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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

C’est lundi, que lisez vous ? #142

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 28 juillet 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bal des Schizos de K DickJe suis toujours sur La confrérie de l’invisible de Richard Taleman, il doit me rester une cinquantaine de pages pour en arriver à la fin. Le problème c’est que je suis toujours aussi perplexe sur ma lecture. Disons que le tout manque d’intérêt et d’enjeu, on observe notre héros sans franchement se sentir concerné. Du Young Adult au final, qui laisse de marbre. Ce n’est pas mauvais pour autant.

En attendant j’ai entamé dans le train la lecture du livre Le Bal des Schizos de Philip K. Dick. Il s’agit d’une nouvelle édition par J’ai Lu avec une jolie couverture. On y découvre pour le moment une histoire franchement loufoque où notre héros est commercial d’orgues électroniques qui ne se vendent pas vraiment. Malheureusement pour lui la fille schizophrène de son associé a eu une idée de génie… Bref.

Serafina

Hors de Portee de Georgia CalderaJ’ai avancé dans ma lecture de Hors de Portée de Georgia Caldera. Si on est au final dans une romance plutôt agréable à lire (du moins pour le moment) j’ai beaucoup de mal avec le personnage masculin, qui impose un peu trop de choses à l’héroine, rendant la relation assez malsaine. c’est un peu « Mr a décidé qu’il se ferait cette nana et est prêt à tout ou presque pour y parvenir ». Je trouve ça assez creepy en faite et ça me fait pas du tout rêver.

J’ai en parallèle commencé le deuxième tome de La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley : Reine des Orages. Ce coup-ci, fini la SF, on est des milliers d’année après La Planète aux vents de folie, la civilisation s’est développée et on est plutôt dans du médieval fantastique. J’aime bien, c’est assez classique mais agréable à lire, pas trop stéréotypé et bien mené.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Un commentaire à faire ?

J’avais lu et aimé le tome 1 de Demonica écrit par Larissa Ione… et j’ai encore plus aimé ce tome 1 des Cavaliers de l’Apocalypse. Sorti chez Bragelonne fin 2013 avec une magnifique couverture aux reflets dorés et récemment paru chez Milady au format poche, ce tome 1 nous emmène donc dans l’univers fantastique de Larissa Ione, à l’aube de l’Apocalypse. Découverte.

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Dans cette saga des Cavaliers de l’Apocalypse, nous retrouvons donc quatre frères, futurs Cavaliers de l’Apocalypse si leurs sceaux venaient à être détruits. Nous avons donc Reseph (Pestilence), Arès (Guerre), Thanatos (Mort) et Limos (Famine). Élevés parmi les humains, ils ont été punis pour avoir poussé les humains à combattre les démons lorsqu’ils ont découvert leur véritable nature et sont devenus les gardiens des sceaux de l’Apocalypse.

Chaque sceau est lié à un Agimortus qui garantit sa sûreté, si le sceau se brise, la part « sombre » du Cavalier prend le dessus… et s’ils se brisent tous, c’est la fin du monde assurée. Pour briser un sceau, il faut donc s’emparer de l’Agimortus du Cavalier. Dès le début du livre, nous apprenons que le sceau de Reseph a été brisé et qu’il est donc devenu Pestilence, dont le seul objectif est de provoquer l’Apocalypse en brisant le sceau de Arès.

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Ce tome est en faite la suite directe du tome 5 de Demonica mais pas de panique si vous n’avez pas lu Demonica, le livre est tout de même accessible. Dans ce premier tome, nous suivons le point de vue de Arès, alias Guerre. Poursuivi par Pestilence, son Agimortus a jusqu’à présent été porté par des anges déchus… mais il atterrit dans le corps d’une humaine, Cara, qu’il va devoir protéger coûte que coûte. Cependant, comme vous vous en doutez, il ne va pas rester insensible au charme de la jeune fille…

Comme je vous l’ai dit, j’ai beaucoup aimé cette lecture, plus que Demonica, parfois trop porté sur le sexe. Ici, j’ai trouvé le mélange entre romance, érotisme, action et suspense très bien dosé, agréable à lire. J’ai aimé la profondeur des personnages, de Guerre et son tempérament un peu brut, à Pestilence. On retrouve à plusieurs reprises des souvenirs de Reseph qui nous permettent de comprendre quel  homme il était et même de le regretter un peu.

