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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

Chien du Heaume est un roman de Justine Niogret sorti en 2009 qui avait largement conquis Serafina à l’époque de sa sortie en grand format aux éditions Mnémos. Depuis, le roman a gagné entre autres le Prix des Imaginales 2010 et est disponible en poche aux éditions J’ai Lu. C’est à cette occasion que je me suis lancé dans ce récit de Fantasy aux allures moyenâgeuse et dramatique, illustrée par une nouvelle couverture signée Johan Camou. Pour le synopsis et les autres informations sur le roman, je vous invite à lire la chronique très positive de Serafina.

Chien du Heaume de Justine Niogret

Le livre et son chapitre d’introduction mettent tout de suite le ton que l’on va retrouver tout au long de notre histoire: Chien du Heaume est un roman très sérieux, très triste, plutôt déprimant même, il faut l’avouer. C’est un récit qui a des aspects très dramatiques, une sorte de tragédie qui se marie au genre de la Fantasy. On y attache le roman au genre plus parce que le monde dans lequel notre héroïne évolue n’existe pas à proprement parler, que parce qu’il y aurait une quelconque magie. Ce pourrait bel et bien être dans une contrée complètement perdue du Moyen-Âge, genre en plein milieu de la France.

Justine Niogret

Justine Niogret

Car de la magie, il n’y en as pas. L’histoire de Chien n’est pas celle qui va vous combler de bonheur, mais bien celle qui a tout pour vous déprimer. C’est très bien écrit, très bien amené, et vraiment prenant. On suit cette femme en quête d’un foyer, d’une identité et on s’accroche à elle. Elle nous prend aux tripes et ne nous lâche plus jusqu’à la fin du récit, sans répit.

Après quelques premiers chapitres assez stéréotypés, où Chien semble suivre une quête prédéfinie aux péripéties ne se déclenchant qu’en sa présence, le roman prend tout son ampleur lorsqu’elle fait la rencontre d’un châtelain chasseur. Les personnages du roman sont entiers. On appréciera Chien bien entendu, femme sans attache qui n’a pas trouvé d’autre moyen pour survivre que d’agir comme les hommes de l’époque le faisaient. Vulgaire, impétueuse, tête brulée, c’est un vrai miracle qu’elle ait survécu. Mais ce n’est pas le seul personnage qui vaut le coup, ses différentes rencontres sont un des plus gros avantages du roman. Ce sont des personnalités entières, bien développées et on s’y attache très vite.

Chien du Heaume de Justine NiogretIl faut dire que le roman de Justine Niogret est diablement bien écrit. L’auteur maîtrise son sujet et fait un très agréable mélange de français plutôt moderne et ancien. De nombreux termes, qui pourront parfois vous laisser à côté si vous n’avez pas votre petit dictionnaire de moyenâgeux. Cela joue clairement à l’ambiance du roman, à sa force, à son aspect entier. L’histoire contée est une sorte d’ensemble, elle se déroule certes sur une assez longue période de temps, sans doute plusieurs années, mais est d’un seul tenant.

Au final, Chien du Heaume m’a énormément fait penser à un autre roman du genre, qui mêlait lui aussi drame et récit tragique à la Fantasy: Lavinia de Ursula K. Le Guin. Les univers sont certes opposés, sans parler de nos deux héroïnes, l’une princesse et l’autre homme d’armes, mais la lecture de ces deux romans est malgré tout proche, en qualité, en intérêt. J’ai vraiment été conquis par l’univers de Justine Niogret, et j’espère bien avoir l’occasion de lire Mordre le Bouclier, la suite.


Hunger Games, The Hunger Games Tome 1, de Suzanne Collins

400 pages plus tard, on reste sur sa faim...

Serafina dans Critiques, Livres le 20 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

The Hunger Games est une série de romans Young Adult écrite par Suzanne Collins, dont le premier tome a été publié chez Pocket Jeunesse en 2009 en France. Je suis un être faible, incapable de tenir bien longtemps face à un buzz. Donc à force de voir du Hunger Games par ci, Hunger Games par là, bande annonce, chroniques et même collection de vernis dédiée à cet univers, je n’ai pas pu résister et j’ai acheté le premier tome.Que j’ai rapidement commencé. Synopsis ?

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne Collins

Dans un futur pas si lointain, post-apocalypse, les États-Unis n’existent plus. A la place, Panem. Un pays divisé en districts, 12 pour être exact, et dont sont chaque année tirés au sort deux jeunes. Ces deux jeunes sont destinés à participer aux Hunger Games, un jeu de massacre télévisé où il n’y aura qu’un seul vainqueur. Katniss est une jeune fille débrouillarde, qui a vite appris à chasser pour subvenir aux besoins de sa famille suite au décès de son père. Elle aime sa petite sœur plus que tout, alors le jour où cette dernière est tirée au sort, Katniss n’hésite pas une seconde et se porte volontaire à sa place.

