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Editions du Riez: un avenir incertain

dabYo dans Actualités, Livres le 17 octobre 2010, avec aucun commentaire
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Editions du Riez

Les Editions du Riez

La vie des petites maisons d’éditions se finit bien trop souvent par une fermeture, et avec elle tout un catalogue souvent de très bonne qualité qui devient du coup inaccessible pour le lecteur. Hier, via leur page Facebook, les éditions du Riez ont fait connaître à la sphère littéraire leurs difficultés financières et leurs doutes sur la pérennité de la maison pour l’année à venir. On peut notamment lire sur leur note à ce sujet qu’ils se donnent jusqu’à la fin 2010 pour prendre une décision à ce propos. Les petites maisons d’éditions indépendantes ont malheureusement très souvent ce genre de problèmes, les volumes étant faible, un délais de paiement d’un client peut rapidement mener à la catastrophe.

Percer un minimum dans le milieu et se faire connaître n’est pas chose aisée, quand on voit le nombre important de publication des maisons déjà bien installées (maisons qui ont elles-mêmes leurs propres difficultés d’ailleurs), on se doute que les lecteurs n’iront pas d’eux même chercher à se procurer des livres qu’il est difficile de connaître, et aussi difficile de se procurer. C’est à nous de vous en donner l’envie, et c’est aussi pour cela que nous relayons leurs difficultés, car le catalogue des éditions du Riez est certes de qualité inégale, mais il contient aussi de vraies pépites.

La Loi du Désert de Franck Ferric

La Loi du Désert de Franck Ferric était le premier roman des éditions, l'un de nos coups de coeur de 2009

Nous considérons ici que les petites maisons d’édition sont indispensable à la biosphère de notre petit monde, notamment par leur travail indispensable de découverte de nouveaux talents. C’est grâce à eux que la publication d’auteurs francophone peut continuer, et qu’une irréductible portion des publications de Fantasy est encore écrite par des Français. Quand Sire Cédric sort aujoud’hui un bouquin, c’est parce que les éditions Nuits d’Avril ont cru en lui bien avant le Pré aux Clercs. Ce n’est pas parce que les auteurs ne sont pas toujours encore arrivés à maturité qu’ils n’en écrivent pas pour autant d’excellents livres. Et pour que cela puisse continuer il faut leur apporter notre soutient.

Vu que nous avons chroniqué quatre livres des éditions du Riez, nous pouvons aisément vous en recommander sans viser au hasard. Si vous êtes un amateur de Science Fiction, La Loi du Désert de Franck Ferric pourra tout à fait combler vos attentes. Ce mélange plutôt très original de roman d’ancitipcation et road-movie était l’une de nos meilleures découvertes de l’année dernière, et le roman aura tout à fait sa place dans votre bibliothèque. Je vous invite à en lire la chronique qu’avait fait Serafina il y a de ça plus d’un an, chronique plussoyée par nos confrères de chez ActuSF.

Food for Maggots de Virginia SchilliSi c’est le Fantastique qui vous intéresse le plus, alors Virginia Schilli avait réussi à convaincre illman avec son recueil de nouvelles Food for Maggots. Alors que ce n’est pas du tout son genre de prédilection, l’auteur a réussi à le, je cite, harponner dans la couenne, tant ses nouvelles teintées gothique étaient prenantes.

Mais lire sa chronique vous en donnera sans doute une meilleure vision.

Il y a bien entendu d’autres romans, comme Les Sombres Romantiques, Le Ballet des Ames, et tout leur catalogue se trouve sur leur site que nous vous invitons à regarder. De notre côté, c’est sur les deux nouveaux romans de Virginia Schilli que nous avons décider de jeter notre dévolu.

En espérant de tout cœur que les éditions du Riez arrivent à se sortir de cette mauvaise passe. Réponse dans quelques mois. Et pour commander leurs bouquins, c’est par ici que ça se passe.


Read-A-Thon, le bilan

dabYo dans Actualités, Livres le 10 octobre 2010, avec 3 commentaires
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Les conventions de la blogosphère littérature voulant que l’on fasse un bilan du Read-A-Thon, vous avez donc droit à un second billet sur ce micro-évènement. Pour rappel, nous avions donc décidé de participer au mini-RAT, c’est à dire une lecture de livres pendant 12 heures. Bon bien sûr, comme on est là pour s’amuser, tout ça, pas vraiment de règles si ce n’est d’essayer de lire non stop. Certains ont donc profité de ce flou artistique pour caler une petite sieste, mais je ne dirai pas qui. Alors qu’avons nous lu pendant 12 heures ? Était-ce long ? Était-ce difficile ? A-t’on décroché ?

