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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

C’est lundi, que lisez vous ? #134

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 21 avril 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Black-Out de Connie WIllisJ’ai bien sur fini Il Neige sur Encelade d’Olivier Moyano, ce qui était prévisible vu le peu de pages qu’il me restait. C’est une très bonne lecture, j’ai bien fait de ne pas m’arrêter à la couverture.

J’ai ensuite commencé Black-out de Connie Willis dont j’ai lu déjà la moitié des 800 pages et qu’illman avait chroniqué. C’est sympa, ça se lit bien, mais j’avoue que pour le moment, je vois pas trop où on va…. De plus j’ai déjà lu du roman de voyage temporel il y a peu, 22/11/63 de Stephen King et il était d’un sacrément meilleur niveau au point de vue de tout ce qui est paradoxe spatio-temporel… A voir donc.

J’ai aussi lu les deux premiers tomes du manga Switch Girl !! de Natsumi Aida, un shojo mignon à propos d’une nana super populaire qui se transforme en Onizuka au féminin quand elle est seule chez elle. Si ce n’est pas super original ça a le mérite d’être plutôt drôle. Je ne sais pas réellement où ça va aller mais pour le moment, c’est bien sympa.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est lundi, que lisez vous ? #133

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 14 avril 2014, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Amulettes de Véronique AjarragDécidément je ne suis pas dans le mood pour relire le Trône de Fer. J’ai à la place lu Amulettes de Véronique Ajarrag paru il y’a plusieurs mois aux éditions du Chat Noir. Une histoire de réincarnation avec une partie qui se passe chez les sumériens. Si j’ai adoré les flashback et autres vies antérieures, le roman en lui même souffre d’un style parfois difficile à suivre : on comprend pas toujours qui narre et ce qui se passe dans l’arc au XXIème siècle. Un bilan en demi teinte donc.

J’ai ensuite enchainé avec Il Neige sur Encelade d’Olivier Moyano des éditions du Chat Noir aussi. J’avoue je voulais laisser ce livre à un autre rédacteur car la couverture me rebutait au plus haut point. Bien que très bien exécutée elle me faisait penser à de la SF genre les couvertures de la Fraternité du Panca mais sans le nom de Bordage pour me forcer à l’ouvrir. Mais bon, je lui ai donné une chance (surtout car il ne fait que 200pages et était léger dans mon sac). Il s’agit pas du tout de Science-Fiction, mais d’un roman Fantastiqueun poil tripesque avec des chats lumineux et des villages situés dans un autre espace temps. Une excellente surprise du coup !  Il ne me reste que 30 pages alors que je l’ai commencé hier après-midi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi

dabYo dans Critiques, Livres, Manga le 12 avril 2014, avec 2 commentaires
Critiques

Je ne me rappelle plus bien comment j’ai fini par découvrir Detroit Metal City. Surement grâce à illman qui dealait ses mangas alors que nous étions à la fac. Car il faut bien dire qu’avec une couverture dont le personnage principal a tout pour jouer avec Kiss ou dans un groupe de Blackened Death Metal, un titre qui ne laisse aucun doute sur son orientation, ce manga devait forcément atterrir entre nos mains. Créé par Kiminori Wakasugi, Detroit Metal City est un manga parodique et humoristique en dix tomes, tous déjà publiés en France par les éditions 12bisSynopsis.

Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi

Alors qu’il est venu à Tokyo pour faire décoller sa carrière embryonnaire de chanteur de pop suédoise, le jeune et doux Soichi Negishi se fait embarquer de force dans un groupe de musique de Death Metal complètement satanique: Detroit Metal City ! Avec deux autres musiciens, ils sont martyrisés par leur productrice sans foi ni loi qui les fait porter des costumes, se maquiller et les oblige à faire des obscénités sur scène. Tant et si bien que derrière son masque de Johannes Krauser II, Soishi s’avère être une vraie bête de scène, conquérant les fans de Metal qui ne jurent plus que par DMC !

Cela fait très longtemps que je voulais parler de Detroit Metal City, la lecture du dernier tome que j’ai fait tarder bien trop longtemps est donc l’occasion idéale. Ce manga est tout simplement génial. Tant et si bien qu’il est vraiment difficile d’en parler sans passer pour un psychopathe. Car le mot génial n’est pas anodin, le manga est tout simplement absurde et enchaîne les scènes what-the-fuck les unes après les autres.

