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L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 2 commentaires
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J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


Yellowstone de Ludovic Albar

dabYo dans Critiques, Livres le 25 février 2015, avec aucun commentaire
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Après le lancement de sa collection poche en 2013, les éditions Mnémos en ont démarré  l’année dernière une autre consacrée aux Thrillers cette fois. Une incursion dans un genre qui semble totalement différent donc, mais qui peut parfois avoir un certain lien avec l’imaginaire par la Science-Fiction comme l’avait si bien fait un autre titre de l’éditeur, Rien ne nous survivra, le pire est avenir. Parmi les titres de la collection, on retrouvait en octobre Yellowstone de Ludovic Albar, un Thriller futuriste, un brin post-Apocalyptique et annoncé comme étant écrit avec les tripes. Synopsis.

Yellowstone de L Albar

En fourrant son nez et investiguant où il ne fallait pas mettre les pieds, Frank Malissol a fini par attirer la malveillance de sa hiérarchie. On lui a alors offert un deal: la prison à vie ou une mission sous couverture, top secrète, où il devrait certes se faire passer pour un autre mais aurait tout de même une certaine liberté. Le choix ne fut pas long à faire, et le voilà de retour sur Terre pour intégrer le Département de contrôle des Zones de Paris qui semble avoir été miné par la montée du fascisme.

La première chose qui m’a frappé avec Yellowstone, c’est le ton agressif et mystérieux de sa narration. C’est conté à la première personne par Frank Malissol, qui s’adresse directement au lecteur sans franchement faire cas de ce qu’il va bien pouvoir comprendre. On a ainsi des références permanentes que, l’on s’en doute au début, devraient être comprises au fil de notre progression dans l’histoire. C’est du moins ce que je pensais en lisant les premières lignes du roman.

Le problème, c’est que plus de deux cents pages plus tard, cette désagréable impression de ne pas tout à fait saisir ce dont le héros parle continue de se faire ressentir. Je n’ai jamais eu le sentiment de maîtriser ma lecture tout au long des pages, je me suis donc retrouvé à lire près de 500 pages dans un flou permanent, comprenant l’histoire et ce que notre héros nous racontait certes, mais sans réussir à en distinguer les contours pour autant, en voir l’intérêt. Bref, j’avais comme l’impression d’être dans le coton du début jusqu’à la fin.

Et c’est là où le bât blesse car on est face à un Thriller, certes, mais cela n’exclue pas le fait de pouvoir distinguer ce qu’il se passe, d’apprécier l’histoire au moins après coup. On a pas l’occasion de le faire ni sur le moment, ni par la suite, ce qui fait qu’on lit mais sans réel intérêt, sans vraiment sentir la pression qu’essaie de mettre en place Ludovic Albar. Et dans le genre, alors qu’il dépeint un univers où le héros semble être en danger permanent, tout proche de l’apocalypse totale de l’humanité, et bien ça pêche clairement.

Yellowstone de L AlbarLes thématiques abordées par le livre sont quant à elles plutôt intéressantes, on est clairement dans le domaine de l’Anticipation. C’est un univers noir que nous dépeint l’auteur: une Europe à deux doigts du fascisme, où les tensions ethniques sont à leur paroxysme, avec une nouvelle guère mondiale qui est risque d’éclater à tout moment. Il y a de très nombreux liens avec l’année 2015 de notre pays et de l’Europe en elle même. Montée du Front Nationale, peur du terrorisme, de l’Europe, doutes… on peut dire que 6 mois après sa sortie, le livre est encore mieux placé dans son temps.

Malheureusement, ça ne suffit pas pour gommer le défaut précédent, qui est pour moi absolument catastrophique vis à vis du plaisir de lecture. On rajoute à cela des personnages principaux et secondaires assez ternes et sans réelles personnalités, auxquels on ne va pas réussir à s’accrocher. Frank Malissol est assez creux comme personnage, transparent, on ne s’y attache pas du tout… Des personnages et un roman qui se lit mais dont on ne retiendra pas de grand chose.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture de Yellowstone de Ludovic Albar. Une thématique intéressante, une histoire qui fait vraiment écho à l’actualité et qui est encrée dans son temps, bref côté thématique on est devant de la très bonne Anticipation. Mais l’aspect histoire, les personnages et la narration manquent de précision pour vraiment captiver le lecteur. Dommage !


Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Serafina dans Critiques, Livres le 13 février 2015, avec 1 commentaire
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En ce début d’année sortait Agnus Dei, le tome 3 de Requiem pour Sacha, la série de Bit-Lit créée par Alice Scarling dont j’avais dévoré les deux premiers tomes, Dies Irae et Lacrimosa. Je n’ai évidemment pas tardé à le lire et je l’ai terminé tout aussi rapidement, synopsis  – garanti sans spoiler – ?

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

L’apocalypse approche, et notre Sacha se retrouve en première ligne. D’elle dépendra probablement l’avenir du monde, sauf que la demoiselle n’a plus vraiment la force de se battre après tout ce par quoi elle est passée.

Retour sur terre pour ce tome final. On retrouve avec plaisir tous les éléments qui font la qualité des premiers tomes : une histoire qui ne perd pas de temps, un style direct et plein d’humour ainsi qu’un ancrage fort dans son époque. Ce roman ne fait que 370 pages, pourtant il s’en passe des choses. Mais pas d’atermoiement plus long que nécessaire, du coup on ne s’ennuie pas une seconde et on dévore les pages notamment grâce aux nombreux dialogues. Bien que la grosse partie du roman consiste en un huis-clos assez glauque, on ne manque pas d’action. La cadence monte crescendo, jusqu’au final.

Alice Scarling

Alice Scarling

Encore une fois, Alice Scarling nous démontre sa capacité à donner corps à ses personnages en très peu de temps. Je pense notamment à Kevin, qui acquiert une personnalité et une profondeur en deux minutes. C’est vraiment un des points fort de l’auteur, ses personnages font vrais, crédibles, et on les cerne tout de suite, sans tomber dans le stéréotype pour autant.

De retour sur terre, nous retrouvons aussi de nouvelles références à notre monde. J’ai particulièrement apprécié le fait que les références sonnent juste sous la plume d’Alice Scarling. On n’a pas l’impression qu’elle fait du name-dropping, non. Quand son magicien rage parce qu’il était en plein raid sur WoW, c’est normal, tout comme le mépris de Kévin pour les vanilles qui fait naturel et pas du tout je-surfe-sur-fifty-shades. L’action se déroule à nouveau à Paris, nous retrouvons donc avec plaisir les rues pavées de la capitale.

Finir une série, ce n’est pas aisé. Surtout pas quand la série se déroule sur les chapeaux de roues depuis le début et qu’on aborde des problèmes genre qui peuvent détruire l’humanité.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice ScarlingPourtant, Alice Scarling réussit plutôt bien. Le chapitre final est un peu beaucoup abrupt mais ça me fait penser à la fin de Buffy : pas d’apitoiement, pas d’épilogue happy end tout en fermant la porte doucement mais pas à clé non plus. L’histoire est close, mais nous laisse imaginer pas mal de choses. La série réussit à s’arrêter au bon moment, en conservant l’énergie des débuts.

Savoir une série finie est un argument pour la commencer, on sait à quoi on s’engage, contrairement à d’autres séries du genre encore en cours. Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas rencontrer Sascha et ses potes. De la Bit-Lit enlevée, bien écrite et très drôle, vraiment, j’espère revoir des livres de l’auteur prochainement, car je ne les ferais pas attendre longtemps !


En 2014, j’ai commencé le cycle de Ténébreuse . Cela fait partie des très grandes sagas de la SFFF que je n’ai jamais osé débuter mais qui me tentaient d’autant plus que j’avais beaucoup aimé la saga de Marion Zimmer Bradley sur les légendes Arthuriennes. Il existe deux manière de lire cette saga, soit dans l’ordre chronologique de l’histoire, soit dans l’ordre de parution. J’ai choisi l’ordre chronologique car c’est celui proposé par les intégrales. Le premier tome est donc La Planète au Vents de Folie. Synopsis ?