La Belle Rouge de Poppy Z. Brite

Non, non, et non. Tout d’abord, je dois avouer que j’ai trouvé ça presque trop court. Si nos agendas respectifs nous l’avaient permis, je pense que nous serions aisément partis pour les 24 heures. Tout du moins moi. Après tout, douze heures ce n’est pas grand chose, ça vous ait peut être plus ou moins arrivé en lisant un bon gros pavé. Comme vous vous en doutez donc, ce n’était pas non plus difficile, même si les yeux pouvaient commencer à fatiguer sur la fin. Ils auraient peut être lâcher avant la fin des 24, je n’en sais rien, l’année prochaine peut être ?

Les Magiciens de Lev GrossmanDe mon côté, bien que je n’ai fait aucune pause, mais je n’ai lu que deux livres. D’abord Le Roi d’Ebène de Christine Cardot. J’avais déjà bien entamé ce roman de Fantasy se déroulant en Afrique, et il ne me restait qu’une cinquantaine de pages à lire. Le dénouement quoi. Le livre était sympathique, et vous en saurez plus lors de ma critique qui arrivera surement dans la semaine.

J’ai ensuite lu Les Magiciens de Lev Grossman aux éditions L’Atalante. Ici il s’agit d’un titre de Fantastique, dans un tout autre registre puisque se passant à notre époque en Amérique. Fort de ses 500 pages, le livre m’a tenu tout le restant du RAT, et je l’ai vraiment adoré. Alors que le New York Times le décrit banalement comme un Harry Potter pour adultes, c’est sur un roman bien plus original et profond que je suis tombé. Plus de détails dans ma chronique à venir ici aussi.

Mal-Morts de Jean-Marc LignyPour Serafina, ça a commencé avec le troisième tome de Merry Gentry, l’Eclat envoûtant de la Lune. Après une lecture de près de 300 pages qui la laissent toujours aussi perplexe concernant la deuxième série Bit-Lit de Laurell K. Hamilton, elle a enchaîné sur un roman de Fantastique rayon Jeunesse, Mal-Morts de Jean-Marc Ligny.

Ce roman avait tout pour plaire: une jeune fille peut voir les fantômes et ça n’arrange pas le moins du monde sa vie de paumée. Comme je le disais, il avait tout pour plaire, et il a réussi à bien plaire. Après ces 300 pages de jeunesses, un dernier bouquin pour la route, La Belle Rouge, second tome d’une série de Poppy Z. Brite centrée autour de la cuisine et des restaurants. La critique du premier tome n’avait pas été postée, c’est chose qui sera réparée, d’autant qu’avec une telle qualité, il serait impardonnable de ne pas vous en parler.

Au final, c’était une très bonne expérience que l’on devrait faire plus souvent. Lire un long roman en une traite permet en effet d’augmenter l’immersion ressentie. Même les meilleurs livres perdent une grande partie de leur saveur en étant lus par petite tranche, ce qui nous arrive malheureusement bien trop souvent à mon goût. Prendre le temps de faire une longue lecture, c’est permettre à un bouquin de s’exprimer complètement. Cette lecture du roman de Lev Grossman a été une très bonne expérience, et je compte bien trouver un bouquin de la même trempe pour la prochaine édition.


Aujourd’hui débute ce que la blogosphère américaine, et depuis quelque temps française, appelle le Read-A-Thon. Derrière ce nom franchement moche et désagréable à lire et entendre se cache pourtant une idée fort sympathique: appliquer l’épreuve du marathon à la lecture. Oui, c’est de là que vient ce nom si particulier, et du fait que l’idée ait d’abord germée de l’autre côté de la manche (ou océan, au choix).

Si l’on vous en parle cette année, c’est bien entendu parce que nous avons décidé d’y participer. Notre inscription s’étant faite sur un simple coup de tête, nous n’avons pas pu vous en avertir plus tôt pour vous inviter à nous suivre dans cette idée saugrenue la démarche. Mais quelle démarche d’ailleurs ? Et bien, comme vous vous en doutez, il s’agit de lire pendant plusieurs heures. Il y a le mini-RAT, une lecture de 12h d’affilée, ou et le big-RAT, 24h de suite pour les plus courageux d’entre nous. Notre emploi du temps ne nous le permettant pas, nous avons décidé d’être des petits joueurs et de nous contenter de lire de 10h à 22h en ce samedi 9 octobre 2010. Après tout, à deux, ça fait 24 heures non ? Toutes les informations sont disponibles sur le blog.

