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Downhearted Dragonfly est une histoire dessinée de Little Thunder, il s’agit du premier tome de la série Kylooe qui en compte trois et qui est terminée. Little Thunder est une artiste chinoise de 25 ans. Bien qu’étant publié par Kana, surtout connu pour ses mangas, Kylooe est plus proche de ce que l’on appelerait BD par chez nous, au meme format qu’un Geek and Girly pour vous donner une idée, et est intégralement en couleur tout au long des 150 pages. Synopsis.

Downhearted Dragonfly, Kylooe Tome 1, de Little Thunder

Elle s’appelle Lanuye et c’est une jeune fille comme les autres. Nouvelle dans son lycée, elle essaie tant bien que mal de se faire des amis. Malheureusement, elle y échoue et fini par acheter un CD nommé Downhearted Dragonfly, à la couverture rassurante qui arbore un Doudou. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que le doudou prenne vie, en chair et en os. Commence alors un voyage onirique entre le présent et le monde imaginaire d’où il provient.

La première chose qui frappe, c’est évidemment le graphisme. Le style fait très chinois, j’enfonce des portes ouvertes, mais on ne m’aurait pas dit la nationalité, je l’aurais trouvé sans problème. Et je dois vous dire que j’adore le style « chinois », très fin, très délicat. La couleur alterne entre le discret et le psychédélique. On est loin des couleurs ultra contrastées qu’on peut voir dans les comics ou les BD européennes. Ici très peu de contraste sur chaque teinte, des fondus doux qui tranchent violemment avec les couleurs du pays Imaginaire qui est totalement halluciné (vous savez comme quand vous pressez sur vos yeux fermés, vous voyez des couleurs très vives…). Au point de vue dessin pur, il n’y a rien à redire, juste à admirer. Les perspectives sont cohérentes, les plans s’enchaînent bien. Bref un vrai plaisir.

Downhearted Dragonfly, Kylooe Tome 1, de Little Thunder

La découverte du CD Downhearted Dragonfly par notre héroïne...

Ceci dit, de beaux graphismes ne font pas tout. Et heureusement ici, l’histoire est au niveau. Little Thunder exprime ici une sensibilité à fleur de peau. Son histoire correspond a un parcours initiatique qui n’est pas sans rappeler Alice. En plus pessimiste, et moins drôle. Cette Alice là a beau être elle aussi sous LSD, le retour à la réalité sera plus difficile. Et ce coté plus sombre permet une identification accrue. Pour tout ceux et celles qui ont du mal à trouver leur place dans ce monde, ados incompris, rêveurs marginaux, cette Alice vous est dédiée. Sous des allures fantastiques, Kylooe aborde là le dur passage de l’adolescence, et tout ce qui s’ensuit. Lanuye est comme nous, c’est pas une super héroïne.

Downhearted Dragonfly, Kylooe Tome 1, de Little ThunderLe trait et les plans de Little Thunder dégagent des sentiments très fort, mélancolie, tristesse, mais aussi joie et bonheur. On en aurait les larmes aux yeux, autant de joie que de tristesse. Kylooe m’a touchée, très vite, et très intensément. La dernière fois, c’était quand j’ai lu les premières pages du Bleu est une couleur chaude, bien que les deux soient très différents et n’aient rien à voir. La douceur apparente est traître, car Kylooe vous remuera. Le tournant de l’histoire m’a laissée juste abasourdie et les larmes aux yeux (on ne se moque pas hein).

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette BD chinoise, si vous avez un tant soit peu de sensibilité vous tomberez sous le charme, du graphisme et de l’histoire. C’était mon premier ouvrage de Little Thunder, je pense que cela ne sera pas le dernier, et c’est indubitablement une auteur à suivre.


Highschool of the Dead (HOTD pour faire court) est une série de manga, classée en Seinen. Elle a débuté en 2006 et cinq volumes sont sortis au Japon. Depuis, elle est en pause pour une durée indéterminée… mais on sait tous ce que cela veut dire, non ? La série est arrivée en France il y a peu, et 3 ou 4 volumes sont sortis a ce jour. Ce n’est pas le genre de manga vers lequel je me dirigerais à la base, mais j’ai gagné le premier tome via un concours organisé par Kameyoko, je vous invite d’ailleurs à lire sa critique de ce tome ici.

