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Les Contes de Beedle le Barde de J.K. Rowling

Serafina dans Critiques, Livres le 4 janvier 2009, avec 8 commentaires
Critiques

Je suis une fane de Harry Potter, celà n’est un secret pour personne. J’ai suivi la saga depuis ses tout débuts. Cela dit, le 7ème et dernier tome m’a laissée assez sceptique, et j’ai plus ou moins totalement décroché. Ce qui explique que je ne me sois pas ruée sur les Contes de Beedle le Barde à leur sortie en langue anglaise, ni française d’ailleurs. Il m’aura fallu attendre que mon fiancé me l’offre pour Noël. Un peu comme lorsque lui avait décroché après la longue attente entre le quatre et le cinq en quelques sortes.

Les Contes de Beedle le Barde

Alors passons d’abord un petit peu sur l’aspect de ce livre. Car si il n’est pas très gros avec ses 120 pages à tout casser, il faut reconnaître qu’il est fort joli. La couverture que vous pouvez voir ci-dessus est plutôt belle, légèrement gravée. Des petits dessins, de la main de J.K. Rowling elle même accompagne chaque compte. De plus, le livre est dans un boitier décoré d’une illustration de J-C Götting, l’illustrateur attitré de la série dans notre pays représentant Dumbledore.

Pourquoi Dumbledore ? Parce que outre le fait que cela soit Dumbledore qui lègue les Contes de Beedle à Hermione dans la série, chaque conte est suivi d’une explication de texte par Dumbledore lui même. Les Contes de Beedle sont donc des contes de fées, un peu plus cruels que les notres, destinés aux jeunes sorciers. Leurs héros sont aussi célébres pour les sorciers que ne le sont Cendrillon ou Blanche Neige pour nous autres moldus. Il s’agit d’un receuil de cinq contes, dont un est déja connu de ceux qui auront lu le tome 7 : le conte des trois frères.

Dumbledore

Aucun des contes n’est très long. A eux tous ils doivent tenir sur quelques 50 pages qui se battent en duel. Il fallait donc trouver une maniere de meubler. C’est tout vu avec les soit disant anotations de Dumbledore. Il faut être honnête: ces anotations m’ont royalement desesperées. Tout est bon pour faire plaisir aux fanboys, vas y que je te glisse quelques clins d’oeils à la serie, mais de maniere super grosse. De même, l’humour bon enfant pouvait passer de temps à autre dans un bouquin de 600 pages, la c’est à toutes les pages… Je ne doute pas que cela puisse paraître hilarant pour des jeunes enfants, mais je dois être trop agée. Ce coté est décevant.

Alors que de l’autre côté, j’ai apprécié les contes. Des petites historiettes à la morale digne de nos contes de fées, prônant des valeurs telles que l’entraide, la sympathie envers les moldus etc. Certes tout cela est tres convenu, mais la sauce prend. On regrette rapidement la taille des contes et les explications bateau de Dumbledore. Les contes sont dans l’ensemble très gentillets, très enfantins, même si tous ne se terminent pas forcément bien, tel celui du sorcier au coeur velu, qui est probablement le meilleur d’ailleurs.

Les Contes de Beedle le BardeLe bouquin est très vite lu et c’est dommage. A peine une heure suffit, et encore si vous lisez assez entement. Un joli objet, à lire pour les fans, mais sans plus. Je ne regrette pas de ne pas m’être jetée dessus à sa sortie. Il y a du matériel, mais apparement J.K. Rowling a été un peu trop parresseuse pour l’exploiter réellement. Se reposerait-elle sur ses lauriers ? Je ne sais pas. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue. Une impression assez mitigée, car les contes ne sont pas assez bons pour faire oublier les mauvaises explications.

Je ne vous en conseillerai pas l’achat à moins d’être fan. C’est un joli cadeau et un joli objet, mais certainement pas un excellent livre. Un peu comme Il était une fois dans le nord de Phillip Pullman, en un peu moins bien. C’est à lire si vous êtes fan de l’univers et que vous avez grandit avec Harry. Sinon, l’emprunter à la bibliotheque sera probablement suffisant, bien que de toute manière je ne vois pas l’interêt du bouquin si vous n’avez pas aimé les Harry Potter.


La loi du Régicide de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 30 décembre 2008, avec 3 commentaires
Critiques

Les Noces Pourpres, huitième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin nous avait prouvé que l’auteur savait y faire, lorsqu’il était question de retournements de situation crédibles. Qu’il savait aussi y faire lorsqu’il s’agissait d’écrire de grands livres. Et ce n’est pas La Loi du Régicide, neuvième tome, qui va venir contredire ces quelques affirmations. C’est de toute façon logique puisqu’en langue anglaise ces tomes ne font qu’un.

