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Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers

Serafina dans Critiques, Livres le 19 novembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Le Roi en Jaune est un recueil de nouvelles de la fin du XIXème siècle écrites par Robert W. Chambers. Ces nouvelles ont eu une forte influence dans la littérature anglo-saxonne, puisque Lovecraft en était fan et que certaines mythologies évoquées dans Le Roi en Jaune sont reprises dans les écrits du maitre de Providence. Il se trouve que ces nouvelles n’ont été traduites que récemment : la première traduction est de Christophe Thill et date de 2009 je crois. Le Livre de Poche édite désormais le recueil en poche, relié à l’occasion de la sortie de True Detective.

Le Roi en Jaune de Robert W Chambers

Car en effet, c’est la série qui a remis ce recueil au gout du jour, tellement qu’il est vite tombé en rupture de stock aux US. On retrouve donc dans ces nouvelles une atmosphère de fin de siècle à la fois désenchantée et bohème. Bon nombre des nouvelles se déroulent dans le Paris des artistes ou des étudiants en art – comme l’a été l’auteur-. Ces jeunes hommes déjà sensibles se retrouvent confrontés de près ou de loin à un livre fort mystérieux où il est question d’un Roi en Jaune. Un livre mystérieux, qui rend fou, et dont rien que le nom évoque des frissons, cela ne vous rappellerait rien ? Évidemment, on ne peut pas s’empêcher de penser au Necronomicon.

Ces nouvelles n’ont que peu de liens entre elles, si ce n’est ce fameux livre qui rend fou et la mythologie qu’il développe et qu’on retrouve donc dans True Detective. On y parle de Carcosa, un personnage ou une pièce en deux actes suivant la nouvelle, d’un signe jaune qui condamne son possesseur et des lacs, des villes d’Hastur et du mystère des Hyades. On ne sait pas réellement ce qu’est cette histoire, et c’est justement le fait de découvrir des nouveaux éléments et d’essayer de comprendre de quoi il s’agissait qui fait le charme du recueil. Il s’agit d’une sorte d’histoire dans l’histoire.

La première nouvelle est un peu particulière, puisqu’il s’agit d’un récit d’anticipation, se déroulant 40 ans après son écriture, soit en 1930. Un peu déroutant de lire un récit dans cet époque, mais qui n’a pas connu la première guerre mondiale ou quoique ce soit que nous connaissions. Cependant, cette nouvelle avec son ambiance assez sombre et parlant du suicide m’a fait une forte impression. Elle est glauque et sombre à souhait.

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersPour le reste on retrouve une atmosphère majoritairement Fantastique, versant parfois dans l’Horreur ou dans le Thriller. Le recueil traite beaucoup de folie par contre et on voit petit à petit les héros basculer dans l’insanité, contempler les étoiles noires de Carcosa. Les nouvelles sont assez variées, traitant autant de romances sur Le Masque ou des nouvelles courtes avec un chat en héros.

Le style de l’auteur est assez ampoulé, et donc un peu vieillot mais il a son charme. Il est parfois à l’image des nouvelles, flirtant avec la folie. Cela renforce l’immersion dans les nouvelles, que j’ai totalement dévoré, puisque je l’ai lu en une journée. Bref que vous aimiez ou non True Detective, si vous aimez Lovecraft, vous devriez lire ce livre.


Et vous, votre avis ?

C’est lundi, que lisez vous ? #148

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 17 novembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Trois oboles pour Charon de Franck FerricJe lis depuis un petit moment déjà Wild Cards, l’anthologie remplie de supers héros dirigée par George R.R. Martin, mais comme nous partions en petit voyage à Milan, je ne l’ai pas pris pour le finir. C’est donc Psycho Killer d’un auteur anonyme qui est passé entre mes yeux, j’en ai déjà dit tout ce que je pensais dans la chronique publiée cette semaine, je vous invite donc à la lire.

J’ai ensuite enchaîné avec un livre d’un auteur français que je commence à connaître et que j’apprécie beaucoup, Trois oboles pour Charon de Franck Ferric tout juste publié par les éditions Denoël. Il s’agit de son troisième roman, et cela fait plaisir de le voir rejoindre une maison d’édition si prestigieuse ! Côté contenu, je ne suis point dépaysé tant on y retrouve des thèmes qui me semble lui être chers. Après le Thriller qu’était Psycho Killer, j’ai pris du temps pour rentrer dedans mais maintenant que je suis lancé, je suis captivé par l’ambiance qu’il arrive à dépeindre et j’espère qu’il arrivera à maintenir l’intérêt pour le concept du roman jusqu’à la fin !

Serafina

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersAprès avoir passé mon temps à lire les prévisions météo en vue de notre mariage, nous avons pris quelque jours de congés où le programme se résumait à dormir et lire. J’ai donc … beaucoup lu (et moyennement dormi). J’ai commencé par Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers, un recueil de nouvelles qui a inspiré l’intrigue de la série True Detective. Longtemps introuvable, il est réédité dans une version reliée par Le Livre de Poche. Et c’est vraiment bien, on dirait presque du Lovecraft mélangé avec les vapeurs d’absinthe de la fin du XIXème, à lire donc !