J’ai aimé aussi toute la mythologie associée, le sujet est traité de manière originale et très dense. Alors, bien sûr, ce n’est pas de la grande littérature mais j’ai trouvé que justement, l’auteure n’avait pas succombé aux sirènes des scènes de cul faciles et des intrigues amoureuses bien trop présences et qu’elle avait su focaliser l’attention sur l’intrigue liée aux Cavaliers, ce qui sert très bien la crédibilité de l’ensemble.

En gros, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette lecture (et même qu’à la fin, j’ai dit d’emblée à Serafina : « j’veux lire la suite, vite ! »). Je me suis vraiment passionné pour tout le travail fait autour du mythe des Cavaliers et j’ai apprécié que les intrigues amoureuses ne prennent pas le pas sur l’objectif principal de Guerre qui est de « sauver le monde » (rien que ça). J’attends de lire la suite avec impatience pour voir si elle est du même ressort !


C’est lundi, que lisez vous ? #141

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 21 juillet 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Confrerie de Linvisible de Richard TalemanAprès un Soleil Vert bien intéressant, j’ai enchaîné sur une autre sortie de J’ai Lu mais originale cette fois: La confrérie de l’invisible de Richard Taleman. Il s’agit d’une série écrite par un auteur français sous pseudonyme, qui se déroule à notre époque et traite des phénomènes paranormaux. Notre héros rejoint en effet une faculté de parapsychologie où est enseignée l’étude scientifique et rationnelle de ce que nous n’expliquons pas encore.

Évidement chacun a là bas sa petite caractéristique, celui qui sait lire dans les pensées ou celle qui sait déplacer des objets en métal. Bref, pour le moment ça me fait beaucoup penser aux autres livres qui se passent dans un environnement similaire, ça va de Harry Potter aux Magiciens. J’espère que l’auteur français saura s’en sortir aussi bien que les deux précédents exemples !

Serafina

La Romance de Tenebreuse de Mario Zimmer BradleyJ’ai lu cette semaine La Planète aux vents de folie de Marion Zimmer Bradley, le premier tome de la fameuse saga Ténébreuse que je n’avais jamais osé commencé. A tort, d’ailleurs, car j’ai trouvé la une SF aux relents new-age tout en me rappelant Battlestar Galactica. Le roman est court : 207 pages dans mon édition, mais va droit au but, sans trop faire dans le cliché (bien que je suis un peu perplexe sur le traitement de certaines des héroïnes).

J’ai ensuite enchainé avec quelque chose qui n’a rien à voir : Hors de Portée de Georgia Caldera. L’auteure qu’on connait pour Les Larmes Rouges propose ici de la romance contemporaine, un tout autre style. Pour le moment, c’est dynamique, bien géré, les personnages sont agréables. On verra sur la durée, je ne suis pas réellement cliente de ce style à la base, mais vu que c’est du Georgia, je laisse le bénéfice du doute.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Soleil Vert de Harry Harrison

dabYo dans Critiques, Livres le 19 juillet 2014, avec 1 commentaire
Critiques

La Science-Fiction foisonne de vieux classiques d’Anticipation tant et si bien qu’il est parfois difficile de s’y retrouver et de ne pas passer à côté de quelques perles. Avec sa collection Nouveaux Millénaires, les éditions J’ai Lu continuent d’en ressortir le meilleur tout en proposant une nouvelle traduction. Après Demain les Chiens, c’est Soleil Vert de Harry Harrison qui vient d’être rafraichi par la traduction de Sébastien Guillot. Un roman d’Anticipation adapté au cinéma qui sent autant le polar que l’apocalypse. Synopsis.

Soleil Vert de Harry Harrison

Andy Rush fait parti des policiers de New York, la ville la plus peuplée du monde qui est chaque jour le lieu d’émeutes et de trafics. Car l’eau, la nourriture et la totalité des ressources naturelles nécessaires à la vie moderne des humains sont venues à manquer. La modernité se perd peu à peu, les hommes meurent de faim et la belle ville de l’Amérique se transforme inexorablement en immense bidon ville. Le pire est sans doute à venir.

