Evermore est le premier tome de la saga Eternels écrite par Alyson Noël. Ce tome a été publié pour la première fois en février 2009 en langue anglaise et est arrivé chez nous il n’y a pas si longtemps. Le titre est destiné aux adolescentes, et s’inscrit dans le courant popularisé par Twilight, cela se voit même à la couverture. Mais avant de laisser nos préjugés parler, synopsis !

Ever est une lycéenne de 16 ans. Suite à un terrible accident de voiture, elle entend les pensée des gens, voit les morts et les auras. Tout un programme. Autant dire que la jeune fille a bien du mal à trouver le calme, se réfugiant derrière son iPod et des capuches. Mais tout change quand elle rencontre Damen, dont elle ne peut pas lire les pensées.
Bon, ok, difficile de ne pas faire le parallèle avec Twilight. On va le faire une bonne fois pour toute. Au début on suit le même schéma que celui de Fascination de Stephenie Meyer. Une fille mal dans sa peau, qui rencontre un beau gosse mystérieux, une histoire de télépathie, un contexte scolaire, et des amourettes de jeunesse. Oui, même schéma. Autant le dire tout de suite, il sera impossible de ne pas y penser dans la première partie du roman. Cependant, je vous le dis tout de suite, le roman prend à la fin une direction totalement différente, qui laisse présager du bon pour la suite.

Alyson Noël
Ce tome est en effet un tome d’introduction, il sert à poser les personnages et le contexte. Malheureusement le début est un peu douloureux. On a l’impression que l’auteur a plein plein d’idées et ne réussit pas trop à les caser. L’héroïne qui lit les pensées, voit les morts, voit les auras, fait des rêves prémonitoires, c’était peut être un peu too much, surtout que sa capacité à voir les auras par exemple n’est pas du tout exploitée. Plus le roman avance, plus on se concentre réellement sur l’origine de ses pouvoirs, presque comme si la lecture des auras passait à la trappe. Les concepts évoqués sont plutôt intéressants, et les révélations de la fin m’ont plutôt plu. Il semblerait que l’auteur ait réussi à trouver sa ligne directrice, malgré un début qui s’éparpillait un peu.
Du coup avec sa tonne de pouvoirs, Ever joue plutôt bien le rôle de l’adolescente un peu perdue, effacée et qui se sent différente. Bref, idéale pour que quiconque ayant eu 15 ans (ou les ayant prochainement) puisse se reconnaître. Bon, malgré tout, certaines de ses réactions me restent absolument incompréhensible. Mais bon, peut être que je suis trop vieille. Malheureusement comme souvent dans le genre, Damen le beau gosse est un peu sans saveur. Prince charmant parfait, mystérieux à souhait, il n’a pas assez de consistance pour pouvoir réellement faire date. Cependant, contrairement au roman évoqué plus haut, la pléthore de personnages secondaires vaut le coup. Que cela soit Haven la gothique en quête d’identité ou Miles l’homosexuel assumé, les personnages sont réalistes, un peu caricaturaux, mais tout à fait plausibles. Bref des gens qu’on pourrait réellement croiser au lycée et qui du coup relèvent la sauce avec humour.
La relation entre Damen et Ever met beaucoup de temps à s’installer, et plusieurs fois le même schéma se répète (Damen fait un premier pas, Ever est contente, puis un truc bizarre arrive, Damen se barre/disparaît, Ever doute et pense qu’il ne l’aime pas). Bon, ok, une fois, mais au delà, on commence quand même à tourner en rond. Le coté Je t’aime moi non plus est un peu longuet.
Il n’y a pas énormement d’action dans ce tome, soyez prévenus. Il se lit bien, très bien meme, un peu vite certes. Le style est assez simpliste et passe partout. Ca se mange sans faim comme on dirait. Il est un peu difficile de juger sur ce premier tome, qui n’est pas désagréable pour autant. J’ai l’impression que cela va mieux se mettre en place dans le deuxième tome, qui vient de sortir en France. Cette série de Alyson Noël se révèle donc être à suivre, bien que j’ai préféré le Secret du Vampire de L.J. Smith, premier tome de la série Night World.


Nos héros sont dans une quête sans fin de pouvoir, de puissance, de techniques de combat, ce qui fait finalement plus penser à un jeu vidéo comme je le disais, ou même à un manga. J’ai trouvé que cela rendait le déroulement des choses linéaire. Le fait que les combats ne soient que retranscris par l’écrit, sabre un peu leur suspens. A aucun moment je n’ai suspecté la possibilité pour les héros de mourir, et l’enchaînement de nombreux combats ne fait que renforcer cette opinion. Bon, bien entendu, ce genre de sentiment fini fatalement par donner une petite surprise, ce qui est loin d’être déplaisant !



J’avoue avoir tout particulièrement été sous le charme des biones. Ces entités peuvent servir à tout, il y’a des biones d’espionnage, des biones de regie, etc. Aurore est spécialisée dans l’éducation des biones difficile (oui parce qu’ils sont conscients si on peut dire), du coup, elle en a toute une panoplie. Sur le coup, je me suis dit que moi aussi je voudrais bien des biones, ca a l’air génial. De même, les orchestrations d’Aurore sont juste des petites merveilles de narration, ca donne vraiment envie d’y être, d’en faire. Bref, l’univers technologique m’a totalement conquis, à la fois rétro et futuriste, c’est du grand art, et 
Le grand thème du livre dans une simple citation, chaque partie de la phrase représentant une partie du récit. Pourrions nous renoncer à une invention qui nous est bénéfique ? Resterions nous aveugles à ses dangers à cause de cela ? Ce roman est une lutte contre la bêtise et l’entêtement mâtiné d’un exquis nappage de 



Au final, ce premier tome me semble plus être une introduction qu’autre chose. On y place le décor, et le mystère est plus un prétexte qu’autre chose, c’est une lecture agréable, mais clairement typée jeunesse. Il n’y a pas dans ce premier tome de différents niveaux de lecture comme on peut le trouver dans d’autres oeuvres de 

De plus la plume de 

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La Mémoire dans la peau est le meilleur livre que j’ai lu depuis très longtemps. Je dirais même depuis un an et demi, car le seul livre que je place au même niveau c’est 
