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Countdown to Zero Day de Kim Zetter

Serafina dans Critiques, Livres le 29 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Countdown to Zero Day est un livre de Kim Zetter en anglais que je me suis commandé au retour de deux jours de conférences sur l’informatique. Le rapport ? Il est simple, il s’agit d’un livre racontant l’histoire de Stuxnet, un des vers informatiques les plus connus de ces dernières années. En effet, développé en partie par la NSA dans le but de saboter les travaux nucléaires iraniens, il s’agit d’un acte de piratage politique et aux implications énormes. Pas de synopsis donc. J’avais vu une conférence sur ce sujet, je connaissais donc l’histoire mais j’avais envie d’entrer plus en profondeur dans le sujet.

Countdown to Zero Day de Kim Zetter

Le bouquin alterne histoire chronologique de la découverte, chapitres sur la géopolitique, chapitres sur la techniquement d’enrichissement de l’uranium et prévisions de ce que Stuxnet peut augurer. C’est un livre technique. C’est à dire que si vous n’avez pas de compétences en informatique, je ne suis pas sure que vous comprendrez tout. De même la partie technique de l’enrichissement d’uranium est loin d’être facile à comprendre surtout en anglais, j’ai donc eu recours à Wikipédia sur certains points. Ce n’est donc pas un livre que vous prenez quand vous êtes fatigués ou voulez une romance de plage.

Par contre, l’équilibre est là et on comprend le contexte plus que compliqué dans lequel Stuxnet a évolué ainsi que les ramifications. Le ver a été découvert par hasard sur des PC en Iran, et les compagnies privées ont rapidement pris le sujet en main, en essayant de comprendre ce qu’il se passait. Ils ne découvriront que plus tard qu’il s’agissait d’une arme gouvernementale co-développée par les USA et Israël. Stuxnet visait du matériel d’informatique industriel (des micro-contrôleurs Siemens pour être exacte) en exploitant un certain nombre de failles dites zero day (des failles encore inconnues des éditeurs) dans Windows.

Countdown to Zero Day de Kim ZetterLes découvertes progressives et les investigations pour comprendre ce que ce virus vise et son mode d’exécution sont dignes d’un Thriller. Sauf que pour le coup c’est vrai. L’auteur Kim Zetter est journaliste d’investigations et a fait pas mal d’entretiens avec des personnes de VirusBlockADA, Symantec ou Kapersky qui ont participé aux investigations. Cela permet de découvrir avec eux le virus mais aussi d’avoir une idée de l’organisation de telles structures faites pour réagir en temps réel à des menaces informatiques. Et ça c’est aussi passionnant car c’est des entreprises qui ne dorment jamais.

Countdown to Zero Day de Kim Zetter est un livre que je vous conseille fortement si vous vous intéressez à la sécurité en informatique ou à la cyber-politique. C’était la première fois que je lisais ce genre de bouquin d’investigation et je dois dire que je suis plutôt contente du résultat.


Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine est une série jeunesse de Gail Carriger qui se passe dans le même univers que Le Protectorat de l’Ombrelle, son autre série mais pour adultes celle-ci. Le premier tome Étiquette et Espionnage est récemment paru en poche aux éditions Le Livre de Poche. Aimant l’autre série de l’auteur, je ne pouvais que débuter celle-ci. Synopsis !

Étiquette et Espionnage, Le Pensionnat de Mlle Géraldine Tome 1, de Gail Carriger

Sophronia, 14 ans, a bien du mal à être la jeune fille de bonne famille que sa mère désirerait. Elle préférait faire les 400 coups et espionner les conversations de sa génitrice cachée dans un monte-charge. Désespérée, sa mère décide de l’envoyer en pension chez Mademoiselle Geraldine dont les résultat sont, dit-on, étonnants même sur les spécimens les plus récalcitrants. Bon gré, mal gré, Sophronia prend donc la direction de cette école volante… pour y découvrir qu’il s’agit d’un pensionnat pour devenir une parfaite espionne !

