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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

C’est Lundi, que lisez vous ? #93

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 20 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Ronde de Nuit de Terry Pratchett, Les Annales du Disque-MondeAyant sauté mon tour la semaine dernière, je ne vous ai pas encore parlé de Ronde de Nuit de Terry Pratchett, que j’ai dévoré le temps d’un week-end. Il fait partie des livres cultes de Serafina qu’elle veut que je lise depuis un moment maintenant, d’où mon marathon des aventures du Guet. Bref, que dire si ce n’est que ce roman est génial ? On est un peu moins dans l’humour et beaucoup plus dans la critique sociétale avec cette aventure de Vimaire, et je dois l’avouer que parfois ça a pu me gêner. Je ne suis pas encore habitué à ce que l’auteur nous abreuve autant de ses pensées politiques au travers de son personnage principal. Mais c’est un très très bon roman.

J’ai ensuite enchaîné sur Création de Johan Heliot qui vient tout juste d’être publié en poche par J’ai Lu. De cet auteur, j’avais pu goûter à l’excellente Quête d’Espérance mais jamais de romans pour adultes. C’est donc fait cette fois avec une histoire mêlant sciences et religion, créationnisme pour être exact. C’est de la Science-Fiction assez tripesque mais qui se lit très bien, avec des chapitres courts qui donnent un rythme soutenu à l’histoire. Je l’ai lu en quelques jours là aussi, et c’était passionnant.

Angemort de Sire CédricEnfin, je viens de commencer Angemort de Sire Cédric, le premier roman de l’auteur français que Serafina avait chroniqué en 2008 déjà. Il vient d’être réédité par Le Pré-aux-Clercs dans une très jolie édition, idéal pour aller avec les autres œuvres de l’auteur, sachant que sa publication chez feu Nuit d’Avril était déjà introuvable en 2008.

C’est vraiment thrash et surtout très sexuel. On voit bien que l’auteur a su évoluer et ça ne peut que permettre d’apprécier sa nouvelle maîtrise de sa prose, surtout lorsqu’on compare à son dernier opus Le Premier Sang. Ça se lit bien cela dit, et c’est prenant.

Serafina

Gatsby le Magnifique de F. Scott FitzgeraldJ’ai décidé de rattraper mon retard par rapport à la série du Trône de Fer, j’ai donc avancé ma relecture du tome 7, L’épée de feu, dont je suis presque à la fin. C’est toujours un plaisir. Ensuite, comme j’aime toujours lire les livres avant de voir leur adaptation, j’ai lu Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald. Dire que j’ai apprécié serait erroné, j’ai parfois eu du mal à comprendre ce que je lisais, je trouve le style de Fitzgerald (et sa traduction) vraiment particulière et pas toujours compréhensible. Le bouquin n’a beau faire que 200 pages, j’ai mis plus longtemps à le lire que prévu, tellement il n’était pas rare que je relise les passages trois fois…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Pieds d’Argile de Terry Pratchett

dabYo dans Critiques, Livres le 15 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Après avoir re-goûté aux Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett avec Le Guet des Orfèvres, je n’avais qu’une hâte: y retourner. Il faut dire que l’univers du britannique est complètement passionnant et se lit si facilement qu’on a toujours envie d’en relire. J’ai donc décidé de continuer de découvrir les aventures de Vimaire avec Pieds d’Argile, troisième tome de la sous-série Le Guet. Synopsis.

Pieds d'Argile de Terry Pratchett

Deux cadavres retrouvés, deux meurtres hors-la-loi qui n’ont à priori aucun lien, si ce n’est quelques traces d’argile par terre. Heureusement, le guet et son capitaine divisionnaire Vimaire peut compter sur l’une de ses nouvelles escouades pour résoudre l’affaire: le département de la police scientifique. A sa tête, Hilare Petitcul, un nain ex-alchimiste qui n’aime pas les chansons sur l’or, ni l’or, et encore moins rechercher de l’or.

Pieds d'Argile de Marc Simonetti

Une possible couverture signée Marc Simonetti

Je dois bien avouer qu’il est assez difficile de parler des romans du Disque-Monde sans avoir l’impression de se répéter. Terry Pratchett est d’une constance à toute épreuve, que ce soit dans son style, dans l’humour ou dans la qualité et la pertinence des situations.