Detroit Metal City

C’est d’abord un manga sur le monde du metal qui a très bien compris ses codes et son attitude. Résolument second degré, complètement débile, immoral au possible, on va suivre un personnage complètement schizophrénique et victime de ses deux personnalités. Sans masque, Soichi est ce qu’on appelle couramment la bonne gentille bonne poire, trop gentil pour survivre dans ce monde sans se faire marcher dessus. Et du coup, il lui suffit d’un petit incident pour qu’il finisse par remettre son masque de Krauser II et se laisse aller aux pires obscénités. Attouchements, délires scatophiles, viol de la Tokyo Tower, rien n’est assez monstrueux pour cette bête démoniaque.

La question de la morale est du coup évidemment à prendre en compte, puisque même si le personnage est rongé par les remords, jamais son attitude n’est réellement condamnée par l’auteur. Cela dit, le second degré de ces scènes est largement suffisant pour ne pas y voir une incitation. Reste que si au début les délires de Krauser II sont hilarants, on finira quand même par se lasser un peu, les tomes pouvant paraître moins inspirés au fur et à mesure. Il faudra alors faire une pause de la lecture pour la reprendre plus tard, le plaisir revenant.

Detroit Metal City Brother

En dehors du côté délirant, le tout est vraiment très Metal. Toute une mythologie autour du groupe est créée, toujours satanique et cohérente avec ce qu’on retrouve par exemple au Hellfest. Une caricature évidement, mais une géniale, avec les détails qui tuent, les petites phrases et les références qui font forcément plaisir. Le nombre de fuck à la seconde, la quête de la guitare la plus Metal, le Death Penis, etc. Quand Krauser II répond au téléphone, c’est la déesse des enfers qui l’appelle, évidemment. Un vrai cadeau pour les fans du genre que nous sommes.

Si le scénario se perd un peu dans ses délires, au point de devenir lourd par moment, le dessin quant à lui est d’une régularité à toute épreuve. On ne peut pas le qualifier de beau, loin de là, la plupart des personnages sont souvent hideux et les détails assez peu fournis. Mais Krauser II est une tuerie et les détails Metal sont bien là, avec une mise en scène géniale, complètement démoniaque.

Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi prouve encore une fois que la bande dessinée japonaise est remplie de perles. Il y a celles qui transforment le Go ou la cuisson de pain géniaux, et puis il y a les domaines encore plus pointus. Detroit Metal City est sans aucun doute la création centrée Metal la plus fidèle et hilarante. Et puis, l’anime est tout aussi bon, alors il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus.


C’est lundi, que lisez vous ? #132

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 7 avril 2014, avec aucun commentaire
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dabYo

Great Teacher Onizuka Tome 5J’ai encore relu tous les Great Teacher Onizuka avant de m’apercevoir que non… Il nous manque toujours les tomes 19 à 24. C’est ce qui m’a permis de me rappeler que je les avais déjà relus relativement récemment et que ça s’enfile toujours aussi bien. Les thématiques semblent encore plus d’actualité 15 ans après le début de la série, bien qu’il soit toujours marrant d’y voir la technologie d’ores et déjà obsolète.

Évidemment, cette lecture est fortement influencée par ma grosse nostalgie de l’époque. Après cette grossemangaïte, il est plus que temps que je me remette à la vraie lecture, mais le rythme n’y est plus.

Serafina

Le loup de wall street de Jordan BelfortJ’ai terminé le Loup de Wall Street de Jordan Belfort qui est une bonne lecture sans forcement être pour autant un livre qui m’aura marqué. J’apprécie particulièrement sa vulgarisation de la bourse et de ses magouilles. Jordan vit comme une rockstar mais à choisir je préfère les vraies bio de rockstar. Je vais désormais passer sur Le Trône de Fer Tome 8 pour me remettre dans le bain avec la sortie de la série, et sans doute un autre livre mais je n’ai pas décidé quoi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est lundi, que lisez vous ? #131

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 31 mars 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Detroit Metal City Tome 10Et bien, le voyage au Japon ne m’aura pas réconcilié avec la lecture, car à part les cinquantes petites pages de Bitcoin Internals: A Technical Guide to Bitcoin, je n’ai lu que le prologue du premier tome de la Roue du Temps. Autant dire: pas grand chose.

Mais en revenant, si mon rythme de lecture ne s’est pas amélioré, c’est avec les mangas que je me suis rabiboché. Il faut dire qu’aller au Japon rend forcément nostalgique l’ancien fan de bande dessinée japonaise, du coup, j’en ai profité pour terminer le dernier tome de l’excellent Detroit Metal City, puis de me mettre à la relecture de Great Teacher Onizuka. Que du plaisir.

