Rappelez vous, il y a quelques semaines, je vous parlais du premier tome de Merry Gentry, la seconde série de Bit Lit de Laurell K. Hamilton, la mère d’Anita Blake. Peu convaincue par ce que j’avais lu, comme le tome 2 était déjà en ma possession, j’avais directement enchaîné avant même d’écrire ma chronique. Et pour cause, si je ne m’y étais pas remis directement, je n’y serai probablement jamais revenue. La Caresse de l’Aube, deuxième tome de la série, a-t’il réussi à me faire changer d’avis sur Merry Gentry ? Synopsis.

De retour à Los Angeles après les aventures du premier tome, la princesse Merry est contactée par la reine d’Hollywood, Maeve Reed, qui a une mission très spéciale à lui confier. En même temps, les intrigues politiques à la cours des feys vont bon train, et Merry va devoir faire face à de vieux démons (au sens propre du terme) tout en gérant sa vie privée, tout une épreuve donc.
Bon, alors le bon point de ce tome, c’est qu’on est un peu plus plongés dans l’univers des fey, très bon et intéressant au passage. Notamment, au niveau de tout ce qui est intrigue de cours. En effet, Merry appartenant aux Seelies et aux Unseelies, elle a comme qui dirait « le cul entre deux chaises ». C’est un genre que j’affectionne généralement. Le problème c’est qu’ici les intrigues politiques sont à milles lieues de ce que j’ai pu lire par le passé, avec par exemple un Trône de Fer. Ce n’est certes pas du tout le même genre, ni le même public, mais il est dur de ne pas être un poil déçu. Déjà tout tourne autour du cul, le but étant généralement de forcer Merry à coucher avec untel ou untel. Ensuite, l’envergure des intrigues est dérisoire. Elles sont faciles à percer au grand jour.
Bien que Merry ait un harem conséquent, ses beaux gardes sont relativement peu développés au niveau du caractère, de la personnalité du personnage. Par contre, au niveau du physique et de la garde robe, ça y va et on ne ratera pas un seul changement de chaussette, je vous rassure… Cette absence de relief ne contribue réellement pas à entrer dans le bain. Avec de bons personnages, il serait envisageable de s’attacher à eux et donc à la série Merry Gentry. Je vous rappelle que je lis la Communauté du Sud de Charlaine Harris juste parce qu’il y a Eric dedans.

Maeve est un personnage très intéressant mais malheureusement sous-exploité. En effet, sur les cinq cents pages que compte le bouquin, il y a de l’histoire dans les cent premières et dans les cent dernières, et encore, je suis gentille. Grosso modo, on se retrouve avec un vide intersidéral pendant tout le corps du bouquin, soit près de trois cents pages. Alors oui, on a de la pseudo intrigue, mais ça ne rend pas les choses intéressantes pour autant. Les scènes de sexe sont relativement soft, aucun détail réel, exit les scènes exotiques du premier tome, mais tout le temps évoquées, et tout tourne autour. Merry ne pense qu’à ça ou presque. Bref, au final, il ne se passe pas grand chose et sur la trame principale, les choses n’ont pas avancé.
Tout comme dans sa série Anita Blake, l’auteur a choisi un mécanisme plutôt banal: Merry gagne des pouvoirs à chaque tome. C’est assez prévisible et du coup, vachement superflu. On sait qu’aux dernières pages, un nouveau pouvoir va se révéler et lui permettre de vaincre. Bonjour le suspens.
Bref, un roman assez décevant. Pourtant, il y a de bonnes bases et un monde fey passionnant. Les origines de Merry, notamment son rapport avec les déesses païennes, sont intéressantes et mériteraient d’être exploitées. Je ne sais pas si c’est le cas dans les tomes suivants que j’hésite à lire du coup. Contrairement à certains livres qui m’ont déçu, j’ai tout de même envie de lire la suite. Non pas pour savoir si oui ou non Merry réussira a régner mais pour l’univers vraiment bien fait.


Reste que le bouquin est finalement un enchaînement de moments forts en rebondissements pour la famille royale. Ca m’a plutôt plu, mais cela pourra peut être en lasser certains. Dans tous les cas, si je devais avoir une vraie déception, ce serait peut être la fin, un peu trop culcul la praline à mon goût. Quand on goûte aux horreurs narrées tout au long du livre, un happy end avec un départ sous le soleil couchant, ça fait un peu tâche.

Contrairement à 

Malheureusement, lors d’une lecture d’un point de vue adulte, ce genre de détails est beaucoup plus dérangeant, et on a du mal à la suivre dans ses aventures. Aventures qui sont bien entendu causées par son mystérieux don. Il faut savoir que ce don n’est pas du tout expliqué. Il est là, c’est comme ça, mais on ne sait ni comment il vient, ni comment il part, ni comment il marche. Il y a une petite tentative, par ci par là, mais cela semble être réservé pour la suite de la série, puisque le dernier chapitre termine sur une sorte de cliff-hanger. Je vous rassure cependant, le livre a bien une fin et peut être lu sans jamais poursuivre la série.

La narration est faite à la première personne par notre inconnu du début. Le fait qu’il ne soit pas le personnage principal, ce rôle étant dévolu à Sphinx, dont il peut être considéré comme le sidekick, apporte une certaine fraicheur dans la vision de l’histoire. Je pense même que c’est l’élément qui m’a empêché de ranger mon intérêt pour ce livre dans ma poche. Ça se lit plutôt bien dans l’ensemble et on ne s’ennuie pas à la lecture. La couverture de 

Mention spéciale à la partie d’échecs du russe Solarin où l’auteur a su rendre ce sport cérébral dynamique. D’ailleurs, en parlant d’échecs, qui est le thème centrale du livre quand même, on sent une très forte recherche documentaire à ce sujet avec notamment des citations de personnages célèbres et de grands maîtres à leur propos entre les chapitres. Un plus indéniable pour se plonger dans le livre, et aussi très intéressant quand on est à la recherche de phrases toutes faites pour paraître intelligent en société.

Ce scénario loufoque et cette ambiance ne sont pas uniquement dues à la réutilisation d’un mythe. Honnêtement, l’histoire que nous sert 
Mais au delà de cela, c’est l’ambiance du Paris de la fin du XIXème qui marque. Les allées de Paris peu voire pas illuminées, les maisons ou hôtels particuliers angoissants, les soirées à la chandelle, le début du métro, la vie de bohème… Bref, c’est tout simplement fascinant et on est immédiatement transporté dans l’ambiance de la capitale mondaine et nocturne, balancé entre les clubs particuliers et le théâtre le soir. C’est encore mieux si vous connaissez un brin Paris de manière à visualiser le tout, l’ambiance.

Un détail dont nous aurions malheureusement pu nous passer, c’est la romance téléphonée entre les deux adolescents, Clara et Jean. Comme vous vous en doutez depuis le début, ça se la joue à la Roméo et Juliette, mais un Roméo et Juliette un peu trop proche d’un mauvais roman à l’eau de rose, genre Nous Deux. J’ai trouvé que c’était assez niais et pas émouvant pour un sou. D’un autre côté, c’est pour adolescents, et peut être que si j’avais vu 

L’intrigue par contre, est tout ce qu’il y a de plus conventionnel et on comprend assez vite ce qui se trame. Cependant, c’est quand même bien mieux mené que ce qu’on peut retrouver dans les autres grosses séries, comme 