A vrai dire, avec un synopsis pareil, je dois dire que je n’étais pas spécialement emballée. En effet, les districts très compartimentés, dans la littérature jeunesse ce n’est pas nouveau, on pensera notamment à l’excellent Vent de Feu de William Nicholson. Pas plus que les jeux de massacre, qui font évidemment penser au culte Battle Royale. L’originalité ici est évidemment la critique de la télé réalité, car en effet ce jeu de massacre est  retransmis à la télévision, dans tous les districts et le regarder y est obligatoire.  La critique est bien menée et a le mérite d’amener la réflexion sur les dangers de ce genre de programmes télévisés. Si nous, adultes, avons bien conscience de ces dernières, pour le public cible, plus jeune, ce n’est pas un mal.

The Hunger Games Adaptation Cinema

L'adaptation au cinéma de Hunger Games sortira dans les salles obscures le 21 Mars 2012

Malheureusement, cette critique de la société est l’un des seuls points positifs que je trouverais au livre. Il bénéficie certes d’une écriture claire, et fluide mais sans être mirobolante pour autant. Les personnages, il faut le dire, ne font pas dans la finesse, et surtout pas l’héroïne : vie de misère extrême mais super débrouillarde, elle réussit toujours à s’en sortir, et ses défauts (son impétuosité notamment) deviennent rapidement des qualités. Bref, on n’est pas loin de la Bella mixée à Causette: une héroïne tellement banale qu’à peu près tout le monde pourra s’identifier à elle d’un moyen ou d’un autre. On échappe de peu à la Mary-Sue.

Suzanne Collins

Suzanne Collins

Si l’univers semblait au départ assez intéressant, il faut dire que pour ce premier tome, il est tout juste survolé : on ne sait qu’à peine quel district fait quoi, et on ne comprend pas spécialement l’historique du pays qui aurait pu amener à une telle décadence. C’est bien dommage, mais cela sera peut être expliqué dans les prochains tomes…

Le livre est composé de plusieurs parties, et les Hunger Games ne débutent réellement qu’à la moitié du livre. C’est clairement la partie la plus intéressante. Le problème c’est que balancer 24 personnages dans l’arène, forcément, cela amène à ce que beaucoup d’entre eux ne soient que des numéros ou au plus des prénoms. C’est bien dommage, car du coup j’ai trouvé que seuls  deux ou trois personnages ressortaient: Rue, Katniss et dans une moindre mesure Peeta, le deuxième désigné du District 12.

Si la progression de l’histoire n’évite pas quelques facilités, notamment dû au nombre de pages assez réduit, moins de 400, j’ai surtout déploré le recours à du Deus ex Machina pour résoudre ce qui semblait totalement insoluble, c’est dommage et facile.  Dans l’ensemble, l’histoire m’a laissé de marbre, surtout parce qu’elle est très prévisible et ce dès le début.

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne CollinsSi évidemment il faut être plus indulgent avec un roman jeunesse, la comparaison avec d’autres romans dédiés au même public n’aide vraiment pas ce Hunger Games. Je pense par exemple à Uglies de Scott Westerfeld, sorti à peu près en même temps aux États-Unis et qui bénéficiait d’une héroïne bien plus développée, de plus de retournements de situation, et le tout bien mieux ficelé. Ayant lu le roman dans sa version originale, je ne me prononcerai pas sur la qualité de la traduction proposée par Pocket Jeunesse.

Au final, je n’ai pas été charmée par ce premier tome de The Huger Games, et je ne suis pas sure d’en lire la suite, L’Embrasement. Si il y a de bonnes idées dans ce Battle Royale version Suzanne Collins, aucune n’est assez originale ni assez exploitée pour avoir su me captiver. Cela ne m’a même pas donné envie d’aller voir le film, et j’aurais tendance à vous le déconseiller, sauf pour vous faire votre propre idée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #38

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 19 mars 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Cette semaine, petite entorse à la règle… et à la présentation, vu à quel point cet article est moche, pour une unique image, puisque nous n’en sommes pas encore revenus. La magie des articles planifiés.