Serafina

Le loup de wall street de Jordan BelfortJ’ai pendant mes vacances lu le deuxième tome de la trilogie Jason Bourne : La mort dans la peau de Robert Ludlum. J’avais adoré le premier tome, mais malheureusement ce deuxième me laisse plutôt de marbre. J’ai l’impression de ne lire qu’un bouquin d’action pas super crédible, là où le premier avait une intrigue qui tenait réellement en haleine. Ici très clairement, je n’ai aucune envie spécifique de savoir la suite. Enfin, me reste 50 pages alors je le finirais.

Je suis allée vendredi en déplacement pro, avec 3h30 de train, et j’avais oublié ma Kobo, j’ai donc pris au Relay Le loup de wall street de Jordan Belfort, autobiographie d’un roi de la finance cocaïnomane. Bon, c’est pas une rockstar, mais c’est tout comme et c’est un peu les Heroin Diaries, sans héroïne et sans rockstar, avec de la bourse et des mandrax en plus. C’est plutôt pas mal, mais un peu dur à suivre parfois.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est lundi, que lisez vous ? #130

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 10 mars 2014, avec aucun commentaire
Actualités

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dabYo

Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin HobbEt bien ça y est, j’ai fini La Déchirure, la première partie de la première intégrale du Soldat Chamane de Robin Hobb. Et je dois dire que je n’en garde pas un grand souvenir. Franchement, la lecture devient un peu plus intéressante sur les derniers chapitres mais sans atteindre un niveau d’intérêt suffisant pour tenir le lecteur. Si j’avais commencé ma lecture sur l’ancien découpage et non les intégrales, aucun doute que je m’y serai arrêté.

Avec le départ au Japon, j’ai dû investir dans une liseuse, une Kobo Glo qui je l’espère permettra de lire avec un certain confort pendant l’avion.

Serafina

J’ai terminé Aucun Homme n’est une île de Christophe Lambert qui fut définitivement une très bonne lecture, je me suis réellement bien attachée aux personnages et l’histoire est plutôt bien foutue.

J’ai continué Méridien de Sang de Cormac McCarthy ensuite, car je ne désirais pas entamer un nouveau livre avant de partir au Japon, où je n’emmènerais que ma Kobo !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Vampires à contre-emploi des éditions Mnémos

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mars 2014, avec 1 commentaire
Critiques

En février 2014 est sortie l’anthologie Vampires à Contre-emploi aux éditions Mnémos. C’est une anthologie réalisée à l’occasion des 10èmes rencontre de l’imaginaire de Suevres. Elle a été dirigée par Jeanne-A Debats, et la couverture annonce tout de suite la couleur : on va avoir du vampire mixé avec de la Science-Fiction. On y retrouve 11 auteurs dont c’est la première rencontre avec le vampire.

Vampires à contre-emploi aux éditions Mnemos

Très honnêtement, à part Jeanne-A Debats, aucun des noms affichés sur la couverture ne me disait quoique ce soit. Apparemment, effectivement ils font surtout partie de la sphère SF que personnellement je ne connaissais pas. Il y’a donc un peu plus de 10 nouvelles sur 250 pages, ce qui fait des nouvelles entre 20 et 30 pages, on a un bon équilibre : pas de nouvelles trop courtes, pas de trop longues. Seule exception, la nouvelle Le Vampire et Elle de Thomas Geha est très courte (moins de cinq pages), très poétique, très onirique. Je l’ai beaucoup appréciée.

On trouve ici des réinterprétations très originales et souvent très décalées du mythe. Les Lestats ou autres Edwards sont à mille lieux des vampires ici présentés. Les auteurs ont pris l’essence du vampire et l’ont totalement mis à leur sauce. Seule Marianne Leconte flirte avec la sensualité mortelle habituelle des vampires dans sa nouvelle Femme Fatale, où la vampire est aussi belle que fatale. Les vampires ne sucent pas forcément le sang, mais ce sont des vampires psychiques (Trou Noir contre Vampire d’Olivier Paquet d’ailleurs très bien ficelée) ou encore des vampires financiers (Pire que le Vent de Philippe Curval). Il y a vraiment pas mal de bonnes idées très intéressantes.

Les styles abordés dans cette anthologie sont assez variés : l’humour avec Beaucoup y ont cru de Raphaël Granier de Cassagnac qui est d’ailleurs je pense ma nouvelle préférée du recueil, le trip un peu mystique avec Les Miroirs de l’Eternité de Simon Bréan, du voyage interplanétaire avec La Cure d’Olivier Gechter, ou encore le poème en alexandrin avec S’il te plait, désenzyme-moi un InMouton de Timothée Rey auquel soit dit en passant, je n’ai absolument pas accroché. Je salue la prouesse mais cela m’a profondément ennuyée.