Highschool Of The Dead, Tome 1, de Daisuke et Shouji Sato

Niveau histoire, eh bien c’est simple. Un groupe de lycéens doit faire face à une attaque de zombie. Point. C’est du Survival pur et dur. On ne sait pas d’où vient le virus « zombie », ni comment, ni pourquoi, mais ce qu’on sait c’est qu’il se propage à toute vitesse ! Un petit groupe de personnes encore saines va devoir s’organiser et se battre pour sa survie.

Tout d’abord un mot sur l’emballage. Édité par Pika, nous avons donc droit a un format classique, mais surtout, les premières pages en couleur. Couleurs d’ailleurs mises par ordinateur. J’ai vu mieux niveau colo, mais j’ai aussi vu pire. Donc, dans l’ensemble on n’a pas à se plaindre.

Ce scénario est somme toute assez commun, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs yaourts non ? Enfin, c’est ce qu’on me dit. Toujours est-il que en tout cas, le mythe zombie est respecté et que les fans de Romero devraient pouvoir retrouver leurs marques sans le moindre problème. Ici, on ne cherche pas à révolutionner le genre, ni à proposer autre chose qu’un divertissement. C’est cependant à saluer, car il me semble que les mangas sur le genre sont assez rares. Je ne suis pas experte, mais je n’en avais jamais lu jusqu’à présent.

Highschool Of The Dead, Tome 1, de Daisuke et Shouji Sato

Face à cette ambition assumée de faire du Survival de type série Z, on a évidemment droit à une histoire bien cadencée, rapide,  pleine d’action. Bon, au début, honnêtement, la narration est vraiment mauvaise. On ne comprend rien, les cadrages sont plutôt mal choisis, c’est brouillon et pour tilter ce qu’il se passe j’ai du relire certaines planches plusieurs fois. Heureusement, cela s’améliore à la fin du tome et laisse présager du bon pour les tomes suivants.

Malheureusement, c’est à peu près tout ce que je vais pouvoir citer comme bons points, car après on passe tout de suite à ce qui fait mal.

Les personnages sont tous affreusement caricaturaux et déjà vus. Leurs réactions sont prévisibles à 100 bornes. On a droit à l’intello effacé, à la pétasse qui pense à sa coiffure, à l’infirmière aux gros lolo, le petit chef plein d’ambitions… Bref, trop gros, et trop peu original. Difficile de s’attacher à ce genre de personnages. Du coup, les événements qu’ils vivent ne nous touchent pas réellement.

Highschool Of The Dead, Tome 1, de Daisuke et Shouji SatoJe parlais des gros seins de l’infirmière et c’est le deuxième point négatif. C’est fan-service à mort. Je ne compte même pas le nombre de plan culottes qu’il peut y avoir dans ce premier tome. Sans parler des seins en obus qui bougent de manière déniant toute physique. Bon évidemment, les filles sont constamment aspergées de sueur avec la bouche ouverte en cul-de-poule. Ouais. Ce coté fan-service m’est plutôt désagréable, je trouve ça très vite trop lourd. Alors certes je suis une fille, ceci explique cela.

Niveau dessin, je dois dire qu’il n’y a pas grand chose à dire. Techniquement parlant, à par pour les boobs, c’est niquel. Les perspectives sont plutôt maîtrisées, l’anatomie aussi, les décors sont biens foutus. Là ou ça pêche, c’est le style. Il n’y a aucune personnalité, on est face à du mangasse de base, vous savez, les yeux énormes, le tout petit nez pointu, la bouche encore plus petite. Personnellement, je n’aime pas ce style.

Bref, ca se laisse lire. Vus serez sans doute réjouis si vous aimez le survival, quitte à fermer les yeux sur le coté convenu et stéréotypé. Sinon, pour ma part je suis perplexe, je ne pense pas que j’acheterais la suite, mais si on me la prete, je la lirai sans mal.


Black Buttler, Tome 1, de Yana Toboso

Serafina dans Critiques, Livres, Manga le 26 novembre 2009, avec 13 commentaires
Critiques

Black Buttler est un manga de Yana Toboso appelé Kuroshitsuji en VO. 7 volumes sont parus au japon depuis Fevrier 2007, et Kana vient tout juste d’éditer le premier tome, à grand renfort de pub. J’avais lu le feuillet publicitaire avec les premières pages, et j’avais été pas mal conquise donc, quand il est sorti, je n’ai pas tardé à le lire. Il est à noter que le manga est classé en Shonen mais, nous y reviendrons plus tard, ce classement ne doit pas vous bloquer. Pour l’instant c’est autant du Shonen que God Child, donc, c’est pas du Naruto hein. Synopsis ?

