mutiler (le personnage) tellement il m’exasperait. Comme dit souvent Serafina, elle ne peut pas s’attacher à des personnages dont elle ne partage pas les idéaux. Moi, je ne peux pas les supporter.

Trône de Fer 12: Un Festin pour les Corbeaux

Alors certes, c’était un problème récurrent de la série, notamment via Sansa ou Daenerys dont les tribulations n’étaient pas toujours des plus importantes, mais ces personnages ont toujours eu un plan secondaire. Là on en est loin, et le fait que le rythme soit très lent n’aide pas. A dire vrai, si je ne lisais pas un livre mais regardait un film, j’ai bien peur que je me serai endormi. Le rythme de la série change tellement, passant de l’haletant au contemplatif, qu’il est dûr de continuer.

Ensuite, j’avoue ne pas avoir été fan de la découpe faite par J’ai Lu et les éditeurs français en général, non seulement on se tappe des volumes lents, mais en plus on ne voit vraiment pas l’intérêt d’un tel découpage. Les tomes ne sont pas si longs que ça tout de même. Je ne parlerai pas des titres choisis, et encore moins des couvertures, que je trouve totalement hors sujet.

Bref, un avis bizarre tout de même. Le tome en lui même ne m’a pa plu, mais la série elle, me plait toujours autant. Allé, j’ai beaucoup d’espoirs pour le prochain tome, alors George R.R. Martin, ne me décevez pas.

Mais bon pour cela, il faudrait déjà que nous ayons une date de sortie pour le Trône de Fer Tome 13.


Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

dabYo dans Critiques, Livres le 14 février 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Des fleurs pour Algernon est un livre de Daniel Keyes que Serafina voulait lire depuis de nombreux mois, notamment parce qu’il est un des rares titres de Science Fiction étudiés de façon scolaire. Certains diront sans doute le seul, et j’ai peur de devoir leur donner raison. Toujours est il que c’est pour ces deux raisons que je me suis mis à sa lecture. J’avais en effet envie de voir si ce livre intéressait les professeurs parce qu’il avait un je ne sais quoi de Goncourt ou de prix Nobel. Vous comprendrez donc que j’étais très sceptique au début de sa lecture et que je m’attendais à un navet bien pensant où il faudrait voir des metaphores loufoques derrière chaque phrase pour en extraire un quelconque sens. Oui, je hais les cours de français donnés au lycée qui ont failli me dégouter définitivement de la lecture. Bref, ce n’est pas le sujet si ?

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

En fait, la classification de ce livre en Science Fiction est assez batarde. Bien que le récit se base sur une progression scientifique avec laquelle il génère une fiction, d’où le Science Fiction, on est bien loin des vaissaux de la Fondation d’Asimov ou de la société hyper sécuritaire d’un Farenheit 451 de Bradbury. Abus ? Non, je ne pense pas, car Des fleurs pour Algernon a finalement, d’après moi, bien plus sa place dans un label S.F. que n’importe quel des livres d’Asimov. Dingue non ?

Nous nous retrouvons donc dans une Amérique des années 60, tout à fait normale, où la société commence à gérer un des problèmes qu’elle a toujours eu, mais d’une façon un peu plus humaine: les arriérés mentaux. Notre héros en fait partie et va passer une opération que la science est entrain de mettre au point et qui, si elle réussit, lui permettra de devenir un teligent, voir sur douet. Je ne vous en conterez pas plus et je vous déconseille formellement de lire la quatrième de couverture qui, comme d’habitude, va vous spoiler les 200 premières pages. Sur un total de 250 pages, c’est juste.

Bon, avouons le, ce n’est pas le suspens qui fait la qualité du livre mais bien le récit en lui même et les émotions qu’il peut procurer. Il est écrit sous la forme d’un journal intime, c’est à dire que pour soient disant les besoins de la recherche scientifique, Charlie va devoir laisser par écrit chacune de ses impressions et de ses pensées. C’est pour cela qu’au tout début du livre, nous démarrons avec des comptes rendus bourrés de fautes d’orthographes et écrits de manière phonétique, pour bien entendu rendre le tout plus crédible.

Des fleurs pour AlgernonEt ça marche. Les récits vous prennent et vous font entrer dans l’histoire comme jamais. Candides, ils provoquent bien souvent de la tristesse et de la compassion. Bien entendu, le livre évolue avec son héros et plusieurs phases passent, ce qui est important pour le renouvellement de l’intérêt. On découvre avec Charlie des mystères de la vie, du début jusqu’à la fin, de l’hypocrisie du genre humain, etc. Et surtout, que sous ses airs de bienveillance, la société reste tout aussi hypocrite qu’avant.

Sur le milieu, le récit devient un peu longuet, je dois l’avouer, et l’on se demande où veut en venir l’auteur. C’est d’ailleurs pourquoi il est réellement malheureux que J’ai Lu fasse si peu attention à ses résumés. Mais bon, on ne peut rien y changer, tout comme on lutte difficilement pour ne pas succomber à la fin du récit, qui est tout de même très triste.

