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Wild Cards de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 19 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Wild Cards est un univers de nouvelles dirigé par George R.R. Martin depuis plus de 30 ans outre Atlantique, alors quand j’en ai découvert l’existence j’avais vraiment hâte qu’il finisse par traverser l’océan… Et voilà qui est chose faite grâce aux éditions J’ai Lu qui en publient la première anthologie dans leur collection Nouveaux Millénaires. Un petit pavé de près de 700 pages dirigé par l’auteur du Trône de Fer donc, mais dans lequel on retrouve de nombreux auteurs américains: Lewis Shiner, Walter Jon Williams ou encore Roger Zelazny. Et puis, évidemment, Martin himself. Un petit synopsis ?

Wild Cards de George RR Martin

Quand en 1946 un groupe de terroriste a menacé le gouvernement américain de relâcher un virus extraterrestre au dessus de New York s’ils n’étaient pas payé d’une très forte rançon, ils ne déconnaient clairement pas. A l’époque évidemment, rares étaient les personnes sur Terre à savoir que la menace était réelle, et la population en fit les frais. Des dizaines de milliers de morts et un virus, le xenovirus, dans la nature qui tue 90% des humains qu’il contamine. Le reste devient pour la plupart d’entre eux des difformés à vie qui n’ont plus grand chose d’humain. On les appelle les Jokers en opposition aux As, ceux qui ont eu une bonne étoile et en ont profité pour chopper des super-pouvoirs.

Entrer dans l’univers de Wild Cards est au début assez difficile. Cette première anthologie commence avec un prologue écrit par Martin et qui annonce les premières nouvelles de l’univers. Mais ce n’est pas pour autant une introduction simple d’accès notamment parce que la narration, au passé qui reste vague, est difficile à comprendre. Il faudra donc lire les nouvelles qui suivront pour finir par comprendre ce qu’il s’est passé. Le recueil est organisé en six petits groupes de nouvelles qui seront séparés par un interlude rapide à chaque fois, là aussi écrits par Martin. Ce n’est clairement pas ce que j’ai préféré dans l’anthologie.

Les nouvelles vont s’avérer être de qualité et d’intérêt assez variables. Certaines je dois avouer que j’ai eu du mal à les lire et les finir, et c’est sans doute pour cela que j’ai mis tant de temps pour finir le pavé. Le truc, c’est qu’il y a tellement de nouvelles que j’ai oublié lesquelles ne m’avaient pas particulièrement plu.



Car en dehors de ces quelques nouvelles, il faut bien avouer que le concept m’a complètement éclaté et que je me suis vite pris au jeu. Nous sommes dans un univers plus ou moins cohérent mais surtout, qui grâce à ce satané xenovirus, a vu les cartes de la vie être rejouées. Cela se ressent d’abord parce que l’histoire retrace l’Amérique du XXème siècle et certains passages clefs, l’après-guerre, la chasse aux communistes… Tout est revu façon et que se serait-il passé. C’est vraiment excellent d’autant que les impacts sont énormes.

En effet dans Wild Cards il n’est pas simplement question de super héros comme dans un univers Marvel par exemple, mais aussi de gens qui sont déformés et dont le xenovirus a complètement détruit la vie. Et ça, ça change tout car il ne s’agit pas que de chanceux, mais aussi d’affreux, de bas fonds, de pègre, de rues malfamées… On est loin de X-Men par exemple où finalement même les méchants sont des héros, des anti-héros certes, mais ils agissent de façon prévisible. Ici, c’est la loi de la jungle et Joker Town est vraiment très bien retranscrite au fil des nouvelles.

Wild Cards de George RR MartinLes nouvelles sont d’ailleurs relativement bien cohérentes les unes par rapport aux autres. On reverra quelques personnages récurrents qui font office de clin d’œil en général. Certains sont plats, je dois avouer avoir eu du mal à accrocher aux personnages des premières nouvelles. Par contre, les super héros de la suite, et notamment la Grande et Puissante Tortue qui est sans aucun doute mon héros préféré du récit.

