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Dernièrement dans la section Livres d'if is Dead:

J’ai pour habitude de lire des séries que j’aime bien pendant mes vacances, notre départ en Islande était donc l’occasion de me remettre à La Compagnie Noire ou encore aux Annales du Disque-Monde. Une possibilité qui est devenue certitude avec la mort de Terry Pratchett le 12 mars dernier, des suites de sa maladie d’Alzheimer, au jeune âge de 66 ans. J’ai donc décidé de reprendre ma lecture des aventures du Guet, celles du flic favori de l’auteur, Sam Vimaire. Évidemment, cela fait un peu réactionnaire de lire un livre d’un auteur qui vient tout juste de nous quitter, puis d’en faire une chronique qui pourra en être négative. Mais bon, je ne sais qu’en penser. Synopsis.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Sam Vimaire est le commissaire divisionnaire d’Ankh-Morpork, mais surtout un flic qui a gravi tous les échelons avant d’arriver en haut de la hiérarchie. Manque de pot, il est aussi depuis peu le Duc de la ville et le seigneur Vétérini n’oublie jamais ce détail pour lui coller une de ces foutues tâches de Diplomatie. Cette fois-ci, c’est en Überwald que Sam va devoir se rendre, avec toute la délégation qui se doit d’aller avec un diplomate, afin d’assister au couronnement du nouveau petit roi des nains. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

Pour ce vingt-cinquième livre des Annales du Disque-Monde, nous allons donc partir en voyage avec le flic Sam Vimaire et découvrir une fois de plus les différentes coutumes qui parsèment le disque. Cette fois il ne s’agit pas du Maghreb comme dans Va-t-en-guerre mais de l’Üverwald qui représentent plus moins les pays slaves d’Europe. De nombreux ressortissants de ce pays ont immigrés à Ankh-Morpork et se sont intégrée dans sa société multi-culturelles, des nains, des loups garou ou encore des vampires. Bref c’est très folklorique et l’on va découvrir les traditions de ces trois peuples dans leur pays, souvent proches de l’absurde et toujours très drôle, évidemment.

C’est encore une fois l’occasion pour l’auteur de faire une satyre de la société, de son problème devant les différences mais cette fois axé sur le changement. En effet, les ressortissants s’adaptent à Ankh-Morpork et quittent peu à peu la sacro-sainte tradition tandis qu’au pays, l’obscurantisme fait toujours la loi. Du coup, c’est le choc du progrès que va nous dépeindre Terry Pratchett, en mettant au centre des thématiques des dogmes qui sont présentés comme des questions de vie ou de morts par leurs pratiquants.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Évidemment, tout cela sous couvert d’humour pour montrer l’absurde de la chose. Le discours qui y est tenu est dans la droite lignée de tous les autres romans de la série du Guet. Pas forcément original pour la série donc, Le Cinquième Éléphant ressemble beaucoup aux autres et on ne peut vraiment pas dire qu’il apporte grand chose aux Annales du Disque-Monde si ce n’est qu’il va permettre d’étoffer son univers et les personnages que l’on y retrouve.

Une fois de plus on va suivre Sam Vimaire dans une rocambolesque aventure qui va le faire enquêter sur un vol loufoque en situation de chambre close. Enfin, c’est le début puisque de péripéties en péripéties, il se retrouve tour à tour dans un guet-apens, évadé, en cavale, victime d’une machination. Bref une histoire qui est riche en rebondissements et tient son lecteur en haleine dans le plus pur style de la série, avec un petit côté tout est bien qui fini bien qui fait beaucoup pense aux dessins animés Disney.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry PratchettOn a évidement droit a de très bons dialogues et beaucoup d’humour ce qui transforme ce tome en une lecture légère et distrayante. C’est donc très drôle mais je ne l’ai pas vraiment trouvé très fin, comme si Pratchett usait une nouvelle fois des mêmes ficelles autour de ce personnage qui n’est « pas à sa place ». Les ficelles semblent donc un peu usées et j’espère que ce sera le dernier à sembler aussi éprouvé.

Je critique certes mais Le Cinquième Éléphant de Terry Pratchett reste tout de même un roman très agréable à lire et très bien écrit. Il nous tient en haleine du début jusqu’à sa fin, nous fait rire tout du long et on ne peut pas vraiment en décrocher. Mais voilà, il s’agit d’une sorte d’énième aventure rocambolesque de Sam Vimaire et le coup n’est plus aussi original qu’il a pu l’être. Un essoufflement pour un auteur fabuleux équivaut cependant à un très bon roman, et c’est bien ce que j’en ai lu.