Gail Carriger

Gail Carriger

Bien que situé dans le même univers que le Protectorat de l’Ombrelle, nous ne retrouvons que quelques personnages secondaires de la saga principale ici. De plus, les rivalités entre les différentes races n’y sont pas présentes. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir lu les aventures d’Alexia, on loupera peut être deux références de temps à autre mais rien de gênant.

La majorité de l’intrigue se passe dans les murs de l’école, enfin, si on peut parler de murs pour une école située dans un dirigeable évidemment. Nous retrouvons donc un schéma assez similaire à du Harry Potter, avec des élèves, une salle commune, des explorations nocturnes et autres professeurs charismatiques. Si l’idée du coup n’est pas forcément originale, elle est bien maniée, et le coté Steampunk est clairement un plus.

L’héroïne est bien sûr clichée, mais c’est un roman jeunesse, donc on est plus coulant la dessus. C’est le stéréotype de la nana un peu gauche et pas du tout distinguée mais qui fait de son mieux, de sorte que toutes les jeunes lectrices peuvent aisément s’identifier à elle. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et ont tous les traits distinctifs nécessaires pour être reconnaissables. On n’échappera pas non plus aux clichés, mais ils sont relativement discrets. L’intrigue a beau être jeunesse, elle n’est pas télescopée pour autant, au contraire. J’ai trouvé l’enquête qui sous-tend l’histoire plutôt bien trouvée même si un peu facile.

Etiquette et Espionnage Pensionnat de Mlle Geraldine Gail CarrigerLe style traduit de Gail Carriger est toujours très agréable, léger, avec ce qu’il faut d’humour et de remarques acerbes. Elle ne manque pas de traits d’esprits et c’est toujours un plaisir de la lire. C’est une lecture détente mais pas lobotomisante au contraire. Cela fait plaisir de trouver là un style léger mais pas simple pour autant.

Vous l’aurez compris, Étiquette et Espionnage est une réussite pour moi comme premier tome de série. Je ne peux que vous le conseiller si vous aimez déjà l’auteur. Si vous ne la connaissez pas, c’est un bon moyen d’aborder son univers.


Le Cycle de Majipoor est série fleuve de Robert Silverberg qui compte plusieurs trilogies et quelques romans qui viennent étoffer son univers. Dernières nouvelles de Majipoor fait partie de cette dernière catégorie de livres qui permettent à l’auteur de faire découvrir certains aspects de son gigantesque monde. C’est aussi une bonne occasion pour un lecteur novice de mettre un premier pied sur cette planète qu’est Majipoor et son histoire de plusieurs millénaires. Tout juste sorti en poche chez Le Livre de Poche, il s’agit d’un recueil de sept nouvelles, il n’y aura donc pas de synopsis.

Dernières nouvelles de Majipoor de Robert Silverberg

Sur ces sept nouvelles, quatre avaient déjà été publiées en France à diverses occasions, généralement dans des mensuels de type Bifrost ou encore Fiction. Les trois autres sont des inédites traduites pour l’occasion lors de la publication en grand format aux éditions Actu SF. L’année d’écriture avait beau énormément varier, je n’y ai pas vu de réel changement à ce niveau. Il faut dire que Dernières nouvelles de Majipoor forme une sorte d’ensemble de texte à la fois très varié mais aussi très constant dans la découverte qu’il permet de Majipoor.

Car en dehors de deux nouvelles assez centrées sur des personnages et sur la magie, à chaque fois il s’agit d’un scénario qui permet d’apprivoiser un pan de l’histoire du continent. Je ne connais pas le Cycle de Majipoor mais je pense qu’il s’agit de nouvelles qui sont là pour faire du fan service et flatter le lecteur en lui livrant des anecdotes sur des grands héros. Là dessus, on peut dire que c’est fait d’une manière très habile et qu’à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être laissé au bord du chemin. C’est pour le coup aussi bien réussi que par exemple l’Epée Lige de George R.R. Martin et j’ai vraiment pris mon pied à découvrir cet univers.