Bref, après un démarrage un peu difficile, Wild Cards fini par prendre toute son ampleur jusqu’à vous rendre accro avec ses dernières nouvelles vraiment bien écrites. L’univers fini par prendre vie et on a l’impression d’être transporté dans une sorte de farwest où les guest stars peuvent être rencontrés à n’importe quel moment. Et puis, il y a Jokertown, la pègre, les politiciens ferreux, qui font de ces quelques nouvelles quelque chose qui a une sacrée ambiance.


Et vous, votre avis ?

Stoner Road de Julien Heylbroeck

Junkie Road Trip

illman dans Critiques, Livres le 17 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Stoner Road de Julien Heylbroeck est un roman sorti en 2014 chez ActusSF. La couverture est illustrée par Ammo pour un résultat de fort belle facture qui saura capturer l’œil de vos invités et vous permettra de la ramener.

stoner road heylbroeck julien

Joshua Gallows est mal, et pas seulement parce qu’il est défoncé, il trace la route vers la prochaine generator party dans le désert pour retrouver sa chica Ofélia qui l’a largué. Sauf que là il va pas la retrouver sur les lieux et que son seul indice pour la retrouver c’est de partir sur les traces des groupes qui ont joué ce soir là. C’est dans sa fidèle bagnole et chargé de drogues qu’il va s’élancer sur les routes.

julien heylbroeckJ’ai eu un peu de mal à rentrer dedans comme on dit, le personnage principal ne m’a pas vraiment aidé.  Josh, appelé aussi Doc Défonce, est carrément antipathique au début du roman et il évolue dans un environnement tellement glauque que j’ai parfois posé le bouquin parce que je le ne le « sentais » pas et que je trouvé ça bazardélique. Une fois passé cette étape, une sorte de décantage s’est effectué et le récit est devenu clair pour moi. Luke Lee fait aussi partie du casting, redneck de son état dont on pourrait avoir des mauvais a-priori mais qui finalement sert de garde-fou à Josh et permet une synergie qui ramène de l’équilibre, même s’il fait penser parfois à un blaireau de la NRA. D’ailleurs la plupart des autres personnages font plutôt des apparitions anecdotiques tant qu’on a pas rencontré le big boss.

Road trip sous acide (littéralement) le roman se permet de nous réserver bien des surprises lors des pérégrinations de nos héros et nous permet de rester en haleine. Car je peux vous assurer que même si j’ai eu un mal de chien pour rentrer dedans, j’ai dévoré (pas littéralement) la fin du bouquin. Ce que j’ai aimé aussi c’est l’utilisation d’une mythologie absolument pas familière, l’Amérique centrale étant relativement peu usité dans ce domaine, avec des passages qui m’ont fait penser à du Lovecraft, c’est vous dire si c’était bien.

stoner road heylbroeck julienBien évidemment on trouve en toile de fond le genre musical du Stoner Rock. Ce n’est pas pour rien que chaque chapitre a pour nom un morceau d’un groupe de stoner et ce sans que ça paraisse prétentieux. J’en connaissais une bonne moitié mais il y’a des groupes que je ne connaissais même pas de nom. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des generator party et donc la raison pour laquelle on appelle aussi le mouvement le desert rock, ce sera l’occasion de partir à la découverte d’un univers peu connu.

Au rang des bonus on retrouve une interview assez intéressante de l’auteur où ça parle influence, musique et des éditions TRASH dont il est le cofondateur. Chaque nom de chapitre correspond à un morceau de musique, c’est donc tout naturellement que l’auteur propose cette playlist en fin de volume, histoire de gonfler votre culture. Évidemment il y’a aussi les plus traditionnels remerciements, biographie et bibliographie. Bref des suppléments plutôt intéressant.

En fin de compte, en premier point on ne peut nier les qualités du roman et les aspects qui m’ont rebuté au début était sans doute plus dépendants de mon humeur du moment que de réels problèmes. En second on ne pourra que se réjouir d’un récit rapide et rythmé assez plaisant à lire qui me font finalement le classer dans mes lectures 2014 les plus sympathiques.