La Loi du Régicide: Trône de Fer 9

Comme à l’accoutumée, un synopsis est impossible sans vous gâcher l’histoire, et je vous inviterai à lire la présentation de la série dans la lune, qui est vraiment complète. En attendant, je continue notre série de critiques, puisqu’il semblerait, dixit notre libraire, que la Trône de Fer ne se vende pas si bien que ça. Bizarre à la vue de la qualité de la série, mais il semblerait que l’Assassin Royal ait plus de suffrages. Plus ouvert il faut dire. Dans tous les cas, rien de mieux qu’une bonne publicité donc.

Le tome précédent avait placé la barre haute, et je me demande lequel de ce dernier ou de La Loi du Régicide mérite de l’emporter. Les révélations sont toujours aussi bien amenées, toujours aussi perdantes et réalistes lorsqu’on les lit. Merde, qu’est ce qu’il dit ? Oh putain, non, pas possible il va pas faire… Le con il l’a fait. Naaaaan pourquoi il l’a fait. Hey mais attend ça veut dire que… Non c’est pas possible. Depuis le début rha j’aurai pu le prévoir ! Bref, ces quelques reflexions, cogitées en moins d’une page, sont plus que fréquentes pour tout lecteur de la série. Rien qu’à y penser j’en tremble encore. Mais l’auteur ne s’est cette fois ci pas contenté de nous balader de retournement en retournement comme il avait pu le faire précedemment.

Jaime Lannister le Regicide du Trône de Fer

Tel un joueur d’échecs, Martin a déplacé tout au long de ce tome les quelques pièces que compte son jeu pour préparer l’avenir et ses prochains tomes. Alors que l’on pensait certains détails insignifiants, ils prennent de l’ampleur pour rendre un personnage, totalement barbant jusqu’à présent, plus qu’intéressant. Un pion devient une dame, et ce n’est plus un petit pas vers l’avant qu’il va faire mais une vraie traversée de l’échiquier. Et comme à l’accoutumée, nous restons totalement frustrés de ne pas savoir ce qu’il va leur arriver. Encore plus lorsqu’on apprend que les trois prochains tomes ne concerneront pas ce personnage.

En effet, afin de pouvoir relater tous ces évènements, l’auteur a judicieusement déplacé ses pions de façon à pouvoir couper son histoire en deux. Ainsi, les tomes 10 à 12 content des évênements qui se passeront pendant ceux des tomes 13 à 15. Du moins si c’est ainsi que nos éditeurs français les découperont.

La Loi du Régicide fait donc parti du premier lot en terme de qualité lorsqu’on parle du Trône de Fer, et si vous avez aimé les tomes précédents, je vous invite à le lire. En attendant moi je n’ai qu’une hâte: mettre la main sur l’Epée de Feu.


Le Pistolero, la Tour Sombre 1, de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 20 décembre 2008, avec 2 commentaires
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Bon, cela faisait très longtemps que je voulais commencer le cycle de la Tour Sombre. Il se trouve donc que mon fiancé m’a offert les deux premiers tomes pour notre anniversaire, après avoir été séduit par la présentation disponible sur la lune. (A-t-il bien fait ? Ca c’est une autre histoire). Je ne vous parlerai ici que du premier tome (bien que j’aie à l’heure actuelle commencé -et abandonné – le Tome 2).

La Tour Sombre: le Pistolero

La Tour Sombre est donc une saga monumentale (je ne sais pas combien de milliers de pages, en 7 tomes) de Stephen King. Commencée lorsqu’il était agé de 19 ans, la saga ne s’est terminée qu’il y’a quelques années. King a, à cette occasion, révisé le premier tome. C’est donc la version remaniée que j’ai lue ici. En effet, d’après l’auteur, le premier tome était souvent vu comme un calvaire à lire, et beaucoup abandonnaient le cycle pour cela. De plus, écrit par le jeune homme qu’il était à l’époque, le livre n’avait pas forcément la maturité nécéssaire. Il a donc un peu révisé, ajoutant 39 pages d’après ses dires, ou les otant j’ai oublié.

Ceci dit, après avoir commencé le deux, il n’en reste pas moins que ce premier tome ne donne pas la vraie idée de l’histoire. Il s’agit d’une sorte de -longue- introduction. Une intro de 250 pages quand même. Mais quand on sait que par la suite les tomes tournent dans les 700 pages…

Nous suivons donc le Pistolero, dans un monde qui n’est pas sans rappeler notre Far West, avec quelques différences. Ici la technologie a existé, et puis, on ne sait pas pourquoi, le monde a changé. Le pistolero est le dernier des pistoleros, il poursuit un homme en noir, et suit la quête d’une obscure Tour Sombre (vous remarquerez le jeu de mot, je suis en forme ce soir). Sur le chemin, il rencontre des bourgades, et des gens, dont un certain Jake, qui vient d’un autre monde.

Le Pistolero

Malgré les retouches de King, le premier roman est quand même fastidieux àlire. Déja parce que J’ai lu, je ne sais pourquoi, ne trouve rien de mieux qu’écrire en tout petit. Ce qui n’est vraiment pas dans leurs habitudes. On passe parce que la couverture est jolie…

Il faut, pour excuser, préciser que le Pistolero est à la base plutôt un receuil de nouvelles. Ce qui explique l’aspect parfois décousu, mais aussi qu’on nous rappelle en détail ce qu’il s’est passé 50 pages plus tôt ! En effet, entre temps on a changé de nouvelle, et de ce fait il fallait aider les lecteurs qui n’auraient pas lu la précedente. On a  l’impression de tourner en rond.

