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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 2 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


The Wake de Scott Snyder et Sean Murphy

dabYo dans Comic, Critiques, Livres le 27 février 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Mon amour pour les oeuvres de Scott Snyder est acquis depuis que j’ai découvert American Vampire. Son scénario est de qualité et il est généralement entouré d’artistes de talent, ce qui donnait donc un certain crédit à The Wake, un oneshot sorti en fin d’année dernière chez Urban Comics. Il s’agit une fois de plus de la traduction d’un des comics de Vertigo, dont le scénario est de Scott Snyder, les dessins d’un certain Sean Murphy qui avait collaboré sur American Vampire Legacy et les couleurs de Matt Hollingsworth. Synopsis ?

The Wake de Scott Snyder et Sean Murphy

XXIIème siècle, les océans sont montés et la terre se fait de plus en plus rare pour les hommes. Ces derniers ont du s’adapter, vivre au dessus de l’eau et abandonner leurs maisons traditionnelles. Pour couronner le tout, les humains ne sont plus les maîtres sur la planète Terre, qui a été soudainement envahie par les Sirois

Il est difficile de faire un synopsis propre de The Wake car ce dernier est divisé en deux parties bien distinctes, séparées par plus de deux siècles dans la chronologie de cet univers. Nous allons en effet d’abord commencer par quelques pages du futur pour ensuite faire un flashback vers notre ère, et découvrir l’origine de cette apocalypse des océans qu’a connu la Terre de The Wake. Deux catégories bien séparées donc, et on va s’apercevoir que malheureusement leur intérêt est loin d’être identique.



Pour la première partie nous retrouvons une femme scientifique, Lee Archer, qui étudie les baleines et les sons qu’elles émettent pour communiquer. Un domaine dont je ne connais pas grand chose mais qui a l’air d’être assez bien exploité, la jeune femme étant vite réquisitionné par les services secrets pour aller enquêter sur quelque chose d’intrigant…

Cette première partie bien que relativement classique et stéréotypée se trouve être vraiment excellente. Le scénario est bien écrit, les personnages sont prévisibles mais bien foutus, tout va très vite et a un vrai intérêt. De plus, il y a un côté enquête à huit-clos et intrigue horrifique qui est excellente. On passe un très bon moment sur cette première phase et du coup, on attend beaucoup de la suite et de ce que ce comics va bien pouvoir donner.

Malheureusement, la seconde partie est loin d’être à la hauteur. En fait, on va malheureusement comprendre assez vite pourquoi il s’agit d’un oneshot: c’est comme si Scott Snyder n’avait pas trouvé d’issue possible à son scénario de départ et l’avait terminé en what the fuck total. On va avoir droit à une sorte de soufflé énorme et frustrant. Quel dommage car il y avait vraiment les éléments nécessaires à une bonne série.

The Wake de Scott Snyder et Sean MurphyEn dehors de ces aspects scénaristiques, on retrouve les dessins de Sean Murphy qui sont de toute beauté. Les fonds marins sont peu détaillés certes, souvent il ne s’agit que d’un fond de couleurs, mais les structures et les bâtiments sont très réalistes, ils immergent tout de suite dans l’ambiance et ce quelque soit l’époque. C’est sur les personnages et les Sirois que son talent se ressent le plus, les expressions des personnages sont superbes, les ennemis sont tout bonnement terrifiants.

Du coup, je suis bien en mal d’émettre un avis final sur The Wake. Les dessins de Sean Murphy sont de toute beauté, la première partie du comic est excellente. Elle promet un scénario peu original certes mais si bien mis en place, qu’on en attend beaucoup. Et puis vient l’énorme déception, le sentiment d’avoir lu une histoire géniale qui se termine n’importe comment. Tristesse.


Yellowstone de Ludovic Albar

dabYo dans Critiques, Livres le 25 février 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Après le lancement de sa collection poche en 2013, les éditions Mnémos en ont démarré  l’année dernière une autre consacrée aux Thrillers cette fois. Une incursion dans un genre qui semble totalement différent donc, mais qui peut parfois avoir un certain lien avec l’imaginaire par la Science-Fiction comme l’avait si bien fait un autre titre de l’éditeur, Rien ne nous survivra, le pire est avenir. Parmi les titres de la collection, on retrouvait en octobre Yellowstone de Ludovic Albar, un Thriller futuriste, un brin post-Apocalyptique et annoncé comme étant écrit avec les tripes. Synopsis.

