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Victorian Fantasy tome 1 est un livre que j’ai longtemps repoussé à cause de sa couverture. Bien que plutôt bien réalisée, il m’empêche qu’elle me faisait plus penser à de la romance soupoudrée de fantastique qu’autre chose. Et clairement, c’est pas du tout mon trip. Mais bon, j’ai tenté, tout de même, car du Steampunk français, publié chez J’ai Lu , ça le méritait, Synopsis ?
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 Andraste fait partie d’une famille de sorcières, mais elle est tenue à l’écart de la société. Il faut dire que ces cheveux blancs et son intolérance au soleil n’aident guère. Cependant, un jour, une lettre de la Reine la somme de se présenter à la cour …

En lisant le synopsis, il est difficile de ne pas penser à Alexia Tarabotti, l’héroïne du Protectorat de l’Ombrelle, qui partage un certain nombre de caractéristiques avec Andraste : particulière même pour son peuple, tenue à l’écart du monde dans le premier tome… Mais la ressemble s’arrête là, car même si nous évoluons aussi dans un univers Steampunk, Georgia  a su créer son propre univers.

Georgia Caldera

Georgia Caldera 

En effet, le palais de la Reine est aussi une école pour les sorciers et nécromanciens, ce qui fait qu’on a un peu l’impression de lire un crossover Sans Ame x Harry Potter  ! Bals, salle de douche, professeurs tyranniques, tout est là pour reveiller la fanne d’Harry Potter que je suis. Heureusement pour moi, la romance n’est pas le seul sujet du bouquin, et l’univers de Victorian Fantasy est dense. Le Londres Steampunk peuplé d’Animécaniques, les sorciers, les necromanciens, tout cela est bien décrit et il est facile de s’immerger. Certains points restent assez flou, notamment ce qu’il en est des gouvernements des autres pays… mais je ne doute pas que l’auteur se chargera d’éclaircir ces points dans le tome 2.

Par contre, pour ce qui est de la relation de love/hate entre Andraste et Thadeus, je me suis frappée le front plusieurs fois. De leur première rencontre tellement peu crédible, aux errements « je t’aime moi non plus » du milieu du roman, je n’ai pas réussi à m’attacher à leur histoire ni à m’attendrir pour eux. L’histoire stagne particulièrement au milieu du bouquin, ce qui m’a fait beaucoup ralentir. Heureusement, pas de triangle amoureux, et Thadeus est bien plus supportable que Aidan du précédent roman Hors de Portée  de l’auteur, il est un peu brusque mais la relation reste saine.

 dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera Georgia Caldera propose des chapitres aux points de vues alternés, ce qui est une excellente idée au début du roman, mais qui devient un peu inutile lorsque les personnages sont ensembles et vivent les mêmes choses. Par contre, on retrouve évidemment le style clair et agréable de l’auteur, qui sait toujours trouver les bons mots et donner les bonnes réparties à ses personnages. Andraste est une héroïne sympathique bien qu’un peu niaise par moment – mais elle a été tenue loin du monde, on peut le comprendre – , Thadeus est assez insupportable au début mais évolue dans le bon sens. Les personnages secondaires sont vraiment lapidaires, ils n’ont pas réellement beaucoup de personnalité. Je ne suis pas sûre qu’on les revoie dans le prochain tome de toute manière…

Au final, je suis plutôt positive sur ce roman, bien plus que je ne l’aurais cru. Ca n’est pas réellement un bouquin de romance, même si ça a une certaine place. L’univers est très prometteur et j’espère qu’il sera bien plus détaillé dans les prochains tomes. Je suis assez curieuse de voir où l’auteur va nous amener, car il y’a du bon potentiel.


L’Ombre du Pouvoir est le premier tome de la série Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. Il s’agit à la base d’un univers qu’a créé l’auteur pour le jeu Neverwinter Nights, un RPG qui permettait de jouer à plusieurs en ligne et avait des fonctionnalités de maître de jeu. Depuis, l’auteur a fait un petit bout de chemin jusqu’à la publication de ce premier tome en début d’année 2014 aux éditions Mnémos. La couverture est signé Emile Denis. Un petit synopsis pour bien commencer.

batard de kosigan

Pierre Cordwain de Kosigan est le bâtard du frère du duc de Bourgogne, sa terre natale dont il est banni. Et pour cause, mercenaire qui vend sa lame et son équipe au plus offrant, il y est accusé de meurtre et il est peu probable qu’il y aurait droit à un procès en bonne et due forme. Mais qu’à cela ne tienne, une mauvaise réputation est un avantage quand on loue ses services pour des tâches qui doivent souvent rester discrètes et laisser le moins de témoins possibles… Et c’est justement pour cela que Kosigan se rend en Champagne: la main de l’héritière est en jeu et il compte bien y mettre son grain de sel.