J’ai ensuite lu la novella Skin Trade de G.R.R. Martin que dabYo avait déjà chroniqué. Le début est vraiment difficile à saisir, mais après, ça se lit très bien. Je déplore juste que comme beaucoup de polars fantastiques, la fin est expliquée par un deus ex machina.

J’ai ensuite lu mon livre des Matchs Littéraires de PriceMinister comme tous les ans. Ici, c’est Retour à Little Wing de Nikholas Butler, qui signe là son premier roman après avoir écumé pas mal de petits boulots dont équipier à Burger King (détail sans intérêt mais j’avais envie de vous le donner). C’est un récit à plusieurs voix, sans réelle intrigue, on suit juste un groupe d’amis originaires d’un trou du midwest. Véritable ode à l’Amérique rurale, c’est un roman qui sonne très vrai et que j’ai vraiment beaucoup aimé !

Et la maintenant, je sais pas ce que je vais lire, mais je crois que c’est un Milady.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Psycho Killer de Anonyme

dabYo dans Critiques, Livres le 14 novembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Psycho Killer est un Thriller tout juste publié en poche aux éditions Le Livre de Poche dont l’auteur est anonyme. Enfin, à priori pas tant que ça puisque c’est à lui que nous devons une série de Thriller assez populaire, la tétralogie du Bourbon Kid qui commençait avec Le Livre Sans Nom. Je n’en avais lu aucun, évidemment, du coup j’étais assez suspicieux. Un auteur anonyme, mouais, pourquoi ? Bref, synopsis.

Psycho Killer de Anonyme

Jack Munson est un ancien du FBI, un de ceux à qui l’on confiait généralement les missions clandestines et qui savait les mener à bien sans laisser de traces. Ce qui lui a valu d’être appelé le Fantôme, mais aussi d’avoir été mis sur le banc de touche depuis pas mal de mois déjà. Il paraîtrait que la maison a changé, que les missions clandestines ne sont plus au goût du jour. M’enfin, le problème c’est que les anciens démons finissent toujours par resurgir, il faut alors en programmer de nouvelles pour en effacer les traces. Et c’est ce qui est entrain de se passer à la paisible ville de B Movie Hell, où un tueur sanguinaire sème le chaos depuis quelques heures. Si la police le retrouve, la piste remontera forcément au FBI…

On va suivre tout un panel de personnage au long de la lecture et Jack Munson, sans doute plus récurrent que les autres, n’est pas particulièrement le héros de notre histoire pour autant. On alterne en effet les points de vue à chaque chapitre, des chapitres qui sont très courts, souvent le temps de découvrir une personne qui finira bientôt décapitée -et plus si affinité- par le serial killer qui court dans les rues de B Movie Hell. Difficile du coup de dire que l’on peut ou non s’attacher à des personnages, ils restent tous très clichés et relativement peu profonds. Vu le nombre, on pardonnera à l’auteur de ne pas être allé au plus fin dans la psychologie.

De toute façon, de fin, Psycho Killer n’a pas grand chose. On est plutôt dans le lourdingue, le gras, le gore qui tache bien, digne des films de série B et autres nanars qui se respectent. Si le village dans lequel se déroule notre histoire s’appelle B Movie Hell ce n’est clairement pas pour rien. Il y a de très nombreux clins d’oeil et autres reprises aux scènes que l’on peut retrouver dans ce genre de films, ceux d’horreur en priorité évidemment. Par son manque total de logique sur le comportement de certains personnages, par les scènes que l’auteur fait suivre à ses personnages, ou encore les façons qu’a son serial killer -fan de ce genre de films- de tuer ses cibles.

La narration du coup ne sent clairement pas bon la rose, on frôle souvent les détails sexuels et scatos. Bien que cela permette à l’auteur de dépeindre cette ambiance crade et cheap à mort, on pourra tout de même se demander si l’auteur ne va pas un peu trop à la surenchère. On a bien compris que le parrain du coin, tenancier d’une maison close, aimait bien abuser pour son plaisir personnel des filles qu’il exploite. On a pas forcément besoin de se le voir répéter tous les quatre chapitres, à chacune de ses apparitions en gros.

Psycho Killer de AnonymeA côté de cela, le scénario est tout aussi digne des films dont il s’inspire, avec un côté assez bien foutu je dois bien l’avouer. Le genre Thriller n’est pas du tout usurpé, d’abord parce qu’il est vraiment haletant à lire et qu’on est complètement absorbé par l’ambiance. Ensuite parce qu’il y a un côté conspirationniste, tout contre Jack, qui est franchement bien foutu. Alors qu’on pensait tout connaître de la situation, tout bascule lorsqu’il débarque à B Movie Hell et l’arbre qui cachait la forêt est enfin abattu. Un bon moment en perspective.

Au final, on passe un très bon moment avec Psycho Killer, un Thriller haletant qui donne envie de le finir d’une traite. Le cadre est fun, très digne de l’univers qu’il dépeint et il est complètement dépaysant là dessus. Un carton plein pour les fans du genre, avec de la tuerie absurde en veux-tu en voilà, des moments roadtripesque à mort, du jouissif en clair. Pour les autres, ce ne sera « qu’un » bon moment, mais un moment très sympathique tout de même.