Bref, je ne suis pas sûr d’avoir dit que j’ai bien aimé, et que, pour une fois, je trouve que les professeurs ont de bons goûts. Mieux, j’envie toute personne qui a pu l’étudier au Lycée, car si j’en avais eu la chance, je suis sûr que je n’aurai pas attendu mes 20 ans pour me remmettre à la lecture. Avec une lecture très facile et rapide, je ne peux que vous conseiller de lire Des fleurs pour Algernon.


La Légion d’Honneur pour J.K. Rowling

dabYo dans Actualités, En Vrai, Livres le 12 février 2009, avec 12 commentaires
Actualités

Arg, je viens de découvrir ça une dizaine de jours après: Mr le président Nicolas Sarkozy a donné au nom de la France la Légion d’Honneur à J.K. Rowling, qui a entre rien d’autre, écrit la saga Harry Potter. Du moins j’espère que ce n’est pas à cause de ses misérables Contes de Beedle le Barde.

J.K. Rowling reçoit la Légion d'Honneur

J'ai bien l'impression que cette photo ressemble plus à une photoshop qu'à une photo, pas vous ?

Je suis le seul que ça choque ?


Inventaire des livres, 2009

dabYo dans En Vrai, Livres le 9 février 2009, avec 8 commentaires

Comme on le dit souvent, ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité. Il semblerait ceci dit que qualité et quantité ne fassent pas forcément mauvais ménage à en voir notre liste. Bon, loin de nous l’idée de vouloir rentrer dans le jeu de la plus grosse, mais si je fais vite fait le calcul, je crois que j’ai de quoi lire pour quatre ou cinq années dans notre bibliothèque. C’est ça d’acheter les livres sur les brocantes, à 0.50c on ne compte plus… Enfin, sauf pour faire l’inventaire, car hier nous avons bien failli acheter un livre que nous avions déjà, ah !

Inventaire 2009

Certains postent leur PAL, pour « pile à lire » (oui j’ai mis longtemps avant de découvrir ce que cela voulait dire…) donc nous, nous postons notre EAL, soit « étagères à lire« . Et oui, c’est ça le progré. Bref, il semblerait que les noms d’auteur en O, Q, Y, U et V ne soient pas courrant… Marrant non ? Ah ouais, il manque quelques livres qui sont restés chez nos parents.

Si vous voyez des must-read que nous n’avons pas, n’hésitez pas à nous les signaler !

Lire la suite de l’article Inventaire des livres, 2009


Les Sables de Dorne de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 6 février 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Comme je vous l’avais confié dans ma critique de la Loi du Régicide, ce qui est difficile pour une très bonne série, c’est d’être constante. Avec deux premiers tomes qui explosent littéralement tout ce que l’on peut lire en Dark Fantasy, et un 8ème tome, Noces Pourpres et 9ème tome, la Loi du Régicide, tous les deux tout aussi géniaux, le Trône de Fer se fait de l’ombre à lui même. Le 10 ème tome, Le Chaos, en a complètement pâti et je n’en garderai pas le moindre souvenir… c’est pour cela que je n’en ferai pas la critique. Le problème, c’est qu’il en va de même pour ce 11ème tome, les Sables de Dorne. George R.R. Martin a t’il perdu sa plume ?

Trone de Fer: les Sables de Dorne

Que penser alors ? Une série peut elle devenir mauvaise car, bien que largement au dessus des autres, elle est parfois bien en deçà de ce qu’elle nous a proposé un peu plus tôt ? C’est en tout cas le sentiment que j’ai alors que j’entame le 12ème tome de la série, Un Festin pour les Corbeaux. C’est la première fois que j’enchaîne trois tomes du Trône et pour une raison simple: d’habitude un tome qui est plutôt plat est relevé par un tome exaltant tout de suite après. On peut donc s’arrêter après la lecture de deux tomes, pour s’en garder un peu pour plus tard… Sauf que là, j’ai beau m’être enfilé deux Trône de Fer, je reste sur ma faim.

Les Sables de Dorne est un bon livre, intéressant, envoûtant, mais il pâti énormément de ses frères ainés qui l’étaient encore plus. Bien écrit comme à l’accoutumée, avec un scénario qui s’étoffe encore plus et des nouveaux personnages intéressants, George R.R. Martin n’arrive pour autant jamais à augmenter le rythme que le lecteur peut éprouver. Les nouvelles intrigues ne nous passionnent plus autant, on aurait presque un sentiment de lassitude. Alors oui, certes, on a envie de connaître la suite, mais pas pour ce qu’elle est actuellement. Ce n’est pas l’envie de savoir la suite parce que ce qu’on lit actuellement est prenant, mais plutôt parce que l’on est convaincu que la suite sera prenante, elle. Oui, ma phrase ne veut pas vraiment dire grand chose.

