Jeux de Société
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RockBand Manager est un jeu de cartes créé par Antoine Bauza et illustré par Raúl Castellanos, sorti en 2010 chez Edge Entertainment. Acquis par hasard par illman en quête d’un jeu auquel il n’avait pas joué, c’est aussi par hasard que nous avons fini par en faire une partie. Après tout, un jeu de cartes qui promet de diriger un Rock Band, ça allait très bien après une partie ultra disputée de Rock Science, non ?

RockBand Manager de Antoine Bauza

Ce jeu de cartes se joue de 3 à 6 joueurs et les parties sont relativement courtes, 30 à 60 minutes à tout casser, le plus long étant d’en apprendre les règles. L’objectif, vous vous en doutez, est de créer un RockBand, soit groupe de Rock mais en anglais, et de le mener jusqu’à la gloire. Pour cela, il va falloir faire les plus gros concerts possibles, obtenir les meilleures ventes de CD et faire quelques coups bas. Une partie se découpe en trois phases distinctes, Recrutement, Début de Carrière et Apogée de votre groupe. La plupart des phases mêlent les trois même ingrédients: stratégie, enchère, et chance.

On commence donc la partie en recrutant des musiciens pour notre rock band, ce dernier devra se composer de cinq membres aux rôles distincts, voix, clavieriste, guitariste, bassiste et bien entendu, batteur. Cette phase là est une phase de pure enchère: il n’y a qu’un seul musicien par type d’affiché en même temps, ce dernier ayant des caractéristiques plus ou moins intéressantes. Chacun son tour, le joueur doit dire lequel des musiciens il veut recruter et pour combien d’argent, si personne ne s’y oppose, ce dernier rejoint son groupe. Dans le cas inverse, s’enchaîne alors une phase d’enchère pour déterminer le prix final du recrutement. Les musiciens, vous vous en doutez, ont chacun des points répartis dans différentes catégories, l’objectif étant de rafler les personnages les mieux dotés pour être parés pour la suite.

RockBand Manager de Antoine Bauza

Le design des cartes et des personnages est bien travaillé et propose un ensemble cohérent, style cartoon-manga

Malheureusement, il faut avouer que le principe n’est pas franchement folichon. On ne sait jamais réellement ce qui va tomber, et il faut y aller au pif. On peut au final payer très cher un musicien, pour que le suivant se retrouve être bien meilleur, inaccessible… et gratuit pour votre adversaire. Là dessus, malgré le système d’enchère, je trouve que la chance est de loin la plus dominante.

Et c’est aussi ce qu’on pourrait, quelque part, reprocher à la suite. Nos musiciens et leur talent vont nous permettre de remporter des disques d’or, des concerts d’anthologie, ou encore des coups bas. Il s’agit en fait d’une sorte d’étalage sur lequel est positionné plusieurs rangées de carte, et pour lesquels chaque joueur va se placer pour remporter la carte. Plus vos musiciens sont bons, plus vous pouvez aller vous placer sur des gains qui sont éloignés et inaccessibles pour vos adversaires. Les cartes donnant des points différents, il s’agira donc d’essayer de remporter les meilleures. Mais là aussi, c’est plutôt fortement basé sur la chance, d’autant que cela dépend de la phase précédente.

RockBand Manager de Antoine Bauza

Finalement, outre la chance, ce que l’on regrettera le plus, c’est sans doute le côté inintéressant du jeu. Il ne suffit pas d’avoir un joli design et de parler à l’amateur de Rock qui est en nous pour faire d’une partie quelque chose d’intéressant. La partie se révèle être franchement molle, sans réel enjeu, et on perd vite l’intérêt pour remporter les différentes enchères. Alors certes, on n’a joué au maximum à quatre joueurs, et peut être que cela monte en puissance par la suite, mais je suis perplexe.

Vous l’aurez compris, malgré un design très sympathique et un thème qui m’intéressait, RockBand Manager n’a pas réussi à gagner mes faveurs. Trop molles, sans réel intérêt, les parties ne passionnent pas et du coup, on n’a aucune envie de s’y investir. D’autant que le système de jeu limite quelque peu le renouvellement. C’est certes très abordable, vu le petit prix de 20€, mais si vous voulez passer un bon moment entre amis autour d’une thématique rock, investissez peut être plutôt dans Rock Science.