La question qui reste, c’est celle de la préparation. Faut il se préparer pour lire pendant 12 heures ? Ou l’a t’on déjà fait sans s’en apercevoir ? J’avoue que j’en doute, avec un rythme moyen d’une centaine de pages par heure, il aurait fallu que je lise un bien long bouquin d’une seule traite, et Harry Potter et l’Ordre du Phoenix doit être le plus long bouquin que j’ai lu en un coup. Même constat pour Serafina.

Les participants de l’année donnent certes quelques conseils sur le blog de l’opération, mais je reste perplexe sur certains d’entre eux. Par exemple, on peut y voir qu’il serait plus intéressant de lire en poche, parce que les pages défilent plus vite. Conseil que je trouve bizarre, puisque par expérience, c’est l’inverse chez nous. Sans parler du fait que les poches sont en général écrits en très petit, pas génial pour les yeux au bout de six heures de lecture, et je ne parle pas de ceux qui sont partis pour les 24.

Bref, à part faire attention à ne pas se fatiguer les yeux, notamment en lisant des livres brochés, je ne vois pas trop ce que je pourrais faire. Du coup, puisqu’on parle livres, qu’avons nous choisi de lire ? De mon côté, j’ai prévu de lire les bouquins que je comptais déjà lire, avec notamment Le Roi d’Ebène de Christine Cardot, Les Magiciens de Lev Grossman, à moins que je lui préfère Plaguers de Jeanne-A Debats qui serait mon premier roman de Science Fiction écrit par une femme. Et enfin, je compte finir sur le tome 9 de la Couronne des Sept Royaumes, que je n’ai pas avancé depuis un bon moment maintenant.

Pour Serafina, c’est l’inverse, puisqu’elle a décidé de lire des bouquins qui trainent dans notre librairie depuis des siècles. La Belle Rouge de Poppy Z. Brite, la suite de Vampire Kisses , celle de Merry Gentry, et peut être bien Mal-Morts de Jean-Marc Ligny. A moins qu’elle ne se laisse tenter par le Guide de Survie en Territoire Zombie de Max Brooks.

Bref, si vous en faites partie, nous vous souhaitons bonne chance, et pour les lecteurs que cela intéresse, un second mini-RAT démarre à 22h, et se termine à 10h demain, donc il n’est pas encore trop tard. Rendez vous pour cela sur le blog de l’organisation.

Edit de 16H :

Le RAT a commencé depuis 6 heures, et cela se déroule bien. dabYo a de son coté terminé le Roi d’Ebène,  et lit actuellement Les Magiciens. Pour ma part, j’ai terminé Merry Gentry, Mal-Mort et je m’appête à lire La Belle Rouge. Evidemment vous aurez des articles pour chaque.

Pour le moment, la fatigue ne se fait pas sentir, et j’avoue ne pas me rendre compte qu’il est déjà 16h !  Sur ce, je retourne lire !


Certains éditeurs de l’Imaginaire avaient jusqu’à présent encore du mal avec leur présence sur Internet, et hormis de rares exemples comme le blog de Bragelonne ou le superbe site des éditions l’Atalante, l’ensemble des sites étaient soit pas très beaux, soit peu complets, soit les deux en même temps. Les éditions Mnémos n’y échappaient pas il y a peu encore, cependant ils ont refondu leur site il y a quelques mois déjà, en mars 2010. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on peut en tirer quelques conclusions, notamment grâce aux ajouts récents de contenu de la part de l’équipe.

Editions Mnemos

La charte graphique n’est pas encore parfaite, certes, et côté interface homme-machine, il y a de nombreux points à revoir. Mais l’éditeur a visiblement décidé d’utiliser un maximum des possibilités de son gestionnaire de contenu, Joomla, afin de faire un saut vers la promotion de ses livres sur le monde numérique. Et nous ne pouvons que les inviter à le faire, tant cette présence est indispensable pour capter les nombreux lecteurs connectés, pour ne pas dire tous. Car les moyens sont désormais bien plus nombreux qu’auparavant, et surtout nul coût d’impression d’hypothétiques publicités.