Nous allons suivre plusieurs point de vue, les chapitres en changeant régulièrement, mais celui qui nous servira d’ancre et de personnage principal est Andy Rush. Inspecteur pour la police de New York, homme désœuvré qui ne vit que pour son travail au salaire médiocre et à la reconnaissance inexistante, il a tout du héros sur lequel s’acharne la vie jusqu’à le casser complètement. Car le monde que nous découvrons est complètement apocalyptique. La machine du progrès s’est cassée en route et voilà l’humanité à la croisée des chemins, entre désespoir complet et instinct animal pour la survie. Avec Andy nous sommes au milieu de tout cela, tentant peut être vainement de conserver un sens à la vie, lui donnant une morale et veillant à ce que la justice puisse être donnée.

Make Room Make Room Harry Harrison

Dans sa version originale, le roman s’appelle Make Room! Make Room!, ce qu’on pourrait traduire par « Faites de la place ! », bien plus explicite sur les problèmes de surpopulation

A l’époque où Harry Harrison a écrit Soleil Vert, il ne fait nul doute qu’il s’agissait là d’un futur noir mais probable avec les évolutions de l’époque. Ce qu’il est amusant de constater, c’est que l’histoire se déroule en 1999. C’est donc déjà du passé pour nous, ce qui est quelque part rassurant: ses prédictions n’ont pas eu lieu. Ce qui l’est moins pour la bonne raison que les préoccupations de l’époque restent complètement d’actualité.

Soleil Vert a été écrit en 1966 et pourtant, on a l’impression que l’auteur vient tout juste d’en poser les dernières phrases sur le papier. Certes, l’informatique est la grande absente de ce futur là, mais c’est diablement crédible tout de même. Certaines thématiques abordées ne sont plus exactement les mêmes, l’une des positions les plus importantes étant celle militant pour l’avortement. Avortement qui, à quelques exceptions près et dans une lutte de tous les jours, est aujourd’hui accepté. Il n’empêche qu’en dehors de ce point qui donne un petit aspect désuet à une des parties revendicatrices du roman, le reste touche dans le mille.

Soleil Vert de Harry HarrisonLa traduction de Sébastien Guillot est plutôt de bonne qualité et on est très vite transporté dans l’univers. Un univers horriblement sombre il faut l’avouer, et il ne faut pas espérer se voir réconforter par le bouquin. L’histoire est sombre du début jusqu’à la fin, il n’y a pas de rayon de soleil à en attendre. Le ciel restera gris du début jusqu’à la fin, très percutant pour faire réfléchir le lecteur.

Avec ses 300 pages au compteur, Soleil Vert de Harry Harrison se lit vraiment très vite. Non pas uniquement parce qu’il est relativement court, mais aussi parce qu’il est diablement bien écrit, percutant et prenant. Avec son message revendicatif, auquel viennent se mêler une courte enquête policière et une apocalypse, c’est clairement un classique qu’il ne faut pas hésiter à lire. J’en garderai un souvenir fort, dans la veine d’un Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques.


Alexia Tarabotti est l’héroine phare de la bit-lit à vapeur, et c’est une série que je lis toujours avec beaucoup de plaisir. Après un tome 2 au final assez surprenant je n’ai donc pas trop tardé à lire le tome 3, d’autant qu’il est sorti chez Le Livre de Poche. Synopsis ?

Alexia s’est réfugiée dans sa famille suite aux événements du tome 2. Malheureusement pour elle, le bruit se répand et elle n’a d’autre choix que d’aller prendre l’air en Italie où accessoirement des spécialistes des êtres paranaturels pourraient répondre à bon nombre de ses questions.

Il est difficile de vous faire un synopsis sans vous spoiler, mais c’est je pense mission réussie. On retrouve ici évidemment tous les éléments qui font la force de la série : l’humour omniprésent, beaucoup d’auto-dérision, une héroine loin des clichés et loin de la bombasse sur qui tout le monde bave, des personnages secondaires audacieux pour le genre, comme Madame LeFoux. Bref, lire un tome du Protectorat de l’Ombrelle, c’est retrouver toute une ambiance et une qualité, on n’est pas déçu.

