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Le Château Noir de Glen Cook

dabYo dans Critiques, Livres le 8 janvier 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Trois mois qu’on cherchait ce deuxième volumes des annales de Toubib dans la bonne édition. Trois mois que J’ai Lu et nos bouquinistes essayaient de nous refourguer la vieille. Mais pas question, malgré l’envie, on tenait. On n’acheterait pas une nouvelle fois un livre moche et périmé pour se retrouver avec une collection dont les couvertures ne collaient pas. Non, pas question, c’était parjure. Et puis on a été mobilisé ailleurs, à Aix en Provence, plus au Sud, pour le bien être de la Mère, et surtout son bon vouloir. Bien qu’on y soit allé en trainant les pieds, c’était pas pour rien. Elles étaient là, enfin, les récits de mon confrère seraient bientôt entre mes mains, et dans la bonne édition. On avait déjoué ces foutus plans. Restait plus qu’à débourser huit foutus euros.

Le Château Noir, Annales de la Compagnie Noire

J’ai retrouvé Toubib, neuf bonnes années s’étaient écoulées pour lui et sa clique. Du lourd apparement, faut dire, ils ont pas quitté le service de sa fiancée comme ils l’appellent. C’est la Dame pour les autres, pire que le suppôt de Satan, son mari, qu’elle a laissé derrière elle, enseveli vivant. Pendant ces neuf années la Compagnie a pourchassé du rebelle, sans cesse, sans leur laisser le moindre répis. Ils les ont massacrés à tour de bras. Et c’est pendant une nouvelle manoeuvre, routinière pour changer, que nous les avons retrouvé, à trancher en deux quelques uns de ces fous qui pensent pouvoir s’opposer à la Dame et son empire.

Diantre, que j’adore ce livre tout de même. Désolé pour cette introduction où j’essaie, avec peu de succès, d’imiter le style de Glen Cook qui est toujous aussi prenant. Le tout est vrai, ça fait plusieurs mois que j’ai lu le premier tome de la Compagnie Noire, et ça fait plusieurs mois que je cherche la nouvelle édition du tome 2 à Blois, en vain. Mais j’ai eu de la chance puisque j’ai pu le dégôter à Aix en Provence, dans ma ville natale, où nous étions pour passer Noël. Aussitôt acheté, aussitôt lu.

Le Château Noir, Annales de la Compagnie NoireOn retrouve donc les personnages plutôt attachants que nous avions découvert dans le premier tome, et ça fait carrément plaisir de relire les tribulations de Toubib, l’annalyste. Pour comprendre le principe des Annales de la Compagnie Noire, je vous invite à lire ma critique de son premier tome. Cette fois, en plus du point de vue de notre ami le médecin, nous avons le droit à celui d’un tavernier, Shed, froussard de première et protecteur de la veuve et de l’orphelin à ses heures perdues. Au début cela fait bizarre, puisque les annales de la compagnie ne peuvent être écrites que par Toubib. Puis après on comprend le subtil subterfuge qui devient effectivement très intéressant. Puisque dès que Toubib ne pourra pas prendre connaissance d’un passage de l’histoire, nous n’en saurons pas plus que lui. Cela pourrait devenir très grisant dans les prochains tomes si le héros de l’un des nouveaux points de vue devient l’un de mes personnages préférés.

J’avais critiqué le premier tome des Annales de la Compagnie Noire pour son début, très perdant. Cette critique pourrait être reconduite pour ce second tome, dont les débuts sont un peu troublants, mais dans une bien moindre mesure. Dès lors que l’on comprend que le second point de vue n’a, pour le moment, rien à voir avec la Compagnie, le tout coule de source. Le récit parle de nombreux lieux, et je crois que c’est le premier livre de Dark Fantasy qui n’est pas accompagné d’une carte: terriblement grisant. Il est en effet toujours intéressant de pouvoir situer les personnages, et surtout leur voyage, puisque ce sont de vraies tribulations que nous raconte Toubib.

Si vous avez aimé -adoré ?- le premier tome, vous pouvez donc sauter les yeux fermés. Par contre, si le style ou le genre vous a déplu, vous pouvez tout de suite oublier cette série. Moi en tout cas, j’en redemande ! A dans trois mois pour le troisième !


Et voilà, ça y est, je peux me vanter d’avoir moi aussi lu un jour un livre écrit par H.P. Lovecraft. Mieux encore, un de ses trois romans, l’Affaire Charles Dexter Ward, que nous avons acheté pendant une brocante sur les judicieux conseils… du guide fourni avec le grand jeu de rôle l’Appel de Cthulhu. Classe nan ? Ouais nan. Synopsis.

