• Editeur:Glénat
  • Genre:Roman Graphique
  • Auteur:Maroh Julie
  • Année:2010
  • Titre:Le bleu est une couleur chaude
Cet article est écrit par kao, jeune fille qui aime les filles, les escarpins, Pokémon et spammer notre timeline Facebook. Du coup, lorsque nous lui avons proposer d'écrire pour iiD, elle n'a pas su résister.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

Pour ma première participation à if is Dead, je tenais à faire part de mon dernier coup de cœur, Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh, aka Djou pour ceux qui la connaissent de son blog; ce roman graphique est édité en format souple chez Glénat pour 15€ (ce qui est assez raisonnable). Quelques mots sur Djou avant de commencer: il s’agit d’une auteur de bande dessinée/illustratrice bruxelloise (anciennement française), ouvertement gay, et qui s’était faite connaître de ma personne par son excellent et criant de vérité « pamphlet » pour la journée mondiale contre l’homophobie en 2009. Et je vous invite à aller le lire, même si vous n’aimez que le sexe opposé, parce que c’est très intéressant. C’est par ici. Synopsis ?

Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

A la première page, on découvre une jeune femme, Emma, déambulant dans les rues, le texte qui l’accompagne nous lisant sa lettre d’adieu. Et à mesure que les mots s’égrainent, nous comprenons qu’il ne s’agit pas de sa lettre, mais de celle de son amante, Clémentine. Emma est en fait en train de marcher en direction de chez la mère de sa défunte compagne pour accomplir sa dernière volonté: récupérer ses journaux intimes, Clémentine devenant alors narrateur principal, afin de comprendre, et de nous faire comprendre, le pourquoi de son adieu. 

C’est ainsi qu’on découvrira la rencontre de ces deux êtres, et leur tortueux parcours jusqu’à sa fin tragique. On en vient à explorer la plupart des étapes de l’apprentissage de l’homosexualité, de la révélation à son acception. On passe donc par le schéma classique du déni et de la douloureuse auto-persuasion, le coming-out, accidentel ou non, ses lourdes répercussions et ses conséquences directes comme le secret et le rejet social et/ou personnel, sans oublier l’obligation de devoir grandir trop vite. On découvre vaguement le milieu gay, et ses bars dédiés (nommés ici a l’anglaise, gaybars, ce qui m’a légèrement dérangé). Il y a aussi les diverses tensions et les disputes de couples pour les raisons évoquées, le prétendu manque de courage et les conflits de divergences d’esprits.

Le Bleu est une couleur chaude de Julie MarohEn bref, les thèmes habituels…? Pas tant que ça, puisque l’ordre de ces étapes n’est pas toujours le même que l’on peut croiser dans la plupart des supports traitant le sujet (que ce soient livres, films, séries, animés…), ce qui peut être surprenant, mais pas forcement déplaisant. On évite aussi les gros clichés du genre, ce qui fait énormément de bien.

Concernant l’aspect visuel du livre, ça dépend des personnages. Par exemple le visage d’Emma (l’amante) est assez dur, comme s’il avait beaucoup vécu, même quand elle est dessinée plus jeune. Alors qu’au contraire, Clémentine (la morte) a un visage très doux, celui d’une vie lisse, à peine entamée. Je m’attendais très naïvement à voir les méchants personnages plutôt moches (moi et ma manie de lire des trucs pour enfants), ce qui n’est pas du tout le cas, laissant la surprise de voir se révéler les caractères. Je sais, ça a l’air bête comme argument, mais moi je n’y suis pas habituée.

Pour le reste, c’est du Djou, c’est très agréable, très expressif, j’aime beaucoup. Les décors sont vraiment réussis, et les personnages secondaires ainsi que les figurants ne sont pas pour autant laissés pour compte. Et le contraste des couleurs renforce le tout. Car oui, ce livre a pour particularité d’être, dès qu’on entre dans le récit au passé, entièrement en noir et blanc, excepté le bleu, qui ressort, d’où le titre.