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Un astronef qui transportait son équipage vers une lointaine colonie, sécrase sur une planète inconnue. Il est bientôt clair que le vaisseau ne sera pas facile à réparer et que le voyage n’est pas près de reprendre. Deux clans s’affrontent bientôt, ceux qui veulent à tout prix réparer le vaisseau quitte à dégrader l’equilibre écologique de la planète et ceux qui désirent rester sur place.
la planete aux vents de foliesIl s’agit la du point de départ d’une très grande saga puisque Marion Zimmer Bradley a écrit 22 livres dessus, et que plusieurs autres ont été publiés posthumes. Le premier tome est donc un roman de SF. Il est d’ailleurs totalement indépendant du reste de la saga et a été écrit alors que 7 tomes étaient déjà parus. Les personnages ne réapparaitront donc pas par la suite, mais cependant, l’auteur réussit assez rapidement à faire des personnages crédibles, avec ce qu’il faut de personnalité. Evidemment, vu le titre de la saga on se doute de l’issue des tentatives de réparation mais cela ne gène pas.

La découverte de la planète est réellement interessante et bien amenée. Comme toute bonne saga de SF, Marion Zimmer Bradley amène ici pas mal de questionnements sociétaux. Le roman a été publié dans les années 70 et on le ressent, notamment au niveau du combat de certaine de ses héroines pour pouvoir disposer de leur corps librement. Venant d’une planète avancée au niveau civilisation, et echoués sur une planète deserte, les femmes sont « forcées » à se reproduire, et si la plupart acceptent, difficile de ne pas voir là une perche de l’auteur pour nous forcer à réfléchir sur le droit à l’avortement qui était toujours illégal aux US à l’époque. Des pages entières peuvent être d’ailleurs vu comme des pamphlets féministes et on retrouvera d’ailleurs cette marque dans la suite de la saga.

Bref , ce roman de 280 pages est tout de même assez dense, il ne se lit pas si facilement ni si rapidement. Cependant il met bien en place la planète qui est ici la véritable héroine. Les personnages sont bien construits mais oubliables. C’est une bonne introduction, et pour ceux qui ont commencé par l’ordre de publication, cela répondra à bien des questions. Personnellement, cela m’a donné envie de continuer la saga et j’ai donc enchainé avec Reine des Orages, le deuxième tome dans la chronologie.


Victorian Fantasy tome 1 est un livre que j’ai longtemps repoussé à cause de sa couverture. Bien que plutôt bien réalisée, il m’empêche qu’elle me faisait plus penser à de la romance soupoudrée de fantastique qu’autre chose. Et clairement, c’est pas du tout mon trip. Mais bon, j’ai tenté, tout de même, car du Steampunk français, publié chez J’ai Lu , ça le méritait, Synopsis ?
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 Andraste fait partie d’une famille de sorcières, mais elle est tenue à l’écart de la société. Il faut dire que ces cheveux blancs et son intolérance au soleil n’aident guère. Cependant, un jour, une lettre de la Reine la somme de se présenter à la cour …

En lisant le synopsis, il est difficile de ne pas penser à Alexia Tarabotti, l’héroïne du Protectorat de l’Ombrelle, qui partage un certain nombre de caractéristiques avec Andraste : particulière même pour son peuple, tenue à l’écart du monde dans le premier tome… Mais la ressemble s’arrête là, car même si nous évoluons aussi dans un univers Steampunk, Georgia  a su créer son propre univers.

Georgia Caldera

Georgia Caldera 

En effet, le palais de la Reine est aussi une école pour les sorciers et nécromanciens, ce qui fait qu’on a un peu l’impression de lire un crossover Sans Ame x Harry Potter  ! Bals, salle de douche, professeurs tyranniques, tout est là pour reveiller la fanne d’Harry Potter que je suis. Heureusement pour moi, la romance n’est pas le seul sujet du bouquin, et l’univers de Victorian Fantasy est dense. Le Londres Steampunk peuplé d’Animécaniques, les sorciers, les necromanciens, tout cela est bien décrit et il est facile de s’immerger. Certains points restent assez flou, notamment ce qu’il en est des gouvernements des autres pays… mais je ne doute pas que l’auteur se chargera d’éclaircir ces points dans le tome 2.

