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Après avoir été largement conquis par l’Ombre de Saganami de David Weber, deux tomes se déroulant dans l’Univers de Honor Harrington, un gigantesque Space Opera qui mêle stratégie militaire à Hard SF, j’ai décidé d’aller plus loin. Et j’ai donc entamé le tronc principal de la série, Honor Harrington, par le bon milieu, En Mission, le 17ème et dernier tome en date aux éditions l’Atalante. Certains de l’équipe diront sans doute mer il et fou, ne partageant pas tout à fait mon enthousiasme pour cette série au déroulement posé, assez long et surtout complexe, mais qu’à cela ne tienne. Je dois déjà vous le dire, je n’ai pas regretté ma rencontre avec Honor Harrington. Synopsis.

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 1

Le conflit entre la République de Havre et le Royaume de Manticore vient sans doute de passer à un stade inattendu. La supériorité militaire des sujets de sa majesté est telle qu’il semblerait bien que l’issue du conflit soit toute proche. Reste à savoir si un accord peut être trouvé entre ces deux entités néo-barbares ou si Manticore n’aura d’autre choix que de raser toutes les infrastructures de son ennemi du moment. Car le temps presse pour les manticoriens, qui risquent bien de se retrouver en guerre avec la Ligue Solarienne à cause de fâcheux évènements.

Il suffit de lire ce synopsis pour comprendre qu’on est face à du lourd, de la spatio-politique comme on peut, ou pas, l’aimer. Ne partez pas en courant, derrière ces noms quelque peu barbares se cache surtout un univers toujours aussi fascinant. Je l’avais plus ou moins découvert avec l’Ombre Saganami, mais cette histoire là se concentrait surtout sur l’histoire d’un équipage de vaisseau et un tout petit système de planètes. Dans En Mission, le spectre de l’intrigue politique et militaire, est beaucoup plus vaste, contenant grosso-modo tout l’espace délimité par l’univers d’Honor Harrington.

Et c’est passionnant. Vraiment. Les pions se mettent en place, les situations se dessinent peu à peu et on visualise l’intrigue que David Weber mets en place. La narration se fait autour de plusieurs personnages. Si le Royaume de Manticore est plus ou moins vu comme les gentils, cela ne nous empêche pas pour autant de suivre ses ennemis. Ces derniers sont en général entrevus le temps d’un chapitre, la suite de l’histoire pouvant les évoquer où les voir évoluer à travers d’autres yeux. Alors bien entendu, cela demande au lecteur une concentration assez forte, puisque chaque personnage évolue souvent dans sa propre sphère de relations, amenant là de nombreux noms de personnages.

Mission of Honor Honor Harrington Tome 12 David Weber

C’est peut être là un des points faibles du roman pour ceux qui n’aiment pas les aspects complexe. Car en plus d’avoir un univers vaste, de s’étendre assez souvent sur les technologies utilisées, de proposer des intrigues difficiles à appréhender, il faut en plus faire avec des personnages que l’on n’arrive pas toujours à situer. Accepter donc de ne comprendre parfois qu’une partie pendant un moment, avant que le déclic n’ait lieu. On pourrait penser que cela vient du fait que j’entame la série en cours de route, et cela vient sans doute en partie de ça, mais pas seulement, puisque je dois avouer qu’avais déjà oublié certains personnages rencontrés dans L’Ombre de Saganami.

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 1Ce tome en tout cas arrive particulièrement bien à créer une situation de tension intense, avec une sorte de longue montée en puissance. Très impressionnante, chaque passage est amené avec soin pour amener à une sorte de passage décisif qui ne dépareillerait pas dans un Trône de Fer par exemple. Passé les premiers chapitres d’introduction, j’ai vraiment eu du mal à me décoller du livre pour ne pas le dévorer.

Au final, cette première partie d’En Mission m’a vraiment conquis. Pour peu que vous ne soyez pas réfractaire aux situations complexes et à la Hard Science-Fiction d’une manière générale, Honor Harrington est vraiment une série à lire. Je ne conseillerai peut être pas de commencer avec ce tome, le premier pourrait tout à fait convenir, mais il est évident qu’il faut y avoir jeter un œil au travail de David Weber. Pour sa maîtrise, pour son univers cohérent, et ces situations de tension tout simplement jouissives.


