Jeu Vidéo
1567 68 articles

Dernièrement dans la section Jeu Vidéo d'if is Dead:

Ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé de jeux vidéo en coopération sur if is Dead ! Et pourtant, rappelez vous, les jeux en coop offline sur Xbox 360 sont ceux que nous prisons le plus. Malheureusement, après avoir terminé les deux Gears of War en coop, il faut avouer qu’il n’y avait plus grand chose à se mettre sous la dent. La plupart des titres en proposant soit uniquement en online, soit des très mauvais… Et ce, jusqu’à ce qu’on finisse par tomber sur Resident Evil 5.

Resident Evil 5

Pour ce cinquième épisode, Chris est accompagné de Sheva, un personnage féminin dont l'IA est tellement mauvaise que toute tentative de finir le jeu en solo devient frustrante. On comprend pourquoi, vu le travail fait sur son déhanché et les rebonds de poitrine !

Si vous ne connaissez pas Resident Evil, sachez que c’est une vieille série de jeux vidéo de type survival horror. Comme son nom l’indique, vous devez survivre au milieu de l’horreur. En d’autres termes, des jeux à frissons qui foutent bien la trouille. Du coup, c’est d’autant plus intéressant de le faire en coopération.Malheureusement la démo nous avait laissé perplexe. En effet, il faut bien savoir que le gameplay de Resident Evil 5 est carrément périmé: mouvement très lents, inventaire très limité à gérer, système de visée daté, les défauts de ce côté là sont très nombreux. On est clairement dans un jeu qui a une bonne génération de retard, et encore, même Resident Evil 4 n’en avait pas autant. Le problème c’est que ce qui était acceptable il y’a 5 ans, l’est moins aujourd’hui, surtout quand on a joué à un Gears Of War duquel Capcom s’est beaucoup inspiré. Du coup, c’est plus d’un an après sa sortie que nous avons mis la main dessus…

Cependant, une fois passé ces inconvénients, comme ne pas pouvoir tirer en marchant, se faire taper quand on essaye en vain de changer d’arme, le jeu commence peu à peu à prendre son envol. Si on omet le premier niveau, qui est vraiment mauvais en tout cas. En effet dans ce niveau, un peu perdu, pas aiguillés pour un sou, étonnamment dur pour un début, on est vraiment à deux doigts d’abandonner jusqu’à comprendre qu’il ne faut pas affronter les ennemis, mais fuir. Heureusement, le titre a quand même des atouts. Car on a là, tout comme dans Gears Of War un jeu qui est pensé à 100% pour la coop. Il faut vaincre les ennemis à deux, progresser à deux, faire des actions à deux, se soigner mutuellement, bref, du tout bon. Passé la première demi heure de jeu, le côté grand spectacle du titre, la jouissance du défourailler du zombie se font tout de suite sentir.

Resident Evil 5

Ces sortes d'araignées chelou sont de loin les ennemis les plus flippants du titre.

Et le tout pendant une bonne dizaine d’heures, suivant votre niveau et la difficulté que vous avez choisi. Il y a beaucoup d’actions, et les cinématiques nous fournissent du grand spectacle avec des plans audacieux faits pour vous en mettre plein la vue (et vous montrer le roulement de fesses de Sheva aussi). Bon alors, pour moi qui avait joué au premier épisode de la série dans sa version Rebirth, je dois ajouter que je n’ai pas réellement eu l’impression de jouer à un Resident Evil. Du shoot à gogo, des milliers de zombies lents, la sur-possibilité de revivre, etc. Tout ça ne permet vraiment pas de ressentir une quelconque peur. Je me rappelle de chaque ennemis comme un très gros obstacle dans le temps, tandis qu’ici on dézingue du zombie comme on dézingue des Locustes dans Gears Of War.

Outre son gameplay dont on fini par oublier les défauts, voir par aimer pour ma part, l’un des gros défauts du jeu est la présence de sorte d’actions supplémentaires un peu confuses. Je n’entrerai pas dans les détails, mais c’est ce qui m’a déplu vers la fin, avec notamment un boss final où les actions contextuelles sont difficiles à cerner et font tirer le jeu en longueur. Dommage.

Resident Evil 5

Devinette: qu'est ce ?

Alors on aime ou on aime pas. Le mieux, c’est de ne pas voir cet épisode comme un Resident Evil, mais comme un blockbuster plutôt indépendant. Un mix entre Tomb Raider et Gears Of War en quelque sorten qui propose de l’action à gogo, un scénario qui casse pas trois pattes, de bonnes phases d’action et quelques petites enigmes. On fini par oublier que le gameplay est veillissant, et le titre de Capcom devient assurément l’un des meilleurs jeux en coop de la Xbox 360 avec Gears Of War. Je le recommande à tout ceux qui aiment jouer à deux.


Star Ocean: The Last Hope sur Xbox 360 (et PS3)

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 janvier 2010, avec 7 commentaires
Critiques

orti le 4 Juin de cette année, Star Ocean : The Last Hope est le quatrième opus de la fameuse série de Tri-Ace. Étant particulièrement fan des Star Ocean 1 et 2 remasterisés sur PSP (j’oserai même dire que le premier a été une très grande baffe vidéoludique), ce jeu est le premier sur lequel je me suis jeté lorsque je me suis vu heureux possesseur de la console de Microsoft. Un petit peu d’histoire pour planter le décor.

Star Ocean: The Last Hope

Le premier opus a vu le jour en 1996 sur Super Nintendo, le second, mettant en scène le fils d’un des héros du premier, est sorti en 1998. Le troisième, auquel je n’ai pas eu l’honneur de jouer, est sorti sur PS2 et prend place 400 ans après le deuxième épisode. Avec Star Ocean 4, on replonge au contraire aux origines de l’histoire. Se passant à une date que l’on pourrait calculer (mais j’ai franchement la flemme de ressortir le 1 et de faire la soustraction), retenons que l’histoire se déroule quelques siècles avant Star Ocean 1.