Guide Week-End à Londres

Sinon, on lit peut être un peu de Wicked Game et Le Bûcher d’un Roi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Youboox ouvre ses portes en version Beta

Spotify du livre: lecture d'ebook en streaming

dabYo dans Actualités, Livres le 16 mars 2012, avec 1 commentaire
Actualités

On ne peut pas dire que nous nous faisons souvent relais des nouveautés du marché du livre électronique, n’étant pas spécialement friands ni vraiment convaincus par la lecture sur tablette ou lieuse. Mais les choses se sont goupillées de telle sorte qu’un nouveau service de lecture électronique a ouvert ses portes juste après notre achat d’une Galaxy Tab. C’était donc l’occasion de nous y mettre. Il s’agit de Youboox, un site lancé par une jeune startup française du même nom qui nous fait une promesse plutôt intéressante, adapter le modèle du streaming de musique à la lecture.

Youboox Logo

Au programme donc: la possibilité de lire des romans gratuitement après inscription, en l’échange de publicité visuelle. Le texte du roman se télécharge en effet au fur et à mesure de votre lecture, découpé en images que vous feuilleter comme dans une galerie. Bien entendu, il faut donc être connecté pour pouvoir télécharger la suite. Sur le principe, il s’agit ni plus ni moins que ce que faisait Spotify avant de passer payant.

Coup d’œil sur le catalogue de Youboox

Le service étant jeune et la promesse assez inhabituelle, le catalogue est pas encore des plus grands. Cela dit, on y retrouve en tout cas pas mal de romans pour ce qui nous intéresse. Les éditions l’Atalante d’abord, avec les quatre tomes de La Fraternité du Panca par exemple, du Johan Heliot avec la trilogie de La Quête de l’Esperance, du Diable Vauvert avec Les Derniers Hommes ou encore les éditions Asgard avec Ghost Stories. Il y a en tout cas de quoi largement tester le service et faire de bonnes lectures. Reste à voir si ils pourront convaincre d’autres éditeurs, mais pour cela, il va d’abord leur falloir des utilisateurs.

Youboox Catalogue

Je ne pense pas que le catalogue pour un tel service soit aussi critique que celui d’un service de musique. On écoute de nombreux albums, mais on ne lit qu’un livre à la fois. Alors certes, il y a peu de chance de pouvoir utiliser Youboox afin de lire les dernières sorties du moment. Il m’étonnerait qu’on y retrouve un jour le nouveau Trône de Fer par exemple, voir même certains éditeurs comme Bragelonne. Mais finalement, pour lire, il y aura sans doute largement de quoi faire si quelques éditeurs ouvrent une partie de leur catalogue.

Une interface sur PC/Android encore très beta

Le service est pour le moment en beta, ce qui est loin d’en empêcher l’utilisation. Je vous invite donc à aller y jeter un œil et vous y inscrire pour peut être y lire quelques bouquins. Mais en homme critique que je suis, il faut avouer que là dessus, le beta n’est pas usurpé. Je passe sur les quelques bugs, notamment lors du login, pour m’étendre sur des problèmes d’ergonomie qui risquent d’être pénalisant pour la plateforme s’ils ne sont pas corrigés.

Il y a un côté fouillis à l’ensemble de l’interface et il faut avouer que même en connaissant le principe, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Où créer mon compte ? Est ce que ça marche seulement sur iPad ou partout ? Bref, des éléments qui feront malheureusement peut être partir quelques visiteurs confus. Les sites proposant des utilisations de type disruptive comme on dit ne sont pas simples pour rien: il faut s’assurer que l’utilisateur sache au plus vite ce que lui permet réellement le service. Et ici, c’est lire gratuitement ou contre un abonnement pour ne pas subir les pubs.

L’autre problème est plus technique, l’affichage ne s’adapte pas à la largeur de l’écran, et il faut avouer que c’est un peu embêtant lorsqu’on lit sur tablette. De même, la collection personnelle de livre en cours de lecture est vraiment trop sommaire, et il n’y a pas de possibilité de marquer la page que l’on lisait. Il y a certes un compteur, mais il bug, et il est impossible d’aller directement à une page. Je me vois mal appuyer 100 fois sur page suivante, sans compter que cela consomme de la bande passante pour pas grand chose. Les images des bouquins ne sont pas redimensionné côté serveur, du coup le processus se fait sur notre appareil, ce qui a fait planter mon navigateur Android.

L’application iPad ?

Pour le moment, Youboox n’a lancé qu’une application dédiée à l’iPad, qui semble ne pas avoir les mêmes problèmes que l’interface web. Alors certes, difficile de juger via quelques screens, mais si vous avez l’occasion d’aller y jeter un oeil, un retour est plus que bienvenue. Les problèmes concernant la lecture semblent en tout cas être corrigés.

Alors, Youboox ?

