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Le Bal des Schizos de Philip K. Dick

dabYo dans Critiques, Livres le 31 août 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je ne suis pas un gros lecteur de Philip K. Dick, je n’ai lu de ce grand homme qu’un seul bouquin, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques, du coup, je ne devrais pas avoir de gros préjugés avant d’en commencer un. Mais c’est sans compter les avis de Seraf’ qui a lu des livres géniaux -et lucides- écrits par l’auteur comme L’oeil dans le ciel, mais d’autres bien plus triptyques tels Le Maître de Haut Château. Il semblerait que la paranoïa du monsieur ait eu quelques impacts sur la logique de ses pensées et que cela se ressente dans ses écrits. Du coup, quand un de ses bouquins contient le mot schizophrène dans son titre, on est en droit de redouter le pire. Au moins étais-je prévenu avec Le Bal des Schizos. Synopsis.

Le Bal des Schizos de K Dick

Dans une petite ville des États-Unis d’Amérique, Louis Rosen et son associé Maury Rock commercialisent des orgues électroniques qui sont fabriqués et assemblés dans la petite usine de son père et son frère. Malheureusement, il faut bien avouer que bien que de qualité, les ventes d’orgues ne sont pas franchement florissantes et leurs combines loufoques pour les écouler ne suffiront bientôt plus. Mais son associé a préparé un plan en cachette avec sa fille, tout juste sortie de l’hôpital psychiatrique: rejouer la guerre de Sécession chaque année. Car tous les américains sont passionnés par la guerre de Sécession et ne pensent qu’à ça, c’est bien connu…

Nous suivons tout au long de notre histoire Louis Rosen dans une narration qui frôle très souvent la schizophrénie. S’adressant tantôt au lecteur, tantôt à lui même, tantôt aux autres protagonistes, le héros est un homme d’âge mur presque pommé et dont la santé mentale est sur la brèche tout au long de la lecture. Sauf que ce n’est pas le seul dans le monde que va nous dépeindre Philip K. Dick.

Nous allons découvrir des États-Unis d’Amérique qui m’ont semblé hors temps et complètement loufoques. Sans entrer vraiment dans les détails, il semble y avoir eu des avancés technologiques, des essais nucléaires et un tas d’autres choses que l’auteur n’explique pas mais qui ont conduit à une situation assez déstabilisante: près de 10% des ressortissants du pays finissent par être internés pour une période plus ou moins longue dans un hôpital psychiatrique. Rien d’étonnant donc à ce que notre narrateur soit complètement barré et nous emporte avec lui.

Si on pouvait au début imaginer que la petite entreprise de Rosen et ses difficultés de ventes seraient la base de l’intrigue, on fini par se rendre compte qu’il n’y a pas de réelle intrigue. Les choses se passent les unes après les autres, à la suite des péripéties loufoques que provoque la fille de son associé. Tout va en effet tourner autour de la création d’automate autonome, des « simulacres » qui vivent comme des humains mais ne sont que fait de boulons. Et quoi de mieux que prendre les héros de la guerre de Récession pour montrer leur réalisme ?

Le Bal des Schizos de K DickLà dessus Philip K. Dick va partir de dialogues délirants en dialogues délirants, avec souvent des réactions de personnages complètement improbables. Une sorte de road trip vers la schizophrénie où chacun a des réactions de plus en plus loufoques et où les situations font dans le portnawak total. On comprend à moitié, ou plutôt, on pense comprendre quelque chose sans savoir si il y a vraiment quelque chose à comprendre. Peut être est-ce trop philosophique pour moi tout simplement.

Alors que dire du Bal des Schizos de Philip K. Dick ? Eh bien… C’est difficile à résumer. Ce livre est loufoque, un grand nawak que je ne saurai juger. Ni si j’ai aimé. Ni si j’ai détesté. Il se lit assez rapidement tout en étant très fatiguant pour le cerveau. Suivre ces délires est finalement assez difficile. Vous n’êtes du coup pas bien aider. Mais bon, avec son titre, on pourra dire que c’est comme le Port Salut: c’est écrit dessus.


Et vous, votre avis ?

Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigulpi

dabYo dans Critiques, Livres le 27 août 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Après un succès critique La Fille Automate au rayon adulte, enfin sauf chez nous, Paolo Bacigalupi a sorti en 2010 un second roman mais au rayon jeunesse cette fois. Ferrailleurs des Mers est un roman qu’on pourrait qualifier de Young Adult tout juste publié en poche par les éditions J’ai Lu, au rayon adulte par contre. Il faut dire qu’on est là vraiment à la frontière des deux mondes. Synopsis.

Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi

Nailer fait partie d’une équipe de Légers, des gamins qui entrent dans les coques des vieux bateaux échoués sur la plage pour en extraire tout ce qui peut être sauvé, notamment les câbles de cuivre et autres métaux précieux. Léger car il faut être assez fin pour se faufiler dans les décombres sans rester coincé, et futé pour ne pas s’y perdre et mourir de faim sans trouver la sortie car seule la peinture luminescente sera là pour le guider vers l’extérieur.

Nous sommes fin XXIème siècle, la civilisation humaine s’est faite avoir par les dérèglements climatiques et la fin des ressources naturelles, les vieux pétroliers se sont échoués et il n’y a plus que les crève-la-faim pour aller dedans, récupérer les câbles et métaux qui peuvent encore être recyclés, pour espérer avoir de quoi manger le soir pour survivre.

Nailer en fait partie et nous allons suivre sa misérable vie, le suivant alors qu’il la risque chaque jour pour gagner de quoi manger. Avec quelques 14 ans, on va apprendre à le connaître et à découvrir ce que cela peut être de grandir et vivre dans un tel monde. En écrivant cette phrase, je ne peux que m’interroger sur les gamins de part le monde qui vivent exactement la même chose et m’apercevoir que futur ou non, apocalypse écologique ou non, Ferrailleurs des Mers est depuis longtemps un roman d’actualité. Mais laissons tout de même ces quelques considérations pour nous pencher sur notre livre.

Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi

Avec le héros nous allons découvrir plusieurs personnages forts en couleurs et vraiment attachants. Il y a quelque chose dans l’écriture de Paolo Bacigalupi qui fait qu’on s’attache tout de suite aux personnages, qu’on en craint d’autres, que le tout est vivant. L’univers de Nailer prend vie tout autour de nous, et il est clairement effrayant. Le sentiment de danger permanent est vraiment bien réalisé et on a l’impression constante que tout peut arriver à tout moment, le meilleur comme le pire.

Le scénario est assez épique, il va aller de péripétie en péripétie et n’est pas sans me rappeler la série La Quête d’Espérance de Johan Heliot. Alors bien sûr, on pourrait dire qu’il est un peu trop simpliste, et je suppose que c’est bien là l’aspect le plus « Jeunesse » du roman, mais ça ne m’a pas trop choqué pour autant. Cela nous offre un roman bien rythmé où les coups du sort sont plutôt bien amenés, ne faisant jamais cheveux sur la soupe: un très bon point. Le tout a un petit côté optimiste et fleur bleu qui ne m’a pas déplu.

Ferrailleurs des Mers de Paolo BacigalupiL’univers de Ferrailleurs des Mers est vraiment bien retranscrit et passionnant. Ce côté quasi post-Apocalyptique où les grandes villes ont sombré et une partie de la civilisation avec est très bien retranscrit. On s’y croirait, ça fait vraiment froid dans le dos. Le tout est accompagné d’une écriture vraiment au poil et sans faute de traduction.

Bref, vous l’aurez compris, Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi m’a complètement convaincu et j’ai eu la chance de pouvoir le lire en un peu moins de 24 heures. J’y ai passé un très bon moment pendant lequel j’avais vraiment du mal à décrocher de ma lecture. Sans doute la preuve d’un très bon roman.


C’est lundi, que lisez vous ? #144

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 26 août 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiJe lis en ce moment deux romans qui n’ont strictement rien à voir. 22-11-63 de Stephen King tout d’abord, qui m’a été chaudement conseillé par Serafina et dont vous pouvez lire la chronique. J’en suis qu’à une cinquantaine de pages mais j’aime beaucoup, la narration, l’ambiance, le mystère. Bref, c’est du très bon.

