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Gone Girl de Gillian Flynn

Serafina dans Conseils de lecture, Critiques, Livres le 16 janvier 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Maintenant, à la fac, il y’a une étagère de livres en libre service. Chacun en dépose et peut en prendre. Du coup lors d’un TP particulièrement ennuyant, j’ai fouillé et j’ai emporté Gone Girl de Gillian Flynn. Le nom du bouquin me disait quelque chose, puisqu’il a été adapté il y’a quelques années au cinéma. En france il est paru sous le nom « Les apparences ». Synopsis ?

gone girl gillian flynn

Nick et Amy sont un couple de New Yorkais qui ont tous pour eux, un job dans la presse, la beauté, la jeunesse. Sauf que la crise frappe, ils perdent leur boulot et les voici tous deux à déménager dans une bourgade du Mississipi, la ville natale de Nick. Un midi, alors que Nick rentre du bar qu’il tient, Amy n’est plus là. Des traces de lutte dans le salon, une robe encore sur la planche à repasser, tout semble indiquer un crime….

les apparences gillian flynnJe ne suis pas très polar ni policiers mais j’apprécie d’en lire de temps à autre. C’était mon premier contact avec Gillian Flynn que je sais plutôt populaire dans mon cercle de connaissances. J’ai lu le roman en VO, et j’ai trouvé son style agréable, la plupart des passages sont à la première personne, et c’est bien amené, les personnages semblent assez naturels. Les chapitres sont assez courts et donc le roman se lit plutôt rapidement pour ses 500 pages.

L’enquête est bien menée, même si il y’a pas mal de deus ex-machina et que le twist en milieu de roman arrive un peu abruptement à mon gout. Il y’a réellement deux parties dans ce bouquin, une première vraiment enquête où on essaie de comprendre avec Nick ce qu’il se passe, puis en milieu de roman on comprend et le bouquin prend une toute autre tournure, plus proche de la traque. Cela permet de ne pas s’ennuyer.

Cependant, je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages, que cela soit Nick ou Amy ni même les personnages secondaires. Je ne les ai pas trouvés attachants, je n’était pas triste pour eux. Cela peut être du au fait qu’ils sont très représentatifs d’une certaine caste sociale (les journalistes et écrivains New Yorkais) avec laquelle, avouons le, je n’ai pas de points communs. A partir de là, plutôt difficile de s’y attacher. De plus, comme le lecteur n’a pas toutes les cartes en main pour mener l’enquête de son coté et qu’on lui cache des informations qui sont ressorties pour faire rebondir le récit on est plus balladé que acteur. Moi j’aime bien les policiers où je peux essayer de deviner avant les flics.

Bref, vous l’aurez compris, ce fut une lecture mitigée. Pas inintéressante car plutôt originale mais qui ne m’a pas tenue en haleine plus que cela. Je ne le conseillerais pas spécialement, pas plus que je ne le déconseille. A vous de voir si c’est votre genre de prédilection ou si vous voulez tenter.


Il y a plus de trois ans que je n’avais pas ouvert un tome des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook, depuis que j’avais fini la dernière page de Jeux d’Ombres. Ce quatrième tome qui relance Toubib et la Compagnie sur une nouvelle aventure m’avait laissé un petit goût d’inachevé. Pas un mauvais livre loin de là, mais pas franchement la même qualité que l’on avait retrouvé sur la première trilogie. Et puis voilà, il était tant de s’y remettre, de retourner dans la mêlée. C’est disponible depuis 2001 en France, aux éditions l’Atalante et en poche chez J’ai Lu. Dans la mesure où c’est la suite directe des Jeux d’Ombres, on reprend le même synopsis garanti sans spoil.

Rêves d’acier, La Compagnie Noire Tome 5, de Glen Cook

Toubib s’est au gré des événements fourré dans une bien mauvaise posture, le voilà annaliste pour la compagnie, médecin, et… commandant. Alors certes, la grande compagnie noire, dernière des compagnies franches de Khatovar, ne compte plus qu’une poignée d’hommes, au point qu’ils peuvent être comptés sur moins de 10 doigts. Mais voilà, pour ces quelques derniers joyeux lurons, la compagnie est leur seule famille, alors ils ont décidé de suivre Toubib dans son projet fou: revenir à Khatovar pour y ramener les annales.