Bref, au final, il ne faut pas oublier que Youboox est en beta, et que ces problèmes seront surement corrigés au fur et à mesure des améliorations du site. J’ai envie de leur souhaiter bonne chance, et je vous invite fortement à aller tester la plateforme. J’ai certes de grosse réserves pour le moment, mais j’ai envie de croire qu’ils vont réussir à équilibrer tout ça et convaincre les éditeurs de se lancer. Ils n’ont malheureusement pas encore fait le plus dur, mais bonne chance à eux !


C’est Lundi, que lisez vous ? #37

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 12 mars 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

YoubooxCette semaine, j’ai tout d’abord pu essayer le service de lecture en streaming Youboox, dont je vous ferai un retour d’ici quelques jours. J’en parlais la semaine dernière, il s’agit d’une sorte de Spotify des ebooks, vous permettant de lire en ligne un roman en échange de publicité visuelle. Le service a ouvert en beta, et ils auront beaucoup de travail à accomplir pour rendre leur site ergonomique et pour pérenniser le principe sur lequel je reste tout de même perplexe. Mais on leur souhaite bonne chance !

Sur une note beaucoup plus traditionnelle, j’ai continué ma lecture de La Loi des Mages, de façon assez sporadique mais très intéressée. Après avoir eu beaucoup de mal à suivre, et bien qu’il y ait toujours des moments complètements hallucinés ou je ne comprends strictement rien, j’adore. L’ambiance est là, vraiment, et les deux héros sont passionnants. J’ai vraiment hâte de pouvoir continuer.

Serafina

J’ai comme prévu terminé le premier tome des Hunger Games, qui ne m’a pas beaucoup surprise. Le livre de Suzanne Collins ne m’a pas marqué, et je ne suis pas sure de lire la suite pour être honnête.

Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’ArcierJ’ai aussi terminé Dame de Lune, Fée des Brumes qui se révèle être une très bonne anthologie : variée, aux histoires bien menées et aux personnalités fortes. Je ne peux que vous encourager à le lire !

Je continue donc désormais Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier que j’avais un peu délaissé. J’ai dépassé la moitié et si j’adore l’histoire, je dois dire quand même que j’ai un peu de mal avec le style et surtout la manière dont sont menés les dialogues, très nombreux dans la partie que je lis en ce moment. L’alternance entre dialogues directs et indirects me mêle un peu les pinceaux !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Baiser du Rasoir de Daniel Polansky est la très grosse sortie du mois de janvier 2012 chez l’éditeur Bragelonne. C’est donc en grand format,  avec une couverture sanglante sentant la ville crasseuse et réalisée par Fred Augis, que ce roman a atteint les étalages des librairies. Il s’agit du premier tome de la série Basse-Fosse, classée entre Polar et Dark Fantasy, et le tout traduit par Patrick Marcel. Qui dit grosse sortie dit grosse attente, le roman est il à la hauteur ?

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel Polansky

Prévôt était un soldat, il était aussi un agent de la Couronne. Il connait même une partie du gratin de la ville. Mais ça c’était avant, maintenant, Prévôt est devenu un gangster, un dealer qui défend farouchement son territoire dans les basses fosses de la ville. Lorsque des meurtres atroces d’enfants se produisent dans son quartier, il se retrouve embarqué un peu malgré lui dans l’enquête qui pourrait avoir de graves conséquences pour sa « santé », si elle n’était pas résolu.

Daniel Polansky

Daniel Polansky

Contrairement à ce que la quatrième de couverture, et la couverture elle-même d’ailleurs, aurait pu laisser suggérer, le monde auquel nous allons être confronté est loin d’être celui que l’on imagine. On peut dire que surpris je l’ai été, en découvrant non pas un monde inspiré d’un Londres du 18ème, mais un univers de Fantasy aux portes de l’ère industrielle. Et ce que j’ai trouvé en échange était loin de me déplaire. Les descriptions des lieux sentent la crasse, la vinasse et le crime, plantant un cadre particulièrement adapté à l’intrigue.

Le plus clair de l’action se déroule dans une grande ville aux accents médiévaux, avec les quartiers pauvres et les bas fonds associés. On a droit à un beau panel de ce que la pègre et des représentant de la loi corrompus peut produire, le tout mélangé à différentes ethnies.

De l’autre coté du tableau, les riches et puissants en prennent aussi pour leur grade. On obtient alors des personnages intéressants qui, à défaut de rester dans les mémoires, s’intègrent parfaitement à l’histoire. Un peu trop, peut-être, les utilisateurs de magie font quelque peu artificiel tant ils me donnaient une impression de présence anecdotique dans l’univers, en dehors de leur implication dans l’histoire.