C’est ainsi qu’à l’occasion de la rentrée littéraire, on peut retrouver sur le site des éditions Mnémos le prologue de neuf de leurs dernières publications en téléchargement au format PDF par exemple. Dans le lot, on retrouve notamment Chien du Heaume, que Serafina avait beaucoup aimé et qui a remporté le prix des Imaginales, mais aussi Cytheriae ou encore Les Manuscrits de Kinnereth. C’est une pratique encore très peu répandue dans le monde de l’édition, pourtant, si l’on prenait le monde de la musique en comparaison, cela fait déjà plusieurs années que les boutiques en ligne comme Amazon proposent des extraits de 20 secondes des pistes d’albums musicaux. A ma connaissance, seuls les petits éditeurs le faisaient, ainsi que les éditions l’Atalante via leur blog.

Mnemos

Les neuf livres concernés par la mise en téléchargement du premier chapitre

Mais, chose plus rare, et pour le moment uniquement réservé à l’un des nouveaux auteurs de l’éditeur, Sam Nell, la disposition du prologue sous forme d’audiobook à écouter en streaming. Je dois avouer que c’est ce qui m’a le plus surpris lorsque je l’ai découvert par hasard, car si je ne suis pas du tout convaincu par la lecture de roman sur ordinateur, je le suis bien plus par l’écoute. On a donc droit au premier chapitre du Chevaucheur de Tempètes lu par son auteur. Certains auront du mal avec la voix, mais j’ai tout de même trouvé l’expérience intéressante. Pour continuer sur ce roman, l’auteur a même sélectionné quelques pistes sur Deezer, à écouter pendant la lecture du prologue cité au dessus.

C’est une pratique que j’ai pu voir de temps à autre lors de mes lectures, certains auteurs nous encourageant à écouter tel ou tel morceau pendant notre lecture. Malheureusement, il était jusqu’à présent rare de pouvoir les écouter faute de les posséder. Avec des services comme Deezer, j’espère que la pratique se transformera, nous invitant non pas à chercher les l’abums, mais nous fournissant comme ici une playlist à lancer en streaming. Ce serait pour moi une valeur ajoutée intéressante.

L’autre nouveauté fort appréciable, c’est l’apparition de profils des différents auteurs personnalisés par eux même. Là encore, je suis tombé au hasard de ma navigation sur celui de Frédéric Delmeulle, qui m’a fait sourire, et qui donne envie d’en savoir plus. Celui de Justine Niogret ou encore Maïa Mazaurette valent aussi le détour.

Ces efforts de la part de l’éditeur sont donc à signaler, et on peut dire que la nouvelle version du site est bien plus intéressante. La présence sur internet semble toujours être en apprentissage ceci dit. Les outils numériques sont difficiles à maîtriser, et si l’on souhaite les faciliter, il faut alors avoir d’importants moyens financiers, et je doute que ce soit là dans les priorités du monde de l’édition. Si le pseudo expert que je suis trouve que tout cela reste encore un peu brouillon, que ce soit chez Mnémos ou chez les éditions l’Atalante par exemple, je ne peux que les inviter à continuer. D’autant que même les gros du secteur, comme J’ai Lu, n’échappent pas au problème.

En dehors d’internet, Mnémos est toujours aussi actif, notamment au niveau des dédicaces, et vous pourrez d’ailleurs retrouver leurs trois nouvelles plumes de l’année, ainsi que l’équipe au complet, lors d’une soirée vendredi 24 octobre à Paris au bar La Bodega. Avis aux parisiens amateurs.


Le Bucher du Roi, Trone de Fer Tome 13, de George R.R. MartinEdit du 27/03/2012 Retrouvez notre chronique du Bûcher d’un Roi, Trône de Fer Tome 13 !

Edit du 14/03/2012 Ça y est, le Tome 13 du Trône de Fer vient de sortir en librairie. Le Bûcher d’un Roi est disponible dans toutes les bonnes librairies, aux éditions Pygmalion et avec la traduction de Patrick Marcel. Vous retrouverez notre chronique très bientôt !

Edit du 02/01/2012 Le Tome 13 du Trône de Fer a désormais un titre: Le Bûcher d’un Roi. Édité par Pygmalion, la traduction devrait arriver chez les libraires le 17 Mars 2012 !

Edit du 05/05/2011 A Dance with Dragons est officiellement prévu pour 12 juillet 2011 outre Atlantique, il devrait faire 1000 pages.

Il y a plus d’un an, je faisais ici la chronique d’Un Festin pour les Corbeaux, le douzième tome du Trône de Fer. Et depuis plus rien, et pour cause puisque la suite de la superbe saga de George R.R. Martin n’a toujours pas été écrite. Vous êtes nombreux à venir sur if is Dead via Google en cherchant la date de sortie du Tome 13 du Trône de Fer, et il faut dire qu’il n’y a aucune réponse claire à cette question.

