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Les Douze Rois de Sharakhaï de Bradley P. Baulieu

Sharakhaï Tome 1

Serafina dans Critiques, Livres le 12 septembre 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Après avoir renoué avec la Fantasy avec La Voie des Rois j’ai décidé d’entamer une autre saga parlant aussi de têtes couronnées : Sharakhaï de Bradley P. Baulieu. Cette nouveauté de la rentrée chez Bragelonne est présentée comme un coup de cœur, le premier tome Les Douze Rois de Sharakhaï est servi par la très belle couverture de Marc Simonetti. Synopsis ?

Les Douzes Rois de Sharakhaï de Bradley P. Baulieu

Ceda est une combattante d’arène masquée qui vit dans les bas fonds de Sharakhaï, ville tentaculaire située au cœur du désert issue de la sédentarisation de 12 tribus du désert et dominée par 12 rois devenus immortels suite à un marché passé avec les Dieux. Ces rois gouvernent Sharakhaï d’une main de fer et n’hésitent pas à assassiner les opposants. Ce fut le cas de la mère de Ceda, exécutée 6 ans plus tôt. Depuis, la jeune femme a décidé de la venger et d’éliminer les rois.

Il fut un temps où la Fantasy à la mode était celle avec une prophétie, une élue et des orcs. Aujourd’hui, la mode est à un monde despotique, a des héros sortis des bas-fonds avec un poil de trash pour faire adulte et sombre. Merci Game of Thrones. Ici, nous avons tous les éléments pour de la fantasy classique des années 2010. Ceda évolue dans la pauvreté de Sharakhai, les rois sont présentés comme despotiques et on pressent des tensions politiques derrière.

Bradley P. Baulieu

Bradley P. Baulieu

Cependant, l’auteur reste extrêmement soft, et si en effet Ceda vit dans un quartier pauvre, elle n’a pas l’estomac vide, elle ne craint pas pour sa vie quand elle sort dans le souk, n’est pas vraiment menacée, donc sa vie est tout de même assez confortable. C’est dans l’ensemble l’un de mes premiers reproches au livre : on reste dans la moyenne. L’univers censé être tout de même sombre n’est pas poussé plus que ça, du coup, la sauce a du mal à prendre. Il en va de même pour les personnages qui ne réussissent pas à être attachants, mais ne sont pas détestables pour autant. Ceda n’est même pas une Mary Sue, Emre son compagnon d’infortune est plutôt plat et je n’ai pas réussi à cerner sa personnalité.

Dans l’ensemble, c’est un roman de 650 pages qui se lit bien, mais que j’ai trouve sans trop de reliefs à l’exception d’un : l’univers moyen oriental de Sharakhaï. Nous sommes dans une ville au cœur du désert où les gens s’habillent de Jalabiyas et autres tenues plutôt communes dans des pays comme la Syrie, on se bat au sabre, on craint les tempêtes du désert. Il est rare de voir des romans de Fantasy dans ce type d’univers. Cependant, je ne suis pas très familière des termes vestimentaires moyen-orientaux, j’aurais apprécié un lexique. L’univers et la religion sont interessant. Dans cet univers, une nuit tous les mois environ, des être étranges rôdent dans la ville et emmènent des personnes pour les offrir aux dieux. On se doute bien que l’issue n’est pas heureuse et ces nuits là, tout le monde s’enferme dans la peur, même si être choisi est un honneur. Cette ambiance est très bien retranscrite et cette nuit mystérieuse est captivante.

Les Douzes Rois de Sharakhaï de Bradley P. BaulieuJe ne sais pas trop quoi dire de ce roman, car il ne m’a fait que peu d’effet. Il est divertissant, mais le fait qu’il n’aille pas jusqu’au bout en fait un divertissement grand public qui m’a laissé un peu sur ma faim. Il y a de bons concepts, et l’intrigue se tient, bien que l’auteur utilise de nombreuses fois un Deus ex Machina pour faire avancer cette dernière et particulièrement sur la dernière partie. J’aurais préféré un roman avec plus de profondeur et des intrigues plus poussées. Le style est correct mais ne m’a pas forcément marqué, les descriptions sont cependant bien dosées.

Vous l’aurez compris, je ne conseille pas forcément ce roman, ni ne le déconseille. Si vous appréciez la Fantasy assez classique et cherchez un roman pas prise de tête et qui se passe dans un univers intéressant, c’est un roman qui vous plaira. Je ne sais pas trop si je lirais le tome suivant, peut être pour voir comment cela évolue. En tout cas, nous sommes très loin du coup de cœur affiché par la maison d’édition. Je suppose que je recherche plus dans mes romans ces derniers temps.