Dernières nouvelles de Majipoor de Robert Silverberg

La nouvelle qui m’a sans doute le plus plu est Le Livre des changements qui va nous raconter comment un poète a réussi à écrire un poème… Au début, je dois avouer que je n’aurai jamais cru possible de tenir en haleine son lecteur sur plus de cinquante pages avec un tel sujet, mais il faut bien avouer que Robert Silverberg réussit ici un tour de force. C’est très prenant quasiment dès le début et on a vraiment envie de finir la nouvelle. Le plus fort étant qu’il arrive du coup à étoffer son univers avec génie.

Dernières nouvelles de Majipoor de Robert SilverbergAprès celle-ci, j’ai aussi beaucoup aimé La Tombe du Pontife Dvorn qui nous fait suivre cette fois les aventures de deux archéologues. Là encore, vous vous en doutez, c’est une manière habile de nous faire découvrir l’univers. Pour les fans, il s’agit sans doute de l’histoire qui va derrière un monument qui doit être cité dans une des sagas du cycle, pour les autres, juste une nouvelle prenante autour de l’archéologie.

Vous l’aurez donc compris, Dernières nouvelles de Majipoor de Robert Silverberg m’a plus que convaincu. Les nouvelles sont variées et bien écrites, souvent très prenantes. Bien qu’il s’agisse d’un recueil de nouvelles centrées autour de l’univers du Cycle de Majipoor, elles sont suffisamment bien écrites pour suscité l’intérêt du lecteur novice qui n’y aurait jamais mis les pieds. C’était mon cas et j’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture.


ALTER EGO de Neil Thomas

dabYo dans Critiques, Livres le 1 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

ALTER EGO est un court roman écrit par Neil Thomas qu’on pourrait, avec un brin de folie certes, classer dans le Fantastique. Publié par les éditions les Alchimistes du Verbe, il est sorti il y a un peu plus d’un an et est accompagnée d’une couverture mystérieuse mêlant temps et signes astrologiques. Car c’est bien de ça que nous allons parler. Synopsis.

Alter Ego de Neil Thomas

Eric Trichet a 42 ans, vit dans la très agréable ville de Nantes où il travaille pour La Banque Postale. Bref, tout ce qu’il y a de plus banal en somme, il a une fille qui a commencé l’adolescence et une femme aimante avec qui il aime vivre. Tout pourrait aller comme dans le meilleur des mondes mais voilà qu’il fait une effroyable découverte: son signe astrologique n’est plus dans l’horoscope et tout le monde fait comme s’il n’avait jamais existé ! Il est pourtant bien sûr d’avoir été Cancer !

Le livre de Neil Thomas s’inscrit donc dans la lignée des romans qui souhaitent traiter du parcours d’un homme sain vers la folie. Pas de grands anciens comme chez Lovecraft ici, mais plutôt une sorte de cheminement dans les réflexions et les sensations d’une personne. Après avoir découvert qu’une chose qu’il avait connu et cru connaître toute sa vie n’a peut être jamais réellement existé, un homme tombe peu à peu dans la folie en ne sachant plus faire la différence entre la réalité et la sensation qu’il en a. Bref, la vérité et la croyance en quelque sorte.

Le cheminement du personnage est suivi par le lecteur directement, Eric Trichet lui racontant tout son cheminement en le couchant par écrit et en faisant donc un parcours de son histoire depuis sa découvert jusqu’au moment où il nous écrit à nous, directement. Là dessus, le style d’écriture est plutôt très simple à lire et on arrive facilement à suivre et comprendre ce qu’il se passe. Malheureusement, si la narration et l’écriture sont fluides et faciles de lecture, j’ai trouvé que l’auteur avait une fâcheuse tendance à se répéter et le personnage se retrouve à disserter sur la moindre des choses. Cela donne quelque peu l’impression de vouloir grapiller des phrases, comme s’il y avait une nécessité à ralentir la progression de l’intrigue.

Alter Ego de Neil ThomasAlors certes c’est courant de recourir aux multiples détails pour étoffer les situations et les personnages, mais là cela donne juste l’impression de relire des répétitions à chaque chapitre qui n’apporte pas franchement grand chose. C’est là pour donner l’impression que le personnage se perd dans ses propres pensées, c’est le cas certes, mais c’est aussi très ennuyeux pour le lecteur. L’impression de folie qui devrait se dégager ne prend pas vraiment, on a juste l’impression d’être face à quelqu’un de rationnel qui essaye de se bloquer dans son irrationalité. Il manque un petit quelque chose pour nous faire partir avec lui, ou au moins, penser qu’il est sincère.