NaNoWriMo 2014 : le défi impossible ?

Ou comment je vais (essayer d') écrire un roman en un mois

Malicia dans Actualités, Livres le 7 novembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Le NaNoWriMo, soit  National Novel Writing Month, a lieu chaque année en novembre dans de nombreux pays. Son concept ? Ecrire un roman de 50 000 mots au moins en un mois. Et cette année, j’ai décidé de me lancer… pour le meilleur ou surtout pour le pire ?

Design by Elizabeth Doyle

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Le NaNoWriMo, en 3 points

Par qui ? Le NaNoWriMo a été inventé en 1999 par Chris Baty, un écrivain notamment auteur du livre « No Plot ? No Problem ! » en partant d’un principe simple mais qui se vérifie bien : on a tous eu un jour l’envie d’écrire un roman, mais finalement peu de gens osent se lancer dans l’aventure. Le challenge a démarré tranquillement mais avec internet et son avènement, une véritable communauté s’est organisée dans le monde entier, ainsi qu’un grand nombre d’initiatives autour du NaNoWriMo. Aujourd’hui, le NaNo est une organisation qui rassemble des écrivains du monde entier chaque année.

Comment ? Il s’agit donc d’écrire un roman de 50 000 mots, au moins, en un mois. Concrètement, vous devez vous inscrire sur le site officiel et entre le 1er et le 30 novembre, mettre à jour fréquemment votre compteur de mots. Attention, si vous êtes de ceux qui finissent toujours tout à la dernière minute, le site risque d’être surchargé au 30 novembre, et il est possible que des problèmes techniques vous empêchent de mettre à jour votre compteur… et vous fassent passer à côté de votre certificat de gagnant ! Anticipez si vous pouvez ;)

nano wrimo logoVous pouvez écrire CE QUE VOUS VOULEZ : fiction, essai, fanfiction… personne ne viendra vérifier que vous écrivez bien, ou vous donner une note, ici, la quantité prime en effet sur la qualité. Le NaNoWriMo peut être préparé en amont, les recherches peuvent être déjà faites MAIS par contre, il devra être écrit absolument pendant cette période de un mois. Vous pouvez aussi commencer à la bourre bien sûr, même le dernier jour, la deadline est la seule chose qui compte pour ce challenge.

Durant le NaNoWriMo, de nombreuses initiatives se mettent en place pour se soutenir : il y a un forum bourré de ressources sur le site officiel, une page Facebook, des groupes pour s’entraider, des « write-in » (rendez-vous réels pour écrire ensemble), des « word sprints » que vous pouvez faire avec n’importe qui (écrire un maximum de mots en un temps donné)… Bref, vous ne serez pas tout seul pour faire votre roman dans votre coin !

Et après ? Vous avez enchaîné 50 000 mots ou plus au 30 novembre ? Bravo, vous avez gagné ! Quoi ? La fierté d’avoir écrit votre premier roman, tout simplement. Maintenant, vous pouvez soit vous contenter de ça et vous dire « je l’ai fait » ou enchaîner avec le « NaNoFiMo » en décembre (mois de finition de son roman). Vous l’aurez compris, l’objectif du Nano’ n’est pas d’écrire un roman « bon à publier » en un mois mais plutôt un premier jet que l’on viendra corriger par la suite. Le challenge dans tout ça, c’est un challenge avec vous-même, celui de relever le défi et d’atteindre les 50 000 mots.

Et moi dans tout ça ?

nano wrimo logo Pour me présenter un peu en tant « qu’écrivain », j’ai beaucoup écrit durant l’enfance (des fanfictions entre autres ! mais j’ignorais que ça s’appelait comme ça à l’époque) et l’adolescence et puis, à un moment, j’ai lâché prise. J’aimais toujours autant l’écriture, mais je ne sais pas, j’ai abandonné pour d’autres loisirs. Et puis, peu à peu, l’envie d’écrire est revenue et j’ai fini par me relancer début 2013. D’ailleurs, Serafina fut ma première relectrice :) Depuis, j’enchaîne les appels à texte et même s’il y a du progrès dans mon style et dans les retours (les refus commencent à tenir à pas grand-chose), je n’ai pas encore réalisé mon premier objectif : avoir mon texte accepté pour un appel à textes. J’écris principalement du fantastique par ailleurs.

Du côté du NaNo, Cela fait quelques temps que j’en entends parler et que je trouve le défi intéressant mais comme beaucoup de personnes, je n’avais jamais trouvé la motivation de m’y lancer. Et puis cette année, il y a eu plusieurs circonstances qui font que je me retrouve à participer. Le fait que j’ai vu ressortir l’approche du NaNo à plusieurs reprises (ce qui a permis une première préparation psychologique à base de « oui, je devrais tenter »). Serafina et ses quelques rappels sur le sujet, qui sait que je prends souvent beaucoup de temps de préparation pour mes nouvelles, probablement trop. Cette idée de roman que je traîne depuis quelques temps en me disant « plus tard, tu n’es pas prête pour ça ». Et l’idée de pouvoir compter sur une communauté, un engouement général.

