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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

C’est Lundi, que lisez vous ? #164

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 13 avril 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Marque Kushiel Carey

Je suis en train de lire La Marque, le premier tome de la série Kushiel de Jacqueline Carey. Au cours de la lecture des six cents premières pages, je dois avouer que je suis passé par différentes étapes. Les deux cents premières m’ont laissé relativement de marbre. On y suit une enfant qui apprend les arts des plaisirs pour devenir une prostituée de luxe. Ce n’est clairement pas passionnant, ni dans l’intrigue, ni dans la façon de le narrer.

Viennent ensuite près de trois cents pages qui sont vraiment géniales et là dessus, La Marque obtient ses lettres de noblesse. C’est bien raconté, passionnant, on y prend du plaisir et on a vraiment envie de continuer de lire. Et puis, après ce passage vraiment génial, on tombe dans les travers de la Fantasy avec des moments complètement aberrant et beaucoup trop gros… Quel dommage.

Il me reste près de deux cents pages de lecture, mais j’ai bien peur que les meilleurs moments soient passés et qu’il me faille lire des moments bien plus plats…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Montres Enchantées est une anthologie dirigée par Mathieu Guibé publiée en ce début d’année par les éditions du Chat Noir. Avec un titre pareil et une telle couverture, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une anthologie qui n’affiche pas sa thématique: Steampunk et horloges. On y retrouve quelques auteurs français qu’on commence à plutôt bien connaître ici de par leurs publications au Chat Noir ou au Petit Caveau comme Cécile Guillot, Vincent Tassy ou encore Marianne Stern. Recueil de nouvelles oblige, il n’y aura pas de synopsis.

Montres Enchantées

Avec ses quelques quatre cents pages, on va retrouver dans Montres Enchantées plus de quinze nouvelles des différents auteurs. Chacune est accompagnée d’un petit texte présentant l’auteur, qui permettront parfois d’appréhender un peu mieux l’histoire qui va découler.

Toutes les histoires ont donc une même thématique qu’est le Steampunk avec à chaque fois une référence au temps qui passe sous la forme d’horloges. On peut dire que les auteurs se sont bien prêtés au jeu et il est vraiment amusant de voir quelles ont été leurs idées pour arriver à tous intégrer cette notion, ces aiguilles qui tournent, dans leur récit tout en essayant d’être originaux les uns par rapport aux autres. Là dessus j’ai trouvé que l’anthologie était très réussie car l’aspect temps est vraiment bien respecté de tous sans pour autant avoir l’impression d’en lire les mêmes histoires.

Si la thématique Steampunk est imposée, on peut aussi dire que les univers des nouvelles sont souvent bien différents, mais il y a un fil conducteur qui évite de passer du coq à l’âne. Le tout fait donc corps et c’est vraiment agréable sur ce point, on a de l’originalité sans avoir des nouvelles qui n’ont rien à voir les unes par rapport aux autres. Très clairement un des points forts de cette anthologie.

Évidemment, parmi ces dix-sept nouvelles, la qualité n’est pas complètement égale que ce soit sur le point du scénario, de l’écriture, ou encore de l’immersion. Il y en a certaines qui se démarquent, sans doute celles qui ont misé sur l’aspect mélancolique du Steampunk tout en ayant réussi à captiver le lecteur jusqu’à la touche finale. Et il y en a d’autres, une en particulier, qui m’ont laissé perplexe et n’ont pas réussi à m’emmener avec eux, dommage. Mais sur l’ensemble, c’est -et de loin- le positif qui l’emporte, et j’ai fini l’anthologie sans peine.

Le Toquant de Clémence Godefroy

Cette nouvelle de Clémence Godefroy est mon premier coup de cœur de cette anthologie. On y suit deux jeunes étudiants dans l’ingénierie des automates, l’un se spécialisant dans l’apparence de ceux-ci et l’autre dans la rééducation d’automates qui sont sortis du circuit.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance, j’avais l’impression de suivre deux adulescents menant la vie de bohème dans une grande ville aux allures steampunk. Et puis, le final est des meilleurs aussi.

Tourbillon aux Trois Ponts d’or de Fabien Clavel

Peut être l’auteur le plus connu de cette anthologie, Fabien Clavel signe aussi une de celles qui est des plus passionnante. On va y suivre deux inspecteurs qui vont faire une enquête en chambre close sur la mort mystérieuse d’un ingénieur. Le personnage principal est dépeint en quelques traits mais prend tout de suite corps.