Cet aspect esthétique très travaillé permet à l’auteur de retranscrire des sentiments vraiment forts, qui se dégagent avec puissance du dessin. On ressent aisément le vécu dans ce qu’on lit, que ce soit pour l’auteur, ou pour moi même. J’ai assez rapidement reconnu certaines sensations et situations graphiquement très bien rendues, ce qui m’a plus ou moins plu, faisant remonter pas mal de bons et de très mauvais souvenirs. Mais j’ai peur que cet aspect ne concerne que moi, un hétéro ayant lu l’œuvre aurait son avis de bienvenu sur la question.

Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

Ce que j’essaie de dire, c’est que certaines scènes sont vraiment très chargées, et certaines répliques, certains instants de lecture peuvent avoir énormément d’impact sur le spectateur. L’histoire est réellement prenante, le personnage de Clémentine très attachant, et l’on a vite fait de se sentir mal pour elle, d’avoir l’estomac noué à la simple idée de tourner la page, pour découvrir la suite. Ceci dit, ce n’est pas négatif pour autant, c’est au contraire un signe de qualité, que d’investir autant les sentiments du public dans ce qu’il est en train de lire.

Le Bleu est une couleur chaude de Julie MarohEt puis on lit on lit, et on finit par oublier qu’à la fin, Clémentine doit mourir, et même si cela n’arrive pas sans raison, ça reste soudain, dramatique. Je n’en ai pas honte, mais j’ai pleuré en refermant le livre, plusieurs minutes même. J’avais déjà connu ça sur d’autres supports, mais jamais une BD ne m’avait autant émue que celle ci. La fin est belle, assez triste, mais vraiment belle.

Pour conclure, Le bleu est une couleur chaude fut une excellente lecture. Oui, une très bonne et très jolie BD que j’attendais au tournant, et dont je suis loin d’être déçue. Alors certes, je suis une lectrice plutôt facile, mais je la relirais avec un immense plaisir, même s’il m’a fallu une journée entière pour m’en remettre. Pour ceux qui désirent avoir plus d’infos sur l’auteur, je vous invite à aller lire son blog.


Nemi de Lise Myhre

Serafina dans BD, Critiques, Livres le 8 décembre 2009, avec 11 commentaires
  • Année:2009
  • Auteur:Myhre Lise
  • Dessinateur:Myhre Lise
  • Editeur:Milady Graphics
  • Série:Nemi

Nemi c’est un peu la série phare du lancement du label Milady Graphics. Oui car si vous vivez dans une grotte, sachez que Milady a lancé son label graphique il y a peu, et s’apprête à publier notamment le comic Anita Blake, et est aussi à l’origine de la publication très beau Elixir, dont je vous parlerai très bientôt.  Alors Nemi c’est quoi ? La couverture annonce la couleur de ce recueil des strips de Lise Myhre: une goth ultra maquillée qui fait le signe du Metal. Votre chroniqueuse ayant plus de corsets et de résille dans ses placards que de jeans et écoutant du Metal et du Goth, il lui était impossible de passer à coté. En plus les critiques du net étaient assez unanimes: génial.

Nemi de Lise Myhre

C’est ainsi que je me retrouve avec Nemi entre mes mains. Il s’agit d’un comic strip à la base, c’est à dire que la plupart des histoires font 4 cases et sont indépendantes, et ça vient de Norvège. Nemi est un parfait produit de la sous-culture sombre. On retrouve disséminé à travers tout ce premier album de nombreuses références à des groupes célèbres, ou a des morceaux cultes : l’auteur glisse de nombreux clins d’oeils. On notera aussi un apparent bon travail d’adaptation, en effet les références ont, selon toute vraisemblance, été francisées, et  je n’ai pas buté sur des références trop norvégiennes. Certains strips sont un peu datés (comme ceux ou Nemi rêve de voir un jour une adaptation du SDA), mais ce n’est pas le cas de la majorité. Dans l’ensemble ça se lit bien, et ça n’affiche pas son age.