L'affaire Charles Dexter Ward

Charles Dexter Ward est un jeu homme proche de la vingtaine, habitant de Providence, ville des Etats Unis dans la région de Boston, mais surtout passionné d’architecture et de civilisations anciennes. Il suit des études avec succès, et aime découvrir l’histoire de sa villle ainsi que la généalogie. Un jour, il découvre que parmi ses aïeux existe un homme, Joseph Curwen, dont toute trace a été supprimée et dont l’existence est introuvable parmi les archives de la ville. Friand de découvrir se mystérieux grand aïeul, Charles va donc tout faire pour découvrir, à ses dépends, qui est ce bien étrange personnage…

Joseph Curwen de l'affaire Charles Dexter WardAutant le dire tout de suite, le style de Lovecraft est ce qu’il est: très difficile à appréhender. Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’était pas un homme de lettre à la base, ou bien parce qu’il n’avait personne pour le critiquer, ou que cela vient de l’époque, mais le style est, au premier abord, assez mauvais. Répétitions à tout va, phrases perdantes et manque total d’introductions, j’ai tout de suite été largué. Bref, cela ne donne vraiment pas envie de se lancer dans la lecture, même si celle ci ne dure qu’à peine plus d’une centaine de pages. Et pourtant, passé les trente premières pages, on s’y prend. L’atmosphère si propre aux hallucinations de l’auteur prend pied, on est enivré. Malgré toutes les répétitions, bien que l’on ait l’impression de lire constamment quelque chose de encore pire, cela prend. On en peut plus et on veut savoir. On dévore les pages restantes jusqu’à sa conclusion.

Véritable enquête, on découvre peu à peu les éléments, on comprend peu à peu sur quoi est tombé Charles Dexter, et comment tout cela va se terminer, inévitablement. Et après avoir traîné les pieds pendant une petite cinquantaine de pages, on dévorera littéralement le reste. Lovecraft mélange donc très bien l’enquête, bien que narré au passé, avec la Fantastique. Mais pourquoi, ça je ne pourrai pas vous l’expliquer sans vous spoiler. Bonne lecture !


Les Contes de Beedle le Barde de J.K. Rowling

Serafina dans Critiques, Livres le 4 janvier 2009, avec 8 commentaires
Critiques

Je suis une fane de Harry Potter, celà n’est un secret pour personne. J’ai suivi la saga depuis ses tout débuts. Cela dit, le 7ème et dernier tome m’a laissée assez sceptique, et j’ai plus ou moins totalement décroché. Ce qui explique que je ne me sois pas ruée sur les Contes de Beedle le Barde à leur sortie en langue anglaise, ni française d’ailleurs. Il m’aura fallu attendre que mon fiancé me l’offre pour Noël. Un peu comme lorsque lui avait décroché après la longue attente entre le quatre et le cinq en quelques sortes.

Les Contes de Beedle le Barde

Alors passons d’abord un petit peu sur l’aspect de ce livre. Car si il n’est pas très gros avec ses 120 pages à tout casser, il faut reconnaître qu’il est fort joli. La couverture que vous pouvez voir ci-dessus est plutôt belle, légèrement gravée. Des petits dessins, de la main de J.K. Rowling elle même accompagne chaque compte. De plus, le livre est dans un boitier décoré d’une illustration de J-C Götting, l’illustrateur attitré de la série dans notre pays représentant Dumbledore.

Pourquoi Dumbledore ? Parce que outre le fait que cela soit Dumbledore qui lègue les Contes de Beedle à Hermione dans la série, chaque conte est suivi d’une explication de texte par Dumbledore lui même. Les Contes de Beedle sont donc des contes de fées, un peu plus cruels que les notres, destinés aux jeunes sorciers. Leurs héros sont aussi célébres pour les sorciers que ne le sont Cendrillon ou Blanche Neige pour nous autres moldus. Il s’agit d’un receuil de cinq contes, dont un est déja connu de ceux qui auront lu le tome 7 : le conte des trois frères.

Dumbledore

Aucun des contes n’est très long. A eux tous ils doivent tenir sur quelques 50 pages qui se battent en duel. Il fallait donc trouver une maniere de meubler. C’est tout vu avec les soit disant anotations de Dumbledore. Il faut être honnête: ces anotations m’ont royalement desesperées. Tout est bon pour faire plaisir aux fanboys, vas y que je te glisse quelques clins d’oeils à la serie, mais de maniere super grosse. De même, l’humour bon enfant pouvait passer de temps à autre dans un bouquin de 600 pages, la c’est à toutes les pages… Je ne doute pas que cela puisse paraître hilarant pour des jeunes enfants, mais je dois être trop agée. Ce coté est décevant.