Disque-Monde: Ankh Morpork de Martin Wallace

C'est le bazar à Ankh Morpork

dabYo dans Critiques, Jeux de Plateau, Jeux de Société le 21 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Fin de l’année dernière est sorti un jeu de plateau qui ne pouvait qu’entraîner l’enthousiasme complet de notre part: l’adaptation des Annales du Disque-Monde. Il faut dire qu’après l’excellente expérience que nous avions eue en goûtant au jeu de plateau du Trône de Fer, il aurait fallu être fou pour ne pas se laisser succomber à l’appel d’un jeu tiré de l’univers déjanté de Terry Pratchett. Mais bon, c’est toujours un risque de se lancer les yeux fermé dans une adaptation de licence, le tout pouvant être relativement mauvais et avec un système de jeu décevant. Qu’en est-il de ce cher Disque Monde: Ankh Morpork ?

Disque-Monde Ankh Morpork de Martin Wallace

Le matériel est plutôt de bonne qualité, bien qu’en assez petite quantité. On retrouve tout d’abord un plateau de jeu, il est à l’effigie de la fameuse ville d’Ankh Morpork où prend place une bonne partie des différentes histoires des annales. Elle est divisée en 18 quartiers de ville sur lesquels nous allons pouvoir déplacer des pions et construire des bâtiments. A côté, on retrouve donc ces petits pions en bois, aux couleurs assez vives (rouge, bleu, orange…) qui représentent des Agents, des Bâtiments, des Démons et des Trolls. Enfin, pour finir, près de 200 cartes de personnages, évènements et autres quartiers qui sont toutes aux couleurs du Disque-Monde et de ses héros.

Plateau du Disque-Monde Ankh Morpork de Martin Wallace

Le plateau et les pions placés

Tout cela va permettre à quatre joueurs de lutter pour prendre le pouvoir à Ankh-Morpork, car le vénérable patricien Vétérini a disparu et son poste est vacant. Pour cela, il va falloir étendre son influence sur les différents quartiers de la ville afin de gagner le cœur de son peuple. Bien entendu, nous sommes sur le Disque-Monde, tous les coups sont donc permis, et tout peut arriver: attaque de dragons, révolte de la populace, incendies multiples… L’influence sur la ville se matérialise par la construction de bâtiments et le placement d’Agents sur les différents quartiers. Pour compliquer quelque peu les choses, si le but est commun à tous les joueurs, la façon de prendre le pouvoir peut être différente pour chacun.

En effet, en début de partie chacun des joueurs pioche une carte personnage parmi les huit que compte le jeu. On y retrouve des personnages clefs du Disque-Monde comme le commandant Vimaire, Chrysoprase, le Dragon ou encore… Vétérini lui-même. Bref, suivant le personnage pioché, l’objectif pour remporter la partie peut varier. Quand Vétérini doit placer des agents dans un grand nombre de quartiers de la ville, Chrysoprase doit lui accumuler près de 50$, et le Dragon répandre le chaos dans une majorité des quartiers de la ville. A noter tout de même que Vimaire lui, doit attendre que l’ensemble des cartes aient été tirées pour gagner.

Bien entendu, l’objectif est là d’ajouter un pan de stratégie et d’observation tout au long de la partie, puisqu’il faudra essayer d’atteindre son but en étant discret, pour que les autres joueurs ne puissent pas découvrir quel but vous visez et vous en empêcher. Même si nos expériences là-dessus ont été positives, il faut l’avouer, les situations n’étant pas assez variées, il est très facile de bloquer toutes les façons de gagner.

Disque-Monde: Ankh Morpork de Martin Wallace

Je n’ai pas encore parlé de la manière dont les joueurs vont pouvoir poser leurs Agents, construire des bâtiments et autres joyeuseté sur le plateau. Chaque joueur a une main de cinq cartes, ces cartes lui permettent d’effectuer des actions de certains types : poser un agent sur le plateau, construire un bâtiment moyennant une certaine somme, tuer un agent adverse, empocher de l’argent ou encore jouer une autre carte de sa main. Une fois les effets appliqués, la carte part dans la défausse et s’il a fini ses coups, le joueur pioche des cartes pour en avoir cinq à nouveau. C’est là la base du gameplay du jeu et il faut dire que c’est assez fun. Certaines cartes vont aussi permettre de semer la panique dans la main d’un autre joueur, en échangeant les cartes par exemple, réduisant souvent la stratégie réfléchie à zéro.