Par contre, pour ce qui est de la relation de love/hate entre Andraste et Thadeus, je me suis frappée le front plusieurs fois. De leur première rencontre tellement peu crédible, aux errements « je t’aime moi non plus » du milieu du roman, je n’ai pas réussi à m’attacher à leur histoire ni à m’attendrir pour eux. L’histoire stagne particulièrement au milieu du bouquin, ce qui m’a fait beaucoup ralentir. Heureusement, pas de triangle amoureux, et Thadeus est bien plus supportable que Aidan du précédent roman Hors de Portée  de l’auteur, il est un peu brusque mais la relation reste saine.

 dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera Georgia Caldera propose des chapitres aux points de vues alternés, ce qui est une excellente idée au début du roman, mais qui devient un peu inutile lorsque les personnages sont ensembles et vivent les mêmes choses. Par contre, on retrouve évidemment le style clair et agréable de l’auteur, qui sait toujours trouver les bons mots et donner les bonnes réparties à ses personnages. Andraste est une héroïne sympathique bien qu’un peu niaise par moment – mais elle a été tenue loin du monde, on peut le comprendre – , Thadeus est assez insupportable au début mais évolue dans le bon sens. Les personnages secondaires sont vraiment lapidaires, ils n’ont pas réellement beaucoup de personnalité. Je ne suis pas sûre qu’on les revoie dans le prochain tome de toute manière…

Au final, je suis plutôt positive sur ce roman, bien plus que je ne l’aurais cru. Ca n’est pas réellement un bouquin de romance, même si ça a une certaine place. L’univers est très prometteur et j’espère qu’il sera bien plus détaillé dans les prochains tomes. Je suis assez curieuse de voir où l’auteur va nous amener, car il y’a du bon potentiel.


L’Ombre du Pouvoir est le premier tome de la série Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. Il s’agit à la base d’un univers qu’a créé l’auteur pour le jeu Neverwinter Nights, un RPG qui permettait de jouer à plusieurs en ligne et avait des fonctionnalités de maître de jeu. Depuis, l’auteur a fait un petit bout de chemin jusqu’à la publication de ce premier tome en début d’année 2014 aux éditions Mnémos. La couverture est signé Emile Denis. Un petit synopsis pour bien commencer.

batard de kosigan

Pierre Cordwain de Kosigan est le bâtard du frère du duc de Bourgogne, sa terre natale dont il est banni. Et pour cause, mercenaire qui vend sa lame et son équipe au plus offrant, il y est accusé de meurtre et il est peu probable qu’il y aurait droit à un procès en bonne et due forme. Mais qu’à cela ne tienne, une mauvaise réputation est un avantage quand on loue ses services pour des tâches qui doivent souvent rester discrètes et laisser le moins de témoins possibles… Et c’est justement pour cela que Kosigan se rend en Champagne: la main de l’héritière est en jeu et il compte bien y mettre son grain de sel.

Nous allons donc suivre le bâtard de Kosigan, bon, jusque là je pense que je ne vous apprends pas grand chose, vu le synopsis et le titre du roman. On aurait pu être face à un personnage distant, mais c’est ses pensées que nous allons partager puisque la narration sera à la première personne tout au long du roman. Enfin, tout au long du roman, pas tout à fait: de temps en temps entre deux chapitres se déroulant dans le Moyen-Âge on saute dans un pseudo XIXème siècle où l’un de ses descendants échange des lettres avec un correspond. Une sorte de roman épistolaire où l’on n’aurait qu’un côté des lettres échangées en somme.

Fabien Cerutti

Fabien Cerutti

Ces passages au XIXème siècle sont assez éloignés de l’histoire, car ils n’ont pas de lien direct si ce n’est un héritage autour duquel le descendant patauge et qu’il cherche désespérément à percer. Je dois avouer que ces lettres échangées ne m’ont pas vraiment captivé, c’est une bonne façon de faire descendre la pression et d’éviter que tout aille trop vite, mais voilà, je n’ai pas su y trouver quelque chose qui me faisait vraiment rentrer dans cette histoire dans l’histoire. Cela dit, gage que les prochains tomes amèneront sans doute de nouveaux éléments, du moins je l’espère.