Alors, je me suis retrouvée le 1er novembre sur le site, en mode « bon, qu’est-ce que j’écris maintenant ? ». Car j’avais bien une idée mais justement, ce n’était qu’une idée. Ce n’est pas mon habitude de faire juste avec une idée. En général, j’attends d’avoir pensé et repensé le déroulement de mon histoire avant de commencer à écrire. Mais ici, je ne pouvais pas attendre de tout préparer, il fallait commencer, alors je me suis creusée la tête, j’ai repris l’idée dans tous les sens, ce que je pouvais en tirer, en dire, j’ai relu les notes en vrac sur le sujet… et c’est finalement le 3 novembre que j’ai rempli mon compteur pour la première fois ! Et voilà, pour l’instant, j’écris à l’aveugle, je sais juste de quoi parlera mon prochain chapitre mais je me dis qu’après tout, c’est une méthode à tester et ça a le mérite de me permettre de voir comment je m’en sors avec une autre façon d’écrire.

Pour l’instant, je suis déjà contente de m’être lancée mais ce qui me plaît le plus, c’est la communauté qu’il y a autour. Sur le groupe Facebook notamment, les gens sont vraiment actifs et il y a une véritable entraide. Tous les jours, voire toutes les heures, il y a au moins une personne qui poste un « HELP : je sais pas comment faire pour tel truc » ou « J’ai ça, ça, et ça, mais je ne sais plus comment avancer dans mon histoire », et chacun y va de sa contribution sans se soucier d’être aidé en retour ni même sans avoir le moindre sentiment de concurrence en mode « oui mais si je lui donne des idées, il écrira peut-être un truc mieux que moi ». Au contraire, il y a une véritable solidarité entre les participants et c’est agréable de voir ce dynamisme et de savoir que quelle que soit la question, si besoin, on peut faire appel aux autres.

Alors voilà, si vous voulez vous lancer, il est encore temps ! Bien sûr, il y a des gens qui se lancent totalement et ne font que ça mais même si vous n’êtes pas toujours disponible, vous pouvez toujours vous « arranger ». Alors, des autres nanoteurs dans l’assemblée ?


Outlander est une série de Diana Gabaldon auparavant parue en France sous le titre Le Chardon et le Tartan. A l’occasion de l’adaptation en série télévisée, J’ai Lu a réédité la saga avec le découpage originel et sous son titre anglophone, du coup. Ce premier tome avait en effet été découpé en deux auparavant. Synopsis ?

Outlander de Diane Gabaldon

Claire a été infirmière pendant la seconde guerre. Elle en a vu des vertes et des pas mures, du coup, elle n’est pas mécontente de partir enfin en lune de miel avec son mari épousé juste avant la guerre. Mais voilà, se promenant dans l’Écosse autour du cercle de pierre du coin, un mini Stonehenge, elle se retrouve parachutée en … 1743 au cœur de la lutte entre écossais et anglais.

Avec un synopsis pareil, moi qui kiffe à mort les voyages temporels et les fictions historiques, j’étais très emballée par le résumé. Et tout aussi emballée par le début du livre. Claire et son mari sont des personnages vifs, érudits, qui aiment voyager. Avec la passion pour la généalogie du mari et les connaissances médicales de Claire, on est face à des personnages forts, avec des dialogues pleins d’humour et d’entrain. Claire n’est pas une héroïne neuneu et ça, ça fait plaisir.

Malheureusement, tout ce bon début se retrouve rapidement gâté lorsqu’on aborde le cœur du bouquin : le voyage dans le temps. A partir de là, on va aller de plus en plus loin dans le n’importe quoi. Déjà, la crédibilité des personnages en prend un coup. Je sais pas vous, mais moi, si je me retrouvais parachutée y a 200 ans, je serais vachement angoissée et ferait n’importe quoi pour rentrer chez moi, retrouver mon mari, l’eau courante, l’électricité. Là, notre héroïne se laisse gentiment balader, acceptant un travail au château du coin, et tissant des amitiés. Bien sûr, pour la forme, elle essaie une ou deux fois de s’enfuir, mais c’est clairement pas la priorité dans sa tête. Je passerais sur la crédibilité du grand méchant, prêt à libérer des vilains espions pour les fesses d’un beau gosse.

Le Chardon et Le Tartan de Diana Gabaldon

Et puis surtout, contrairement à ce que le résumé me laissait penser, il ne s’agit pas réellement d’un roman Fantastique, mais avant tout d’une romance historique. En réalité le fait que Claire vienne du futur n’a quasiment aucun impact, ça aurait pu être une naufragée amnésique en 1743 ça aurait été à peu près la même chose. Non, c’est surtout centré sur l’histoire d’amour entre Claire et Jamie, beau gosse en kilt de son état. Bon, déjà, je suis pas super bon public pour ce genre de choses, mais là, j’ai trouvé Jamie totalement détestable. Okay, c’est un mec de l’époque, mais il est rustre, n’hésite pas à battre sa femme quand elle lui désobéit, bref, c’est pas du tout un mec qui me ferait rêver, donc a partir de là, leur romance m’a laissé de marbre.