Nous allons donc suivre le bâtard de Kosigan, bon, jusque là je pense que je ne vous apprends pas grand chose, vu le synopsis et le titre du roman. On aurait pu être face à un personnage distant, mais c’est ses pensées que nous allons partager puisque la narration sera à la première personne tout au long du roman. Enfin, tout au long du roman, pas tout à fait: de temps en temps entre deux chapitres se déroulant dans le Moyen-Âge on saute dans un pseudo XIXème siècle où l’un de ses descendants échange des lettres avec un correspond. Une sorte de roman épistolaire où l’on n’aurait qu’un côté des lettres échangées en somme.

Fabien Cerutti

Fabien Cerutti

Ces passages au XIXème siècle sont assez éloignés de l’histoire, car ils n’ont pas de lien direct si ce n’est un héritage autour duquel le descendant patauge et qu’il cherche désespérément à percer. Je dois avouer que ces lettres échangées ne m’ont pas vraiment captivé, c’est une bonne façon de faire descendre la pression et d’éviter que tout aille trop vite, mais voilà, je n’ai pas su y trouver quelque chose qui me faisait vraiment rentrer dans cette histoire dans l’histoire. Cela dit, gage que les prochains tomes amèneront sans doute de nouveaux éléments, du moins je l’espère.

A côté de cela, concentrons nous sur la vraie histoire, celle du Bâtard de Kosigan. La narration est faite à la première personne donc, et le personnage de Kosigan est quelqu’un de fier, de vantard et cela se ressent du coup très fortement. Ce genre de narration a vraiment tendance à m’agacer, d’autant qu’au début l’auteur n’est pas avar de détails vantant les mérites de son personnage. Mais il faut avouer qu’après une petite centaine de pages, lorsque nous sommes enfin rentrés dans l’histoire, cette problématique s’estompe peu à peu. Bon, je ne dirai pas pour autant que le personne ne reste pas tête à claques, mais on a mis le pied dans l’étriller de l’histoire et cela choque donc moins.

Le personnage principal porte l’ensemble de l’histoire sur ses épaules et pour cause: la plupart des autres personnages sont transparents et presque limités à des stéréotypes à peine esquissés. Est ce gênant ? Pas vraiment, dans la mesure où l’histoire est concentrée sur le point de vue du Bâtard qui va nous décrire les diverses manœuvres de chaque protagoniste. On s’en contentera donc, mais cela pourrait devenir problématique pour les prochains tomes.

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiParlons scénario du coup, il s’agit d’intrigues de cour dans les intrigues de cours. Une thématique qui va très bien avec l’univers qui nous est dépeint , celui d’un Moyen-Âge très bien décrit avec une très bonne immersion. Un Moyen-Âge pas tout à fait normal cela dit, car la magie y existe, les elfes et les autres races aussi. Un point qui reste cependant assez obscur au lecteur car assez peu expliqué. Cela ne pose pas vraiment de problème et cela laisse quelque matière pour la suite. Bref, l’intrigue est assez sympathique et l’auteur a réussi à en cacher les enjeux pendant un bon moment du temps, nous laissant voir le Bâtard faire ses petites manipulations d’autres personnages… et se jouant de nous au passage. Un très bon point.

L’Ombre du Pouvoir est donc un premier tome assez sympathique pour Le Bâtard de Kosigan. Mais il reste une première pierre qui devra être bonifiée par la suite pour conserver l’intérêt, car la carte des intrigues de cour a maintenant été utilisée et il faudra donc aller sur d’autres terrains pour rester au même niveau. Gageons que Fabien Cerutti y arrivera.


Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez

dabYo dans Critiques, Livres le 16 janvier 2015, avec aucun commentaire
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Presque deux ans que je n’avais pas lu de nouveau roman de Jérôme Noirez, un auteur français assez prolifique que j’aime vraiment beaucoup. C’est donc avec un certain plaisir que je me suis lancé dans la réédition de Féérie pour les ténèbres qu’ont fait les éditions J’ai Lu en début d’année 2014. Il s’agit d’un des premiers romans que l’auteur ait publié, et on peut dire tout de suite qu’on va y retrouver les éléments délirants que l’auteur utilise encore maintenant. Synopsis.

Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez

Obicion est officieur de justice à Caquehan la capitale, depuis de nombreuses années maintenant. Il a sa petite réputation forgée avec patience au long de ses longues années de service, bien qu’il soit largement ignoré par le pouvoir en place. Cela dit, il ne risque pas de s’arrêter comme ça et est bien déterminée à élucider le cas d’un meurtre d’une jeune fille aux articulations en plastique.