Je reviendrai de Laurent Pendarias

Quand on parle d’horloge, il fallait bien que l’aspect voyage dans le temps et les différentes problématiques qui y sont liées soient abordés par l’une des nouvelles… Mais de là à penser que ce serait fait dans une nouvelle centrée autour du philosophe Kant ! Cette nouvelle m’a bien plu, j’ai trouvé les thématiques amusantes et le récit prenant. Et puis le final est bien réussi !

Derrière les engrenages de Marie Angel

Cette nouvelle de Marie Angel a un petit côté huis-clos, anxiogène et loufoque. On y suit une petite maison réglée comme une horloge dans laquelle tout semble bizarre. Les personnages principaux ont peur que quelque chose se soient déréglé et en perdent les pédales… Assez difficile à expliquer, l’ambiance est vraiment dérangeante.

L’agonie des aiguilles de Marine Sivan

Montres EnchantéesJe suis partagé pour cette nouvelle de Marine Sivan. C’est peut être bien ma préférée car j’ai trouvé l’ambiance, l’univers Steampunk et les personnages très réussis pour une si courte nouvelle. Oui mais voilà, à côté de ça j’ai découvert le final de la nouvelle dès les premières lignes d’intrigue, autant dire qu’en tant que nouvelle il y a là une petite faiblesse… Mais bon, je lui pardonne car suivre l’histoire était tout de même génial.

Vous l’aurez compris, cette anthologie de nouvelles Steampunk m’a vraiment convaincue. Avec un nombre important de nouvelles dont la plupart sont très agréables à lire, Montres Enchantées de Mathieu Guibé se révèle être une très bonne surprise. On y passe un très bon moment de lecture avec quelques petites perles.


Vous le savez, j’ai beaucoup aimé Requiem pour Sascha, une série de Bit-Lit écrite par Alice Scarling et publiée chez Milady en poche. Le troisième et dernier tome, Agnus Dei est sorti il y a peu et m’a beaucoup plu, il clôture cette série avec brio.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Ayant beaucoup apprécié les références que j’ai pu y voir, j’ai donc pris mon courage à deux mains et contacté l’auteure pour en apprendre plus sur son processus créatif, et pourquoi pas ressusciter d’entre les morts la rubrique interview du site !

Tout d’abord, bonjour Alice. La première question ne va pas être la plus originale. Peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Alice ScarlingHello Serafina ! Et salut aux lecteurs de ifisDead !

J’ai toujours un mal fou à me présenter… Je m’appelle Alice, j’ai 30 ans, je suis une fan de Fantasy/Science-Fiction/Bit-Lit/Fantastique tous supports (livres, films, séries télé, etc.), je suis aussi une grande metalleuse devant l’éternel.

Je collectionne les Doc Marten’s et je passe beaucoup de temps à chercher le combo stylo/papier parfait pour que ça bave comme j’aime.

Lire la suite de l’article Interview de Alice Scarling, auteure de Requiem pour Sascha


C’est Lundi, que lisez vous ? #163

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 avril 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

meg cabot insatiable

Serafina

J’ai terminé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King, c’est un essai intéressant, à la fois pour les fans du King, mais aussi pour les écrivains en herbe, car l’auteur y démonte ici pas mal de mythes et décomplexe les écrivains.

Après cela, je suis retournée à une lecture un brin plus classique pour moi : Insatiable de Meg Cabot. Meena est scénariste pour un soap-opéra et râle car la chaine veut la forcer à y mettre du vampire afin de gonfler l’audimat. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que les vampires existent pour de vrai, et pas plus loin que de l’autre coté du couloir. C’est un roman très drôle, plein d’humour et que du coup j’aime beaucoup lire. Il est assez conséquent : 650 pages, mais ça se lit très bien. Une belle découverte.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi que lisez vous ? #162

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 30 mars 2015, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cœurs perdus en Atlantide de Stephen KingJe suis en train de lire Cœurs perdus en Atlantide de Stephen King, j’ai presque fini ! A vrai dire, ça me fait un peu bizarre de relire ce genre de littérature, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu du Stephen King.

Alors que j’ai dévoré pas mal de ses livres (et beaucoup de Mary Higgins Clark) étant plus jeune^^ Bref, j’ai hâte de voir comment tout ça va se finir.

