Chaos Bestial était le premier tome de Pandamonia, une série BD éditée par Drugstore dont le dessin et les couleurs m’avaient complètement bluffé. Le deuxième tome, nommé A l’Aubre d’un Nouveau Monde, vient tout juste de sortir, j’en ai donc profité pour donner une seconde chance à la série. Pour rappel, il s’agit d’une histoire dans laquelle nous suivons une héroïne humanoïde-panda… Qui vit dans un monde futuriste où les humains se sont injecté de l’ADN d’animal pour retrouver leur libido. Oui oui, vous avez bien lu. N’hésitez pas à lire ma chronique du premier tome pour un synopsis plus détaillé.
- Année:2012
- Dessinateur:Cucca Vincenzo
- Coloriste:Andolfo Mirka
- Editeur:Drugstore
- Scénariste:Lauria Vincenzo, Ecuba Ennio
- Série:Pandamonia
- Titre:A l'Aube d'un Nouveau Monde
- Tome:2
- ISBN:9782723487856
- Genre:Science-Fiction
La première chose qui ressort de ce deuxième tome, c’est que les scénaristes ont enfin décidé de nous montrer pourquoi ils avaient besoin d’être deux… Bon, ça veut pas dire que le scénario est bien hein, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Cependant, il est beaucoup plus présent et mis en avant que dans Chaos Bestial. On y découvre donc des histoires sur plusieurs niveaux, le tout se complexifie et donne quelques explications sur des personnages que l’on n’avait pas du tout cerné dans le précédent tome.
Cela vient compléter les zones d’ombres que j’avais souligné et explique les liens entre les personnages. Là dessus, j’avoue avoir été surpris, même si l’idée de base et les différents coups du sort sont tout sauf originaux.
Mais ça ne change pas les problèmes de stéréotypes: quand on part avec une élue qui doit sauver l’humanité mais qui n’est au courant de rien, des grandes entreprises sans aucun scrupule qui martyrisent les gens et des rebelles au grand cœur proches des anars, on ne peut pas être bien crédible. Cependant, on peut aller plus loin. On peut y rajouter une église qui veut profiter de l’occasion pour asservir l’humanité ! Eh oui, Vincenzo Lauria et Ennio Ecuba n’ont peur de rien. Mais bon, au moins, c’est un peu plus clair et compréhensible que dans le tome précédent.
Le problème, c’est que la narration du tout est vraiment très chaotique. Comme les scénaristes ont laissé le scénario de côté dans le premier tome, il y avait fort à faire. Du coup, on se retrouve avec plusieurs planches d’affilée qui ne servent qu’à l’explication, avec de longs dialogues dans d’énormes bulles inintéressantes et difficiles à assimiler. On est face à un flot de texte et on a qu’une envie: que ça s’arrête. D’autant qu’il a lieu avec des personnages que l’on avait jamais vu, dans des endroits pas forcément passionnants et complètement statiques. Un laboratoire avec les mêmes décors sur plusieurs pages, ou un sous marin. Bref, pas la panacée.
C’est d’autant plus dommage qu’encore une fois, les dessins de Vincenzo Cucca sont simplement superbes. Il y a bien entendu des cases dont le niveau est un peu plus bas que les autres, avec des personnages somme tout très banals, comme les rhinocéros. Mais la plupart des moments importants sont superbes. Notre héroïne, humanoïde-panda, est vraiment bien dessinée, jolie. Après, le ton est très érotique, et ce avec ou sans scène de sexe d’ailleurs. Les formes sont toujours mises en avant, les habits régulièrement déchirés, histoire de quoi.
Après, ce qui est clair, c’est qu’on a encore et toujours notre dose de sexe ambiant. L’histoire ayant pris le pas sur l’action sur une bonne partie de ce tome, à n’importe quelle ouverture on nous balance notre dose: tournage d’un film porno, combat sadomaso, ou soumission par le viol, tout est une bonne excuse… Du coup, on a quand même l’impression qu’il y a une réelle fracture entre ces deux parties.
Bon et du coup, que faut il penser de ce second tome ? Bonne question. On est plus complètement sur la même optique de lecture. Alors que le précédent tome était vraiment léger, celui ci s’embourbe dans des explications qui prennent des pages et rendent la lecture difficile, limite barbante.
Quel dommage quand même, car les moments légers auraient bien réussis à me convaincre. Joli dessin, situations dynamiques, c’est agréable à feuilleter. Mais si je veux bien désactiver mon cerveau le temps d’une lecture, c’est ici impossible puisqu’on nous demande de suivre de longs dialogues qu’on pourrait qualifier de compliqués. Dommage…










Au final, Le Clos des Epices m’a laissé un arrière goût de poussif, de mi-figue, mi-raison. Le scénario a été artificiellement rallongé et cela se ressent fortement, très fortement. On a limite l’impression d’avoir lu le premier chapitre, non le premier volume, et je ne parle pas des synopsis que vous pourrez lire un peu partout sur le net qui vous racontent du coup plus de la moitié du volume.



Mais si l’on omet ce point, 

Au final, la lecture n’est pas désagréable. Wollodrïn n’étant qu’en deux partie, cela veut dire qu’il est aisé d’avoir la collection, sans attendre trop longtemps (au rythme d’un tome par an, les BD souffrent souvent du problème d’attente).


Au final, 
En bref, les thèmes habituels…? Pas tant que ça, puisque l’ordre de ces étapes n’est pas toujours le même que l’on peut croiser dans la plupart des supports traitant le sujet (que ce soient livres, films, séries, animés…), ce qui peut être surprenant, mais pas forcement déplaisant. On évite aussi les gros clichés du genre, ce qui fait énormément de bien.
Et puis on lit on lit, et on finit par oublier qu’à la fin, Clémentine doit mourir, et même si cela n’arrive pas sans raison, ça reste soudain, dramatique. Je n’en ai pas honte, mais j’ai pleuré en refermant le livre, plusieurs minutes même. J’avais déjà connu ça sur d’autres supports, mais jamais une BD ne m’avait autant émue que celle ci. La fin est belle, assez triste, mais vraiment belle.

Et je ne parle pas des strips plus « sérieux » qui eux, me sont carrément sortis par les yeux. Déjà faire un truc à morale en 4 case, c’est difficile, mais en plus quand c’est de la morale genre adolescent de 15 ans trop darkinou du type « les humain sont trop cons » « les humains me dégoutent » « la vie c’est nul« , non quoi. Ça ne passe pas. Ce genre de morale sans assez de fondements (trois cases d’un autre côté), sans développement, supposé nous faire « réfléchir » bah, comme dirait ma mère, c’est pédaler dans la semoule.

La première chose qu’on remarque, c’est le trait. 