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosBref, on a là une anthologie variée, qui évite bien des clichés et des écueils mais je dois avouer n’avoir pas été plus enthousiasmée que cela. La plupart des nouvelles sont sympathiques, mais voilà, ça s’est arrêté là. Si il y a bien une nouvelle que je n’ai pas du tout aimée (celle en alexandrin sus-citée), il n’y a aucune nouvelle que j’ai réellement aimée et qui m’ait laissée bouche bée. Je trouve qu’elles manquaient toutes de quelque chose, comme si à trop vouloir tourner le vampire à sa sauce, l’histoire en pâtissait. La réinterprétation c’est bien, mais malheureusement cela ne fait pas tout. Les scénarios ne m’ont pas réellement convaincue et les fins non plus.

L’anthologie Vampires à contre-emploi se lit donc vite et on y passe un bon moment pendant sa lecture. Mais je pense que je n’en garderais pas grand souvenir malheureusement…


C’est lundi, que lisez vous ? #129

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 3 mars 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosJ’ai terminé l’anthologie Vampire à contre-emploi, que j’ai trouvé sympa mais sans plus. Il y a des nouvelles intéressantes ou sympa mais aucune qui m’ait réellement laissée sur le cul. Donc je pense que je n’en garderais pas grand souvenir.

J’ai ensuite enchainé sur Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert, une Uchronie à base de Castro, Ché Guevara et Hemingway. Le problème c’est que ma culture sur cette période géopolitique est proche du néant donc je suis pas certaine de tout saisir. Sinon, c’est très sympa et j’aime beaucoup le Ché. Je pense que je vais finir par emmener une bio du Ché au Japon. Oui, logique.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Serafina dans Critiques, Livres le 27 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Philip K. Dick est un auteur que j’apprécie, mais ces derniers temps j’étais venue à redouter d’en tenter un nouveau car il semblait qu’il ne me restait guère plus que les hallucinés incompréhensibles. Notamment suite à ma lecture du très difficile à suivre Maître du Haut Château. Néanmoins, j’ai craqué pour cette réédition de L’œil dans le ciel par les éditions J’ai Lu qui date de 57. A l’époque, tonton Philip n’avait pas encore le cerveau totalement rongé par le LSD, il y avait donc de fortes chances que son écrit soit cousu. Synopsis ?

L’Oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Un groupe de personnes visite  sur une passerelle en hauteur le nouvel accélérateur de particules : le Bevatron. Parmi eux, Hamilton, travaillant dans un centre militaire fabriquant de l’armement, vient d’apprendre qu’il allait être démis de ses fonctions : sa femme est soupçonnée d’être communiste. Mais il n’a pas le temps de s’en inquiéter, car le Bevatron a un accident et les 8 personnes sont catapultées à travers le flux. Quelques secondes seulement, avant de rejoindre le sol, mais est-ce bien leur sol ?

L’œil dans le ciel est annoncé par le résumé comme un roman sur les réalités multiples, et en effet c’est le cas. Notre héros Hamilton, mais aussi les autres vont passer à travers des réalités parallèles générées par la vision qu’ils ont du monde.  On retrouve très rapidement des thèmes chers à K. Dick comme la paranoïa : on ne sait jamais si le monde dans lequel on se réveille est le vrai. De plus, les mondes étant générés par des individus pour certains passablement dérangés, tout peu se produire, y compris le pire. Les délire de persécution ne sont pas ici de simples paranoïas.

Le roman est très ancré dans son époque : les présomptions de communisme sont prises très au sérieux, et construire des missiles est vu comme quelque chose de bien et nécessaire. On est très vite propulsé dans l’ambiance de la guerre froide.

Comme souvent avec Philip K. Dick on ne sait pas réellement si on est dans un trip ou pas, et ici plus que d’habitude. Cependant, le roman a quand même une trame assez facile à suivre avec un début et une fin (ça semble bateau, mais dans le cas de l’auteur, la précision est importante). On ne part pas en trip métaphysique sur la relativité de notre monde. Au milieu, beaucoup d’hallucinations, mais dans un cadre qui s’y prête, donc on n’est pas totalement paumé et on arrive aisément à suivre.