Oui, des articulations en plastique, vous avez bien lu. En effet, Féérie pour les ténèbres est un roman de Fantasy et se déroule dans quelque chose qui fait penser au Moyen Age habituel du genre. A la différence près qu’il y existe la magie, des faes et surtout, une sorte de montée de plastique depuis les profondeurs de la terre. Du plastique, mais aussi de frigidaires, d’électricité, de tout ce qui peut venir de notre monde. Une certaine façon pour l’auteur d’apporter une touche glauque et loufoque de notre univers qui déborde et inonde celui de son livre.

On va du coup découvrir un monde où le cours des choses et l’équilibre précoce d’une civilisation a été mise à sac par l’arrivée d’une technologie inconnue qui bouleverse tout. En effet, le plastique est remonté mais avec lui des canalisations modernes, ainsi que du matériel qui marche à l’électricité et un paquet d’autres bizarrerie. Vous vous en doutez, tout une économie souterraine de l’échange et du rafistolage s’est mise en place autour de la manne d’or. On rajoute à ces quelques éléments la présence de faeries et autres joyeuseté, autrement dit, la magie, et vous vous retrouvez avec un univers bien barge qui part dans tous les sens.

Feerie pour les Tenebres de Jerome Noirez

Faire un synopsis de Féérie pour les ténèbres est assez difficile car il n’y a pas vraiment un seul héros mais toute une pléthore que nous allons suivre. Le premier d’entre est donc Obicion qui depuis la capitale du continent enquête sur un meurtre assez sordide, celui de la fille d’un magicien mort il y a peu. On va aussi suivre une cul-terreuse qui n’a pas froid aux yeux et qui est envoyée dans la capitale pour commettre un assassinat, ou encore deux jeunes enfants livrés à eux-mêmes et qui n’ont de cesse de s’enfuir de leur orphelinat. Bref, une panoplie de personnages hauts en couleurs qui, de par leurs actes, ne vont avoir de cesse de provoquer des situations cocasses… et glauque.

En effet, le livre de Jérôme Noirez m’a énormément fait pensé à une grande référence de la Fantasy dans le domaine de l’absurde: Les Annales du Disque-Monde. Mais là où l’œuvre du chevalier Terry Pratchett traite principalement de sujets de société à l’aide d’un monde sans queue ni tête et de l’humour, ici nous serions plutôt dans un monde sans queue ni tête mais horriblement glauque. Les personnages vivent quasiment tous dans la misère, le monde est très noirs et les détails sordides pleuvent comme rarement.

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezL’absurde est donc bien présent mais accompagné de détails sordides qui ne portent pas toujours à rire, mais plutôt au mal à l’aise. C’est du coup assez réussi et la trame principale de l’histoire va réellement rajouter son grain de sable à ce niveau là. Une sorte de délice malsain en somme.

Je ne dirai pas que Féérie pour les Ténèbres de Jérôme Noirez est facile d’accès, ça c’est certain, mais sa lecture est plus que plaisante et vaut le détour. C’est une sorte d’arabesque qui mêle le grotesque d’un univers bizarre à l’agréablement glauque, faisant de cette fresque le penchant difforme des Annales du Disque-Monde. Je recommande.


Les Herbes de la Lune de Anne Laure

Serafina dans Critiques, Livres le 13 janvier 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Les Herbes de la Lune est un roman Young Adult écrit par Anne Laure et paru cet automne aux éditions du Chat Noir. Je ne connaissais pas l’auteur dont c’est il me semble le premier roman. Il est servi par une couverture de Nicolas Jammoneau représentant l’héroine. Synopsis ?

Les Herbes de la Lune de Anne Laure

Abigaïl est une jeune fille comme tant d’autre, qui vit en Bretagne chez sa grand mère et se rend à la fac. Invitée à une célébration druidique, elle se rend compte qu’elle n’est pas totalement étrangère à cette magie ancestrale… Et que les cauchemars qui la hante n’y sont peut être pas étrangers eux non plus.

Anne Laure auteur

Anne Laure

Bon, au synopsis, on l’a compris, on a une jeune femme qui va découvrir qu’elle est druidesse. Ce n’est pas sans rappeler la saga Fille d’Hécate de Cécile Guillot au même éditeur ou alors Wicca de Cate Tiernam que j’ai lu il y a peu. Ici au cours d’une célébration celtique, ses pouvoirs se révèlent, et on suit en quelque sorte l’héroïne passer de novice à druidesse. On retrouve évidemment des personnages secondaires comme Tim, le beau blond de la fac, ou Maelann qui découvre aussi sa nature druidique mais qui lui, est plutôt attiré par le coté sombre de la force. Dans l’ensemble les personnages sont crédibles, l’héroïne accepte un peu vite sa nature, mais les personnages secondaires sont attachants. Je pense notamment à la grand-mère et à André le libraire.