Avec cette nouvelle aventure, Le Guet continue d’être une série pastiche d’enquêtes policières et la résolution du double meurtre va évidemment être le centre de notre histoire, autour de laquelle vont graviter des péripéties rocambolesque. Car Vimaire semble bien être au centre d’une machination, si ce n’est même un complot ourdi contre Vétrini, le vénérable et sage patricien qui dirige la ville d’une main de fer depuis près de 10 ans.

Pieds d’Argile continue de nous dépeindre le côté loufoque et sans queue ni tête de l’organisation d’Ankh Morpork, bien loin de notre réalité et très absurde. Empêcher les gens de voler s’avère beaucoup plus difficile que de faire un permis de voler. Les meurtres sont tout ce qu’il y a de plus légal quand l’assassinat est correctement encadré par la loi, avec une mise à pris et des assassins dignes de ce nom (et fiers de leur art). C’est fait à base de petites digressions Pratchettiennes et c’est tout simplement divin, l’absurde de l’organisation de cette ville est délicieuse.

Pieds d'Argile de Terry Pratchett

A côté de ça, on continue de parler minorités et discrimination, que ce soit ethniques, sur les coutumes ou encore, sur le sexe. Il est d’ailleurs marrant que je me sois retrouvé à lire ce bouquin en pleine tempête dans la communauté geek puisqu’il s’agit d’un de ceux traitant du sexisme. Nous suivons en effet deux heroïnes qui travaillent au Guet, et qui donc subissent leur lot de remarques désobligeantes. Bien sur, on est face à du Pratchett et ces remarques nous font rire tout en relevant le problème sous-jacent. On quitte aussi le territoire des conflits raciaux pur et dur pour atterrir à ceux de l’endoctrinement des religions, Golems oblige.

Pieds d'Argile de Terry PratchettMais avant de vous conseiller de vous lancer dans la lecture, je me dois de saluer le travail titanesque et génialissime que l’auteur a fait sur ses deux policiers un peu cons mais terriblement attachants que sont Fred Côlon et Chicard. A la foi affreusement cynique et cruellement candides, ces deux soldats de la vieilles ont des dialogues qui ne peuvent que rendre justice à la qualité du travail de Patrick Couton qui assure la traduction.

Au final, Pieds d’Argile de Terry Pratchett a été une fois de plus un grand moment de lecture, le genre qui donne de quoi réfléchir tout en ayant un côté effroyablement positif. Il n’est pas le meilleur roman de la série, il n’est pas particulièrement réussi vis à vis de la qualité des œuvres de l’écrivain, mais il fait plus que le travail. Fin, drôle, bien écrit et très bien traduit, chaque page est un festival de situations absurdes mais géniales. Je dois vous avouer que je n’ai qu’une hâte, me jeter sur Va-t-en-guerre.


Grifter de Nathan Edmonson et Rob Liefield

Récit d'un beau gachis du New 52 de DC Comics

illman dans Comic, Critiques, Livres le 14 mai 2013, avec 3 commentaires
Critiques

Grifter a fait partie des séries qui ont commencé le New 52 de l’univers DC Comics. La série aura duré de septembre 2011 à janvier 2013 pour un total de 17 issues. Cette série n’est pour le moment pas publiée en France, alors pourquoi est-ce que j’en parles ? Tout simplement parce que j’ai découvert Comixology, un site qui permet de manière légale d’acheter des comics paru aux États-Unis en édition numérique sans restriction territoriale. La série aura connu 3 scénariste et 3 dessinateurs différents avant de finalement s’interrompre faute de ventes satisfaisante. Pour une trentaine de dollars il est possible d’acquérir toute la série. Autopsie du cadavre.

Grifter

Qui est Grifter ? Il a été créé sous la plume de Jim Lee en 1992 avec la série WildCATS et faisait partie du roster de l’éditeur Wildstorm, qui a été racheté à la fin des années 90 par DC Comics et disparu aujourd’hui. Bref, Cole Cash est un ancien membre des forces spéciales qui par la force des choses est devenu un arnaqueur de talent. Mais voilà, alors qu’il sort d’une affaire louche, il est kidnappé par des aliens, les daemonites, qui tentent de prendre possession de son corps pendant 17 jours avant qu’il ne puissent s’échapper et se rendes compte qu’il a acquis certaines capacités de télékinésie et de télépathie avec ces aliens. Dans sa fuite, il tuera des humains possédés dans un avion, ce qui fera de lui, l’homme le plus recherché de l’univers.