ALTER EGO de Neil Thomas est donc un roman en demi teinte. Il est court certes mais se lit rapidement aussi parce que son écriture est fluide. Mais les trop nombreuses répétitions de son personnage principal le rend parfois ennuyeux, sachant que lui faire répéter plusieurs fois qu’il entre dans la folie n’en fait pas pour autant un vrai fou. Dans le même registre, on pourrait retrouver La Maison-Livre de Gérald Duchemin.


C’est Lundi, que lisez vous ? #167

Serafina dans Actualités, Livres le 27 juillet 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.
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Serafina

J’ai terminé le premier tome de La Voie des Rois de Brandon Sanderson. En réalité les deux tomes représentent une seule histoire, et on est donc coupé en plein milieu. Du coup, j’ai déjà le tome 2 sur ma table de chevet. Mais histoire de faire une petite pause, j’ai entamé le deuxième tome de Insatiable de Meg Cabot. On suit assez directement le premier tome et on retrouve Meena Harper avec plaisir. Le tome est plus court que le précédent et se lit tout aussi bien. C’est pas le comble de l’originalité mais ça se lit bien. 

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #166

Serafina dans Actualités, Livres le 20 juillet 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

La_Voie_des_Rois_volume_1_Les_Archives_de_Roshar_Tome_1

Serafina

Je me suis rendue compte que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu de Fantasy. De ce fait, j’ai repris la genre avec le premier tome de La Voie des Rois de Brandon Sanderson. Il se trouve qu’il s’agit d’un gros livre dans le même univers que Fils des Brumes qui avait été chroniqué par illman. Il se trouve que c’est un bon bouquin, loin des clichés : pas de prophétie, pas d’élus, et un style plutôt agréable et recherché, sans doute grâce à la traduction de Mélanie Fazi. 

Malicia

En ce moment, je finis de lire Nuit noire, étoiles mortes de Stephen King… et je n’arrive pas à décrocher ! Ces 4 nouvelles + une inédite sont aussi addictives que terrifiantes pour certaines, encore une fois, Stephen King a le don de me remuer les tripes !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


The Pink Tea Time Club de Cécile Guillot

Serafina dans Actualités, Livres le 9 juillet 2015, avec 1 commentaire
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The Pink Tea Time Club est à l’origine un feuilleton numérique qui , tout comme Elvira Time chez le même éditeur, sort en intégrale papier aux éditions du Chat Noir. Cette série de petites nouvelles plus ou moins indépendantes de Cécile Guillot se pare donc d’une très belle couverture pour l’occasion. Synopsis ?

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Lottie est une jeune londonnienne à la mode, passionnée par les dernières tendances et qui prefère parler chiffons que convenances. Sauf qu’elle se retrouve face à des engeances démoniaques issues d’un autre monde, et rencontre Mr Lapin, un horloger bien particulier.

Le Pink Tea Time Club est un ouvrage qu’on pourrait qualifier de bit-lit steampunk. On n’est pas loin du Protectorat de l’Ombrelle en terme de postulat de départ, sauf que Lottie est bien plus futile qu’Alexia. Comme toujours, le style de Cécile Guillot est simple, clair et épuré. Ca se lit tout seul et on retrouve pas mal de clins d’oeil à d’autres oeuvres et notamment à Alice au Pays des Merveilles.. Le format de nouvelles assez courtes, 20 pages en moyenne, ne permet pas de developper énormement les personnages qui sont donc forcément un peu stéréotypés, et je dois avouer que la légère Lottie m’a parfois agacée.

Pink_tea_time_club_1_2Les intrigues prennent le même chemin de légèreté mais ce n’est pas gênant, nous sommes face à une lecture divertissante, avec son lot de personnages attachants comme par exemple le poulpe de compagnie de Lottie. Il y’a une trame générale qui se dégage des nouvelles au fur et à mesure que l’on avance dans les épisodes. Un peu à la manière d’une série télé, les premières nouvelles sont indépendantes mais rapidement on a une histoire principale, avec son lot d’ellipses entre les épisodes.