Ensuite, je suis sur une lecture d’un auteur français aux éditions Mnémos, Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. On est dans une sorte de dystopie de Fantasy qui me fait penser à Frankia, mais dont la qualité sera meilleure j’espère. Pour l’instant je suis relativement perplexe car je n’aime pas du tout la narration. Le genre du personnage sûr de lui ne me fait pas l’impression d’un personnage charismatique, mais plutôt d’un personnage très chiant. Avoir.

Serafina

Go To Hell de Oxanna HopeJ’ai terminé Neachronical de Jean Vigne. Cela ne m’a que moyennement convaincu et beaucoup de questions restent en suspens à l’issue. J’ai ensuite commencé Go To Hell de Oxanna Hope qui vient de sortir aux éditions J’ai Lu après avoir été édité aux éditions Nergal. On est dans une sorte de YA mélangé à de la paranormal romance… Le style n’est pas spécialement mirobolant et l’auteur persiste à dire que l’héroïne porte des « docks » aux pieds ce qui m’arrache un peu les yeux. Comme en bonus je ne vois pas bien où l’histoire veut aller et que j’en suis aux deux tiers, je crois sans m’avancer que cela ne sera clairement pas la lecture de l’année, ni même du mois.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Confrérie de l’Invisible de Richard Taleman est le premier tome de David Cream, une série que je qualifierai d’Urban Fantastique qui vient d’arriver en mi-format aux éditions J’ai Lu. Malgré ses sonorités anglaises, Richard Taleman est un pseudonyme d’un auteur bien français, qui officie d’habitude dans le genre Thriller. Alors, a-t’il réussi sa reconversion ? Synopsis.

La Confrerie de Linvisible de Richard Taleman

David est un jeune étudiant qui s’apprête à rentrer à l’université de Californie dans une section bien particulière et dont peu connaissent l’existence: l’aile de Parapsychologie. Et pour cause, l’université est réputée pour ses scientifiques, alors y voir un aile qui accepterait et baserait le contenu de ses enseignements sur l’existence de phénomènes surnaturels et inexplicables ? Surement pas. C’est pourtant une promotion d’une cinquantaine d’élèves qui rejoint la filière cette année et dont les membres, comme David, ont bel et bien des pouvoirs paranormaux…

Vous l’aurez compris, La Confrérie de l’Invisible va donc nous introduire dans cette drôle d’école où certains peuvent échanger avec les Poltergeists, d’autres sentir le métal et enfin, certains se désincorporer. Suivre un groupe qui entre dans une école loufoque, c’est un genre que l’on retrouve vraiment fréquemment dans l’Imaginaire et que j’ai lu et relu de nombreuses fois. Franchement, ça peut donner quelque chose d’intéressant comme être totalement chiant. Les Magiciens par exemple, bien que ce soit un de mes livres préférés, est relativement raté quant à l’ambiance de son école. Harry Potter arrivera à faire rêver tout un chacun.

La Confrérie de L’invisible se situe malheureusement plutôt dans le bas du panier. Les cours ne sont franchement pas intéressants et les péripéties que l’on y entrevoit sont assez plates. En fait, c’est un peu stéréotypé et il n’y a jamais de réelle surprise. Peut être qu’il manque justement des moments où il ne se passe strictement rien d’autre que le cours pour corriger cela, je ne sais pas.

A côté de ça, l’autre point assez négatif est sans doute le côté plat de la plupart des personnages. Un gosse de riche, une bonasse pas trop sûre d’elle, et une personne handicapée stéréotypée. Je ne sais pas si stéréotype est le bon terme, mais l’auteur n’arrive pas à nous intéresser aux personnages, ce qui rend la lecture assez inintéressante de ce point de vue là. Notre héros David étant lui même complètement plat et inintéressant.

La Confrerie de Linvisible de Richard TalemanIl y aura donc de nombreuses lenteurs dans ce tome d’introduction qui est un peu trop long et lent. C’est assez bien écrit et on a pas de mal à suivre tout, mais il n’y a réellement que les cinquante dernières pages qui arrivent à donner un petit coup de boost à notre histoire. Pas de quoi casser des briques pour autant, mais suffisamment pour regretter que cela s’arrête.