The Straight Razor Cure of Daniel Polansky

Couverture de la version originale

Mais le vrai intérêt du roman, c’est bien Prévôt, un quasi-héros de guerre et fidèle serviteur de la nation qui est tombé au fond du caniveau. C’est son histoire, sa vie, son enfance orpheline, son passé guerrier qui revient au galop le temps d’un flashback, ses descentes sur son territoire, les relations qu’il a avec les autres personnages… C’est tout ces éléments qui apportent les qualités de ce récit. L’histoire du roman n’est un peu qu’un prétexte pour le mettre en scène, même s’il l’on regrettera que les motivations premières qui le poussent à enquêter soient un peu flous. Le Baiser du Rasoir bat au rythme de Prévôt, sur un rythme un peu erratique de ce junkie notoire qui sniff des trucs pas nets. On enchaîne les passages d’actions avec d’autres un peu plus axés sur la réflexion. Les bastons et autres joyeusetés violentes sont plutôt bien mises en scène, sans confusion, et reflètent la manière de penser du personnage, dans leur rapidité et leur astuce.

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel PolanskyLorsque l’on en vient à l’intrigue, je resterai un peu mitigé sur le sujet, on sent venir la conclusion et le coupable à des kilomètres, c’est un peu téléphoné et dommageable vu que l’auteur tente tout de même de semer des fausses pistes. Un point crucial à améliorer dans la suite, de peur de blaser le lecteur avant la fin. Reste tout de même le cheminement et les déductions du héros vers le dénouement, qui s’enchaînent avec logique malgré le défaut précédemment cité.

Au final, on se retrouve avec un premier tome que j’ai pour ainsi dire dévoré. Le Baiser du Rasoir de Daniel Polansky nous propose un personnage principal charismatique, un cheminement dans l’histoire prenant, et il ne me reste qu’à attendre le tome 2 de Basse-Fosse, qui sera sans doute surprenant au vu du peu de pistes laissées ouvertes en fin de tome. 2012 s’annonce comme une excellente cuvée littéraire avec des bouquins de cet acabit.


Matricia de Charlotte Bousquet

dabYo dans Critiques, Livres le 6 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Matricia est un roman de Fantasy de Charlotte Bousquet sorti en fin d’année précédente aux éditions Mnémos. Il s’agit là du troisième tome sorti à ce jour se déroulant dans l’univers de l’Archipel des Numinées de l’auteur, ces derniers pouvant se lire indépendamment. C’est d’ailleurs ainsi que j’avais pu lire Cytheriae, qui m’avait largement séduit et faisait partie de mes lectures préférées de 2010, entre temps récompensé par un prix des Imaginales. Le tout est encore une fois accompagné d’une superbe illustration d’Elvire de Cock. C’est donc avec une certaine hâte que je me suis lancé dans cette lecture. Synopsis.

Matricia de Charlotte Bousquet de E De Cock

Dionisa s’apprête à mettre une fin à la peste qui dévore petit à petit l’archipel des Numinées, en tuant son oncle Alino qui s’est voué corps et âme à une entité des plus démoniaques. De son côté, Angelo di Larini, nécromant de son état, a été envoyé par son ordre en mission pour trouver des indices sur la façon de lutter contre ce mal. Mais il est bien peu probable qu’il arrive à en réchapper, tant cette mission semble plus être une manière pour l’ordre de se débarrasser de lui qu’une réelle tentative de lutter contre le Mal.

Il faut avouer que comme pour Cytheriae, le lecteur met un peu de temps à situer tous les personnages que l’on va retrouver. En effet, comme je le disais, les tomes sont largement lisibles indépendamment, mais en contrepartie, il n’y a pas de lien fort entre les différents tomes. Seul l’univers, les quelques éléments qui s’y rattachent et le mal qui rongeait peu à peu l’Archipel sont dans les deux, bien qu’il y ait évidemment un ordre chronologique. On y retrouve quelques personnages, mais ces derniers n’étaient qu’évoqués voir esquissés dans les précédents tomes. J’évoque ici le personnage d’Angelo di Larini, charismatique nécromant de Cytheriae que l’on n’entrevoyait qu’à peine.

Charlotte Bousquet

Charlotte Bousquet

Ici, il prend le rôle de second personnage principal, puisque nous allons suivre son aventure sur l’île de Matricia. On y découvre un peu de son passé sans trop s’y aventurer non plus, et il garde tout le charisme qui lui sied. Ce tome va d’ailleurs un peu plus s’étendre sur ses pouvoirs et ses capacités de nécromant. Il pouvait déjà passer dans l’autre monde, il peut aussi désormais utiliser des amulettes contenant âmes et autres êtres. Là dessus l’auteur ne s’étale pas vraiment, et il n’y a pas de réelle explication sur le comment du pourquoi. Ce n’est pas vraiment gênant, là dessus Matricia mise plus sur l’ambiance générale de désolation que l’on ressent à la lecture, bien que l’univers et la mythologie de l’archipel des Numinées soit plus présent, au travers des diverses croyances et de l’opposition entre le Mal et le Bien.