Ce tome n’introduit quasiment pas de nouveaux personnages. On sent que la série commence à se stabiliser et le terme du Protectorat de l’Ombrelle prend de plus en plus de sens. Du coup, l’auteur prend le temps de les creuser et on s’attache à eux, même à ceux que je n’aimais pas trop à la base.

Au niveau de l’histoire, on en apprend plus sur la condition d’Alexia, et sur la mythologie en général de la série. L’aspect technologique steampunk est aussi bien développé et moins assommant que certains passages du tome 2. Les rebondissement sont dans l’ensemble bien amenés. L’histoire par contre, et son dénouement sont comme dans les tomes précédents un peu bateau ou vite amené. On comprend certaines choses a peu près 150 pages avant que l’héroine ne fasse le lien, ce qui est gênant, surtout qu’Alexia n’est pas bête.

L’histoire alterne les chapitres en Italie avec Alexia, et les chapitres en Angleterre, plus centrés sur la meute de son mari. Cela et le découpage en chapitres assez courts fait que le roman se lit très vite et nous maintien en haleine.

Il est toujours difficile de chroniquer un troisième tome, notamment car il ne faut pas spoiler et qu’a ce niveau toute info sur l’histoire est limitée. Toujours est-il que la série continue sur sa lignée, c’est toujours un réel plaisir de retourner dans cet univers steampunk fait de convenances et de technologie étrange. La fin de l’histoire laisse augurer du meilleur pour le tome suivant, que je lirais toujours avec avidité !


Les Sorcières de North Hampton, tome 1 de Melissa De La Cruz

De la sorcière de série télé !

Serafina dans Critiques, Livres le 13 juillet 2014, avec 2 commentaires
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J’ai découvert la saga de Melissa de la Cruz Les Sorcières de North Hampton via son adaptation télevisée : Witches of East End. Ayant beaucoup apprécié la première saison de la série, j’avais très envie de lire le livre qui en était à l’origine. Cela tombe bien car la publication en poche commence tout juste chez Le Livre de Poche. Synopsis ?

Joanna Beauchamp et ses deux filles, Ingrid et Freya, vivent à North Hampton ou elles mènent en apparence une vie paisible. Ingrid est bibliothécaire, Freya est Barmaid et va bientôt se marier. Sauf que derrière les apparences, les trois femmes sont en réalité de puissantes sorcières capable de bien des prodiges. Sous le coup de la Restriction, elles n’ont cependant pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs, sauf que des dangers commencent à les menacer.

Après avoir lu ce premier tome, j’ai un peu l’impression d’être face à un True Blood : un matériel de base avec un potentiel… totalement sous exploité dans les bouquins. Ce qui m’avait plu dans la série est plutôt absent du livre : nos héroïnes savent dès le début qu’elles sont des sorcières et qu’elles sont sous le coup de la Restriction. Certes, dans la série, leur découverte de leur nature est pas forcément super bien amenée, mais ça a le mérite de nous placer dans le même état d’incompréhension ou de doute qu’elles. Le coté tragique de leur malédiction n’est aussi que très peu présent.

Melissa De La Cruz

A part cela, comme elles se rappellent parfaitement leur vie et qui elles sont, on a des informations distillées par ci par la, mais il n’y a pas grand chose qui accroche le lecteur. C’est très dommage, car le potentiel pourtant est énorme. L’origine de nos sorcières et la mythologie autour d’elles est très originale, mais est aussi malheureusement très brouillonne. On ne comprend pas réellement ou l’auteur veut en venir, et on a un peu l’impression que cela escalade un peu rapidement. Peut être en sauront nous plus dans les prochains livres.

Dans le genre brouillon, il y’a aussi un crossover avec son autre série, Les Vampires de Manhattan, mais c’est cryptique pour quiconque n’ayant pas lu l’autre saga. C’est dommage, car l’idée d’avoir deux séries un peu liées, c’est interessant, mais si c’est pour que les lecteurs ne puissent comprendre ce qu’il se passe que si ils ont lu la partie vampire, ca m’a agacée.