Yellowstone de L Albar

En fourrant son nez et investiguant où il ne fallait pas mettre les pieds, Frank Malissol a fini par attirer la malveillance de sa hiérarchie. On lui a alors offert un deal: la prison à vie ou une mission sous couverture, top secrète, où il devrait certes se faire passer pour un autre mais aurait tout de même une certaine liberté. Le choix ne fut pas long à faire, et le voilà de retour sur Terre pour intégrer le Département de contrôle des Zones de Paris qui semble avoir été miné par la montée du fascisme.

La première chose qui m’a frappé avec Yellowstone, c’est le ton agressif et mystérieux de sa narration. C’est conté à la première personne par Frank Malissol, qui s’adresse directement au lecteur sans franchement faire cas de ce qu’il va bien pouvoir comprendre. On a ainsi des références permanentes que, l’on s’en doute au début, devraient être comprises au fil de notre progression dans l’histoire. C’est du moins ce que je pensais en lisant les premières lignes du roman.

Le problème, c’est que plus de deux cents pages plus tard, cette désagréable impression de ne pas tout à fait saisir ce dont le héros parle continue de se faire ressentir. Je n’ai jamais eu le sentiment de maîtriser ma lecture tout au long des pages, je me suis donc retrouvé à lire près de 500 pages dans un flou permanent, comprenant l’histoire et ce que notre héros nous racontait certes, mais sans réussir à en distinguer les contours pour autant, en voir l’intérêt. Bref, j’avais comme l’impression d’être dans le coton du début jusqu’à la fin.

Et c’est là où le bât blesse car on est face à un Thriller, certes, mais cela n’exclue pas le fait de pouvoir distinguer ce qu’il se passe, d’apprécier l’histoire au moins après coup. On a pas l’occasion de le faire ni sur le moment, ni par la suite, ce qui fait qu’on lit mais sans réel intérêt, sans vraiment sentir la pression qu’essaie de mettre en place Ludovic Albar. Et dans le genre, alors qu’il dépeint un univers où le héros semble être en danger permanent, tout proche de l’apocalypse totale de l’humanité, et bien ça pêche clairement.

Yellowstone de L AlbarLes thématiques abordées par le livre sont quant à elles plutôt intéressantes, on est clairement dans le domaine de l’Anticipation. C’est un univers noir que nous dépeint l’auteur: une Europe à deux doigts du fascisme, où les tensions ethniques sont à leur paroxysme, avec une nouvelle guère mondiale qui est risque d’éclater à tout moment. Il y a de très nombreux liens avec l’année 2015 de notre pays et de l’Europe en elle même. Montée du Front Nationale, peur du terrorisme, de l’Europe, doutes… on peut dire que 6 mois après sa sortie, le livre est encore mieux placé dans son temps.

Malheureusement, ça ne suffit pas pour gommer le défaut précédent, qui est pour moi absolument catastrophique vis à vis du plaisir de lecture. On rajoute à cela des personnages principaux et secondaires assez ternes et sans réelles personnalités, auxquels on ne va pas réussir à s’accrocher. Frank Malissol est assez creux comme personnage, transparent, on ne s’y attache pas du tout… Des personnages et un roman qui se lit mais dont on ne retiendra pas de grand chose.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture de Yellowstone de Ludovic Albar. Une thématique intéressante, une histoire qui fait vraiment écho à l’actualité et qui est encrée dans son temps, bref côté thématique on est devant de la très bonne Anticipation. Mais l’aspect histoire, les personnages et la narration manquent de précision pour vraiment captiver le lecteur. Dommage !


C’est Lundi que lisez vous ? #159

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 23 février 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Montres EnchantéesJe continue ma lecture de Montres Enchantées, le recueil de nouvelles Steampunk et horloger des éditions du Chat Noir. Je suis plutôt épaté de la qualité générale des nouvelles et pour le moment, à part un petit incident de route avec une nouvelle trop longue et qui m’a laissé de marbre, c’est vraiment du très bon. J’ai beaucoup aimé celle de Fabien Clavel.

Dans un tout autre registre, j’ai commencé la lecture du comic The Wake de Scott Snyder l’auteur d’American Vampire et dessiné par Sean Murphy. C’est très bien écrit, très prenant, avec de très beaux graphismes. Disponible depuis la fin de l’année dernière, j’aime beaucoup et regrette déjà qu’il s’agisse d’un oneshot.