Le Mal en la Demeure, premier tome du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul avait été un de mes coups de cœurs de l’année 2010. J’avais adoré ce premier opus et de ce fait, j’étais très enthousiaste à l’idée de lire Le Sacrifice des Damnés, deuxième tome sorti il y a quelques semaines aux éditions du Petit Caveau. Illustré lui aussi par Cécile Guillot, ce roman de 180 pages ne m’a pas résisté bien longtemps. Synopsis ?

Le Sacrifice des Damnés de Stéphane Soutoul

Paul de Lancarme revient après de longues errances au domaine familial, celui des Lancarme, chasseurs de vampires renommés. Cependant il retrouve l’endroit à feu et à sang. Pire encore, sa sœur Leonore est portée disparue. Cette dernière et son fiancé Norman ont en effet été enlevée par une organisation pas très recommandable qui a de près affaire avec des vampires.

Bien que pouvant se lire totalement indépendamment du premier tome Le Mal en la Demeure, je ne peux que vous conseiller de lire d’abord celui ci. Il s’achevait en effet sur une présentation de Leonore, et effectivement cette dernière est cette fois au centre de l’intrigue. Bien qu’étant une suite assez directe, Le Sacrifice des Damnés s’en démarque sur plusieurs points. Si le premier tome était très contemplatif, ici on a un roman beaucoup plus rythmé, notamment grâce aux alternances de points de vue qui rendent le bouquin beaucoup plus haletant.

Stéphane Soutoul

Stéphane Soutoul

Les atmosphères sont toujours très agréables et jolies, mais on est moins dans la langueur et le mélancolique. Le style de Stéphane Soutoul est très agréable, et là encore, se lit très bien. Même si j’ai été enchantée du style de l’auteur dès ses premières nouvelles, l’amélioration est notable, avec une écriture toujours un peu désuète, mais plus fluide à la lecture.

Passer à un tome d’action n’est souvent pas un exercice aisé, cependant Stéphane Soutoul s’en sort plutôt bien. Le rythme ne faiblit pas et du coup le roman se lit très vite. Si le premier n’avait que très peu de protagonistes, celui ci en a beaucoup plus, et la plupart sont très réussis, je pense à Paul, à Leonore, à Norman son fiancé ou à Selene notamment. Seul point noir, le personnage de Sofia qui m’a joyeusement insupporté, correspondant trop à mon gout au stéréotype de la femme trop belle, qui sait trop bien se battre mais meurtrie. Elle est beaucoup moins en nuances que les autres, dommage.

C’est aussi l’occasion de voir l’auteur préciser sa version du mythe vampirique, qui est à la fois classique et originale. Le roman sent aussi les relents de sorcellerie, de démoniste, qui ne peuvent que me réjouir. Évidemment, 180 pages c’est assez court, donc tout n’est pas creusé en profondeur. On va à l’essentiel et ne se perd pas en chemin. Les événements relatés se déroulant d’ailleurs sur un laps de temps très court.

Le Sacrifice des Damnés de Stéphane SoutoulEn réalité le roman se compose de 150 pages qui constituent l’intrigue principal, puis une partie d’une trentaine de pages, qui permet de nous présenter ce qui sera sans doute le héros du prochain tome du cycle. Sans trop vous en dévoiler, je dois dire que j’ai été totalement enchantée par la tournure que semblent prendre les événements !

Encore une fois, cette publication de Stéphane Soutoul est une très bonne lecture, que je vous conseille fortement. Si vous avez aimé Le Mal en la Demeure, ou si vous aimez les vampires qui ne brillent pas au soleil, je ne peux que vous conseiller de découvrir la famille de Lancarme. Le Sacrifice des Damnés est un très agréable moment de lecture, que vous ne pourrez lâcher avant la fin.


Strange Angels est une série qui compte actuellement 5 tomes de Lili St. Crow, que vous connaîtrez peut être pour ses écrits Bit-Lit sous le nom de Lilith Saintcrow. Le premier tome, titré au nom de la série donc, est sorti en France juste avant les fêtes de fin d’années aux éditions Castelmore. Pour être honnête, la couverture ne me plaisait pas trop, un peu trop « ado », et le résumé officiel ne m’avait pas vraiment palpitée, mais j’avais eu de très bons retours de cette auteure. Elle officie cette fois dans le Young Adult. Synopsis.