Trone de Fer: les Sables de Dorne

Et c’est là tout le problème, on a l’impression de lire un livre par procuration, de toujours attendre mieux sans jamais l’entrevoir. Le syndrome est plus ou moins le même que celui d’un livre comme L’épée de Vérité, à la différence que les Sables de Dorne est en soit un bon livre. Mais c’est un livre dont on attend plus. Et forcement, quand ça fait deux tomes qu’on en attend plus, il est difficile de se mettre au tome 12 sans en être quelque peu dégouté.

Allé, prions, car c’est ici le dernier tome sorti en français, et je n’aimerai pas en être déçu sans quoi l’attente risque de tuer mon envie de lire la série !


Hésitation (Eclipse) de Stephenie Meyer

Serafina dans Critiques, Livres le 4 février 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Après la critique de Fascination, de Tentation, du film Twilight, il fallait bien s’attendre à ce que j’écrive sur Hésitation (Eclipse en V.O.). J’avais assez apprecié le second tome, donc j’ai continué, avec une pause de deux mois quand même, mais passons. Encore une fois je ne ferai pas le rappel de l’histoire et j’estime que vous avez lu les précédentes critiques. Nous reprenons donc nos personnages à peu pres là où le tome précédent les avaient laissés. Et nous voilà parti pour 610 pages environ.

Hésitation (Eclipse) de Stephenie Meyer

Bella s’apprête à vivre sa graduation. Je ne sais pas réellement comment le dire en français. Mais aux US la sortie du lycée et l’obtention du diplôme est une étape très importante. En effet, généralement, les jeunes partent pour l’université après, université ou on entre sur dossier et suivant la bourse des parents aussi. Cela marque réellement le début de la vie d’adulte, contrairement en France ou beaucoup de jeunes restent chez leurs parents le temps des études. Enfin, vous avez surement déja vu des films américains, la cérémonie des diplômes, le bal de promo, etc. Cette nuance est à garder en tete pour comprendre la raison pour laquelle ils en font tout un foin.

En fait, disons le crument, il ne se passe pas grand chose dans ce tome. Bien entendu il y a une pseudo petite intrigue, mais très très survolée. Le tome sert à mon avis à deux choses principalement. La première, c’est à en apprendre plus sur certains personnages secondaires (Jasper et Rosalie en tête) ou bien sêr les légendes Quileutes et la manière dont fonctionnent les Loups garous chez Meyer. En soit pourquoi pas. Après tout l’histoire de Rosalie est prenante, celle de Jasper est sympa et les loups garou, bien que cela ne soit pas très original, restent agréables à lire. Le problème c’est que sur 600 pages, c’est un peu maigre.

Ce qui nous amène donc au deuxième point. C’est l’occasion pour l’auteur de développer le triangle Edward-Bella-Jacob. Développement dont je me serais passée. En effet, cela traine en longueur, il y a tellement de petites scenes, de petits rien qu’au final, on se tappe des pages entieères de « je t’aime, toi aussi tu m’aimes, mais tu le sais pas« … Passages qui seront répétés 200 pages plus loin. Je veux bien qu’Alzheimer soit précoce mais quand même !

Edward et Bella dans Eclipse

Non n'ayez pas peur ils ne sont pas méchants ! Ah c'est pas leur méchanceté qui vous fait peur ? Dis comme ça...

Alors certes il y a des passages intéressants, même des passages sympas, et majoritairement ceux qui se rapportent au premier point. Le reste n’est que du meublage, comment tenir le plus longtemps possible quitte à endormir son lectorat. Bref, j’en garde une assez mauvaise impression. C’est aussi le tome où les préceptes mormons sont les plus présents. En effet Stephenie Meyer est mormonne, et sur certains points il est difficile de ne pas le remarquer. Soyons clair, je n’ai rien contre les mormons, et les auteurs peuvent bien avoir la religion de leur choix. Le problème c’est quand cela s’immisce dans les romans. Tout le trip à propos de l’âme de Bella qui doit être sauvée, de l’abstinence me dérange un peu. Surtout les baragouinages sur l’âme qui doit être sauvée pour l’apres vie etc. Ca fait un peu bizarre dans la bouche d’un vampire, et c’est un peu trop religieux à mon goût.

Quand on commence la lecture on se dit que l’histoire va finir dans ce tome… Eh bien non, et c’en est même, j’en ai peur, loin. J’ai l’impression que l’auteure tire un peu sur la corde de manière à remplir le plus possible et se perd en chemin. C’est lourd, c’est insipide et barbant. J’ai eu du mal à ne pas sauter les pages.

Allez un de ces quatres je lirai le final de la série Twilight, Révélation, mais quand il sera sorti en poche. 18 euros pour ça, faut pas abuser.