Le jeu nous accueille avec une cinématique de fort bonne facture, nous informant que les dirigeants ont fini par presser le bouton rouge et se mettre sur la tronche assez sévèrement pour faire de la Terre un endroit vaguement irradié et inhabitable en grande partie. Résultat, une seule solution : se bouger rapidement dans l’espace. Chose dite, chose faite puisqu’une dizaine d’années plus tard, non seulement l’humanité dispose d’une base spatiale de taille respectable en orbite, mais a en plus maîtrisé le voyage à la vitesse de la lumière. En même temps, quand on n’a pas le choix… Bref, on se retrouve la veille du lancement d’une mission secrète de reconnaissance spatiale, menée par une organisation développée tout aussi secrètement : la FRS ou Force de Reconnaissance Spatiale.

Star Ocea 4: The Last Hope, Edge Maverick

Edge Maverick, profession : héros de RPG. La gueule de l'emploi. La preuve, il a une épée.

Un jeune homme (Ah, à quand un RPG avec un héros de plus de trente-cinq balais) se voit sermonné par son amie d’enfance pour avoir raté la cérémonie d’inauguration, ce qui n’est pas du plus responsable quand on sait que monsieur fait partie de l’équipage (en même temps il aurait été le balayeur ça n’aurait pas posé de problème, mais l’aventure en aurait pris un coup dans l’aile.) Le temps de faire connaissance avec le système de combat (j’y reviendrai) et on embarque pour visiter l’espace, histoire de voir s’il n’y aurait pas une planète accueillante dans la galaxie pour les réfugiés terriens. Malheureusement, dès le premier warp ou saut spatial, un problème lié à une météorite fait que tous les vaisseaux doivent atterrir d’urgence sur la première planète qui passe. Après avoir fait connaissance avec les sympathiques insectes géants qui peuplent le coin, Edge se voit assigner comme mission d’aller inspecter les sites de crash des autres vaisseaux. Malheureusement (bis), l’équipage du vaisseau le plus proche a eu la mauvaise idée de rapporter un bout de météorite à des fins d’analyse. La météorite s’avère être cependant un peu plus qu’une météorite.


Star Ocean 4: The Last Hope

Que le public masculin se rassure : d'emblée, le quota "mini-short en cuir" est rempli.

Alors, certes, ça fait un peu synopsis en forme de quatrième de couverture, mais le scénario est un peu particulier. Vous en dire plus serait vous spoiler. Le scénario n’est d’ailleurs pas particulièrement génialissime, en tout cas moins que les deux premiers opus ; le fil conducteur, c’est la météorite et ses méfaits, certes, mais les évènements s’en écartent souvent et les héros sont plus ou moins ballotés d’évènement en évènement, de même que le joueur, donc, et le tout donne une désagréable impression de décousu, même si pris dans sa globalité l’histoire reste assez cohérente. Bref, petite déception pour moi de ce côté (il faut dire que j’attendais énormément du jeu) mais certainement pas un point faible à proprement parler.

Parlons rapidement des graphismes : les décors sont absolument splendides, parfaitement réalistes (quoiqu’un peu trop lumineux parfois), les cinématiques sont superbes, les ennemis et les personnages sont très bien modélisés. Donc les graphismes sont presque parfaits. Presque, parce qu’il faut tout de même signaler des visages absolument et totalement inexpressifs. Disons que s’ils avaient cligné des yeux ça n’aurait pas été plus mal. Palme spéciale décernée à Lymle, gamine de 15 ans (non mais sérieusement, 15 ans ?) qui en paraît six ou sept à tout casser et dont l’allure générale n’est pas sans rappeler la poupée de votre grand-mère. Assez dérangeant lors des cut-scènes, qui sont par ailleurs très (trop ?) nombreuses.

Il faut savoir que le jeu se déroule de manière à pouvoir changer de planète. Petit à petit, vous visiterez donc plusieurs planètes (en tout trois habitées, une déserte et le donjon final). Sauf qu’une infime zone de la planète sera à votre disposition ! Résultat, en mettant tout bout à bout, on arrive à peine à une carte de RPG classique. Très peu de villes, d’ailleurs. La durée de vie du soft m’a, pour tout dire, un peu déçu. Elle n’est pas précisément extrêmement courte mais l’aventure se termine un peu trop vite. Heureusement, des quêtes annexes parviennent à rallonger la durée de vie. Bien que mal réparties (on se retrouve noyé sous des tonnes de quêtes annexes d’un seul coup sans trop comprendre comment, alors qu’on n’en avait pas une seule l’instant d’avant), elles sont assez intéressantes, parfois lourdingues et certaines d’entre elles vous donneront du fil à retordre (exemple : j’ai perdu mon médaillon dans l’océan, allez fouiller les plages pour voir si vous le retrouveriez pas, par hasard.). Par contre, autre type de quête annexe, chaque magasin pourra vous fournir quelques commandes de livraison qu’il souhaiterait vous voir exécuter. Les objets à livrer sont parfois rares. Mais la durée de vie n’en est qu’artificiellement rallongée.

Heureusement, Star Ocean ne serait pas Star Ocean sans son fameux Colisée, qui vous donnera du fil à retordre pour parvenir premier, et qui par ailleurs propose des courses de Connils (des gros lapins roses, c’est la crédibilité du titre qui en prend un coup) pour se détendre entre deux bastons difficiles. Par ailleurs, autre trait de caractère de Star Ocean, le donjon bonus avec des monstres de-la-mort-qui-tue et un gros boss à la fin qui est cent fois plus fort que le boss final. Eh bien les adeptes de ce type de défis seront ravis de savoir qu’il existe deux donjons bonus dans SO : The Last Hope ! Le premier ne propose pas de défi particulièrement démentiel, mis à part son boss shooté, et le second, très dur, se compose d’une succession de niveaux à l’infini (c’est plus simple, tout de suite…). Pas mal d’annexe donc, de quoi occuper et justifier la limite de niveau de 255 (autre particularité de la franchise). Cependant, vous n’irez pas au-dessus du 200 si vous ne débloquez pas une certaine partie des Battle Trophies propres à chaque personnage, des bonus de combat débloqués sous certaines conditions (se battre une heure, tuer 1000 ennemis, etc).

Bacchus dans Star Ocean 4: The Last Hope

Règle 54 des clichés RPG : Il y a toujours des robots géants. Toujours.