Mais si on retrouve le nécromant, c’est bien Dionisa qui est l’héroïne de notre roman. J’avais pu découvrir le personnage dans la nouvelle de Charlotte Bousquet parue dans Victimes et Bourreaux, que j’avais plutôt bien appréciée. Ici, le personnage s’émancipe, notamment grâce à un savant artifice de narration: le roman s’articule autour du duel qui l’oppose à son oncle, Alino. Mais ce duel est particulier pour les sorciers, ces derniers tirent des lames de tarot, les obligeant à retourner et compter une bribe de leur passé en rapport avec la signification de la lame.

C’est ainsi que Charlotte Bousquet va réussir à nous raconter l’histoire tragique de Dionisa sans que le tout ait l’air superficiel ou trop rapide. On entrevoit les passages clefs de la vie de notre sorcière au travers de récits narrés à la première personne, et se déroulant bien souvent dans un univers que l’on pourrait qualifier de mondain. C’est d’ailleurs ce qui posera le plus souvent problème à la compréhension, car le monde dans lequel elle évolue est constitué de nombreux personnages et noms, et l’auteur ne prend bien évidemment pas le temps de tous les introduire. On doit donc faire le tri, mais cela permet de garder le dynamisme des scènes. Je dois avouer que ces passages sont tout bonnement passionnants, souvent tragiques et très prenants. Je les ai dévoré, tout comme j’ai dévoré les bribes de mémoires évoquées par Alino, son adversaire.

Comme je le disais, Matricia de Charlotte BousquetMatricia comme le tome précédent mise particulièrement sur l’ambiance, et il faut dire qu’elle est vraiment très forte. La qualité de l’écriture est au rendez-vous, il n’y a pas de moment plus faible que d’autre, le niveau est homogène et très élevé. A aucun moment lors de ma lecture je ne me suis ennuyé, ou je n’ai pas eu envie de découvrir la suite au plus vite. Le roman de Charlotte Bousquet fait partie de ces titres que vous pourriez bien lire d’une traite si vous en aviez le temps. Le duel et la quête d’Angelo en parallèle sont vraiment prenants.

Au final, Matricia est pour moi un roman sans faute. L’ambiance est un peu différente de celle de Cytheriae, l’oppression est différente, la cruauté aussi. Ce sont là deux romans qui ont de nombreux points communs, mais qui sont loin d’être de simple redite. Charlotte Bousquet ne se contente pas de nous livrer le même type de livre avec une trame différente, mais bien une toute autre expérience, peut être un peu plus classique mais tout aussi prenante. Bref, vous l’aurez compris, lisez Matricia.


C’est Lundi, que lisez vous ? #36

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 5 mars 2012, avec 8 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

La Loi des Mages, Tome 1, de Henry Lion OldieJe n’ai encore une fois que peu lu cette semaine, et à peine avancé dans le premier tome de La Loi des Mages. Ceci dit, ce que j’en ai lu était vraiment bon. Après quelques chapitres très difficiles pour la compréhension, avec de nombreux termes inconnus au bataillon et un style de narration inhabituel, le tout commence à prendre. D’autant que c’est bien le moment de lire un roman se déroulant en Russie, même si cette dernière n’est pas la Russie contemporaine qui fait l’actualité.

Sinon, je compte bien profiter de la nouvellement-arrivée-chez-nous Galaxy Tab pour tester la lecture sur tablette. Le confort y sera certes bien moindre que sur une liseuse, mais une bonne nouvelle risque bien de m’y pousser.

Serafina

Dames de Lune, Fées des brumes de Cécile Guillot aux éditions du Chat NoirCette semaine, Tabatha, ma Galaxy Tab m’a un peu obnubilée, du coup j’ai fort peu lu. Je suis à la nouvelle finale de Dames de lune, Fées des brumes des éditions du Chat Noir, et mon opinion sur ce recueil semble se confirmer: de très bonnes nouvelles, très variées, toutes plaisantes et qui développent des univers plus que charmants.