C’est Lundi , que lisez vous ? #150

Serafina dans Actualités, Livres le 8 décembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

herbes

Serafina

Cette semaine, j’ai un peu désespéré, car je me suis rendue compte que je n’avais lu que 39 livres cette année… Pour la peine, j’ai lu deux bouquins en une semaine, grâce notamment à des voyages en train. J’ai donc lu Les Herbes de la Lune de Anne Laure, sorti en septembre aux éditions du Chat Noir. Ce récit Young-Adult met en scene une jeune femme qui se découvre être une druidesse. Cela n’est pas sans rappeler Wicca de Cate Tiernan ou Fille d\’Hécate de Cécile Guillot. Du coup, malgré une lecture agréable, j’ai peiné à accroché, ayant l’impression de déjà-vu…

J’ai ensuite lu Enigma Tome 1 : Prédictions de Johan Heliot. Il s’agit d’un roman jeunesse, mettant en scène deux jumeaux qui se retrouvent avec un smartphone capable de prévenir l’avenir. Il s’agit d’un thriller qui lorgne sur le thriller technologique à la Tom Clacy par moment. Ca reste jeunesse, donc ca se lit vite et sans forcément deuxième niveau de lecture pour adulte, mais ca se lit très bien, les personnages sont plutôt crédibles et on ne s’ennuie pas une seconde. Si vous cherchez quoi offrir a un ado, c’est un bon plan.


Mon bilan NaNoWriMo

Qui perd gagne !

Malicia dans Actualités, Livres le 6 décembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Et voilà, le 30 novembre est passé, le NaNoWriMo, c’est fini ! C’est donc l’occasion pour moi de vous faire un petit bilan car je suis bien allée jusqu’au bout… même si je n’ai pas « gagné ». Enfin, si, pour moi, j’ai quand même un peu gagné mais je n’ai pas atteint les 50 000 mots, « juste » 41 000 mots et quelques dizaines, ce qui n’est pas si mal.

nanoweimo participant 2014

Ce que je retiens du NaNoWriMo

J’ai commencé le NaNo sans préparation, ni plan, ni d’idée de ce sur quoi j’allais écrire à part une très petite base. J’ai donc pris plusieurs fois du retard sur l’écriture, le temps de trouver quoi dire, comment mon histoire allait continuer, de faire des recherches… L’année prochaine, si je le refais, je prendrais au moins soin de préparer les grandes lignes de mon histoire et de faire les recherches nécessaires avant histoire de ne plus avoir qu’à me concentrer sur l’écriture.

J’ai beaucoup apprécié les différents rendez-vous fixés par les modérateurs de la communauté et l’aide qu’il y avait autour (et qui continue sur les groupes Facebook concernés) : on ne fait pas son Nano tout seul dans son coin, il y a vraiment une solidarité et une dynamique autour de cet événement qui font chaud au cœur. Jusqu’au bout, j’ai eu des encouragements !


nanowrimo 2014Du côté du « négatif »,
j’ai pu constater que non, l’écriture quotidienne ce n’est pas fait pour moi même si oui, j’ai pu beaucoup avancer. Quand je ne suis pas inspirée, les mots ont du mal à sortir alors que lorsque je suis dans le bon état d’esprit, ça vient plus ou moins tout seul. J’ai eu le coup notamment pour un chapitre : première tentative la veille, je m’ennuie moi-même au bout de dix lignes, le lendemain il s’est passé un truc et bim j’ai tout sorti d’un coup sans difficulté. A l’avenir, même si je vais essayer de ne plus rester une semaine sans écrire, je sais que je dois m’écouter, parce que je travaille mieux ainsi.

Du côté de mon roman, j’ai quasiment fini le premier jet qui est bien sûr impubliable. Même non lisible. Au secours. Je vais tout réécrire. C’est nul, plat, banal. Mais j’y suis arrivée ! Et je sais que lorsque je vais reprendre l’écriture, j’aurais déjà une grosse base. Et ça, je ne l’aurais pas pensé il y a deux ou trois mois à l’époque où je disais « j’écrirais mon roman quand j’aurais déjà eu des nouvelles publiées et que je serais sûre de mon style ». Ouais, ça pouvait encore attendre longtemps.

Bref, ce qui est sûr, c’est que je ne regrette pas et que la deuxième tentative sera bonne ! A l’année prochaine pour le NaNoWriMo 2015 ou pour le camp NaNoWriMo en avril (mêmes règles sauf qu’on se fixe soi-même son objectif) !