Ce tome change de narrateur pour la première fois, Toubib laisse en effet sa place à une narratrice et pas n’importe laquelle: Madame. Une sorte de fantasme pour les lecteurs je suppose, qui fait un peu fan service tant le personnage semblait éloigné et inatteignable au début de la série. C’est clairement bizarre à lire. Le changement n’est pas énorme en soit, même si le style est tout de même différent. Toubib et Madame n’ont pas grand chose à voir, leurs actions et décisions sont vraiment différentes, et ça se ressent dans la façon de raconter les évènements.

Rêves d’acier, La Compagnie Noire Tome 5, de Glen Cook

Si le changement pourrait laisser penser que cela amènerait un bol de fraicheur après une première partie Jeux d’Ombres assez fébrile, il faut avouer qu’au final il n’en est rien. Le narrateur change certes, mais l’axe du scénario dans lequel s’est lancé Glen Cook reste sans grande saveur, sans vraiment relancer la série. Le pire c’est sans doute que l’on attend pas grand chose des livres que l’on lit. Limite trop épique, presque trop extraordinaire, les actes que nous raconte Madame laissent de marbre. L’ambiance de la Compagnie Noire n’y est plus vraiment.

Rêves d’acier, La Compagnie Noire Tome 5, de Glen CookOn continue de découvrir la région dans laquelle s’est déplacée la Compagnie Noire et ses coutumes locales. Là dessus c’est plutôt intéressant et franchement réussi, avec une religion centrée autour de la mort qui fait plaisir à voir, réussissant presque un mariage pas très catholique entre la Dark Fantasy et un livre comme Rosemary’s Baby. Et oui, rien que ça.

Mais il en fallait sans doute plus pour sauver une histoire qui pour le moment laisse franchement de marbre, manquant de personnages charismatiques, autant au niveau des ennemis de la Compagnie que dans les rangs de celle ci. De ce côté, on est aux abonnés absents.

Au final ce cinquième tome des Annales de la Compagnie Noire se lit, on passe un moment relativement agréable certes. Mais Rêves d’Acier de Glen Cook n’a rien de qu’on avait pu connaître dans la première trilogie de la série, c’est un long fleuve tranquille aux twists trop téléphonés ou loin d’être assez marqués. M’enfin, je continuerai sans doute.


Star Wars: L’arme du Jedi de Jason Fry

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Serafina dans Critiques, Livres le 7 janvier 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Je vous l’avais dit je suis dans ma période Star Wars et donc après La Cavale du Contrebandier mettant en scène Han Solo j’ai entamé L’arme du Jedi qui a pour héros Luke. Il s’agit là encore d’un roman qui se situe dans la série Voyage vers Star Wars: le Réveil de la Force mais écrit cette fois par Jason Fry. C’est encore une fois publié par Pocket Jeunesse en France. Synopsis ?

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Nous sommes entre l’épisode  IV et V. Au détour d’une mission, Luke se rend sur une planète où la force l’appelle. Il se rend compte rapidement que cette planète était autrefois une planète importante pour les Jedis qui y avaient un temple où ils formaient les recrues. Cependant, il est désormais interdit par l’Empire de pénétrer dans les ruines.

J’ai lu ce livre juste après La Cavale du Contrebandier qui mettait en scène Han Solo. Ce livre là est plus contemplatif, l’histoire en elle même n’est pas forcément très recherchée ni originale, beaucoup de retournements de situations se sentent venir à des kilomètres. Le style d’écriture de Jason Fry est relativement simple, sans trop d’effet de style, ça se lit. Les illustrations de Phil Noto, même auteur que pour celles de La Cavale du Contrebandier, donc évidemment magnifiques mais ça ne fait pas tout. Non le réel intérêt du roman est de faire le lien entre le Luke de l’épisode IV, un peu paumé, pas formé, qui a juste effleuré la Force et celui de l’épisode V qui décide d’aller se perdre sur Dagoba car il a vu un fantôme sur Hoth.

