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Tentation (New Moon) de Stephenie Meyer

Serafina dans Critiques, Livres le 28 janvier 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Vous avez probablement lu ma critique de Fascination de Stephanie Meyer, le premier tome de cette saga qu’est Twilight. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille de le faire avant de lire la suite. Ma critique du film de Fascination peut aussi être une bonne lecture. Alors si vous me connaissez un minimum vous savez que j’ai un gros penchant masochiste. J’ai beau avoir éxecré un livre, je lirais la suite, et puis encore la suite, jusqu’à l’overdose et me dire définitivement que je n’aime pas. Bon ok, je n’ai jamais lu la suite de l’Epée de Vérité.

Hesitation - New Moon

Comment New Moon a t'il pu être traduit par Hésitation quand cela signifie littéralement Nouvelle Lune ? On se pose encore la question...

Je n’avais pas aimé Fascination. Mais ce n’était pas suffisant pour me dissuader de lire la suite. Cette série fait un tel tabac que j’avais envie de savoir pourquoi. Alors je dois tout de suite préciser que j’ai lu ce tome en VO alors que j’ai lu le premier en VF. La différence est notable, surtout au niveau fluidité de la lecture. Dans la version francaise, Bella se trouve dans le premier tome avec un vocabulaire qui ne colle pas toujours au personnage. Certes elle a une grosse culture littéraire, mais cela ne collait pas. En anglais par contre, pas de subjonctif imparfait n’importe où, non c’est fluide et simple. Déjà un bon point.

Nous reprenons où nous avons laissé Bella, et je ferais l’effort de ne pas vous spoiler. Sauf que pour une certaine raison, notre héroïne va se retrouver au fond du trou. Tellement que les chapitres (un chapitre par mois de son année scolaire) seront parfois totalement blancs pour aller avec sa vie vide. J’ai énormement aimé cette manière de narrer, et de nous mettre à la place de l’heroïne. Cette façon de faire peut vous sembler banale, et quand j’ai essayé d’expliquer à mes camarades de classe ce qu’il y avait de si excellent dans ces chapitres vides, ils m’ont un peu prise pour une folle. Peut être que vous aussi. Mais c’est une excellente immersion. Et niveau immersion je dois vous avouer quelque chose.

Je n’apprécie réellement un héros que si il correspond au mininum à mes ideaux (l’égoïsme pour Jaime, la nonchalance pour Solo par exemple) comme j’ai pu vous le dire dans ma critique du Pistolero, premier tome de la Tour Sombre. Et là, Bella correspond totalement à un de mes idéaux. Celui de l’amour unique, absolu et indefectible. Comme un roman du 19ème siecle, Bella, même seule ne repensera jamais à aimer quelqu’un autant qu’Edward.  Bella ne l’oublie pas et ne tire pas un trait sur son histoire. Bella n’a pas pour première idée de refaire sa vie, non loin de là. Et je crois que parce que je suis quelqu’un qui voit l’amour de la même manière que Bella, je me suis attachée à l’heroïne et à son histoire on ne peut plus niaise. Je me retrouvais dans ses interrogations et dans ses certitudes.

Stephanie Meyer signant des autographes

Vu le peu d'artworks sur la série, c'était Stephanie Meyer qui signe des autographes ou des images du film. Ouf hein ?

Ce n’est pas pour rien si le livre de chevet de Bella n’est autre que Les hauts de Hurlevent et que Meyer cite Jane Eyre parmi ses livres préférés. Bella est la digne descendente d’une héroine de l’époque victorienne romancée. Ce qui se voit aussi dans ses réactions parfois démesurées, et un peu folles qui peuvent rappeller celles d’une certaine Catherine. Et manque de pot j’ai adoré Les hauts de Hurlevent. Je me sens tellement plus proche d’une Bella à ce niveau que de n’importe laquelle de mes connaissances féminines qui oublieront le prétendu amour de leur vie en trois semaines. Ca peut vous sembler vraiment mince pour apprécier un livre, et je vous l’accorde.

Pourtant je crois que c’est la seule raison pour laquelle j’ai réellement apprécié ce deuxième tome. Plus que le style, plus que l’histoire, qui n’est que survolée, plus que les quelques révélations sur le monde des vampires et l’entrée réelle en scène de Jacod qui a bien plus de charisme qu’Edward, c’est cette similitude entre ma manière de penser et celle de Bella qui m’a convaincue. J’étais vraiment contente de voir Bella réagir comme cela, c’est con hein… Pourtant c’est ça. Et c’est pour cette raison que je ne prétends pas vous donner un avis objectif sur ce tome.

Depuis ce Tentation, j’ai un certain regain envers la saga. Parce que je me retrouve dedans, et je suppose que c’est ce que visait Stephenie Meyer. Tout ce que je peux dire c’est qu’elle a réussi.

Je ne sais pas si je dois vous conseiller ou non ce livre, je ne sais pas moi même si passé ce truc avec Bella j’aime le bouquin. Un avis en demi-teintes, décousu et sans conclusion. Désolée.