Si vous ne le savez pas, on découpe généralement les comics par « run » c’est à dire des arcs d’histoire parus sous l’égide du même scénariste. Pour Grifter, on peut en identifier 2 conséquentes, celle de Nathan Edmonson et celle de Rob Liefield.

Run de Nathan Edmonson (Grifter #1-#8)

Grifter #9J’ai été gentil avec le synopsis parce que c’est loin d’être aussi clair dans le comics. La narration est loin d’être un point fort de la série, on galère un petit peu à comprendre le point de départ et il manque sans doute un peu de background, mais une fois lancé dans l’action, ça se laisse suivre. Car au delà du 3ème numéro, c’est une débauche d’action qui attend le lecteur avec le fil conducteur de la fuite en avant de Cole, et le tout restera cohérent jusqu’au #7. Pour son dernier numéro, Edmonson tente sans doute de relancer les ventes en partant sur un arc qui malheureusement est trop différent du précédent, il démarre sur une ellipse narrative difficilement justifiable dans la continuité.

Cafu gère le dessin sur les 3 premiers numéros et fait un travail remarquable. Le dessin est fin et c’est découpé plutôt élégamment. Ce qui ne sera pas forcément le cas de son successeur au crayon, Scott Clark. Ce dernier est clairement un cran en dessous de Cafu en terme de qualité de dessin. Ses planches sont moins impressionnantes, même si ses covers sont de qualité (celle du #16 est vraiment belle), et son découpage est vraiment trop classique pour se montrer intéressante.

Run de Rob Liefield (Grifter #9-#14 et #0)

Grifter #10Le très controversé Rob Liefield va prendre les rênes de la série pour l’emmener dans les tréfonds de l’enfer, alors même qu’il était censé redresser les ventes. Scénario sans queue ni tête avec un lien quasi inexistant avec la run précédente, il va mettre son talent WTFesque à contribution pour rendre la série ridicule (excepté pour son #0 où on sent un effort de scénario). Il va mettre en scène des dialogues idiots ou fier à bras, il fera jaillir des personnages secondaires de nulle part, la totale quoi.

Ça part donc dans tous les sens, on n’arrive pas à suivre le délire et l’on se demande s’il y a vraiment un lien entre certains numéros vu que la narration est décousue au possible. Le pompon est atteint dans le numéro Midnighter in Paris qui malgré sa description et le titre se paye le luxe de n’avoir aucune case qui se passe à Paris. Bref à la fin de son passage on contemple une zone sinistrée à laquelle on ne comprends plus rien. Mais ça aurait pu être pire, il aurait pu se charger du dessin (bon il s’est contenté d’insulter le dessinateur en charge apparemment)…

Marat Mychaels au dessin et Frank Tieri pour le scénario accompagneront le condamné pour ses deux derniers numéros, avant qu’il ne rende l’âme. Lors de cette mort programmée ils vont lui donner une fin ouverte qui permettra peut être de redémarrer un jour sur plus de cohérence.

Grifter #14

Grifter était pourtant prometteur, le début d’intrigue était un peu mal amené et expliqué mais il y avait du potentiel. Malheureusement les ventes ne suivant pas, les tentatives d’électrochocs en changeant la série d’orientation et de management n’auront servi qu’à précipiter sa mort. Bref un beau gâchis.


C’est Lundi, que lisez vous ? #92

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 13 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

J’ai terminé Fall of Giants de Ken Follet. L’histoire des 5 familles se poursuit donc jusqu’en 1925 et les derniers chapitres préparent directement la suite : la prohibition, la crise, puis la guerre évidemment. Bien que je trouve un peu Ken Follet timoré par rapport à ce qu’il fait vivre a ses personnages (surtout après avoir lu du Trône de Fer), je lirais avec grand plaisir la suite de cette saga.