Star Wars: L'arme du Jedi de Jason Fry

Luke n’est pas un personnage que j’apprécie forcément à la base, car justement dans les films son évolution est parfois difficile à saisir. Ici c’est finalement un héros agréable avec son lot de doutes. Il est sceptique au début du livre sur la Force et tout le toutim, mais va peu à peu découvrir ses capacités et comprendre ce qu’étaient réellement les Jedis. La plongée dans le temple Jedi est aussi intéressante et son cheminement vers la maitrise de la Force.

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la ForceAprès, cela reste un livre jeunesse, qui ne dépasse pas les 180 pages et qui n’a d’intérêt réel que pour les plus jeunes qui y trouveront leur compte, ou que si vous êtes en mode monomaniaque et que vous vous lire tout ce qui est sorti dans le cadre du reboot de l’univers. On n’y apprend rien de spécialement vital mais on comprend mieux le personnage après coup.

Bref vous l’aurez compris, j’ai un avis mitigé sur ce tome. Il a son utilité mais sa lecture en soit peut être tout à fait dispensable. Ce n’est pas désagréable mais pas inoubliable pour autant. A lire seulement si vous voulez tout lire. Sur ce, moi j’ai enchainé avec le 3ème tome, celui sur la Princesse Leia dont on parlera dans une prochaine chronique.


La Maladroite de Alexandre Seurat

Serafina dans Critiques, Livres le 2 janvier 2016, avec 2 commentaires
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La Maladroite de Alexandre Seurat est un livre sorti à la rentrée 2015 que j’ai reçu dans le cadre des matchs littéraires de PriceMinister. Je l’avais choisi par hasard total. C’est un livre assez petit puisqu’il ne fait que 120 pages. Synopsis ?

La maladroite de Alexandre Seurat

Un matin, une femme voit sur un journal la photo d’une petite fille, Diana, portée disparue. Elle connaît bien le visage de cette petite dont elle a croisé la route. C’est l’histoire de la petite qui nous est racontée. Une petite tellement maladroite qu’elle a toujours des bleus partout …

Vous l’aurez compris on n’est pas dans du Fantastique ou de l’imaginaire mais bien de la littérature contemporaine qui traite en plus d’un sujet assez lourd qu’est la maltraitance infantile. Le livre est écrit d’une manière très particulière, en effet aucun personnage à part Diana n’a de nom. Les personnages y sont désignés par leur rôle : la grand mère, l’institutrice , le policier … Cela renforce l’idée que cela pourrait arriver n’importe où et que Diana pourrait bien être dans notre classe ou dans notre voisinage. De même il n’y a aucun marqueur spatio-temporel.

La maladroite de Alexandre SeuratCes parti pris pourraient être dérangeants mais ils renforcent l’impact du livre. De plus, les personnages témoignent à tour de rôle et n’ont forcément qu’une vision parcellaire de l’histoire de Diana. C’est nous lecteurs qui recoupons les histoires et comprenons l’horreur. Nous assistons impuissants à la bureaucratie et aux occasions ratées de sauver la petite. Le roman évite le pathos et bien que le sujet ne soit pas facile, l’auteur évite aussi le glauque et ne se complaît pas dans la description du pire. C’est tout en pudeur mais ça n’en est pas pour autant facile à lire.

Le roman est très court mais aussi très prenant et intense. Il se lit d’une traite et est assez addictif. Si vous avez l’occasion de le lire je ne peux que vous le conseiller car ce fut une lecture intéressante et vraiment prenante. Évidemment on connaît la fin dès le début mais ce n’est pas la l’intérêt . On s’attache à la gamine et on assiste impuissant à l’escalade qui amène à cette photo sur le journal. La Maladroite de Alexandre Seurat est une lecture marquante donc, ce qui fait que je vous le recommande.