Alors que de l’autre côté, j’ai apprécié les contes. Des petites historiettes à la morale digne de nos contes de fées, prônant des valeurs telles que l’entraide, la sympathie envers les moldus etc. Certes tout cela est tres convenu, mais la sauce prend. On regrette rapidement la taille des contes et les explications bateau de Dumbledore. Les contes sont dans l’ensemble très gentillets, très enfantins, même si tous ne se terminent pas forcément bien, tel celui du sorcier au coeur velu, qui est probablement le meilleur d’ailleurs.

Les Contes de Beedle le BardeLe bouquin est très vite lu et c’est dommage. A peine une heure suffit, et encore si vous lisez assez entement. Un joli objet, à lire pour les fans, mais sans plus. Je ne regrette pas de ne pas m’être jetée dessus à sa sortie. Il y a du matériel, mais apparement J.K. Rowling a été un peu trop parresseuse pour l’exploiter réellement. Se reposerait-elle sur ses lauriers ? Je ne sais pas. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue. Une impression assez mitigée, car les contes ne sont pas assez bons pour faire oublier les mauvaises explications.

Je ne vous en conseillerai pas l’achat à moins d’être fan. C’est un joli cadeau et un joli objet, mais certainement pas un excellent livre. Un peu comme Il était une fois dans le nord de Phillip Pullman, en un peu moins bien. C’est à lire si vous êtes fan de l’univers et que vous avez grandit avec Harry. Sinon, l’emprunter à la bibliotheque sera probablement suffisant, bien que de toute manière je ne vois pas l’interêt du bouquin si vous n’avez pas aimé les Harry Potter.


La loi du Régicide de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 30 décembre 2008, avec 3 commentaires
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Les Noces Pourpres, huitième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin nous avait prouvé que l’auteur savait y faire, lorsqu’il était question de retournements de situation crédibles. Qu’il savait aussi y faire lorsqu’il s’agissait d’écrire de grands livres. Et ce n’est pas La Loi du Régicide, neuvième tome, qui va venir contredire ces quelques affirmations. C’est de toute façon logique puisqu’en langue anglaise ces tomes ne font qu’un.

La Loi du Régicide: Trône de Fer 9

Comme à l’accoutumée, un synopsis est impossible sans vous gâcher l’histoire, et je vous inviterai à lire la présentation de la série dans la lune, qui est vraiment complète. En attendant, je continue notre série de critiques, puisqu’il semblerait, dixit notre libraire, que la Trône de Fer ne se vende pas si bien que ça. Bizarre à la vue de la qualité de la série, mais il semblerait que l’Assassin Royal ait plus de suffrages. Plus ouvert il faut dire. Dans tous les cas, rien de mieux qu’une bonne publicité donc.

Le tome précédent avait placé la barre haute, et je me demande lequel de ce dernier ou de La Loi du Régicide mérite de l’emporter. Les révélations sont toujours aussi bien amenées, toujours aussi perdantes et réalistes lorsqu’on les lit. Merde, qu’est ce qu’il dit ? Oh putain, non, pas possible il va pas faire… Le con il l’a fait. Naaaaan pourquoi il l’a fait. Hey mais attend ça veut dire que… Non c’est pas possible. Depuis le début rha j’aurai pu le prévoir ! Bref, ces quelques reflexions, cogitées en moins d’une page, sont plus que fréquentes pour tout lecteur de la série. Rien qu’à y penser j’en tremble encore. Mais l’auteur ne s’est cette fois ci pas contenté de nous balader de retournement en retournement comme il avait pu le faire précedemment.

Jaime Lannister le Regicide du Trône de Fer

Tel un joueur d’échecs, Martin a déplacé tout au long de ce tome les quelques pièces que compte son jeu pour préparer l’avenir et ses prochains tomes. Alors que l’on pensait certains détails insignifiants, ils prennent de l’ampleur pour rendre un personnage, totalement barbant jusqu’à présent, plus qu’intéressant. Un pion devient une dame, et ce n’est plus un petit pas vers l’avant qu’il va faire mais une vraie traversée de l’échiquier. Et comme à l’accoutumée, nous restons totalement frustrés de ne pas savoir ce qu’il va leur arriver. Encore plus lorsqu’on apprend que les trois prochains tomes ne concerneront pas ce personnage.

