Blue Exorcist, ou Ao no Exorcist en version originale, est un manga de Kazue Kato qui m’a tapé dans l’œil lorsque j’ai vu sa superbe couverture. La série a débuté au japon en 2009 et quatre tomes sont déjà sortis au pays du soleil levant. Le premier tome vient de paraitre aux éditions Kaze Manga. Servi par une très jolie couverture, il est édité dans la collection Shonen Up. Synopsis ?

Rin est orphelin. Il a été adopté par un exorciste de renom. Sauf que ce que Rin ignore encore, c’est qu’il n’est autre que le fils du diable en personne. Et quand ce dernier décide de venir le chercher, il ne se laisse bien entendu pas faire. Il décide de devenir exorciste et pour cela va rejoindre l’académie des exorcistes: L’Académie de la Croix Vraie.
Comme je le disais, la couverture est très jolie et très dynamique. Le dessin à l’intérieur en est à la hauteur. Le trait est vivant, alternant sérieux et SD. Les visages sont dans l’ensemble beaux, et les cadrages dynamiques. Cependant, malheureusement, le style reste très commun, c’est à dire qu’il n’y a pour le moment pas réellement de personnalité. C’est proche d’un Tite Kubo mêlé à un peu de Oh Great!, mais en moins bon dans les deux cas. Bon, évidemment, comme dans tout manga du genre, on n’échappe pas aux costumes nazis, mais que voulez vous, on a l’habitude. Mention spéciale aux décors et notamment à la ville des exorcistes qui est assez impressionnante.

A ce dessin bon mais sans plus s’ajoute un scenario assez convenu lui aussi. On retrouve clairement le schéma de base, du héros, novice, qui va à l’école magique, qui n’est pas spécialement bon, qui est avec un groupe restreint de camarades. Camarades qui j’en suis sure prendront de l’importance et de la personnalité dans les prochains tomes. Pour le moment, c’est surtout des figurants, et les premiers pas de Rin dans le monde des exorcistes sont drôles, sympathiques, mais peu voir pas innovants. De plus, Rin étant fils du diable, il a évidemment une grosse réserve de pouvoir, qui va lui permettre sans doute d’être super mega bon par la suite.
Ce premier tome, comme souvent dans le manga est là pour poser les bases, notamment présenter le monde et les principes. Ici le principe est plutôt intéressant. Des exorcistes qui font des missions. Pour le moment, les missions sont plutôt des one shot, en un ou deux chapitres, et font quand même beaucoup penser à Bleach. Du moins au Bleach du début, avant qu’on n’essaye d’aller sauver Rukia. Entre exorciste et shinigami, la frontière est mince… Je pense notamment à la première mission, avec une petite fille en deuil qui m’a beaucoup fait penser à une mission d’Ichigo.

En plus d’une première page en couleur, qui malheureusement présente la même image que celle de la couverture, on notera aussi des suppléments vraiment sympathiques. Avec notamment les cartes d’identités des personnages ou entités importantes ou les croquis de recherches pour certains personnages.
Somme toute, il est difficile de réellement se prononcer sur ce premier tome de Blue Exorcist. Il y a de bonnes bases, notamment le dessin et l’univers, mais le schéma reste très classique. C’est donc un manga à suivre, pour savoir si l’évolution va se faire ou non dans le bon sens. En tout cas, pour le moment, le manga n’a rien à se reprocher et je le conseillerais chaudement a tous ceux qui aiment le Shonen dit classique, et à ceux qui n’en ont jamais lu encore.




Cependant, ce côté déroutant est très agréable. C’est finalement ce qui fait l’ambiance et le charme de ce superbe manga et j’étais content de la retrouver. Les histoires qui se succèdent ne sont certes pas toutes au même niveau ni de même qualité. Parfois il s’agit de nous éclairer sur le passé de Kuro, de comprendre pourquoi elle a entrepris son voyage. C’est ce que je pressentais au premier tome et je pense que l’on en apprendra encore plus dans la suite. Parfois, c’est simplement des petites rencontres. La première histoire par exemple, parle simplement d’une petite fille malade. N’empêche que c’est raconté avec tellement d’émotions qu’elle m’a mis les larmes aux yeux. En moins d’une vingtaine de pages.


Revenons en à notre série. Contrairement à son nom et à la couverture plutôt douce, c’est un manga d’horreur, enfin normalement, on va voir que ça se discute dans la suite. Nous sommes clairement face à un huis-clos comme pourrait les aimer 


Cependant, le manga de 
Vous l’avez compris, notre 
Il est aussi difficile de ne pas voir en 
Dès qu’on lit le synopsis, on s’aperçoit ici qu’il ne va pas s’agir d’une banale histoire de quête, de destinée, etc. Enfin, si, peut être, après tout nous finirons bien par découvrir pourquoi Kuro fait elle ce voyage. Mais on comprend vite que notre manga ne s’axera pas autour d’un scénario au suspens insoutenable, mais autour des rencontres et des échanges que l’héroïne fera avec différents personnages. Et il faut dire que c’est le cas dès le début, nous n’avons pas d’introduction sur l’univers, le personnage, ou quoi que ce soit. On ne sait même pas dans quel monde on se situe, on est là, simplement, et on admire le paysage.
Vous l’aurez compris, 

Une petite note à part qui m’as bien fait rigoler, il faut 1,21 GigaWatts pour créer un Frankenstein. Ça ne vous rappelle pas les 2,21 GW de Retour vers le futur, hein ? (là je fais un clin d’œil)

Le trait et les plans de 