Kuroshitsuji, Black Buttler de Yana Toboso

En Angleterre, à l’époque victorienne, le conte Ciel Phantomhive, 12 ans, est l’unique héritier d’une noble famille. Il vit dans un manoir avec des domestiques, dont son majordome Sebastian. Autour de ce dernier gravitent d’autres personnages, plutôt secondaires: un jardinier, un cuistot et une bonne. Sauf que Sebastian est un majordome un peu… particulier.

Il est difficile de vous en dire plus sans spoiler. Parce que ce premier tome est basiquement une introduction, comme c’est souvent le cas dans les mangas. Il ne regroupe que 3 ou 4 chapitres. Au cours de ceux ci, on nous présente rapidement la situation, et les personnages qui vont être amenés à agir, à travers de petites histoires one shot, c’est à dire, sans lien les unes avec les autres.

Kuroshitsuji, Black Buttler de Yana TobosoLa première chose qui marque, évidemment, c’est le dessin. C’est en tout point superbe. Les noirs sont ultra-maîtrises, les visages sont beaux, les décors (et les gâteaux, miam) sont juste parfaits, vraiment il n’y a rien à redire. Les scènes sont dynamiques, l’auteur inclut de nombreux SD, quant aux phases de combat, car il y en a, elles sont dynamiques, les perspectives sont poussées, et l’action est très bien retranscrite. Bref, il n’y a rien à redire, en dessin, Black Buttler c’est du très haut niveau. Il manque peut être ce petit quelque chose qui rendra le style de l’auteur absolument impossible à confondre, mais c’est vraiment chipoter.

Au niveau des personnages, je trouve pour l’instant Ciel très effacé, mais quelque chose me dit qu’il en cache pas mal. A voir avec la suite pour savoir si on aura droit à la caricature du mec dark-torturé. Sebastian est juste génial, classe, beau, efficace, bref, je l’adore. Les personnages secondaires, les domestiques, mettent pas mal de légèreté dans les situations, moi j’aime beaucoup le cuistot. J’ai pas mal ris de leurs bêtises et des efforts de Sebastian pour tout réparer. L’humour est en effet très présent, très grotesque avec les domestiques, plus cynique avec Sebastian. Ce dernier réussi même à avoir la classe en se battent avec une petite cuiller. (note de dabYo: la classe étant très relative)

Pour ce qui est de l’histoire en elle même, je suis un peu perplexe quand même… On a un petit goût de déjà vu. Je parlais de God Child tout en haut, et c’est difficile de ne pas faire la comparaison. L’ambiance est très noire, très gothique, comme dans God Child, l’époque est la même, le pays aussi, même Sebastian a un design très proche de Cain, on assiste à une forte relation entre un conte et son majordome …. Bref, pour ce premier tome, on a un peu l’impression d’être face à un plagiat éhonté.  La présence de la magie noire à la fin du tome ne fait que confirmer cette impression, mais cette fois, avec l’emprunt à d’autres mangas, Hellsing par exemple, A voir dans les prochains tomes…

Kuroshitsuji, Black Buttler de Yana Toboso

La dernière page du tome montre tout juste ce qui va être le principal plot de ce manga, donc du coup il est dur de réellement juger la série. En tout cas, je lirais le tome deux sans hésiter. A noter qu’un anime est sorti  en octobre 2008, qui a fait un tabac. Il ne passait pas un jour sans que sur deviantart je tombe sur un fanart. L’anime semble apparemment assez différent de l’histoire du manga à partir de quelques épisodes, donc, je compte aussi le regarder.