Lise Myhre

Lise Myhre: pas bien difficile de trouver d'où lui vient l'imagination, du coup.

Nemi est une héroïne moderne, et pas policée. Elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense, même si c’est politiquement incorrect. Elle déteste les bébés, elle crache sur NRJ. Ouais, ok, une antihéros, pourquoi pas après tout, c’est plus facile pour s’y identifier.  On croise d’autres personnages, qui sont parfois stars d’un strip, mais ils n’arrivent pas à la cheville niveau développement. Le trait est… Un trait de comic-strip. Je ne trouve pas ça beau du tout, mais d’un autre coté ce n’est pas le but, non le but c’est quand même de faire rire.

Eh bien la où toutes les critiques disaient à mourir de rire, moi j’ai esquissé un ou deux sourires, et puis c’est tout. La plupart des strips tombent un peu à plat, et aucun ne m’a réellement fait rire. C’est parfois mignon, sympa, mais je n’ai pas trouvé ça drôle. En plus, faut dire que la concurrence est rude avec la tripotée de blogs dessinés qu’on peut trouver sur le net. A coté, Nemi m’a semblé très très bof. Des idées sympathiques, mais réellement rien qui vaille le coup. Je préfère carrément aller lire le blog de Florian70 ou même Garfield. C’est un peu dommage quand on voit le potentiel du personnage. Je suis pourtant assez bon public généralement, et le thème aurait du aider, mais non, ça retombe comme un soufflet.

Nemi de Lise MyhreEt je ne parle pas des strips plus « sérieux » qui eux, me sont carrément sortis par les yeux. Déjà faire un truc à morale en 4 case, c’est difficile, mais en plus quand c’est de la morale genre adolescent de 15 ans trop darkinou du type « les humain sont trop cons » « les humains me dégoutent » « la vie c’est nul« , non quoi. Ça ne passe pas. Ce genre de morale sans assez de fondements (trois cases d’un autre côté), sans développement, supposé nous faire « réfléchir » bah, comme dirait ma mère, c’est pédaler dans la semoule.

Certains strips se suivent et forment une seule et même histoire. Ceux la sont généralement pas drôle (du tout) et assez laborieux. Le découpage ne s’y prête pas, c’est pas dynamique pour un sous, ça avance par acoups, et les personnages n’ont pas les épaules assez solides pour pouvoir réellement valoir quelque chose dans ce genre d’histoire. Vous pouvez m’expliquer ce que fait Nemi à rencontrer le Père Noël ? Enfin, je n’y ai pas trouvé le moindre justificatif.

Strip de Nemi de Lise Myhre

Au final Nemi, c’est une bd sympa à lire entre deux pages de programme télé. Mais surement pas en album, les strips n’ont pas l’indépendance ou l’humour suffisant pour prendre leur réel envol dans un album. Dommage, car il y avait de bonnes idées.


  • Année:2009
  • Dessinateur:Nephyla
  • Editeur:Soleil
  • Genre:Shojo
  • Série:Geek & Girly
  • Scénariste:Rutile
  • Titre:Level 01: Le Dieu de la Drague
  • Tome:1

Level 01: Le Dieu de la Drague est sorti le 23 septembre dernier, tout récemment donc. Il s’agit du premier tome de la série Geek & Girly, mais aussi de la première parution de la collection Strawberry, une collection Soleil. C’est ainsi qu’on se trouve avec une couverture souple et un format assez proche du manga, bien loin des stéréotypes de la BD françaises. Les pages sont glacées et colorées et tournent vers la centaine. Il s’agit d’une collection assez orienté filles, comme le montre bien le coté rose de la couverture. Enfin, ça ne m’a pas empêché de le lire, pour la simple et bonne raison que le pseudo de la dessinatrice suffisait à me donner envie. Oui parce que Nephyla (aussi connue sous le pseudo de La Petite Araignée) fait partie de ces dessinatrices que je suis depuis des années, et que j’admire depus tout aussi longtemps. C’est cependant Rutile qui est au scénario. Synopsis !