L’armée de l’Ombre de David B. Coe

dabYo dans Critiques, Livres le 26 janvier 2009, avec aucun commentaire
Critiques

L’armée de l’ombre, septième tome de la Couronne des Sept Royaumes en France et donc première partie de Winds of the Forelands 4, est un livre que je désirais lire depuis un bon moment. Depuis la montée d’adrénaline du sixième tome pour être exact, qui m’avait laissé sur une soif de suite assez difficile à étancher. Heureusement pour moi, ma fiancée a décidé de me l’offrir pour Noël. Mais malheureusement, ce n’est pas cette Armée de l’Ombre qui va y réussir.

L'armée de l'Ombre: la Couronne des Sept Royaumes tome 7

Le problème dans la découpe des livres anglais en petits livres de poche (en grande édition ils sont aussi coupés), c’est que cela transforme certaines introductions en titre à part entière. Malheureusement, n’importe quelle partie d’un livre n’a pas le charisme nécessaire à faire un tome à part entière, c’est le cas de ce tome. J’ai l’impression de me répéter à chacune de mes fiches, mais quel dommage que les éditeurs n’en prennent pas compte.

Après un départ assez mollasson, le titre et les intrigues qu’il met en scène ne vont jamais assez décoller pour vous scotcher. Je ne sais pas si c’est uniquement à cause du découpage, ou si la multiplication des personnages, des lieux, et des intrigues y joue aussi. Quand George R.R. Martin a déjà beaucoup de mal à faire avancer l’histoire de sa dizaine de personnages principaux dans un même royaume, il n’est pas étonnant que David B. Coe ait des difficultés à faire avancer des intrigues réparties sur quatre royaumes différents, dont nous suivons au minimum pour chacun une dizaine de personnages. Certes, il n’est pas rare de suivre plusieurs personnages à la fois, notamment au travers des actions des Ducs par exemple. Mais bon.

Le fait de ne les suivre que comme ça leur empêche par la même de devenir attachant. Plus le temps passe et plus les personnages finissent par se ressembler. On est bien loin d’une véritable variété et on a finalement l’impression de toujours finir par lire les réactions d’un même personnage, dont seul les circonstances initiales varient. Tous les personnages secondaires, notamment Capitaine d’Armée se ressemblent, ils sont tous exceptionnels, sages pour des militaires, n’aimant pas les magiciens, et chaque Duc est très fier de l’avoir à son service. Bref. De même, les traitres magiciens se ressemblent beaucoup, à deux petits stéréotypes près.

Le problème ne se posait pas jusqu’à présent, mais avec le passage sur le devant de la scène de personnages arrivés assez tardivement, ainsi que la mort des héros et, ou, traitres qui avaient pu sembler attachant au début de la série, nous arrivons à un panel de héros assez fade. Dommage, vraiment dommage.

L'armée de l'Ombre: la Couronne des Sept Royaumes tome 7

Ceci dit, lorsque l’on analyse la forme de la lutte de pouvoir de cette série, il est étonnant de constater que pour la première fois, nous avons droit à des luttes entre familles sans la moindre allusion aux mariages arrangés. Tandis que le Trône de Fer utilise beaucoup ces mariages arrangés pour mener à des alliances, il semblerait que David B. Coe ait totalement fait abstraction de ces considérations. Dans tout le livre, il n’y a aucune évocation du mariage de la progéniture, alors que cela fait d’habitude parti des préoccupations des nobles. Les enfants sont pourtant évoqués, la plupart étant perspicaces et provoquant les mêmes joies à chaque duc lorsqu’il les regarde. Bref.

L’armée de l’Ombre est en tout cas un modèle de livre sans action, où nous n’avons droit qu’à des sortes de commentaires sur les actions de roi de tel ou tel personnage. Par cela j’entends que la plupart des personnages sont là pour donner des ordres, et que nous suivons uniquement la conséquence d’avoir donné l’ordre. Il n’y a pas de moment grandiloquent comme dans le Trône de Fer, ce qui donne l’impression d’un tome finalement assez fade, bien qu’on ait tout de même envie de connaître la suite. Attention, ce point est valable pour tous les tomes de la série, sauf que c’est la première fois qu’il rend un tome fade, couplé aux précédents points faibles.

Je déconseille donc fortement de lire ce septième tome avant d’être sûr de pouvoir enchaîner avec le suivant sans attendre, sans quoi cela pourrait bien vous décourager de terminer la Couronne des Sept Royaumes qui n’est pas si géniale déjà à la base.


Carmilla de Le Fanu Sheridan

Serafina dans Critiques, Livres le 22 janvier 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Carmilla est un des ouvrages fondateurs du vampirisme littéraire que nous connaissons. Publié en 1871 par Sheridan, soit 26 ans avant le chef d’oeuvre de Stoker, Dracula, Carmilla met en scène pour la première fois en prose une femme vampire. Vampire qui ne se nourrit que de sang féminin. Là je suis sûre que vous sentez le coup venir. A l’époque victorienne à la fois si prude et si dépravée, le vampire avait un coté très sensuel, et très anti-conformiste. Ainsi le Vampire de Polidori corrompt-il les vierges avant de les mordre, Carmilla est, disons le honnêtement, lesbienne. Synopsis.