Les combats, justement. Pierre angulaire de Star Ocean 4, il faut bien que j’en parle. Les combats se déroulent donc de manière assez classique pour la série : dans un champ de bataille, vous maîtrisez votre personnage tandis que vos alliés répondent à la tactique assignée (très pauvre en options, d’ailleurs ! En gros, tapez ou ne tapez pas, ce qui est très limité, même par rapport aux anciens opus) et que vous tentez de massacrer vos ennemis, soit en tapant classiquement, soit en sortant des coups spéciaux assignés aux gâchettes, soit, nouveauté, en déclenchant des attaques éclairs : en gros, vous maintenez la touche d’esquive jusqu’à ce qu’un ennemi soit sur le point d’attaquer, vous sautez de côté et paf, vous vous retrouvez, après une petite animation dépendant du personnage, derrière lui, à lui infliger des coups critiques en veux-tu en voilà. De plus, il ne s’agit pas de rencontres aléatoires mais des avatars des équipes ennemis directement sur le terrain qui se précipiteront sur vous. Plus facile à éviter (la plupart du temps) quand vous avez envie d’aller vite.

En passant, je tiens à signaler que les effets sont très beaux et très impressionnants. Tellement impressionnants, en fait, que lorsque les quatre personnages balancent en même temps leurs meilleurs coups, préparez vous à faire péter vos enceintes et votre écran : ça gicle de tous les côtés en terme d’effets lumineux, et pendant quelques instants c’est parfaitement irregardable, mais très jouissif. Blague à part, le système de combat, une fois bien en main, est excellent et pas lassant du tout. C’est un vrai plaisir de se battre. Seul gros point faible : impossible de choisir quel ennemi on vise ! Très handicapant pour mettre en place des stratégies, le personnage est censé viser l’ennemi le plus proche de lui mais le voir courir tout le terrain pour taper le plus lointain n’est pas rare…

Système de combat de Star Ocean 4: The Last Hope

Le système de combat est performant et les boss sont très gros et très stylés. Tout pour plaire !

Par ailleurs, on remarquera que la limite classique « 9999 PV, 999PM » est breakée, et que les personnages peuvent facilement atteindre 40 000, 50 000 PV et plus, ce qui, vu la difficulté de certains combats, n’est pas du luxe. D’ailleurs le leveling n’est pas très aisé et les niveaux ne passent pas à la vitesse de l’éclair. Par contre, un tableau de bonus en combat aidera vos personnages : terminer un personnage en coup critique vous octroiera 10% d’expérience en plus, en tuer plusieurs d’un coup vous donnera droit à 10% d’argent en plus, etc., ce qui aide bien pour monter en puissance. Un ajout intéressant, dommage qu’un tableau entier puisse être à moitié détruit au moindre coup critique reçu de l’ennemi.

Parlons maintenant rapidement de la bande-son : les doublages sont en anglais mais ne sont pas trop ratés (mis à part la voix absolument horripilante de Lymle, qui en plus d’avoir la tronche d’une gamine de sept ans, s’exprime comme si elle en avait quatre. Insupportable. D’ailleurs, elle rajoute « okay ? » à toutes ses phrases ; j’ai cru un instant à la résurrection de Mr. Garrison. Remarquez que c’est peut-être une référence à South Park, mais ça n’en reste pas moins très énervant.) Les sous titres sont, à l’instar du menu et des dialogues, minuscules, prévoyez de vous coller à votre écran pour les lire. Ennuyeux. Par contre, les sons et effets sont de très bonne facture et les musiques d’ambiance collent parfaitement. Aucun problème là-dessus, c’est très réussi.

Myuria de Star Ocean 4: The Last Hope

Myuria, un personnage plutôt attachant et intéressant, fait partie de la race des Morphus, une des plus avancées de la galaxie. Alors est-ce qu'on pourrait m'expliquer le costume d'elfette ?!

Abordons à présent la Création d’Objets (et oui, ce jeu a des défauts mais tout de même du contenu). Autre spécificité des Star Ocean, la création d’objets permet à vos héros de développer des talents et ensuite de créer des groupes qui, utilisant des points de compétences, réfléchiront de tous leurs neurones de héros-RPG pour trouver des recettes, recettes qui serviront ensuite à créer des objets. Le bon point, c’est que c’est un renouvellement intéressant du système, et puis on n’a aucun risque d’échouer. Les mauvais points… Premièrement, elle n’est accessible qu’à l’intérieur du vaisseau, là où auparavant, en plein donjon, les héros pouvaient s’adonner à leurs ateliers créatifs ; deuxièmement, toutes les recettes demandent un nombre de composants (dont des composants à récolter ou miner sur la carte) que je qualifierais d’aberrant. En fait, vous ne commencerez à avoir de quoi créer quelques petites choses que vers la fin du jeu ! Quel intérêt de proposer enfin les composants introuvables pour créer telle arme ou armure alors que le marchand du coin vend mieux ? Le but de la création est justement de renforcer ses personnages indépendamment des marchands et leurs prix abusifs… Hors, ici, on se retrouve à inventer une vingtaine de recettes d’un coup qu’on finit par oublier, puisque les trois quarts ne serviront pas et que les équipements vraiment intéressants ne seront faisables qu’à la toute fin du jeu en explorant les donjons bonus… Déception de ce côté, quoique le système ne soit, ces points mis à part, pas trop mal foutu.

À présent, je voudrais, avant de conclure (ouf) cette critique, parler d’un aspect qui me tient à cœur quand je joue à un Star Ocean : l’âme du jeu, même si c’est très subjectif. Le premier opus était parfait de ce point de vue ; les personnages étaient charismatiques et originaux, les villes étaient magnifiques et possédaient un vrai petit quelque chose en plus qui faisait qu’on aimait observer les décors. Dans le second opus, les personnages sont un peu moins attachants mais tout de même encore un peu, les villes ont moins d’âme mais sont encore jolies. Dans le troisième, aucune idée. Mais ici, les villes sont superbes mais n’ont pas d’âme ; les personnages sont sympathiques mais un peu stéréotypés, moins attachants, même si je tiens à signaler l’existence d’un vrai rebondissement aux deux tiers de la partie qui n’est absolument pas un poncif du genre, bravo aux développeurs pour ce coup-là. Pire encore, là où tous les opus proposaient de choisir ses personnages pour faire son groupe de huit (sur, généralement, onze ou douze possibles), ce qui donnait un vrai intérêt pour rejouer, puisqu’une nouvelle partie pouvait être assez différente en choisissant d’autres équipiers, ici, on suit un cheminement classique et les personnages s’imposent à nous.