A côté de cela, concentrons nous sur la vraie histoire, celle du Bâtard de Kosigan. La narration est faite à la première personne donc, et le personnage de Kosigan est quelqu’un de fier, de vantard et cela se ressent du coup très fortement. Ce genre de narration a vraiment tendance à m’agacer, d’autant qu’au début l’auteur n’est pas avar de détails vantant les mérites de son personnage. Mais il faut avouer qu’après une petite centaine de pages, lorsque nous sommes enfin rentrés dans l’histoire, cette problématique s’estompe peu à peu. Bon, je ne dirai pas pour autant que le personne ne reste pas tête à claques, mais on a mis le pied dans l’étriller de l’histoire et cela choque donc moins.

Le personnage principal porte l’ensemble de l’histoire sur ses épaules et pour cause: la plupart des autres personnages sont transparents et presque limités à des stéréotypes à peine esquissés. Est ce gênant ? Pas vraiment, dans la mesure où l’histoire est concentrée sur le point de vue du Bâtard qui va nous décrire les diverses manœuvres de chaque protagoniste. On s’en contentera donc, mais cela pourrait devenir problématique pour les prochains tomes.

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiParlons scénario du coup, il s’agit d’intrigues de cour dans les intrigues de cours. Une thématique qui va très bien avec l’univers qui nous est dépeint , celui d’un Moyen-Âge très bien décrit avec une très bonne immersion. Un Moyen-Âge pas tout à fait normal cela dit, car la magie y existe, les elfes et les autres races aussi. Un point qui reste cependant assez obscur au lecteur car assez peu expliqué. Cela ne pose pas vraiment de problème et cela laisse quelque matière pour la suite. Bref, l’intrigue est assez sympathique et l’auteur a réussi à en cacher les enjeux pendant un bon moment du temps, nous laissant voir le Bâtard faire ses petites manipulations d’autres personnages… et se jouant de nous au passage. Un très bon point.

L’Ombre du Pouvoir est donc un premier tome assez sympathique pour Le Bâtard de Kosigan. Mais il reste une première pierre qui devra être bonifiée par la suite pour conserver l’intérêt, car la carte des intrigues de cour a maintenant été utilisée et il faudra donc aller sur d’autres terrains pour rester au même niveau. Gageons que Fabien Cerutti y arrivera.


Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez

dabYo dans Critiques, Livres le 16 janvier 2015, avec aucun commentaire
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Presque deux ans que je n’avais pas lu de nouveau roman de Jérôme Noirez, un auteur français assez prolifique que j’aime vraiment beaucoup. C’est donc avec un certain plaisir que je me suis lancé dans la réédition de Féérie pour les ténèbres qu’ont fait les éditions J’ai Lu en début d’année 2014. Il s’agit d’un des premiers romans que l’auteur ait publié, et on peut dire tout de suite qu’on va y retrouver les éléments délirants que l’auteur utilise encore maintenant. Synopsis.

Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez

Obicion est officieur de justice à Caquehan la capitale, depuis de nombreuses années maintenant. Il a sa petite réputation forgée avec patience au long de ses longues années de service, bien qu’il soit largement ignoré par le pouvoir en place. Cela dit, il ne risque pas de s’arrêter comme ça et est bien déterminée à élucider le cas d’un meurtre d’une jeune fille aux articulations en plastique.

Oui, des articulations en plastique, vous avez bien lu. En effet, Féérie pour les ténèbres est un roman de Fantasy et se déroule dans quelque chose qui fait penser au Moyen Age habituel du genre. A la différence près qu’il y existe la magie, des faes et surtout, une sorte de montée de plastique depuis les profondeurs de la terre. Du plastique, mais aussi de frigidaires, d’électricité, de tout ce qui peut venir de notre monde. Une certaine façon pour l’auteur d’apporter une touche glauque et loufoque de notre univers qui déborde et inonde celui de son livre.

On va du coup découvrir un monde où le cours des choses et l’équilibre précoce d’une civilisation a été mise à sac par l’arrivée d’une technologie inconnue qui bouleverse tout. En effet, le plastique est remonté mais avec lui des canalisations modernes, ainsi que du matériel qui marche à l’électricité et un paquet d’autres bizarrerie. Vous vous en doutez, tout une économie souterraine de l’échange et du rafistolage s’est mise en place autour de la manne d’or. On rajoute à ces quelques éléments la présence de faeries et autres joyeuseté, autrement dit, la magie, et vous vous retrouvez avec un univers bien barge qui part dans tous les sens.