J’avoue avoir été assez dérangée par les nombreuses ressemblances avec Wicca, certes ici on a du vocabulaire celtique et là-bas du wiccan, mais les personnages sont assez proches, les situations aussi, que cela soit les situations dans lesquels les pouvoirs se révèlent, le fait que l’héroïne ne soit pas n’importe quelle druidesse/sorcière, les archétypes des personnages secondaires. Je sais que le Young Adult n’est pas forcément l’antre de l’originalité ultime mais cela m’a pas mal dérangé… D’autant plus que je n’avais pas spécialement aimé Wicca.

Le style d’écriture est simple et compréhensible, mais on retrouve plusieurs fois les mêmes tournures de phrases parfois à juste quelque dizaines de pages d’écart. En effet, le bouquin est écrit à la première personne, un peu comme un journal intime, et l’héroïne ressasse parfois des trucs en boucle. Parfois, des passages en italiques sont narrés par une autre personne, je les ai trouvé eux un peu clichés, ils ne se comportent que de quelques phrases, donc on ne peut pas réellement parler de récit à deux voix, j’ai peiné à comprendre à quoi ils servaient.

Les Herbes de la Lune de Anne LaureL’auteur a un bon bagage dans ce qui est de la mythologie celtique et cela m’a donné envie d’approfondir les légendes et les fêtes dont elle parle. C’est un domaine que je ne connais que peu mais qui est passionnant. On se sent réellement en Bretagne et les descriptions du lieu où vivent les héros sentent bon l’eau salée et les récifs.

Les Herbes de la Lune de Anne Laure est donc un petit roman de 230 pages qui se lit donc plutôt bien, malgré le fait qu’il ne brille pas par son originalité. Il reste un livre de Young-Adult honorable, qui saura plaire si on aime le genre. J’avoue être personnellement assez réservée , car à part le fait qu’on soit dans la culture celtique, je trouve qu’il ne se démarque pas spécialement.


La Floraison est le premier tome de la série Rose Morte, une série Fantastique dont ce premier tome est paru aux éditions de L’Homme Sans Nom en 2012. Cela faisait un moment que ce bouquin m’attirait, notamment à cause de sa très jolie couverture signée Magali Villeneuve. Est ce que le dedans sera à la hauteur du dehors ? Synopsis !


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L’histoire se déroule à  la fin du XVIème siècle. La famille de Rose, notre héroïne, a fuit l’Angleterre suite aux persécutions  religieuses. La famille vit désormais en France, mais pas totalement à l’abri du besoin. C’est pourquoi le père souhaite marier sa fille. Sauf que plusieurs séries de meurtres secouent Paris ….

Celine Landressie

Celine Landressie

J’avoue qu’en lisant le résumé je ne savais pas trop si il s’agissait d’un roman fantastique ou historique ! Cela ne me dérange pas car j’aime bien l’historique mais il est vrai que la partie fantastique n’arrive qu’a la moitié du récit, soit après 250 pages. Cet élément est d’ailleurs plutôt bien amené, et le passage du récit historique au fantastique est bien réalisé. Ce n’est ni précipité, ni trop long, même si on comprend plusieurs dizaines de pages avant l’héroïne ce qu’il se passe. Je ne vous en dirais cependant pas plus la dessus, car cela fait partie des charmes du récit.

L’écriture de Céline Landressie est très agréable et convient parfaitement à l’époque du roman, sans être trop ampoulée pour autant. De nombreux mots vieillots sont présents, les tournures sont délicates et le vocabulaire nécessite parfois quelques notes de bas de page. De même, bien qu’évidemment les personnages ne s’expriment pas en vieux français, ils sont tout à fait crédible, dans la retenue qu’on attend de comtes et comtesses du XVIème siècle.

Rose Morte tome 1, La Floraison de Céline LandressBien que le bouquin soit composé de longs chapitres, il se lit vraiment bien et cela c’est du à la progression du récit, qui sait nous tenir en alerte, passant de sujets lourds comme des meurtres aux cancans de Rose et sa meilleure amie. De plus, l’ancrage historique fort nous permet aisément de nous représenter les scènes. En effet, l’histoire se passe entre Rouen et Paris à la fin du XVIème siècle. Du fait que les personnages assistent à des bals et autres diners, les discussions politiques nous resituent dans l’Histoire et notamment dans les Guerres de Religion qui ont déchiré la France. Heureusement, l’auteur à pensé à nous mettre en annexe des rappels historiques pour que les personnes comme moi qui ne connaissent pas très bien cette époque ne soient pas perdus !

Bref, je ne peux que vous conseiller ce roman ! Il a apparemment eu pas mal de succès et j’étais passé totalement à coté mais sachez qu’il le mérite. Et apparemment je ne suis pas la seule à le penser puisque la saga va être publiée cette année chez Milady au format poche. Personnellement, je ne pense pas que j’attendrais le format poche pour me procurer le 2ème tome. Il faut l’avouer pour mon premier livre terminé en 2014, la barre est placée très haute !


Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

dabYo dans Critiques, Livres le 6 janvier 2015, avec aucun commentaire
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Qu’il fait plaisir de voir un auteur que l’on suit depuis ses débuts signer avec une maison d’édition aussi réputée et culte que les éditions Denoël. Il y a plusieurs années maintenant, Serafina découvrait Franck Ferric avec La Loi Désert et depuis lors, je crois bien avoir lu tout ses autres ouvrages. Cette fois, c’est donc dans la collection culte du genre de l’imaginaire qu’on le retrouve avec Trois oboles pour Charon, son troisième roman. Au programme, des dieux, un homme face à son destin et à l’absurdité de la vie. Assurément des thématiques chères à l’auteur. Le tout avec une superbe couverture Bastien Lecouffe Deharme. Synopsis.

Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

Sisyphe est un homme qui a jadis voulu aller plus haut que sa condition, et qui en défiant les dieux, a fini par se brûler les ailes. Depuis, il est condamné à revivre sans cesse les mêmes moments tragiques de la vie: naître en période de guerre, et y mourir comme un chien, sans raison, des mains d’un soldat de tel ou tel camp. Charon le passeur a la difficile mission de lui refuser le passage vers l’au delà et à le renvoyer sans cesse parmi les vivants.

L’histoire de Trois oboles pour Charon va donc être centrée autour du personnage de Sisyphe et de sa condamnation par les dieux. Ce dernier n’a de cesse de se réveiller parmi les cadavres de la guerre et ce à toute époque, et nous allons le suivre à certains moments clefs de l’histoire humaine. Car il ne revit pas les mêmes moments historiques, mais simplement les mêmes conditions: celles d’un champ de bataille où deux camps humains s’étripent et se déchirent pour des raisons qui souvent paraîtront futiles par la suite. Son corps lui se souvient des marques du passé, il est ainsi recouvert de cicatrices, tatouages et autres marques que les hommes peuvent s’infliger, allant des blessures de guerre aux marques de l’esclavage.

Franck Ferric

Franck Ferric

Nous allons donc sauter d’époque en époque, allant de la Rome antique conquise et vaincue par les barbares aux guerres, par la soumission des païens par les catholiques ou des passages plus modernes de colonisation. Cela ne s’arrête pas là puisque le roman vire ensuite à l’anticipation, enfin, plutôt au post Apocalyptique. Franck Ferric y livrant une certaine vision de ce que deviendra l’humanité, un endroit où finalement la guerre n’est jamais bien loin. Nous ne sommes pas vraiment face à un roman du genre, et en dehors du postulat de l’existence des dieux, on peut sans doute qualifier le roman de fiction.

La narration est faite à la première personne du singulier, directement par la voix de Sisyphe et il faut bien avouer qu’au début, c’est assez déroutant. On finir par s’y habituer mais du coup, comme il y a quelques séquences de description de là où le personnage se réveille, ça porte parfois à confusion. Ce qui m’aura sans doute le plus gêné, c’est peut être la fréquence avec laquelle l’auteur nous rappelle que le temps marque la chair. Quelque chose ne faisait pas naturel, j’avais l’impression qu’il y insistait un peu trop.

Trois oboles pour Charon de Franck FerricMais c’est sans doute l’un des rares points noirs du roman. Car on pourrait à la base être perplexe sur un scénario où le héros perd systématiquement la mémoire. Et pourtant il n’en est rien, Franck Ferric arrive à donner du rythme à son histoire, on est vraiment plongé dans les différentes époques et certaines, surtout celles éloignées où la civilisation était à ses balbutiements, sont vraiment réussies.

J’ai dévoré Trois oboles pour Charon de Franck Ferric et après un début un peu chaotique, difficile à appréhender, on fini par être happé par cette histoire. On se demande comment tout cela pourra bien finir, et c’est sans doute là la clef de l’histoire. Les thèmes de l’auteur sont peut être proches de ceux dont il avait déjà traité, mais il le fait avec talent tout en évitant de tomber dans la redite. Vivement le prochain.


Alternative Rock

Alternative Article

illman dans Critiques, Livres le 27 décembre 2014, avec aucun commentaire
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Alternative Rock est un recueil de cinq nouvelles d’auteurs anglophones tournant autour du rock, mais surtout de ses icônes, paru chez Folio SF en 2014. C’est traduit de l’anglais par Jean-Pierre Ougi et l ‘illustration de couverture de Sam Van Oiffen met en avant la nouvelle Elvis le rouge. Je vous envoie du rêve n’est ce pas avec un nom pareil. Comme il n’y a que 5 nouvelles ici, je vais me permettre de parler de chacune d’entre elles.