Le Trône de Fer

Si l’on va regarder sur ce que l’on pourrait considérer comme la plus grande librairie du monde, Amazon.com, on peut constater que le cinquième tome de A Song of Ice and Fire est prévu pour Avril 2008. Oui, cinquième tome puisque en France les tomes de la version originale ont été séparé en plusieurs. Avril 2008, c’était la date initialement prévue pour la sortie de A Dance with Dragons par Georges R.R. Martin, et depuis l’article n’a jamais été modifié. Et pour cause, le livre n’est toujours pas terminé. L’éditeur se tourne tellement les pouces, que la couverture est déjà prête, d’ailleurs.

Ceci dit, l’auteur tiens un blog, où il en parle de temps à autre et y donne l’état de l’avancée de son écriture, vous pouvez retrouver son avancée du bouquin grâce à un tag qu’il a mis sur ses articles, ici. Il faut tout de même dire que les news ne sont pas toutes rassurantes, et plutôt peu fréquentes. Bien que prévu pour 2008, le tome est loin d’être terminé et l’auteur avance par à-coup. Comme il l’explique, c’est avant tout parce que les intrigues sont difficiles à démêler et que la complexité de la chronologie rend l’écriture très difficile.

Le Trône de Fer Tome 13

L'une des couvertures américaines pressenties pour la sortie de A Dance with Dragons

Du coup, le 8 février 2010, George R.R. Martin annonçait avoir quasiment finalisé 1205 pages de ce nouveau tome du Trône de Fer. C’est déjà plus que le plus long titre de la série, mais on est encore loin de la fin d’après lui. Pour avoir une idée, le 15 février il en était à 1261 pages… Et trois mois plus tard, à 1311 pages, sans que ce soit terminé pour autant. La sortie de la suite en version originale n’est donc, malheureusement, pas pour demain.

Mais à cela il faut aussi rajouter le temps de traduction pour voir arriver le Tome 13 du Trône de Fer en France. Car une fois que le bouquin sera sortie en langue anglaise, si vous n’êtes pas à l’aise avec la langue de Shakespeare, il vous faudra attendre la traduction en français de Jean Sola pour Pygmalion. En effet, pour une meilleure cohérence, il est évident que c’est le même traducteur qui sera à l’œuvre, et qui d’ailleurs, traduit le Trône de Fer depuis le tout début.

Si l’on se réfère aux éléments déjà à notre disposition, c’est à dire avant la sortie de A Feast for Crows aux États-Unis, on peut voir une pause similaire dans la publication française, et pour cause puisque tous les tomes anglais avaient déjà été publiés.

Par la suite, il a fallu attendre sept mois avant que la version traduite n’arrive en librairie française, puis encore un an pour l’arrivée du format poche aux éditions J’ai Lu. Il est très probables que les mêmes délais soient nécessaires pour ce cinquième tome. Autant dire que vous n’êtes malheureusement pas prêts de mettre les mains sur le tome 13 du Trône de Fer.

Et moi non plus, malheureusement.


Festival des Imaginales 2010

Les Imaginales 2010 se dérouleront du 27 au 30 Mai 2010 à Epinal

Il est rare que nous parlions actualité littéraire par ici, et encore plus rare que nous parlions de prix littéraires. Et pour cause, la plupart du temps soit nous n’avons pas lu les titres en question, soit nous les avons trouvés plutôt moyens. Mais bon, les goûts sont dans la nature. Et en parlant de nature, il arrive parfois que les jurys tombent au hasard, entre une clairière et une rivière, sur les titres que nous avons aimé.

Les lauréats de l’édition 2010 du Prix des Imaginales, qui sera décerné au festival du même nom, dans la ville d’Épinal samedi 29 mai viennent tout juste d’être dévoilés. Dans la liste des auteurs nominés, nous n’en connaissions pas beaucoup: Justine Niogret et son Chien du Heaume, aux éditions Mnémos et lu par Serafina. Puis Soeur des Cygnes de Juliet Marillier aux éditions L’Atalante, et enfin, Javer Negrete et son excellent Alexandre le Grand et les Aigles de Rome, lu par moi même. Autant dire que cette fois ci nous étions plutôt confiants dans nos capacités à avoir lu un livre d’un prix, avant même que celui ci soit décerné. Génial non ? Ça nous permet par la même d’éviter le bandeau a reçu le prix des Imaginales 2010.