Feerie pour les Tenebres de Jerome Noirez

Faire un synopsis de Féérie pour les ténèbres est assez difficile car il n’y a pas vraiment un seul héros mais toute une pléthore que nous allons suivre. Le premier d’entre est donc Obicion qui depuis la capitale du continent enquête sur un meurtre assez sordide, celui de la fille d’un magicien mort il y a peu. On va aussi suivre une cul-terreuse qui n’a pas froid aux yeux et qui est envoyée dans la capitale pour commettre un assassinat, ou encore deux jeunes enfants livrés à eux-mêmes et qui n’ont de cesse de s’enfuir de leur orphelinat. Bref, une panoplie de personnages hauts en couleurs qui, de par leurs actes, ne vont avoir de cesse de provoquer des situations cocasses… et glauque.

En effet, le livre de Jérôme Noirez m’a énormément fait pensé à une grande référence de la Fantasy dans le domaine de l’absurde: Les Annales du Disque-Monde. Mais là où l’œuvre du chevalier Terry Pratchett traite principalement de sujets de société à l’aide d’un monde sans queue ni tête et de l’humour, ici nous serions plutôt dans un monde sans queue ni tête mais horriblement glauque. Les personnages vivent quasiment tous dans la misère, le monde est très noirs et les détails sordides pleuvent comme rarement.

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezL’absurde est donc bien présent mais accompagné de détails sordides qui ne portent pas toujours à rire, mais plutôt au mal à l’aise. C’est du coup assez réussi et la trame principale de l’histoire va réellement rajouter son grain de sable à ce niveau là. Une sorte de délice malsain en somme.

Je ne dirai pas que Féérie pour les Ténèbres de Jérôme Noirez est facile d’accès, ça c’est certain, mais sa lecture est plus que plaisante et vaut le détour. C’est une sorte d’arabesque qui mêle le grotesque d’un univers bizarre à l’agréablement glauque, faisant de cette fresque le penchant difforme des Annales du Disque-Monde. Je recommande.


Les Herbes de la Lune de Anne Laure

Serafina dans Critiques, Livres le 13 janvier 2015, avec aucun commentaire
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Les Herbes de la Lune est un roman Young Adult écrit par Anne Laure et paru cet automne aux éditions du Chat Noir. Je ne connaissais pas l’auteur dont c’est il me semble le premier roman. Il est servi par une couverture de Nicolas Jammoneau représentant l’héroine. Synopsis ?

Les Herbes de la Lune de Anne Laure

Abigaïl est une jeune fille comme tant d’autre, qui vit en Bretagne chez sa grand mère et se rend à la fac. Invitée à une célébration druidique, elle se rend compte qu’elle n’est pas totalement étrangère à cette magie ancestrale… Et que les cauchemars qui la hante n’y sont peut être pas étrangers eux non plus.

Anne Laure auteur

Anne Laure

Bon, au synopsis, on l’a compris, on a une jeune femme qui va découvrir qu’elle est druidesse. Ce n’est pas sans rappeler la saga Fille d’Hécate de Cécile Guillot au même éditeur ou alors Wicca de Cate Tiernam que j’ai lu il y a peu. Ici au cours d’une célébration celtique, ses pouvoirs se révèlent, et on suit en quelque sorte l’héroïne passer de novice à druidesse. On retrouve évidemment des personnages secondaires comme Tim, le beau blond de la fac, ou Maelann qui découvre aussi sa nature druidique mais qui lui, est plutôt attiré par le coté sombre de la force. Dans l’ensemble les personnages sont crédibles, l’héroïne accepte un peu vite sa nature, mais les personnages secondaires sont attachants. Je pense notamment à la grand-mère et à André le libraire.

J’avoue avoir été assez dérangée par les nombreuses ressemblances avec Wicca, certes ici on a du vocabulaire celtique et là-bas du wiccan, mais les personnages sont assez proches, les situations aussi, que cela soit les situations dans lesquels les pouvoirs se révèlent, le fait que l’héroïne ne soit pas n’importe quelle druidesse/sorcière, les archétypes des personnages secondaires. Je sais que le Young Adult n’est pas forcément l’antre de l’originalité ultime mais cela m’a pas mal dérangé… D’autant plus que je n’avais pas spécialement aimé Wicca.