En effet, afin de pouvoir relater tous ces évènements, l’auteur a judicieusement déplacé ses pions de façon à pouvoir couper son histoire en deux. Ainsi, les tomes 10 à 12 content des évênements qui se passeront pendant ceux des tomes 13 à 15. Du moins si c’est ainsi que nos éditeurs français les découperont.

La Loi du Régicide fait donc parti du premier lot en terme de qualité lorsqu’on parle du Trône de Fer, et si vous avez aimé les tomes précédents, je vous invite à le lire. En attendant moi je n’ai qu’une hâte: mettre la main sur l’Epée de Feu.


Le Pistolero, la Tour Sombre 1, de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 20 décembre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

Bon, cela faisait très longtemps que je voulais commencer le cycle de la Tour Sombre. Il se trouve donc que mon fiancé m’a offert les deux premiers tomes pour notre anniversaire, après avoir été séduit par la présentation disponible sur la lune. (A-t-il bien fait ? Ca c’est une autre histoire). Je ne vous parlerai ici que du premier tome (bien que j’aie à l’heure actuelle commencé -et abandonné – le Tome 2).

La Tour Sombre: le Pistolero

La Tour Sombre est donc une saga monumentale (je ne sais pas combien de milliers de pages, en 7 tomes) de Stephen King. Commencée lorsqu’il était agé de 19 ans, la saga ne s’est terminée qu’il y’a quelques années. King a, à cette occasion, révisé le premier tome. C’est donc la version remaniée que j’ai lue ici. En effet, d’après l’auteur, le premier tome était souvent vu comme un calvaire à lire, et beaucoup abandonnaient le cycle pour cela. De plus, écrit par le jeune homme qu’il était à l’époque, le livre n’avait pas forcément la maturité nécéssaire. Il a donc un peu révisé, ajoutant 39 pages d’après ses dires, ou les otant j’ai oublié.

Ceci dit, après avoir commencé le deux, il n’en reste pas moins que ce premier tome ne donne pas la vraie idée de l’histoire. Il s’agit d’une sorte de -longue- introduction. Une intro de 250 pages quand même. Mais quand on sait que par la suite les tomes tournent dans les 700 pages…

Nous suivons donc le Pistolero, dans un monde qui n’est pas sans rappeler notre Far West, avec quelques différences. Ici la technologie a existé, et puis, on ne sait pas pourquoi, le monde a changé. Le pistolero est le dernier des pistoleros, il poursuit un homme en noir, et suit la quête d’une obscure Tour Sombre (vous remarquerez le jeu de mot, je suis en forme ce soir). Sur le chemin, il rencontre des bourgades, et des gens, dont un certain Jake, qui vient d’un autre monde.

Le Pistolero

Malgré les retouches de King, le premier roman est quand même fastidieux àlire. Déja parce que J’ai lu, je ne sais pourquoi, ne trouve rien de mieux qu’écrire en tout petit. Ce qui n’est vraiment pas dans leurs habitudes. On passe parce que la couverture est jolie…

Il faut, pour excuser, préciser que le Pistolero est à la base plutôt un receuil de nouvelles. Ce qui explique l’aspect parfois décousu, mais aussi qu’on nous rappelle en détail ce qu’il s’est passé 50 pages plus tôt ! En effet, entre temps on a changé de nouvelle, et de ce fait il fallait aider les lecteurs qui n’auraient pas lu la précedente. On a  l’impression de tourner en rond.

De plus, le principe d’une nouvelle étant de ce concentrer sur l’action, on peut reprocher au héros d’être quand même assez fade. King n’arrive pas à lui insuffler autant de relief, et j’oserai même dire qu’il a le charisme d’une huitre. Pour un héros qu’on va suivre sur 3 000 pages, c’est un peu génant. De plus, ce manque de développement du personnage finit par nous en donner une mauvaise image. Il va en effet devoir prendre une décision douloureuse. Sachant qu’il a un charisme proche du néant, cette décision paraît stupide et prise à la legere. Nul doute qu’on en comprendra après les tenants et aboutissants, mais sur le coup, voici un excellent moyen de faire passer son héros pour un gros con.

Corbeau de la Tour SombreLe pistolero se veut antihéros. Jusque là ok. Mais le probleme c’est que pour moi, il est impossible de m’attacher à un personnage si je ne partage pas au moins un minimum ses valeurs: la nonchalence d’un Han Solo, la fidélité d’un Jaime, voir même l’obstination aveugle d’une Bella par exemple… Sauf que là les valeurs du pistolero… Comme il est plat, allez les chercher les valeurs, forcément, difficile de s’attacher à lui. Encore plus quand il agit d’une manière qui au premier abord semble parfaitement repoussante.