Et il faut dire que la bonne nouvelle, c’est que Justine Niogret est donc la lauréate du prix du roman francophone, tandis que Juliet Marillier, par l’intermédiaire de sa traductrice Hélène Bury, obtient celui du roman étranger.

Pour les autres catégories, vous pouvez retrouver l’ensemble des lauréats et des nominés sur le site des Imaginales 2010. A noter cependant qu’on retrouve Alain Brion au prix de l’illustration pour sa couverture de la série Elantris aux éditions Orbit. Je ne sais pas quels sont les critères pour faire la liste des nominés, mais j’avoue être surpris du choix car, si la couverture est certes de qualité, je ne trouve pas qu’elle soit au dessus d’autres.

Chien du Heaume de Justine Niogret Soeur des Cygne de Juliet Marillier Elantris Chute de Alain Brion

De même, si il est certain que Juliet Marillier mérite son prix, ici nous préférons tout de même l’œuvre de Javer Negrete qui est une œuvre que nous jugeons plus prenante et achevée. Enfin, nous ne faisons pas parti de ce jury, et nos prix, nous les avons déjà décernés.

Et vous, quel poids accordez vous aux prix littéraire ? Achetez vous vos livres en fonction des résultats ? Quel est leur poids par rapport à une simple critique de blog ?


Le livre préféré de Bella et Edward

dabYo dans Actualités, Livres le 11 août 2009, avec 18 commentaires
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Nous on adore aller dans les boutiques pour regarder les rayons librairie. Que ce soit des vrais libraires, des bouquinistes, ou les Fnac et autres Virgin. Bien entendu, à chaque fois les étalages sont quasiment identiques, mais qu’à cela ne tienne: on regarde quand même. Parfois, notre oeil est attiré par un livre que nous n’avions pas vu jusqu’alors. C’est ainsi que l’on a découvert qu’une série française de Steampunk, d’après la couverture du moins, était actuellement éditée chez Memnos. Malheureusement, il n’y avait pas le premier tome et j’ai oublié le nom de la série.

Librairie Virgin Megastore

Il arrive donc qu’on y fasse de charmante découvertes. Et comme partout dans le domaine du mercantile, tout le monde est là pour se faire remarquer. Je l’ai déjà dit, mais j’aime beaucoup observer ce que font les éditeurs pour attirer notre oeil, notamment grâce à de jolies couvertures. Mais il existe d’autres moyens, comme le bandereau rouge par exemple, avec Tout est sous contrôle, ou bien la pastille autocollante avec Ce Cher Dexter.

Mais bon, de là à en faire un article hein ? C’est forcement qu’il y a anguille sous roche, surtout vu le titre de l’article. Mais bon, il y a autre chose dont je veux vous parler avant de terminer cet article: Les Hauts de Hurlevent. Ce livre m’avait beaucoup plu lorsque je l’ai lu, comme je vous l’avais confié dans ma critique de l’oeuvre d’Emily Brontë. C’est donc avec joie que je le vois de temps à autre dans les rayons. Jusqu’à aujourd’hui.

Le livre préféré de Bella et Edward

Déjà que le livre était cité à plusieurs reprises dans Fascination, là, elle a dû carrément se retourner dans sa tombe. Paix à son âme.


Dark Mag, le magazine Bit-Lit, est lancé

Serafina dans Actualités, Livres le 24 juillet 2009, avec 13 commentaires
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A vrai dire, des magazines avec Edward de Twilight en couverture, il y en a des masses. Quand je regarde les rayonnages pour y chercher Rock Hard, c’est pas cela qui manque. Mais là, il y a Dark Mag. Alors oui il y a Edward dessus. Et même Jacob Black ! Jusque là rien de bien spectaculaire n’est ce pas? Jusqu’à ce que je lise un peu les  gros titres. Exclusif : le premier chapitre de Anita Blake 10. Oh oh ? Et oui. Dark Mag est le premier magazine sur… la Bit-Lit ! Ce qui fait que vous trouverez dedans des articles sur Anita Blake, une interview de Patricia Briggs, et même un poster de Mercy Thompson (il s’agit de l’illustration du premier tome, l’Appel de la Lune).