Carmilla de Sheridan Le Fanu

En Austrie, Laura vit avec son père dans un joli château un peu éloigné de tout. Quand par une étrange péripétie une étrangère se blesse sur leur terre, ils proposent de l’héberger le temps de sa convalescence. La jeune damoiselle, prénommée Carmilla, a tôt fait de se lier d’amitié avec Laura et leur relation devient de plus en plus intime au fur et à mesure qu’un étrange mal ravage le conté. Les habitants sont pris d’une étrange langueur avant de dépérir totalement. Il n’en faut pas plus pour que le mot vampire soit sur les lèvres des habitants.

Le récit est à la premiere personne, raconté par Laura bien des années après l’histoire. La jeune ingénue a un style très propre à l’époque (et au roman gothique en général). Le cadre est mélancolique, un peu mystique.  Un joli château, éloigné de tout, des autochtones pétris de leurs rites et de leurs superstitions, tout est réuni pour un cadre parfait aux déambulations d’un buveur de sang. Quant à la relation entre la blonde naïve et la brune voluptueuse, si elle est seulement suggérée elle en reste très sensuelle. Nul doute que cela ait crée un certain scandale dans les chaumières victoriennes. On est un peu comme dans un rève qui tourne peu à peu au cauchemar. D’ailleurs une bonne partie de l’histoire se déroule à mi-chemin entre l’éveil et le sommeil.

L’histoire n’est pas très longue, une centaine de page, mais on est tout de suite pris au jeu, l’atmosphère est très bien retranscrite, ainsi que les découvertes progressives sur la véritable identité de Carmilla.  Ce personnage est d’ailleur le plus facinant du roman. A la fois morbide, languissante pour devenir tout d’un coup joviale et séduisante, elle est réellement la femme fatale faite vampire. Nul doute que le coté sensuel des vampires que nous connaissons aujourd’hui doit bien plus à Carmilla qu’à Dracula.


Les Chants de la Walkyrie d’Edouard Brasey

dabYo dans Critiques, Livres le 20 janvier 2009, avec 10 commentaires
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Grâce à Céline j’ai pu profiter de l’opération Masse Critique organisée par Babelio. Le principe était simple, l’organisme envoie un livre à un bloggeur et ce dernier se doit d’en pondre la critique dans le mois qui suit sa réception. J’ai donc découvert dans ma boite aux lettres le 4 janvier dernier un exemple des Chants de la Walkyrie écrit par Edouard Brasey, un auteur français spécialisé dans les mythologies et créatures célèstes, nordiques le plus souvent. Il faut déjà que je vous confie une chose. Je crois que depuis que je ne suis plus obligé de lire des livres pour le lycée, je n’en ai pas lu un seul qui était écrit par un français.Les épaules et la plume d’Edouard Brasey seront elles assez forte pour supporter la lourde tâche de me réconcillier avec la littérature française ?

Brunehilde la Walkyrie

Les Chants de la Walkyrie commence très mal, très très mal. Un avant propos où la plupart des phrases s’étendent sur cinq à six lignes, avec des propositions ampoulées les unes après les autres à en perdre n’importe qui. Bien que j’ai tendance à le faire, j’execre souvent cette façon d’écrire. Dieu merci, le reste du récit est écrit d’une façon bien plus légère et il serait injuste de ma part de considérer le style de Brasey comme lourd. Enfin, syntaxiquement parlant.

Nous suivons le récit de Brunehilde, Walkyrie à plein temps et fille préférée d’Odin à ses heures perdes. Quedonc ? Complètement inculte en ce qui concerne la mythologie Nordique, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à m’aproprier la généalogie divine de cette religion païenne, fondée sur différents pilliers qui me dépassent encore. Les dieux, et même le dieu le plus puissant, ne sont en fait que des êtres qui eux aussi sont voués à mourrir tôt ou tard. Les hommes, créatures d’Odin le dieu tout puissant, peuplent la Terre du Milieu. C’est chez eux que va se passer la grande partie de notre récit, aux côtés de Brunehilde.

Voilà pour le décor, je ne saurai réellement expliqué les fondements de l’intrigue, puisqu’il faudrait pour cela expliquer pourquoi les dieux sont voués à mourrir et pourquoi Odin cherche à tout prix à survivre à travers ses créatures. Nous avons donc droit aux différents stratagèmes qu’il va mettre en place pour faire perdurer une lignée d’homme dont il est le père, du moins plus que les autres. Malheureusement pour lui, il est maudit. Nan je ne vous dirai pas pourquoi, je ne vais quand même pas raconter le livre !