Cependant, malgré ces défauts, le livre se lit relativement bien, les chapitres sont court, les situations faciles à comprendre, le style (et ou sa traduction) est limpide, sans trop d’effets de style. Cependant, si j’avais pas vu la série et vu le potentiel, je n’aurais sans doute pas continué la série, tellement j’ai peiné à trouver de quoi accrocher. Les personnages sont assez stéréotypés, seule Joanna est difficile à cerner et semble bien cacher son jeu. Bref c’est un bilan en demi-teinte pour un roman que j’attendais de lire avec impatience. Je suis un peu décue mais j’en attendais trop je pense. Par contre, je vous conseille la série télé.

 


C’est lundi, que lisez vous ? #140

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 juin 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Fièvre de Lune de Karen Marie MoningEncore et toujours peu de lectures pour moi, peut être que cela viendra en fin d’année, mais pour le moment l’électro cardiogramme est au point mort. A une lecture près, un comic très mauvais: Fièvre de Lune de Karen Marie Moning. Cette adaptation d’un titre de Bit-Lit atteint des sommets et le facepalm est constant tout au long de sa lecture. D’abord à cause de dessins qui ont l’air super jolis de loin et se transforment en super raides et mauvais, de près.

Ensuite parce que le contexte est tout simplement malsain. Le viol d’un personnage par des démons est traité d’une manière complètement superficielle et dérangeante. On est là à se demander si on a bien lu le mot viol. Bref, on rajoute à cela des personnages insipides et on obtient un comic horriblement naze.

Serafina

Toxic de William ReymondJ’ai lu Toxic de William Reymond, une étude très intéressante sur ce que nous mangeons, qui reprend pas mal de points déjà vus dans Faut-il manger les animaux, mais qui ici a le mérite de traiter le sujet de manière globale et pas uniquement centrée sur la viande. Je n’avais plus trop envie de manger de la tomate après cela. Évidemment, il ne faut pas arrêter de vivre, mais il est important de savoir ce que l’on mange. J’ai ensuite commencé Les Faucheurs sont des anges de Alden Bell qui pour le moment ressemble à une mauvaise resucée de La Route autant au niveau du thème que du style d’écriture.

J’ai aussi lu et chroniqué la même bouse que dabYo, à savoir Fièvre de Lune et j’en pense la même chose.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Fièvre de Lune est un comics dans l’univers de MacKayla Lane, une série de Karen Marie Monin très populaire d’Urban Fantasy que je n’ai jamais lue publiée par les éditions J’ai Lu. J’ai embarqué le comic dans l’idée de découvrir l’univers et puis pour une lecture facile en convention. C’est là aussi publié par J’ai Lu mais dans un grand format. Synopsis ?

Fièvre de Lune

Une sinistre créature rode dans les rues de Dublin, elle arrache des éléments de visage à ses victimes. Quand elle s’attaque à une amie de Mackayla Lane, celle ci s’arme de sa Lance et ne la laissera pas s’en tirer à bon compte.

J’ai appris que le comics se déroulait entre les tomes 4 et 5 de la série. J’étais donc un peu perdue, notamment sur les termes comme Sidhe-seer, Unseelie, etc. mais comme ce sont des termes que j’avais déjà croisé dans Merry Gentry, j’ai vite pris mes marques. Le comics commence par une petite intro sur qui est Mac, et je crois que j’étais totalement abasourdie au bout de 3 pages. Y a dedans notamment une nana qui a été guérie de son addiction au sexe avec des Fae par… une overdose de sexe. Euh, what the fuck ?

Bref, la série flirte énormement sur la corde du sensuel voir sexuel, tout est bon pour voir du Mr à moitié tout nu, et tout est bon pour que Barrons flirte avec Mac. J’avoue, ce genre de truc me saoule surtout quand ça n’a pas tendance à servir l’intrigue.

Fièvre de Lune de Karen Marie Moning

L’univers en soit a l’air sympa, mais dans un comic de 184 pages il est difficile d’aller au delà de la surface. Je sens le potentiel mais ça s’arrête là. L’histoire en elle même pâtit du même problème : sympa mais vite expédiée. C’est cependant normal vu le nombre de pages, c’est le jeu pour un oneshot.