Dark Mag, Magazine Bit-Lit #1

Un magasine sur la Bit-Lit, pourquoi pas. Il y’a de très bonnes œuvres (Anita, Mercy) parmi de très mauvaises (Fascination, Witchling). Mais bon, on ne peut pas apprécier tout un genre non plus. C’est aussi l’occasion de faire découvrir aux fans de Twilight que le genre est loin de se limiter aux amourettes des Cullens. L’idée est donc bonne et certains des titres m’intéresseraient même. De plus, comme le magazine Khimaira s’est transformé en webzine, il n’y a plus grand chose à se mettre sous la dent côté kiosque.

Khimaira Magazine Non ce qui me dérange c’est qu’ils mélangent un peu tout. Non content de se limiter aux livres ils s’intéressent aussi au cinéma. Ce point là, ok, vu que les adaptations fleurissent, avec True Blood par exemple basé sur la saga de Charlaine Harris qui sera bientôt rééditée.  Le problème c’est qu’il y a aussi des articles musicaux.

Alors devinez quoi ? Marylin Manson et Paramore en couverture ! Super.  Je me demande réellement la raison de ce choix. Est ce qu’ils pensent que Manson peut ramener du peuple? Est ce que le public de la Bit-Lit serait un public qui apprécierait Manson ? Ceci dit, dans les deux cas, je n’apprécie pas. Ce n’est pas que je n’apprécie pas ce groupe (enfin, si, mais c’est pas pour ça), mais plutôt parce que Manson, qu’on le veuille ou non, est associé à un stéréotype. Du genre pseudo rebelz du lycée, j’ai l’impression d’être face un Rock One quoi.

Cette impression est renforcée par la maquette de couverture, qui est totalement typé magazine pour jeunette. On est loin de la couverture d’un Khimaira par exemple. Bon, d’un autre côté, ce magazine n’ayant pas réussi à trouver son public, on peut réellement penser que Dark Mag en vise un tout autre. Il suffit de comparer sa couverture à un magazine habituel chez les gamines fanatiques jeunes adolescentes pour voir la différence. Ici One spécial… Twilight !

One Magazine Twilight C’est dommage car à part cela le magazine m’intéresserait. Cependant les choix musicaux me donnent l’impression qu’il s’agit d’un magasine dédié plutôt aux adolescentes, ce qui n’est pas trop trop mon genre ni mon age. Et puis le titre, « dark mag« , c’est pas ultra classe non plus. J’ai l’impression qu’il range les fans de Bit-Lit dans une case, et je ne m’y retrouve pas.

Sachez cependant que c’est le premier numéro, que c’est un trimestriel, et qu’il coute 3.90€ ce qui est tout à fait raisonnable. Je pense quand même acheter le premier opus, histoire de voir.  Car malgré le fait que je ne me retrouve pas trop dans le public cible, j’aime la Bit-Lit et je trouve l’initiative intéressante, et il serait bète de la laisser passer sur des préjugés fondés sur une couverture plus que douteuse.

Tant pis si je dois acheter un magasine avec Edward en couverture, la loose quand même.

Et vous ? Irez vous faire un tour chez votre marchand de journaux ?


Anneau dans Le Seigneur des Anneaux

Quand on fini pour la première fois le Seigneur des Anneaux, s’il est une chose qu’il est difficile d’admettre, c’est que ce soit fini. Nous ne verrons plus les petits hobbits, nous ne saurons jamais ce qu’est advenu d’Aragorn et Arwen, ni de Gimli et Legolas. C’est fini, et on sait que Tolkien n’est plus de ce monde, et qu’il est par conséquent très difficile de l’imaginer faire une suite pour les fanboys que nous sommes. C’est alors qu’on découvre que Folio Junior (je n’ai jamais touché aux éditions Pocket) a eu la bonne idée de rajouter une dernière petite partie à notre troisième tome, une partie sobrement appelée Appendices.

Attention à vous lecteurs, cet article, à cause de l’étendue des publications qui ont été faites par Christopher Tolkien, contient des erreurs. Il est donc à prendre avec des pincettes, en tant qu’article purement subjectif d’un fan du Seigneur des Anneaux banal, qui n’a aucune prétention, et qui est tout sauf un expert. Lire les commentaires, bien que rebutants, est la meilleure des choses à faire pour que vous n’ayez pas une idée faussée des choses.