C’est peut être là que le bât blesse, car les cartes ont des effets vraiment énormes sur le jeu en cours, et ce dernier évolue très rapidement entre deux tours pour un même joueur. Difficile alors de prévoir ses stratégies à long terme, tant le chaos est ambiant et la situation bien trop variante. Il arrivera souvent même que vous n’ayez plus les mêmes cartes au moment de jouer, mettant à plat toute votre stratégie. C’est assez dommage, il faut le dire, et cela oblige les joueurs à reconsidérer la situation le moment de jouer venu. Du coup, le rythme est ralenti, et le tout subira quelques lenteurs, rendant une partie qui aurait dû être rapide et fun un poil trop lente. Dommage, car sur le papier, il y avait tout les éléments nécessaires.

Cartes du Disque-Monde Ankh Morpork de Martin Wallace

SALUT

Au final, le jeu Disque-Monde: Ankh Morpork est sympathique à jouer mais pas franchement marquant, que vous soyez ou non fan de la série. Ces derniers y retrouveront avec un certain plaisir l’univers déjanté des Annales du Disque-Monde, qui est bien présent. Il se ressent à travers le principe, les cartes, le chaos ambiant, et c’est toujours un réel plaisir de découvrir les différents personnages de l’univers en piochant les cartes. Pour les fans, c’est assurément un jeu à avoir, mais si la série vous a laissé de marbre, difficile de vous conseiller le jeu, bien qu’il ne faudra pas hésiter à y jouer à l’occasion. Bon, ici, on est fans…


Rock Science, Join the Rock Alliance, de NuDay AB

Le Trivial Pursuit du Metal vous en rêviez ? NuDay AB l'a fait !

dabYo dans Critiques, Jeux de Plateau, Jeux de Société le 14 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

Rock Science est un jeu de plateau sorti il y a très peu en Suède, le 9 décembre 2011. Uniquement disponible en anglais pour le moment et seulement vendu à distance en France par Season of Mist, il a attiré le regard de Serafina pour une simple et bonne raison: il avait tout d’un Trivial Pursuit version Metal. Et ça, vous vous en doutez, on en rêvait depuis pas mal de temps ici, surtout moi. Voyez plutôt, un thème sur le Metal, quelques centaines de cartes contenant chacune trois questions pour six catégories, avec un total de 2500 questions différentes. Le jeu a été créé par un groupe de musiciens suédois, avec entre autre Nick Royale d’Entombed, et va proposer aux métaleux de tout bord d’enfin savoir qui a la plus grosse. Culture Metal, bien évidement. Mais est ce que ça vaut vraiment le coût ?

Rock Science Logo

Le matériel proposé est assez sobre et restreint: un petit plateau sur lequel les pions de chaque joueur parcourra une boucle, six pions, un dé, et les nombreuses cartes. Il n’y a pas de type de réponse particulière à obtenir pour gagner gagner un point comme au Trivial Pursuit, pas de camembert non plus, ici c’est le stricte minimum. Cela dit, le matériel est soigné, et de bonne qualité. Mais surtout, c’est l’aspect graphique qui est travaillé, aux couleurs du Metal, que ce soit dans les types de question ou dans les pions, six médiators aux couleurs de Rock Science. La promesse du jeu est plutôt modeste, une partie de près de 45 minutes, pour 2 à 6 joueurs et surtout, un agréable moment à passer entre potes.

Cartes de Questions de Rock Science

Cartes de questions de Rock Science

A chaque tour un joueur jette le dé à six faces. Le chiffre obtenu désigne l’un des six types de questions disponibles: Song, Album, Rocker, 50-50, Sex, Drugs and Rock’n’Roll et Rock the Song. Les cinq premières sont des questions sur les albums, chansons ou anecdotes relatives à un groupe, une personnalité ou un genre en particulier. Le dernier type, Rock the Song, est plus particulier: le joueur a deux titres de morceaux qu’il va devoir faire deviner aux autres, en imitant l’air ou en mimant. Sacrément fun pour le coup, surtout lorsque le joueur a le malheur de tomber sur un morceau inconnu au nom à rallonge. Faire deviner Jesus Built My Hotrod des Ministry n’est pas des plus aisé.

Pour les cinq autres types, c’est le joueur à la gauche de celui ayant jeté les dés qui va poser la question. Il commence par annoncer le groupe concerné, par exemple Black Sabbath. Le joueur doit alors choisir sa difficulté: Poser, Fan, ou Scientist. Car pour que le jeu soit accessible aux passionnés tout comme aux simples amateurs, chaque carte contient pour chaque type de question trois difficultés différentes. Et c’est une très bonne chose car il est difficile d’être un expert de tous les groupes de Metal, et il faut avouer qu’un bon nombre de personnes se pensant amateur du genre vont se retrouver face à quelques classiques qu’ils n’auront peut être même jamais aperçu.

