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Level 01: Le Dieu de la Drague est sorti le 23 septembre dernier, tout récemment donc. Il s’agit du premier tome de la série Geek & Girly, mais aussi de la première parution de la collection Strawberry, une collection Soleil. C’est ainsi qu’on se trouve avec une couverture souple et un format assez proche du manga, bien loin des stéréotypes de la BD françaises. Les pages sont glacées et colorées et tournent vers la centaine. Il s’agit d’une collection assez orienté filles, comme le montre bien le coté rose de la couverture. Enfin, ça ne m’a pas empêché de le lire, pour la simple et bonne raison que le pseudo de la dessinatrice suffisait à me donner envie. Oui parce que Nephyla (aussi connue sous le pseudo de La Petite Araignée) fait partie de ces dessinatrices que je suis depuis des années, et que j’admire depus tout aussi longtemps. C’est cependant Rutile qui est au scénario. Synopsis !

Geek & Girly de Nephyla et Rutine

Quentin est genre play-boy, dragueur, sur de lui dans ses belles fringues griffées techtonik. Jusqu’au jour où il tombe dans l’emprise du jeu. Du jeu-vidéo, et même pour être exact d’un jeu de drague virtuelle. Autour de lui, il y a Mathilde, une geek et Baptiste un snobinard genre premier de la classe. Sur fond de jeu virtuel, on suit donc les péripéties de Quentin et ses rapports avec Mathilde, qui commencent évidemment par le pur dédain, ou intérêt, genre elle peut faire ses devoirs de physique.

Geek & Girly Level 01La première chose qu’on remarque, c’est le trait. Nephyla ne fait pas partie de mes illustratrices préférées pour rien. Ses dessins sont beaux, stylés, variés. Son univers graphique est très doux et très expressif. C’est des teintes assez pastelles souvent, un line très clair, des pages entièrement colorées. Le découpage est dynamique et léger. Les plans variés, les perspectives sont diversifiées. Bref, je pourrais vous en tartiner des pages, mais en substance sachez que c’est superbe et que c’est très dynamique.

Le scénario est le point qui est le plus délicat à traiter dans cet article. D’un coté, l’idée est très sympathique, il y a de très bonnes répliques et des bons traits d’humours. Évidemment, beaucoup de blagues tournent autour de Mathilde la « geek« . On a donc droit à des « quand je te vois mon cœur bug tellement que je dois le rebooter » et autres joyeusetés. Les looks de mathilde sont aussi parfaitement géniaux entre le T-shirt BSOD et le I see dead Pixels il y a de quoi faire. La BD est d’ailleurs bourrées de références à des classiques généralement appréciés par les geeks, on pense à Cthulhu (pas le chat, hein) ou à Dune.

Mais, et là y’a un gros mais… La BD semble entretenir cette espece de mode comme quoi être geek c’est jouer à la DS et coder du HTML. Alors oui, ce ne sont que des details. Mais voir Mathilde supposément en train de coder, et voir du code genre code HTML, ou la voir emprunter à la bibliotheque un bouquin sur le CSS, non, c’est trop. Alors peut être que « tant que c’est du code, les lecteurs vont trouver que ca fait geek« , que « les acronymes sur le livre, toute manière il y en aura pas la moitié qui vont tilt« . Peut être. En attendant, cela fait criser l’informaticienne que je suis.

Geek & Girly de Nephyla et Rutine

Car non, coder du HTML n’est pas un « truc de geek« , non jouer à la DS non plus . Évidemment, la geek est très ronde et qualifiée de moche et ne fait pas attention à son apparence, bien sûr. Si il y a bien deux domaines où j’ai énormément de mal avec les stéréotypes c’est bien les geeks et les goths.  Du coup, cela me reste un peu sur le jabot si vous voyez ce que je veux dire.

C’est dommage, car à part ça, c’est drôle, c’est gai. L’humour est très présent et j’ai ris plusieurs fois. Sur ce point on peut trouver la un coté très shojo acidulé, un humour ultra-efficace. Vous noterez aussi à la fin un bonus : les pages Facebook euh… facejournal des héros, très drôles elles aussi et un test.  Nul doute aussi que vous remarquerez de nombreux clins d’oeils ou d’expressions fréquemment utilisées sur le Web, et en cela c’est plaisant. Au final, un bon tome, malgré quelques details qui me dérangent. Mais je doute que vous soyez aussi pointilleux que moi sur ce sujet. Le scénar promet un deuxieme tome tout aussi riche en rebondissements et en bonne humeur.