La Confrérie de l’Invisible est donc un premier tome assez plat qui n’aura pas réussi à me marquer. C’est dommage car il y avait de bonnes idées derrières et on sent un certain potentiel avec ces quatre gamins qui peuvent faire beaucoup de choses. Le roman de Richard Taleman me laisse avec un sentiment de vide et d’inachevé, dommage.


Pour une raison obscure, on m’a offert pour mes 28 ans deux bouquins traitant du club des 27. C’est donc comme ça que je me suis retrouvé en possession de Le club des 27 ou la Malédiction du Rock’N’Roll de Alain-Guy Aknin et Stéphane Loisy. Je me suis dit pourquoi pas, le thème pourrait être intéressant et la couverture est plutôt pas mal avec son 27 glacé en surimpression. Malheureusement, j’ai déchanté plutôt vite.

le club des 27 ou la malediction du rock n roll

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est le club des 27, c’est une sorte de mythologie du rock. C’est en effet un regroupement d’artistes rock et blues dont le destin s’est arrêté de manière tragique l’année de leurs 27 ans. Du coup y’en a quelques uns dont des bien connus comme Kurt Cobain et Jim Morrison. Par contre il n’y avait pas l’air d’y en avoir assez vu que l’auteur a fait du remplissages avec des artistes pop, d’autres genres plus exotiques et même des rappeurs. On en vient au gros point noir du bouquin, l’indigence de son contenu.

Hormis les très connus, la plupart des artistes n’ont droit qu’à une très minimaliste biographie. La plupart devront se contenter de 2-3 pages pendant lesquelles ont se fait balancer des faits, des dates, des albums, des chansons avec un manque cruel de contexte. Vous savez qui c’est Rodrigo Bueno ? Et bien à part son style musical et la manière dont il est mort vous n’en apprendrez pas grand chose de plus dans cet ouvrage. Du coup quel est l’intérêt de le placer dans le livre si ce n’est à des fins de remplissages. Et il est loin d’être le seul dans ce cas. Pour résumer, on apprend où il sont né, quel genre de musique ils font et avec quel groupe, leur gros hit et enfin la manière dont ils sont mort, on aurait aimé un peu plus de contenu.
le club des 27 ou la malediction du rock n rollHeureusement on sent l’auteur un peu plus impliqué sur les gros noms. Jim Morrison, Amy Winehouse, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain et Brian Jones, ceux de la couverture quoi, semblent être ceux qui s’en tirent le mieux. Mais du coup vu que ce sont les plus connus, l’amateur n’apprendra pas grand chose de nouveau. Ces parties n’en reste pas moins intéressante et pourvu de détails.

Un des trucs qui m’a un peu saoulé : Comment peut on parler de Robert Johnson sans faire ne serait-ce que mention de la légende de sa rencontre avec le diable à un carrefour ? C’était un artiste relativement majeur du siècle dernier et il n’a droit qu’à une petite partie. C’est vrai que ce n’était pas possible de faire une vraie biographie par artiste mais on en apprend trop peu. Surtout que le style de l’auteur très concis n’aide pas vraiment à ne pas sentir un certain coté mécanique dans la construction des chapitres.

Cette édition est catastrophique. Je n’ai jamais vu autant de typos dans un document qui est censé être édité par des professionnels et puis pas que des petits bouts de rien, par exemple un 9 qui se transforme en 6 dans une date. Du coup je ne félicite pas les éditions Didier Carpentier surtout quand on trouve le bouquin à 15€. Je ne conseille absolument pas ce livre.


C’est lundi, que lisez vous ? #143

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 11 août 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bal des Schizos de K DickJ’ai d’abord terminé La confrérie de l’invisible de Richard Taleman, et je n’en garde malheureusement pas un grand souvenir. La fin est intéressante et a de très bons éléments mis en avant, mais avoir attendu aussi longtemps pour les voir… Je ne sais pas si je tiendrais pendant le deuxième tome.

J’ai ensuite continué et quasiment terminé Le Bal des Schizos de Philip K. Dick. Le livre a vraiment un aspect bizarre dans sa narration. Nous suivons un personnage qui n’est clairement pas tout seul dans sa tête et ça fait vraiment bizarre. Enfin, le truc, c’est qu’on ne sait pas vraiment s’il est ou non tout seul.