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Le Douzième Album de Stephen Baxter

Imaginez que vous soyez un mega gros fan des Beatles, que votre rêve secret soit qu’ils ne se soient pas séparer et qu’ils aient sorti un album que vous imaginez bricolé avec les titres de leurs carrières solos respectives. Là, vous avez le postulat de départ du bouzin. A partir de là c’est bien simple, si vous n’êtes pas un inconditionnel des Fab Four, vous allez a) rien comprendre par moment b) n’en avoir rien à faire. Alors certes c’est matinée de Science-fiction mais j’ai trouvé le propos assez bordélique dans sa construction. Bref un premier contact loin d’être fabuleux

En Tournée de Gardner Dozois, Jack Dann et Michael Swanwick

La seconde nouvelle est un travail collectif qui demandes un bagage musical beaucoup moins important que la précédente pour être lue. On suit Buddy Holly qui débarque de son avion pour aller faire le concert de sa vie. Ça sent moins le fantasmes de fan que précédemment mais un peu quand même, au moins ici on comprends ce qui se passe. C’est bien écrit et j’ai pu la lire d’une traite car je voulais absolument connaitre la conclusion. Celle-ci remonte clairement le niveau…


Alternative-Rock-Folio-SF
Elvis le Rouge de Walter John Williams

J’ai été obligé de la recommencer au bout de quelques pages tellement le début m’a paru confus. Dans cette nouvelle on suit la vie du début à sa mort d’une rock star de Memphis qui va virer au rouge coco durant sa carrière. C’était plutôt sympa à lire avec son idée de « Et si ce fameux rockeur avait eu une conscience sociale poussée ». C’est à des montagnes russes qu’on a affaire même si du fait du format ce n’est pas très développé, l’idée aurait sans doute mérité une novella pour s’étendre correctement. J’avoues avoir eu recours à Wikipédia pour comprendre la fin (la lose).

Un Chanteur Mort de Michael Moorcook

Sans aucun doute possible la meilleure histoire du lot, en même temps on en attendait pas moins de Moorcook. Jimi Hendrix est revenu d’entre les morts et offre une dernière virée à Mo Beck, un roadie. Un road trip à travers le Royaume-Uni où l’on s’interrogera sur le pourquoi jusqu’à une conclusion parfaite. Cette nouvelle est cool, c’est tout.

Snodgrass de Ian R MacLeod

Et si John Lennon s’était barré des Beatles avant qu’ils ne soient connus ? On le retrouve une trentaine d’années plus tard, ultra acariâtre, vivant aux crochets d’une prostitué qui pourrait être sa fille, un gros branleur quoi. Rien que d’y repenser ça me fait marrer, une vrai rocktar ce Lennon, auto-destuction à fond les ballons. Le personnage est tellement perdu dans son propre monde qu’il ne peut même plus en sortir sans que ça le détruises. Il y’a quelques moments épiques dans cette nouvelle mais je ne vais pas vous spolier.

Chaque fin de nouvelles est ponctuée d’une postface de l’auteur afin d’expliquer son contexte, son inspiration et tout le toutim. Le bilan est assez mitigé à mon avis, autant il y’a du vraiment sympathique à lire autant il y’a aussi du très moyen peu intéressant. Le recueil est difficile à conseiller, par contre les deux dernières sont à lire si vous avez l’occaze par d’autres moyens.


Wild Cards de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 19 décembre 2014, avec aucun commentaire
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Wild Cards est un univers de nouvelles dirigé par George R.R. Martin depuis plus de 30 ans outre Atlantique, alors quand j’en ai découvert l’existence j’avais vraiment hâte qu’il finisse par traverser l’océan… Et voilà qui est chose faite grâce aux éditions J’ai Lu qui en publient la première anthologie dans leur collection Nouveaux Millénaires. Un petit pavé de près de 700 pages dirigé par l’auteur du Trône de Fer donc, mais dans lequel on retrouve de nombreux auteurs américains: Lewis Shiner, Walter Jon Williams ou encore Roger Zelazny. Et puis, évidemment, Martin himself. Un petit synopsis ?

Wild Cards de George RR Martin

Quand en 1946 un groupe de terroriste a menacé le gouvernement américain de relâcher un virus extraterrestre au dessus de New York s’ils n’étaient pas payé d’une très forte rançon, ils ne déconnaient clairement pas. A l’époque évidemment, rares étaient les personnes sur Terre à savoir que la menace était réelle, et la population en fit les frais. Des dizaines de milliers de morts et un virus, le xenovirus, dans la nature qui tue 90% des humains qu’il contamine. Le reste devient pour la plupart d’entre eux des difformés à vie qui n’ont plus grand chose d’humain. On les appelle les Jokers en opposition aux As, ceux qui ont eu une bonne étoile et en ont profité pour chopper des super-pouvoirs.