Star Wars: La cavale du contrebandier de Greg Rucka

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Serafina dans Critiques, Livres le 27 décembre 2015, avec aucun commentaire
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Je suis retombée. Je suis redevenue une fangrill. Depuis le 16 Décembre pour être tout à fait exacte. Depuis, j’ai repris mes habitudes après avoir vu Star Wars VII: Le Réveil de la Force et être passée en mode monomaniaque. dabYo m’a offert pour Noël les bouquins Star Wars parus chez Pocket Jeunesse et j’ai évidemment commencé par celui traitant de Han Solo. Synopsis ?

La cavale du contrebandier : Une aventure de Han Solo & Chewbacca de Greg Rucka

Nous sommes situés un peu après l’épisode IV, Han Solo a empoché les crédits qui vont bien et s’apprête à aller payer sa dette à Jabba The Hutt. Enfin, c’est ce qu’il pense faire, mais la Princesse Leia a besoin de lui. Une des équipes d’éclaireurs des Rebelles, ceux qui vont repérer en avance les planètes qui pourraient servir de bases potentielles, a été attaquée. Un seul survivant a pu s’échapper et se cacher sur une planète du territoire Hutt. Ematt c’est son nom est bien sur recherché par l’Empire et son exfiltration doit se faire en toute discrétion. Han et Chewie sont donc repartis pour un tour !

Avant de parler du livre en lui même, il faut faire un point sur l’univers étendu. Avec la sortie du VII, l’univers étendu qu’on connait a été « déprécié » et renommé en Star Wars Legends. Il n’est plus canon. Le canon est donc possédé par Disney et comporte à ce jour assez peu de bouquins traduits en français, tous chez Pocket Jeunesse. La cavale du contrebandier est donc un univers étendu officiel. Bien qu’étant publié chez un éditeur jeunesse, il n’a rien de spécialement jeunesse : il est court certes, seulement 150 pages, mais c’est une novella tout à fait agréable à lire pour un adulte.

La cavale du contrebandier : Une aventure de Han Solo & Chewbacca de Greg Rucka

Nous retrouvons donc les personnages des films et plus précisément Han et Chewie qui sont pour le coup très égaux à eux même. Il n’est pas si facile qu’on croit de rendre correctement un personnage aussi connu et attendu , pourtant le bouquin s’en sort bien.  On retrouve le cabotinage qui fait le charme de Han Solo et un Chewie toujours là pour relativiser les exploits dont se vante le contrebandier.

L’intrigue est évidemment relativement simple, le bouquin ne fait que 150 pages après tout. Cependant, elle est relativement bien amenée et les évolutions sont plutôt logiques. Le grand antagoniste de cette histoire est une femme assez redoutable, dans le genre moitié humaine moitié bionique. C’est un des personnages inventés du roman qui est le plus développé et plutôt bien pour être honnête, comme quoi l’histoire ne se repose pas que sur le cabotinage de nos deux héros.

La cavale du contrebandier Star Wars Reveil de la ForceDans l’ensemble on retrouve tout ce qui fait le charme des vieux Star Wars dans cette petite histoire : des courses poursuites, du baratin, des ennemis assez charismatiques, ce qui faut de bars louches et des rebelles en fuite. C’est une lecture plus qu’agréable pour le fan qui n’a pas envie de quitter l’univers. Évidemment, il faut aborder ce bouquin du point de vue « fan », car je doute qu’il intéresse quiconque n’étant pas fada de l’univers Star Wars. Pour moi en tout cas, c’était une lecture fort plaisante.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander cette Cavale du Contrebandier. Deux autres livres sont sortis dans cette catégorie : une centrée sur Luke et une centrée sur Leia. J’ai déjà les deux sur ma table de nuit.


La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick Rothfuss

Chronique du Tueur de Roi Tome 2

dabYo dans Critiques, Livres le 18 décembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a quelques semaines je finissais la première partie de La Peur du Sage, deuxième tome de la saga Chronique du Tueur de Roi de Patrick Rothfuss. Une série commencée en 2007 et dont le troisième tome est pour le moment prévu pour 2016 sans plus de précisions. Après un premier tome sublime, qui je pense restera pendant longtemps dans le top de mes lectures, j’avais été plutôt très déçu par la première partie de cette suite. Synopsis sans spoil, puisqu’il s’agit encore une fois du même que le premier tome.