J’arrive aussi à la fin du tome 1 des Hunger Games de Suzanne Collins. Ce que je redoutais n’a pas eu lieu, l’héroïne pour le moment ne semble pas être une vraie Mary Sue, par contre, j’ai eu beaucoup de mal à accepter le fait que l’auteur ait recours à du Deus ex Machina pour résoudre ce qui semblait insoluble. Un peu facile à mon goût. Si le roman ne m’insupporte pas, je dois dire qu’il me laisse totalement froide.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Vous mélangez une couverture de toute beauté à une promesse de nouvelles de fantômes, et pouvez être sur que je me jetterais dessus, c’est comme ça qu’il me fallait absolument lire ce premier volume de Ghost Stories des éditions Asgard. Les fantômes, c’est un sujet qui me fascine, j’en ai peur, mais je ne peux m’empêcher de lire tout plein de livres dessus. 17 auteurs francophones ont donc été réunis dans cette anthologie dirigée par Thomas Riquet et Peggy van Peteghem. Au sommaire des noms connus par ici, Lionel Davoust et Jeanne-A Debats pour ne citer qu’eux, et d’autres moins. J’ai donc commencé la lecture avec beaucoup d’enthousiasme.

Ghost Stories aux éditions Asgard

Malheureusement, outre la belle couverture, les premières impressions ne sont pas forcément positives. Chaque nouvelle est précédée d’une photo en négatif et noir-et blanc de l’auteur. Si l’idée de transformer la photo des auteurs en fantôme pouvait être sympa, je dois dire que la mise en page et le rendu final de ces photos donne un coté un peu amateur qui m’a malheureusement déplu… De plus chaque nouvelle est encadrée par de micro-nouvelles (de 5 ou 6 lignes) qui la plupart du temps m’ont semblé hors-contexte et sans grand intérêt, donnant plus l’idée d’un résumé à développer qu’autre chose.

La première nouvelle de David Bry ouvre très fort les hostilités. L’auteur organise en effet une sorte de Star Ac’ pour fantômes, où le grand gagnant peut retourner sur terre hanter les vivants. Un traitement décalé du thème et plein d’humour qui m’a totalement séduite. Jusqu’au twist final, inattendu mais terriblement bien trouvé.

Peggy Van Peteghem

Peggy Van Peteghem

Le problème c’est que malheureusement les nouvelles qui vont suivre ne vont pas me plaire autant. En effet, il est plus difficile qu’il n’y parait d’écrire une histoire de fantômes dans une anthologie spéciale fantômes pour une simple raison: le lecteur est sur ses gardes. Comme on est dans une nouvelle, le nombre de personnage n’est pas bien grand et on repère vite les anomalies. Du coup, baser son final sur la découverte du fantôme pour créer un twist est plutôt casse gueule, et c’est malheureusement ce que vont faire les trois quarts des nouvelles qui suivront. La plupart, sans être mauvaises, ont glissé sur moi comme de l’eau, sans retenir mon attention, sans m’émouvoir, à cause de ficelles trop faciles surtout. On reprochera aussi que sur 17 nouvelles, deux traitent exactement du même type de fantôme lié a un accident de la route… avec la même révélation finale dans les deux cas !

Dans ses nouvelles du milieu, la seule à m’avoir réellement convaincue est celle de Claude Bolduc, auteur canadien que je ne connaissais pas, qui a réussi à faire une nouvelle à l’ambiance très forte, très visuelle et qui n’est pas sans rappeler le Maître de Providence, compliment s’il en est. Sa nouvelle est toute en ambiance, en sous entendus et dégage une atmosphère palpable. Bref, cette nouvelle là ne m’a pas séduite par son histoire mais bien par la qualité de la plume et ce charme si lovecraftien.

Jeanne-A Debats

Jeanne-A Debats

En réalité j’ai failli abandonner ce recueil à de nombreuses reprises après cette nouvelle. Et puis il y a eu la nouvelle de Jeanne-A Debats, Memorial. Avec 30 pages, c’est la nouvelle la plus longue du recueil, mais du coup l’auteure a le temps de développer ses personnages, et surtout son héroïne, magrébine, arrivée tout droit du Maroc, mariée à un homme de 10 ans son ainé et irrémédiablement attirée par ce monument en bas de sa tour.

Sa manière de brosser les personnages est criante de vérité, et la nouvelle est tellement encrée dans notre monde, dans notre vie, qu’on est rapidement proche de son héroïne, différente de nous mais si contemporaine. Le thème abordé n’est pas celui qu’il parait, n’est pas bien drôle, mais traité avec une sensibilité et une intelligence rare. Cette nouvelle la justifie à elle seule la lecture du recueil. Enfin, elle et puis celle qui suit.