Anna est le premier tome de Filles des Cauchemars, un roman Young Adult paru initialement chez nous chez BlackMoon en 2014 et récemment édité en poche chez Le Livre de Poche. Ce roman écrit par l’américaine Kendare Blake abandonne sa couverture très ado pour une ambiance plus sombre et fantastique. Synopsis ?


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Cas est un lycéen exterminateur de fantômes mais attention pas comme dans SOS Fantômes. Il y va à l’Athamé , couteau qu’il a hérité de son père. Il sillonne les  Etats-Unis à la recherche de fantômes. Cette fois-ci c’est Anna une jeune femme qui a été assassinée alors qu’elle se rendait a son bal de fin d’études et qui est maintenant liée à la maison qui l’a vue périr . Les malheureux y pénétrant y trouvent.. la mort.

fille des cauchemar kendare blakeNous sommes donc face à un héros adolescent mais qui a vite mûrit du fait de son activité on ne peut plus particulière. Cas se porte donc souvent en retrait de ses camarades de lycée qu’il sait qu’il quittera une fois sa mission terminée. Cependant, l’histoire propose aussi 3 autres personnages secondaires assez importants : Thomas le gringalet qui se révèle issu d’une famille qui côtoie de prêt le surnaturel mais aussi Carmel, une jeune fille populaire qui se révèle en avoir dans la tête et bien sur Anna la morte. Les autres personnages évoluant autour de Cas comme sa mère ou le grand-père de Thomas sont peu développés mais suffisamment crédibles.

Cas est notre narrateur et va donc nous raconter cette histoire. Je l’ai trouvé parfois un peu trop mature pour son âge, et il a tendance a prendre facilement trop de recul lors des moments d’action. Cependant, c’est un personnage agréable bien que j’aie eu du mal a cerner sa personnalités. Le personnage que j’ai particulièrement apprécié est Anna qui est en plus très visuelle, on imagine bien ses longs cheveux noirs et sa robe tachée de sang. Son destin tragique et son coté résolu la rendent attachante.

Le roman est assez court, puisqu’il ne fait que 350 pages, écrit assez gros et se déroule sur quelques semaines. Nos quelques héros vont essayer de neutraliser Anna, et devront pour cela comprendre ce qu’il s’est passé il y’a 50 ans lors de son assassinat. Les chapitres sont de longueur moyenne mais le rythme est soutenu. L’intrigue et sa résolution se tient, et j’ai apprécié que l’on évoque des magies moins connues comme l’Obeah qui est une sorcellerie des Antilles.

Vous l’aurez compris, ce n’est peut être pas la lecture de l’année, mais c’est une lecture que j’ai appréciée, loin des sentiers battus par le young adult, avec des personnages attachants et une histoire qui se laisse suivre avec plaisir. La fin est ouverte, et un deuxième tome clôt ce dyptique.


Galilée de Clive Barker

Serafina dans Actualités, Critiques, Livres le 31 juillet 2016, avec aucun commentaire
Actualités

Bragelonne continue sa republication des oeuvres de Clive Barker avec Galilée, sorti fin Juin en grand format. Le roman était auparavant paru en poche chez Pocket découpé en deux tomes, mais ici, c’est bien l’intégrale qui est proposée et qui fait près de 700 pages plutôt denses. Comme d’habitude on retrouve le code couleur des oeuvres de Clive Barker avec une couverture sombre et un titre en rouge. Synopsis ?

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Les Barbarossa sont une famille étrange, dont les membres vivent au coeur des marais de la Louisiane en vieillissant bien plus lentement que le reste des mortels. Maddox, fils illégitime de la lignée, entreprend de compter l’histoire de la famille ainsi que de la famille Geary, magnats du pétrole et de la finance qui dirigent de loin les Etats-Unis. En effet, les deux sont liés, et notamment via Galillée le fils prodige des Barbarrossa.

Vous aimez le Clive Barker sanglant et tourbillonnant ? Le digne avatar de ce que le Splatterpunk a pu fournir de plus giclant ? Eh bien vous ne trouverez pas votre bonheur ici. Car si c’est bien le même auteur, cette fresque est beaucoup plus soft et plus onirique que la production habituelle du Mr. Il s’agit d’une fresque familiale qui prend racine dans la guerre de secession et traverse les décénnies. Nous sommes dans l’intimité des puissants et c’est un peu comme si on vous proposait un mélange entre Les Feux de L’Amour et un roman d’horreur. Car oui, tout est là, la famille décadente, ultra riche avec sa galerie de personnages tous abimés, manipulateurs et qui vivent dans des lofts de fous en haut des gratte ciels, la drogue, le stupre et les jeux de pouvoir. Tout est donc là, dans un cadre un peu rétro, daté et tellement dans la démesure qu’au final la capacité de Clive Barker a aller toujours plus loin ne choque même pas.

galilee_orgL’horreur et le surnaturels sont présent, mais en arrière plan. Car oui, il y’a des fantômes, il y’a des forces supérieures qui ont le pouvoir de vie et de mort, mais finalement, on suit surtout l’histoire de deux familles et de quelques protagonistes. Maddox est un fils illégitime, pas très sur de lui, qui est notre narrateur et couche sur papier l’histoire de sa famille. Rachel est une vendeuse de bijoux, de basse extraction, mariée a un Geary et elle va se rendre compte que tout n’est pas si rose. Quand à Galillée, véritable pierre angulaire du roman, il est mystérieux, perdu en mer, et porte le poids des ans sur ses épaules.