Serafina

Neachronical de Jean VigneJ’ai donc terminé Hors de Portée de Georgia Caldera, que j’ai depuis chroniqué. Je vous renvoie donc à la chro pour mon avis. J’ai ensuite commencé Neachronical de Jean Vigne sorti aux éditions du Chat Noir. Le pitch est très sympa : une nana se réveille après une fugue et se rend compte que 5 ans se sont passés… 5 ans dont elle n’a aucun souvenir, et qui, il semblerait, n’ont pas été sans conséquences. Le style est sympa, mais j’ai du mal avec les ficelles parfois trop grosses de l’intrigue, et le coté je sauve mon personnage in-extremis du viol à peu près toutes les 30 pages. Pas méga crédible. J’attends de vois, j’en suis aux deux tiers.

Dans la rubrique manga, j’ai lu le premier tome de All You Need is Kill, une adaptation en manga du roman de Hiroshi Sakurazaka et Yoshitoshi Abe, illustré par Takeshi Obata. Le dessinateur étant une raison suffisante pour que je le lise. Ça sent le Pacific Rim, mais plutôt sympa, avec un bon pitch. Le manga fait que deux tomes, du coup, je recommande.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Hors de Portée de Georgia Caldera

Serafina dans Critiques, Livres le 4 août 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Hors de Portée est une romance contemporaine parue au début de l’été. Oui, vous avez bien lu, de la Romance Contemporaine. Non, Malicia ne m’a pas menacée de me faire regarder les versions longues de Twilight, j’y suis allée de mon plein gré. J’ai aimé Les Larmes Rouges de Georgia Caldera, je me suis donc dit que si une personne pouvait me faire aimer la romance, c’était elle. Synopsis ?

Hors de Portee de Georgia Caldera

Scarlett est récemment revenue à Paris suite au décès de sa mère. Dans sa vie sentimentale, c’est un peu le chaos, elle n’est pas capable de s’engager. Du coup, elle travaille. Elle a lancé sa propre affaire d’architecture d’intérieure et est sur un gros contrat : la déco d’une grosse entreprise d’info à la Défense. Mais voilà, le boss, Aidan ne semble pas intéressé que par les talents professionnels de notre jeune héroine…

Georgia Caldera

Georgia Caldera

Une héroine mal dans sa peau et complexée, incapable de s’engager à cause de lourdes blessures, qui rencontre un patron plein au as, dédaigneux et totalement hors de portée. Ok, c’est bon, les ficelles on les voit là, c’est même des câbles à ce niveau. Ceci dit, c’est de la romance, du coup, il y a je suppose des codes à respecter. On échappe aux stéréotypes : Scarlett fait un 42-44, Aidan n’est pas un beau gosse musclé, au contraire il est décrit comme limite malingre, on est dans un univers pas forcément ultra glamour  : l’IT à la Défense c’est pas la Silicon Valley. Bref, les personnages sont relativement crédibles, proches de nous et donc il est relativement facile de s’y identifier.

Certaines chroniques disent avoir eu du mal à comprendre les réactions de Scarlett et/ou Aidan… Moi c’est le contraire, je les ai très bien « comprises ». Enfin, j’aurais pu faire les mêmes… J’irais pas jusqu’à dire que cela sent le vécu, mais j’ai tendance à dire que les personnes qui vivent des histoires « fortes » sont aussi relativement excessifs dans leurs réactions…

Le style est bien plus simple que dans les Larmes Rouges. Exit le style ampoulé qui sent le Anne Rice, c’est plus direct malgré quelques réminescences (!) d’expressions de la saga vampirique. On suit les pensées de Scarlett avec plaisir, c’est dynamique et dans l’ensemble cela sonne réaliste. Les scènes de sexe, élément obligé du genre, sont relativement bien écrites, pas trop aberrantes.