Entrer dans l’univers de Wild Cards est au début assez difficile. Cette première anthologie commence avec un prologue écrit par Martin et qui annonce les premières nouvelles de l’univers. Mais ce n’est pas pour autant une introduction simple d’accès notamment parce que la narration, au passé qui reste vague, est difficile à comprendre. Il faudra donc lire les nouvelles qui suivront pour finir par comprendre ce qu’il s’est passé. Le recueil est organisé en six petits groupes de nouvelles qui seront séparés par un interlude rapide à chaque fois, là aussi écrits par Martin. Ce n’est clairement pas ce que j’ai préféré dans l’anthologie.

Les nouvelles vont s’avérer être de qualité et d’intérêt assez variables. Certaines je dois avouer que j’ai eu du mal à les lire et les finir, et c’est sans doute pour cela que j’ai mis tant de temps pour finir le pavé. Le truc, c’est qu’il y a tellement de nouvelles que j’ai oublié lesquelles ne m’avaient pas particulièrement plu.



Car en dehors de ces quelques nouvelles, il faut bien avouer que le concept m’a complètement éclaté et que je me suis vite pris au jeu. Nous sommes dans un univers plus ou moins cohérent mais surtout, qui grâce à ce satané xenovirus, a vu les cartes de la vie être rejouées. Cela se ressent d’abord parce que l’histoire retrace l’Amérique du XXème siècle et certains passages clefs, l’après-guerre, la chasse aux communistes… Tout est revu façon et que se serait-il passé. C’est vraiment excellent d’autant que les impacts sont énormes.

En effet dans Wild Cards il n’est pas simplement question de super héros comme dans un univers Marvel par exemple, mais aussi de gens qui sont déformés et dont le xenovirus a complètement détruit la vie. Et ça, ça change tout car il ne s’agit pas que de chanceux, mais aussi d’affreux, de bas fonds, de pègre, de rues malfamées… On est loin de X-Men par exemple où finalement même les méchants sont des héros, des anti-héros certes, mais ils agissent de façon prévisible. Ici, c’est la loi de la jungle et Joker Town est vraiment très bien retranscrite au fil des nouvelles.

Wild Cards de George RR MartinLes nouvelles sont d’ailleurs relativement bien cohérentes les unes par rapport aux autres. On reverra quelques personnages récurrents qui font office de clin d’œil en général. Certains sont plats, je dois avouer avoir eu du mal à accrocher aux personnages des premières nouvelles. Par contre, les super héros de la suite, et notamment la Grande et Puissante Tortue qui est sans aucun doute mon héros préféré du récit.

Bref, après un démarrage un peu difficile, Wild Cards fini par prendre toute son ampleur jusqu’à vous rendre accro avec ses dernières nouvelles vraiment bien écrites. L’univers fini par prendre vie et on a l’impression d’être transporté dans une sorte de farwest où les guest stars peuvent être rencontrés à n’importe quel moment. Et puis, il y a Jokertown, la pègre, les politiciens ferreux, qui font de ces quelques nouvelles quelque chose qui a une sacrée ambiance.


Stoner Road de Julien Heylbroeck

Junkie Road Trip

illman dans Critiques, Livres le 17 décembre 2014, avec aucun commentaire
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Stoner Road de Julien Heylbroeck est un roman sorti en 2014 chez ActusSF. La couverture est illustrée par Ammo pour un résultat de fort belle facture qui saura capturer l’œil de vos invités et vous permettra de la ramener.

stoner road heylbroeck julien

Joshua Gallows est mal, et pas seulement parce qu’il est défoncé, il trace la route vers la prochaine generator party dans le désert pour retrouver sa chica Ofélia qui l’a largué. Sauf que là il va pas la retrouver sur les lieux et que son seul indice pour la retrouver c’est de partir sur les traces des groupes qui ont joué ce soir là. C’est dans sa fidèle bagnole et chargé de drogues qu’il va s’élancer sur les routes.

julien heylbroeckJ’ai eu un peu de mal à rentrer dedans comme on dit, le personnage principal ne m’a pas vraiment aidé.  Josh, appelé aussi Doc Défonce, est carrément antipathique au début du roman et il évolue dans un environnement tellement glauque que j’ai parfois posé le bouquin parce que je le ne le « sentais » pas et que je trouvé ça bazardélique. Une fois passé cette étape, une sorte de décantage s’est effectué et le récit est devenu clair pour moi. Luke Lee fait aussi partie du casting, redneck de son état dont on pourrait avoir des mauvais a-priori mais qui finalement sert de garde-fou à Josh et permet une synergie qui ramène de l’équilibre, même s’il fait penser parfois à un blaireau de la NRA. D’ailleurs la plupart des autres personnages font plutôt des apparitions anecdotiques tant qu’on a pas rencontré le big boss.