Le Parfum du Mal, Fille d'Hécate Tome 2, de Cécile GuillotJ’ai ensuite lu le deuxième tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, la suite du récit initiatique de Maelys, psychologue et sorcière. La novela est bourrée de bonnes idées, mais je suis un peu frustrée par le format, trop court, j’aimerais tellement en savoir plus. Bonus pour une des nouvelles sorcières que j’ai trouvé fort crédible et originale.

J’ai ensuite commencé le dernier tome du Cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. Si je retrouve avec plaisir son style très agréable, j’avoue avoir beaucoup de mal avec l’héroïne de ce tome : trop Bit-Lit et la nana qui se sent monstre et se refuse à toute histoire d’amour me fait un peu craindre le pire pour la suite. Enfin, on verra.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Je continue mon séjour parmi la collection Pandore du Pré-aux-Clercs avec La Griffe et le Sang de François Larzem, sorti un peu plus tôt dans l’année. Comme le reste de la collection, il s’agit d’un roman Young Adult, destiné à la jeunesse donc, et écrit par un auteur français. Avec une très jolie illustration de Benjamin Carré et une quatrième de couverture qui évoque le comte Dracul, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Synopsis.

La Griffe et le sang de François Larzem

Mina est une jeune tzigane qui voyage avec sa mère dans leur roulotte vers les Carpates, une terre qu’elle n’a encore jamais foulée mais pour laquelle son père ne manquait pas d’éloges… Verdoyante, paisible, il y ferait bon vivre et surtout, elles seraient enfin à l’abri de la haine et des violences dont son peuple est victime. Mais le voyage sera dur et il n’est rien de moins sûr que les Carpates répondent vraiment à leurs attentes…

François Larzem

François Larzem

Pour être honnête je dois dire que je n’étais pas forcément enthousiaste au début de ma lecture. Une réécriture jeunesse de Dracula ? Hm, ça tombe peut être mal, je viens justement de lire l’original de Bram Stoker. Une version jeunesse ? Voilà qui ne me convainc pas bien plus.

On est donc face à un roman narré à la première personne par Mina, jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. C’est relativement classique pour le genre, mais ce n’est clairement pas le genre de narration que je préfère. Toujours est il que notre jeune Mina est donc relativement effrontée et surtout très intelligente. Une sorte de jeune effrontée qui m’a assez exaspéré, certes c’est relativement habituel pour un comportement d’aujourd’hui, mais je n’ai pas franchement trouvé que cela collait à l’époque.

Mina s’exprime en effet d’une manière relativement moderne, et on pourra du coup se poser quelques questions sur ses expressions qui ne font pas du tout gamine du XVIIIème. Du coup, on se retrouve face à des phrases qui choquent, ou qui donnent l’impression d’être incohérentes. Il y a de nombreuses références géographiques dans le roman, et du coup, parfois on se demande quand même comment cette tzigane peut trouver que cela sent l’océan alors qu’en toute logique, elle ne l’a jamais vu, cet océan.

La Griffe et le sang de François LarzemL’histoire est donc une fuite en avant de Mina et sa mère face à la cruauté du monde. Il faut bien dire qu’à ce niveau là, François Larzem met le paquet et son monde est franchement détestable, cruel, raciste. Malheureusement, c’est un peu too much et on a l’impression d’être face à l’éternel recommencement du même scénario, le tout avec un cliffhanger sur la dernière phrase du chapitre.

Ma chronique doit être un peu floue et pour cause, je n’ai pas réussi à me faire une vraie opinion de La Griffe et le Sang. J’ai trouvé que ça n’était ni un bon livre, ni un mauvais. Il est de ces livres qui sont frustrants car on sent largement le potentiel sans qu’il ne soit vraiment utilisé, pleinement maîtrisé. On ne voit pas très bien où l’auteur veut en venir, l’histoire principale est un peu légère et surtout assez grosse et prévisible. Bref, c’est dommage.


C’est Lundi, que lisez vous ? #91

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 6 mai 2013, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Hollow de Jessica VerdayCommencé la semaine dernière, j’ai continué puis abandonné ma lecture de Hollow de Jessica Verday. Il s’agit d’un roman dont je ne saurai exactement donné la qualification, en dehors du mot marketing Young Adult. A priori Fantastique, bien que je n’ai pas vu un seul élément qui sorte du naturel après 250 pages de lecture… On y suit une jeune fille à la première personne, qui n’est pas forcément antipathique, mais dont l’intérêt ne suffit pas pour me pousser à continuer le roman après 250 pages de son quotidien, d’un ennuis mortel… J’ai du coup décidé d’abandonner et de ne point me forcer à finir quelque chose que je considère comme médiocre.