La Terre du Milieu ne tourne pas autour du Seigneur des Anneaux

On commence alors rapidement à les feuilletter… Et c’est ainsi que petit à petit, on se met à entrevoir  que le Seigneur des Anneaux n’est peut être qu’une petite partie de l’imaginaire de Tolkien. Certes, on savait qu’il existait un autre livre connu, Bilbo le Hobbit, mais ces très courtes appendices nous en apprennent déjà beaucoup. On y parle d’âges, de lignées, on remonte très haut dans le passé, pour descendre très loin dans le futur. Ces appendices sont ils là uniquement dans le but de piquer notre curiosité ? Le tout pour nous faire découvrir la Terre du Milieu autrement que par le Seigneur des Anneaux ? Je ne sais pas, mais c’est ce qui s’est passé avec moi, et ce qui a dû se passer avec bon nombre d’autres jeunes lecteurs.

On échoue tant bien que mal dans les rayons d’une librairie, voir si il y a d’autres livres estampillés Tolkien, et si l’on pourra étancher cette curiosité. On ne trouve rien côté jeunesse, et on comprend pourquoi. Le Seigneur des Anneaux a-t-il réellement sa place rayon jeunesse ? Le style qu’y utilise l’auteur est bien loin de celui de Bilbo, bien plus difficile à lire, et bien plus rebutant. C’est ainsi que doucement, le jeune garçon que j’étais bascule dans le rayon adulte, et qu’il découvre le Saint Graal : presque une dizaine de livres marqués par le nom Tolkien, tous sur la Terre du Milieu.

Mais par lequel commencer ? Ma foi, moi j’ai débuté avec le Silmarillion.
(suite…)


Ca y est. Les éditeurs ont enfin compris que les couvertures étaient importantes pour vendre des livres de Fantasy. Forcément, quand on voit qu’une maison d’édition comme Bragelonne, qui est arrivée il y a moins de 10 ans et qui ne possède réellement aucun des vrais classiques du genre Science Fiction / Fantasy, arrive peu à peu à prendre totalement d’assault les rayons des libraires, on se dit qu’il y a quelque chose derrière tout ça. Des bons livres ? Ma foi peut être… Hey, mais si c’était aussi leurs jolies couvertures ?

Couverture des chants de la Walkyrie d'Edouard Brasey

Couverture typique de l'éditeur qui ne sait pas mettre en valeur ses livres: une jolie illustration sans aucun contraste, sur lequel on met un gros bandeau blanc moche avec un titre qui utilise une police moche et une couleur moche. Bref, ça n'attirera jamais votre oeil.

Si J’ai Lu, Pocket ou même parfois Le Livre de Poche l’ont enfin compris et proposent de jolies couvertures, les éditions Pygmalion et Belfort, qui publient de la SF/Fantasy en grande édition et qui sont donc en confrontation directe avec Bragelonne viennent tout juste de le faire. Les éditions Belfort, avec notamment La Malédiction de l’Anneau a commencé un réel travail derrière le lancement de sa série. Ils ont par exemple fait l’effort de créer un site internet entièrement réservé à la série, mais ont aussi participé à l’opération Masse Critique de Babelio, ce qui m’a permis non seulement de faire la critique des Chants de la Walkyrie, mais de repérer la sortie du deuxième tome dans les librairies: Le Someil du Dragon.

Non, je ne compte pas l’acheter, d’abord parce que j’ai d’autres livres à lire, mais surtout parce que je suis choqué des pratiques des éditions Belfort, qui ont enfin compris le business-model de Bragelonne:

Couverture du Sommeil du Dragon d'Edouard Brasey

Ah bah oui, mais pour le tome 2, on s'est rendu compte que le bandeau c'était moche, qu'il fallait peut être mettre du contraste, que la police était moche et que le rose fushia c'était pas terrible.

Ok, et là on va diviser le public de lecteurs en deux catégories. Ceux qui n’ont rien à foutre de la couverture et les maniaques comme moi.

Nouvelle couverture des Chants de la WalkyrieSauf que moi, je fais parti des maniaques, et si j’avais acheté le premier tome au prix fort de 20€ il y a moins de 6 mois, un livre neuf qui vient tout juste d’être publié, j’exigerai au moins qu’il y ait une continuité dans les éditions. Je veux bien que le packaging change entre le Trône de Fer 1 et le 12, mais y a quand même des limites. Rien que pour ça je n’achèterai pas le deuxième tome, et toc.

Bref, le plus marrant dans l’affaire, c’est que si vous voulez acheter aujourd’hui les Chants de la Walkyrie, vous aurez l’ancienne édition avec dessus une jaquette en papier qui représente la future édition… qui ne doit pas encore être imprimé. Je n’ai malheureusement pas pu vous trouver l’image sur internet hormis cette petite miniature à droite.

Bref, à la prochaine pour Bragelonne Contre Attaque.