Serafina

Ouhlala, j’ai tellement lu ces dernières semaines, que je ne sais pas par où commencer. J’ai lu le bouquin Revolution de Russel Brand. J’aime bien le mec depuis que j’ai vu Rock of Ages et du coup, j’avais envie de voir ce que valait son pamphlet révolutionnaire. Bah non seulement c’est difficile à lire car il disgresse à mort, mais en plus, il ne va pas en profondeur des choses, et cite des auteurs de manière très light, sans réellement les analyser. Je me suis forcée à le finir et je ne le conseille pas.

HypothermieJ’ai ensuite lu deux bouquins de Arnaldur Indridason pendant que j’étais en Islande : le premier Hypothermie a été chroniqué déjà et je l’ai vraiment apprécié. Il s’agit d’enquête sur des cas vieux de 30 ans, avec pas mal de psychologie, bref, sympa. J’ai ensuite lu La Rivière Noire où l’héroïne est l’adjointe d’Erlendur, le héros habituel. L’affaire est ce coup-ci une affaire proche des séries policières habituelles (un violeur est découvert égorgé dans son appartement) mais la résolution est typiquement islandaise et tire partie des particularités du pays. C’est donc assez original.

J’ai ensuite commencé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King (eh oui !) il s’agit d’un essai en deux parties, la première étant une sorte d’autobiographie, la dernière étant un certain nombre de conseils de la part de King sur l’écriture. Comme je me lance moi aussi à faire le NanoWrimo (enfin, le Camp Nanowrimo) je me suis dit que c’était une lecture appropriée.


Hypothermie de Arnaldur Indridason

Un polar venu du froid

Serafina dans Critiques, Livres le 28 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

Suite à mon voyage en Islande, j’ai lu beaucoup de romans d’Arnarldur Indridason, le maitre du polar Islandais. J’ai donc notamment lu Hypothermie, paru en 2007 et traduit en 2010 dans nos contrées. Le titre original est Harðskafi. Synopsis ?

Hypothermie

Maria est retrouvée pendue dans son chalet d’été, près de Thingvellir. Une affaire qui n’en est donc pas une, mais l’inspecteur Erlendur éprouve le besoin d’en savoir plus sur cette femme et les raisons qui l’ont poussée à mettre fin à ses jours. En parrallèle, il se repenche sur des cas vieux de 30 ans de disparitions inexpliquées.

C’est donc ma troisième lecture de cette série centrée autour de l’inspecteur Erlendur et on retrouve là pas mal de ce qui semblent être des caractéristiques de cette série. Je pense notamment au temps, il n’est pas rare de le voir enquêter sur des cold cases, et ici c’est le cas, puisque 3 affaires remontent réellement à plusieurs dizaines d’années. C’est assez interessant, et suffisamment page-turner pour que je finisse ce roman très rapidement.

hypothermie arnaldur indridasonLa société islandaise étant ce qu’elle est – comprendre toute petite – il n’est pas rare de voir plusieurs cas distincts se recouper. Cela m’aurait sans doute semblé trop gros auparavant, mais maintenant que je connais un peu le pays, ça ne me choque pas du tout. C’est tout petit comme communauté et du coup, cela permet des imbroglios qui n’auraient pas été crédibles ailleurs.

De plus, cette histoire est clairement ancrée dans son espace géographique. J’étais en Islande en le lisant, et j’ai visité plusieurs des endroits auquel Erlendur fait référence. Pour une personne ne connaissant pas le pays, par contre, c’est sans doute assez obscur et la difficulté des noms de patelins islandais n’aide pas…

Le style est relativement simple et épuré, du moins en français. Les chapitres sont courts, c’est écrit gros, et cela fait donc à tout casser 300 pages. C’est une histoire que se lit facilement. On se prête au jeu, en essayant de comprendre où l’auteur veut en venir, et si on repère les coincidences avant Erlendur ce n’est pas de beaucoup. On n’a donc pas trop le sentiment frustrant d’avoir tout compris alors que le héros est à coté de la plaque.

Les personnages sont pour la plupart brossés de manière sommaire mais suffisante. Ils ont leur personnalité et leurs caractéristiques, qui font qu’ils sont facile à imaginer. Ils sont souvent bien différents de ce qu’ils laissent paraitre au premier abord. On les découvre au fur et à mesure.