Serafina

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesJ’ai terminé le Tome 2 de Kushiel de Jacqueline Carey. Je suis encore une fois assez désemparée d’avoir passé aussi longtemps avec ce livre dans ma bibliothèque sans l’avoir lu, tellement il est bien. Phèdre et Joscelin sont des personnages très attachants et le livre se lit avec plaisir. On ne voit pas les 900 pages passer.

J’ai ensuite commencé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est tout rose donc j’avais un peu peur, mais j’ai suivi les conseils avisés qui m’ont été prodigués et j’ai tenté. C’est une histoire plutôt marrante, pas trop axée romance mais plutôt désanchantement et révision des contes de fées.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi que lisez vous ? #158

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 16 février 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Montres EnchantéesÇa y est j’ai enfin fini Yellowstone de L. Albar, un Thriller futuriste, post apocalyptique et surtout… beaucoup trop long. Vraiment je ne peux pas dire que j’ai été convaincu par ce roman qualifié de « coup de poing ». Il y a quelque chose de vraiment désagréable avec les romans de ce genre qui mises en trop grande partie sur la difficulté de compréhension et des phrases rapides pour donner du soit disant rythme.

Sauf qu’ici il y en a tout du long et ce sans qu’on comprenne réellement où l’auteur souhaite en venir. Au final, j’ai l’impression d’avoir attendu le côté Thriller bien trop longtemps, je n’ai pas l’impression d’avoir été face à une histoire mais une simple succession d’évènements sans qu’il y ait suffisamment de liant entre eux pour y donner un intérêt de lecture. C’est dommage.

Du coup je viens de commencer le recueil de nouvelles Montres enchantées des éditions du Chat Noir. C’est plus terre à terre, avec une narration moins grandiloquente mais du coup, qu’est ce que c’est bien !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Serafina dans Critiques, Livres le 13 février 2015, avec 1 commentaire
Critiques

En ce début d’année sortait Agnus Dei, le tome 3 de Requiem pour Sacha, la série de Bit-Lit créée par Alice Scarling dont j’avais dévoré les deux premiers tomes, Dies Irae et Lacrimosa. Je n’ai évidemment pas tardé à le lire et je l’ai terminé tout aussi rapidement, synopsis  – garanti sans spoiler – ?

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

L’apocalypse approche, et notre Sacha se retrouve en première ligne. D’elle dépendra probablement l’avenir du monde, sauf que la demoiselle n’a plus vraiment la force de se battre après tout ce par quoi elle est passée.

Retour sur terre pour ce tome final. On retrouve avec plaisir tous les éléments qui font la qualité des premiers tomes : une histoire qui ne perd pas de temps, un style direct et plein d’humour ainsi qu’un ancrage fort dans son époque. Ce roman ne fait que 370 pages, pourtant il s’en passe des choses. Mais pas d’atermoiement plus long que nécessaire, du coup on ne s’ennuie pas une seconde et on dévore les pages notamment grâce aux nombreux dialogues. Bien que la grosse partie du roman consiste en un huis-clos assez glauque, on ne manque pas d’action. La cadence monte crescendo, jusqu’au final.

Alice Scarling

Alice Scarling

Encore une fois, Alice Scarling nous démontre sa capacité à donner corps à ses personnages en très peu de temps. Je pense notamment à Kevin, qui acquiert une personnalité et une profondeur en deux minutes. C’est vraiment un des points fort de l’auteur, ses personnages font vrais, crédibles, et on les cerne tout de suite, sans tomber dans le stéréotype pour autant.

De retour sur terre, nous retrouvons aussi de nouvelles références à notre monde. J’ai particulièrement apprécié le fait que les références sonnent juste sous la plume d’Alice Scarling. On n’a pas l’impression qu’elle fait du name-dropping, non. Quand son magicien rage parce qu’il était en plein raid sur WoW, c’est normal, tout comme le mépris de Kévin pour les vanilles qui fait naturel et pas du tout je-surfe-sur-fifty-shades. L’action se déroule à nouveau à Paris, nous retrouvons donc avec plaisir les rues pavées de la capitale.

Finir une série, ce n’est pas aisé. Surtout pas quand la série se déroule sur les chapeaux de roues depuis le début et qu’on aborde des problèmes genre qui peuvent détruire l’humanité.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice ScarlingPourtant, Alice Scarling réussit plutôt bien. Le chapitre final est un peu beaucoup abrupt mais ça me fait penser à la fin de Buffy : pas d’apitoiement, pas d’épilogue happy end tout en fermant la porte doucement mais pas à clé non plus. L’histoire est close, mais nous laisse imaginer pas mal de choses. La série réussit à s’arrêter au bon moment, en conservant l’énergie des débuts.