Car Simbad de Lionel Davoust est aussi une des nouvelles spectaculaires de ce recueil. Une prise d’otage, dans une usine menacée de fermeture, des apparitions étranges, et un lourd passif, voici les ingrédients de cette nouvelle qui ne m’a pas laissée intacte. Car celle ci aussi est ancrée dans notre monde, et aussi, pour moi ancrée à une des choses auxquelles je tiens le plus au monde. Car moi aussi j’ai mon Simbad. Le traitement est tellement juste que la nouvelle en devient intense, bien plus que toutes celles que j’ai lu dans le roman. Cette nouvelle m’a faite pleurer,  et si vous me connaissez, vous savez que c’est le plus grand compliment que je puisse faire à une nouvelle.

Ghost Stories aux éditions AsgardAu final, malheureusement sur les 17 nouvelles que ce Ghost Stories propose, seules quatre m’ont réellement plu. C’est un bien faible score, auquel on ajoute une mise en page discutable et des micro-nouvelles étranges. C’est dommage, car je pense qu’avec un écrémage plus important, il n’y avait pas besoin de 2 nouvelles sur le même thème par exemple, en visant la sobriété plutôt que l’immersion fantomatique via des photos en négatif, le recueil avait un beau potentiel.

Du coup, je suis partagée car si le global ne m’a pas convaincu, il serait dommage de passer à côté des excellentes nouvelles de Jeanne-A Debats, Lionel Davoust, Claude Bolduc et David Bry. J’espère que ces quelques problèmes seront corrigés pour le second volume !


Captain Swing de Warren Ellis et Raulo Caceres

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 2 mars 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island est un comic récemment paru en français aux éditions Milady Graphics. Jusqu’à maintenant, illman ne nous avait dit que du bien de Warren Ellis, auteur entre autres de Transmetropolitan et No Hero, lui aussi aux mêmes éditions. Alors quand j’ai vu ce one-shot du scénariste, je n’ai pas tenu bien longtemps avant de me mettre à le lire. Il faut dire que visuellement, la couverture donne envie avec son coté un peu Steampunk. Synopsis ?

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo Caceres

Dans le Londres pré-Victorien de 1830, Charlie est un bobby, un des premiers agents de police de la ville. Une nuit, il voit quelque chose qu’il n’était pas censé voir. Un bateau volant, mu par cette chose étrange qu’est l’électricité et mené par un capitaine révolutionnaire, Spring-heeled Jack, aussi connu sous le nom de Captain Swing.

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo Caceres

Les planches sont entrecoupées d'interludes narrées par Captain Swing

Le dessin de Raulo Caceres est assez particulier, tout d’abord très sombre, la plupart des planches étant dominées de très loin par le noir. Mais il est aussi très dynamique et les scènes d’actions sont réellement bien rendues. Du coup la lecture est fluide, on n’est jamais perdu. Alors certes en échange les visages ne sont pas forcément les plus beaux qu’on ait pu voir… mais le design de Captain Swing a particulièrement la classe. La coloration, réalisée par Digikore Studios, se démarque notamment sur les pages où l’électricité est présente. Ces éclairs bleus électriques sur des dominantes de noir rendent parfaitement bien.

Comme je le disais plus haut, le design de Captain Swing est particulièrement réussi. Il faut dire que la grosse partie de ce one-shot repose uniquement sur ses épaules. C’est un pirate, mais comme on les aime, au grand cœur, avec de l’honneur, et comme il fait aussi office de voix off dans les pages d’interludes, on s’attache très rapidement à ce personnage, contrairement à celui de Charlie qui est plus « passe-partout ».

Si le comic est surtout orienté vers l’action, il n’est pas creux pour autant. En effet, Captain Swing est un révolutionnaire, mais surtout un défenseur des opprimés, et ses réflexions sur le monde sont loin d’être exemptes d’intérêt. J’ai cité Steampunk dans l’introduction, mais ce n’est pas vraiment cela, vu qu’il s’agit en fait d’un steampunk à l’envers, avec l’introduction de l’électricité dans ce monde à vapeur. Bref, on nage en pleine Science-Fiction. Et le mélange est plutôt bien dosé.

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo CaceresTout d’abord parce que Warren Ellis réussi très bien a caser cette distorsion de la réalité, notamment grâce à des pages écrites au milieu de l’histoire dessinée, où Captain Swing explique un peu plus son histoire. Cela contribue à mettre en place l’histoire et surtout le contexte socio-culturel de l’époque. En effet le scénario du comic lui ne se déroule qu’en deux ou trois jours, il est donc nécessaire d’avoir recours à une « voix off » pour placer les choses dans leur contexte.

Au final Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island est une lecture fort sympathique et aussi une bonne porte d’entrée dans l’univers de Warren Ellis. Avec un joli dessin, une histoire bien ficelée et un héros emblématique, je ne peut que vous le conseiller. L’univers crée au cours de ces quelques pages est très vite crédible, et c’est bien dommage que cela ne soit qu’un one-shot car il y a de quoi faire !