Delirium, Tome 1, de Lauren Oliver

Serafina dans Critiques, Livres le 17 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Delirium est une série Young Adult de Lauren Oliver auparavant parue dans la collection Black Moon. Elle est rééditée depuis peu au format poche chez Le Livre de Poche, ce qui m’a suffisamment motivée pour l’entamer. Synopsis ?

Delirium de Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une grave maladie. A 18 ans, tout le monde subit le Protocole qui guérit à tout jamais les symptômes de l’amour et marque le passage à l’âge adulte. Lena a très hâte d’y passer et de pouvoir entrer dans le monde des grands. A moins que…

Ok, c’est bon, vous avez lu le synopsis, vous avez compris l’histoire et la fin. Et comment dire, vous avez raison. C’est un livre qui obéit à peu près à tous les clichés du genre. J’ai déjà lu de la Dystopie de ce genre, que cela soit le Vent de Feu ou Uglies. En soit, cela ne me gène pas, c’est un code du genre, c’est pas un truc qu’on lit pour se triturer le cerveau plus qu’autre chose.

Cependant, qu’on devine l’histoire 40 ans à l’avance ne justifie pas des ficelles parfois très grosses. Je n’ai pas trouvé le monde crédible. Chaque chapitre est précédé de citations de soit-disant livres du gouvernement, mais là aussi, bonjour la logique. Comme si un gouvernement totalitaire allait rendre libre d’accès toutes les « idées dangereuses » accessibles en un clic. De même, on sait qu’il y a eu une sorte de catastrophe, que les villes sont enclavées mais aucune info dessus. Le monde se contente d’être là mais sans plus de relief.

Delirium de Lauren OliverHeureusement, le livre se lit bien, le style est fluide (ou du moins sa traduction). Les chapitres sont relativement courts et il n’y a pas de temps morts. Lena est le personnage principal, comme souvent dans ce genre de roman, c’est une héroïne banale, afin que chaque lecteur puisse s’identifier à elle. Les autres personnages principaux sont définis par une ou deux caractéristique mais pas plus.

J’ai l’air assez dure avec ce livre, pourtant j’ai passé un bon moment en le lisant. Rien ne m’a spécialement agacée, c’est juste que voilà, ce premier tome est très convenu. Soit vous aimez le genre et vous aimerez ce bouquin, soit c’est l’inverse. C’est une lecture divertissante, que je qualifierais de roman de plage -mais en mieux, quand même-. C’est une lecture légère, après un bouquin dense comme Kushiel par exemple, ça me plait.

Vous l’aurez compris, difficile de vous conseiller ou de vous déconseiller ce premier tome de la saga Delirium de Lauren Oliver. C’est un des nombreux bouquins de Dystopie type Young Adult. On est loin de l’originalité des précurseurs, mais ça se lit avec plaisir tout de même. Je lirai sans doute le tome 2 d’ailleurs !


La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes avait tout pour que je ne le lise pas : une couverture pastelle, avec des références à la couture et vraiment trop girly. Mais voilà, on m’en a dit du bien, on m’a dit que c’était pas trop gnangnan et que ça se passait dans le milieu de la musique. Soit. J’ai donc donné une chance au bouquin, en me disant que au pire, je le filerais à Malicia si c’était vraiment pas mon truc. Synopsis ?

La Pelote d'épingles de Cécile G. Cortes

Violette est une fée. Elle a une mission, réunir Elizabeth, couturière, et Sevan, chanteur à midinette pour un Grand Amour. Sauf que la marraine fée va se retrouver bien dans le pétrin quand elle va se rendre compte que les deux ne sont clairement pas faits l’un pour l’autre. Et si les grandes fées s’étaient trompées ?

Okay, des fées, de la romance, du grand amour… Avec un synopsis pareil, j’éprouve le besoin d’allumer des bougies noires et de mettre une double couche de khôl. Mais j’avais dit que je laissais une chance. J’ai donc entamé le bouquin. Et j’ai été assez surprise. Car en effet, si on part d’un postulat très guimauve, au fur et à mesure que Violette découvre le monde des humains, celui dans lequel nous vivons, on comprend qu’il s’agit là d’un livre qui joue avec tous les codes des contes de fées pour mieux les briser. Ainsi, rien ne se passe comme prévu, et Violette est bien forcée de constater le décalage entre son monde rose bonbon de fée-fleur et la réalité qu’il y a à coté. C’est donc au final un livre plutôt drôle et où les bons sentiments ne sont pas forcément au centre de l’histoire.