Le rythme est lent, très lent, mais cela permet a Clive Barker de mettre en place sa mythologie, un peu à la manière d’une Jacqueline Carey. Notre narrateur se répète pour nous faire nous aussi accepter les mythes Barbarossa, qui deviennent les notres. Ce rythme m’a plu et m’a permit de réellement m’immerger dans l’univers du roman. Les chapitres sont relativement courts et les points de vues alternent entre Maddox, les Barbarossa, Gallilée, Rachel et d’autres personnages de la famille Geary, de ce fait, on a souvent du mal à refermer le livre car on à hâte de retrouver le personnage que l’on suivait. Malgré la taille du roman, c’est un page turner sans réellement de temps mort. Même à la fin ou tout s’accélère, le rythme reste lent et le narrateur assez détaché. C’est fascinant.31

A la fin de l’histoire, je ne dirais pas que j’ai tout compris. Certaines choses restent obscures et je suis sûre qu’il y’a beaucoup à creuser dans cette fresque. Mais cette part de mystère est aussi une qualité. Car cela donne un gout de « reviens-y ». Vous l’aurez compris, j’ai été charmée par ce gros pavé et je ne peux que vous le conseiller. Si vous aimez les saga familiales, les marais de Louisiane, les personnages mystérieux et perdus en mer, Galillée est pour vous !


J’avais lu les premiers tomes de la première série de Marika Gallman, Maeve Regan, que j’avais appréciée mais sans spécialement plus. Cependant, sa nouvelle série Les Chroniques de Hallow, sorti directement chez Bragelonne me tentait, et c’est à l’occasion de sa sortie en poche chez Milady et d’un voyage à Paris pour une opération des yeux suivi d’une convalescence loin des écrans, que je l’ai entamé. Synopsis ?

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Abby a un pouvoir. Elle a la capacité d’absorber l’énergie des gens. Entre ceci et sa formation par des as du cambriolage elle est l’Ombre, une voleuse redoutée, spécialisée dans les œuvres d’art. Mais voilà, parfois, elle a aussi des tendances cleptomane et décide de dérober le portefeuille d’un homme qui l’intrigue dans le métro. Manque de peau, il est flic, et en prime il est immunisé contre son pouvoir.

Les chroniques de Hallow commencent directement sur les chapeaux de roues. L’intrigue est très vite posée, l’héroïne est présentée et on s’y attache rapidement. Il n’y a que très peu de temps morts et pour être honnête, tout le roman est mené tambour battant. Je n’avais pas forcément énormément accroché à Maeve, l’héroïne précédente de Marika Gallman et j’avais trouvé le premier tome trop lent, ici les défauts sont corrigés. Les personnages sont immédiatement posés, Abby est une héroine toute en nuances et son frère Harrison est absolument génial.

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Par contre, tout comme dans Maeve Regan, l’univers lui n’est pas beaucoup posé.  J’ai passé les 50 premières pages a imaginer Hallow comme Paris, en me disant qu’on était dans une capitale calquée sur la capitale française avant que l’auteure ne commence à parler d’Etats, et j’en ai déduis que c’était aux US mais ça pourrait aussi bien être au Canada. C’est quelque chose qui me gène toujours énormément pour pouvoir imaginer l’histoire dans ma tête.

On comprend petit a petit que les pouvoirs de Abby ne sont pas la par hasard et qu’elle n’est pas la seule qui ai des capacités paranormales. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, que cela soit Harrison le frérot geek – qui n’a évidemment pas ce prénom pour rien – , Christopher le flic immunisé ou encore Smith le ténébreux milliardaire. Il semble y avoir tout un univers derrière mais ce premier tome nous laisse plutôt sur notre fin et on ne fait qu’effleurer le monde dans lequel Abby évolue.

Il s’agit bien sur d’un tome d’introduction et on devine aisément sous quelle forme va se prolonger l’aventure, une forme qui me fait plutôt plaisir car il semblerait qu’on évite les clichés de la bit-lit. Sans révolutionner le genre, Marika Gallman signe la le début d’une série prometteuse, interessante, avec son univers qui semble original mais seulement effleuré. Je serais curieuse de lire la suite dès sa sortie,  car tous les ingrédients semblent réunis pour que les Chroniques de Hallow soit une très bonne histoire.