Fièvre de Lune de Karen Marie MoningLe problème, c’est que le dessin ne rattrape pas réellement le reste. Si dans l’absolu les dessins de Al Rio et Cliff Richards sont plutôt beaux, ils ne servent absolument pas l’histoire : Mac est super vulgaire ce qui est potentiellement contraire à ce qu’elle doit être dans les livres. Les héroïnes de Bit-Lit sont rarement des cagoles pareilles, elle n’a pas d’expression ou ses expressions ne sont pas adaptées à ce qu’elle dit. Quand elle s’étire on dirait qu’elle est en train de danser de manière sexy, les poses n’ont aucun sens. Bref, souvent, la case est belle mais ne colle absolument pas avec ce qu’il se passe dedans ou la tension, ou rien. La couleur elle est plutôt jolie avec de beaux volumes.

Fièvre de Lune n’est pas un comic que je recommanderais, à part aux fans de la série des fièvres, mais encore, je ne suis pas sure qu’ils adhèrent à la représentation des personnages qui ont l’air d’être très loin de ce qu’ils sont dans les livres. Cela reste un joli objet, qui regorge de bonus, comme les croquis, les fiches de personnage faites par l’auteur pour que cela colle au mieux à sa série et autres anecdotes. Je n’avais jamais lu de comics J’ai Lu mais c’est vraiment une bonne qualité niveau impression et compagnie.


Dead Time, Elvira Time saison 1 de Mathieu Guibé

Bienvenue à Sunnydale ... ou presque !

Serafina dans Critiques, Livres le 1 juin 2014, avec aucun commentaire
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Dead Time de Mathieu Guibé fait partie des recentes parutions des Editions du Chat Noir. Il s’agit de l’intégrale de la saison 1, c’est à dire que le bouquin a déjà été publié sous forme de feuilleton numérique. Ici, c’est donc la version imprimée, servie par les jolies illustrations d’Elodie Marze. Synopsis ?

 

Elvira est étudiante dans un lycée américain. Et accessoirement, elle tue du vampire. En effet, dans ce monde, les ampires ont deux choix : se faire enregistrer par le gouvernement ou vivre dans l’illégalité et être potentiellement executé par une freelance comme Elvira. Sauf que evidemment, tout n’est pas aussi simple.

Pour être tout à fait honnête, je n’attendais pas grand chose de ce petit livre, d’autant que dabYo n’avait pas été spécialement convaincu par le précédent roman de l’auteur Even Dead Things Feel Your Love. Et porutant, dès les premières pages, j’étais morte de rire ce qui est, nous en conviendrons plutôt un bon présage. Mathieu Guibé réussit à mélanger du cliché américain avec une héroïne à la Buffy avec beaucoup de second degré et ce de manière totalement jouissive. Nous sommes dans un roman à la première personne, celle d’Elvira évidemment, et elle est hilarante, elle a beaucoup de recul sur ce qu’elle fait et sait toujours trouver les bons mots.

Alors bien sur, les personnages sont parfois stéréotypés comme Belinda la blondasse à lunettes ou le geek surdoué en surpoids mais j’ai eu l’impression que c’était là totalement volontaire de la part de l’auteur, donc ça ne m’a pas gênée. En plus d’avoir un humour qui fait mouche, on est dans un roman truffé de réfèrences qui feront plaisir à tous ceux de ma génération. On n’est cependant pas lésé si on n’a pas les références en question dans la majorité des cas.

Du fait du format de base, a savoir de feuilleton, on n’a aucun temps morts, bien au contraire. On suit Elvira à 200 à l’heure. J’ai quasiment lu le bouquin d’une traite et à mon avis, c’est la meilleure manière de le lire (d’autant qu’il n’est pas gros). J’ai particulièrement apprécié le fait que l’auteur utilise savamment son format pour faire des ellipses qui font tellement séries télé. L’histoire est bien construite et très sympathique, jouant là encore avec bon nombre de clichés. Au passage, je ne sais pas quelles études à fait Mathieu Guibé mais il est clair qu’il est particulièrement calé en bio et cela se ressent dans l’histoire, c’est très fouillé. Pour les curieux, il est Docteur en ethologie me dit google, branche zoologique de la biologie me précise google.

Je dois avouer que c’est surtout l’ambiance et l’humour qui m’ont conquise. Bon, okay, et des personnages comme Jericho (très original et attachant) ou le sensei d’Elvira totalement barré et que je visualise comme Urahara de Bleach . J’ai aussi particulièrement apprécié l’absence de gnangnan qui gangrenise le genre tueuse-de-vampire ses derniers temps.