Outlander de Diane GabaldonAu niveau de l’histoire, j’ai parfois eu du mal à suivre les événements, ce qui est un comble car le bouquin n’est pas petit avec ses 850 pages. Les personnages changent parfois d’avis en deux pages, surtout sur la fin, tellement que je me suis demandée si dans mon ennui je n’avais pas sauté des pages. Cependant, certaines scènes sont traitées rapidement, des événements n’apportent pas grand chose à l’intrigue et on est plutôt baladé. Bon nombre d’événements n’ont au final que peu d’impact et je n’ai jamais eu peur pour les héros, faut dire qu’après être passé 4 fois à coté de la mort, la 5ème fois ne fait plus le même effet.

Bref, une histoire qui est un prétexte, une héroïne peu crédible, un beau gosse qui fout des coups de ceinture à sa nana, des scènes pas facile à suivre… Faut bien l’avouer, cette fin d’année n’est pas la plus heureuse pour moi niveau littéraire. Ce premier tome d’Outlander de Diana Gabaldon ne m’a clairement pas convaincu et je ne lirai sans doute pas sa suite.


C’est Lundi, que lisez vous ? #147

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 27 octobre 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Outlander de Diane GabaldonJ’ai terminé cette semaine Outlander de Diana Gabaldon. La dernière fois que je vous en ai parlé, j’étais plutôt positive. Malheureusement, le soufflé est retombé : il s’agit en réalité purement de romance historique, avec un fantastique qui ne sert que de pretexte. Sauf que le beau gosse de l’histoire est un rustre qui bat l’héroïne (mais c’est pas grave, c’est l’époque… sic) avec des scènes bien violentes qui sortent de nulle part et des personnages un peu difficiles à cerner. Bref, ma critique parait demain, et n’est pas rose.

J’ai ensuite (re)commencé Lestat le Vampire de Anne Rice. Il ne s’agit même pas de me préparer à la sortie de Prince Lestat (car je ne sais pas quand j’aurais le temps de le lire) mais de chercher des citations pour les lectures de textes lors de ma cérémonie de mariage. Lestat étant a peu près amoureux fou toutes les 40 pages, je pense y trouver des textes sympas (ou pas !). Sur le reste, c’est un réel plaisir de le retrouver, mais bon, c’est la dixième fois que je le lis, c’est donc prévisible.


Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Punk Rock Jesus de Sean Murphy

illman dans Comic, Critiques, Livres le 24 octobre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Punk Rock Jesus est l’une des dernières contributions au monde du comics paru à ce jour du dessinateur Sean Murphy. J’avoue avoir une certaine passion pour le trait du monsieur et ses précédentes œuvres, notamment une run sur Hellblazer et American Vampire Legacy chroniqués précédemment ici. C’est pourquoi lorsque Urban Comics s’est proposé d’éditer ce Punk Rock Jesus, au titre qui sonne déjà provocateur, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion. Cette fois-ci Sean Murphy s’est aussi occupé du scénario.

Punk Rock Jesus de Sean Murphy

Une maison de production a l’idée du siècle pour une télé-réalité : filmer la vie d’un Jésus cloné à partir de traces d’ADN du Saint Suaire sur l’île de J2. Dans une Amérique fanatisée et pourrie par l’argent, le jeune Chris sera bien le prophète mais pas celui qu’ils attendent. Et c’est au travers de la musique punk et sous la protection de Thomas McKael, ancien membre de l’IRA qui cherche la rédemption auprès de ce nouveau messie, que Chris veut entamer sa révolution.

Ça c’est pour les grandes lignes sans en être l’unique histoire étant donné que la jeunesse de Thomas va prendre une grande place dans ce livre aussi en s’entremêlant avec. Car au-delà d’une histoire qui nous change de nos habitudes, ce sont les personnages qui la portent qui font toute la différence. Les deux personnages principaux sont Chris et Thomas. Le comics s’ouvre d’ailleurs sur une scène marquante dans la vie du alors jeune Thomas McKael et qui va conditionner le personnage alors qu’on le retrouve 25 ans plus tard assurant la sécurité de J2. Véritable armoire à glace, le bougre est un motard ultra badass. On aura droit à des flashbacks le long du livre pour nous expliquer comment il en est arrivé là et pour creuser ce personnage au passé trouble.

Punk Rock Jesus de Sean Murphy

Puis vient Chris, notre nouveau Jésus Christ. L’idée est ici de le suivre de son immaculée conception (insémination artificielle) puis au travers des étapes importantes de sa vie. C’est un enfant coupé du monde qui va subir un retour à la réalité particulièrement violent dans son adolescence, et c’est là qu’il part en sucette. Une véritable rébellion naît en lui le poussant vers le mouvement punk, symbole d’anti-conformisme le plus aisément reconnu. L’ado propre sur lui qui se transforme en apache anarchiste, ça a forcément tout pour plaire.