Dru de Strange Angels de Lili St Crow

Dru sillonne les États-Unis avec son père. Ce dernier a une activité un peu spéciale, vu qu’il est chasseur de vampires. Le surnaturel est donc ancré depuis longtemps dans la vie de Dru, et elle n’est pas étonnée d’avoir des prémonitions, ou autres. Sauf que ce jour là, la prémonition dramatique se réalise et elle se retrouve seule. Enfin, pas vraiment, vu qu’elle embarque avec elle un camarade de classe rebelle et goth. Entre vampires, détresse, adolescence et lycanthropes, Dru va avoir fort à faire.

Je vais commencé par un point sur l’emballage. Le résumé ne correspond pas à la réalité du livre, et en prime spoile des éléments qui ne se passent pas avant le dernier quart du livre, vous pouvez carrément vous dispenser de le lire. De plus, la citation de Richelle  Mead sur la couverture parle d’une héroïne « sexy, mystérieuse et dangereuse« . Si elle est un peu mystérieuse, Dru n’est ni dangereuse, ni sexy. Surement pas sexy d’ailleurs, c’est juste une gosse de 15 ans totalement paumée. Peut être que cela change dans la suite.

Lili St Crow

Lili St Crow

D’ailleurs, le fait que Dru soit au final une fille comme les autres m’a bien plu. La couverture, bien qu’agréable à regarder, fait surtout penser à une Mary Sue, mais il n’en est rien. J’ai trouvé le traitement du personnage très réaliste et crédible. Je ne dirais pas que c’est un personnage vraiment marquant, mais elle est crédible, ce qui est un gros plus. Les autres personnages ne sont pas vraiment nombreux, mais je dois dire que j’aime beaucoup Graves, le goth trimballé malgré lui dans cette affaire.

Le surnaturel est très présent dans Strange Angels, et particulièrement dans la seconde partie du roman, où l’on va avoir beaucoup de termes peu ou pas expliqués : svetocha, djhampir, schola… Ca m’a rapidement fait penser à Vampire Academy que j’ai commencé, mais toujours pas avancé, je ne saurais donc pas me prononcer, mais je suppose que tout cela va être expliqué dans la suite.

En effet bien que cela soit le premier tome d’une série, on ne peut pas réellement dire que l’auteur prenne le temps de mettre l’univers en place. Non, on est balancé directement dans l’histoire, dans un monde qui semble établi, en tout cas pour Dru. C’est le personnage de Graves qui apprend en même temps que nous plus de choses sur ce monde, qui sert en quelque sorte d’excuses aux explications. Pour moi c’est un point plutôt positif, car au moins le rythme est élevé, sans trop de temps morts et du coup le roman se lit vite. On pourra quand même reprocher un nombre important de répétitions, notamment au niveau de ce que ressent Dru lors de ses pressentiments.

Strange Angels de Lili St CrowBien qu’orienté plutôt ado, le ton est assez adulte, et ne prend pas les gens pour des neuneu, on sent que Lili St Crow a l’habitude d’écrire pour adultes. De ce fait lire ce roman à l’age adulte n’est pas réellement un problème.

Au final, je dois dire que c’est une bonne découverte. L’univers de Strange Angels semble dense, les personnages sont plutôt sympathiques et on échappe à toute Mary Sue. Il est évidemment un peu tôt pour se prononcer sur l’ensemble de la série, mais ce premier tome augure du bon, et je lirais la suite, c’est certain.


C’est Lundi, que lisez vous ? #31

Serafina dans Actualités, Livres le 30 janvier 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Matricia de Charlotte BousquetFin de La Première Mort de Patrick Eris pour moi cette semaine, avec deux derniers chapitres plutôt bienvenus.

J’ai donc continué ce début d’année en commençant Matricia de Charlotte Bousquet aux éditions Mnémos. Il s’agit de la suite plus ou moins directe du Cytheriae de l’auteur française, un roman qui m’avait largement séduit il y a quelque temps déjà, grâce à son univers posé à l’ambiance si particulière. Il est pour l’instant trop tôt pour me prononcer, n’ayant lu que le premier chapitre, mais je suis content d’être revenu dans l’Archipel des Numinées !