Et pourtant, pourtant la magie Star Ocean opère tout de même un peu, puisqu’à la fin on aimerait bien suivre encore un peu les aventures de nos héros, et que s’en séparer est tout de même désagréable. Malgré les défauts du jeu et les clichés de certains personnages, on aimerait bien les accompagner plus longtemps…

Gentil-Méchant de Star Ocean 4

Salut, je suis "l'associal-stylé avec une cicatrice" de la série… Hein ? Non, je m'appelle pas Squall, pourquoi ?

Bon, il est temps de conclure ; je signalerai simplement qu’un énorme nombre de clins d’œil au premier opus a été fait, en particulier le fait qu’une des planètes visitables soit celle où se déroule le premier opus ! Si l’on retrouve quelques villes (trois seulement), la magie n’opère pourtant pas autant que lorsque je la visitais sur ma PSP, mais qu’importe. D’ailleurs, le boss du colisée est un des personnages jouables de Star Ocean 1, mais jeune ! Ceci dit, l’assistante à la création d’objet est un personnage récurrent de la série, un « Commandant Kenny » apparaît, référence nominative et graphique à l’un des héros du premier opus, un des personnages de l’équipe rappelle fortement l’un de ceux du premier soft de la série, et une partie de l’aventure fait ouvertement référence à la quête principale de Star Ocean 1 ! Il y en a d’autres, mais je ne vais pas en dresser la liste exhaustive, cette chronique n’a que trop duré. A vous de les trouver.

Rapidement, au passage, la version PS3 sera enrichie de nouveau(x ?) personnage(s ?) jouable(s ?) et le menu sera mieux présenté. Hmf. Sur ce, à ceux qui auront sauté le corps de l’article, sachez que ce jeu présente plusieurs défauts mais est définitivement un bon RPG qui vaut la peine d’être acheté. Et les deux premiers opus, encore plus.


Warriors Orochi 2 sur PlayStation Portable

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 29 septembre 2009, avec 1 commentaire
Critiques

En cette rentrée 2009, plusieurs jeux de PSP méritant le coup d’œil sont sortis en même temps (alors que les possesseurs de la machine sont bien habitués aux traversées du désert, mais passons) : Dissidia, bien sûr, mais aussi Soul Calibur, et celui dont je vais vous parler, Warriors Orochi 2. Pour les néophytes, sachez qu’il s’agit d’un Beat’em All de masse. Suite directe du premier opus, bon succès mais honni par les critiques tant il faisait du fan-service, j’avais pour ma part apprécié les batailles dantesques et les centaines d’ennemis qui volaient de tous les côtés. Le scénario, inexistant et grotesque, n’était, et n’est toujours, qu’un prétexte pour réunir les deux grosses têtes d’affiche de Koei.

Warriors Orochi 2

Dans le premier du nom, le roi Serpent Orochi manipulait le temps et l’espace pour réunir les guerriers de Samurai Warriors (période Sengoku, Japon, XV au XVIIe siècle) et les guerriers de Dynasty Warriors (époque des Trois Royaumes, Chine, IIIe siècle environ après J-C.). Dans le deux, il ressuscite et encore une fois, on va devoir le renvoyer pleurer sur ses écailles. On n’attendait rien du scénario, on est servi, et en avant pour de nouvelles bastons, et aussi mettre en lumière quelques personnages un peu oubliés dans le premier opus.

Niveau graphismes, pour commencer,  je trouve un peu exagéré que Koei se permette de proposer les mêmes que dans le premier opus ; DW Strikeforce nous avait prouvé que les décors pouvaient être beaux, et rien n’est fait sur les sinistres environnements d’Orochi 2…  Prétexte pour recycler des cartes du premier, d’ailleurs, les nouvelles cartes n’étant qu’une minorité peu visible. Bien sûr, ça se déroule dans le même monde, mais quand même… Les personnages aussi n’ont pas été retouchés d’un seul pouce, et quoiqu’ils soient globalement honorablement rendus, un peu de lissage n’aurait pas été de trop.

Screen de Warriors Orochi 2

Bonne surprise par contre, de nouveaux personnages, et un nombre total plutôt impressionnant: 96, dont Sun Wukong, qui n’est autre que… le Roi des Singes, pour ceux qui connaissent, ou encore Yoshitsune no Minamoto, samouraï légendaire du XIIe siècle. Mais les anciens ne changent pas d’un pouce. Mêmes coups, mêmes combos, même répartition des guerriers entre trois types (vitesse, puissance, technique), mêmes armes, mêmes effets secondaires à ajouter aux armes… Niveau chara-design, on en revient heureusement aux designs des anciens Dynasty Warriors. Adieu donc aux voilettes de Zhang He et au khôl aux yeux de Lu Bu, mais si certains veulent s’abimer les yeux, on peut débloquer les nouveaux costumes en entraînant son personnage. Pas de fâché de ce côté, donc.

Enfin, signalons que les cut-scènes sont à présent animées, contrairement aux « images par images » énervantes du premier volet de la série, et qu’il existe un nombre respectable de cinématiques à débloquer, cinématiques plutôt réussies mais que Koei aurait pu sans problème rendre plus jolies. Néanmoins, ce dernier point reste positif. Signalons au passage que tout comme Strikeforce ou Monster Hunter Freedom Unite, le jeu propose d’installer des données sur memory stick et par là de réduire considérablement le temps de chargement. Bon point également.