Le voyage du pistolero n’est pas sans rappeler la bible (traversée du desert, Golgotha etc…) ce qui donne un petit air rechauffé. Bien sûr, plus developpé cela aurait peut être pu être génial, mais sur le moment, je ne suis pas convaincue.

Dans tous les cas, si vous voulez commencer la Tour Sombre, je vous en prie, ne vous arrêtez pas entre le Tome 1 et 2. Considérez les comme une seule entité. Apres le deux, bien vous pourrez faire votre choix.

A moins que comme moi, le deux vous retourne l’estomac et vous fasse fermer définitivement la série.


Créance de Sang de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 7 décembre 2008, avec 4 commentaires
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Suite à ma découverte du genre Policier dernièrement avec Echo Park de Michael Connelly, je me suis dit qu’il fallait que je retente l’expérience pour voir si oui, ou non, j’aimais le genre. Quoi de mieux que de continuer avec un autre titre de l’auteur ? Tenter un autre auteur ? Oui, je suis d’accord, mais comme c’est un autre de ses livres, Créance de Sang, qui m’est passé sous la main, c’est lui qui y passe. Synopsis !

Créance de Sang de Connelly Michael

McCaleb est un ex-agent du FBI, spécialisé dans les enquêtes sur les tueurs en série, notamment dans la région de Los Angeles. Oui, comme Harry Bosch, cela doit être le lieu de résidence de Connelly, ou une connerie du genre. Enfin bref, toujours est il que ce dernier était atteint d’une maladie atteignant le coeur. Je parle de McCaleb, pas de Connelly, soyons clair. Heureusement, alors qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, un coeur « compatible » a pu lui être greffé. Nous le retrouvons en fait quelques semaines seulement après cette opération. Forcément, vu que cette dernière était très lourde, il n’en est pas remis et c’est depuis son bateau, et sans pouvoir conduire ni le faire officiellement, qu’il va devoir enquêter.

Nous tombons donc sur un autre type d’enquêteur cette fois, un qui préfère travailler depuis son bureau plutôt que de se la jouer Jack Bauer comme Bosch dans Echo Park. Tout du moins sur le papier. Honnêtement, je n’ai pas pu voir tant de différences entre ses deux personnages, et j’avoue trouver de nombreuses parallèles entre les deux histoires. Si George R.R. Martin dans le Trône de Fer semble arriver à donner des personnalités propres à chacun de ses personnages, et avec succès, il semblerait que ce ne soit pas le cas de Connelly. Mais soit, ça m’a l’air d’être un problème itinérant au genre. En effet, je n’ai pas l’impression que les méchants soient très originaux non plus. Toujours est il qu’au final, McCaleb se la joue tout de même et ne va plus du tout faire attention à sa convalescence. Dommage car le principe était tout de même sympa.

Créance de Sang adapté par Clint Eastwood

Encore un graphiste de couverture de livre qui n'était pas clean pour le travail...

Autant le dire, si j’ai mis trois semaines à lire le titre, ce n’est pas à cause d’un manque de talent mais plutôt dû au format du livre, qui n’était pas en poche. J’avouerai même que l’histoire m’a bien plus plu que celle d’Echo Park. L’enquête avance page par page et bien que j’ai pu voir quelques éléments avant notre héros, j’étais loin d’imaginer le final de ce livre. Un bon point, pour un plutôt bon policier. On passe dans différentes phases de l’enquête et on y croit dur comme fer à chaque fois. Pas très étonnant que Clint Eastwood l’ait par la suite adapté au cinéma.

Ceci dit, bien que la fin m’ait assez surpris, je reste perplexe. Est ce que j’aime le genre, ou est ce que je l’apprécie tout simplement parce qu’il me change de la Fantasy ? Je ne pense pas encore pouvoir y répondre, et lire quelques titres d’autres pointures va être nécessaire. Toujours est il que  c’est un livre que je conseille chaudement pour découvrir le genre, et moi, je m’en vais d’ores et déjà chercher d’autres bons Policiers.


Les noces pourpres de George R. R. Martin

Serafina dans Critiques, Livres le 2 décembre 2008, avec 6 commentaires
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Il est assez difficile de chroniquer le Tome 8 d’une série sans pour autant gâcher le plaisir de ceux qui vont la lire. Cependant, c’est aujourd’hui ma gageure. En effet, s’il est une série que j’aime, c’est bien le Trône de Fer, une épique saga américaine écrite par George R.R. Martin, forte de 12 tomes en France pour 4 aux USA. Nous sommes ici au Tome 8 qui se révele être la 3ème partie du 3ème Tome américain (…).