A travers lui transpire le thème principal du comics, la place de la religion dans la société américaine et la vision qu’on en a. Pour l’auteur, elle est un moyen pour les marchands du temple de s’enrichir tout en contrôlant les masses incultes, de véritables fanatiques qui ont commencé à monter en puissance sous Reagan. Un rapide rappel d’histoire des États-Unis est d’ailleurs au programme lorsque Chris parvient à désactiver les filtres bénis oui-oui du « wikipedia » auquel il a accès. Pour moi ce n’est pas une critique de la religion, mais une de ce que les dirigeants, les médias et finalement les brebis égarées bêlantes qui y adhèrent en ont fait, une machine à fric dépravée et complètement asservie à une industrie du divertissement à la dérive.

Punk Rock Jesus de Sean Murphy

Le trait de Sean Murphy est précis, détaillé et incisif. Les personnages qui en découlent sont fins et anguleux ce qui donnent un chara-design immédiatement reconnaissable. Les planches sont sombres, l’encrage met dans l’ambiance. Graphiquement, l’œuvre m’a particulièrement convaincue, comme tout ce que dessine Murphy d’ailleurs.

Punk Rock Jesus de Sean MurphyLe comics contient quelques bonus. On retrouve une postface où l’auteur explique son passage de catholique pratiquant vers l’athéisme et l’influence que cela a eu sur la BD. L’auteur propose une tracklist a écouter pendant la lecture du livre allant du Punk (Stiff Little Finger,…) au Metal (White Zombie, Marylin Manson). Bien évidemment on trouve des artworks dont les couvertures des six serials, des illustrations inédites et du matériel promotionnel. La traditionnel biographie de l’auteur légèrement plus étoffée que d’habitude est aussi de la partie.

Punk Rock Jesus de Sean Murphy est tout simplement une tuerie dans le monde du comics et de facto un incontournable de toute BDthèque qui se respecte. Le label Vertigo prouve une nouvelle fois qu’il renferme de véritables pépites et Urban Comics montre son bon goût en nous le proposant. A lire sans modération.


Shining de Stephen King

dabYo dans Critiques, Livres le 21 octobre 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Il y a des gens qui n’ont jamais lu Stephen King et j’en faisais partie pendant de nombreuses années. On est peu nombreux certes, mais ça va, on survit. Enfin, ça c’était avant que je ne me décide à lire Shining, sans doute le roman le plus populaire de l’auteur. N’ayant jamais vu le film, jamais lu de King et ne connaissant de cet auteur que le film Dreamcatcher, je n’attendais rien d’autre qu’un roman vaguement lié à l’Horreur. On peut sans doute dire que j’ai été servi. Un synopsis est il nécessaire ? Boah, faisons le.

Shining de Stephen King

Jack Torrance est un ancien enseignant, alcoolique, qui a été viré de son établissement suite à une altercation avec un élève. Sous l’emprise de l’alcool, il devient violent et sa famille en a plus que pâti. Pour se racheter, il écrit une pièce de théâtre et a trouvé un nouveau travail: gardien d’un Hôtel en haute montagne qui se retrouve complètement isolé par la neige pendant de longs mois d’hiver. Idéal donc pour venir y vivre avec sa femme Wendy et son fils Danny, et pourquoi pas enfin terminer sa pièce…

Un hôtel coupé de toute communication pendant de nombreuses semaines par la neige, un personnage alcoolique repenti sous pression, Stephen KingWhat could go wrong ? Il est évident qu’à la lecture des premières pages de ce roman, si l’auteur devait surprendre son lecteur, c’est avec un roman de 650 pages pendant lesquelles il ne se passerait aucun drame. Bon, sur le coup, vous vous doutez que je ne m’étendrais pas trop mais que cela ne vas pas forcément être le pays des bisounours, hein. On fait de l’Horreur, il va donc bien falloir que quelque chose se passe non ?

Carrie - Salems Lot - The Shining de Stephen King

J’ai bien envie d’acheter cette magnifique collection d’oeuvres de Stephen King du coup

On découvre une situation qui donne à chaque page l’impression que tout peut exploser à n’importe quel moment. C’est évidemment volontaire de l’auteur et il faut bien avouer que le saligaud se débrouille à merveille. Combien de fois on est à la limite terrorisé d’avancer dans notre lecture, on ferme les yeux de peur de voir que ça y est, tout a dérapé et le pire est arrivé. On tourne les pages motivé par cette curiosité morbide de savoir si cela va bien se terminer, tout en étant convaincu que non, ça ne va pas bien se passer.

Nos personnages occupent un hôtel mystérieux où des choses horribles se sont passées, et nous allons passer ces quelques mois d’hiver enfermé en leur compagnie. Je n’avais beau pas être au milieu du blizzard, je ressentais ce froid, cet isolement, cette terreur. L’auteur arrive vraiment à son but, celui de donner une vie au lieu, à rendre présente la malédiction qui semble l’entourer et qui nous fait comprendre que le pire est à venir. On découvre l’histoire de l’hôtel par des bribes de flashback et quelques recherches de notre héros. C’est passionnant et glaçant. J’ai encore quelques frissons à y repenser.

Shining est un roman d’Horreur à n’en pas douter, et je dois bien avouer que j’ai été horrifié. Les frissons me sont venus à de nombreuses reprises pendant ma lecture, mes poils se hérissent rien qu’en écrivant cette chronique et en me souvenant de certains passages que je lisais à la seule lumière de ma petite lampe de chevet.