De plus, le principe d’une nouvelle étant de ce concentrer sur l’action, on peut reprocher au héros d’être quand même assez fade. King n’arrive pas à lui insuffler autant de relief, et j’oserai même dire qu’il a le charisme d’une huitre. Pour un héros qu’on va suivre sur 3 000 pages, c’est un peu génant. De plus, ce manque de développement du personnage finit par nous en donner une mauvaise image. Il va en effet devoir prendre une décision douloureuse. Sachant qu’il a un charisme proche du néant, cette décision paraît stupide et prise à la legere. Nul doute qu’on en comprendra après les tenants et aboutissants, mais sur le coup, voici un excellent moyen de faire passer son héros pour un gros con.

Corbeau de la Tour SombreLe pistolero se veut antihéros. Jusque là ok. Mais le probleme c’est que pour moi, il est impossible de m’attacher à un personnage si je ne partage pas au moins un minimum ses valeurs: la nonchalence d’un Han Solo, la fidélité d’un Jaime, voir même l’obstination aveugle d’une Bella par exemple… Sauf que là les valeurs du pistolero… Comme il est plat, allez les chercher les valeurs, forcément, difficile de s’attacher à lui. Encore plus quand il agit d’une manière qui au premier abord semble parfaitement repoussante.

Le voyage du pistolero n’est pas sans rappeler la bible (traversée du desert, Golgotha etc…) ce qui donne un petit air rechauffé. Bien sûr, plus developpé cela aurait peut être pu être génial, mais sur le moment, je ne suis pas convaincue.

Dans tous les cas, si vous voulez commencer la Tour Sombre, je vous en prie, ne vous arrêtez pas entre le Tome 1 et 2. Considérez les comme une seule entité. Apres le deux, bien vous pourrez faire votre choix.

A moins que comme moi, le deux vous retourne l’estomac et vous fasse fermer définitivement la série.


Créance de Sang de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 7 décembre 2008, avec 4 commentaires
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Suite à ma découverte du genre Policier dernièrement avec Echo Park de Michael Connelly, je me suis dit qu’il fallait que je retente l’expérience pour voir si oui, ou non, j’aimais le genre. Quoi de mieux que de continuer avec un autre titre de l’auteur ? Tenter un autre auteur ? Oui, je suis d’accord, mais comme c’est un autre de ses livres, Créance de Sang, qui m’est passé sous la main, c’est lui qui y passe. Synopsis !

Créance de Sang de Connelly Michael

McCaleb est un ex-agent du FBI, spécialisé dans les enquêtes sur les tueurs en série, notamment dans la région de Los Angeles. Oui, comme Harry Bosch, cela doit être le lieu de résidence de Connelly, ou une connerie du genre. Enfin bref, toujours est il que ce dernier était atteint d’une maladie atteignant le coeur. Je parle de McCaleb, pas de Connelly, soyons clair. Heureusement, alors qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, un coeur « compatible » a pu lui être greffé. Nous le retrouvons en fait quelques semaines seulement après cette opération. Forcément, vu que cette dernière était très lourde, il n’en est pas remis et c’est depuis son bateau, et sans pouvoir conduire ni le faire officiellement, qu’il va devoir enquêter.

Nous tombons donc sur un autre type d’enquêteur cette fois, un qui préfère travailler depuis son bureau plutôt que de se la jouer Jack Bauer comme Bosch dans Echo Park. Tout du moins sur le papier. Honnêtement, je n’ai pas pu voir tant de différences entre ses deux personnages, et j’avoue trouver de nombreuses parallèles entre les deux histoires. Si George R.R. Martin dans le Trône de Fer semble arriver à donner des personnalités propres à chacun de ses personnages, et avec succès, il semblerait que ce ne soit pas le cas de Connelly. Mais soit, ça m’a l’air d’être un problème itinérant au genre. En effet, je n’ai pas l’impression que les méchants soient très originaux non plus. Toujours est il qu’au final, McCaleb se la joue tout de même et ne va plus du tout faire attention à sa convalescence. Dommage car le principe était tout de même sympa.

Créance de Sang adapté par Clint Eastwood

Encore un graphiste de couverture de livre qui n'était pas clean pour le travail...

Autant le dire, si j’ai mis trois semaines à lire le titre, ce n’est pas à cause d’un manque de talent mais plutôt dû au format du livre, qui n’était pas en poche. J’avouerai même que l’histoire m’a bien plus plu que celle d’Echo Park. L’enquête avance page par page et bien que j’ai pu voir quelques éléments avant notre héros, j’étais loin d’imaginer le final de ce livre. Un bon point, pour un plutôt bon policier. On passe dans différentes phases de l’enquête et on y croit dur comme fer à chaque fois. Pas très étonnant que Clint Eastwood l’ait par la suite adapté au cinéma.