Le style d’écriture est simple et compréhensible, mais on retrouve plusieurs fois les mêmes tournures de phrases parfois à juste quelque dizaines de pages d’écart. En effet, le bouquin est écrit à la première personne, un peu comme un journal intime, et l’héroïne ressasse parfois des trucs en boucle. Parfois, des passages en italiques sont narrés par une autre personne, je les ai trouvé eux un peu clichés, ils ne se comportent que de quelques phrases, donc on ne peut pas réellement parler de récit à deux voix, j’ai peiné à comprendre à quoi ils servaient.

Les Herbes de la Lune de Anne LaureL’auteur a un bon bagage dans ce qui est de la mythologie celtique et cela m’a donné envie d’approfondir les légendes et les fêtes dont elle parle. C’est un domaine que je ne connais que peu mais qui est passionnant. On se sent réellement en Bretagne et les descriptions du lieu où vivent les héros sentent bon l’eau salée et les récifs.

Les Herbes de la Lune de Anne Laure est donc un petit roman de 230 pages qui se lit donc plutôt bien, malgré le fait qu’il ne brille pas par son originalité. Il reste un livre de Young-Adult honorable, qui saura plaire si on aime le genre. J’avoue être personnellement assez réservée , car à part le fait qu’on soit dans la culture celtique, je trouve qu’il ne se démarque pas spécialement.


La Floraison est le premier tome de la série Rose Morte, une série Fantastique dont ce premier tome est paru aux éditions de L’Homme Sans Nom en 2012. Cela faisait un moment que ce bouquin m’attirait, notamment à cause de sa très jolie couverture signée Magali Villeneuve. Est ce que le dedans sera à la hauteur du dehors ? Synopsis !


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L’histoire se déroule à  la fin du XVIème siècle. La famille de Rose, notre héroïne, a fuit l’Angleterre suite aux persécutions  religieuses. La famille vit désormais en France, mais pas totalement à l’abri du besoin. C’est pourquoi le père souhaite marier sa fille. Sauf que plusieurs séries de meurtres secouent Paris ….

Celine Landressie

Celine Landressie

J’avoue qu’en lisant le résumé je ne savais pas trop si il s’agissait d’un roman fantastique ou historique ! Cela ne me dérange pas car j’aime bien l’historique mais il est vrai que la partie fantastique n’arrive qu’a la moitié du récit, soit après 250 pages. Cet élément est d’ailleurs plutôt bien amené, et le passage du récit historique au fantastique est bien réalisé. Ce n’est ni précipité, ni trop long, même si on comprend plusieurs dizaines de pages avant l’héroïne ce qu’il se passe. Je ne vous en dirais cependant pas plus la dessus, car cela fait partie des charmes du récit.

L’écriture de Céline Landressie est très agréable et convient parfaitement à l’époque du roman, sans être trop ampoulée pour autant. De nombreux mots vieillots sont présents, les tournures sont délicates et le vocabulaire nécessite parfois quelques notes de bas de page. De même, bien qu’évidemment les personnages ne s’expriment pas en vieux français, ils sont tout à fait crédible, dans la retenue qu’on attend de comtes et comtesses du XVIème siècle.

Rose Morte tome 1, La Floraison de Céline LandressBien que le bouquin soit composé de longs chapitres, il se lit vraiment bien et cela c’est du à la progression du récit, qui sait nous tenir en alerte, passant de sujets lourds comme des meurtres aux cancans de Rose et sa meilleure amie. De plus, l’ancrage historique fort nous permet aisément de nous représenter les scènes. En effet, l’histoire se passe entre Rouen et Paris à la fin du XVIème siècle. Du fait que les personnages assistent à des bals et autres diners, les discussions politiques nous resituent dans l’Histoire et notamment dans les Guerres de Religion qui ont déchiré la France. Heureusement, l’auteur à pensé à nous mettre en annexe des rappels historiques pour que les personnes comme moi qui ne connaissent pas très bien cette époque ne soient pas perdus !