La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick Rothfuss

Kvothe est une légende, ses exploits sont racontés partout dans le monde, qu’ils se soient passés alors qu’il était encore tout jeune à l’université, ou bien pus tard en incendiant la ville de Trebon. Il a libéré des princesse et tué un roi, il est devenu le plus grand des magiciens, et il souhaite aujourd’hui que la véritable lumière soit faite sur sa vie, sans fioriture, sans mensonge et surtout sans enjolivement. Car aujourd’hui, Kvothe n’est plus que l’ombre de lui même, il est un simple aubergiste d’un village perdu dans le nord, où les hivers sont rudes et où les marchands itinérants se font de plus en plus rares, et il se fait appeler Kote, tentant de rester un inconnu aux yeux de tous.

On reprend donc où la première partie nous a laissé, Kvothe quitte la cour d’un riche roi pour aller à la chasse de bandits dans un endroit perdu de la carte. Cette seconde partie va se centrer autour de ses aventures loin du monde civilisé qu’ont pu être l’université ou encore la cour du roi précédemment cité. Le rythme y est donc un peu différent puisqu’on va suivre une petite troupe sur la route de bandits. Au fil des éléments, le tout va presque ressembler à une sorte de huis-clos où Kvothe est coincé au milieu des arbres.

Les compagnons de fortune de Kvothe sont très différents et ce sera l’occasion de découvrir quelques particularité de l’univers. On retrouve notamment une sorte de guerrier qui suit un code de conduite bien particulier et des moeurs étranges, Tempi. Ce personnage va faire office d’air frais d’originalité sur ce tome, bien que parler d’originalité soit quelque peu exagéré. Tempi suit des coutumes différentes, il suit un chemin et un code difficile d’accès, qui ne soit pas réellement exprimable ni bien explicite. Mais voilà, des personnages comme ça on en retrouve des dizaines dans la Fantasy, toujours mystérieux ou alors très sage, et ce n’est franchement pas ça qui va relancer l’intérêt.

La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick RothfussC’est certes bien écrit, et oui, on va suivre avec un certain intérêt l’apprentissage de Kvothe, qui va suivre les pas de Tempi. Mais on attendait sans doute quelque chose d’autre qu’un énième apprentissage avec des épreuves téléphonées où à aucun moment on ne retrouvera une once de suspens. Vraiment, on suit des péripéties les unes après les autres, on découvre de belles contrées certes, mais c’est sympa. C’est tout, juste sympa.

Après une première partie relativement moyenne, cette seconde partie de La Peur du Sage de Partick Rothfuss fini tout aussi mollement. Pas d’intérêt particulier, pas d’avancement concret, l’auteur se contente de botter en touche et n’aborde aucun des sujets qu’il évoque dans la partie présente de la narration. Comme s’il cherchait désespérément à gagner du temps en attendant de trouver comment il allait bien réussir à délivrer tout ce qu’il avait promis.


La Chick-Lit c’est pas mon trip. A la base. Mais quand c’est de la Chick-Lit avec pour héroïne une gothique qui aime les corsets et les cupcakes, et qu’en plus l’auteure s’appelle Cécile Guillot, je dois dire que je me jette dessus. Au passage, il est servi par une très jolie couverture qui donne le ton et la mise en page très baroque est parfaite. C’est publié en cette fin d’année aux éditions EDB pour … EdiBitch. Synopsis ?

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile Guillot

Lily est une enseignante qui n’a pas renié son look de gothique. Elle est bassiste dans un groupe de métal et bave secrètement sur son guitariste. Sauf que celui ci semble s’être casé avec une blondasse BCBG. Il ne reste plus à Lily qu’à aller noyer son chagrin dans les pâtisseries avant de se lamenter sur ses difficultés à fermer son corset. Oh, elle devra aussi éviter les rencards foireux organisés par sa meilleure amie.