C’est lundi, que lisez vous ? #149

Serafina dans Actualités, Livres le 1 décembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Fascination_de_Stephenie_Meyer

Malicia

Vous allez rire… mais j’ai commencé à lire Twilight de Stéphenie Meyer ^^ Oui, il fallait bien que ça arrive, et vous savez quoi ? J’aime énormément le style de Stéphenie Meyer. Je l’avais déjà apprécié dans une de ses nouvelles « Bacon », mais là, je suis convaincue. Je trouve son style fluide, agréable à lire, ses personnages bien « dessinés, bref ça me plaît. Pour le reste, je n’ai pas fini mes lectures de la semaine dernière pour cause de bouclage de NaNoWriMo !

 

Serafina

J’ai terminé, Lettres écarlates, le premier tome de la série Meg Corbyn par Anne Bishop. Cette série éditée par Milady confirme son statut de bonne découverte de bit-lit jusqu’au bout. J’ai été contente de trouver un roman qui ne se perd pas en triangles amoureux à la mord-moi-le-noeud . Les personnages sont attachants et je lirais la suite dès sa sortie. Je vais donc entamer un nouveau livre, mais je ne sais pas encore lequel, ma PAL est tellement grosse ….

Retour à Little Wing de Nickolas Butler

Serafina dans Actualités, Livres le 27 novembre 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Retour à Little Wing est un roman de Nickolas Butler qui signe ici son premier roman. L’américain est en france publié aux éditions Autrement et traduit par Murielle Vignol. Il a bénéficié d’une certaine bonne presse et a gagné un prix aux US. Synopsis ?

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Ils sont 4 amis, ils ont grandit ensemble, à Little Wing, dans le Wisconsin. L’un est resté la, fermier, l’autre est parti en ville travailler dans la bourse, l’un à eu un accident de rodéo et est un ex alcolo, et enfin, l’un est devenu une rockstar. Ils se retrouvent, régulièrement, pour les naissances, et pour les mariages…

J’ai reçu ce roman dans le cadre des Matchs Littéraires de la Rentrée de PriceMinister. Ce n’est pas la première fois que je participe à cette opération, avec plus ou moins de bonnes découvertes. Mais je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses parfois éloignées de ce que j’aurais lu de moi même. Je n’aurais pas lu ce livre de moi même, surtout pas en francais. Son titre VO aurait cependant pu m’interesser puisqu’il s’appelle Shotgun Lovesongs, le titre du premier album de la rockstar de la bande, qui est pour moi le personnage central du livre. Enfin… presque.CVT_Retour-a-Little-Wing_6337

Ici, nous sommes dans un roman qui n’a pas réellement d’histoire, on suit l’histoire de ces 4 gars et de leurs femmes quand ils en ont. Les chapitres sont alternés et donc le livre est narré à plusieurs voix. Le style s’adapte, tournant un peu en rond quand il est dans la tête de la femme de Hank, plus recherché quand il est dans la tête de Lee, la rockstar, ou Kip le trader, et finalement brut et direct dans la tête de Hank, le fermier qui n’est jamais parti. La lecture est facile , le style clair et limpide, les chapitres sont assez longs

Car la réalité, c’est que le héros ici, n’est pas un des personnages, mais bien l’amérique, dans tout ce qu’elle a de grands espaces, de communautés rurales où tout le monde se connait. Le roman est une ode à ce coin du Wisconsin, mais aussi à la vie à la campagne en général. Au final, qu’on ai grandit à Little Wing ou à St Julien sur Cher, on se retrouve sur de nombreux points. Ces aventures simples que sont monter en haut du silot ou bien passer dans le pré aux chevaux pour rejoindre le cimetière, ce sont des expériences que tout le monde ayant vécu dans un coin un peu isolé du monde ont vécues, en tout cas que moi j’ai vecu. Du coup, le livre parle autant au Francais qu’à l’Américain. Et on sent que Butler à beaucoup d’amour pour sa terre, même si il n’est pas tendre avec elle.