Ceci dit, bien que la fin m’ait assez surpris, je reste perplexe. Est ce que j’aime le genre, ou est ce que je l’apprécie tout simplement parce qu’il me change de la Fantasy ? Je ne pense pas encore pouvoir y répondre, et lire quelques titres d’autres pointures va être nécessaire. Toujours est il que  c’est un livre que je conseille chaudement pour découvrir le genre, et moi, je m’en vais d’ores et déjà chercher d’autres bons Policiers.


Les noces pourpres de George R. R. Martin

Serafina dans Critiques, Livres le 2 décembre 2008, avec 6 commentaires
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Il est assez difficile de chroniquer le Tome 8 d’une série sans pour autant gâcher le plaisir de ceux qui vont la lire. Cependant, c’est aujourd’hui ma gageure. En effet, s’il est une série que j’aime, c’est bien le Trône de Fer, une épique saga américaine écrite par George R.R. Martin, forte de 12 tomes en France pour 4 aux USA. Nous sommes ici au Tome 8 qui se révele être la 3ème partie du 3ème Tome américain (…).

J’ai lu le Tome 7 il y’a quasiment un an maintenant (janvier 2008 il me semble, acheté dans la gare de Lyon au retour d’Aix en Provence). J’avais repoussé le moment de lire la suite, je ne sais pas trop pourquoi. Peut être parce que je sais que si je dévore la série, je me retrouverai à attendre des plombes la suite, vu le rythme adopté par l’auteur et par les éditeurs français. Le problème c’est qu’à attendre de trop on sort de l’atmosphère de la série. Bien que j’aie dans l’ensemble une bonne mémoire, se remettre dans le bain n’est pas aisé. En effet le principe du Trône de Fer, c’est de suivre plein de personnages en même temps. Du coup, reprendre après des mois de pause demande un temps d’adaptation.

Les Noces Pourpres: Trone de Fer

De plus, soyons honnêtes, le livre commence assez doucement, des passages certes sympathiques, mais sans plus. Même les actes de bravoure de mon personnage favori me laissèrent assez roide. Alors quoi ? j’aurais perdu tout goût pour cette excellente série?

Que nenni. Car vers la fin du livre, l’auteur allait faire preuve encore une fois de son talent et de son impartialité. Un retournement de situation inattendu, suprenant, mais terriblement bien amené ! Comment, en trois pages, faire totalement basculer l’histoire !  Le fouilli de l’action est terriblement bien rendu, comme les protagonistes on n’y comprend rien, mais diantre, qu’on s’y croit. Qu’on aime ou non les personnages on ne peut qu’être abasourdi par ce qui se dévoile.

Bien que certaines parties soient assez ennuyeuses, surtout quand on a envie de connaître la suite d’un affreux cliffhanger, on ne s’en lasse pas. Sauter des parties serait suicidaire, étant donné que parfois un détail, une ligne de dialogue, en apprennent bien plus qu’il n’en faut.

Noces Pourpres: Trône de Fer 8

Et à partir de là, ca y est on retrouve ce qui fait le charme un peu sadique du Trône de Fer. Tout se casse joyeusement la gueule, ce qui est acquis ne l’est en faite pas du tout. Les retournements de situations s’enchaînent, et le pire c’est que beaucoup de personnages étant éloignés géographiquement, ils ne sont même pas au courant des situations assez tôt pour y changer quoique se soit. Celui qu’on adorait se révèle haïssable et vice versa. Qu’on soit pour une maison ou pour l’autre, les camps morflent de même.

Si vous lisez un jour le Trône de Fer, je ne peut que vous conseiller une chose : ne vous attachez à aucun personnage. Rien n’est épargné, même pas l’éxécution en deux pages des plus populaires. N’oubliez pas que « La meilleure facon de les déconcerter consiste à accomplir des gestes qui n’ont aucun but, voir même à paraître oeuvrer contre vos propres interêts. Souvenez vous-en quand vous en viendrez à jouer le jeu. Le jeu des trônes« .


Les Contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Serafina dans Critiques, Livres le 20 novembre 2008, avec 6 commentaires
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Poppy Z. Brite est une auteure trop peu connue du grand public. Au début des années 90 cette damoiselle a écrit bon nombre de romans et de nouvelles relevant à la fois de la culture gothique et du Splatterpunk. Pour rappel le splatterpunk est un courant littéraire propre à l’horreur, avec pour caractéristiques entre autres, des scènes très crues, des héros plus antihéros qu’autre chose etc… Aujourdh’ui un seul de ses romans de cette époque est réedité, Ames perdues chez Folio, et est d’ailleurs desservi par un résumé visant à la faire passer pour une copycat de Anne Rice. Je n’aurai probablement jamais lu d’elle, si Mili-Chan ne me l’avait pas conseillée. Et je ne la remercierai jamais assez pour cela.