J’ai lu le Tome 7 il y’a quasiment un an maintenant (janvier 2008 il me semble, acheté dans la gare de Lyon au retour d’Aix en Provence). J’avais repoussé le moment de lire la suite, je ne sais pas trop pourquoi. Peut être parce que je sais que si je dévore la série, je me retrouverai à attendre des plombes la suite, vu le rythme adopté par l’auteur et par les éditeurs français. Le problème c’est qu’à attendre de trop on sort de l’atmosphère de la série. Bien que j’aie dans l’ensemble une bonne mémoire, se remettre dans le bain n’est pas aisé. En effet le principe du Trône de Fer, c’est de suivre plein de personnages en même temps. Du coup, reprendre après des mois de pause demande un temps d’adaptation.

Les Noces Pourpres: Trone de Fer

De plus, soyons honnêtes, le livre commence assez doucement, des passages certes sympathiques, mais sans plus. Même les actes de bravoure de mon personnage favori me laissèrent assez roide. Alors quoi ? j’aurais perdu tout goût pour cette excellente série?

Que nenni. Car vers la fin du livre, l’auteur allait faire preuve encore une fois de son talent et de son impartialité. Un retournement de situation inattendu, suprenant, mais terriblement bien amené ! Comment, en trois pages, faire totalement basculer l’histoire !  Le fouilli de l’action est terriblement bien rendu, comme les protagonistes on n’y comprend rien, mais diantre, qu’on s’y croit. Qu’on aime ou non les personnages on ne peut qu’être abasourdi par ce qui se dévoile.

Bien que certaines parties soient assez ennuyeuses, surtout quand on a envie de connaître la suite d’un affreux cliffhanger, on ne s’en lasse pas. Sauter des parties serait suicidaire, étant donné que parfois un détail, une ligne de dialogue, en apprennent bien plus qu’il n’en faut.

Noces Pourpres: Trône de Fer 8

Et à partir de là, ca y est on retrouve ce qui fait le charme un peu sadique du Trône de Fer. Tout se casse joyeusement la gueule, ce qui est acquis ne l’est en faite pas du tout. Les retournements de situations s’enchaînent, et le pire c’est que beaucoup de personnages étant éloignés géographiquement, ils ne sont même pas au courant des situations assez tôt pour y changer quoique se soit. Celui qu’on adorait se révèle haïssable et vice versa. Qu’on soit pour une maison ou pour l’autre, les camps morflent de même.

Si vous lisez un jour le Trône de Fer, je ne peut que vous conseiller une chose : ne vous attachez à aucun personnage. Rien n’est épargné, même pas l’éxécution en deux pages des plus populaires. N’oubliez pas que « La meilleure facon de les déconcerter consiste à accomplir des gestes qui n’ont aucun but, voir même à paraître oeuvrer contre vos propres interêts. Souvenez vous-en quand vous en viendrez à jouer le jeu. Le jeu des trônes« .


Les Contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Serafina dans Critiques, Livres le 20 novembre 2008, avec 6 commentaires
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Poppy Z. Brite est une auteure trop peu connue du grand public. Au début des années 90 cette damoiselle a écrit bon nombre de romans et de nouvelles relevant à la fois de la culture gothique et du Splatterpunk. Pour rappel le splatterpunk est un courant littéraire propre à l’horreur, avec pour caractéristiques entre autres, des scènes très crues, des héros plus antihéros qu’autre chose etc… Aujourdh’ui un seul de ses romans de cette époque est réedité, Ames perdues chez Folio, et est d’ailleurs desservi par un résumé visant à la faire passer pour une copycat de Anne Rice. Je n’aurai probablement jamais lu d’elle, si Mili-Chan ne me l’avait pas conseillée. Et je ne la remercierai jamais assez pour cela.

Toujours est-il qu’hormis Ames Perdues (et encore) vous aurez plus de chance de trouver ses livres à la bibliothèque du coin ou chez un bouquiniste que dans une librairie (hormis Alcool qui viens de sortir, mais qui n’est pas un livre d’horreur). C’est donc àla bibliothèque que j’ai dégoté les Contes de la fée Verte, un receuil de nouvelles paru sous le titre Wormwood aux US et Swamp Foetus en Grande-Bretagne. Le dit bouquin est préfacé par Dan Simmons, rien que ça (nous parlerons de lui prochainement pour la peine).