Vous l’aurez compris, c’est de la Chick-Lit dans ce qu’elle à de plus pur : de la romance, une héroïne moderne qui vit de nos jours et qui ne sait pas trop sur quel pied danser entre ce qu’on attend d’elle dans la vie d’adulte et ses histoires d’amour. Sauf que ici, notre Bidget Jones s’appelle Lily, qu’elle est gothique, et ça, ça change tout. Tout simplement car pour une fois je peux me reconnaitre dans l’héroïne. Les groupes qu’elle écoute, je les écoutes, ses références cinématographiques ou littéraires, je les ai, les sites web qu’elle consulte, je les lis aussi. Bref, difficile de ne pas se reconnaitre dans Lily. De ce fait, Tribulations d’une gothique amoureuse réussit là où de nombreux romans du genre m’ont perdue. De plus, ce n’est pas une jeunette écervelée et elle a tout de même le recul nécessaire pour rendre l’histoire intéressante.

Il faut dire que cette histoire est légère et pleine de sucre. Le style de Cécile Guillot est beaucoup plus vif et léger qu’il ne l’était dans sa série Fille d’Hécate. On ne s’ennuie pas une seconde et elle fait une Lily très pétillante. En effet, le roman est à la première personne, de ce fait notre héroïne porte tout sur ses épaules. Les personnages secondaires sont relativement bien développés au vu de la taille plutôt courte du roman. Il ne fait en effet que 200 pages.

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile GuillotC’est un roman qui m’a fait sourire même si tout n’est pas drôle pour Lily. Par ces temps moroses, c’est ce que j’ai envie de lire. J’ai envie de bonne humeur, j’ai envie de m’inquiéter pour savoir quel parfum de cupcake choisir et si Maxime a de plus beaux yeux que Clément. Par les temps qui courent, c’est le genre de lecture qui fait du bien et qui permet de s’évader.

Vous l’aurez deviné en me lisant, j’ai adoré Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot d’un bout à l’autre. Je ne peux que vous la conseiller si vous penchez du coté sombre de la force. Et quand bien même, c’est une histoire pétillante et pleine de positivisme, il n’est donc pas nécessaire d’être super calé en culture gothique pour l’apprécier. Tout m’a plu, c’est fondant comme un cupcake cœur chocolat et piquant comme un bracelet de chanteur de Black Metal. A découvrir absolument !


Il y a maintenant un peu plus de six ans, je découvrais Patrick Rothfuss avec son premier roman Le Nom du Vent. Celui-ci m’avait mis une sacrée baffe, sans doute une de mes plus belles lectures de ces dernières. Et évidemment, comme c’était aussi le début de la série Chronique du Tueur de Roi, il fallait bien que je finisse par lire sa suite. La Peur du Sage a été publié par Bragelonne en deux parties cette fois, deux d’un peu plus de 600 pages, ce qui est raisonnable et permettra d’obtenir deux superbes couvertures de Marc Simonetti. Côté synopsis, je vous refourgue le même que celui du premier tome puisqu’il reste valable, astuce !

La Peur du Sage – Partie 1 de Patrick Rothfuss

Kvothe est une légende, ses exploits sont racontés partout dans le monde, qu’ils se soient passés alors qu’il était encore tout jeune à l’université, ou bien pus tard en incendiant la ville de Trebon. Il a libéré des princesse et tué un roi, il est devenu le plus grand des magiciens, et il souhaite aujourd’hui que la véritable lumière soit faite sur sa vie, sans fioriture, sans mensonge et surtout sans enjolivement. Car aujourd’hui, Kvothe n’est plus que l’ombre de lui même, il est un simple aubergiste d’un village perdu dans le nord, où les hivers sont rudes et où les marchands itinérants se font de plus en plus rares, et il se fait appeler Kote, tentant de rester un inconnu aux yeux de tous.

On est donc à nouveau face à deux niveaux différents de narration, la première étant celle au présent où Kvothe se fait passer pour un aubergiste complètement ordinaire auprès de ses clients. Il raconte son histoire à un scribe et nous plonge alors dans son passé où il est à l’université pour devenir un grande Arcaniste.