Toujours est-il qu’hormis Ames Perdues (et encore) vous aurez plus de chance de trouver ses livres à la bibliothèque du coin ou chez un bouquiniste que dans une librairie (hormis Alcool qui viens de sortir, mais qui n’est pas un livre d’horreur). C’est donc àla bibliothèque que j’ai dégoté les Contes de la fée Verte, un receuil de nouvelles paru sous le titre Wormwood aux US et Swamp Foetus en Grande-Bretagne. Le dit bouquin est préfacé par Dan Simmons, rien que ça (nous parlerons de lui prochainement pour la peine).

Les contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Il s’agit là de douze nouvelles, dont la plupart se déroulent dans la ville de la Nouvelle Orléans. Comme bien des écrits de Poppy Z. Brite, on pourrait taxer pas mal de ses récits de malsains. C’est cru, c’est violent, c’est gore. Ca vous pince l’estomac. On a envie d’arrêter de lire. Mais même une fois reposé les lignes vous hantent. Alors il ne reste plus qu’à se remettre à lire pour répondre à l’impétueux besoin de lire ces nouvelles sombres. Masochisme ? Possible. Fascination ? Sans doute.

Toujours est-il qu’on se prend au jeu. On suit des êtres, majoritairement des jeunes hommes, dont la vie va se transformer en indicible horreur. Le titre étant bien trouvé, bon nombre de ces horreurs incluent des doses d’alcool (d’absinthe pour être honnête). Mélant zombies, pilleurs de tombes, vampires, déesses sanguinaires avec un certain brio, ce receuil n’est pas cependant à conseiller à tous. Le style de Brite est simple. Il appelle un chat un chat ou plutôt une vicère une vicère. Il ne peut pas y avoir d’équivoque ni de jolis mots pour vous faire passer la pilulle sanguinolente.

On notera aussi pour ceux qui connaissent, l’apparition de Steve et Ghost deux des héros de Ames Perdues en tant que protagonistes de deux des nouvelles. Les deux jeunes hommes poursuivent leur groupe de musique Lost Souls?, notamment en se rendant à New York pour jouer dans un pub, histoire de se prendre la tête. Cela fait plaisir de les retrouver, surtout que les deux personnages sont assez attachants. Bien que peu développés dans les nouvelles.

L’ambiance recrée ici par Poppy Z. Brite est non seulement très convaincante mais aussi très en accord avec ce qu’elle a pu faire à la même époque. La même touffeur des rues de la Nouvelle Orleans, les mêmes paumés, les mêmes réferences à la culture gothique, on aime ou on n’aime pas. Pour ma part j’adore.

Si vous ne connaissez pas cette auteure, ce receuil est un moyen idéal pour débuter. Un aperçu de ce que peut produire Brite, assez light quand même, qui vous plonge dans son univers assez particulier. Ceci dit, si vous ne supportez pas ces contes, ne commencez même pas Corps Exquis, un de ses autres titres.


Pandora d’Anne Rice

Serafina dans Critiques, Livres le 13 novembre 2008, avec 9 commentaires
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Il faut savoir en préambule qu’Anne Rice est un auteur que j’aime et que je déteste. Elle a écrit deux des meilleurs livres qui soient. A savoir Lestat le Vampire et la Reine des Damnés. Mais après cela, elle a surtout fait de la bouse, que j’ai lue à chaque fois dans l’espoir de retrouver une perle. Pandora fait partie de ses Nouvelles chroniques des Vampires. C’est a dire des histoires parrallèles à sa principale Chronique. Dans cette série, outre le livre dont je vous parle, il y’a Armand et Vittorio. J’avais essayé de lire Armand, mais je n’ai jamais fini. Les amours entre jeunes garcons au temps de la renaissance ça va cinq pages mais pas au delà.

Pandora d'Anne Rice

Autant vous dire que j’étais plus que sceptique devant Pandora. Cette dernière étant décrite à Lestat le vampire comme une courtisane aux beaux bras, il y avait tout à redouter, quand on sait la propension d’Anne Rice à faire des scènes de cul sans interêt pour l’histoire. Alors pourquoi le lire ? Masochisme qui sait. Et puis j’ai bien aimé le personnage de Pandora dans la Reine des Damnés.  En effet, il est quand même conseillé d’avoir lu les Chroniques des Vampires jusqu’au cinquiète tome pour tout comprendre (Memnoch le démon). Enfin, ce n’est pas obligatoire, mais préferable.