L’Oeil dans le ciel de Philip K. DickLes mondes inventés par l’auteur sont particulièrement réussis, notamment le premier, celui d’un intégriste religieux où les voitures fonctionnent avec des prières et où les entretiens d’embauche contiennent des questions théologiques. C’est très drôle et souvent très mordant.

Bref, vous l’aurez compris, L’oeil dans le ciel c’est du bon Philip K. Dick qui se lit très bien : je l’ai fini en deux jours. Il n’est peut être pas au niveau d’un Blade Runner dans le sens où au final il ne pose pas réellement de question sur notre existence ou notre monde, mais c’est une lecture divertissante et agréable.


Résurrection, le dernier vampire de Jean Vigne

Vampire de Paris

illman dans Actualités, Livres le 25 février 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Résurrection: le dernier vampire de Jean Vigne est la suite de Désolation qui m’avait beaucoup plu à l’époque. C’est toujours aux éditions du Petit Caveau avec Fleurine Rétoré à l’illustration de couverture. J’ai donc eu l’édition numérique de ce nouveau volume entre les mains pour vous en parler. Vu que l’on a affaire à une suite je vais me contenter d’un synopsis light.

Resurrection le dernier vampire jean vigne

Dur d’être un vampire dans un environnement où mordre les humains pourrait vous tuer. Aurore est une vampire, la fille même de Virginie et de Jean Verger, les protagonistes du premier volume, et du haut de ses 16 ans elle va se retrouver témoins d’événements qui vont changer le cours du monde.

On retrouve ici l’univers post-apocalyptique glacé du précédent tome qui, même si un redoux a eu lieu ces 15 dernières années, laisse quand même l’humanité sous ses bio-dômes souterrains. L’atmosphère est beaucoup moins oppressante sous le dôme parisien et il y a un parfum de retour au monde « d’avant ». En découle que certaines intrigues prennent un pli plus politique et qu’une partie du roman est consacrée à une des plus grosse entreprises du dôme, ou plutôt de l’ascension de Virginie dans cette boite. Des ultra-capitalistes qui se mettent des coups de couteaux dans le dos, c’est toujours fun.

Jean Vigne

Jean Vigne

Evidemment l’un des points crucial du roman reste ses vampires. Ils sont cohérents dans l’univers de l’auteur avec certes un thème déjà utilisé, le vampirisme qui est une maladie/mutation, mais ici rafraîchi. Après tout faire en sorte que leur mode d’alimentation soit aussi leur chemin vers la destruction. Car le monde de Jean Vigne a révolutionné la médecine en remplaçant le sang par du bioplasma, enfin pour les riches surtout. Le clivage entre les riches et les pauvres est encore plus marqué à mon sens, ce qui m’a surtout étonné c’est que l’auteur ne s’en sert pas vraiment.

Ce que j’ai aimé au niveau du style, ce sont les dialogues incisifs et les tournures phrases qui vont à l’essentiel, mais plus que ça c’est le rythme soutenu qui permet de maintenir l’attention du lecteur par des « chapitres » plutôt courts. Cela permet une alternance rapide entre les différents personnages et donc d’avoir une parallélisation d’une action qui se passe à plusieurs endroits en même temps. De ce coté la numérisation a été bien faite, on est pas paumé sur les changements de personnages comme j’ai pu le voir dans des numérisations faites à l’arrache du découpage en chapitre par des éditeurs peu soucieux du confort de lecture sur liseuse (*tousse* Brag’ *tousse*). Donc pour ce point merci aux éditions du Petit Caveau pour le respect du lecteur.

Resurrection le dernier vampire jean vigneL’autre aspect qui accroche le lecteur c’est une sorte de profusion d’éléments d’intrigue qui arrive constamment et qui l’enrichissent. C’est une caractéristique particulièrement marquée dans la seconde partie du roman où l’action jaillit de partout et où les différents partis prenant part à l’histoire révèlent leurs cartes. Tout ça pour dire que déjà la première du moitié du roman est bien réussie, avec des relations entre les personnages qui se tendent, pour que finalement ça pète dans la seconde partie avec un final dantesque.

J’avais lu d’une chronique d’un blogueur que de toute façon avec Jean Vigne, on ne pouvait avoir qu’un récit surprenant et de qualité. De ma brève expérience avec cet auteur, je ne peux que lui donner raison pour l’instant. J’ai trouvé ce deuxième tome tout simplement génial, on ne s’ennuie pas, c’est plutôt original et le style d’écriture est agréable. Bref j’attends maintenant avec impatience la conclusion de cette trilogie qui s’annonce d’ores et déjà grandiose.