Son livre, c’est la vie simple des gens, comme tous les mondes, c’est la vie des voisins de mes parents, c’est ceux qui sont partis de la cambrousse pour les études, où pour être rockstar et qui y reviennent, puiser dans ce bout de ciel – pas toujours bleu- l’inspiration et la paix, une vie plus simple, loin de l’agitation de la ville. Les personnages sont assez variés, et on s’attache à eux, surtout à notre rockstar et à Ronny l’ex-alcoolique. On à peur pour eux, on est content pour eux aussi.

Bref, bien que je ne me serais pas dirigée vers ce livre en librairie, c’est une excellente lecture, que je conseille à tous, car c’est un livre qui parlera autant aux amateurs de bio de rockstar qu’aux amateurs de tranches de vies.


C’est Lundi que lisez vous ? #148

Serafina dans Actualités, Livres le 24 novembre 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

meg-corbyn-tome-1---lettres--carlates-400695-250-400J’ai commencé, et bien avancé, Lettres écarlates, le premier tome de la série Meg Corbyn par Anne Bishop. Cette série éditée par Milady se déroule dans un monde ou les créatures surnaturelles sont connues et vivent dans l’équivalent de réserves indiennes. Meg, jeune femme en fuite, y trouve refuge et un travail. On suit donc ces personnages dans un cadre très réduit, une réserve. Ce cadre fermé permet de bien connaitre les personnages et de pas être perdu. Ils sont plutôt attachants, l’histoire est sympa et ne traine pas en longueur ni ne devient trop gnangnan. Il s’agit d’une bonne découverte de bit-lit pour le moment.

Malicia

Je poursuis ma lecture de Hors de Portée de Georgia Caldera. Après Les Larmes Rouges, c’est un peu étrange sur le moment de retrouver Georgia dans un autre univers mais c’est aussi très intéressant. Je suis aussi en train de lire Steampunk de Henry Winchester dans la collection Gothic Dreams, qui aborde l’histoire, et les déclinaisons du steampunk dans l’art, la littérature, la mode ou les films. Je trouve cette lecture très intéressante (le mot du jour sera donc « intéressant »…) car ça me permet de mieux comprendre ce mouvement. Et de mieux comprendre aussi pourquoi il ne me passionne pour l’instant pas tellement. Attention, on ne trouve ce livre qu’en anglais. A suivre…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers

Serafina dans Critiques, Livres le 19 novembre 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Le Roi en Jaune est un recueil de nouvelles de la fin du XIXème siècle écrites par Robert W. Chambers. Ces nouvelles ont eu une forte influence dans la littérature anglo-saxonne, puisque Lovecraft en était fan et que certaines mythologies évoquées dans Le Roi en Jaune sont reprises dans les écrits du maitre de Providence. Il se trouve que ces nouvelles n’ont été traduites que récemment : la première traduction est de Christophe Thill et date de 2009 je crois. Le Livre de Poche édite désormais le recueil en poche, relié à l’occasion de la sortie de True Detective.

Le Roi en Jaune de Robert W Chambers

Car en effet, c’est la série qui a remis ce recueil au gout du jour, tellement qu’il est vite tombé en rupture de stock aux US. On retrouve donc dans ces nouvelles une atmosphère de fin de siècle à la fois désenchantée et bohème. Bon nombre des nouvelles se déroulent dans le Paris des artistes ou des étudiants en art – comme l’a été l’auteur-. Ces jeunes hommes déjà sensibles se retrouvent confrontés de près ou de loin à un livre fort mystérieux où il est question d’un Roi en Jaune. Un livre mystérieux, qui rend fou, et dont rien que le nom évoque des frissons, cela ne vous rappellerait rien ? Évidemment, on ne peut pas s’empêcher de penser au Necronomicon.

Ces nouvelles n’ont que peu de liens entre elles, si ce n’est ce fameux livre qui rend fou et la mythologie qu’il développe et qu’on retrouve donc dans True Detective. On y parle de Carcosa, un personnage ou une pièce en deux actes suivant la nouvelle, d’un signe jaune qui condamne son possesseur et des lacs, des villes d’Hastur et du mystère des Hyades. On ne sait pas réellement ce qu’est cette histoire, et c’est justement le fait de découvrir des nouveaux éléments et d’essayer de comprendre de quoi il s’agissait qui fait le charme du recueil. Il s’agit d’une sorte d’histoire dans l’histoire.