Carte du monde Mythologique Nordique

J’avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans le livre, et mon avis final est assez mitigé. La lecture n’était pas mauvaise, loin de là, mais de nombreux points noirs viennent entâcher un titre qui pourrait s’avérer très agréable à lire. Tout d’abord, divinités obligent, tous les personnes sont archi-stéréotypés. De même, tout est immuable et nous aurons perpetuellement droit aux mêmes scènes: Odin se fait réprimander par son épouse, Frigg, pour l’avoir trompée avec une humaine et maudit sa descendence, Loki sussure de viles paroles à Odin et lui fait croire que ce sont là ses propres pensées. Paroles qui bien entendue vourront toutes tentatives à l’échec…

Bref, on fini par se retrouver avec une sorte de cycle qui dure une centaine de pages à chaque fois. Nous avons un problème pour que l’héritier humain du dieu puisse avoir une descendance car Frigg l’a maudit. Odin cherche une solution, Loki lui sussure quelques mots à l’oreille, le dieu trouve cette idée géniale, la fait sans réfléchir. Le plan marche plus ou moins, il y a un nouvel héritier… Et le problème se pose à nouveau. A chaque fois bien sûr, Odin tombe de plus en plus bas. Bref, c’est dommage et c’est aussi ce que veut la nature divine du livre, puisque celles ci ne semblent pas pouvoir tirer profit de leur expérience ni changer le moins du monde.

Mais soit, pourquoi pas. Sauf que cela amène tout de même un problème assez majeur. Il est très difficile de s’attacher à des divinités aussi stéréotypés, et les humains, dont la durée de vie se compte en trentaines de pages, défilent trop vite les uns après les autres. On se retrouve donc au final à se cramponner au seul réel personnage que nous découvre le livre, Brunehilde. Bien que son histoire soit triste et puisse émouvoir, autant dire tout de suite que la Walkyrie n’a pas les épaules assez larges pour supporter à elle seule le livre. Et c’est bien dommage.

Les filles du Rhin et d'Odin

L’autre problème majeur, et c’est là où je voulais en venir avec la lourdeur d’Edouard Brasey, c’est vraiment la répétition. A force de trop user des synonymes, certaines pages sont totalement asphyxiantes. Je sais qu’il est important de décrire, je sais que cela est nécessaire à l’immersion. Mais tout de même, faire des descriptions aussi longues que celles de Tolkien concernant l’herbe à pipe, et ce sur les trois cents pages que compte le livre, c’est trop ! Pire, on se retrouve parfois avec des longues descriptions que l’on a déjà lues quasiment à l’identique ! Oui, après l’avoir lu trois fois vous saurez que les Walkyries sont nées de l’accouplement d’Erda et d’Odin, qu’elles sont superbes, vierges, blablablablabla. Puis qu’Odin est un dieu créateur bla bla bla bla. J’avoue, je confesse, j’ai parfois sauté des decriptions !

Puisque je parle de Tolkien, j’avoue que la ressemblance des deux récits m’a au début bloqué. Forcémment, Tolkien s’est énormément inspiré des mythologies nordiques tandis que Brasey se les approprie complètement. Mais passé les cinquantes premières pages, on fini par oublier ce sentiment. Mieux, je remercie l’auteur de m’avoir grandement éclairé sur les tenants et les aboutissants de toute la culture nordique. J’avoue avec un peu de honte ne pas avoir fait le rapprochement entre le Rhin du livre et le Rhin du continent Européen, rapprochement que j’ai par la suite fait lorsque l’auteur parle du Danube. Bref, là dessus, je ne peux qu’admirer le travail de l’auteur.

Il y a quelque chose que je ne peux oublier d’éboquer: le suspens qui fini par prendre place. On sait que tout va mal se passer, que Loki va forcemment corrompre chacune des actions d’Odin, mais on se demande comment. C’est d’autant plus frustrant que le livre ne me passionnait pas vraiment. Un peu comme si vous vouliez absolument voir la suite d’un film que vous n’appréciez pas. Bizarre non ? Est ce que cela veut dire que j’ai bien apprécié les Chants de la Walkyrie ? Je ne sais. En tout cas si j’ai bien compris, c’est ici le premier tome d’une tétralogie: La Malédiction de l’Anneau. Peut être lirais-je la suite…


Le Vampire de John William Polidori

Serafina dans Critiques, Livres le 14 janvier 2009, avec 6 commentaires
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Le Vampire de John William Polidori est la première histoire écrite en prose sur le thème des vampires. Pour votre culture générale, Polidori était le medecin particulier et assistant d’un certain Lord Byron. Un après midi de juillet 1816, Byron mit ses amis au défi: écrire une histoire Fantastique le plus rapidemment possible.

Le Vampire de John William Polidori

Une seule personne réussit dans les temps, sa femme, une certaine Mary. Byron lui, commença vaguement une histoire de vampires, mais ne la finit jamais et la donna à son médecin. C’est ce début de script qui permit à Polidori de publier en 1819 son livre, The Vampire. De son côté, Mary venait de créer ce qui devint un succès mondial : Frankestein.