Les contes de la Fée Verte de Poppy Z. Brite

Il s’agit là de douze nouvelles, dont la plupart se déroulent dans la ville de la Nouvelle Orléans. Comme bien des écrits de Poppy Z. Brite, on pourrait taxer pas mal de ses récits de malsains. C’est cru, c’est violent, c’est gore. Ca vous pince l’estomac. On a envie d’arrêter de lire. Mais même une fois reposé les lignes vous hantent. Alors il ne reste plus qu’à se remettre à lire pour répondre à l’impétueux besoin de lire ces nouvelles sombres. Masochisme ? Possible. Fascination ? Sans doute.

Toujours est-il qu’on se prend au jeu. On suit des êtres, majoritairement des jeunes hommes, dont la vie va se transformer en indicible horreur. Le titre étant bien trouvé, bon nombre de ces horreurs incluent des doses d’alcool (d’absinthe pour être honnête). Mélant zombies, pilleurs de tombes, vampires, déesses sanguinaires avec un certain brio, ce receuil n’est pas cependant à conseiller à tous. Le style de Brite est simple. Il appelle un chat un chat ou plutôt une vicère une vicère. Il ne peut pas y avoir d’équivoque ni de jolis mots pour vous faire passer la pilulle sanguinolente.

On notera aussi pour ceux qui connaissent, l’apparition de Steve et Ghost deux des héros de Ames Perdues en tant que protagonistes de deux des nouvelles. Les deux jeunes hommes poursuivent leur groupe de musique Lost Souls?, notamment en se rendant à New York pour jouer dans un pub, histoire de se prendre la tête. Cela fait plaisir de les retrouver, surtout que les deux personnages sont assez attachants. Bien que peu développés dans les nouvelles.

L’ambiance recrée ici par Poppy Z. Brite est non seulement très convaincante mais aussi très en accord avec ce qu’elle a pu faire à la même époque. La même touffeur des rues de la Nouvelle Orleans, les mêmes paumés, les mêmes réferences à la culture gothique, on aime ou on n’aime pas. Pour ma part j’adore.

Si vous ne connaissez pas cette auteure, ce receuil est un moyen idéal pour débuter. Un aperçu de ce que peut produire Brite, assez light quand même, qui vous plonge dans son univers assez particulier. Ceci dit, si vous ne supportez pas ces contes, ne commencez même pas Corps Exquis, un de ses autres titres.


Pandora d’Anne Rice

Serafina dans Critiques, Livres le 13 novembre 2008, avec 9 commentaires
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Il faut savoir en préambule qu’Anne Rice est un auteur que j’aime et que je déteste. Elle a écrit deux des meilleurs livres qui soient. A savoir Lestat le Vampire et la Reine des Damnés. Mais après cela, elle a surtout fait de la bouse, que j’ai lue à chaque fois dans l’espoir de retrouver une perle. Pandora fait partie de ses Nouvelles chroniques des Vampires. C’est a dire des histoires parrallèles à sa principale Chronique. Dans cette série, outre le livre dont je vous parle, il y’a Armand et Vittorio. J’avais essayé de lire Armand, mais je n’ai jamais fini. Les amours entre jeunes garcons au temps de la renaissance ça va cinq pages mais pas au delà.

Pandora d'Anne Rice

Autant vous dire que j’étais plus que sceptique devant Pandora. Cette dernière étant décrite à Lestat le vampire comme une courtisane aux beaux bras, il y avait tout à redouter, quand on sait la propension d’Anne Rice à faire des scènes de cul sans interêt pour l’histoire. Alors pourquoi le lire ? Masochisme qui sait. Et puis j’ai bien aimé le personnage de Pandora dans la Reine des Damnés.  En effet, il est quand même conseillé d’avoir lu les Chroniques des Vampires jusqu’au cinquiète tome pour tout comprendre (Memnoch le démon). Enfin, ce n’est pas obligatoire, mais préferable.

Toujours est il que je n’avais pas trop d’espoir. Et puis finalement.. Tout d’abord Pandora, vu que le récit est à la première personne, rétablit la vérité, elle n’a jamais été courtisane, et quant à ses bras ils ne sont pas si beaux. Non Pandora, ou plutôt Lydia était une jeune Romaine bien née. Elle était néanmoins pratiquante du culte d’Isis, d’où l’amalgame avec les courtisanes. Et cette jeune femme, à cause des machinations de pouvoirs qui ont secoué Rome se voit contrainte de quitter la ville pour Antioche. Antioche où elle va se rapprocher d’un vampire bien connu : Marius.

pandora_anne_rice.jpg Et déja , dieu merci, pas de scènes de cul. Ensuite, Pandora, qui était quand même une figure très effacée de l’histoire se révèle un personnage intéressant. Certes, elle en fait trop. Ses dialogues sont stéréotypés à l’extrème, c’est une femme forte, une rebelle alors forcément l’auteur en fait trois tonnes. C’est dommage, mais d’un autre coté, Lestat n’est pas mieux. Peut être le fait que cela soit une femme qui dérange je ne sais pas. Toujours est il que le personnage est plutôt intéressant. Et il a interêt à l’etre étant donné que le livre ne porte que sur ses frêles épaules. Il fait d’ailleurs la belle part àsa vie mortelle. Sa vie de vampire prenant 50 pages, sur un total avoisinant les 300.