Motochika de Warriors Orochi 2

Parlons maintenant de la durée de vie et des nouveautés. Certes, on a maintenant des quêtes secondaires à l’intérieur des missions pour trouver des trésors, permettant à leur tour d’apporter encore plus d’améliorations aux armes (améliorations plutôt inutiles, au passage), mais on perd la « chasse aux trésors par personnage« , qui permettait de débloquer les images bonus, donc en fin de compte, on y perd, puisque là où l’on devait trouver environ 80 trésors, on en a maintenant facilement deux fois moins à acquérir. Les cinq campagnes font toujours 8 batailles chacune, pas de changement, ce qui est dommage, on aurait aimé une histoire un peu plus développée, une ou deux missions de plus par campagne… Certes, on trouve le mode rêve, permettant de jouer pas moins d’une quarantaine d’historiettes et de scénarios, mettant en scène des alliances originales que l’histoire ne permet pas, mais on perd les missions bonus Gaiden en mode histoire qui permettaient de déverrouiller certains personnages ! Pour chaque ajout, Koei a viré autre chose… Assez frustrant…

Signalons tout de même l’anecdotique mode V.S., qui permet à des personnages de s’affronter façon Tekken, et même un pseudo-Mario Kart à cheval, à la maniabilité particulièrement mal foutue, mais bon, c’est du mini-jeu bonus, et ça détend entre deux hécatombes de fantassins.

La bande-son reste semblable, musiques d’ambiance, bruitages corrects, un peu plus de doublages que le précédent opus n’en proposait, et ceux-ci sont de bonne facture, même si remplacer les phrases de victoire, inchangées, n’aurait pas été malvenu. On remarquera au passage deux ou trois grosses erreurs de traduction (eventually traduit par éventuellement, etc…), mais assez rares, donc pas vraiment de problème ici. Les voix japonaises sont par ailleurs disponibles, ce qui est toujours agréable. Quelques traits d’humour dans certains passages du jeu et lors de certaines rencontres ont été ajoutés, ainsi que quelques clins d’œil à la véritable histoire de ces personnages.

Screen de Warriors Orochi 2

Au final, la durée de vie est un peu rallongée, surtout par l’ajout de la campagne d’Orochi (qui se déroule en fait avant le 1, une sorte de préquelle… Intéressant mais on aurait préféré cette campagne dans le 1 et commander Orochi dans le 2 au moment du 2…), mais on ne peut pas s’empêcher de se retrouver un peu floué, comme si l’on avait acheté une sorte d’add-on plutôt qu’une véritable suite. Bien sûr, le pseudo-scénario visant à réunir des personnages de différentes époques réussit toujours aussi bien sa tâche, et il est plutôt jouissif de voir certaines figures se rencontrer,  tout comme dans le 1, où l’on voyait Lu Bu combattre Tadakatsu Honda, ou Zhao Yun lutter avec Sanada Yukimura… Le plaisir de combattre est d’envoyer à terre trente ennemis d’une seule attaque est toujours là, les mêlées sont toujours démentielles, mais est-ce que cela vaut vraiment 40 euros ?

Il est vrai que le but affiché de Koei depuis le premier opus est de se faire une montagne de profit sur la franchise Warriors Orochi, ce qui par ailleurs vaut au jeu la haine des testeurs (ceci étant, je n’ai jamais eu aucun problème de caméra sur ce jeu et environ deux ou trois secondes de ralentissement sur plusieurs centaines d’heures de jeu, donc ils ne sont pas de la meilleure foi…), et si les fans se contenteront sans problème des ajouts et du nouvel opus, il est vrai que ceux qui ne sont pas mordus, s’ils auront un jeu sympathique entre les mains, ne pourront pas se débarrasser d’un arrière goût un peu amer de s’être fait refiler une belle resucée du premier…


Aye, y a des jours on lit des news qui font tellement plaisir qu’on a envie de les propager. On ne vous l’a pas caché depuis notre article sur Guitar Hero 3: on est carrément fan des simulations de musique. Y’en a à qui ça plaît pas, et d’autres à qui ça plaît. Nous, ça nous plaît plus qu’un peu, et ce qu’on aime par dessus tout, c’est en profiter pour découvrir des groupes. Je citerai par exemple Lay Down de Priestess ou plus récemment Knights of Cydonia de Muse.

Rock Band Creators

Bref, tout ça pour dire qu’en lisant un article très intéressant d’Overgame j’ai appris qu’Harmonix et MTV allaient ouvrir les vannes de la publication de morceaux à télécharger sur le Xbox Live. En d’autre termes, si leur projet arrivait à terme, n’importe quel label pourrait alors utiliser l’un des morceaux qu’il a en stock pour en faire un morceau à télécharger puis jouer sur Rock Band ! De quoi fournir donc un catalogue très varié, bien plus varié qu’actuellement, avec en plus des grosses pointures habituelles des groupes de niche.

On rêve déjà de jouer The Blood of Kingu de Therion ou Precious Jerusalem de Blind Guardian ! Miam.


Call of Juarez : Bound in Blood sur PC-360

Gutyx dans Critiques, Jeu Vidéo le 17 juillet 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Les vacances sont parfois vides, mais ça peut s’avérer positif. C’est en regardant Il était une fois dans l’Ouest que j’ai (re)cherché une liste de jeux proposant une histoire de cowboys. Si la recherche était infructueuse la dernière fois après la Trilogie du Dollar, et j’ai comme qui dirait trouvé mon bonheur. Je tombe en effet sur Call of Juarez : Bound in Blood, développé par Techland et édité par Ubisoft.Ce FPS sauce western est sorti en France le 2 juillet 2009, récent donc.

Call of Juarez: Bound in Blood

Ce titre se situe après le second opus de la série Call of Juarez, et propose l’histoire des frères Mc Call: Ray « la brute » et Thomas « le beau gosse » suivis par leur frère William « le pur » qui n’est, lui, pas jouable. Les frères Ray et Thomas décident de déserter le front alors qu’ils viennent de faire sauter un pont pour les sudistes pour aller « secourir » leur frère et leur mère. Ils sont ensuite pourchassés par l’armée. Après avoir laissé la dépouille de leur mère, ils fuient au Mexique et jurent de rebâtir leur maison grâce à l’or des Aztèques d’une vieille légende.

L’histoire d’ailleurs est malheureusement pleine de rebondissements et faux rebondissements qui peuvent énerver mais on rappelle que c’est une histoire de bandits.

Le jeu en lui même offre des graphismes de presque dernier cri même s’ils ne valent pas ceux d’un jeu comme Crysis lancé au maximum de sa puissance, peu de décors destructibles et des décors – plantes, chevaux, ennemis, maisons- ignifugées. La bande son Western se verra un peu remixée sauce guitare électrique pour rendre les fusillades plus Rock’n’Roll. On retrouve tout de même de la musique à la Ennio Morricone. La bande son inclut également des joutes verbales vulgaires à souhait, et surtout des dialogues permanents entre Ray et Thomas, que ce soit pour se donner des ordres ou juste se lancer des piques.