Jack Torrance suscite à la fois la compassion et la colère tout au long de notre lecture. C’est un personnage qui ne laisse pas de marbre, mais qui est vraiment à double face. Son fils, que l’on va suivre de près lors de la narration parle avec son propre langage, ce qui en rend le suivi vraiment très réaliste.

Shining de Stephen KingAvec ses quelques 600 pages, c’est un long roman et Stephen King prend son temps pour construire cette ambiance. Cela peut parfois paraître un peu long mais ça va lui permettre de matérialiser l’ambiance, de faire monter petit à petit la pression. Un peu comme si l’on était devant une cocotte sur le feu, mais que cette dernière n’avait pas de quoi évacuer la pression. Le lecteur est donc là, impuissant, forcé de regarder arriver l’inévitable: l’explosion.

Shining de Stephen King est un classique d’Horreur, sans doute le roman le plus célèbre de l’auteur américain et on peut dire que son succès n’est pas usurpé. Avec de nombreux passages à vous glacer le sang, une construction méticuleuse et appliquée, l’auteur met son lecteur dans la position du spectateur impuissant avec une grande classe. A lire si ce n’est toujours pas fait.


22-11-63 de Stephen King

dabYo dans Critiques, Livres le 18 octobre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Quand on est marqué par certains livres on a très envie que d’autres le lisent, et c’est comme ça que Serafina a fini par me convaincre de me lancer dans la lecture de 22-11-63 de Stephen King. Le roman de l’auteur best-seller frôle les 1000 pages et était sorti il y a près d’un an pour l’anniversaire de l’assassinat du président Kennedy à Dallas. Tout juste édité en poche par Le Livre de Poche, il était donc temps que je me lance. Synopsis.

22-11-63 de stephen king

Jake Epping est un américain enseignant l’Anglais au lycée à la vie toute ordinaire (divorcé, ex-femme alcoolique, pas d’enfant) et ce qu’il y a de plus banal pour l’Amérique profonde. Mais voilà, c’est sans compte ce que son « pote » Al Templeton va lui faire découvrir dans l’arrière salle de son bouiboui. Car si les burgers d’Al sont si peu chers, ce n’est pas parce qu’il s’agit de viande de chat comme le veut les rumeurs, mais tout simplement parce qu’il se se fourni en viande en 1958. Et tout le monde sait que la viande était franchement moins cher en 1958.

C’est donc de retour dans le temps que le roman de Stephen King traite. La couverture, la quatrième couverture et le titre du roman ne laissent aucun doute sur l’intrigue générale du roman: comment Jake en retournant dans le passé va-t-il bien pouvoir sauver Kennedy et l’empêcher d’être assassiné par un certain Oswald. Tout un programme en effet, qui pourrait être traité de bien des manières, politique, espionnage, fantastique, on en passe des vertes et des pas mures.

Stephen King

Stephen King

Là dessus, il faut bien avouer que Stephen King a un certain côté Stephen King: c’est à travers des personnages de l’Amérique profonde que l’on va vivre toute cette aventure. Jake, le héros, évidemment, mais aussi Al, Saddie et d’autres personnages hauts en couleurs, du passé ou du présent, qui vont faire irruption dans notre histoire et qui ont souvent été marqués par une vie pas franchement facile.

A la base, je dois bien avouer que je m’attendais à une Aventure, celle avec un grand A, comme Aventure et aussi comme Action. Mais c’est sur les personnages et leur psychologie que nous allons nous concentrer. Le roman va en effet tout autant traiter de l’histoire de l’Amérique, de cet assassinat soudain et cruel, que de notre personnage principal et de ses émotions. Comment passe-t-on plusieurs années dans le passé ? Peut on se contenter d’attendre des années en se tenant à l’écart de la société de l’époque ?

En effet, si notre héros débarque autant d’années avant l’assassinat (5), ce n’est pas pour rien et Stephen King va en profiter. Pour dépeindre l’Amérique de l’époque, pour dépeindre les tragédies de la vie aussi. On va retrouver de nombreux thèmes chers à l’auteur, des motifs qu’on retrouve fréquemment dans ses romans et qui l’obsèdent. L’alcool évidemment, vous vous en doutez, les drames familiaux, les colères subites dont les traces restent indélébiles, la violence « banale » de la société en somme.

Nous allons voyager avec le personnage. A nous la découverte de l’Amérique des années 60. Je crois que je n’ai que rarement autant ressenti le dépaysement avec un livre. J’avais vraiment l’impression d’y être, bien plus qu’en regardant un film sur l’époque. J’étais avec Jake dans sa belle caisse qu’il a acheté pour une poignée de dollars américains. Je découvrais l’Amérique de la ségrégation, les esprits encore complètement opposés à l’égalité raciale, où les blancs avaient droit aux toilettes confortables tandis que les noirs devaient se contenter de la rivière.

22-11-1963

Le tout avec un fil rouge, celui du temps et une théorie: ce dernier ne souhaite pas être changé. C’est un aspect très important du roman sur lequel Jake, qui narre son aventure à la première personne, va insister à de très nombreuses reprises. Parfois un peu trop je trouve, comme si le fait de le répéter allait créer l’effet scénaristique, alors que c’est plutôt les péripéties qui devraient le s’en charger.