Geek & Girly de Nephyla et Rutine

Quentin est genre play-boy, dragueur, sur de lui dans ses belles fringues griffées techtonik. Jusqu’au jour où il tombe dans l’emprise du jeu. Du jeu-vidéo, et même pour être exact d’un jeu de drague virtuelle. Autour de lui, il y a Mathilde, une geek et Baptiste un snobinard genre premier de la classe. Sur fond de jeu virtuel, on suit donc les péripéties de Quentin et ses rapports avec Mathilde, qui commencent évidemment par le pur dédain, ou intérêt, genre elle peut faire ses devoirs de physique.

Geek & Girly Level 01La première chose qu’on remarque, c’est le trait. Nephyla ne fait pas partie de mes illustratrices préférées pour rien. Ses dessins sont beaux, stylés, variés. Son univers graphique est très doux et très expressif. C’est des teintes assez pastelles souvent, un line très clair, des pages entièrement colorées. Le découpage est dynamique et léger. Les plans variés, les perspectives sont diversifiées. Bref, je pourrais vous en tartiner des pages, mais en substance sachez que c’est superbe et que c’est très dynamique.

Le scénario est le point qui est le plus délicat à traiter dans cet article. D’un coté, l’idée est très sympathique, il y a de très bonnes répliques et des bons traits d’humours. Évidemment, beaucoup de blagues tournent autour de Mathilde la « geek« . On a donc droit à des « quand je te vois mon cœur bug tellement que je dois le rebooter » et autres joyeusetés. Les looks de mathilde sont aussi parfaitement géniaux entre le T-shirt BSOD et le I see dead Pixels il y a de quoi faire. La BD est d’ailleurs bourrées de références à des classiques généralement appréciés par les geeks, on pense à Cthulhu (pas le chat, hein) ou à Dune.

Mais, et là y’a un gros mais… La BD semble entretenir cette espece de mode comme quoi être geek c’est jouer à la DS et coder du HTML. Alors oui, ce ne sont que des details. Mais voir Mathilde supposément en train de coder, et voir du code genre code HTML, ou la voir emprunter à la bibliotheque un bouquin sur le CSS, non, c’est trop. Alors peut être que « tant que c’est du code, les lecteurs vont trouver que ca fait geek« , que « les acronymes sur le livre, toute manière il y en aura pas la moitié qui vont tilt« . Peut être. En attendant, cela fait criser l’informaticienne que je suis.

Geek & Girly de Nephyla et Rutine

Car non, coder du HTML n’est pas un « truc de geek« , non jouer à la DS non plus . Évidemment, la geek est très ronde et qualifiée de moche et ne fait pas attention à son apparence, bien sûr. Si il y a bien deux domaines où j’ai énormément de mal avec les stéréotypes c’est bien les geeks et les goths.  Du coup, cela me reste un peu sur le jabot si vous voyez ce que je veux dire.

C’est dommage, car à part ça, c’est drôle, c’est gai. L’humour est très présent et j’ai ris plusieurs fois. Sur ce point on peut trouver la un coté très shojo acidulé, un humour ultra-efficace. Vous noterez aussi à la fin un bonus : les pages Facebook euh… facejournal des héros, très drôles elles aussi et un test.  Nul doute aussi que vous remarquerez de nombreux clins d’oeils ou d’expressions fréquemment utilisées sur le Web, et en cela c’est plaisant. Au final, un bon tome, malgré quelques details qui me dérangent. Mais je doute que vous soyez aussi pointilleux que moi sur ce sujet. Le scénar promet un deuxieme tome tout aussi riche en rebondissements et en bonne humeur.