Call of Juarez: Bound in Blood

Le gameplay est simple, un FPS classique pour ce qui est de l’interaction. Le jeu propose un inventaire de sept à huit armes en même temps, incluant deux pistolets, un fusil et des armes variées selon votre personnage. Celles ci seront trouvables sur les dépouilles de vos adversaires ou à des points de vente à certains moments du jeu. Bien que l’on ne vous propose qu’un fusil et deux pistolets, ils peuvent s’adapter à votre style de jeu, que vous préféreriez la vitesse de tir ou de rechargement. Deux armes environnementales seront à votre disposition dans certains chapitres : la Gatling et le canon.

La spécialité du jeu se situe au niveau des modes « concentration ». Il s’agit d’une sorte d’arrêt sur image où vous devez viser les ennemis immobiles et leur montrer la sortie, une sorte de remix de Max Payne. Il y a différents modes, en plus de celui de votre personnage – différent selon celui que vous choisirez  – vous aurez un mode concentration à deux. Le principe pour l’obtenir est assez simple : plus vous tuez plus votre jauge se remplit, une fois pleine vous avez 60 secondes chrono pour activer le mode concentration ce qui peut se révéler rageant quand vous l’obtiendrez à la fin d’un combat. Le second mode concentration sera activé automatiquement en vous plaçant à l’endroit indiqué. Il faut à cela ajouter au gameplay le duel. Le duel se révèle être assez prenant si vous jouez dans le calme, car vous ne pourrez tirer que lorsque la cloche de l’église retentira puisque votre personnage vous empêchera de dégainer avant. L’éthique du Western.

Call of Juarez: Bound in Blood

Malheureusement certains passages comme le lasso ou le duel semblent destinés à une console plus qu’à un ordinateur puisqu’un déplacement typé joystick est demandé. Mais la jouabilité sur PC reste tout à fait honorable, d’ailleurs l’utilisation d’une manette de Xbox 360 est possible sur PC.

Outre le gameplay, il y a le walkthrough, ce qui regroupe l’environnement et la progression dans le jeu. Ce point là m’a paru désespéré au départ mais il n’en est rien. Bien que le jeu soit en quasi permanence fait de fusillades dans les rues ou la nature ou de duels, vous aurez l’occasion à plusieurs reprises de découvrir un environnement hors storyline. Cette partie du jeu propose un désert mexicain assez vide, outre les bandits, leurs victimes et un armurier, mais surtout quelques missions allant de la chasse à l’homme à… La chasse à l’homme. On appréciera néanmoins la grandeur du territoire proposé et la qualité du cheval. Bien sûr mention spéciale aux objets ininflammables comme les plantes, les chevaux ou bien même les ennemis.

Ainsi le jeu semble offrir une durée de vie assez long et intègre ainsi qu’une chasse aux « secrets » à travers les niveaux. Lors de votre course aux côtés de votre frère, vous trouverez des coffres ou des malles contenant de l’argent ou un secret – 89 secrets en tout – qui vous offriront soit des souvenirs des deux frères Mc Call soit des documents historiques sur cette guerre.

Call of Juarez: Bound in Blood

La difficulté du jeu en lui-même n’est pas handicapante malgré certains passages où j’avoue être mort plusieurs fois, ce qui a le don d’énerver plus d’un joueur quand il ne comprend pas pourquoi. En effet, plusieurs passage du jeu demanderont une logique voire une maîtrise d’une capacité du jeu que seul un entraînement vous offrira. Mais ne découragez pas, rien n’est infaisable. Les niveaux de difficulté ne sont pas incroyablement difficiles bien qu’après avoir fini la campagne une fois, le mode très difficile, qui porte bien son nom, sera débloqué. La campagne devrait offrir entre cinq et dix heures de jeu pour la première fois. Un mode multi-joueurs est disponible, qui propose des fusillades entre hommes de loi et bandits dans différents modes et à travers différents endroits célèbres tels que Tombstone. Il est également possible de télécharger des missions supplémentaire via votre compte Ubisoft ce que je n’ai pas réussi à faire.

Un jeu que je conseille donc plutôt à ceux qui apprécieront un mode multi joueurs vu la longueur de la campagne; bien que les fans de Western comme moi trouveront le loisirs de recommencer encore et encore simplement les duels – relativement courts – ou toutes les scènes de fusillades typiques des films du genre. Malgré tout on reste sur un bémol, le jeu ne proposant apparemment pas de mode coopératif sur console de salon.


Monster Hunter Freedom Unite sur PSP

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 8 juillet 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Ce 26 Juin est sorti le nouvel opus tant attendu (en tout cas par moi) de la série des Monster Hunter Freedom sur PlayStation Portable. Ce jeu, célébrissime au Japon et, de l’avis général, de plus en plus prégnant en nos vertes contrées, mérite amplement cette popularité en croissance exponentielle. Mais pour ceux qui ne connaissent pas, un petit exposé sur ce qu’est Monster Hunter : le jeu prend place dans le monde de Gardemine, où des monstres gigantesques pullulent, depuis les immenses dragons cracheurs de feu aux singes colossaux, en passant par des monstres aquatiques, des sangliers géants, des Wyvern et j’en passe – bravo pour l’imagination des développeurs, en tout cas. Il n’y a pas de scénario à proprement parler, le jeu s’organisant autour d’un système de quêtes, qu’on accepte et remplit (quand on est assez bon pour les remplir).

Logo Monster Hunter Freedom Unite

Après avoir dûment éventré votre proie, vous devrez dépecer le monstre pour récupérer des composants, vous forger de meilleures armes et armures, puisque tout l’aspect RPG tient à cette montée en puissance uniquement par armure et arme : pas de niveaux dans Monster Hunter. Bien entendu, il s’agit là d’un résumé succinct de ce qu’est cet immense jeu, occultant tous les aspects minage, pêche ou collecte de plantes, par exemple. Voilà pour les traits principaux.