Savoir une série finie est un argument pour la commencer, on sait à quoi on s’engage, contrairement à d’autres séries du genre encore en cours. Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas rencontrer Sascha et ses potes. De la Bit-Lit enlevée, bien écrite et très drôle, vraiment, j’espère revoir des livres de l’auteur prochainement, car je ne les ferais pas attendre longtemps !


C’est Lundi que lisez vous ? #157

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 9 février 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

kushiel tome 2 jacqueline careyJ’ai avancé le tome 2 de Kushiel  de Jacqueline Carey . J’en suis au tiers de ce beau pavé de pas loin de 900 pages. On retrouve avec un grand plaisir le style de Jacqueline Carey, Phèdre est toujours aussi attachante. Bref un plaisir.

Mais puisque c’est un pavé, je ne peux pas toujours l’emmener, j’ai donc commencé L’Héritière de Jeanne-A Débats, de la bit-lit française encore une fois. Plutôt pas mal bien que parfois difficile à suivre

Malicia

psi-changeling,-tome-1---esclave-des-sens-263132-250-400Je finis de lire le tome 1 de Psi-Changeling « Esclave des sens » de Nalini Singh. Oui, je sais, je suis carrément à la traine car il me semble que la série en est à son onzième tome. Bref, ça parle loups-garous (ou « changeling »), humains, et « Psis » (des sortes de super-humains avec des capacités avancées dans différents domaines). J’ai vite accroché au style et à l’histoire, je pense donc continuer la série avec le tome 2.
J’ai aussi commencé la lecture de « Spike et Dru, petits massacres entre vampires » de Christopher Golden, que j’ai récupéré lors d’un troc. Et ça me fait tout bizarre parce que j’ai un peu l’impression de retourner dans mes lectures adolescentes (quand je dévorais les Buffy, Roswell, Charmed et compagnie). Je ne sais pas encore quand je le finirai (comprendre : c’est pas mal, mais j’accroche moyen).

Prochaine lecture ? « Nos étoiles contraires », dont j’ai vu le film récemment, si je me décide à l’acheter !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


En 2014, j’ai commencé le cycle de Ténébreuse . Cela fait partie des très grandes sagas de la SFFF que je n’ai jamais osé débuter mais qui me tentaient d’autant plus que j’avais beaucoup aimé la saga de Marion Zimmer Bradley sur les légendes Arthuriennes. Il existe deux manière de lire cette saga, soit dans l’ordre chronologique de l’histoire, soit dans l’ordre de parution. J’ai choisi l’ordre chronologique car c’est celui proposé par les intégrales. Le premier tome est donc La Planète au Vents de Folie. Synopsis ?

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Un astronef qui transportait son équipage vers une lointaine colonie, sécrase sur une planète inconnue. Il est bientôt clair que le vaisseau ne sera pas facile à réparer et que le voyage n’est pas près de reprendre. Deux clans s’affrontent bientôt, ceux qui veulent à tout prix réparer le vaisseau quitte à dégrader l’equilibre écologique de la planète et ceux qui désirent rester sur place.
la planete aux vents de foliesIl s’agit la du point de départ d’une très grande saga puisque Marion Zimmer Bradley a écrit 22 livres dessus, et que plusieurs autres ont été publiés posthumes. Le premier tome est donc un roman de SF. Il est d’ailleurs totalement indépendant du reste de la saga et a été écrit alors que 7 tomes étaient déjà parus. Les personnages ne réapparaitront donc pas par la suite, mais cependant, l’auteur réussit assez rapidement à faire des personnages crédibles, avec ce qu’il faut de personnalité. Evidemment, vu le titre de la saga on se doute de l’issue des tentatives de réparation mais cela ne gène pas.

La découverte de la planète est réellement interessante et bien amenée. Comme toute bonne saga de SF, Marion Zimmer Bradley amène ici pas mal de questionnements sociétaux. Le roman a été publié dans les années 70 et on le ressent, notamment au niveau du combat de certaine de ses héroines pour pouvoir disposer de leur corps librement. Venant d’une planète avancée au niveau civilisation, et echoués sur une planète deserte, les femmes sont « forcées » à se reproduire, et si la plupart acceptent, difficile de ne pas voir là une perche de l’auteur pour nous forcer à réfléchir sur le droit à l’avortement qui était toujours illégal aux US à l’époque. Des pages entières peuvent être d’ailleurs vu comme des pamphlets féministes et on retrouvera d’ailleurs cette marque dans la suite de la saga.