Grande fane des vampires et du Fantastique en général, il fallait bien un jour ou l’autre que j’en lise le fondement moderne. C’est chose faite. L’histoire n’est pas très longue, une vingtaine de pages à tout casser. Ceci dit, au premier abord le style est vraiment très, très lourd. Des phrases à rallonge où les propositions s’enchainent sur 5 lignes: on est totalement paumé avant la fin de la phrase. Le temps d’adaptation est notable et j’ai dû relire une bonne partie de l’histoire deux fois pour y comprendre quelque chose.

On suit Aubrey un jeune riche empli d’idées romanesques et Lord Ruthwen un bien étrange personnage. Le style de Polidori est très moqueur à l’égard des idées romantiques d’Aubrey, mordant et incisif, l’état d’esprit romanesque est vite tourné en dérision. Il en va de même pour l’apparente chasteté du comportement des dames du mondes. Avant d’être une histoire Fantastique, c’est donc une critique cinglante de la societé dans laquelle écrit et vit Polidori.

Lord Ruthven de John William Polidori

L’histoire elle même est intéressante une fois le style accepté. Vu son épaisseur, on ne peut pas s’attendre à des tonnes de rebondissements, mais les scènes sont bien amenées, et le tournant final se révèle extrêmement réussi. Ceci dans le sens où l’on a beau le sentir gros comme une maison, la sauce prend, et on se retrouve comme le héros à attendre que le jour ne se termine et qu’il puisse réveler ce qu’il sait.

Véritable début du succès des vampires en proses, l’histoire pose les bases qui seront après réutilisées dans bien des histoires, notamment Dracula. Le vampire ici se nourrit de sang de jeunes vierges (qu’il a accessoirement corrompues pour l’occasion), par contre, il n’est pas encore mention de son incapacité à voyager le jour ni d’une quelconque peur de l’aïl. Il faudra que le mythe se développe avant que ces points n’entrent dans l’attirail de base des vampires.

Allez, maintenant je m’attaque à Carmilla de Sheridan le Fanu, un autre grand classique vampirique.


Le Vaisseau Magique de Robin Hobb

dabYo dans Critiques, Livres le 11 janvier 2009, avec 2 commentaires
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Robin Hobb est un auteur que j’aime beaucoup, et c’est le premier sur lequel nos avis avec Serafina divergent. Enfin, la première, puisque si vous ne le savez pas encore, ce qui m’étonnerait, Robin Hobb n’est autre qu’un pseudonyme utilisé par Megan Lindholm pour pouvoir publier de la BCF, pour Big Commercial Fantasy. De l’héroïc-fantasy-à-la-Seigneur-des-Anneaux-super-populaire en quelque sorte. En effet, il est peu courrant qu’un auteur américain publie des romans dans un genre différent de ses habitudes sans changer de pseudonyme. Pour ne pas perdre son lecteur notamment, et lui éviter de lire un genre qu’il n’apprécierai pas sans le savoir.

Le Vaisseau Magique

J’avais beaucoup apprécié, malgré ses nombreux défauts, la première trilogie (sextalogie en France) de l’Assassin Royal. J’ai donc enchaîné naturellement, quelques mois après m’être remis de sa fin mémorable, sur le premier tome des Aventuriers de la Mer, sa deuxième série basée sur le même univers. Bien que cette qualification soit tout de même vite dit.

C’est un peu comme si j’écrivais un roman se passant au Moyen Age occidental pour en faire un, à la même époque, sur l’empire Arabe. Moeurs totalement différentes, géographie qui n’est pas la même et interêts incomparables. Alors que nous avons suivi Fitz, l’Assassin Royal, sur la terre et, rarement, sur la mer dans sa bataille contre les Pirates Rouges, les Aventuriers de la Mer est un récit suivi depuis différents points de vue, faisant penser au Trône de Fer, et dont l’objectif est bien moins préci et carricaturale que celui de Fitz. De même, les coutumes de nos héros sont entièrement différentes, et c’est une toute autre civilisation que nous découvrons.

Si j’ai bien compris l’enchevêtrement des choses, il semblerait que la deuxième trilogie de l’Assassin Royal fasse référence aux évênements relatés par Les Aventuriers de la Mer. Je n’ai pour le moment pas la moindre idée de comment. Mais dans tous les cas, la nouvelle civilisation que nous présente Hobb est très intéressante, envoutante et bien appronfondie. Les personnages sont, pour ce premier tome, pas bien plus intéressants que ceux qu’on avait pu découvrir dans l’Assassin. Nous avons toujours droit à une personne qui pourrait être qualifiée d’héros, voire héroïne, et dont le caractère est assez frustrant au début. Mais les changements successifs de point de vue, et surtout de camp, sont plus qu’intéressants et permettent de compenser l’inintérêt de certains personnages.

Pour la première fois j’ai aussi pu lire la point de vue d’un bateau… Et d’un serpent de mer. Bizarre hein ? Mais intéressant, et même prennant. L’histoire se base effectivement dans un monde où la magie existe, autrement que par les manières que nous avons pu voir dans l’Assassin Royal, et où un bois, le Bois Sorcier, peut prendre vie. C’est ainsi que nous verrons qu’il existe des Vivenefs, bâteaux faits de Bois Sorcier qui sont des êtres vivants à part entière et qui, grâce à leur conscience, utilisent et naviguent sur la mer comme aucun bâteau ne peut le faire. C’est grâce à ces Vivenefs dont le prix est exhorbitant, que les premiers marchands de Terrilville font leur fortune.