C’est une lecture divertissante, mais du fait du format très court, il est difficile de réellement entrer dans l’histoire ou d’avoir peur nous héros. Cela va peut être un peu trop vite malheureusement, j’aurais préféré je pense des nouvelles un peu plus longues. C’est d’autant plus dommage que l’univers est tout ce que j’aime et il y’a suffisamment de personnages interessants pour avoir de la matière, je pense bien sur à Mr Lapin mais aussi à la soeur de Lottie.

Bref, c’est un livre agréable, qui fait passer un bon moment et qui pose les bases d’un univers très sympathique. J’espère que l’auteur continuera à l’exploiter !


Diabolus in Musica de Céline Rosenheim

Serafina dans Critiques, Livres le 18 juin 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Dire qu’on publie un roman sur le milieu du Black Metal n’est clairement pas un argument marketing mainstream mais par contre, c’en est un du tonnerre pour appâter la Seraf’ sauvage. C’est ainsi que je me suis jetée sur Diabolus in Musica, une des nouveautés des éditions du Chat Noir, écrit par Céline Rosenheim et illustré par Mina M.. Synopsis ?

Diabolus in Musica de Céline Rosenheim

Yann est un asocial qui ressent tout un peu trop fort. Il a son projet de Black Metal solo Sjel mais joue aussi dans Totentanz un groupe de Black Médiéval inspiré par les danses macabres notamment. La scène Black a toujours attiré les haines et critiques, mais quand plusieurs groupes reçoivent des lettres anonymes de menaces et qu’une bassiste est laissée pour morte, Yann comprend que la menace est bien réelle.

L’idée est plutôt pas mal, on sent que l’auteure connait le monde du Metal et du Black car les réactions de ses héros à la lecture des lettres de menaces sont tout à fait crédibles. De même, le fait d’avoir des projets solos, la place des femmes, tout cela est plutôt crédible et on est pas face à du cliché, ça c’est positif. Le style de l’auteur est agréable et se lit aisément. L’histoire est coupée en chapitres assez courts ce qui permet un bon rythme de lecture.

Le roman est très court, 145 pages, et si vous voulez mon avis, ce n’est pas un roman mais une novella. En effet, les personnages ne sont que peu voir pas développés , on sait à peine à quoi ressemble le héros, les retournements scénaristiques ne sont pas amenés à l’avance et arrivent comme ça, quasiment sans aucune préparation. Dans l’ensemble on suit l’histoire, qui a un rythme enlevé d’ailleurs, mais on ne rentre jamais réellement dedans. Je n’ai pas vraiment pu m’attacher à Yann, pas plus qu’à Nyx la bassiste. Quand aux autres personnages, ils ne sont que survolés.

Diabolus in Musica de Céline RosenheimDe plus, si l’auteur connait effectivement bien le Black Metal, elle ne prend pas réellement la peine d’expliquer aux lecteurs non-familiers avec la mythologie du style de quoi elle parle. Je pense que la majorité des gens ne comprend pas bien pourquoi « la fameuse photo de Dead » est glauque. Je pense donc que si vous n’avez pas de connaissance du genre, vous passerez à coté de la moitié des références et c’est dommage. Moi évidemment, je connais tous les groupes cités et j’ai lu Les Seigneurs du Chaos -que je vous conseille au passage – donc j’étais dans mon élément.

Bref, je ne dirais pas que Diabolus in Musica de Céline Rosenheim était une lecture désagréable, il y a un bon potentiel, mais j’aurais préféré que l’histoire soit plus développée pour réellement rentrer dedans. Je ne suis pas certaine que j’en garderais un grand souvenir et je ne suis pas sure de vous le conseiller non plus, à moins que pour vous aussi les mots « Black Metal » soient un argument marketing.


Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa de la Cruz

Le doux baiser du serpent

Serafina dans Critiques, Livres le 8 juin 2015, avec 1 commentaire
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Les Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz est une série littéraire que j’ai découvert par son adaptation télévisée : Witches of East-End. J’avais lu le premier tome l’année dernière sans être réellement convaincue. Mais je n’aime pas laisser une série en plan, alors j’ai entamé le Tome 2 nommé Le doux baiser du serpent et publié par Le Livre de Poche. Synopsis ?

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La Cruz

Freddie est revenu dans la vie des sorcières Beauchamp. Celui-ci affirme avoir été victime d’une machination, et n’accuse personne d’autre que le fiancé de Freya ! Pendant ce temps, Ingrid découvre l’amour et Joanna serait hantée. La vie n’est pas de tout repos pour les sorcières de North Hampton.

Nous retrouvons les points forts du premier tome : une excellente traduction totalement ancrée dans la culture française. Dans la version originale, la plupart des titres de chapitres font référence à des chansons populaires anglo-saxonnes. Ici cela a été traduit avec des références plus de chez nous et c’est plutôt très réussi. De même le style est naturel et on imagine aisément des filles d’aujourd’hui causer comme Freya ou Ingrid.

Le background des personnages est plus développé dans ce deuxième tome, on commence réellement à comprendre qui elles sont et ce que les filles ont pu vivre. Les mentions des procès de Salem se faisant de plus en plus nombreux. Par contre de nombreux éléments de la série télévisée ne sont pas présents dans le livre (la sœur de Joanna qui n’existe pas ou encore la malédiction des deux filles) donc nous sommes réellement sur deux matériaux totalement différents. Je pense que malgré tout, je préfère la série que je trouve plus dense. Ici dans le livre on s’occupe beaucoup de la petite vie de moldue des sorcières et leurs amourettes.

Pas mal de développements sont un peu trop simplistes et trop rapides, notamment sur la fin. De plus, le livre puise réellement pas mal dans la mythologie nordique que je ne connais pas spécialement bien et donc j’ai souvent l’impression de louper des éléments de l’histoire ou de ne pas comprendre les révélations… Pas forcément quelque chose que l’on peut complètement reprocher au roman, mais tout de même.

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La CruzDans l’absolu je n’ai pas spécialement accroché à ma lecture, c’est une histoire sympathique mais pas spécialement mirobolante. J’ai commencé car j’aimais bien la série télé, mais ça s’est arrêté là. Par contre, il y a sur la fin de l’histoire un élément intéressant lié justement aux procès de Salem. Et de ce fait, je pense que je vais continuer à lire la série car ce point m’intrigue. Je suis très friande des affaires sur Salem alors forcément c’est du pain béni pour la fangirl.

Au final, ce deuxième tome des Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz n’a toujours pas franchement réussi à m’emballer. Heureusement que ce petit point sur les sorcières de Salem me pousse à continuer, sinon je m’arrêterai sans doute. Si vous aimez la série télé, ça vaut le coup de lire le bouquin, mais sinon, ça reste dispensable.


Celle qui avait tout les dons est un livre de M. R. Carey paru il y’a peu aux éditions de l’Atalante.  Servi par une jolie couverture le roman vous propose de suivre Mélanie, une fillette réellement pas comme les autres. Car tout don n’est pas une benediction. Dans une civilisation post-contamination de zombie, elle a survecu et ses capacités mentales se sont vues décupler.

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Personnellement, le pitch ajouté au fait que cela soit édité chez l’Atalante me donnent bien envie de le découvrir. La bonne nouvelle, c’est que j’ai 3 exemplaires à vous faire gagner! En plus, ils sont dédicacés.

Pour ceux qui seraient interessés, M. R. Carey sera en dédicace à Paris à La Dimension Fantastique le 28 mai à Paris, le 1er Juin à L’Atalante à Nantes, le 2 à Critic à Rennes et le 3 dans notre région, à l’Imaginaute à Tours !

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la france Metropolitaine. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

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J’espère que ce concours vous fera plaisir ! Bonne chance à tous !

Ps : pour éviter la triche, les commentaires ne seront pas validés, ne vous inquiétez donc pas de ne pas voir le votre apparaitre !

Après tirage au sort, les gagnants sont: Elann, Floriiane, Laurence. Ils ont été contacté par e-mail.