Hors de Portee de Georgia CalderaPar contre, je dois bien avouer que le livre ne m’a pas du tout fait rêver, ce qui est pourtant ce qu’on pourrait espérer d’une romance. Aidan est à bien des points de vue détestable. Il impose totalement ses vues à l’héroine, tellement que certaines scènes sont plutôt malsaines. On ne sait pas trop si l’héroine a envie ou si elle cède… Un peu dérangeant comme lecture. Et je parle pas que des scènes olé olé, mais même pour aller diner, pour prendre le café, Aidan « force » Scarlett et même si elle dit qu’elle apprécie, ça m’a mise mal à l’aise. L’autre défaut à mon avis est l’affaire d’Aidan à la fin, qui m’a semblée être révélée et réglée bien trop vite… Ca faisait limite too much.

A part cela, je m’attendais réellement à bien plus souffrir dans cette lecture. J’ai lu le roman en une semaine, je lisais bien 50-60 pages par soir sans voir le temps passer. C’est pas un coup de coeur, faut pas déconner, mais c’est une lecture très sympathique, qui permet de mettre le cerveau en off tout en retrouvant bon nombre de repères. J’aurais préféré un héros moins dictateur pour mes goûts ceci dit. N’empêche, si Georgia Caldera refait de la romance, je pense que j’en lirais.


C’est lundi, que lisez vous ? #142

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 28 juillet 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bal des Schizos de K DickJe suis toujours sur La confrérie de l’invisible de Richard Taleman, il doit me rester une cinquantaine de pages pour en arriver à la fin. Le problème c’est que je suis toujours aussi perplexe sur ma lecture. Disons que le tout manque d’intérêt et d’enjeu, on observe notre héros sans franchement se sentir concerné. Du Young Adult au final, qui laisse de marbre. Ce n’est pas mauvais pour autant.

En attendant j’ai entamé dans le train la lecture du livre Le Bal des Schizos de Philip K. Dick. Il s’agit d’une nouvelle édition par J’ai Lu avec une jolie couverture. On y découvre pour le moment une histoire franchement loufoque où notre héros est commercial d’orgues électroniques qui ne se vendent pas vraiment. Malheureusement pour lui la fille schizophrène de son associé a eu une idée de génie… Bref.

Serafina

Hors de Portee de Georgia CalderaJ’ai avancé dans ma lecture de Hors de Portée de Georgia Caldera. Si on est au final dans une romance plutôt agréable à lire (du moins pour le moment) j’ai beaucoup de mal avec le personnage masculin, qui impose un peu trop de choses à l’héroine, rendant la relation assez malsaine. c’est un peu « Mr a décidé qu’il se ferait cette nana et est prêt à tout ou presque pour y parvenir ». Je trouve ça assez creepy en faite et ça me fait pas du tout rêver.

J’ai en parallèle commencé le deuxième tome de La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley : Reine des Orages. Ce coup-ci, fini la SF, on est des milliers d’année après La Planète aux vents de folie, la civilisation s’est développée et on est plutôt dans du médieval fantastique. J’aime bien, c’est assez classique mais agréable à lire, pas trop stéréotypé et bien mené.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


J’avais lu et aimé le tome 1 de Demonica écrit par Larissa Ione… et j’ai encore plus aimé ce tome 1 des Cavaliers de l’Apocalypse. Sorti chez Bragelonne fin 2013 avec une magnifique couverture aux reflets dorés et récemment paru chez Milady au format poche, ce tome 1 nous emmène donc dans l’univers fantastique de Larissa Ione, à l’aube de l’Apocalypse. Découverte.

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Dans cette saga des Cavaliers de l’Apocalypse, nous retrouvons donc quatre frères, futurs Cavaliers de l’Apocalypse si leurs sceaux venaient à être détruits. Nous avons donc Reseph (Pestilence), Arès (Guerre), Thanatos (Mort) et Limos (Famine). Élevés parmi les humains, ils ont été punis pour avoir poussé les humains à combattre les démons lorsqu’ils ont découvert leur véritable nature et sont devenus les gardiens des sceaux de l’Apocalypse.

Chaque sceau est lié à un Agimortus qui garantit sa sûreté, si le sceau se brise, la part « sombre » du Cavalier prend le dessus… et s’ils se brisent tous, c’est la fin du monde assurée. Pour briser un sceau, il faut donc s’emparer de l’Agimortus du Cavalier. Dès le début du livre, nous apprenons que le sceau de Reseph a été brisé et qu’il est donc devenu Pestilence, dont le seul objectif est de provoquer l’Apocalypse en brisant le sceau de Arès.