Au rayon des reproches, on pourra tout de même citer la fin. Car le roman est vraiment bon, et malgré qu’il ne relate qu’une vie au quasi jour le jour d’un type tout à fait banal (bon, il est dans le passé quand même), il est passionnant du début à la fin. Stephen King arrive à rythmer ses chapitres malgré une histoire qui, objectivement, ne l’est pas franchement. Elle traite de la vie de tout les jours, et pourtant, on est captivé. Il y a du coup quelques paroxysme où la tension dramatique et émotionnelle est vraiment très haute.

22-11-63 de stephen kingMais du coup, la fin, sans doute l’aspect le plus difficile à écrire, m’a vraiment laissé sur ma faim. Avec un tel déroulement, il fallait une fin d’un haut niveau et ce n’est clairement pas ce que j’ai pu lire. La fin m’a fait l’effet d’une sorte de soufflé, sans tension aucune, ce qui après plus de 900 excellentes pages est quelque peu frustrant. Dommage, vraiment, car l’auteur avait entre ses mains de nombreuses façon de terminer son roman et de mettre à son lecteur un dernier coup dans la gueule.

Avec son style agréable à lire, une intrigue de qualité qui exploite de façon intéressante les principes du voyage temporel, ce roman de Stephen King est un très long et très agréable voyage dans l’Amérique de l’époque. On est dépaysé au fil des pages, on vit au pays de l’oncle Sam pendant de très longues pages et c’est un réel plaisir. Bien que déçu par sa fin que je n’ai pas trouvée à la hauteur, 22-11-63 reste une perle que je ne regrette pas d’avoir lue, qui vous marque et que je recommande chaudement.


Go To Hell Tome 1 de Oxanna Hope

Serafina dans Critiques, Livres le 11 octobre 2014, avec 3 commentaires
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Oxanna Hope fait partie de ces auteurs de Bit-Lit françaises qui ont débutés dans une petite maison d’édition indépendante, ici Nergal, pour être ensuite republiée dans une grande maison. Cette fois, ce sont les éditions J’ai Lu qui ont récupéré le bébé, ceux qui ont fait la même chose avec Georgia Caldera. Du coup, j’étais plutôt intriguée par ce premier Go To Hell, le transfuge a t’il été profitable ? Synopsis.

Go To Hell de Oxanna Hope

Cassie a 18 ans et a beaucoup voyagé. Quand elle arrive au lycée dans une petite ville un peu paumée, elle ne connait personne mais se fait rapidement une réputation. Sa grande gueule et ses réactions extrêmes se font vite remarquer. En réalité, elle fuit son passé pas si « normal » et la rencontre avec son professeur de philo Damian ne va pas arranger les choses.

Bon, il faut l’avouer directement, ce premier tome de Go To Hell ne m’a absolument pas convaincu, tellement que je ne sais pas trop réellement par quoi commencer. Le moins pire est probablement le style d’Oxanna Hope: assez simple mais qui a le mérite d’être assez clair à comprendre. Le seul point noir étant l’orthographe employée pour écrire les grolles de l’héroïne : elle y porte des « docks« . On notera aussi le prologue de 4 pages qui est a peu près repris tel quel en plein milieu du roman, qui donne un peu l’impression d’une solution de facilité.

Cassie est un personnage à peu près insupportable : hautaine, qui réagit au quart de tour et qui s’en fiche un peu de blesser les gens qu’elle côtoie. On ne peut pas réellement dire que cela soit une héroïne à laquelle on s’attache. Elle cache un lourd passé, on sait qu’elle a fuit, mais à la fin du premier tome, on ne sait réellement toujours pas qui elle est – ni même ce qu’elle est – ni réellement pourquoi elle est poursuivie. Le bouquin nous laisse avec a peu près autant de questions qu’au départ. Pour les autres personnages, Damian, le prof n’agit pas du tout comme un professeur, il semble avoir une mission, mais là encore à la fin du premier tome on n’a toujours pas réellement compris ce qu’il venait faire ici.

Go To Hell de Oxanna HopeIl n’y a pas réellement d’intrigues dans ce tome, on suit l’arrivée de Cassie, et sa rencontre avec son prof et le frère de celui-ci. La première moitié du livre ne sert à peu près à rien, et ensuite une sorte d’intrigue se met en place, on sort les esprits et les méchants fantômes du chapeau. Bref, c’est comme si l’intrigue était concentrée sur les 50 dernières pages et pas du tout préparée.

Vous l’aurez compris, j’ai réellement eu du mal avec ce roman. Je ne sais pas à quel point il a été retravaillé entre la parution chez Nergal et chez J’ai Lu, mais clairement il n’est pas à la hauteur par rapport aux autres publications du même genre. On ne comprend pas réellement ce que sont les héros – sans compter que l’héroïne est à baffer – et on reste totalement sur notre faim après ce premier tome. Mais pas genre le cliffhanger qui nous donne trop envie de continuer, non, plutôt l’impression de s’être faite balader sans fil conducteur. J’ose espérer que le deuxième tome de Go To Hell relève le niveau mais je ne pense pas que je le lirais.