 


Le Haut Seigneur de Trudi Canavan

dabYo dans Critiques, Livres le 20 juillet 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Et nous y voilà pour le dernier volet de la Trilogie du Magicien Noir, sobrement intitulé Le Haut Seigneur de Trudi Canavan. C’est sorti en poche il y a quelques semaines chez Milady après avoir un grand succès dans le grand format il y a quelques années de cela, et j’avoue qu’après toutes ces heures passées en compagnie de Sonea et Dannyl, j’avais bien hâte de découvrir le fin mot de cette histoire. Pas de synopsis cette fois pour ne gâcher la surprise de personne, juste mes impressions sur un tome qui -j’espérais- aller clôturer la trilogie en beauté.

La Trilogie du Magicien Noir Tome 3 Le Haut Seigneur Trudi Canavan

Notre histoire se déroule toujours sur les Terres Alliées et prennent place à la guilde des magiciens qui reste le théâtre de nos aventures. Tandis que le premier tome La Guilde des Magiciens avait un rythme assez intéressant et prenant, ma lecture s’est un peu plus embourbée au milieu de La Novice, près de 800 pages où nous découvrons la vie d’apprentie de Sonea et celle d’ambassadeur de Dannyl mais sans jamais vraiment entrer dans le lard. Cela donnait l’impression de remplissage de la part de Trudi Canavan qui nous laissait entrevoir plein de mystères sans jamais oser nous donner un quelconque indice… Ou sans vraiment en faire profiter le lecteur.

Heureusement, je peux aisément dire que Le Haut Seigner est à la complète opposée de ce dernier. On retrouve un nombre de pages similaires mais c’est comme si Trudi Canavan avait tout conservé pour le sprint final. Le livre commence directement sur des révélations, sur ces quelques bribes d’informations qui auraient sans doute transformé le tome précédent en quelque chose de beaucoup plus excitant. Et puis ça s’emballe et tout continu dans une sorte de course contre la montre bien mise en place depuis le début de la série. Les évènements prennent tout leur sens, les révélations sont plaisantes et permettent de mieux entrevoir l’étendue de l’univers.

Alors on pourrait évidemment remettre en questions pas mal d’éléments, qui sont donnent l’impression qu’on est dans un monde assez parfait où les choses se déroulent bien même dans le pire des cas. Ça peut éventuellement faire tiquer mais ne choque pas pour autant, sans doute dû à la très bonne écriture de l’auteur qui rend tout ça passionnant et fait un peu oublier que certaines réactions manquent de réalisme et de profondeur.

La Trilogie du Magicien Noir Tome 3 Le Haut Seigneur Trudi CanavanOn pourra d’ailleurs argumenter sur ces qualités qui font que les révélations ne font pas too much et restent crédibles. Il y a comme on pouvait s’en douter des personnes dont la véritable nature n’est révélée qu’ici, mais c’est bien amené et ne choque pas. Alors certes, on ne tombe pas des nues et peut être qu’un peu plus de profondeur aurait été préférable, mais on évite le travers d’un paquet de romans du genre. De même, le traitement des relations entre les personnages est réussi, Sonea en elle même est réussie et devient quelqu’un à qui l’on s’attache, loin des caractères vus et revus du genre.

Au final, après un deuxième tome en demi-teinte, Le Haut Seigneur vient récompensé son lecteur pour tout ce temps passé en compagnie de Sonea sur les bancs de l’univers des magiciens. Une lecture très plaisante, qu’on dévore tant l’écriture de Trudi Canavan rend son récit prenant et addictif.


Platinum End de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba

Platinum End Tome 1

Serafina dans Critiques, Livres le 10 juillet 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, l’un des duos les plus intéressants du manga, sont de retours. Lorsque nous étions au Japon à l’automne dernier, nous avions vu l’arrivée du tout premier chapitre de Platinum End dans le Jump Square. La série n’a pas mis très longtemps à arriver en France chez Kazé grâce à la popularité des auteurs. Synopsis ?

Platinum End de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba

Mirai est un adolescent qui n’a plus goût à la vie. Lors de son dernier jour de collège, il se dirige vers le toit d’un immeuble avec pour objectif d’en finir. Mais il est rattrapé durant sa chute par Nessa, un Ange, qui va lui proposer des ailes et des flèches pour lui redonner goût à la vie. Paumé, Mirai accepte, le voici capable de voler mais aussi de rendre n’importe qui fou amoureux de lui pendant 33 jours.

Le synopsis peut vous sembler tordu et honnêtement il m’a un poil refroidie aussi. Mais bon, on parle de Obha et Obata à qui on doit Death Note et Bakuman alors j’ai envie de dire qu’on peut y aller les yeux fermés. Le dessin est évidemment magnifique, Obata étant un de mes auteurs préférés. C’est dynamique, les charadesigns sont recherchés et élégants, les compositions sont à tomber, je pense que je ne peux rien trouver à redire sur le dessin, c’est très lisible et extrêmement beau.