Serafina

Comme prévu j’ai terminé le Sacrifice des Damnés, le tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. J’ai adoré ce deuxième tome, et la fin me fait encore plus attendre le troisième ! Cela s’annonce très très bon, ma chronique sera publiée dans la semaine.

Ghost Stories aux éditions AsgardJ’ai ensuite entamé Ghost Stories, un recueil récemment paru aux éditions Asgard et servi par une superbe couverture. J’en suis au tiers, voir un peu plus et pour le moment je suis perplexe car seules deux nouvelles m’ont vraiment plu jusqu’à présent, celle de David Bry et Claude Bolduc. Les autres étant soit trop convenues, soit trop prévisibles à mon gout, j’attends cependant la suite avec impatience notamment pour celles de Lionel Davoust et Vanessa Terral, deux auteurs qui jusqu’à présent ne m’ont jamais déçue. On pourra reprocher aussi plusieurs petites coquilles malheureusement.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’Anthologie Officielle des Utopiales 2011 est exactement ce que son titre laisse entendre. Ce sont donc sept auteurs qui se sont réunis autour d’un même thème cette année encore sous la bannière d’ActuSF. Quelques noms très connus ornent la couverture, qui reprend l’affiche du festival de Greg Broadmore. Parmi eux je citerai James Morrow, Lucius Shepard ou encore Roland C. Wagner. Comme de coutume, pas de synopsis pour les recueils, alors zou, direct dans l’action pour voir si la lecture de ce bouquin vaut le coup (et ses 12 euros).

Utopiales 2011

Je parlais de thème dans l’introduction et déjà je le sentais mal. La thématique adoptée pour 2011 est la suivante: Histoire(s). Je ne pense pas qu’on aurait pu faire plus vague pour le coup et c’est pour ça que l’on se retrouve avec des nouvelles certes de qualité pour certaines mais qui n’ont pas de « cohérence » au sein du recueil. D’un autre coté ça permet de plaire à tous les goûts en tapant allègrement dans la Science-Fiction, l’Uchronie, le Fantastique et le fourre-tout, ce dernier permettant de caser tout ce qui n’est pas identifiable. Concernant les dates originelles de parution des nouvelles présentes ici, excepté celle de Shepard datant de 1987, elles sont toutes de 2010-2011, on essaye donc pas de nous refourguer du lu et relu.

Comme de coutume, un petit topo des nouvelles que j’ai trouvé les plus intéressantes.

Le train de la réalité (Fragment) de Roland C. Wagner

Cette nouvelle c’est un petit peu mon coup de cœur et mon coup de gueule du recueil. J’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante et captivante mais la manière dont c’est écrit est vraiment déplaisante et éprouvante. Imaginez eul’ gars, qu’écrit comme ça, d’l'argot à l’écrit pendant 40 fichues pages. Ça a eu vite fait de m’agacer et j’avoue avoir eu un mal de chien à m’accrocher.

Je veux bien que le personnage qui raconte n’est pas une flèche en orthographe, mais ce n’était pas une raison pour me faire saigner les yeux. Bref, c’est une histoire de Rock’N'Roll que l’on suit ici, avec un groupe dans les années 60 qui va aller faire un tour en Algérie, faire tomber les clichés et nous dépayser.

K**l Me, I’m Famous de Eric Holstein

Alors que j’en ai entendu dire par certains que la présence d’un des cofondateurs d’ActuSF dans le recueil était déplacé, et je peux dire après lecture de sa nouvelle qu’il mérite largement sa place ici. On reste dans le milieu du rock en rajoutant un petit coté fantastique à l’affaire pour le déroulement d’une histoire sous les yeux du narrateur, critique de musique.

Dans la vingtaine de pages qui la composent, on cherchera à comprendre le fin mot de l’histoire, peut-être même qu’on trouvera des métaphore et des sens cachés là où il n’y en a pas. Une chose est sûre, la lecture de cette nouvelle a été agréable et est arrivée à point nommé derrière celle de Tim Powers, Lignes Parallèles, à laquelle je n’ai rien compris.