Bref, vous l’aurez compris, ce Arnardur Indridason était une bonne découverte, pour le moment, c’est mon roman préféré de la sérié, mais je n’en ai lu que trois, il y’a donc encore de la marge ! Je ne peux que vous le recommander si vous vous interessez à l’Islande, moi j’aime toujours lire des livres qui se passent dans des endroits où je vais.  Si vous ne vous interessez pas au pays, ne vous laissez pas rebuter par des noms de ville imprononçables, l’histoire derrière vaut le coup.


J’ai pour habitude de lire des séries que j’aime bien pendant mes vacances, notre départ en Islande était donc l’occasion de me remettre à La Compagnie Noire ou encore aux Annales du Disque-Monde. Une possibilité qui est devenue certitude avec la mort de Terry Pratchett le 12 mars dernier, des suites de sa maladie d’Alzheimer, au jeune âge de 66 ans. J’ai donc décidé de reprendre ma lecture des aventures du Guet, celles du flic favori de l’auteur, Sam Vimaire. Évidemment, cela fait un peu réactionnaire de lire un livre d’un auteur qui vient tout juste de nous quitter, puis d’en faire une chronique qui pourra en être négative. Mais bon, je ne sais qu’en penser. Synopsis.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Sam Vimaire est le commissaire divisionnaire d’Ankh-Morpork, mais surtout un flic qui a gravi tous les échelons avant d’arriver en haut de la hiérarchie. Manque de pot, il est aussi depuis peu le Duc de la ville et le seigneur Vétérini n’oublie jamais ce détail pour lui coller une de ces foutues tâches de Diplomatie. Cette fois-ci, c’est en Überwald que Sam va devoir se rendre, avec toute la délégation qui se doit d’aller avec un diplomate, afin d’assister au couronnement du nouveau petit roi des nains. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

Pour ce vingt-cinquième livre des Annales du Disque-Monde, nous allons donc partir en voyage avec le flic Sam Vimaire et découvrir une fois de plus les différentes coutumes qui parsèment le disque. Cette fois il ne s’agit pas du Maghreb comme dans Va-t-en-guerre mais de l’Üverwald qui représentent plus moins les pays slaves d’Europe. De nombreux ressortissants de ce pays ont immigrés à Ankh-Morpork et se sont intégrée dans sa société multi-culturelles, des nains, des loups garou ou encore des vampires. Bref c’est très folklorique et l’on va découvrir les traditions de ces trois peuples dans leur pays, souvent proches de l’absurde et toujours très drôle, évidemment.

C’est encore une fois l’occasion pour l’auteur de faire une satyre de la société, de son problème devant les différences mais cette fois axé sur le changement. En effet, les ressortissants s’adaptent à Ankh-Morpork et quittent peu à peu la sacro-sainte tradition tandis qu’au pays, l’obscurantisme fait toujours la loi. Du coup, c’est le choc du progrès que va nous dépeindre Terry Pratchett, en mettant au centre des thématiques des dogmes qui sont présentés comme des questions de vie ou de morts par leurs pratiquants.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Évidemment, tout cela sous couvert d’humour pour montrer l’absurde de la chose. Le discours qui y est tenu est dans la droite lignée de tous les autres romans de la série du Guet. Pas forcément original pour la série donc, Le Cinquième Éléphant ressemble beaucoup aux autres et on ne peut vraiment pas dire qu’il apporte grand chose aux Annales du Disque-Monde si ce n’est qu’il va permettre d’étoffer son univers et les personnages que l’on y retrouve.

Une fois de plus on va suivre Sam Vimaire dans une rocambolesque aventure qui va le faire enquêter sur un vol loufoque en situation de chambre close. Enfin, c’est le début puisque de péripéties en péripéties, il se retrouve tour à tour dans un guet-apens, évadé, en cavale, victime d’une machination. Bref une histoire qui est riche en rebondissements et tient son lecteur en haleine dans le plus pur style de la série, avec un petit côté tout est bien qui fini bien qui fait beaucoup pense aux dessins animés Disney.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry PratchettOn a évidement droit a de très bons dialogues et beaucoup d’humour ce qui transforme ce tome en une lecture légère et distrayante. C’est donc très drôle mais je ne l’ai pas vraiment trouvé très fin, comme si Pratchett usait une nouvelle fois des mêmes ficelles autour de ce personnage qui n’est « pas à sa place ». Les ficelles semblent donc un peu usées et j’espère que ce sera le dernier à sembler aussi éprouvé.