Platinum End de Takeshi Obata et Tsugumi OhbaAu niveau du scénario, cela va très très vite. J’ai lu Bakuman, je sais donc que les premiers chapitres décident de la vie ou de la mort d’une série, il est donc important de poser très très vite les bases et le concept. Celui-ci s’oriente rapidement vers une bataille entre le bien et le mal, un thème déjà vu dans Death Note. On a un héros lycéen, qui va devoir cacher ses pouvoirs, accompagné d’une créature surnaturelle fantasque, difficile de ne pas faire le parallèle avec Raito et Ryuuk’… Ce point me laisse un petit peu tiède, car j’ai l’impression de voir les mêmes archétypes encore et encore. Cependant, ce n’est que le tout premier tome, donc il faut attendre de voir.

Le premier tome se termine sur un gros cliffhanger et un twist assez inattendu qui a bien marché sur moi, je suis donc assez impatiente de lire la suite. C’est aussi agréable d’avoir une série parue en France si peu de temps après la parution japonaise. Le tome 2 paraitra le 24 août et je peux vous dire que je serais au rendez vous.

Si vous avez aimé Death Note et/ou Bakuman, il n’y a même pas à hésiter, allez lire Platinum End, cela augure du très bon ! A suivre cependant pour vérifier que les auteurs ne retombent pas dans leurs propres clichés.


Ombres Mouvantes, Recueil de Patricia Briggs

Serafina dans Critiques, Livres le 30 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Ombres Mouvantes est un recueil de nouvelles de Patricia Briggs paru aux éditions Milady au format poche en ce mois de mai. Il se compose de 9 nouvelles. Certaines nouvelles ont été publiées dans des recueils multi-thématiques comme dans Philtres et Potions déjà paru aux éditions Milady en France.

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Ces nouvelles se déroulent toutes dans l’univers de Mercy Thompson  et son ordonnées par ordre chronologique dans l’univers mais concernent des personnages divers, parfois jamais vu dans la série ou tout juste évoqués, ainsi qu’a des époques très différente. La première nouvelle Coeur D’Argent se déroulant au début du christianisme par exemple. A part cette nouvelle et une partie de la nouvelle Benedictions de Fae toutes les nouvelles se déroulent à l’époque moderne.
mercy-thompson---ombres-mouvantes-654151Avant chaque nouvelle, un petit texte de l’auteur nous explique la génèse de la nouvelle, certaines sont issues de défis du groupe d’écriture de l’auteur, d’autres sont issues de rêves. C’est assez interessant à lire. Cette introduction nous indique aussi où la nouvelle se trouve par rapport aux tomes parus. Le texte nous prévient ainsi de ce qui est spoilé dans la nouvelle. La nouvelle avec Mercy, Le Creux et la dernière, qui est en faite une scène coupée, révèlent des éléments du tome 8 de Mercy Thompson, Failles de la Nuit.

J’ai toujours ici salué la capacité de Patricia Briggs a créer des personnages rapidement attachants et justes. On le savait dans Mercy Thompson et avec L’Alpha et l’Omega. Cependant, elle nous le prouve encore une fois sur des nouvelles sur des personnages quasiment inconnus. La plus marquante est bien sur Elyna, l’héroîne de Gray, une vampire qui retourne s’installer dans l’appartement qu’elle occupait mortelle. Cette vampire changée entre les deux guerres revient nostalgique a sa première tanière et va décider de se faire une place dans la ville. Quasiment tous les personnages sont attachants, à la limite David, le loup-garou de L’Etoile de David, est celui qui m’a le moins marquée. Cependant, malgré cela, j’ai été très émue par la fin.

Certaines nouvelles ont pour personnages principaux des personnages secondaires des romans. C’est le cas pour Coeur D’argent qui met en avant Samuel et son père, pour Loup d’Aveugle qui se centre sur Moira la sorcière aveugle et Tom son compagnon loup garou. Cette nouvelle est très intéressante car c’était un couple que j’avais beaucoup apprécié et nous découvrons là leur rencontre, on retrouve aussi Warren et Kyle dans Du Sang sur les Perles, et Ben dans Redemption. Je n’aime pas Ben, il faut dire que ce n’est pas forcément un personnage qui est présenté dans un bon angle dans la saga Mercy Thompson. La nouvelle est intéressante car elle permet de le comprendre un peu mieux, et lui donne plus de relief.

