Il m’arrive de flasher sur des couvertures de roman. Et généralement je lis le roman qui va avec. Sauf que généralement c’est une très mauvaise bouse. La couverture de Witchling, par Yasmine Galenorn est superbe. Je pense que vous pouvez déjà en tirer les conclusions qui s’imposent.
- Auteur:Galenorn Yasmine
- Tome:1
- Série:Les soeurs de la Lune
- Titre:Witchling
- Genre:Urban Fantasy

En fait, Witchling est le premier tome d’une série de romans, Les soeurs de la Lune. Le livre se range dans le genre bit-lit melangée à de la chick-lit. Ouh lala, c’est quoi ces termes ? Alors déjà les deux sont écrits par des femmes pour des femmes, mais l’un moins pire que l’autre. La bit-lit c’est plutôt genre Twilight. En gros, on prend la vie de tous les jour on y fout des trucs surnaturels genre Urban Fantasy, voir Fantastique. La chick-lit par contre, c’est genre Sex and the City. Je ne le savais pas. Si je l’avais su, j’aurais sans doute pas lu…
c’est donc l’histoire de trois soeurs, moitié humaines, moitié fées. Chaque tome est vu à la première personne par une des soeurs. Nous commençons avec la sorcière, qui rate ses sorts. Apres ce sera la louve-garou qui se change en chaton, puis la vampire dépressive. En fait, le sang humain qu’elles ont dans les veine les empêche d’avoir des pouvoirs efficaces. Et pourtant elles sont agent-secrètes pour la CIA de l’Outremonde (le pays des fées). Et quand un fée se fait tuer, et que des démons essaient de détruire la terre, elles sont en première ligne.
Dit comme ca, ca paraît pas trop mal. L’idée n’est pas forcément très originale, mais généralement efficace. L’idée du demi-sang est bien trouvée, les trois soeurs, même si ca fait un peu Charmed ont de quoi tenir un livre. Et puis on en apprend peu à peu sur l’Outremonde, qui se révele assez intéressant.

Le style est correct, mais réellement sans plus. Les remarques de l’héroïne sont un peu lourdes. Mais encore ce n’est pas la le pire. Non, le pire, c’est le coté chick-lit. Bien sûr l’héroïne rate son sort et se trouve nue, révelant son bonnet E (attention !) à toute la clientèle de sa boutique qui pourra attester auprès des voisins que ses seins, c’est pas des faux. Bien sûr, elle va crapahuter en foret en minijupe et talons aiguilles. Bien sûr au retour d’un combat, elle s’arrête au magasin de lingerie pour acheter un bustier qui met en valeur ses seins. Youpiii.
On ajoute qu’elle a le feu aux fesses, trois soupirants dans le bouquin, et elle s’en fait deux, dont un mec renard avec des phrases aussi glamours que « Oh oui ! Prends moi par devant ou par derrière, pas besoin de douceur ! ». Bien évidemment, on a droit à la description dont on se serait volontiers passé. Sauf si on lit le livre pour cela, auquel cas il faudra tout de même lire de nombreuses pages entre temps… L’intérêt est limité des deux côtés donc.
Le prochain tome étant centré sur la femme-chat qui était, sous sa forme humaine, vierge au début du livre, on peut espérer moins de scènes de cul. Par contre, sur sa forme de chat, pas d’infos, et je préfère ne pas en avoir.
Ce côté la gache réellement tout le livre, et c’est dommage. A noter tout de même que pour le moment, nous n’avons toujours pas lu de bon livre chez Milady… Et ce n’était pas Légende de David Gemmell qui remettait ce constat en doute.








Et ça marche. Les récits vous prennent et vous font entrer dans l’histoire comme jamais. Candides, ils provoquent bien souvent de la tristesse et de la compassion. Bien entendu, le livre évolue avec son héros et plusieurs phases passent, ce qui est important pour le renouvellement de l’intérêt. On découvre avec Charlie des mystères de la vie, du début jusqu’à la fin, de l’hypocrisie du genre humain, etc. Et surtout, que sous ses airs de bienveillance, la société reste tout aussi hypocrite qu’avant.









