20th Century Boys est un manga de Naoki Urasawa, une série Seinen qu’il a publié après avoir fini son autre série phare du genre, Monster. Celle-ci se déroule en 22 volumes et se termine avec un épilogue, 21st Century Boys, qui est en deux volumes. Ce changement de titre est dû à un simple changement de magazine vers la fin de la publication au Japon. Passons au synopsis de cette excellente série, spoilerless bien entendu.
- Auteur:Urasawa Naoki
- Editeur:Panini Comics
- Genre:Science-Fiction, Seinen
- Dessinateur:Urasawa Naoki
- Série:20th Century Boys
- Scénariste:Urasawa Naoki
- Titre:20th Century Boys
- Total Tomes:22
- ISBN:9782845380790
On laisse son passé derrière soi, on se le remémore par bribes nostalgiques, mais il ne revient jamais vraiment. C’est tout du moins ce qu’imagine Kenji Endo dans son petit supermarché. Jusqu’au jour où une secte étrange émerge, réalisant des actions qui semblent avoir un rapport avec lui… et son passé. Surtout ces actions sont tirés d’un cahier de prédictions où Kenji et ses comparses s’amusaient à imaginer la fin de l’humanité avec leur imagination d’enfant…
Mais commençons par une petite présentation de Naoki Urasawa. Il faut savoir que cet auteur jouit d’une certaine notoriété en Europe et d’une plutôt grosse renommée au Japon, le plaçant dans les rangs des bankables, ces mangakas dont le seul nom fera vendre. Il a à son actif plusieurs séries majeurs : Happy, Master Keaton, Monster, Pluto et la série qui nous intéresse, 20th Century Boys. Ces trois dernières sont publiées et traduites en France. Il fait aussi partie de mes mangakas préférés, bien entendu.
On ne dirait pas comme ça en lisant le synopsis, que j’ai fait le plus évasif possible, mais il y a une bonne part de Science Fiction dans l’histoire. Le scénario est plutôt complexe et va demander de s’accrocher un peu par moment, notamment à cause de flashbacks/flashforwards fréquents, mais toujours justifiés. L’histoire est assez dense et toujours en mouvement. On se retrouve avec un bon rythme accrocheur, sans accroc. Si on voulait comparer, le scénario est un poil moins complexe, à mon avis, que celui de son autre série Monster. Mais ce qu’on perd en complexité, on le gagne en force de narration et en fluidité de lecture. Là où j’avais trouvé Monster un peu laborieux, 20th Century Boys s’enchaine sans explication de deux pieds de long; et c’est tant mieux, sinon j’irai lire mes Black et Mortimer.
Comme à son habitude, l’auteur amène des antagonistes fouillés et machiavéliques à son histoire. Éléments extrêmement important dans ses histoires, ils prennent ici une encore plus grande dimension, occupant le devant de la scène internationale et mettant en place un véritable culte de la personnalité. J’ai trouvé ces méchants particulièrement savoureux.
Le style d’Urasawa est assez reconnaissable, réaliste et maitrisé. Il serait parfait pour représenter des tranches de vie. Ça ne plaira pas forcément à tout le monde, je consens qu’il faut un temps d’adaptation au début mais personnellement maintenant, j’adore. Pour la petite histoire, le titre du manga est tiré d’une chanson du groupe de rock T-Rex, pour ceux qui connaissent ça ne doit pas les rajeunir. La musique a d’ailleurs une place importante dans ce manga, notre héros ayant été guitariste et nous le rappelant tout du long.
Tout n’est pas sans défaut bien entendu, et je ferai quand même un reproche concernant les personnages. Ils sont certes reconnaissables physiquement, mais avec tous les sauts dans le temps, on a vite fait de se paumer et de se demander qui est qui, qui a fait quoi, même si parfois se poser cette question sert l’intrigue. Leur multitude n’aide pas forcément, on est submergé de noms et de personnages, dur de faire le tri. Mais bon, on va dire qu’il suffit d’augmenter le niveau d’attention qu’on porte à sa lecture pour y remédier.
La série est une ode à l’enfance (ou à Alzheimer selon certains), à toute l’imagination qu’on avait et qu’on semble perdre en arrivant à l’âge adulte. On ne peut que voir les flashbacks avec une certaine nostalgie, pour peu qu’on ait vécu un peu dans la cambrousse étant enfant avec des potes. Comme quoi, on s’amuse quasiment partout de la même manière quand on est gamin.
En ce qui concerne l’édition, mon avis est plutôt neutre. Alors certes, Panini Comics est toujours l’un de ces éditeurs qui pratique des prix prohibitifs, mais pour une fois, l’édition est supérieure à ceux que j’ai pu voir pour d’autres de leurs titres et justifierait « presque » le prix de 8€95.
Au final, 20th Century Boys est un Seinen incontournable, culte au même titre que Monster pour certains. Je ne peux qu’exprimer ma fascination pour cette histoire qui se dévore et qui vide mon porte-monnaie au fil des tomes. Une excellente série à découvrir ou à redécouvrir. Ainsi se termine mon premier vrai article arlésienne qui aura mis plus d’un an a être écrit.




Pour le dessin, c’est du 

Je ne m’aventurerais pas à comparer le film et son adaptation, n’ayant pas encore eu l’occasion de le voir en salle ou en DVD, mais après en avoir parlé avec un ami qui l’a vu, ce serait une adaptation assez fidèle au niveau de l’histoire. Concernant l’édition, on a droit à des pages couleur comme ça à l’air de devenir un peu la norme pour les tomes 1. 

Au final, j’ai été surpris du thème du manga, qui ne colle pas vraiment à ce que je pouvais imaginer d’un 

On regrettera peut être un coté trop cliché avec l’arrivée du rival. On a l’impression de croiser un espèce de L 2.0. Comme si les auteurs avaient du mal à se renouveler. C’est dommage car je suis sure qu’ils en sont capables. A moins que cela soit un clin d’œil. On le verra dans les prochains tomes, car il est trop tôt pour juger.

Au final, cette adaptation d’une vieille histoire asiatique par 

La lecture devient ensuite lourde, angoissante, pesante. Ce ne sont pas des défauts, au contraire. On vit réellement la lecture et c’est pour moi la plus grosse force de ce manga. Ce côté pesant est bien entendu servi par le scénario. Ce n’est pas une scénario d’une complexité affolante, au contraire, il est simple et efficace. 
Si le synopsis ne vous botte pas, rappelez vous qu’on parle de celui qui a réussi à faire d’un manga sur le Go quelque chose de dynamique et prenant. Pour moi, dessineuse, le scénario est un pur rêve. Un manga sur le dessin. Vous en connaissez beaucoup vous ? Non. Et ça c’est la l’une des forces de
Le style est d’ailleurs beaucoup plus fin que dans Death Note ou Hikaru no Go. Visuellement, j’ai trouvé que les filles étaient assez proches des donzelles de Hiroya Oku, l’auteur du 

Il ne sera pas étonnant de voir la série adaptée dans un format plus épisodique que le manga, du moins pour le moment. On sent tout de même une certaine évolution du personnage et j’attends de voir la suite. Car si pour le moment, 