Une fois que le joueur a choisi le niveau de difficulté, les autres doivent parier sur sa réponse: va-t-il oui ou non répondre correctement ? La question est ensuite posée. Ce coté paris est vraiment fun car il permet souvent de faire inverser le cours du jeu, ou de permettre aux joueurs moins aguerris de rester dans la course, à eux ne bien faire leurs paris pour gagner le plus de points ! Bien entendu, ça permet de chambrer allègrement les incultes et garanti un peu plus l’ambiance, très festive, du jeu.

Crucified Barbara and Rock Science

Crucified Barbara's approval qui peut se résumer à: "OMG FUCKING AWESOME YEAH YEAH"

Les questions posées sont plutôt très vastes et variées. Il faut avouer qu’il y a énormément de vieux groupes et qu’à moins d’être un expert des débuts du Metal et des groupes de Rock qui s’en approchent de près ou de loin, il est fort probable de tomber sur des questions concernant un groupe, un album, une personnalité ou même les trois dont vous n’avez jamais entendu parler. Les niveaux de difficulté assurent des questions renouvelées et souvent originales. Mais attention, les questions libellées Scientist ne le sont pas pour rien, tant elles peuvent s’avérer pointues et difficile. Là encore, le défis en vaut la chandelle, puisque si le joueur réussit, il avance plus vite sur le plateau.

Côté groupes concernés, on va vraiment retrouver un très grand éventail de possibilités. On tape d’abord dans les vieux classiques, Black Sabbath, Deep Purple et autres Led Zeppelin. Viennent ensuite les gros du genre, tels Metallica, Motörhead, et autres Mötley Crüe, ces derniers vont d’ailleurs allégrement remplir les questions de la catégorie Sex, Drugs n’ Rock’n’Roll. Mais on retrouve aussi quelques petites, comme les frasques de L7, ou des groupes un peu plus Rock, avec les Red Hot ou même les Rolling Stones. Bref, là dessus, c’est franchement varié et découvrir les réponses est très souvent fun. On a déjà hâte de voir ce que vont donner les différentes extensions prévues, qui devraient amener des questions sur des gens de Metal bien spécifiques !

Au final, Rock Science est une véritable réussite. C’est vraiment le genre de jeu que n’importe quel amateur de Metal a au moins une fois imaginé à voix haute sans jamais vraiment y croire. Il est malheureusement fort peu probable de voir l’équivalent un jour traduit en français, mais la langue ne doit pas vous retenir tant la compréhension et les chances de jouer avec des anglophile est probable. Simple mais complet, c’est la garantie d’un bon moment entre potes, la boisson ne pouvant qu’y contribuer. Bref, un must-have pour tout fan du genre !


Le Trône de Fer de George R.R. Martin est sans aucun doute l’une des séries de Fantasy qui se prête le plus aux jeux de stratégie. Ça tombe bien puisqu’il existe depuis quelques années maintenant une adaptation en jeu de plateau chez Fantasy Flight Games. Après avoir été en rupture de stock pendant de nombreux mois, notamment à cause du succès de Game of Thrones, il vient tout juste d’être réédité dans une version revue et corrigée, localisée en français par Edge. C’est donc l’occasion pour nous de vous en parler, puisque nous y jouions depuis de nombreux mois déjà avec la première édition.

Le Trône de Fer, le Jeu de Plateau

Il s’agit donc d’un jeu de plateau jouable de 3 à 6 personnes. Chaque joueur incarne l’une des cinq maisons majeures qui luttent sur les terres de Westeros: Stark, Lannisters, Baratheon, et si le nombre de joueurs s’y prête, Hautjardin et Greyjoy. Le but assez évident est de conquérir les différents territoires de Westeros pour imposer sa supériorité grâce aux différentes citadelles, châteaux et territoires de ressources.

Plateau du Jeu de Plateau Le Trône de Fer

Les ronds verts, jaunes, sur le plateau sont les ordres données aux unités (pièces en bois jaunes, vertes)

La première chose sur laquelle il me faut fortement insister, c’est qu’il ne s’agit pas d’un banal jeu de plateau auquel on aurait ajouté une licence: tout dans cette adaptation transpire le Trône de Fer. Le plateau bien sûr, territoires de Westeros, les différentes pièces et cartes à l’effigie des personnages, mais surtout, le système de jeu et la tension qu’il provoque entre les joueurs.