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Patricia Briggs

De plus, Redemption se déroule dans un univers d’informaticiens, et soyons honnêtes, cela m’a fait rire, car c’est très vrai. Patricia Briggs explique que son mari travaille en tant que Database Administrator, et ça se ressent. Malheureusement, la traduction française est assez désastreuse pour ce qui est du jargon informaticien (qui dit codage fixe pour hardcoded par exemple ?) j’aurais donc préféré la lire en VO. Mais c’est un reproche global que j’aurais à faire, parfois, on a du mal a comprendre ce qu’il se passe alors que je n’avais pas ce genre de soucis en lisant les Mercy Thompson en Anglais.

Ma nouvelle préférée est incontestablement Des Roses en Hiver, qui a pour héros Asil, le Maure déjà vu dans Alpha et Oméga, et Kara, une gamine changée en loup contre son gré. Asil est mon personnage préféré de tout l’univers, et je vous ai déjà parlé de lui a plusieurs reprises. C’est un personnage très fort, très cynique, désenchanté mais avec une histoire extrêmement intéressante et profonde. Ici, au contact de Kara, il se montre protecteur et pas si prêt à lâcher l’affaire. J’aime sa nonchalance mais sa détermination absolue. J’ai adoré chaque page de cette nouvelle.

Si vous n’avez jamais lu Patricia Briggs, je ne vous conseille pas ce recueil. Il est pour les fans, avant tout. Il est dispensable, mais on est super contents de retrouver nos chouchous. Certaines chroniques que j’ai lu étaient surtout contentes de voir Warren et Kyle, moi c’est Asil. Les histoires sont des nouvelles de 50 pages, donc ca reste simpliste et on n’apprend rien de révolutionnaire. Cependant, si vous aimez la saga, je ne peux que vous conseiller de lire Ombres Mouvantes, vous ne le regretterez pas.


Le Cercle d’Hécate est un recueil de nouvelles se déroulant dans l’univers de la série Fille d’Hécate écrite par Cécile Guillot. Si sa série se concentrait sur Maëlys qui découvrait ses pouvoirs, ce recueil est centré sur les personnages annexes qui entourent la protégée d’Hécate : Dorine l’herboriste, Patricia qui a des prémonitions, Jihanne la gothique qui parle aux morts, et sa demi-soeur Nolwenn. 4 auteures signent ces nouvelles : Cécile Guillot bien sûr pour 3 nouvelles, mais aussi Vanessa Terral, Anne Laure, Pascaline Nolot et Aurélie Mendoca.

Le Cercle d’Hécate des éditions du Chat Noir

De ce fait, chacune des nouvelles est liée aux autres car les personnages évoluent dans le même univer. Les nouvelles portant sur Dorine et Patricia se déroulent avant les faits relatés dans Fille d’Hécate tandis que les nouvelles sur Jihanne et Nolwenn se déroulent après. Bien que ces nouvelles tournent autour des mêmes personnages, dans le même univers social, elles sont tout de même très différentes les unes des autres. Le recueil s’ouvre avec une de Cécile Guillot, Ce qui nous Lie, déjà parue dans l’anthologie Saison Païennes ouvre tout en douceur avec Dorine la plus équilibrée des 4. Sa nouvelle est poétique et très douce, c’est une belle ouverture très paisible. La nouvelle suivante Brigid protège mon enfant de Anne Laure est très courte, les enchainements vont trop vite et au final cette nouvelle ne m’a pas marquée du tout.

Cécile Guillot

Cécile Guillot

La nouvelle de Vanessa Terral sur Jihanne nommée Palaysim se centre sur un événement vu dans les romans de Cécile Guillot, celui où Jihanne et Maëlys se « comprennent » enfin. Sauf que ce coup-ci, la scène est vue du coté de Jihanne. Malgré le fait que le style d’écriture soit agréable comme toujours, comme on a déjà vécu la scène d’un autre point de vue, je n’ai pas trouvé que cette version apportait réellement un plus. Par contre, l’histoire suivante sur Jihanne, Meutre à Rosa Bonheur de Cécile Guillot est extrêmement intéressante, puisqu’on suit Jihanne après les aventures de Fille d’Hécate, en études d’arts qui élucide une histoire un peu glauque arrivée dans son école grâce à sa faculté de parler aux morts. Cette petite histoire est bien rythmée, avec une héroïne très intéressante et un twist bien rendu. L’auteure signe une deuxième histoire sur Jihanne, Ayzit, où cette dernière retourne en Turquie, d’où elle est originaire. Cette histoire aussi est très intéressante et j’apprécie énormément le personnage qui en plus d’être goth est d’origine turque, ce qui est trop rare dans bon nombre de romans. Y’a pas de raison qu’il n’y ai que les palottes qui soient sorcières.

La nouvelle suivante la plus marquante est celle de Aurélie Mendoca sur Patricia nommée Larmes d’Ambre. C’est une nouvelle assez dense avec beaucoup d’événements, mais qui du coup est clairement trop courte par rapport à sa densité. Du coup, ça va tout de même très vite, et on a du mal à s’attacher à Patricia et son entourage. Surtout, le twist final n’a pas le même impact que si la nouvelle avait pris plus de temps pour développer ses personnages.