Qu’en est-il alors de cet opus précis ? Le premier Monster Hunter sorti sur PSP était Monster Hunter Freedom, puis est sorti Monster Hunter Freedom 2, et enfin le Unite. Tout d’abord, bonne surprise, on peut transférer l’intégralité du MHF 2 sur le nouveau, armures, armes, objets et argent compris. C’est heureux, parce que l’énorme quantité de temps passée sur le deuxième opus n’est pas perdu ( 450 heures dans mon cas, ç’aurait été dommage de recommencer). Pendant de la chose : le village où l’on se prépare pour ses quêtes, la maison où l’on entrepose ses objets, les magasins… n’ont pas changé d’un iota. En fait, ceux qui transféreront leur sauvegarde du 2 auront forcément l’impression d’acheter une extension. Mais c’est un peu plus que ça.

Monster Hunter Freedom Unite

Tout d’abord, le bestiaire s’agrandit, tout comme il l’avait été en passant du premier au deuxième ; ainsi, on aura le plaisir de croiser de joyeuses bestioles telles que le Lavasioth, déclinaison du Plesioth aquatique pour la lave, ou le Nargacuga, qui orne la couverture du jeu, et qui, au passage, est un monstre très original à combattre. Il y en a d’autres, et en plus de cela, de nombreux monstres ont été déclinés en sous-espèces ; on pourra joyeusement s’étriper contre des Congalala verts, des Blangonga des sables, des Ceanataur rouges…

Mais là où le jeu va plus loin, c’est que tous les monstres, y compris les plus anciens, ont tous quelque chose de nouveau ; ce peut être une panoplie d’attaques quasiment doublée, comme pour le Kirin, qui se fera une joie de vous électrocuter de plusieurs nouvelles manières, à un nouvel enchaînement, a priori sans conséquence mais qui devra vous faire trouver une façon de combattre totalement différente. Un exemple simple : la Rathian peut à présent enchaîner son fameux salto meurtrier tout de suite après une boule de feu. Pour les néophytes, rien de très parlant. Pour les connaisseurs, une technique de combat à revoir en profondeur…

Monster Hunter Freedom Unite

En plus de tout cela, le jeu possède à présent un nouveau rang de difficulté. La fameuse classe G des précédents, summum de la difficulté – car le jeu propose réellement un défi vidéoludique – est à présent détrônée par les quêtes de rang G*. Dans ces quêtes, on trouvera les nouveaux monstres, les nouvelles sous-espèces, et en général des Wyvern (monstres) d’une puissance défiant toute concurrence ; et je ne parle pas que de défense et de puissance d’attaque, mais aussi d’I.A. : les monstres de ce rang sont bien plus vicelards et bien plus intelligents que dans les autres quêtes. Ils ne commettent jamais d’erreur.

Nouveau rang oblige, on trouve de nouveaux composants extrêmement rares, permettant de créer de nouvelles séries d’armures, encore plus puissantes, et d’améliorer encore les armes que l’on croyait finales dans le deuxième opus. En plus de ces nouvelles améliorations, d’autres armes font leur apparition. Le nombre d’armes et d’armures pouvant être créées devient donc assez étourdissant. À ce propos, il convient de noter un point exaspérant du jeu ; les fameux « rubis », ces composants tellement rares à trouver (4% de chances d’en trouver en dépeçant !) sont détrônés par des composants encore plus rares : les « écailles Ciel », qu’on a… 1% de chances de trouver ! La chasse à ces composants devient rapidement énervante, d’autant que l’on en a besoin pour quasiment toutes les pièces d’armures et les améliorations ultimes d’armes.

Monster Hunter Freedom Unite

Ce dernier point écarté – avec difficulté, surtout pour ceux qui, comme moi, ont connu les interminables chasses aux rubis –, on est tout de même en face d’un jeu d’une durée de vie exceptionnelle. Les graphismes n’ont presque pas changé depuis les autres opus ; ils sont simplement superbes. La bande-son est enrichie de quelques thèmes et la jouabilité reste la même, la prise en main étant assez rapide (même si devenir un excellent chasseur, pro de l’esquive, prend un bon bout de temps !). Un point très intéressant à noter est que le jeu propose un système d’installation ; on pourra installer un bout du jeu sur son memory stick, permettant de réduire considérablement le temps de chargement entre les zones qui découpent une carte et le temps de préparation des quêtes. Pour beaucoup, c’était LE point insupportable du jeu, saccadant l’action ; c’est désormais quasiment résolu.

Autre nouveauté originale, on pourra désormais engager un Felyne (humanoïde-chat), qui auparavant ne faisaient que cuisiner des plats octroyant des bonus divers de santé, de défense, etc., avant une quête, afin que celui-ci vienne combattre à vos côtés. On aura le choix entre un partenaire plutôt orienté sur le bombardement à coups de bombes, ou alors un psychopathe se précipitant sur un monstre faisant vingt fois sa taille pour lui flanquer un coup de massue en pleine poire. A mesure qu’on l’emmène avec soi pour des quêtes, il devient plus fort (lui a des niveaux, 20 pour être précis, mais ça ne compte pas vraiment sur l’évolution de ses caractéristiques), gagnant attaque, défense, et points-compagnons, que l’on pourra dépenser pour lui apprendre des capacités intéressantes, comme vous régénérer, augmenter les dommages, paralyser les monstres, et beaucoup d’autres. En toute honnêteté, ils servent beaucoup à distraire le Wyvern en face, plus que le combattre réellement. Néanmoins c’est une nouveauté très intéressante et très amusante.

Monster Hunter Freedom Unite

Pour quelqu’un qui découvre, il a entre les mains un jeu d’une longueur et d’une richesse absolument monstrueuse. Pour quelqu’un qui « continue » sa partie du Monster Hunter Freedom 2, les nouveautés – je ne les ai pas toutes citées, car faire une liste exhaustive de tous les petits changements qui simplifient la vie du joueur serait fastidieux tant il y en a – seront une agréable surprise, et les nouveaux défis justifient amplement l’achat du jeu (40 euros) ; on a vu des jeux moins fournis que le rang G* ajouté !