Camilla, Succubes Tome 1, de T.Mosdi et L.Paturaud

Serafina dans BD, Critiques, Livres le 17 juin 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Vous vous souvenez probablement de l’opération Masse Critique organisée par Babelio. Et si il n’y avait pas énormément de choses qui nous intéressaient, il y avait quand même cette BD nommée Succubes, avec sa couverture aguicheuse (oui les brunettes à grosse poitrine, c’est difficile d’y résister quand même). Et bien figurez vous que c’est cette BD que nous avons reçue, en échange donc d’une critique. Première critique de BD de iiD au passage !

Camilla, Tome 1 de Succubes

Alors on commence par quelques données techniques. C’est un bel album cartonné de 50 pages, toutes en couleur bien entendu et vendu dans le commerce à 12.90€. Outch, oui, la BD européenne ça n’est pas donné. Il s’agit du premier tome de la série Succubes. Ceci dit chaque tome est fait pour pouvoir être lu de manière indépendante. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, car le rythme de parution étant ce qu’il est, le suspense aurait le temps de se faner. En gros l’histoire est celle ci : Depuis la nuit des temps, les succubes dirigent le monde dans l’ombre en influant sur les grands. Évidemment, comme les succubes ont de gros lolos, il est difficile de leur résister. Pour le premier tome, nous nous concentrons sur la révolution et plus précisément le régime de la terreur.

Déjà qu’il s’agit d’une période relativement complexe et très troublée, alors si on y rajoute des trips de société secrètes et de manipulation… Évidemment, le gros risque c’est de perdre le lecteur. Le risque n’est malheureusement pas évité et il y a des moments où on se demande réellement où on en est. C’est dommage, et il faut retourner en arrière pour essayer de comprendre. Enfin, je ne vais pas entrer dans la polémique BD vs Manga, mais c’est clair qu’une histoire complète en 50 pages sur un tel synopsis, c’est forcément  casse gueule.

On notera aussi un bon travail de documentation (bien qu’évidemment de nombreuses libertés soient prises) ainsi qu’au final une histoire assez crédible si on ne cherche pas à comprendre les détails.

Camilla, Tome 1 de Succubes

Bon ok, elles sont quand même dénudées de temps en temps, on a certes des gros plans sur leur poitrine, quelques scènes un peu osées... Mais sinon rien d'autres !

C’est relativement agréable à lire. Ça ne transcende pas le monde au niveau de l’histoire, mais bon, c’est pas la mort non plus. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser au vu de la couverture, la BD ne tombe pas dans le fan-service, les jeunes femmes gardant majoritairement leurs habits. Mais bon, la loi de la couverture vous connaissez.

Mais surtout c’est très agréable a regarder. Nous le savez, je suis plus portée sur le dessin. Et bien là tout ce qu’on peut en dire c’est woah. Le dessin est ultra soigné, les couleurs pareil. Les visages sont très beaux, les drapés aussi, je ne sais pas qu’est ce qu’utilise Laurent Paturaud pour mettre en couleur mais c’est superbe.  Le seul problème c’est que malgré tout, le dynamisme est très mal géré. Parfois on ne comprend l’action que grâce au mouvement des cheveux… Un peu limite quand même. Mais on a plutôt l’impression d’être face à une jolie peinture figée qu’au cœur d’une BD d’action. Heureusement pour nous, les scènes d’actions sont quand même peu nombreuses.

Camilla, Tome 1 de Succubes

Au final, ça donne une bonne BD. Pas une BD qui restera dans les annales non, pas une BD que j’aurais acheté non plus, car je ne suis pas un afficionado du genre, mais une BD agréable à lire et très jolie. Je reste en admiration devant les superbes cases.

Succubes nous a cependant tout de même assez conquis pour qu’on soit enclin à acheter sa suite, malheureusement nous n’avons aucune idée de quand sortira le second tome. Le site de Soleil n’en disant rien. A noter tout de même qu’il semblerait que la série ait été prépubliée dans Lanfeust Mag.