Le Cercle d’Hécate des éditions du Chat NoirCependant, la réelle star du roman, c’est la dernière nouvelle sur Nolwenn de Pascaline Nolot appelée Lune Cacienne. Bon, promis, je n’ai pas aimé que parce qu’elle se déroule à Orléans pendant les fêtes Johanniques même si cela a probablement joué car je suis chauvine bien sur. L’histoire de Nolwenn est celle d’une adolescente un peu paumée, qui se sent pas à la hauteur, avec un jeune garçon handicapé qui va lui faire découvrir la région et bien plus. L’histoire est assez longue, puisqu’on est sur quelque chose de genre 60 pages ce qui en fait la nouvelle la plus longue du roman. Elle prend le temps de développer son univers, l’enchainement des événements est bien fait et réaliste, et cette nouvelle, ainsi que celle sur Jihanne à son école d’art valent à elles seules ce recueil, et j’avoue que j’apprécierais encore d’autres nouvelles autour de ces personnages.

Le Cercle d’Hécate est donc un franc succès pour moi et je ne peux que vous le conseiller, que vous ayez ou pas lu Fille d’Hécate, car au final c’est assez indépendant. A part la nouvelle d’Anne Laure et celle d’Aurélie Mendoca, j’ai été happée par toutes les nouvelles qui apportent un éclairage très intéressant. Le personnage de Jihanne est particulièrement passionnant et j’adorerais un spin off plus long sur elle. C’est clairement le signe d’un univers riche et dense.


Je vous avais parlé du premier tome de Rose Morte que j’avais adoré et qui avait été un coup de cœur. Le deuxième tome avait aussi été génial, même si je ne l’ai pas chroniqué. Flétrissures, le troisième tome vient de sortir aux éditions Milady et j’ai donc rapidement sauté dessus. Il est à nouveau servi par une très jolie couverture de Magali Villeneuve. Synopsis ?

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Nous sommes au milieu du XXème siècle et tandis que les humains sont en train de se déchirer dans les tourments de la seconde guerre mondiale, les immortels essaient de faire face à leurs propres dissensions. Mais quand Artus est pris dans un guet-apens et se retrouve capturé, il se pourrait bien que les deux luttes se rejoignent.

Ce que j’ai dit dans ma chronique du premier tome reste valide au grès des tomes de cette série. Le style de Céline Landressie est particulier, parfois assez lourd, avec beaucoup de vocabulaire assez recherché. Ce n’est pas une critique dans mon cas, puisque ce style un poil pompeux m’amène à la comparer à Anne Rice qui a aussi un style très dense et qui peut en rebuter certains. Vous savez que je n’en suis pas. Au contraire, je trouve que ce style dense a l’avantage de donner un certain rythme et charme suranné à l’ouvrage.

Celine Landressie

Celine Landressie

L’autre point très important, c’est bien sûr la capacité de l’auteur à créer des personnages attachants et nuancés. Sa version des vampires est assez classique, ce sont des immortels, qui sont pour la majorité assez solitaires. Elle réussit très bien à rendre la mélancolie qui peut s’emparer de ces êtres qui ont vu les siècles défiler. C’est un traitement de la longévité des vampires qui est très crédible, et le référentiel est bien amené. Ce sont des vampires bien plus crédibles que les 3/4 de la production vampirique de ces dernières années. On est clairement dans la lignée des Chroniques des Vampires plutôt que du Twilight.

Nous retrouvons donc les personnages introduits dans les tomes précédents de la saga de Rose Morte. Le quator compose l’essentiel des personnages principaux qui ce coup-ci doit faire face à des heures assez sombres. Si ils ont traversés la Révolution Française dans le tome 2 sans trop y rentrer, ici ce n’est pas le cas et c’est d’ailleurs un point qui m’a un peu dérangée. On n’a pas l’habitude de mélanger vampire (ou même fantastique) avec les camps de concentration. C’est un mélange qui m’a mise un peu mal à l’aise. Je ne suis pas sûre que l’ajout de fantastique dans ces événements humains aussi dramatiques soit forcément nécessaire, j’aurais je pense préféré que nos héros traversent la guerre un peu à la marge comme ils l’avaient fait pour la Révolution. Voir ceux-ci entrer dans des camps et ne rien faire ou presque car ils ne se mêlent pas des affaires humaines m’a mise mal à l’aise.

rose morte 3 celine landressieEn dehors de ce point plutôt lié à l’époque, l’intrigue est rondement menée. On ne s’ennuie pas une seconde et il y a assez peu d’atermoiements, les personnages étant dans une sorte de course contre la montre. L’action est bien présente et facile à lire. J’aurais cependant apprécié une carte au début de l’ouvrage, n’étant pas forcément familière des lieux traversés, mais c’est du détail. L’auteur réussit très bien à nous faire trembler pour les personnages auxquels nous nous sommes attachés depuis plusieurs tomes.