La première nouvelle est un peu particulière, puisqu’il s’agit d’un récit d’anticipation, se déroulant 40 ans après son écriture, soit en 1930. Un peu déroutant de lire un récit dans cet époque, mais qui n’a pas connu la première guerre mondiale ou quoique ce soit que nous connaissions. Cependant, cette nouvelle avec son ambiance assez sombre et parlant du suicide m’a fait une forte impression. Elle est glauque et sombre à souhait.

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersPour le reste on retrouve une atmosphère majoritairement Fantastique, versant parfois dans l’Horreur ou dans le Thriller. Le recueil traite beaucoup de folie par contre et on voit petit à petit les héros basculer dans l’insanité, contempler les étoiles noires de Carcosa. Les nouvelles sont assez variées, traitant autant de romances sur Le Masque ou des nouvelles courtes avec un chat en héros.

Le style de l’auteur est assez ampoulé, et donc un peu vieillot mais il a son charme. Il est parfois à l’image des nouvelles, flirtant avec la folie. Cela renforce l’immersion dans les nouvelles, que j’ai totalement dévoré, puisque je l’ai lu en une journée. Bref que vous aimiez ou non True Detective, si vous aimez Lovecraft, vous devriez lire ce livre.


C’est lundi, que lisez vous ? #148

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 17 novembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Trois oboles pour Charon de Franck FerricJe lis depuis un petit moment déjà Wild Cards, l’anthologie remplie de supers héros dirigée par George R.R. Martin, mais comme nous partions en petit voyage à Milan, je ne l’ai pas pris pour le finir. C’est donc Psycho Killer d’un auteur anonyme qui est passé entre mes yeux, j’en ai déjà dit tout ce que je pensais dans la chronique publiée cette semaine, je vous invite donc à la lire.

J’ai ensuite enchaîné avec un livre d’un auteur français que je commence à connaître et que j’apprécie beaucoup, Trois oboles pour Charon de Franck Ferric tout juste publié par les éditions Denoël. Il s’agit de son troisième roman, et cela fait plaisir de le voir rejoindre une maison d’édition si prestigieuse ! Côté contenu, je ne suis point dépaysé tant on y retrouve des thèmes qui me semble lui être chers. Après le Thriller qu’était Psycho Killer, j’ai pris du temps pour rentrer dedans mais maintenant que je suis lancé, je suis captivé par l’ambiance qu’il arrive à dépeindre et j’espère qu’il arrivera à maintenir l’intérêt pour le concept du roman jusqu’à la fin !

Serafina

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersAprès avoir passé mon temps à lire les prévisions météo en vue de notre mariage, nous avons pris quelque jours de congés où le programme se résumait à dormir et lire. J’ai donc … beaucoup lu (et moyennement dormi). J’ai commencé par Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers, un recueil de nouvelles qui a inspiré l’intrigue de la série True Detective. Longtemps introuvable, il est réédité dans une version reliée par Le Livre de Poche. Et c’est vraiment bien, on dirait presque du Lovecraft mélangé avec les vapeurs d’absinthe de la fin du XIXème, à lire donc !

J’ai ensuite lu la novella Skin Trade de G.R.R. Martin que dabYo avait déjà chroniqué. Le début est vraiment difficile à saisir, mais après, ça se lit très bien. Je déplore juste que comme beaucoup de polars fantastiques, la fin est expliquée par un deus ex machina.

J’ai ensuite lu mon livre des Matchs Littéraires de PriceMinister comme tous les ans. Ici, c’est Retour à Little Wing de Nikholas Butler, qui signe là son premier roman après avoir écumé pas mal de petits boulots dont équipier à Burger King (détail sans intérêt mais j’avais envie de vous le donner). C’est un récit à plusieurs voix, sans réelle intrigue, on suit juste un groupe d’amis originaires d’un trou du midwest. Véritable ode à l’Amérique rurale, c’est un roman qui sonne très vrai et que j’ai vraiment beaucoup aimé !