Toujours est il que je n’avais pas trop d’espoir. Et puis finalement.. Tout d’abord Pandora, vu que le récit est à la première personne, rétablit la vérité, elle n’a jamais été courtisane, et quant à ses bras ils ne sont pas si beaux. Non Pandora, ou plutôt Lydia était une jeune Romaine bien née. Elle était néanmoins pratiquante du culte d’Isis, d’où l’amalgame avec les courtisanes. Et cette jeune femme, à cause des machinations de pouvoirs qui ont secoué Rome se voit contrainte de quitter la ville pour Antioche. Antioche où elle va se rapprocher d’un vampire bien connu : Marius.

pandora_anne_rice.jpg Et déja , dieu merci, pas de scènes de cul. Ensuite, Pandora, qui était quand même une figure très effacée de l’histoire se révèle un personnage intéressant. Certes, elle en fait trop. Ses dialogues sont stéréotypés à l’extrème, c’est une femme forte, une rebelle alors forcément l’auteur en fait trois tonnes. C’est dommage, mais d’un autre coté, Lestat n’est pas mieux. Peut être le fait que cela soit une femme qui dérange je ne sais pas. Toujours est il que le personnage est plutôt intéressant. Et il a interêt à l’etre étant donné que le livre ne porte que sur ses frêles épaules. Il fait d’ailleurs la belle part àsa vie mortelle. Sa vie de vampire prenant 50 pages, sur un total avoisinant les 300.

On se retrouve donc plongé dans la societé de la Rome Antique (qui est une des époques historiques que j’aime le moins pourtant). Et c’est intéressant, lutte de pouvoirs, intrigues politiques, vie culturelle foisonnante, tout y est. Pandora fréquente les philosophes, se tient au courant des intrigues, bref. Au final ce n’est pas réellement un livre de vampire mais plutot une histoire sympathique dans l’antiquité. Je n’en garderait pas un souvenir mémorable, mais cela reste un bon livre. Anne Rice nous a néanmoins pondu bien mieux… Mais aussi bien pire.


Echo Park de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 30 octobre 2008, avec 2 commentaires
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Depuis ma découverte d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux il y a de ça déjà de nombreuses années, je n’ai jamais vraiment lu autre chose que de la Fantasy ou de la Science Fiction. C’est donc avec un peu d’appréhension que je me suis mis à lire mon premier Policier: Echo Park, de Michael Connelly. En anglais s’il vous plaît.

Cela s’est vite vu puisque j’ai toujours du mal à me lancer avec la langue de Shakespeare: j’ai mis une bonne semaine à en lire cinquante pages. Le livre est il donc mauvais ? Non loin de là, puisque les quatre cents pages restantes ont été lues en deux jours. Bref, synopsis ! Harry Bosch est un détective à la Jack Bauer, qui n’hésitera pas à enfreindre la loi pour mener sa mission à bien. Il y a treize ans, un meurtre, son affaire comme il l’appelle, n’a jamais été résolu, et depuis chaque année il ressort son dossier pour tenter, en vain jusqu’à présent, de le résoudre.

Echo Park de Michael Connelly

Bien entendu, on s’en doute tout de suite, c’est dans cette enquête ci qu’il va en trouver la réponse. Le récit est rudemment bien mené et est plutôt agréable à lire. Si le début est un peu lent pour quiconque ne connaît pas cet enquêteur, Harry Bosch est un personnage récurrent de Connelly. Les évènements s’enchaînent vite lorsque le deuxième personnage, Rachel Walling, entre en scène. Bon, le titre ne rate pas quelques clichés, je dirai même qu’il tombe dedans, Bosch est tout de même un vrai stéréotype vivant, et sa relation avec Rachel l’est tout autant. L’intrigue au début est plutôt originale, mais termine comme on pouvait vite s’en douter, et je n’ai eu beaucoup de mal à la voir dès les premiers indices. Bien entendu, Bosch ne les a vus que bien après, même si la fin que j’avais prévu n’était pas la bonne.

Je m’étendrai bien sur le côté stéréotype de l’enquête et ses personnages, mais cela sera difficile sans donner de nombreux spoilers. Je me demande surtout si l’auteur raconte autant le passé de son personnage à chaque itération. Mais bon.

Un mauvais Policier alors ? Normalement, pour qu’un Policier soit bon, il ne faut pas que le lecteur ait découvert la vérité tout en ayant les bons éléments. Pas forcement mauvais non, le titre tient en haleine et certains détails permettent de vite oublier le sentiment de prévision. On se demande à tout moment comment tout cela va finir, et si Bosch va ou non s’en sortir, et comment. Je ne peux pas vraiment juger du style d’écriture de Connelly, mais en anglais cela rend vraiment la chose agréable à dire. Et pourtant ce n’est pas ma langue natale, ce qui est un bon point.

Les scènes d’action et autres courses poursuites qui vont souvent avec le genre sont assez détaillées pour bien se mettre dans la peau du personnage, tout comme toute son enquête, narrée à la troisième personne. Après, il est dommage de ne pas savoir exactement comment s’est terminée l’affaire, ni ce qu’il advient des personnages impliqués. Et là aussi, cela me fait une fois de plus penser à Jack Bauer.

Bref, si vous n’avez jamais lu de Policier, et que la série 24h Chrono vous a toujours attiré, je ne peux que vous le conseiller.