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Ce tome est en faite la suite directe du tome 5 de Demonica mais pas de panique si vous n’avez pas lu Demonica, le livre est tout de même accessible. Dans ce premier tome, nous suivons le point de vue de Arès, alias Guerre. Poursuivi par Pestilence, son Agimortus a jusqu’à présent été porté par des anges déchus… mais il atterrit dans le corps d’une humaine, Cara, qu’il va devoir protéger coûte que coûte. Cependant, comme vous vous en doutez, il ne va pas rester insensible au charme de la jeune fille…

Comme je vous l’ai dit, j’ai beaucoup aimé cette lecture, plus que Demonica, parfois trop porté sur le sexe. Ici, j’ai trouvé le mélange entre romance, érotisme, action et suspense très bien dosé, agréable à lire. J’ai aimé la profondeur des personnages, de Guerre et son tempérament un peu brut, à Pestilence. On retrouve à plusieurs reprises des souvenirs de Reseph qui nous permettent de comprendre quel  homme il était et même de le regretter un peu.

J’ai aimé aussi toute la mythologie associée, le sujet est traité de manière originale et très dense. Alors, bien sûr, ce n’est pas de la grande littérature mais j’ai trouvé que justement, l’auteure n’avait pas succombé aux sirènes des scènes de cul faciles et des intrigues amoureuses bien trop présences et qu’elle avait su focaliser l’attention sur l’intrigue liée aux Cavaliers, ce qui sert très bien la crédibilité de l’ensemble.

En gros, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette lecture (et même qu’à la fin, j’ai dit d’emblée à Serafina : « j’veux lire la suite, vite ! »). Je me suis vraiment passionné pour tout le travail fait autour du mythe des Cavaliers et j’ai apprécié que les intrigues amoureuses ne prennent pas le pas sur l’objectif principal de Guerre qui est de « sauver le monde » (rien que ça). J’attends de lire la suite avec impatience pour voir si elle est du même ressort !


C’est lundi, que lisez vous ? #141

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 21 juillet 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Confrerie de Linvisible de Richard TalemanAprès un Soleil Vert bien intéressant, j’ai enchaîné sur une autre sortie de J’ai Lu mais originale cette fois: La confrérie de l’invisible de Richard Taleman. Il s’agit d’une série écrite par un auteur français sous pseudonyme, qui se déroule à notre époque et traite des phénomènes paranormaux. Notre héros rejoint en effet une faculté de parapsychologie où est enseignée l’étude scientifique et rationnelle de ce que nous n’expliquons pas encore.

Évidement chacun a là bas sa petite caractéristique, celui qui sait lire dans les pensées ou celle qui sait déplacer des objets en métal. Bref, pour le moment ça me fait beaucoup penser aux autres livres qui se passent dans un environnement similaire, ça va de Harry Potter aux Magiciens. J’espère que l’auteur français saura s’en sortir aussi bien que les deux précédents exemples !

Serafina

La Romance de Tenebreuse de Mario Zimmer BradleyJ’ai lu cette semaine La Planète aux vents de folie de Marion Zimmer Bradley, le premier tome de la fameuse saga Ténébreuse que je n’avais jamais osé commencé. A tort, d’ailleurs, car j’ai trouvé la une SF aux relents new-age tout en me rappelant Battlestar Galactica. Le roman est court : 207 pages dans mon édition, mais va droit au but, sans trop faire dans le cliché (bien que je suis un peu perplexe sur le traitement de certaines des héroïnes).

J’ai ensuite enchainé avec quelque chose qui n’a rien à voir : Hors de Portée de Georgia Caldera. L’auteure qu’on connait pour Les Larmes Rouges propose ici de la romance contemporaine, un tout autre style. Pour le moment, c’est dynamique, bien géré, les personnages sont agréables. On verra sur la durée, je ne suis pas réellement cliente de ce style à la base, mais vu que c’est du Georgia, je laisse le bénéfice du doute.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?