Et la maintenant, je sais pas ce que je vais lire, mais je crois que c’est un Milady.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Psycho Killer de Anonyme

dabYo dans Critiques, Livres le 14 novembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Psycho Killer est un Thriller tout juste publié en poche aux éditions Le Livre de Poche dont l’auteur est anonyme. Enfin, à priori pas tant que ça puisque c’est à lui que nous devons une série de Thriller assez populaire, la tétralogie du Bourbon Kid qui commençait avec Le Livre Sans Nom. Je n’en avais lu aucun, évidemment, du coup j’étais assez suspicieux. Un auteur anonyme, mouais, pourquoi ? Bref, synopsis.

Psycho Killer de Anonyme

Jack Munson est un ancien du FBI, un de ceux à qui l’on confiait généralement les missions clandestines et qui savait les mener à bien sans laisser de traces. Ce qui lui a valu d’être appelé le Fantôme, mais aussi d’avoir été mis sur le banc de touche depuis pas mal de mois déjà. Il paraîtrait que la maison a changé, que les missions clandestines ne sont plus au goût du jour. M’enfin, le problème c’est que les anciens démons finissent toujours par resurgir, il faut alors en programmer de nouvelles pour en effacer les traces. Et c’est ce qui est entrain de se passer à la paisible ville de B Movie Hell, où un tueur sanguinaire sème le chaos depuis quelques heures. Si la police le retrouve, la piste remontera forcément au FBI…

On va suivre tout un panel de personnage au long de la lecture et Jack Munson, sans doute plus récurrent que les autres, n’est pas particulièrement le héros de notre histoire pour autant. On alterne en effet les points de vue à chaque chapitre, des chapitres qui sont très courts, souvent le temps de découvrir une personne qui finira bientôt décapitée -et plus si affinité- par le serial killer qui court dans les rues de B Movie Hell. Difficile du coup de dire que l’on peut ou non s’attacher à des personnages, ils restent tous très clichés et relativement peu profonds. Vu le nombre, on pardonnera à l’auteur de ne pas être allé au plus fin dans la psychologie.

De toute façon, de fin, Psycho Killer n’a pas grand chose. On est plutôt dans le lourdingue, le gras, le gore qui tache bien, digne des films de série B et autres nanars qui se respectent. Si le village dans lequel se déroule notre histoire s’appelle B Movie Hell ce n’est clairement pas pour rien. Il y a de très nombreux clins d’oeil et autres reprises aux scènes que l’on peut retrouver dans ce genre de films, ceux d’horreur en priorité évidemment. Par son manque total de logique sur le comportement de certains personnages, par les scènes que l’auteur fait suivre à ses personnages, ou encore les façons qu’a son serial killer -fan de ce genre de films- de tuer ses cibles.

La narration du coup ne sent clairement pas bon la rose, on frôle souvent les détails sexuels et scatos. Bien que cela permette à l’auteur de dépeindre cette ambiance crade et cheap à mort, on pourra tout de même se demander si l’auteur ne va pas un peu trop à la surenchère. On a bien compris que le parrain du coin, tenancier d’une maison close, aimait bien abuser pour son plaisir personnel des filles qu’il exploite. On a pas forcément besoin de se le voir répéter tous les quatre chapitres, à chacune de ses apparitions en gros.

Psycho Killer de AnonymeA côté de cela, le scénario est tout aussi digne des films dont il s’inspire, avec un côté assez bien foutu je dois bien l’avouer. Le genre Thriller n’est pas du tout usurpé, d’abord parce qu’il est vraiment haletant à lire et qu’on est complètement absorbé par l’ambiance. Ensuite parce qu’il y a un côté conspirationniste, tout contre Jack, qui est franchement bien foutu. Alors qu’on pensait tout connaître de la situation, tout bascule lorsqu’il débarque à B Movie Hell et l’arbre qui cachait la forêt est enfin abattu. Un bon moment en perspective.

Au final, on passe un très bon moment avec Psycho Killer, un Thriller haletant qui donne envie de le finir d’une traite. Le cadre est fun, très digne de l’univers qu’il dépeint et il est complètement dépaysant là dessus. Un carton plein pour les fans du genre, avec de la tuerie absurde en veux-tu en voilà, des moments roadtripesque à mort, du jouissif en clair. Pour les autres, ce ne sera « qu’un » bon moment, mais un moment très sympathique tout de même.