Dommage que pour ce premier tome, l’aventure ne soit pas intéressante et le scénario loin d’être envoutant. Bien qu’il n’existe pas de but prévisible, ce qui est un bon point, nous n’avons pas l’envoutement que peut nous procurer la lecture d’un premier tome du Trône de Fer, ou même de celui de la Couronne des Sept Royaumes. Certes, nous voulons connaître l’avenir de quelques uns de nos héros, mais il n’est pas dit que dans quelques mois, j’aurai l’envie d’ouvrir le deuxième tome.


Le Château Noir de Glen Cook

dabYo dans Critiques, Livres le 8 janvier 2009, avec aucun commentaire
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Trois mois qu’on cherchait ce deuxième volumes des annales de Toubib dans la bonne édition. Trois mois que J’ai Lu et nos bouquinistes essayaient de nous refourguer la vieille. Mais pas question, malgré l’envie, on tenait. On n’acheterait pas une nouvelle fois un livre moche et périmé pour se retrouver avec une collection dont les couvertures ne collaient pas. Non, pas question, c’était parjure. Et puis on a été mobilisé ailleurs, à Aix en Provence, plus au Sud, pour le bien être de la Mère, et surtout son bon vouloir. Bien qu’on y soit allé en trainant les pieds, c’était pas pour rien. Elles étaient là, enfin, les récits de mon confrère seraient bientôt entre mes mains, et dans la bonne édition. On avait déjoué ces foutus plans. Restait plus qu’à débourser huit foutus euros.

Le Château Noir, Annales de la Compagnie Noire

J’ai retrouvé Toubib, neuf bonnes années s’étaient écoulées pour lui et sa clique. Du lourd apparement, faut dire, ils ont pas quitté le service de sa fiancée comme ils l’appellent. C’est la Dame pour les autres, pire que le suppôt de Satan, son mari, qu’elle a laissé derrière elle, enseveli vivant. Pendant ces neuf années la Compagnie a pourchassé du rebelle, sans cesse, sans leur laisser le moindre répis. Ils les ont massacrés à tour de bras. Et c’est pendant une nouvelle manoeuvre, routinière pour changer, que nous les avons retrouvé, à trancher en deux quelques uns de ces fous qui pensent pouvoir s’opposer à la Dame et son empire.

Diantre, que j’adore ce livre tout de même. Désolé pour cette introduction où j’essaie, avec peu de succès, d’imiter le style de Glen Cook qui est toujous aussi prenant. Le tout est vrai, ça fait plusieurs mois que j’ai lu le premier tome de la Compagnie Noire, et ça fait plusieurs mois que je cherche la nouvelle édition du tome 2 à Blois, en vain. Mais j’ai eu de la chance puisque j’ai pu le dégôter à Aix en Provence, dans ma ville natale, où nous étions pour passer Noël. Aussitôt acheté, aussitôt lu.

Le Château Noir, Annales de la Compagnie NoireOn retrouve donc les personnages plutôt attachants que nous avions découvert dans le premier tome, et ça fait carrément plaisir de relire les tribulations de Toubib, l’annalyste. Pour comprendre le principe des Annales de la Compagnie Noire, je vous invite à lire ma critique de son premier tome. Cette fois, en plus du point de vue de notre ami le médecin, nous avons le droit à celui d’un tavernier, Shed, froussard de première et protecteur de la veuve et de l’orphelin à ses heures perdues. Au début cela fait bizarre, puisque les annales de la compagnie ne peuvent être écrites que par Toubib. Puis après on comprend le subtil subterfuge qui devient effectivement très intéressant. Puisque dès que Toubib ne pourra pas prendre connaissance d’un passage de l’histoire, nous n’en saurons pas plus que lui. Cela pourrait devenir très grisant dans les prochains tomes si le héros de l’un des nouveaux points de vue devient l’un de mes personnages préférés.

J’avais critiqué le premier tome des Annales de la Compagnie Noire pour son début, très perdant. Cette critique pourrait être reconduite pour ce second tome, dont les débuts sont un peu troublants, mais dans une bien moindre mesure. Dès lors que l’on comprend que le second point de vue n’a, pour le moment, rien à voir avec la Compagnie, le tout coule de source. Le récit parle de nombreux lieux, et je crois que c’est le premier livre de Dark Fantasy qui n’est pas accompagné d’une carte: terriblement grisant. Il est en effet toujours intéressant de pouvoir situer les personnages, et surtout leur voyage, puisque ce sont de vraies tribulations que nous raconte Toubib.

Si vous avez aimé -adoré ?- le premier tome, vous pouvez donc sauter les yeux fermés. Par contre, si le style ou le genre vous a déplu, vous pouvez tout de suite oublier cette série. Moi en tout cas, j’en redemande ! A dans trois mois pour le troisième !