  • Année:2009
  • Editeur:Soleil
  • Titre:Camilla
  • Série:Succubes
  • Tome:1
  • Dessinateur:Paturaud Laurent
  • Scénariste:Mosdi Thomas

Vous vous souvenez probablement de l’opération Masse Critique organisée par Babelio. Et si il n’y avait pas énormément de choses qui nous intéressaient, il y avait quand même cette BD nommée Succubes, avec sa couverture aguicheuse (oui les brunettes à grosse poitrine, c’est difficile d’y résister quand même). Et bien figurez vous que c’est cette BD que nous avons reçue, en échange donc d’une critique. Première critique de BD de iiD au passage !

Camilla, Tome 1 de Succubes

Alors on commence par quelques données techniques. C’est un bel album cartonné de 50 pages, toutes en couleur bien entendu et vendu dans le commerce à 12.90€. Outch, oui, la BD européenne ça n’est pas donné. Il s’agit du premier tome de la série Succubes. Ceci dit chaque tome est fait pour pouvoir être lu de manière indépendante. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, car le rythme de parution étant ce qu’il est, le suspense aurait le temps de se faner. En gros l’histoire est celle ci : Depuis la nuit des temps, les succubes dirigent le monde dans l’ombre en influant sur les grands. Évidemment, comme les succubes ont de gros lolos, il est difficile de leur résister. Pour le premier tome, nous nous concentrons sur la révolution et plus précisément le régime de la terreur.

Déjà qu’il s’agit d’une période relativement complexe et très troublée, alors si on y rajoute des trips de société secrètes et de manipulation… Évidemment, le gros risque c’est de perdre le lecteur. Le risque n’est malheureusement pas évité et il y a des moments où on se demande réellement où on en est. C’est dommage, et il faut retourner en arrière pour essayer de comprendre. Enfin, je ne vais pas entrer dans la polémique BD vs Manga, mais c’est clair qu’une histoire complète en 50 pages sur un tel synopsis, c’est forcément  casse gueule.

On notera aussi un bon travail de documentation (bien qu’évidemment de nombreuses libertés soient prises) ainsi qu’au final une histoire assez crédible si on ne cherche pas à comprendre les détails.

Camilla, Tome 1 de Succubes

Bon ok, elles sont quand même dénudées de temps en temps, on a certes des gros plans sur leur poitrine, quelques scènes un peu osées... Mais sinon rien d'autres !

C’est relativement agréable à lire. Ça ne transcende pas le monde au niveau de l’histoire, mais bon, c’est pas la mort non plus. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser au vu de la couverture, la BD ne tombe pas dans le fan-service, les jeunes femmes gardant majoritairement leurs habits. Mais bon, la loi de la couverture vous connaissez.

Mais surtout c’est très agréable a regarder. Nous le savez, je suis plus portée sur le dessin. Et bien là tout ce qu’on peut en dire c’est woah. Le dessin est ultra soigné, les couleurs pareil. Les visages sont très beaux, les drapés aussi, je ne sais pas qu’est ce qu’utilise Laurent Paturaud pour mettre en couleur mais c’est superbe.  Le seul problème c’est que malgré tout, le dynamisme est très mal géré. Parfois on ne comprend l’action que grâce au mouvement des cheveux… Un peu limite quand même. Mais on a plutôt l’impression d’être face à une jolie peinture figée qu’au cœur d’une BD d’action. Heureusement pour nous, les scènes d’actions sont quand même peu nombreuses.

Camilla, Tome 1 de Succubes

Au final, ça donne une bonne BD. Pas une BD qui restera dans les annales non, pas une BD que j’aurais acheté non plus, car je ne suis pas un afficionado du genre, mais une BD agréable à lire et très jolie. Je reste en admiration devant les superbes cases.

Succubes nous a cependant tout de même assez conquis pour qu’on soit enclin à acheter sa suite, malheureusement nous n’avons aucune idée de quand sortira le second tome. Le site de Soleil n’en disant rien. A noter tout de même qu’il semblerait que la série ait été prépubliée dans Lanfeust Mag.



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