Bref, je ne peux que vous conseiller ce roman ! Il a apparemment eu pas mal de succès et j’étais passé totalement à coté mais sachez qu’il le mérite. Et apparemment je ne suis pas la seule à le penser puisque la saga va être publiée cette année chez Milady au format poche. Personnellement, je ne pense pas que j’attendrais le format poche pour me procurer le 2ème tome. Il faut l’avouer pour mon premier livre terminé en 2014, la barre est placée très haute !


Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

dabYo dans Critiques, Livres le 6 janvier 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Qu’il fait plaisir de voir un auteur que l’on suit depuis ses débuts signer avec une maison d’édition aussi réputée et culte que les éditions Denoël. Il y a plusieurs années maintenant, Serafina découvrait Franck Ferric avec La Loi Désert et depuis lors, je crois bien avoir lu tout ses autres ouvrages. Cette fois, c’est donc dans la collection culte du genre de l’imaginaire qu’on le retrouve avec Trois oboles pour Charon, son troisième roman. Au programme, des dieux, un homme face à son destin et à l’absurdité de la vie. Assurément des thématiques chères à l’auteur. Le tout avec une superbe couverture Bastien Lecouffe Deharme. Synopsis.

Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

Sisyphe est un homme qui a jadis voulu aller plus haut que sa condition, et qui en défiant les dieux, a fini par se brûler les ailes. Depuis, il est condamné à revivre sans cesse les mêmes moments tragiques de la vie: naître en période de guerre, et y mourir comme un chien, sans raison, des mains d’un soldat de tel ou tel camp. Charon le passeur a la difficile mission de lui refuser le passage vers l’au delà et à le renvoyer sans cesse parmi les vivants.

L’histoire de Trois oboles pour Charon va donc être centrée autour du personnage de Sisyphe et de sa condamnation par les dieux. Ce dernier n’a de cesse de se réveiller parmi les cadavres de la guerre et ce à toute époque, et nous allons le suivre à certains moments clefs de l’histoire humaine. Car il ne revit pas les mêmes moments historiques, mais simplement les mêmes conditions: celles d’un champ de bataille où deux camps humains s’étripent et se déchirent pour des raisons qui souvent paraîtront futiles par la suite. Son corps lui se souvient des marques du passé, il est ainsi recouvert de cicatrices, tatouages et autres marques que les hommes peuvent s’infliger, allant des blessures de guerre aux marques de l’esclavage.

Franck Ferric

Franck Ferric

Nous allons donc sauter d’époque en époque, allant de la Rome antique conquise et vaincue par les barbares aux guerres, par la soumission des païens par les catholiques ou des passages plus modernes de colonisation. Cela ne s’arrête pas là puisque le roman vire ensuite à l’anticipation, enfin, plutôt au post Apocalyptique. Franck Ferric y livrant une certaine vision de ce que deviendra l’humanité, un endroit où finalement la guerre n’est jamais bien loin. Nous ne sommes pas vraiment face à un roman du genre, et en dehors du postulat de l’existence des dieux, on peut sans doute qualifier le roman de fiction.

La narration est faite à la première personne du singulier, directement par la voix de Sisyphe et il faut bien avouer qu’au début, c’est assez déroutant. On finir par s’y habituer mais du coup, comme il y a quelques séquences de description de là où le personnage se réveille, ça porte parfois à confusion. Ce qui m’aura sans doute le plus gêné, c’est peut être la fréquence avec laquelle l’auteur nous rappelle que le temps marque la chair. Quelque chose ne faisait pas naturel, j’avais l’impression qu’il y insistait un peu trop.

Trois oboles pour Charon de Franck FerricMais c’est sans doute l’un des rares points noirs du roman. Car on pourrait à la base être perplexe sur un scénario où le héros perd systématiquement la mémoire. Et pourtant il n’en est rien, Franck Ferric arrive à donner du rythme à son histoire, on est vraiment plongé dans les différentes époques et certaines, surtout celles éloignées où la civilisation était à ses balbutiements, sont vraiment réussies.

J’ai dévoré Trois oboles pour Charon de Franck Ferric et après un début un peu chaotique, difficile à appréhender, on fini par être happé par cette histoire. On se demande comment tout cela pourra bien finir, et c’est sans doute là la clef de l’histoire. Les thèmes de l’auteur sont peut être proches de ceux dont il avait déjà traité, mais il le fait avec talent tout en évitant de tomber dans la redite. Vivement le prochain.