On se retrouve donc plongé dans la societé de la Rome Antique (qui est une des époques historiques que j’aime le moins pourtant). Et c’est intéressant, lutte de pouvoirs, intrigues politiques, vie culturelle foisonnante, tout y est. Pandora fréquente les philosophes, se tient au courant des intrigues, bref. Au final ce n’est pas réellement un livre de vampire mais plutot une histoire sympathique dans l’antiquité. Je n’en garderait pas un souvenir mémorable, mais cela reste un bon livre. Anne Rice nous a néanmoins pondu bien mieux… Mais aussi bien pire.


Echo Park de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 30 octobre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

Depuis ma découverte d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux il y a de ça déjà de nombreuses années, je n’ai jamais vraiment lu autre chose que de la Fantasy ou de la Science Fiction. C’est donc avec un peu d’appréhension que je me suis mis à lire mon premier Policier: Echo Park, de Michael Connelly. En anglais s’il vous plaît.

Cela s’est vite vu puisque j’ai toujours du mal à me lancer avec la langue de Shakespeare: j’ai mis une bonne semaine à en lire cinquante pages. Le livre est il donc mauvais ? Non loin de là, puisque les quatre cents pages restantes ont été lues en deux jours. Bref, synopsis ! Harry Bosch est un détective à la Jack Bauer, qui n’hésitera pas à enfreindre la loi pour mener sa mission à bien. Il y a treize ans, un meurtre, son affaire comme il l’appelle, n’a jamais été résolu, et depuis chaque année il ressort son dossier pour tenter, en vain jusqu’à présent, de le résoudre.

Echo Park de Michael Connelly

Bien entendu, on s’en doute tout de suite, c’est dans cette enquête ci qu’il va en trouver la réponse. Le récit est rudemment bien mené et est plutôt agréable à lire. Si le début est un peu lent pour quiconque ne connaît pas cet enquêteur, Harry Bosch est un personnage récurrent de Connelly. Les évènements s’enchaînent vite lorsque le deuxième personnage, Rachel Walling, entre en scène. Bon, le titre ne rate pas quelques clichés, je dirai même qu’il tombe dedans, Bosch est tout de même un vrai stéréotype vivant, et sa relation avec Rachel l’est tout autant. L’intrigue au début est plutôt originale, mais termine comme on pouvait vite s’en douter, et je n’ai eu beaucoup de mal à la voir dès les premiers indices. Bien entendu, Bosch ne les a vus que bien après, même si la fin que j’avais prévu n’était pas la bonne.

Je m’étendrai bien sur le côté stéréotype de l’enquête et ses personnages, mais cela sera difficile sans donner de nombreux spoilers. Je me demande surtout si l’auteur raconte autant le passé de son personnage à chaque itération. Mais bon.

Un mauvais Policier alors ? Normalement, pour qu’un Policier soit bon, il ne faut pas que le lecteur ait découvert la vérité tout en ayant les bons éléments. Pas forcement mauvais non, le titre tient en haleine et certains détails permettent de vite oublier le sentiment de prévision. On se demande à tout moment comment tout cela va finir, et si Bosch va ou non s’en sortir, et comment. Je ne peux pas vraiment juger du style d’écriture de Connelly, mais en anglais cela rend vraiment la chose agréable à dire. Et pourtant ce n’est pas ma langue natale, ce qui est un bon point.

Les scènes d’action et autres courses poursuites qui vont souvent avec le genre sont assez détaillées pour bien se mettre dans la peau du personnage, tout comme toute son enquête, narrée à la troisième personne. Après, il est dommage de ne pas savoir exactement comment s’est terminée l’affaire, ni ce qu’il advient des personnages impliqués. Et là aussi, cela me fait une fois de plus penser à Jack Bauer.

Bref, si vous n’avez jamais lu de Policier, et que la série 24h Chrono vous a toujours attiré, je ne peux que vous le conseiller.