Légende de David Gemmell

dabYo dans Critiques, Livres le 17 octobre 2008, avec 39 commentaires
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David Gemmell a fait parti des auteurs fer de lance des éditions Bragelonne, et c’est son premier livre, Légende, qui a permis à la maison d’édition de percer dans le monde de la Fantasy. C’est ce même titre qui est réutilisé, huit ans plus tard, pour lancer Milady, leur nouveau label, en édition de poche cette fois. C’est comme cela qu’il est arrivé entre mes mains, plein de promesses. Synosis de ce premier volume de la saga Drenaï.

Legende David GemmellLes peuples Nadir et Drenaï vivaient jusqu’à lors en paix. Celle ci était en fait plus que virtuelle, les Nadirs n’étaient que des tributs en perpétuelle guerre civile. Malheureusement, un grand chef, Ulric, a réussi l’impossible: rassembler tous les hommes de ce peuple guerrier sous une même bannière, et après avoir conquérit la plupart de ses voisins limitrophes, il ne reste plus que les terres Drenaï à envahir. Seulement pour cela, il doit passer par Dros Delnoch, une forteresse imprenable protégée par plus de six remparts. S’annonce alors une bataille désespérée pour les Drenaïs, opposant moins de dix milles de leurs hommes aux cinq cents milles que compte l’armée d’Ulric.

Véritable remake de Fort Alamo, Légende est donc avant tout une aventure humaine, avec des messages forts, de l’héroïsme, du courage et des moments prenant en haleine, ne vous laissant à aucun moment décroché de l’histoire. Pour couronner le tout, nous avons droit à un héros au charisme invraisemblable, Druss, dont la Hache n’a jamais fait défaut au pays et dont les aventures sont palpitantes.

Non, en fait, ça c’est ce que vous pouvez lire sur la majorité des critiques que j’ai pu voir sur Internet. Car oui, j’ai trouvé ce livre ennuyeux, plat, et nul. Mais nul, je vous dis pas comment ! Alors je me suis demandé si j’étais le seul, et je me demande toujours comment un tel titre a pu lancé une collection si populaire aujourd’hui.

Je le reconnais volontiers, Gemmell a un style d’écriture très plaisant à lire. Les phrases sont bien faites, malgré les répétitions du nom des héros, et elles ne sont pas pompeuses. Bref, le tout se lit donc agréablement et facilement, l’idéal pour un bon livre. Sauf que cela ne suffit pas. En choisissant une trame qui ne laisse que peu de rebondissement, puisqu’on sait dès les premières pages que le Fort tiendra, Gemmell se doit de rendre ses personnages attachants, et les événements prenants. Malheureusement, il échoue à ces deux défis. Nous avons droit à une plétore d’individu, qui seront tour à tour le centre de la narration.

Legende David Gemmell

Cependant, de toute ma lecture, je ne me suis attaché à aucun d’entre eux, même pas à Druss, qui est sans doute le personnage le plus mis en avant. Et qui est surtout le personnage le plus bateau et le moins intéressant. Tout lui réussi, et bien qu’il ait dépassé la soixantaine, et qu’il ne peut supposément se battre que deux jours sur trois, il tiendra six semaines de combat sur les murs. Réaliste isn’t it ? Bref, nos héros ne font que traverser des passages supposément périlleux, des dilemmes impossibles, mais vu qu’ils s’en sortent toujours de la même manière, et toujours d’une façon plus tirée par les cheveux que la précédente, on ne craint jamais pour eux. C’est la même chose pour tous les pseudos événements du livre. Le puit est empoisonné ? Pas d’inquiétude, à la dernière minute l’un de nos héros à mille kilomètres de la scène pensera à avertir Druss qu’il ne faut pas y boire. Par la pensée bien sûr hein.

Et c’est d’ailleurs bien dommage, puisqu’il y a quand même ici les bases d’une bonne histoire. L’auteur ne cassera pas son habitude jusqu’à la fin, où la bataille finale se fini sur une sorte de coup débile, et prévisible au plus haut point. Alors quand on lit cinq cents pages avec pour grande énigme « mais comment vont ils s’en sortir ? », cela en est d’autant plus déprimant. Surtout lorsqu’on se répète inlassablement pendant tout le livre que non, la fin ne pourra pas être aussi grosse.

L’autre très mauvais point, pire encore je dirai, sont les deux cents dernières pages: un redit interminable d’événements qui se sont déjà passés il y a moins de cinq pages. On va lire une bonne centaine de fois comment le héros H est trop fort à l’épée, comment il tue avec dextérité tous ses ennemis, sauf si il n’a pas de chance et qu’il meurt en une demi phrase. Chaque fois, la journée était trop horrible et affreuse, et à chaque fois on recommence le lendemain sans aucun événement intéressant. Et ce pendant grosso modo deux mois de temps réel dans le livre. Bien entendu, les héros, au rythme d’une lance prise dans le flan par jour, n’ont aucun problème à se relever chaque matin pour aller se battre. Vous avez parlé de réalisme ? Mais non, voyons, ils sont justes héroïques !