Bref , ce roman de 280 pages est tout de même assez dense, il ne se lit pas si facilement ni si rapidement. Cependant il met bien en place la planète qui est ici la véritable héroine. Les personnages sont bien construits mais oubliables. C’est une bonne introduction, et pour ceux qui ont commencé par l’ordre de publication, cela répondra à bien des questions. Personnellement, cela m’a donné envie de continuer la saga et j’ai donc enchainé avec Reine des Orages, le deuxième tome dans la chronologie.


Victorian Fantasy tome 1 est un livre que j’ai longtemps repoussé à cause de sa couverture. Bien que plutôt bien réalisée, il m’empêche qu’elle me faisait plus penser à de la romance soupoudrée de fantastique qu’autre chose. Et clairement, c’est pas du tout mon trip. Mais bon, j’ai tenté, tout de même, car du Steampunk français, publié chez J’ai Lu , ça le méritait, Synopsis ?
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 Andraste fait partie d’une famille de sorcières, mais elle est tenue à l’écart de la société. Il faut dire que ces cheveux blancs et son intolérance au soleil n’aident guère. Cependant, un jour, une lettre de la Reine la somme de se présenter à la cour …

En lisant le synopsis, il est difficile de ne pas penser à Alexia Tarabotti, l’héroïne du Protectorat de l’Ombrelle, qui partage un certain nombre de caractéristiques avec Andraste : particulière même pour son peuple, tenue à l’écart du monde dans le premier tome… Mais la ressemble s’arrête là, car même si nous évoluons aussi dans un univers Steampunk, Georgia  a su créer son propre univers.

Georgia Caldera

Georgia Caldera 

En effet, le palais de la Reine est aussi une école pour les sorciers et nécromanciens, ce qui fait qu’on a un peu l’impression de lire un crossover Sans Ame x Harry Potter  ! Bals, salle de douche, professeurs tyranniques, tout est là pour reveiller la fanne d’Harry Potter que je suis. Heureusement pour moi, la romance n’est pas le seul sujet du bouquin, et l’univers de Victorian Fantasy est dense. Le Londres Steampunk peuplé d’Animécaniques, les sorciers, les necromanciens, tout cela est bien décrit et il est facile de s’immerger. Certains points restent assez flou, notamment ce qu’il en est des gouvernements des autres pays… mais je ne doute pas que l’auteur se chargera d’éclaircir ces points dans le tome 2.

Par contre, pour ce qui est de la relation de love/hate entre Andraste et Thadeus, je me suis frappée le front plusieurs fois. De leur première rencontre tellement peu crédible, aux errements « je t’aime moi non plus » du milieu du roman, je n’ai pas réussi à m’attacher à leur histoire ni à m’attendrir pour eux. L’histoire stagne particulièrement au milieu du bouquin, ce qui m’a fait beaucoup ralentir. Heureusement, pas de triangle amoureux, et Thadeus est bien plus supportable que Aidan du précédent roman Hors de Portée  de l’auteur, il est un peu brusque mais la relation reste saine.

 dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera Georgia Caldera propose des chapitres aux points de vues alternés, ce qui est une excellente idée au début du roman, mais qui devient un peu inutile lorsque les personnages sont ensembles et vivent les mêmes choses. Par contre, on retrouve évidemment le style clair et agréable de l’auteur, qui sait toujours trouver les bons mots et donner les bonnes réparties à ses personnages. Andraste est une héroïne sympathique bien qu’un peu niaise par moment – mais elle a été tenue loin du monde, on peut le comprendre – , Thadeus est assez insupportable au début mais évolue dans le bon sens. Les personnages secondaires sont vraiment lapidaires, ils n’ont pas réellement beaucoup de personnalité. Je ne suis pas sûre qu’on les revoie dans le prochain tome de toute manière…

Au final, je suis plutôt positive sur ce roman, bien plus que je ne l’aurais cru. Ca n’est pas réellement un bouquin de romance, même si ça a une certaine place. L’univers est très prometteur et j’espère qu’il sera bien plus détaillé dans les prochains tomes. Je suis assez curieuse de voir où l’auteur va nous amener, car il y’a du bon potentiel.