Dans l’ensemble vous l’aurez compris, malgré le fait que l’insertion dans les camps m’ait un peu gênée, j’ai adoré ce livre, tout comme les deux précédents. Rose, Artus et leurs compagnons sont des personnages attachants, la manière d’aborder l’immortalité par l’auteur est tout à fait crédible, et surtout, l’intrigue nous tient en haleine. Si vous aimez Anne Rice, je ne peux que vous conseiller de lire Rose Morte, et vous me connaissez ce n’est pas une comparaison que je fais à la légère.


Secret Show de Clive Barker

dabYo dans Critiques, Livres le 15 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Pour accompagner le retour de Clive Barker dans les rayons des librairies françaises avec Les Evangiles Ecarlates, les éditions Bragelonne republient plusieurs de ses classiques indisponibles chez nous depuis plusieurs années déjà. Parmi ces titres on retrouve Secret Show qui a pour l’occasion une nouvelle traduction de Jean-Daniel Brèque et un grand format à la couverture délicieusement connotée Horreur, avec ses teintes qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de la collection Terreur de Pocket tout en étant bien plus moderne. Synopsis.

Secret Show de Clive Barker

Randolphe Jaffe a toujours pensé être unique et c’est sans doute dans le trou le plus perdu des États-Unis que sa grande aventure a commencé. Quand il a compris que le centre de tri du courrier perdu détenait les indices pour découvrir les grandes vérités de notre monde, il ne lui a pas fallu bien longtemps pour se décider. Et c’est un sillon de sang et de souillure qu’il va laisser comme seules traces de son chemin vers la puissance.

Wow, this escalated quickly est sans doute l’expression qui me vient le plus vite en tête lorsque je pense au début de Secret Show de Clive Barker tant l’histoire part sur les chapeaux de roues. Alors que celui-ci nous pose un cadre de travail dans un centre de tris d’une poste perdue au fin fond des États-Unis, notre personnage principal Jaffe en part dès la cinquième page, avec des éclaboussures qui ne sont pas sans laisser de traces. Et c’est là qu’il nous est donné le ton tant tout va aller très vite dès le début du roman. A peine le cadre posé que Clive Barker décide de l’exploser, en en changeant le paysage et très souvent les personnages aussi.

Car l’histoire principale n’est pas centrée autour de Jaffe, mais bien des pantins qui vont servir ses desseins vers la domination du monde. On va donc découvrir de très nombreux caractères dont on redoute souvent la destinée funèbre, il faut dire que celles-ci sont rarement réjouissantes. Là dessus on est très clairement dans le registre de l’horreur car le lecteur sait que tout peut partir très vite et à tout moment. Cela dit, ce côté d’horreur ne vient vraiment pas des détails et plus de l’ambiance dans laquelle l’auteur fait évoluer ses personnages. Il y a une sorte d’ambiance pesante, des actes violents mais rapides, sans jamais rentrer dans trop de détails. Les phrases sont souvent courtes et choques.

Les personnages principaux ont beau changer régulièrement et le tout aller très vite, il faut remarquer le talent de Clive Barker pour nous les introduire, on a très aisément l’impression de bien les connaître et depuis longtemps. Les caractères de chacun sont certes relativement stéréotypés, mais cela n’empêche pas de les apprécier très vite pour certains, ou au contraire, de très vite les détester. Des personnages hauts en couleurs donc qui ne laissent pas le lecteur indifférent, qui vont forcément le pousser à réagir. Et rien de mieux pour cultiver notre intérêt que d’avoir des personnages qui provoquent un sentiment fort, répulsion ou amour.

Secret Show de Clive BarkerSi le Jaffe se bat pour la domination du monde, c’est dans un petit endroit très clos que les scènes principales se déroulent: Palomo Grove. Cette petite ville de Californie où la canicule prend place tout l’été est une énorme zone résidentielles avec assez peu de commerces, vivant en quasi vase clôt. Cette petite ville sans histoire va devenir le théâtre d’horreurs, attisant les commérages et le jugement sur les pions du Jaffe. Un sentiment de malaise donc qui n’est pas sans faire penser aux vases clôts tant aimés de Stephen King par exemple.

Avec son ambiance glauque dans laquelle tout peut se passer -surtout le pire- et un rythme haletant qui garde son lecteur en scelle, Secret Show de Clive Barker est une véritable bouffée d’air méphitique. En quelques lignes, l’auteur pose son décors, ses personnages, captive son lecteur pour tout détruire quand celui-ci s’y sera attaché. Un très bon livre en somme.