Salvador de Lucius Shepard

Bienvenue dans l’enfer vert du Salvador où l’on va suivre les trips hallucinés de soldats complément drogués. Voyage onirique sur le champ de bataille, on tâtonnera pour trouver la frontière entre le rêve et la réalité. Pas foncièrement axé sur l’action, cette nouvelle donne tout de même dans un rythme assez soutenu, nous faisant partager le périple de ces hommes et l’étincelle de leurs vies, fragiles comme leurs ampoules de drogues.

Anthologie Officielle des Utopiales 2011Je noterai aussi la nouvelle de David Calvo, Pragmata, qui aura eu le mérite de me faire marrer de par son histoire et la manière dont elle est  racontée, mais chut, je ne vous spoile pas. Les nouvelles restantes ne sont pas mal non plus même si j’ai trouvé celle de James Morrow plutôt longuette et peu rythmée, et celle de Powers incompréhensible.

Mine de rien au final on se retrouve avec un bouquin qui vaut le coup d’œil. Si je regrette le manque de cohérence de l’ensemble, il serait dommage de passer à coté de certaines des nouvelles contenues dans ce recueil. Je note donc que l’Anthologie des Utopiales est un bon plan, surtout que si vous l’achetez là-bas, il y a moyen de se la faire dédicacer par les auteurs, qui étaient tous là pour les Utopiales 2011 si je ne m’abuse.


C’est Lundi, que lisez vous ? #30

Serafina dans Actualités, Livres le 23 janvier 2012, avec 11 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina


Strange Angels de Lili St CrowLa semaine dernière j’ai terminé Strange Angels de Lili St Crow. Si on omet que le résumé n’a que peu de rapport avec le réel contenu, c’est un roman Young Adult qui est très sympa. Je suis cependant partagée sur son univers, qui semble être très similaire à celui de Vampire Academy, que je n’ai pas lu. Cependant, cela se lit bien, le ton n’est pas trop « jeune » et les personnages sont sympas.

J’ai directement enchainé sur Le Sacrifice des Damnés, le  tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. On retrouve la qualité coutumière à l’auteur, le livre est très dynamique, bien plus que le tome 1 Le Mal en la Demeure, grâce à des alternances de point de vue très bien foutues, et le roman se dévore. Je pense le terminer dans la semaine.

dabYo


La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoJ’ai donc continué et quasiment terminée ma lecture de La Première Mort de Patrick Eris aux éditions Lokomodo. Je dois avouer que je suis assez perplexe sur ce roman, on est vraiment loin des clichés du genre Polar. Comme je le disais, il y a certes des meurtres, etc, mais le roman est somme tout très posé. L’introspection du début continue, et finalement, le roman tient plus de l’expérience de vie que de la réelle histoire.

Non pas qu’il n’y en ait pas, bien au contraire, mais on s’attarde là plus sur l’histoire de notre héroïne, sa façon de vivre le meurtre d’un de ses proches par un criminel, que sur la résolution de l’enquête. C’est différent, et surprenant lorsqu’on s’attend à un roman de genre.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Les Tangences Divines de Franck Ferric

dabYo dans Critiques, Livres le 20 janvier 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Les Tangences Divines est un roman de Franck Ferric sorti aux éditions du Riez à la rentrée de l’année dernière. L’auteur d’imaginaire français n’est pas inconnu de nos colonnes puisqu’il avait déjà plus que conquis Serafina avec son premier roman, La Loi du Désert, et LuxtExMachina avec son recueil de nouvelles Marches Nocturnes, récemment réédité en poche par Lokomodo. Reste à voir si la magie allait opérer de la même façon sur moi. Pour ce second roman, c’est dans les égouts que nous allons nous diriger, ceux de notre capitale Paris. Sa superbe couverture est signée Bastien Lecouffe-Deharme. Synopsis.