Le Fils de Rosemary de Ira LevinJ’ai donc pioché parmi les romans que j’avais bien envie de lire, notamment Le Fils de Rosemary de Ira Levin, que j’ai fini. Il s’agit de la suite du culte Un Bébé pour Rosemary qui a été adapté par Roman Polanski au cinéma. Pour être honnête, c’est ce roman là que je pensais lire, du coup j’ai d’abord été impressionné par la capacité du cinéaste à avoir imaginé tous ces détails, avant de me rendre compte de mon erreur. Le roman est plutôt sympathique, bien qu’il ne soit pas une vraie claque. Ça se lit très bien, quelques longueurs sont tout de même à déplorer. A noter qu’il ne semble plus être édité en France, je crois d’ailleurs que nous l’avions acheté d’occasion.

Serafina

Je n’ai absolument pas touché au Trône de Fer cette semaine ! Je viens juste de m’en rendre compte. J’ai été bien trop happée par Fall of Giants, la fresque historique de Ken Follet sur la première guerre mondiale. J’arrive au dernier tiers, et outre le fait que cela ait été une lecture très instructive, je me suis vraiment attachée aux personnages et j’ai hâte de lire la suite !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Zombie Island, Zombie Story Tome 1, de David Wellington

Mon petit Zombie

illman dans Critiques, Livres le 3 mai 2013, avec 4 commentaires
Critiques

Zombie Island est le premier tome de la trilogie Zombie Story de David Wellington, une série évidemment consacrée aux zombies. L’auteur a commencé cette série sur son site web, publiant chapitre après chapitre avant de se faire repérer par un éditeur et le de faire publier le premier tome en 2006 sous le titre Monster Island. Chez nous, c’est Milady qui s’occupe de nous l’amener sur les rayonnages depuis 2010, et pour ma part je me suis procuré l’édition numérique Kindle.

Zombie Island, Zombie Story Tome 1, de David Wellington

L’apocalypse zombie est arrivé, Dekalb est un membre américain de l’ONU qui était en poste en Afrique avec sa femme et sa fille. Maintenant il n’a plus que sa fille et se réfugie en Somalie, pays où l’on compte le plus d’armes de guerre par habitant. Mais voilà il va falloir qu’il se rendes utile pour rester et la condition c’est une expédition commando à New York pour récupérer des médicaments. Au milieu de ce bazar, son équipe va croiser quelque chose d’atypique, un zombie qui parle.

David Wellington

David Wellington

Wellingtonprend les classiques des zombies et les reprend à sa façon au lieu de bêtement se contenter de leur « mythologie » habituelle. Ici on a affaire à une sorte de super zombie, une sorte d’exception, il parle et est capable de tenir les mêmes raisonnements que lorsqu’il était vivant. Et rien que ça, ça rend l’ensemble plus sombre par moment. Imaginez être pourchassé par un être qui veut vous bouffer férocement et qui en plus vous parle pour vous amadouer avec ses manières de dandy, ou bien vous faire encore plus peur. C’est sans compter que l’auteur ne se contentera pas de ça et réserve des surprises zombiesques qui montre qu’il a cherché à nous changer du zombie classique.

Pour les gentils on est gratiné aussi, Delkab est une vraie tête à claques avec sa petite morale et son aversion des armes. Heureusement qu’il évolue au long du roman sinon ça aurait été insupportable. Il est accompagnés par un petit détachement de femmes soldats somaliennes toutes totalement embrigadées et fanatiques, bref un vrai clash des civilisations. L’auteur joue beaucoup sur ce conflit notamment par les yeux de Delkab lorsque les jeunes femmes découvre des objets atypiques pour elle mais si commun pour nous et qu’elles s’en émerveillent, ou encore par le regard méprisant que porte ces femmes au peureux et moraliste Delkab.