Évidemment, après près de cinq années de pause dans la série, je dois dire que reprendre l’histoire a été plus que difficile. L’auteur a fait le choix de faire relativement peu de rappels sur le premier tome, ce qui est pour une fois salutaire. Car même si j’avais du mal à me souvenir de l’histoire, il n’y a rien de plus frustrant que des tomes qui se rappellent trop les uns les autres. Reste que Le Nom du Vent m’a laissé un souvenir suffisamment fort pour que les choses reviennent très vite, car le personnage et l’univers étaient marquants.

La Peur du Sage – Partie 1 de Patrick RothfussSauf que voilà après un excellent premier tome qui se suffisait presque à lui même, cette suite semble poussive. Il y a un ensemble interminable de péripéties qui ne semblent pas vraiment avoir un grand intérêt. Il s’agit de petits défis sans véritable enjeu, qui viennent là juste pour que notre héros cabotine. Car il fait ça tout au long du roman en faisant des petits commentaires dans la narration (il narre son histoire, rappelons le) et c’est assez exaspérant avec le temps. Il nous rappelle un nombre infini de fois ses origines de comédien, qu’il aimait grossir son trait, maitriser sa réputation, etc. Bref, il s’est construit son mythe ok, mais on relit ça ad nauseam tout au long de cette première partie de ce deuxième tome.

A côté de ça, on découvre un peu plus l’univers certes, mais sans vraiment être passionné pour autant. Les choses ont bien été mises en place et on aurait peut être presque préféré avoir un time skip que continuer comme ça de manière terre à terre. Forcément, le futur de Kvothe est brillant et pour ne pas donner l’impression que cela s’est fait du jour au lendemain, l’auteur nous en fait des tartines. Mais sans trop d’intérêt pour autant.

Au final cette première partie de La Peur du Sage de Patrick Rothfuss se lit facilement, elle est bien écrite c’est certain et captive quand même son lecteur. Mais elle a ce sentiment de déjà vu, l’impression de lire un spin off plutôt qu’une série originale qui nous captiverait sans nous laisser relâcher le bouquin. C’est dommage, j’ai vraiment peur que la série s’essouffle avec les pages…


Opération Napoléon de Arnaldur Indridasson

Serafina dans Critiques, Livres le 16 novembre 2015, avec 5 commentaires
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Pour mon voyage au Japon, j’ai embarqué des bouquins un peu au pif, et notamment ce Arnaldur Indridason nommé Opération Napoléon et qui propose en couverture un avion écrasé. Si vous êtes déjà allé en Islande, cela doit vous faire penser à celui près de Vik et c’est la raison pour laquelle je l’ai embarqué. Synopsis ?

operation napoleon arnaldur indridason 2

En 1945, un bombardier allemand s’écrase sur le Vatnajokull, le plus grand glacier d’Islande. Du fait du climat difficile en plein hiver, l’avion n’est jamais retrouvé. Mais de nos jours, les images satellites permettent aux forces américaines de localiser l’avion, sauf que la récupération est entourée d’un secret dense. Que se cache-t-il dans cette carcasse ?

On connait Indridason pour sa série policière autour du commissaire Erlendur dont j’ai lu plusieurs tomes mais ici nous sommes sur un roman indépendant qui d’ailleurs relève plutôt du thriller avec son lot de complot gouvernementaux, de mystère mais aussi de cruauté. Tout comme ces autres romans, le style de l’auteur est très simple et facile à lire. Il alterne les points de vues mais aussi les époques puisque de nombreux flashbacks nous ramènent à l’époque de la guerre.

operation napoleon arnaldur indridasonC’est un roman que j’ai particulièrement apprécié pour sa géographie. En effet, et c’est une des marques de fabrique de l’auteur, ce roman nous remmène directement dans les plaines désertiques et glacées de l’Islande avec son lot de glacier, ses tempêtes, bref ce climat si particulier qui donne son originalité aux romans de l’auteur. Après clairement, si vous ne connaissez pas le pays, vous risquez d’être paumé entre tous ces noms un poil compliqués. Le bouquin évoque notamment beaucoup la présence américaine en Islande (ce qui était déjà le cas dans La Femme en Vert du même auteur) ce qui était aussi interessant.