Les Tangences Divines de Franck Ferric

Théodule est égoutier à Paris, il fait équipe avec un grand black fan de Jazz, et truc, enfin, le nouveau quoi. Sa vie n’est pas folichonne, son mariage semble battre de l’aile, mais il s’en contente plus ou moins. Se lever tôt, se crever à la tâche et au milieu de la puanteur de la capitale, rentrer pour s’endormir devant la télé, être engueulé par sa femme quand elle rentre à son tour car il n’a rien foutu de son après-midi, manger, puis s’endormir. Recommencer. Enfin, ça c’était jusqu’à ce qu’il fasse son malaise dans les égouts et découvre l’envers du décors de notre monde.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce roman, et je dois avouer que j’ai été franchement surpris. Notre histoire se déroule donc à Paris, notre héros est un égoutier, et doit sans doute être le seul égoutier dont j’ai jamais suivi les tribulations. Il faut dire que Théodule n’est pas du tout le type de personnage qui est mis en avant habituellement. Il a une vie ordinaire, pas franchement à la hauteur de ce qu’il avait pu espérer, mais bon, ça lui suffit. Il est en soit un peu n’importe qui, et le lecteur peut aisément s’y identifier, ou tout du moins, le comprendre. Bon, il a certes quelques traits de caractère particulier, notamment un certain jemenfoutisme et manque d’entrain qui peuvent parfois étonner, mais qui ne sont pas du tout déplaisant.

Franck Ferric

Franck Ferric

Le livre a un côté très terre à terre, de par son héros qu’on pourrait qualifier d’ordinaire, mais aussi et surtout avec sa narration. Faite au présent, avec des descriptions au présent et l’action au présent, les différents détails de la vie du héros prennent une grosse importance sur notre histoire. Alors oui, parfois on le suit dans le feu de l’action, mais d’autre fois, on patiente à ses côtés pendant qu’il mange sa pomme ou cherche ses clefs. Ces détails qu’on pourrait qualifier d’inutiles peuvent laisser perplexe. J’avoue que cela a été mon cas à certains moments, cela dit, ça donne un certain atmosphère au livre, une sorte de force tranquille que j’ai plutôt appréciée. On pourra malheureusement regretter l’abus du il, les répétitions qu’il procure se remarquent rapidement sur certains passages.

Notre histoire se déroule certes à Paris, mais il s’agit tout de même d’un livre de genre Fantastique, qui dans son univers m’a fait penser au roman de Terry Pratchett, Les Petits Dieux et autres Neil Gaiman. Pour ne pas révéler l’histoire ni gâcher la surprise et la découverte de l’univers, je ne peux pas en dire beaucoup plus, mais c’est vraiment quelque chose de très sympathique à lire. Les idées sont plutôt originales et on peut plus ou moins les qualifier de complètement tripesque. Le tout est loufoque mais plutôt cohérent lorsqu’on se prend au jeu. Et je m’y suis largement pris, ce qui est d’autant plus agréable. L’échappée en avant de notre personnage dans un univers loufoque est d’autant plus absurde que Théodule reste affreusement terre à terre. Quand il ne pense pas à ses clefs, c’est sa femme qui occupe ses pensées. Va-t-il réussir à se faire pardonner ? Ne faudrait-il pas qu’il les laissent tous là en plan, pour reprendre sa petite vie pépère ?

Les Tangences Divines de Franck FerricDerrière l’absurde se cache aussi un grand cynisme, une critique de notre société, de notre façon de vivre. On pourra la trouver juste, facile, ou erronée, et je suppose que tout dépendra des convictions du lecteur. Cela dit, à aucun moment cela ne gâche la lecture, qu’on partage les idées ou non. Franck Ferric propose une vision posée, non manichéenne, loin de la revendication malvenue ou du roman moralisateur. Je dirai plutôt que j’en ai vu ressortir une sorte de c’est mal foutu, mais c’est la vie.

Au final, Les Tangences Divines était une lecture sympathique qui m’a pris et m’a donné envie de poursuivre ma lecture pour savoir ce qu’il allait bien pouvoir advenir de notre héros. Je regretterai simplement sa narration au présent, qui m’a parfois déçu. C’était un agréable moment passé avec Théodule, un périple agréable et surprenant dans la capitale de Paris qui nous offre là un notre Neverwhere franco-français. Un bon moyen de découvrir Franck Ferric en tout cas.


Le Chant des Psychomorphes de Laurent Whale

illman dans Critiques, Livres le 17 janvier 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Le Chant des Psychomorphes est le premier roman de l’auteur franco-britannique Laurent Whale paru en 2006 aux éditions Rivière Blanche et réédité ici en format poche par Lokomodo. La couverture est d’Alexandre Bonvalot et donne tout de suite le ton de ce Space Opera de quelques 260 pages. On démarre comme de coutume par le synopsis de la bête.