Et voilà, ça y est, je peux me vanter d’avoir moi aussi lu un jour un livre écrit par H.P. Lovecraft. Mieux encore, un de ses trois romans, l’Affaire Charles Dexter Ward, que nous avons acheté pendant une brocante sur les judicieux conseils… du guide fourni avec le grand jeu de rôle l’Appel de Cthulhu. Classe nan ? Ouais nan. Synopsis.

L'affaire Charles Dexter Ward

Charles Dexter Ward est un jeu homme proche de la vingtaine, habitant de Providence, ville des Etats Unis dans la région de Boston, mais surtout passionné d’architecture et de civilisations anciennes. Il suit des études avec succès, et aime découvrir l’histoire de sa villle ainsi que la généalogie. Un jour, il découvre que parmi ses aïeux existe un homme, Joseph Curwen, dont toute trace a été supprimée et dont l’existence est introuvable parmi les archives de la ville. Friand de découvrir se mystérieux grand aïeul, Charles va donc tout faire pour découvrir, à ses dépends, qui est ce bien étrange personnage…

Joseph Curwen de l'affaire Charles Dexter WardAutant le dire tout de suite, le style de Lovecraft est ce qu’il est: très difficile à appréhender. Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’était pas un homme de lettre à la base, ou bien parce qu’il n’avait personne pour le critiquer, ou que cela vient de l’époque, mais le style est, au premier abord, assez mauvais. Répétitions à tout va, phrases perdantes et manque total d’introductions, j’ai tout de suite été largué. Bref, cela ne donne vraiment pas envie de se lancer dans la lecture, même si celle ci ne dure qu’à peine plus d’une centaine de pages. Et pourtant, passé les trente premières pages, on s’y prend. L’atmosphère si propre aux hallucinations de l’auteur prend pied, on est enivré. Malgré toutes les répétitions, bien que l’on ait l’impression de lire constamment quelque chose de encore pire, cela prend. On en peut plus et on veut savoir. On dévore les pages restantes jusqu’à sa conclusion.

Véritable enquête, on découvre peu à peu les éléments, on comprend peu à peu sur quoi est tombé Charles Dexter, et comment tout cela va se terminer, inévitablement. Et après avoir traîné les pieds pendant une petite cinquantaine de pages, on dévorera littéralement le reste. Lovecraft mélange donc très bien l’enquête, bien que narré au passé, avec la Fantastique. Mais pourquoi, ça je ne pourrai pas vous l’expliquer sans vous spoiler. Bonne lecture !


Les Contes de Beedle le Barde de J.K. Rowling

Serafina dans Critiques, Livres le 4 janvier 2009, avec 8 commentaires
Critiques

Je suis une fane de Harry Potter, celà n’est un secret pour personne. J’ai suivi la saga depuis ses tout débuts. Cela dit, le 7ème et dernier tome m’a laissée assez sceptique, et j’ai plus ou moins totalement décroché. Ce qui explique que je ne me sois pas ruée sur les Contes de Beedle le Barde à leur sortie en langue anglaise, ni française d’ailleurs. Il m’aura fallu attendre que mon fiancé me l’offre pour Noël. Un peu comme lorsque lui avait décroché après la longue attente entre le quatre et le cinq en quelques sortes.

Les Contes de Beedle le Barde

Alors passons d’abord un petit peu sur l’aspect de ce livre. Car si il n’est pas très gros avec ses 120 pages à tout casser, il faut reconnaître qu’il est fort joli. La couverture que vous pouvez voir ci-dessus est plutôt belle, légèrement gravée. Des petits dessins, de la main de J.K. Rowling elle même accompagne chaque compte. De plus, le livre est dans un boitier décoré d’une illustration de J-C Götting, l’illustrateur attitré de la série dans notre pays représentant Dumbledore.

Pourquoi Dumbledore ? Parce que outre le fait que cela soit Dumbledore qui lègue les Contes de Beedle à Hermione dans la série, chaque conte est suivi d’une explication de texte par Dumbledore lui même. Les Contes de Beedle sont donc des contes de fées, un peu plus cruels que les notres, destinés aux jeunes sorciers. Leurs héros sont aussi célébres pour les sorciers que ne le sont Cendrillon ou Blanche Neige pour nous autres moldus. Il s’agit d’un receuil de cinq contes, dont un est déja connu de ceux qui auront lu le tome 7 : le conte des trois frères.

Dumbledore

Aucun des contes n’est très long. A eux tous ils doivent tenir sur quelques 50 pages qui se battent en duel. Il fallait donc trouver une maniere de meubler. C’est tout vu avec les soit disant anotations de Dumbledore. Il faut être honnête: ces anotations m’ont royalement desesperées. Tout est bon pour faire plaisir aux fanboys, vas y que je te glisse quelques clins d’oeils à la serie, mais de maniere super grosse. De même, l’humour bon enfant pouvait passer de temps à autre dans un bouquin de 600 pages, la c’est à toutes les pages… Je ne doute pas que cela puisse paraître hilarant pour des jeunes enfants, mais je dois être trop agée. Ce coté est décevant.