En réalité, c’est plutôt l’histoire de Sevan, un chanteur à midinettes, qui en réalité est un rocker dans son cœur. Un peu comme si Matt Pokora jouait du Nirvana seul le soir. J’avoue, ça m’a fait marrer. L’univers qui l’entoure, comme son producteur, ses soirées VIP, me semble assez crédibles, donc à ce niveau là c’est du tout bon.

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesLes personnages sont décrits à assez grosses mailles, et pour moi c’est un des défauts du récit, on a 5 à 6 personnages principaux mais la plupart ne sont décrits que superficiellement. Je serais bien incapable de décrire la personnalité d’Elizabeth ou du chauffeur de Sevan qui est pourtant un personnage important. C’est dommage, car avec des personnages plus fouillés, le livre aurait sans doute eu plus d’impact.

Car en effet, La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes est une lecture sympathique, qui m’a fait sourire à de nombreuses reprises, qui se lit très bien et relativement vite, mais voilà, c’est tout. Je ne suis pas rentré plus que ça dedans, je n’ai pas été touchée ni émue. C’est comme une lecture de plage, c’est un bon moment, mais ça n’est pas allé plus loin. Pour autant, si vous avez envie d’un truc rafraichissant et loin de clichés, là je vous le recommande.


C’est Lundi que lisez vous ? #161

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 mars 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cygne Noir Tome 3 de Richelle MeadCette semaine, je lis le troisième tome de la série Cygne Noir de Richelle Mead, après avoir fini le deuxième tome la semaine dernière. J’aime beaucoup cette série qui se lit toute seule, avec un scénario bien ficelé. Les personnages sont attachants et l’héroïne s’en prend sérieusement plein la tronche. Mais vraiment, ça parle de sujets parfois moins légers que ce qu’on peut voir dans de la littérature de ce genre et ça le fait bien, avec pudeur. Bref, je continue sur ma lancée !

dabYo

Et voilà, j’entame la dernière nouvelle de l’anthologie Montres Enchantées. La chronique est déjà en cours de rédaction, mais pour le coup, bien qu’il fasse plus de quinze nouvelles, j’ai trouvé que l’anthologie avait une vraie âme et que les nouvelles faisaient corps.

Serafina

Delirium de Lauren OliverCe week-end, j’ai plus ou moins participé au week-end à 1000. Pas spécialement dans le but d’avoir les 1000 pages, mais histoire de faire un w-e centré autour de la lecture.

J’ai donc terminé Delirium de Lauren Oliver, une Dystopie pas bien originale mais qui à le mérite de bien se lire. J’ai ensuite lu le 3ème tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, qui clôt la trilogie. Ici on part au cœur des Ardennes et de ses légendes. J’ai adoré pouvoir découvrir des légendes bien françaises, c’est une saga très ancrée dans le terroir au sens positif du terme. J’étais un peu triste de laisser Maëlys et Jihanne (surtout).

J’ai ensuite lu La femme en Vert de Arnaldur Indriðason, un polar Islandais, pour préparer mon départ. J’attendais des grands espaces, j’ai trouvé une Reykjavik urbaine, avec son lot de whitetrash et de drogues… Pas ce que j’espérais mais un bon polar qui m’a tenu en haleine.

J’ai ensuite commencé Insatiable de Meg Cabot, avec à priori du vampire et de la rédactrice de scenario pour les feux de l’amour… Ouais ouais, on verra la semaine prochaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


The Wake de Scott Snyder et Sean Murphy

dabYo dans Comic, Critiques, Livres le 27 février 2015, avec 1 commentaire
Critiques

Mon amour pour les oeuvres de Scott Snyder est acquis depuis que j’ai découvert American Vampire. Son scénario est de qualité et il est généralement entouré d’artistes de talent, ce qui donnait donc un certain crédit à The Wake, un oneshot sorti en fin d’année dernière chez Urban Comics. Il s’agit une fois de plus de la traduction d’un des comics de Vertigo, dont le scénario est de Scott Snyder, les dessins d’un certain Sean Murphy qui avait collaboré sur American Vampire Legacy et les couleurs de Matt Hollingsworth. Synopsis ?

The Wake de Scott Snyder et Sean Murphy

XXIIème siècle, les océans sont montés et la terre se fait de plus en plus rare pour les hommes. Ces derniers ont du s’adapter, vivre au dessus de l’eau et abandonner leurs maisons traditionnelles. Pour couronner le tout, les humains ne sont plus les maîtres sur la planète Terre, qui a été soudainement envahie par les Sirois

Il est difficile de faire un synopsis propre de The Wake car ce dernier est divisé en deux parties bien distinctes, séparées par plus de deux siècles dans la chronologie de cet univers. Nous allons en effet d’abord commencer par quelques pages du futur pour ensuite faire un flashback vers notre ère, et découvrir l’origine de cette apocalypse des océans qu’a connu la Terre de The Wake. Deux catégories bien séparées donc, et on va s’apercevoir que malheureusement leur intérêt est loin d’être identique.