Zombie Island, Zombie Story Tome 1, de David WellingtonZombie Island est un page-turner, les chapitres sont assez courts histoire de maintenir un rythme de pas de charge, on alterne les points de vue de Delkab et du Zombie, et la seconde partie du livre est organisée comme un gigantesque jeu de cache cache. Ce point manque peut-être légèrement de suspense mais en ce qui concerne le reste de l’intrigue, on est plutôt bien servi. L’originalité des zombies permet aussi de garder un intérêt tout du long tant que l’on a pas découvert tout ce dont ils sont capables. Sur le fond, ce n’est qu’une quête FedEx (aller chercher un truc à un point B et le ramener au point A), mais l’auteur arrive à recourir à des péripéties qui ne tombent pas systématiquement dans le Deus Ex Machina comme certains. L’histoire reste plutôt agréable à suivre.

Le tout est traduit de l’américain par François Truchaud avec une couverture (moche) de quelqu’un qui n’est pas cité dans l’édition numérique, ni sur le site de Milady d’ailleurs (la honte peut-être ?).

Pour un premier tome de trilogie, c’est clair que j’ai trouvé ce Zombie Island efficace et qui me donne envie de continuer Zombie Story. Après j’espère que le second tome ne sera pas une resucée de ce premier tome à une échelle plus grande, même si le titre Zombie Nation me fait un poil peur.


C’est Lundi, que lisez vous ? #90

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 29 avril 2013, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Fall of Giants de Ken FolletJ’ai avancé ma relecture du Trône de Fer Tome 7. Je lis volontairement lentement, histoire d’être raccord avec la diffusion de la série, mais c’est difficile : je suis déjà tellement en avance sur Jon par exemple et tellement en retard sur d’autres arcs… Bref, je fais de mon mieux.

Profitant d’un voyage à Paris, j’ai entamé Fall of the Giants, premier tome de la Century Trilogy de Ken Follet. J’avais flashé sur le synopsis quand j’ai croisé cette série dont le deuxième tome vient de sortir. On suit ici, via divers points de vue, l’entrée en guerre 14-18. On côtoie des famille de différentes nationalités : anglaises, russes, allemandes. C’est intéressant car il n’y a pas du tout la vision française qu’on peut avoir eu à l’école !

Je suis vraiment fane pour le moment, et c’est super addictif…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Evil Genius est le premier tome d’une série Thriller de Catherine Jinks, Les Aventures de Cadel Piggott. Contrairement à ce qu’on pourrait penser à la vue de sa couverture en noir et blanc et des têtes démoniaques qu’elle présente, il ne s’agit pas du tout d’un roman qui surfe sur la vague des vampires. Et le synopsis de quatrième couverture est bien là pour nous le rappeler: c’est de génies que nous allons parler. Publié en poche par Le Livre de Poche à la fin de l’année dernière, la traduction est signée Karine Suhard-Guié. Synopsis ?

Evil Genius de Catherine Jinks

Quand le jeune Cadel Piggott est introduit par ses parents adoptifs au psychologue spécialisé dans les enfants à problèmes, Taddeus Roth, il ne s’attendait surement pas à ça. A quoi ? Et bien, à pouvoir librement jouer avec l’ordinateur du psychologue par exemple. Après tout, c’est bien parce qu’il s’est introduit illégalement dans le système d’informations d’une banque qu’il est ici, à suivre une thérapie pour soit-disant apprendre ce qui est le bien et le mal…

Catherine Jinks

Catherine Jinks

Les premières pages du roman m’ont assez surpris je dois bien l’avouer. Nous suivons donc un tout petit garçon qui dans les premiers chapitres s’avère être haut comme trois pommes et n’a pas encore dix ans. C’est un surdoué et il présente des capacités hors du commun, qui dépassent déjà de très nombreux adultes. La narration est à la troisième personne mais permet au lecteur de suivre le personnage dans ses interrogations, dans ses faits, dans ses réflexions. C’est assez bizarre au début, ça peut surprendre et je dois avouer que je trouvais le tout un peu grossier sur les premiers chapitres. L’étalage de ses facultés mentales paraissant un peu simple et manquant de mon point de vue de crédibilité.