Le principe d’information différée que j’évoquais souvent dans les chroniques des livres est ici parfaitement respecté. Chaque début de tour, les joueurs doivent donner des ordres aux différentes unités de sa maison présentes sur le plateau. On y compte cinq types d’ordres, déplacement offensif, maintient défensif, maintient de coopération, raides et influence sur le pouvoir. Ce ne sont pas les noms officiels, c’est juste pour vous donner une idée de ce que chacun fait. Les ordres sont donnés face cachée, et lorsque tout le monde a placé ses ordres sur le plateau de jeu, ils sont retournés pour être révélés. Chaque joueur pour les placer doit donc déterminer ce que feront le plus probablement les autres et agir en conséquence pour anticiper et ainsi minimiser les dégâts, en quelque sorte.

Cette partie du jeu est à la fois une sacrée prise de tête, et à la fois l’une des plus intéressantes. Comment placer nos ordres, qui sont limités à trois par type et un seul par unité, pour se défendre efficacement tout en étant offensif pour se rapprocher de la victoire. Plus l’on est proche de la fin, plus il faut être prêt à sacrifier quelques territoires pour remporter le tout et analyser les différents scénarios possibles. Une fois les ordres découverts, il faut alors les exécuter, suivant le type, puis chaque joueur ayant son tour. Ainsi, si deux joueurs ont placé des ordres d’attaques, il leur faudra choisir lequel ils vont jouer en premier, ce qui peut avoir une conséquence assez forte.

Plateau du Jeu de Plateau Le Trône de Fer

Comme dans le Trône de Fer, ici, c’est chacun pour soi. Mais cela ne veut pas dire que deux joueurs, voire plus, ne peuvent pas joindre leurs forces temporairement lorsque cela les avantage mutuellement. Chaque attaque est précédée par un tour de table pour que d’éventuels alliés fassent connaître leur support à chaque opposant, s’ils le souhaitent. S’engage ensuite le conflit: chaque camp a un nombre de points d’attaque, auxquels vont peut être s’ajouter ceux d’une carte de héros. En effet, chaque maison dispose de 6 cartes de héros, qui lorsqu’elles sont jouées au cours d’une bataille permettent d’augmenter sa force de combat, ou d’autres effets plus stratégique.

On retrouve dans ces cartes les personnages principaux de la série, Ned et Robb pour les Starks, Cersei et Jaime pour les Lanisters, etc. Il faut d’ailleurs préciser que si les personnages présents vont jusqu’au tome 9 (ou 3ème intégrale), il n’y a pas de réel spoil à prévoir. Les personnages sont d’ailleurs superbement illustrés et un véritable régal pour les yeux. D’une manière générale d’ailleurs, le jeu de plateau est d’une grande qualité graphique.

Cartes du Jeu de Plateau Le Trône de Fer

Les différentes cartes maison du joueur Stark, on retrouve les héros des romans. Certains ont des effets bonus qui permettront au joueur d'obtenir un avantage en cas de victoire, ou de surprendre son adversaire

Afin d’amener un peu de variété dans les parties, chaque tour ont lieu des événements aléatoires qui peuvent avoir un très gros impact sur la suite du jeu: ravitaillement et recrutement des armées, attaque des sauvageons, ou encore jeu des trônes. Là encore les événements ne sont pas mis au hasard et conviennent parfaitement à l’ambiance de la série. On pourrait craindre que du coup, le tout perde en stratégie, mais c’est presque tout le contraire. Cela permet aussi et surtout de différencier totalement chaque partie.

Au final, l’adaptation en jeu de plateau du Trône de Fer créée par Christian T. Petersen est une réelle réussite. Avec ses illustrations soignées et ses éléments repris du roman, on aurait vraiment l’impression de jouer sur les terres de Westeros. Mais au delà de cette ressemblance, le jeu en lui même est vraiment prenant et vous permettra de passer d’excellents moments. D’autant qu’avec des petits aléas dans le jeu, on pourrait presque dire que chaque partie est unique. Un achat très facilement rentabilisé, en somme.

Le Trone de Fer Le Jeu de Plateau Seconde EditionA noter que visiblement, la seconde édition du jeu de plateau du Trône de Fer permet de jouer jusqu’à six joueurs dans sa version basique, avec l’ajout de la maison Martel. De même, et ajout des plus sympathiques, à priori les deux extensions Tempête des Lames et La Bataille des Rois seraient directement inclues dans l’édition, ce qui est un sacré plus. N’ayant pas encore eu l’occasion de les tester, je ne puis dire ce que cela change réellement. Outre ces changements, on pourra aussi noter un petit re-design des cartes, de nouveaux artworks, et surtout une refonte du plateau, moins « flashy ».

Mais d’une manière générale, rien qui ne change drastiquement le principe du jeu.