Après, ça reste un thriller et en plus un thriller assez court. Cela veut donc dire que ça escalade très très vite dans l’horreur et la violence. De plus, souvent la première intuition des personnages est la bonne ce qui fait un peu trop gros. Heureusement, l’histoire nous tient en haleine et les révélations petit à petit sur le contenu de l’avion nous font tourner les pages. Dans l’ensemble l’histoire derrière ce crash est plutôt réaliste et semble bien documentée. Le rythme est enlevé avec des chapitres courts et pas mal de retournements de situations.

Les personnages, du fait de la rapidité du récit, sont relativement peu développés et ne sont que des noms. L’héroine n’a guère qu’un prénom et un vague background. Difficile de réellement s’attacher aux héros et de prédire leurs reactions dans ce genre de cas. C’est un peu dommage et c’est ce qui m’a géné (et me gène souvent dans les thriller en général).

Je dirais donc que ce fut une lecture sympathique mais surtout car cela me rapelle l’Islande. En lui même, c’est un bouquin tout à fait dispensable, malgré le fait qu’il y ai beaucoup d’éléments qui auraient pu en faire un top. Il ne suffit pas de mettre des nazis et des complots pour être inoubliable malheureusement.


The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy Engel

Serafina dans Critiques, Livres le 7 novembre 2015, avec aucun commentaire
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The Book of Ivy est le premier tome de la série Ivy de Amy Engel paru en français depuis mars aux éditions Lumen. Il s’agit d’un joli livre typé Young Adult, illustré par Mélanie Delon. La série est toute jeune dans sa langue originale, celle de Shakespeare comme souvent, puisque publiée en 2014. C’est ici traduit par Anaïs Goacolou. Synopsis ?

The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy Engel

La guerre nucléaire a boulversé notre monde. Les survivants, peu nombreux, se trouvent dans des villages protégés. C’est le cas de Westfall où réside Ivy. Afin de garantir la paix entre deux clans autrefois opposés, les mariages imposés ont lieu et cette année c’est à Ivy, fille du chef des « démocrates » d’épouser Bishop, fils du président issu du clan opposé. Sa mission à elle ? Le tuer.

Nous sommes donc dans une Dystopie assez classique avec un événement qui marque le passage à l’âge adulte ici symbolisé par un mariage forcé. L’univers semble irrémédiablement cruel envers ces jeunes, on ne comprend pas trop ce qu’il y a autour du village et le synopsis semble à première vue plutôt simple.

Il se trouve que c’est le roman d’introduction, il est donc normal que nous découvrions au fur et à mesure la complexité de l’intrigue et notamment des personnages. Pour une héroïne Young Adult, Ivy est un personnage plutôt agréable, elle est crédible, ni trop rebelle ni trop obéissante, elle n’est pas à baffer contrairement à bon nombre de ces consœurs. Le monde présenté est plutôt simple, l’avantage de se centrer autour d’un village. Bon, il y a des trucs que je n’ai pas réellement compris, comme pourquoi est ce que le village est protégé par une barrière si le danger c’est l’hiver nucléaire. Je sais que les nuages respectent les frontières mais tout de même.

The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy EngelEn terme de scénario, il faut avouer que j’ai été surprise car je n’ai pas réussi à deviner trop tôt la tournure que prendrait ce premier tome. L’idée d’aborder le thème des mariages arrangés permet de toucher n’importe quel public et est un sujet pas trop souvent abordé dans ce genre de roman. Il faut dire que c’est bien amené.

Le style d’Amy Engel est traduit de manière claire et assez simple par Anaïs Goacolou. Les chapitres sont assez courts et il est donc facile de lire le bouquin à un bon rythme. Bien qu’orienté ado ou jeune adulte, c’est un roman qui peut être lu avec plaisir même par les plus âgés.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment lecture avec ce premier tome. Je n’en garderais peut être pas un souvenir impérissable mais je ne regrette pas ma découverte.