Je critique certes mais Le Cinquième Éléphant de Terry Pratchett reste tout de même un roman très agréable à lire et très bien écrit. Il nous tient en haleine du début jusqu’à sa fin, nous fait rire tout du long et on ne peut pas vraiment en décrocher. Mais voilà, il s’agit d’une sorte d’énième aventure rocambolesque de Sam Vimaire et le coup n’est plus aussi original qu’il a pu l’être. Un essoufflement pour un auteur fabuleux équivaut cependant à un très bon roman, et c’est bien ce que j’en ai lu.


Delirium, Tome 1, de Lauren Oliver

Serafina dans Critiques, Livres le 17 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Delirium est une série Young Adult de Lauren Oliver auparavant parue dans la collection Black Moon. Elle est rééditée depuis peu au format poche chez Le Livre de Poche, ce qui m’a suffisamment motivée pour l’entamer. Synopsis ?

Delirium de Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une grave maladie. A 18 ans, tout le monde subit le Protocole qui guérit à tout jamais les symptômes de l’amour et marque le passage à l’âge adulte. Lena a très hâte d’y passer et de pouvoir entrer dans le monde des grands. A moins que…

Ok, c’est bon, vous avez lu le synopsis, vous avez compris l’histoire et la fin. Et comment dire, vous avez raison. C’est un livre qui obéit à peu près à tous les clichés du genre. J’ai déjà lu de la Dystopie de ce genre, que cela soit le Vent de Feu ou Uglies. En soit, cela ne me gène pas, c’est un code du genre, c’est pas un truc qu’on lit pour se triturer le cerveau plus qu’autre chose.

Cependant, qu’on devine l’histoire 40 ans à l’avance ne justifie pas des ficelles parfois très grosses. Je n’ai pas trouvé le monde crédible. Chaque chapitre est précédé de citations de soit-disant livres du gouvernement, mais là aussi, bonjour la logique. Comme si un gouvernement totalitaire allait rendre libre d’accès toutes les « idées dangereuses » accessibles en un clic. De même, on sait qu’il y a eu une sorte de catastrophe, que les villes sont enclavées mais aucune info dessus. Le monde se contente d’être là mais sans plus de relief.

Delirium de Lauren OliverHeureusement, le livre se lit bien, le style est fluide (ou du moins sa traduction). Les chapitres sont relativement courts et il n’y a pas de temps morts. Lena est le personnage principal, comme souvent dans ce genre de roman, c’est une héroïne banale, afin que chaque lecteur puisse s’identifier à elle. Les autres personnages principaux sont définis par une ou deux caractéristique mais pas plus.

J’ai l’air assez dure avec ce livre, pourtant j’ai passé un bon moment en le lisant. Rien ne m’a spécialement agacée, c’est juste que voilà, ce premier tome est très convenu. Soit vous aimez le genre et vous aimerez ce bouquin, soit c’est l’inverse. C’est une lecture divertissante, que je qualifierais de roman de plage -mais en mieux, quand même-. C’est une lecture légère, après un bouquin dense comme Kushiel par exemple, ça me plait.

Vous l’aurez compris, difficile de vous conseiller ou de vous déconseiller ce premier tome de la saga Delirium de Lauren Oliver. C’est un des nombreux bouquins de Dystopie type Young Adult. On est loin de l’originalité des précurseurs, mais ça se lit avec plaisir tout de même. Je lirai sans doute le tome 2 d’ailleurs !


La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes avait tout pour que je ne le lise pas : une couverture pastelle, avec des références à la couture et vraiment trop girly. Mais voilà, on m’en a dit du bien, on m’a dit que c’était pas trop gnangnan et que ça se passait dans le milieu de la musique. Soit. J’ai donc donné une chance au bouquin, en me disant que au pire, je le filerais à Malicia si c’était vraiment pas mon truc. Synopsis ?

La Pelote d'épingles de Cécile G. Cortes

Violette est une fée. Elle a une mission, réunir Elizabeth, couturière, et Sevan, chanteur à midinette pour un Grand Amour. Sauf que la marraine fée va se retrouver bien dans le pétrin quand elle va se rendre compte que les deux ne sont clairement pas faits l’un pour l’autre. Et si les grandes fées s’étaient trompées ?