Vampire Kisses, Tome 1, de Ellen Schreiber et Rem

Serafina dans Critiques, Livres, Manga le 23 septembre 2009, avec 8 commentaires
Critiques

Vampire Kisses est un manga de Ellen Schreiber, qui contrairement à ce qu’on aurait pu croire, est américaine et non allemande, et de Rem. Les mangas avec deux auteurs c’est rare, et pour cause. Il ne s’agit en fait pas la réellement de deux auteurs. Ellen a écrit une série de bouquins assez populaire aux États-Unis, de la Bit-Lit, alors je pense que vous en entendrez parler encore ici. Cette série en tout cas a été assez populaire pour être adaptée en manga. Trois volumes sont sortis aux US, et Soleil vient tout juste de sortir le premier tome par chez nous. Enfin, ça fait un bon mois maintenant, mais quand j’avais écris cet article, il venait tout juste de sortir.

Vampire Kisses

Enfin, quand je vous dis que c’est une adaptation, c’est entre nous malheureusement, car ce n’est précisé nulle part dans le manga. Je trouve là encore dommage le manque de communication. Soleil ne semble dire nulle part que cela s’inspire d’une série de romans. J’ai découvert ça en cherchant sur le net des informations pour cet article. Avec sa belle couverture, et le fait que ça ne soit pas un manga japonais, il est difficile de ne pas penser à Catacombes sorti il y a quelques mois par Pika. C’est pour cela que je ne me suis pas jetée sur le manga, et je viens de lire Vampire Kisses plus par hasard que par réel intérêt. Et pourtant…

Nous suivons Raven une adolescente de 16ans, look gothique. La donzelle est fascinée par les morts vivants, et ça tombe bien car son petit ami Alexander est un vampire. Le truc c’est qu’un adorable rendez vous romantique leur fait découvrir des tombes vides ! Ah oui, j’oubliais, rendez vous romantique, je veux dire, dans un cimetière. De là s’amène une intrigue avec le méchant frérot du héros, des vampires seksy et de l’aventure. J’ai pas envie de vous en dire plus pour ne pas vous spoiler.

Raven de Vampire Kisses

Raven

Bon, là ça donne pas trop envie. Moi qui râlais des stéréotypes goth dans mon article sur Vierge Noire ! En plus on entre très vite dans l’histoire, un peu trop. C’est catapulté, en deux pages Raven nous apprend que son Alexander chéri est vampire, et pouf on part de là.

On ne sait pas comment ils se sont rencontrés, ni réellement la vision des vampires de l’auteur. Je pense qu’il est possible que cela vienne du fait que cela soit l’adaptation d’un roman. Peut être pour ne pas lourder les fans ? Ou pour directement conquérir les novices par de l’action? Je ne sais pas, mais c’est un peu perdant au départ.

Cependant… Le dessin tout d’abord est superbe. Bien sûr toutes les cases ne sont pas au même niveau mais Rem a un très beau trait, ses personnages sont beaux, il alterne les cadrages, essaie des perspectives. Au final, on arrive a un beau manga et très dynamique. Ce dernier est renforcé par la palette d’expression des personnages. Nous sommes dans un Shojo donc vive les SD à foison , les visages proprement hilarants. Oui hilarant, car j’ai énormément rit devant ce manga (toute seule dans une librairie, ahem). Les situations cocasses sont légions. Imaginez : comment doit faire une vampire pour se recoiffer ? Elle ne peut pas se voir dans le miroir !  Raven rêve souvent éveillée et elle est très drôle.

Quant à l’histoire elle même, bien qu’un peu tarabiscotée, elle se suit bien, elle est relativement intéressante, mais malheureusement parasitée par le manque de détails à propos de la vision des vampires de l’auteur, ainsi que par le manque de renseignement des protagonistes. Je pensais qu’Alexander était un vampire, mais à un moment, je me suis demandée si il n’était pas à moitié humain. Et en refermant le tome, je ne sais pas du tout.

Le manga se révèle être une très bonne surprise et m’a bien conquise. C’est frais, ça se prend pas au sérieux, c’est bien dessiné. Un Shojo idéal pour l’été.  J’ai assez hâte de lire les suivants.

Vampire Kisses de Shreiber et Rem

Enfin, sachez qu’il y a trois tomes aux US, je ne sais pas si la série est finie. Par contre, apparement, c’est parallèle aux bouquins. Je veux dire, ce n’est pas un bouquin spécifique qui a été adapté en manga, mais un scénar crée pour le manga. Quant aux romans, ils ne sont à ma connaissance pas traduits en francais. Cependant, sachez qu’il existe une édition anglaise regroupant les trois premiers tomes pour 9$ … et que j’ai déjà acheté.