Il faut dire que le sujet, celui des génies, est toujours difficile à aborder de manière crédible. Comment suivre au jour le jour un personnage aux facultés énormes sans écrire des scènes trop grosses, ou ce dernier ne comprendrait pas tout un peu trop facilement et loin de la réalité ? C’est déjà un gros problème lorsqu’on l’aborde avec des personnages comme celui de Sherlock, ça l’est encore plus quand celui ci est un enfant, et qu’il faut y introduire des mots techniques. Car en plus d’être un génie, Cadel est très doué avec l’informatique et il faudra bien que Catherine Jinks arrive à nous expliquer ce qu’il fait.

Et elle ne s’en sort pas trop mal, vraiment. Bien que Cadel soit particulièrement intelligent, l’auteur arrive à lui faire garder sa candeur et son manque d’expérience des relations humaines. C’est très bien construit là dessus, et si notre petit génie arrive à nous expliquer logiquement et froidement ce qu’il pense, il reste ignorant de la perfidie dont l’homme peut faire preuve pour arriver à ses fins. J’ai trouvé ça d’autant plus intéressant qu’en lecteur on ressent assez bien que le bonhomme est peut être bien entrain de se mettre le doigt dans l’œil…

Evil Genius de Catherine Jinks

Le contexte scientifique et donc informatique est là aussi plutôt bien retranscris, et on est loin des énormités qu’on a par exemple pu lire Ceci n’est pas un jeu. L’auteur ne part pas dans des éléments qui sont une réelle application mais se contente d’exprimer des principes et des effets. Ça lui évite d’écrire quelque chose de faux tout en restant relativement concret et compréhensible. Bref, encore quelque chose que j’ai apprécié.

Evil Genius de Catherine JinksEvil Genius a une assez longue intrigue qui met vraiment longtemps à se mettre en place, il faut dire qu’il fait près de 600 pages. Mais c’est loin d’être un problème et j’avoue que la lecture m’a complètement absorbé. Je me suis très vite attaché au personnage de Cadel, il est loin de susciter l’antipathie et on se plat à le suivre. Lorsqu’il rejoindra l’université, puisque nous allons le suivre jusque là, on rencontrera d’autres personnages hauts en couleurs et franchement sympas. Enfin, j’ai eu un gros coup de cœur pour Sonja, évidemment.

Malgré sa longueur, ce premier tome des Aventures de Cadel Piggott fut un vrai régal. J’ai lu avec plaisir les premières centaines de pages, pour finir par dévorer littéralement les deux cents dernières. Avec un premier personnage plus qu’attachant, une histoire intéressante et un aspect scientifique et technique plutôt réussi, Evil Genius est une vraie bonne surprise. Je n’ai finalement qu’une hâte: en lire la suite !


Sublimes Creatures, Tome 1, de Kami Garcia et Margaret Stohl

A lire même (surtout) si vous n'avez pas aimé le film !

Malicia dans Critiques, Livres le 24 avril 2013, avec 2 commentaires
Critiques

16 Lunes est le titre français d’un roman Jeunesse de Margaret Stohl et Kami Garcia publié il y a quelques années mais qui vient tout juste d’arriver en poche chez Le Livre de Poche. Une réédition qui ne doit rien au hasard puisque c’est à l’occasion de la sortie de son adaptation cinématographique, Sublimes Créatures, titre qui va du coup être réutilisé pour éviter les confusions. Une bonne idée qui va sûrement pousser ceux qui ont aimé le film à le lire… et qui m’a aussi donné envie ! J’avais en effet déjà entendu parler de 16 Lunes sans m’y intéresser vraiment, mais le film m’ayant laissé sur ma faim, j’étais curieuse de savoir ce qu’il en était du bouquin. Ai-je été conquise ?

Sublimes Creatures, Tome 1, de Kami Garcia et Margaret Stohl

Accrocheur, le résumé annonce la couleur d’entrée de jeu : 16 Lunes est avant tout l’histoire d’une romance entre deux adolescents, romance que le destin va venir perturber. Le début du roman est la partie la plus adolescente du livre, en quelque sorte, car le Fantastique est au second plan et l’histoire se concentre plus sur la rencontre de deux caractères que tout oppose, si ce n’est l’envie d’échapper à un destin qui semble tracé d’avance. D’un côté, Lena Duchannes, tout de noir vêtue, à la répartie acerbe et au caractère solitaire. De l’autre Ethan Wates, aux rêves de changement mais au quotidien bien ancré dans un village perdu.