Okay, des fées, de la romance, du grand amour… Avec un synopsis pareil, j’éprouve le besoin d’allumer des bougies noires et de mettre une double couche de khôl. Mais j’avais dit que je laissais une chance. J’ai donc entamé le bouquin. Et j’ai été assez surprise. Car en effet, si on part d’un postulat très guimauve, au fur et à mesure que Violette découvre le monde des humains, celui dans lequel nous vivons, on comprend qu’il s’agit là d’un livre qui joue avec tous les codes des contes de fées pour mieux les briser. Ainsi, rien ne se passe comme prévu, et Violette est bien forcée de constater le décalage entre son monde rose bonbon de fée-fleur et la réalité qu’il y a à coté. C’est donc au final un livre plutôt drôle et où les bons sentiments ne sont pas forcément au centre de l’histoire.

En réalité, c’est plutôt l’histoire de Sevan, un chanteur à midinettes, qui en réalité est un rocker dans son cœur. Un peu comme si Matt Pokora jouait du Nirvana seul le soir. J’avoue, ça m’a fait marrer. L’univers qui l’entoure, comme son producteur, ses soirées VIP, me semble assez crédibles, donc à ce niveau là c’est du tout bon.

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesLes personnages sont décrits à assez grosses mailles, et pour moi c’est un des défauts du récit, on a 5 à 6 personnages principaux mais la plupart ne sont décrits que superficiellement. Je serais bien incapable de décrire la personnalité d’Elizabeth ou du chauffeur de Sevan qui est pourtant un personnage important. C’est dommage, car avec des personnages plus fouillés, le livre aurait sans doute eu plus d’impact.

Car en effet, La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes est une lecture sympathique, qui m’a fait sourire à de nombreuses reprises, qui se lit très bien et relativement vite, mais voilà, c’est tout. Je ne suis pas rentré plus que ça dedans, je n’ai pas été touchée ni émue. C’est comme une lecture de plage, c’est un bon moment, mais ça n’est pas allé plus loin. Pour autant, si vous avez envie d’un truc rafraichissant et loin de clichés, là je vous le recommande.


C’est Lundi que lisez vous ? #161

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 mars 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cygne Noir Tome 3 de Richelle MeadCette semaine, je lis le troisième tome de la série Cygne Noir de Richelle Mead, après avoir fini le deuxième tome la semaine dernière. J’aime beaucoup cette série qui se lit toute seule, avec un scénario bien ficelé. Les personnages sont attachants et l’héroïne s’en prend sérieusement plein la tronche. Mais vraiment, ça parle de sujets parfois moins légers que ce qu’on peut voir dans de la littérature de ce genre et ça le fait bien, avec pudeur. Bref, je continue sur ma lancée !

dabYo

Et voilà, j’entame la dernière nouvelle de l’anthologie Montres Enchantées. La chronique est déjà en cours de rédaction, mais pour le coup, bien qu’il fasse plus de quinze nouvelles, j’ai trouvé que l’anthologie avait une vraie âme et que les nouvelles faisaient corps.

Serafina

Delirium de Lauren OliverCe week-end, j’ai plus ou moins participé au week-end à 1000. Pas spécialement dans le but d’avoir les 1000 pages, mais histoire de faire un w-e centré autour de la lecture.

J’ai donc terminé Delirium de Lauren Oliver, une Dystopie pas bien originale mais qui à le mérite de bien se lire. J’ai ensuite lu le 3ème tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, qui clôt la trilogie. Ici on part au cœur des Ardennes et de ses légendes. J’ai adoré pouvoir découvrir des légendes bien françaises, c’est une saga très ancrée dans le terroir au sens positif du terme. J’étais un peu triste de laisser Maëlys et Jihanne (surtout).

J’ai ensuite lu La femme en Vert de Arnaldur Indriðason, un polar Islandais, pour préparer mon départ. J’attendais des grands espaces, j’ai trouvé une Reykjavik urbaine, avec son lot de whitetrash et de drogues… Pas ce que j’espérais mais un bon polar qui m’a tenu en haleine.

J’ai ensuite commencé Insatiable de Meg Cabot, avec à priori du vampire et de la rédactrice de scenario pour les feux de l’amour… Ouais ouais, on verra la semaine prochaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?