Druss la Légende

Les rares fois où l’on n’a pas droit à cette redite, c’est pour en faire une autre, sur le passé darkinou de nos héros, où sur combien ils ont compris le sens de la vie en se battant. Les héros de Légende, c’est un peu le club des passés difficiles à oublier. Entre Brad qui a tué son père et son frère par accident mais qui s’en veut trop et qui a abandonné sa place de prince, Pit qui a failli mourir des mains de son propre père, Roi d’une contrée lointaine, et Jules qui a tué son canard dans son bain par accident, les passés sombres ne manquent pas. Mention spéciale à une femme dont la mère s’est faite tuée par des brigands et qui a pour habitude de coucher avec des hommes pour les tuer pendant la nuit. C’est super triste, surtout quand on l’apprend une page avant qu’elle meurt. Bref, après qu’on ait appris ce passé douloureux, généralement alors qu’ils regardent au loin sur les remparts et qu’ils ne veulent surtout parler à personne, mais qu’ils vont quand même le faire, s’ils ne meurent pas le lendemain, ils constatent combien la vie est trop bien et qu’il aimerait être tout sauf sur ce rempart. Ils pourraient partir, puisque la désertion n’y est pas réprimandée, mais bien entendu, ils ne partent pas par honneur ou un truc du genre. Car oui tout homme a des principes qu’il outre passe qu’en de rares occasions blablabla. C’est la morale de la fin je crois ça.

Le deuxième type de pause est lorsque l’auteur décide d’introduire un nouveau personnage. En général, il meurt là aussi dans le prochain chapitre d’une façon totalement anonyme. Cela marche de la même façon pour les traîtres, dont les manigances sont généralement déjouées juste après avoir été commencées. Et par l’esprit s’il vous plait. Un exemple ? Bob le boulanger qui refuse de partir avec sa femme et son enfant, et on le revoit deux pages plus tard pour dire qu’il est mort.

Bref, je n’ai pas du tout aimé ce livre, et j’ai beau chercher, hormis le début, aucun moment ne restera dans ma mémoire. Je le déconseille donc forcement, même si on vous l’offre. C’est marrant parce que Tribulations d’un Mage en Aurient m’a beaucoup fait penser à ce titre, sachant que Pratchett fait souvent la parodie d’une œuvre déjà existante… Et bizarrement, ce Disque Monde est mon préféré.


Ce cher Dexter de Jeff Lindsay

Serafina dans Critiques, Livres le 14 octobre 2008, avec 5 commentaires
Critiques

Je ne sais pas si vous lisez des Thrillers, ni ce que vous pensez de ce genre littéraire. Pour ma part je ne connaissait que le Da Vinci Code et les immondes ersatz qui l’ont précédé ou suivi, tous ou presque fournis par mon père en provenance direct de la bibliothèque ou il travaille. En effet il pensait qu’avec des titres comme Anges et démons, L’évangile selon Satan et j’en passe, le livre ne pourrait que me plaire. Alors Papa, certes, je m’habille en gothique, mais faut-il me prêter de si mauvais goûts littéraires?

Toujours est il qu’a cause de tout cela, mon image du genre était proche de celle qu’on se fait habituellement du renvoi d’un bovidé interrompu durant le moment , ô combien délicat, de la rumination. Et puis un jour, ou je me suis rendue a la librairie de Blois, pour je ne sais plus quoi, je suis tombée face a un présentoir ou reposait « Ce cher Dexter » un thriller de Jeff Lindsay. Dexter? Oui Dexter. Celui de la série américaine diffusée l’année dernière sur Canal +. Serie dont j’avais vu les premiers épisodes et que j’avais beaucoup appréciée.

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Oubliant mes a-prioris sur le genre littéraire auquel il se rattache, le bouquin se trouva bientôt en ma possession et je commencais à le lire avec avidité. Oui on peut parler d’avidité, car deux jours plus tard s’en était fini. (Et j’allais acheter le deuxieme mais on en parlera une autre fois). Si vous n’êtes pas familier de la série un topo s’impose. Dexter travaille pour la police de Miami. Sa spécialité ? les taches de sang. Sa particularité ? Serial-Killer. Enfin, justicier selon certains, car il ne s’en prend qu’a ceux qui le « méritent » d’après lui. Ajoutons qu’il est incapable de ressentir des émotions et qu’il a une certaine tendance a l’humour noir et vous avez la substance du roman.

Je ne vais pas garder le suspense plus longtemps et de toute manière vous l’avez certainement deviné: j’ai adoré. Le style est fluide, Dexter a un charisme de fou, c’est drôle, c’est original. Bref je pourrais passer des plombes àl’encenser. Alors certes l’histoire n’était pas une surprise, vu que la série est très fidele (du moins, pour ce que j’en ai vu).  Dexter porte un regard absolument irrésistible sur lui-même et le monde qui l’entoure. L’histoire est bien ficelée, les autres personnages sont bien developpés. On entre facilement dans le livre, et on n’en ressort pas avant de l’avoir terminé

De quoi redonner ses lettres de noblesses au thriller, du moins pour ma part.  Ca me donnerait presque envie d’approfondir le genre.