Alors que de l’autre côté, j’ai apprécié les contes. Des petites historiettes à la morale digne de nos contes de fées, prônant des valeurs telles que l’entraide, la sympathie envers les moldus etc. Certes tout cela est tres convenu, mais la sauce prend. On regrette rapidement la taille des contes et les explications bateau de Dumbledore. Les contes sont dans l’ensemble très gentillets, très enfantins, même si tous ne se terminent pas forcément bien, tel celui du sorcier au coeur velu, qui est probablement le meilleur d’ailleurs.

Les Contes de Beedle le BardeLe bouquin est très vite lu et c’est dommage. A peine une heure suffit, et encore si vous lisez assez entement. Un joli objet, à lire pour les fans, mais sans plus. Je ne regrette pas de ne pas m’être jetée dessus à sa sortie. Il y a du matériel, mais apparement J.K. Rowling a été un peu trop parresseuse pour l’exploiter réellement. Se reposerait-elle sur ses lauriers ? Je ne sais pas. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue. Une impression assez mitigée, car les contes ne sont pas assez bons pour faire oublier les mauvaises explications.

Je ne vous en conseillerai pas l’achat à moins d’être fan. C’est un joli cadeau et un joli objet, mais certainement pas un excellent livre. Un peu comme Il était une fois dans le nord de Phillip Pullman, en un peu moins bien. C’est à lire si vous êtes fan de l’univers et que vous avez grandit avec Harry. Sinon, l’emprunter à la bibliotheque sera probablement suffisant, bien que de toute manière je ne vois pas l’interêt du bouquin si vous n’avez pas aimé les Harry Potter.


La loi du Régicide de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 30 décembre 2008, avec 3 commentaires
Critiques

Les Noces Pourpres, huitième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin nous avait prouvé que l’auteur savait y faire, lorsqu’il était question de retournements de situation crédibles. Qu’il savait aussi y faire lorsqu’il s’agissait d’écrire de grands livres. Et ce n’est pas La Loi du Régicide, neuvième tome, qui va venir contredire ces quelques affirmations. C’est de toute façon logique puisqu’en langue anglaise ces tomes ne font qu’un.

La Loi du Régicide: Trône de Fer 9

Comme à l’accoutumée, un synopsis est impossible sans vous gâcher l’histoire, et je vous inviterai à lire la présentation de la série dans la lune, qui est vraiment complète. En attendant, je continue notre série de critiques, puisqu’il semblerait, dixit notre libraire, que la Trône de Fer ne se vende pas si bien que ça. Bizarre à la vue de la qualité de la série, mais il semblerait que l’Assassin Royal ait plus de suffrages. Plus ouvert il faut dire. Dans tous les cas, rien de mieux qu’une bonne publicité donc.

Le tome précédent avait placé la barre haute, et je me demande lequel de ce dernier ou de La Loi du Régicide mérite de l’emporter. Les révélations sont toujours aussi bien amenées, toujours aussi perdantes et réalistes lorsqu’on les lit. Merde, qu’est ce qu’il dit ? Oh putain, non, pas possible il va pas faire… Le con il l’a fait. Naaaaan pourquoi il l’a fait. Hey mais attend ça veut dire que… Non c’est pas possible. Depuis le début rha j’aurai pu le prévoir ! Bref, ces quelques reflexions, cogitées en moins d’une page, sont plus que fréquentes pour tout lecteur de la série. Rien qu’à y penser j’en tremble encore. Mais l’auteur ne s’est cette fois ci pas contenté de nous balader de retournement en retournement comme il avait pu le faire précedemment.

Jaime Lannister le Regicide du Trône de Fer

Tel un joueur d’échecs, Martin a déplacé tout au long de ce tome les quelques pièces que compte son jeu pour préparer l’avenir et ses prochains tomes. Alors que l’on pensait certains détails insignifiants, ils prennent de l’ampleur pour rendre un personnage, totalement barbant jusqu’à présent, plus qu’intéressant. Un pion devient une dame, et ce n’est plus un petit pas vers l’avant qu’il va faire mais une vraie traversée de l’échiquier. Et comme à l’accoutumée, nous restons totalement frustrés de ne pas savoir ce qu’il va leur arriver. Encore plus lorsqu’on apprend que les trois prochains tomes ne concerneront pas ce personnage.

En effet, afin de pouvoir relater tous ces évènements, l’auteur a judicieusement déplacé ses pions de façon à pouvoir couper son histoire en deux. Ainsi, les tomes 10 à 12 content des évênements qui se passeront pendant ceux des tomes 13 à 15. Du moins si c’est ainsi que nos éditeurs français les découperont.

La Loi du Régicide fait donc parti du premier lot en terme de qualité lorsqu’on parle du Trône de Fer, et si vous avez aimé les tomes précédents, je vous invite à le lire. En attendant moi je n’ai qu’une hâte: mettre la main sur l’Epée de Feu.