Bref, vous l’aurez compris à mon ton enthousiaste, c’est un coup de coeur. C’est jouissif, super drôle, avec son lot de personnages attachants ou barges, et en prime, plein de références. Si vous aimez les vampire, l’humour à la Buffy, les personnages forts et les bouquins rythmés, ne cherchez pas plus loin. Décidément, en ce moment, les Editions du Chat Noir placent la barre très haute !


Lacrimosa tome 1, Requiem pour Sascha de Alice Scarling

Un coup de vent frais sur la bit-lit

Serafina dans Critiques, Livres le 30 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Cela faisait longtemps qu’un roman de bit-lit Milady ne m’avait pas fait envie comme Lacrimosa. En effet, une série écrite par une française, une couverture pas vulgaire pour deux sous mais plutôt classe, de jolies couleurs et la promesse d’une héroïne qui décape. Autant vous dire que j’ai pas trainé pour le finir. Synopsis ?

Sascha a été élevée au couvent, du moins jusqu’à ce que des vampires viennent tuer les nonnes. Depuis, Sascha utilise ses pouvoirs pour défourailler du suceur de sang. En effet, elle est capable de prendre possession du corps des autres en les touchant. Elle espère pouvoir un jour s’occuper de ceux qui ont tué sa seule famille. Et c’est là ou le destin met Raphaël sur sa route …

Nous sommes dans un récit à la première personne, d’une nana forte et indépendante, bref, de la bit-lit tout ce qu’il y a de plus classique. Cependant, quelques petites choses distinguent Sascha de ses amies héroïnes chez Milady. Déjà elle est française. Ca peut pas sembler grand chose, mais pour un type de littérature ou l’identification à l’héroïne est importante ca change tout. Les rues de Paris qu’elle arpente, je les connais, ses références, je les connais aussi.

Y’a pas de traduction qui vient s’intercaler entre nous et l’univers. En prime, notre Sascha est relativement versée dans le monde goth/metal (elle est chanteuse dans un groupe), ce qui fait encore plus écho chez moi. Évidemment, ça ne suffit pas à faire un bon livre. Il y’a un humour omniprésent, généralement décalé et pas forcément super fin, mais qui m’a fait beaucoup rire. Elle a une bonne dose d’autocritique et ça j’adore.

Cependant, Sascha porte aussi les défauts que je reproche majoritairement au livre, a savoir sa propension a penser avec son entrejambe à des moments inappropriés , je sais pas, tu viens d’avoir un deuil d’une personne très proche, et direct t’enchaine sur comment Raphinou a un beau postérieur ? J’ai eu du mal à trouver cela crédible. Ok, Sascha a vécu des trucs pas glop, mais j’ai l’impression que certains événements pourtant vraiment lourds et tragiques glissaient sur elle sans l’impacter. Et c’est même pas de la phase de déni qui est contrebalancée plus tard, non.

Requiem pour Sascha, Lacrimosa Tome 1, de Alice Scarling
Le style d’Alice Scarling est très fluide, souvent familier, mais ça aide a voir Sascha comme la bonne pote qui nous raconte sa life. Bref, c’est ce que l’on recherche dans la bit-lit, on est dans la tête de l’héroïne. L’histoire s’enchaine bien, il n’y a pas de temps morts, d’ailleurs le roman est relativement court ( 300 pages). Je préfère cela car au moins on va droit au but. Les créatures ici présentes vont au delà du simple vampire, mais je ne vous spoilerais pas. Toujours est-il que une fois qu’on comprend ce que sont certains personnages on se dit « mais c’est bien sur ! », pourtant je n’avais pas vu le coup venir !

Bref, y’a pas à dire, cela faisait un moment que je n’avais pas lu de bit-lit qui me file un tel sourire. Je lirais avec beaucoup d’intérêt la suite (les deux autres tomes sont prévus avant la fin de l’année) ! Je suis vraiment contente de voir des auteurs francophones commencer a truster les étals de la bit-lit et je trouve que cela apporte une réelle fraicheur. Bref, si vous aimez la bit-lit, le metal, et tout ça, allez lire Lacrimosa !