Nièce de l’ermite du coin, Macon Ravenwood, la venue de Lena au lycée de Gatlin ne va pas tarder à provoquer une « chasse aux sorcières ». Avec son arrivée, des phénomènes étranges se produisent et elle s’attire vite les fougues des pestes du coin, mais aussi de leurs parents. Oui, parce qu’à Gatlin,on pourrait limite se croire en plein Moyen-Âge (ok, j’exagère): les valeurs sont traditionnelles, conservatrices, et on n’hésite pas à crier à l’hérésie au moindre comportement déviant. Intrigué, Ethan finit évidemment par aller vers ce changement que Lena incarne, et ce malgré le caractère rebelle de l’adolescente. D’autant plus que comme de par hasard, il est presque sur que c’est elle, la fille du cauchemar qui le hante.

16 Lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl

La couverture de l’édition titrée 16 Lunes

Si la relation entre Lena et Ethan reste très pudique, elle s’intensifie lorsqu’il apprend ce qu’elle est : une Enchanteresse, sorte de sorcière, qui sera appelée à son prochain anniversaire à devenir Ténèbres ou Lumières. C’est autour de cette incertitude que va se développer l’intrigue de ce premier tome, mais aussi les obstacles à l’amour naissant entre Lena et Ethan.

Durant tout le livre, c’est Ethan qui est le narrateur. Au début, cela m’a troublée : sa maladresse est parfois attachante, à d’autres moments elle sonne faux. Cependant, elle m’a été largement plus supportable que dans le film où cette même narration casse l’aspect « héroïque » du personnage. Au fur et à mesure que l’intrigue avance et qu’elle s’enrichit, Ethan va devenir plus intéressant à lire et finalement, on ne peut plus s’en passer, à tel point que le seul passage où Lena est la narratrice m’a dérangée.

Kami Garcia et Margaret Stohl

Kami Garcia et Margaret Stohl

Les personnages sont eux aussi attachants, avec une belle galerie de protagonistes secondaires : Macon, l’oncle protecteur qui tire les ficelles dans l’ombre, Amma, qui est comme une seconde mère pour Ethan, Boo Radley un chien auquel on ne peut que s’attacher (oui c’est aussi un personnage je trouve) ou encore Ridley, une cousine ténébreuse qu’on adore détester… Le personnage qui m’a le plus touchée, et parfois émue à en avoir les larmes aux yeux (je suis sensible…) est celui qu’on ne voit jamais: la mère décédée d’Ethan, Lila. C’est fou ce qu’on ressent son absence dans le livre, à quel point sa présence rassurante manque à Ethan, elle nous rappelle aussi régulièrement la maturité dont notre héros doit faire preuve pour traverser les épreuves.

Enfin, j’ai beaucoup aimé l’univers de Sublimes Créatures: il y a à la fois un contexte historique (la Guerre de Sécession) et Fantastique (tout le fond lié aux Enchanteurs) qui se révèle au fur et à mesure de l’histoire. Au final, tout est lié à l’intrigue principale, l’appel de Lena sans que l’on s’emmêle les pinceaux : ça donne un côté plus « grand » à l’histoire. Bien sûr, il y a quelques rebondissements, rien de fulgurant, mais ils aident à relancer l’intérêt pour ce qui suit. Je trouve d’ailleurs que le livre aurait pu être parfait en adaptation série au vu de ses nombreux éléments, il y a bien trop de raccourcis qui ont été pris pour simplifier la version grand écran, au détriment de la qualité de l’histoire.

Sublimes Creatures, Tome 1, de Kami Garcia et Margaret StohlOn a beaucoup comparé Sublimes Créatures à Twilight et il est vrai que l’intrigue commence de manière similaire : une ville paumée, une rencontre qui vient bouleverser la vie de deux personnages que tout oppose, un fond Fantastique… Cependant, à mes yeux, la comparaison s’arrête là, ce premier tome de Sublimes Créatures a su bien mieux centrer l’intrigue sur une romance improbable tout en jouant d’un bon nœud d’intrigues secondaires pour produire une histoire intéressante.

Simple et parfois manichéenne certes, l’œuvre de Kami Garcia et Margaret Stohl va cependant plus loin que « mortel + créature fantastique = LOVE KEUR KEUR ».