Le Chant des Psycomorphes de Laurent Whale aux éditions Lokomodo

Zéar est un fonctionnaire mais pas du type qui gratte du papier derrière un bureau sur Novo-Petersbourg. Il a déjà eu l’occasion de rouler sa bosse dans la galaxie en tant que contrôleur des taxes commerciales. Alors que l’ennui et la routine semblaient néanmoins le rattraper, la rencontre avec un cafard d’ambassade, selon ses propres termes, va le plonger malgré lui dans une machination qui dépasse tout ce que l’humanité avait pu fomenter dans le passé. Maintenant fugitif, il n’a plus qu’une idée, disparaître du paysage le temps que tout ce bazar se tasse, mais le bazar ne va pas le lâcher.

Notre héros Zéar avait tout pour me plaire: désabusé, totalement déboussolé par sa fuite précipitée, il ne veut pas être un héros, il veut juste ne pas se faire tuer. Il donne un peu une impression de M. tout-le-monde en cavale, mais avec la licence de pilote, et ça aide forcément à se rapprocher du personnage. Il ne sera pas tout seul dans cette galère, un jeune homme Tingal, viendra lui tenir compagnie. Débrouillard mais encore naïf, on découvrira la galaxie à travers ses yeux qui n’avaient jamais vu l’espace avant. Ce « couple » est bien travaillé et leurs interactions ne manquent pas d’humour pour certaines, bref des personnages sympathiques.

Il y a bien sur un cast féminin, faire valoir à l’holywoodienne, elles ont tout de même un rôle et une importance non négligeable dans l’histoire. En ce qui concerne l’antagonisme dans l’affaire, des méchants sont bien de la partie, ils sont un peu effacés mais l’histoire n’avait besoin d’eux que pour les twists du scénario, et ce n’est pas plus mal vu le peu de charisme qu’ils ont.

Le Chant des Psycomorphes de Laurent Whale aux éditions Rivière Blanche

L’intrigue a réussi à me surprendre, alors que je croyais fermement pendant tout le premier chapitre au classique complot intergalactique mettant sur le devant de la scène Zéar, l’auteur en profite pour calmer allègrement mes ardeurs dès le second chapitre, me signalant au passage que son histoire pourrait bien être plus intéressante que prévu. Nos héros crapahuteront dans un tas de lieu divers et variés, allant de la jungle urbaine à la jungle tropicale. Malgré la faible épaisseur du roman, l’auteur nous livre les clés de son univers au travers de sa géopolitique, montrant ainsi une certaine recherche pour nous proposer un environnement cohérent. Il y a juste, et ce n’est sans doute qu’une impression, que ledit univers me parait un peu petit en terme de distance.

Le Chant des Psycomorphes de Laurent Whale aux éditions LokomodoLaurent Whale va à l’essentiel dans sa narration, on enchaîne les scènes avec fluidité. Il y a juste un passage que je n’ai pas trouvé bien clair, mais vu que cela ne nuisait pas à la compréhension globale et que cela se passait dans un relatif chaos, je vais cacher ce détail sous le tapis. Depuis tout à l’heure j’utilise des termes qui font sans doute penser au cinéma, c’est sans doute parce qu’inconsciemment, je le verrai bien adapté en film ce bouquin, ça pourrait faire du bon Space Opera de derrière les fagots.

Le Chant des Psychomophes est donc une plutôt bonne surprise pour ce début d’année, dans un genre pas forcément évident à renouveler. Laurent Whale s’en tire vraiment bien et m’a donné envie de jeter un coup d’œil à ses autres ouvrages, même si le prix de son dernier bouquin Les étoiles s’en balancent (25 €) chez Rivière Blanche m’a légèrement refroidi. Celui-ci, en poche, vaut en tout cas assurément son prix.


C’est Lundi, que lisez vous ? #29

dabYo dans Actualités, Livres le 16 janvier 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Cette fois, tout le monde m’a plus ou moins lâché, et il semblerait que je sois le seul à avoir lu. Mouais.

dabYo

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoCette semaine j’ai plutôt bien attaqué un roman des éditions Lokomodo, La Première Mort de Patrick Eris. Il s’agit d’un Polar se déroulant à Amsterdam et ayant pour héroïne une jeune étudiante anglaise.