Pour la première partie nous retrouvons une femme scientifique, Lee Archer, qui étudie les baleines et les sons qu’elles émettent pour communiquer. Un domaine dont je ne connais pas grand chose mais qui a l’air d’être assez bien exploité, la jeune femme étant vite réquisitionné par les services secrets pour aller enquêter sur quelque chose d’intrigant…

Cette première partie bien que relativement classique et stéréotypée se trouve être vraiment excellente. Le scénario est bien écrit, les personnages sont prévisibles mais bien foutus, tout va très vite et a un vrai intérêt. De plus, il y a un côté enquête à huit-clos et intrigue horrifique qui est excellente. On passe un très bon moment sur cette première phase et du coup, on attend beaucoup de la suite et de ce que ce comics va bien pouvoir donner.

Malheureusement, la seconde partie est loin d’être à la hauteur. En fait, on va malheureusement comprendre assez vite pourquoi il s’agit d’un oneshot: c’est comme si Scott Snyder n’avait pas trouvé d’issue possible à son scénario de départ et l’avait terminé en what the fuck total. On va avoir droit à une sorte de soufflé énorme et frustrant. Quel dommage car il y avait vraiment les éléments nécessaires à une bonne série.

The Wake de Scott Snyder et Sean MurphyEn dehors de ces aspects scénaristiques, on retrouve les dessins de Sean Murphy qui sont de toute beauté. Les fonds marins sont peu détaillés certes, souvent il ne s’agit que d’un fond de couleurs, mais les structures et les bâtiments sont très réalistes, ils immergent tout de suite dans l’ambiance et ce quelque soit l’époque. C’est sur les personnages et les Sirois que son talent se ressent le plus, les expressions des personnages sont superbes, les ennemis sont tout bonnement terrifiants.

Du coup, je suis bien en mal d’émettre un avis final sur The Wake. Les dessins de Sean Murphy sont de toute beauté, la première partie du comic est excellente. Elle promet un scénario peu original certes mais si bien mis en place, qu’on en attend beaucoup. Et puis vient l’énorme déception, le sentiment d’avoir lu une histoire géniale qui se termine n’importe comment. Tristesse.


Yellowstone de Ludovic Albar

dabYo dans Critiques, Livres le 25 février 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Après le lancement de sa collection poche en 2013, les éditions Mnémos en ont démarré  l’année dernière une autre consacrée aux Thrillers cette fois. Une incursion dans un genre qui semble totalement différent donc, mais qui peut parfois avoir un certain lien avec l’imaginaire par la Science-Fiction comme l’avait si bien fait un autre titre de l’éditeur, Rien ne nous survivra, le pire est avenir. Parmi les titres de la collection, on retrouvait en octobre Yellowstone de Ludovic Albar, un Thriller futuriste, un brin post-Apocalyptique et annoncé comme étant écrit avec les tripes. Synopsis.

Yellowstone de L Albar

En fourrant son nez et investiguant où il ne fallait pas mettre les pieds, Frank Malissol a fini par attirer la malveillance de sa hiérarchie. On lui a alors offert un deal: la prison à vie ou une mission sous couverture, top secrète, où il devrait certes se faire passer pour un autre mais aurait tout de même une certaine liberté. Le choix ne fut pas long à faire, et le voilà de retour sur Terre pour intégrer le Département de contrôle des Zones de Paris qui semble avoir été miné par la montée du fascisme.

La première chose qui m’a frappé avec Yellowstone, c’est le ton agressif et mystérieux de sa narration. C’est conté à la première personne par Frank Malissol, qui s’adresse directement au lecteur sans franchement faire cas de ce qu’il va bien pouvoir comprendre. On a ainsi des références permanentes que, l’on s’en doute au début, devraient être comprises au fil de notre progression dans l’histoire. C’est du moins ce que je pensais en lisant les premières lignes du roman.

Le problème, c’est que plus de deux cents pages plus tard, cette désagréable impression de ne pas tout à fait saisir ce dont le héros parle continue de se faire ressentir. Je n’ai jamais eu le sentiment de maîtriser ma lecture tout au long des pages, je me suis donc retrouvé à lire près de 500 pages dans un flou permanent, comprenant l’histoire et ce que notre héros nous racontait certes, mais sans réussir à en distinguer les contours pour autant, en voir l’intérêt. Bref, j’avais comme l’impression d’être dans le coton du début jusqu’à la fin.