Road trip sous acide (littéralement) le roman se permet de nous réserver bien des surprises lors des pérégrinations de nos héros et nous permet de rester en haleine. Car je peux vous assurer que même si j’ai eu un mal de chien pour rentrer dedans, j’ai dévoré (pas littéralement) la fin du bouquin. Ce que j’ai aimé aussi c’est l’utilisation d’une mythologie absolument pas familière, l’Amérique centrale étant relativement peu usité dans ce domaine, avec des passages qui m’ont fait penser à du Lovecraft, c’est vous dire si c’était bien.

stoner road heylbroeck julienBien évidemment on trouve en toile de fond le genre musical du Stoner Rock. Ce n’est pas pour rien que chaque chapitre a pour nom un morceau d’un groupe de stoner et ce sans que ça paraisse prétentieux. J’en connaissais une bonne moitié mais il y’a des groupes que je ne connaissais même pas de nom. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des generator party et donc la raison pour laquelle on appelle aussi le mouvement le desert rock, ce sera l’occasion de partir à la découverte d’un univers peu connu.

Au rang des bonus on retrouve une interview assez intéressante de l’auteur où ça parle influence, musique et des éditions TRASH dont il est le cofondateur. Chaque nom de chapitre correspond à un morceau de musique, c’est donc tout naturellement que l’auteur propose cette playlist en fin de volume, histoire de gonfler votre culture. Évidemment il y’a aussi les plus traditionnels remerciements, biographie et bibliographie. Bref des suppléments plutôt intéressant.

En fin de compte, en premier point on ne peut nier les qualités du roman et les aspects qui m’ont rebuté au début était sans doute plus dépendants de mon humeur du moment que de réels problèmes. En second on ne pourra que se réjouir d’un récit rapide et rythmé assez plaisant à lire qui me font finalement le classer dans mes lectures 2014 les plus sympathiques.


Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers

Serafina dans Critiques, Livres le 19 novembre 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Le Roi en Jaune est un recueil de nouvelles de la fin du XIXème siècle écrites par Robert W. Chambers. Ces nouvelles ont eu une forte influence dans la littérature anglo-saxonne, puisque Lovecraft en était fan et que certaines mythologies évoquées dans Le Roi en Jaune sont reprises dans les écrits du maitre de Providence. Il se trouve que ces nouvelles n’ont été traduites que récemment : la première traduction est de Christophe Thill et date de 2009 je crois. Le Livre de Poche édite désormais le recueil en poche, relié à l’occasion de la sortie de True Detective.

Le Roi en Jaune de Robert W Chambers

Car en effet, c’est la série qui a remis ce recueil au gout du jour, tellement qu’il est vite tombé en rupture de stock aux US. On retrouve donc dans ces nouvelles une atmosphère de fin de siècle à la fois désenchantée et bohème. Bon nombre des nouvelles se déroulent dans le Paris des artistes ou des étudiants en art – comme l’a été l’auteur-. Ces jeunes hommes déjà sensibles se retrouvent confrontés de près ou de loin à un livre fort mystérieux où il est question d’un Roi en Jaune. Un livre mystérieux, qui rend fou, et dont rien que le nom évoque des frissons, cela ne vous rappellerait rien ? Évidemment, on ne peut pas s’empêcher de penser au Necronomicon.

Ces nouvelles n’ont que peu de liens entre elles, si ce n’est ce fameux livre qui rend fou et la mythologie qu’il développe et qu’on retrouve donc dans True Detective. On y parle de Carcosa, un personnage ou une pièce en deux actes suivant la nouvelle, d’un signe jaune qui condamne son possesseur et des lacs, des villes d’Hastur et du mystère des Hyades. On ne sait pas réellement ce qu’est cette histoire, et c’est justement le fait de découvrir des nouveaux éléments et d’essayer de comprendre de quoi il s’agissait qui fait le charme du recueil. Il s’agit d’une sorte d’histoire dans l’histoire.

La première nouvelle est un peu particulière, puisqu’il s’agit d’un récit d’anticipation, se déroulant 40 ans après son écriture, soit en 1930. Un peu déroutant de lire un récit dans cet époque, mais qui n’a pas connu la première guerre mondiale ou quoique ce soit que nous connaissions. Cependant, cette nouvelle avec son ambiance assez sombre et parlant du suicide m’a fait une forte impression. Elle est glauque et sombre à souhait.

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersPour le reste on retrouve une atmosphère majoritairement Fantastique, versant parfois dans l’Horreur ou dans le Thriller. Le recueil traite beaucoup de folie par contre et on voit petit à petit les héros basculer dans l’insanité, contempler les étoiles noires de Carcosa. Les nouvelles sont assez variées, traitant autant de romances sur Le Masque ou des nouvelles courtes avec un chat en héros.

Le style de l’auteur est assez ampoulé, et donc un peu vieillot mais il a son charme. Il est parfois à l’image des nouvelles, flirtant avec la folie. Cela renforce l’immersion dans les nouvelles, que j’ai totalement dévoré, puisque je l’ai lu en une journée. Bref que vous aimiez ou non True Detective, si vous aimez Lovecraft, vous devriez lire ce livre.