Après près de cent pages, je dois avouer que si l’on retrouve bien un meurtre, les éléments du genre Polar, notamment l’enquête, ne sont pas encore bien présents. Cela ne me manque pas, mais pourrait surprendre ceux qui s’attendent à un roman faisant plus place à l’action. On est plutôt ici face à une sorte d’introspection de notre héroïne, qui ne sait trop comment réagir face à la mort d’un de ses proches, poignardé sauvagement.

Je ne doute pas que le rythme va changer dans la seconde partie du roman, ceci dit, pour l’instant je trouve que cela tient plutôt bien la route, le comportement de Val est plutôt cohérent et crédible. Le style est lent, mais pas trop, et le décors de la ville hollandaise est vraiment bien retranscrit.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le cinquième jour de Maud Tabachnik

Serafina dans Critiques, Livres le 13 janvier 2012, avec 5 commentaires
Critiques

Le cinquième jour est un roman de Maud Tabachnik sorti en 2001. A vrai dire, malgré sa couverture plutôt sympa, rien ne m’aurait dirigée vers ce livre si un collègue ne me l’avait pas conseillé et prêté, les mots « tueur cannibale » ayant le même effet que « bio de rockstar héroïnomane » chez moi. Au mépris de ma PAL plus que conséquente et des deux livres déjà entamés, je me suis jetée dessus. Synopsis ?

Le Cinquième Jour de Maud Tabachnik

Gloria, une jeune fille, suit un presque inconnu pour un prétendu anniversaire. Elle ne reviendra jamais. La police de New York est particulièrement impliquée sur ce cas, on ne rigole pas avec les enlèvements d’enfants. Plus tard, un prostitué est retrouvé mort et mutilé. Rien ne relie en apparence les deux victimes, et pourtant … Stan Levine est inspecteur, bon père de famille, il prend la chose à cœur et s’engage à la poursuite du tueur.

Maud Tabachnik

Maud Tabachnik

Il faut le reconnaitre , je ne lis pas énormément de Thriller, mais celui ci suit les codes du genre : chapitres courts, alternance de point de vues, suspens, cliffhangers. Ceci dit, les codes sont bien maitrisés, et du coup servent vraiment le récit. Les chapitres courts donnent un coté haletant, le fait de suivre les deux personnages fait évidemment dévorer les pages, le lecteur attendant avec impatience le moment où les deux vont se croiser.

Le style est très direct et ne fait pas dans la douceur. Contrairement à ce que son nom laisse penser, et au vu de l’endroit où se place l’intrigue, New York, Maud Tabachnik est bien française . Son écriture est très réaliste les dialogues sonnent bien, c’est vif. Si l’intrigue est évidemment au centre du roman, les personnages  ne sont pas reste et sont plutôt bien crédibles.

L’atmosphère de New York est très bien retranscrite, que cela soit la chaleur en été, les quartiers ou bien les luttes de pouvoir entre hauts dignitaires, j’ai trouvé que c’était très bien fait et très immersif. Traiter d’un serial-killer cannibale avec un style aussi cru et direct pourra en choquer certains. On n’est pas au point du Corps Exquis de Poppy Z. Brite, mais tout de même je pense qu’il ne s’agit pas d’un livre à mettre dans toutes les mains. L’histoire est inspirée de celle de Albert Fish, serial-killer du début du XXème siécle, alors que Le Corps Exquis s’inspire plutôt de Jeffrey Dahmer et Denis Nilsen. L’intrigue en elle même est vraiment bien menée, haletante et sans le moindre temps mort, jusqu’au final, assez surprenant et pas du tout tel qu’on l’attend.

Le Cinquième Jour de Maud TabachnikBref c’est un sans faute pour ce Thriller. J’ai dévoré les 300 pages qu’il compte en deux jours. Je ne peux donc que vous le conseiller, surtout qu’il est sorti en poche aux éditions Le Livre de Poche et donc tout à fait accessible. Personnellement, j’ai bien envie de lire d’autres livres de l’auteur, notamment son Memoires d’un Bourreau qui traite de la Shoah, ou J’ai vu le diable en face au sujet des meurtres de Juarez. Une très bonne découverte, si vous ne connaissez pas cette auteur, je ne peux que vous encourager à la découvrir. A noter qu’apparemment on peut retrouver certains personnages et l’univers dans un autre de ses romans, Ne vous retournez pas.