Et c’est là où le bât blesse car on est face à un Thriller, certes, mais cela n’exclue pas le fait de pouvoir distinguer ce qu’il se passe, d’apprécier l’histoire au moins après coup. On a pas l’occasion de le faire ni sur le moment, ni par la suite, ce qui fait qu’on lit mais sans réel intérêt, sans vraiment sentir la pression qu’essaie de mettre en place Ludovic Albar. Et dans le genre, alors qu’il dépeint un univers où le héros semble être en danger permanent, tout proche de l’apocalypse totale de l’humanité, et bien ça pêche clairement.

Yellowstone de L AlbarLes thématiques abordées par le livre sont quant à elles plutôt intéressantes, on est clairement dans le domaine de l’Anticipation. C’est un univers noir que nous dépeint l’auteur: une Europe à deux doigts du fascisme, où les tensions ethniques sont à leur paroxysme, avec une nouvelle guère mondiale qui est risque d’éclater à tout moment. Il y a de très nombreux liens avec l’année 2015 de notre pays et de l’Europe en elle même. Montée du Front Nationale, peur du terrorisme, de l’Europe, doutes… on peut dire que 6 mois après sa sortie, le livre est encore mieux placé dans son temps.

Malheureusement, ça ne suffit pas pour gommer le défaut précédent, qui est pour moi absolument catastrophique vis à vis du plaisir de lecture. On rajoute à cela des personnages principaux et secondaires assez ternes et sans réelles personnalités, auxquels on ne va pas réussir à s’accrocher. Frank Malissol est assez creux comme personnage, transparent, on ne s’y attache pas du tout… Des personnages et un roman qui se lit mais dont on ne retiendra pas de grand chose.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture de Yellowstone de Ludovic Albar. Une thématique intéressante, une histoire qui fait vraiment écho à l’actualité et qui est encrée dans son temps, bref côté thématique on est devant de la très bonne Anticipation. Mais l’aspect histoire, les personnages et la narration manquent de précision pour vraiment captiver le lecteur. Dommage !


C’est Lundi que lisez vous ? #159

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 23 février 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Montres EnchantéesJe continue ma lecture de Montres Enchantées, le recueil de nouvelles Steampunk et horloger des éditions du Chat Noir. Je suis plutôt épaté de la qualité générale des nouvelles et pour le moment, à part un petit incident de route avec une nouvelle trop longue et qui m’a laissé de marbre, c’est vraiment du très bon. J’ai beaucoup aimé celle de Fabien Clavel.

Dans un tout autre registre, j’ai commencé la lecture du comic The Wake de Scott Snyder l’auteur d’American Vampire et dessiné par Sean Murphy. C’est très bien écrit, très prenant, avec de très beaux graphismes. Disponible depuis la fin de l’année dernière, j’aime beaucoup et regrette déjà qu’il s’agisse d’un oneshot.

Serafina

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesJ’ai terminé le Tome 2 de Kushiel de Jacqueline Carey. Je suis encore une fois assez désemparée d’avoir passé aussi longtemps avec ce livre dans ma bibliothèque sans l’avoir lu, tellement il est bien. Phèdre et Joscelin sont des personnages très attachants et le livre se lit avec plaisir. On ne voit pas les 900 pages passer.

J’ai ensuite commencé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est tout rose donc j’avais un peu peur, mais j’ai suivi les conseils avisés qui m’ont été prodigués et j’ai tenté. C’est une histoire plutôt marrante, pas trop axée romance mais plutôt désanchantement et révision des contes de fées.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi que lisez vous ? #158

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 16 février 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Montres EnchantéesÇa y est j’ai enfin fini Yellowstone de L. Albar, un Thriller futuriste, post apocalyptique et surtout… beaucoup trop long. Vraiment je ne peux pas dire que j’ai été convaincu par ce roman qualifié de « coup de poing ». Il y a quelque chose de vraiment désagréable avec les romans de ce genre qui mises en trop grande partie sur la difficulté de compréhension et des phrases rapides pour donner du soit disant rythme.

Sauf qu’ici il y en a tout du long et ce sans qu’on comprenne réellement où l’auteur souhaite en venir. Au final, j’ai l’impression d’avoir attendu le côté Thriller bien trop longtemps, je n’ai pas l’impression d’avoir été face à une histoire mais une simple succession d’évènements sans qu’il y ait suffisamment de liant entre eux pour y donner un intérêt de lecture. C’est dommage.

Du coup je viens de commencer le recueil de nouvelles Montres enchantées des éditions du Chat Noir. C’est plus terre à terre, avec une narration moins grandiloquente mais du coup, qu’est ce que c’est bien !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?