Un mot sur le mode multijoueurs : la plupart des joueurs s’accordent à dire que ce jeu ne prend réellement toute sa saveur que lors de parties multijoueurs. Il est vrai que traquer un monstre gigantesque en compagnie d’un ami rend le jeu vraiment plus jouissif, et quelques-uns s’accordent à dire que certaines quêtes ne sont faisables qu’à plusieurs. Sans me prononcer sur ce dernier point, il est vrai que le mode multijoueurs, performant, sans l’ombre d’un ralentissement et ce depuis le premier volet des Monster Hunter Freedom (malgré, il faut l’avouer, parfois un bug ou deux sur le monstre chassé, consécutif à la coordination des PSP, mais sans que cela nuise au jeu), est vraiment excellent. Jouer à plusieurs est vraiment génial et transcende le jeu, mais ne pas pouvoir jouer à plusieurs ne veut pas dire que jouer seul n’est pas plaisant.

Sur ce, et selon la formule consacrée, bonne chasse !


Halo Wars de Ensemble Studio

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 15 juin 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Quand j’ai appris l’annonce d’un spin off Halo développé par Ensemble Studios, j’ai tout de suite été aux anges. La première raison, c’est qu’Halo 3 a été mon réel premier FPS sur console depuis Golden Eye et force est de constaté que la prise en main était assez réussie pour me faire rester jusqu’à la fin du titre. La deuxième, c’est qu’Ensemble Studio est un développeur spécialisé dans les jeux de stratégie en temps réel, genre que j’adore, et qu’ils sont à l’origine d’Age of Empire, une série qui m’a longtemps gardé scotché à l’écran.

Halo Wars

Bref, c’était parfait, jusqu’à ce que je le prenne en main. Car si je dois bien avouer que la prise en main est plus qu’aisée sur ce dernier titre du studio, puisqu’il a été démantelé par Microsoft, cette derière n’est je pense dû qu’à une simple chose: ce n’est pas la prise en main qui est améliorée, mais le reste qui est simplifié. On fait très très vite le tour des batiments et unités du titre. Tellement vite qu’on se dit qu’il doit forcément y avoir autre chose. Qu’on a dû rater un chapitre, ou que l’on va débloquer de nouvelles unités, de nouveaux batiments… Bref, du contenu quoi !

Mais non, rien ne vient. On tourne en rond autour des bases du titre: Station pour avoir des Ressources, Réacteur pour faire évoluer les batiments, Forge, l’habituelle Caserne pour les soldats à pieds, un Aérodrome et un bâtiment pour construire des véhicules. Bref, pas très folichon. Chaque bâtiment permet de produire entre 3 et 5 unités différentes, et c’est tout.

Base dans Halo Wars

Plusieurs emplacements sont disponibles dans la base. Vous choisissez quel batiment construire pour chacun d'eux... Et c'est tout.

Ouais, exit donc les villageois, exit la récolte de différentes ressources. Tout est réuni en une seule qui augmente toute seule en fonction de votre nombre de Stations. Moi qui avait quitté la saga Age Of Empire à son deuxième épisode, je ne sais pas si c’était là une habitude déjà prise pour Ensemble Studio, mais ça m’a choqué. Même dans un titre comme Cosacks où les ressources sont puisées quasiment automatiquement, il y a différent types de ressources.

Comme je le dis donc, pour un titre de stratégie, Halo Wars ne nous propose vraiment pas beaucoup de variété. La stratégie ne se retrouve pas réellement dans la construction ni l’avancée technologique puisque le même schéma revient tout le temps. On se dépêche de tout construire, de protéger avec des tourelles, voir de faire une ou deux colonies. Puis fight fight. Enfin, c’est comme ça que je l’ai pris. Le côté stratégique en prend donc un sacré coup, d’autant que les combats entre unités deviennent quand même assez fouilli et il est difficile de s’y retrouver sans souris. Après bien entendu, je ne suis pas un expert et je n’ai pas assez accroché au jeu pour vraiment prendre le plis.

Halo Wars

Halo Wars, où l'incarnation parfaite de la phrase "Chacun ses goûts, ils sont dans la nature".

C’est d’autant plus dommage que l’intégration à l’univers Halo était superbe. Certes, les couleurs sont criardes et ne plairont pas à tous, mais c’est aussi ça l’ambiance de la série. Des couleurs flashy sur du vert flashy, hm, un régal. La campagne est entrecoupées de cinématique, tout comme dans la version FPS, et nous narre le début de la guerre entre les humains et les covenants. Le scénario est donc intéressant et bien que difficile à comprendre pour le néophyte de la série que je suis, il a réussi à me captiver à me faire continuer la campagne.

Bon, après, cette campagne n’est pas très longue, et bien qu’elle tente d’être variée, elle revient finalement un peu toujours à la même chose: bourriner. Dommage donc pour un jeu de stratégie. Les prétextes utilisés pour amener les différents batiments sont excellents, l’implantation de bases par l’armée l’est tout autant. Les stations qui nous montrent des vaisseaux de ravitaillements faire des allés-retours étaient une excellente idée. Le recrutement d’unités qui viennent de terre aussi. Bref, beaucoup de bonne idées, toutes gâches par l’aspect trop action du titre.

Bataille dans Halo Wars

Fan de stratégie en temps réel light, passez votre chemin, Halo Wars ne vaut vraiment pas le coup d’oeil, à moins d’être un ultra fan de la série. Moi en tout cas, je suis bien content de me l’être fait prêté. Et inutile de commencer sur la polémique de toute façon il n’y avait déjà pas de stratégie dans Age of Empires. Là y’en a encore moins. Dommage, vraiment.

A noter qu’il n’y a pas de jeu multi-joueurs offline.


Au lieu d’aller au cinéma voir un film qui ne nous intéresse pas, car faut bien avouer que les sorties du moment sont pathétiques, nous avons décidé de tester la formule soirée jeu Xbox Live Arcade. Premier sur la liste, Teenage Mutant Ninja Turtles, un titre auquel je pensais avoir joué sur MegaDrive dans le temps… Une erreur, hélas !

Teenage Mutant Hero Turtles II

Proposé pour 400 points Microsoft sur le Xbox Live Arcade, soit 4,65 euros, ce vieux titre de Konami est le portage pur et dur d’une apparition des tortues ninjas dans les salles d’arcade datant de 1989. Nous sommes donc face à un jeu arcade pur et dur auquel ont été ajoutés quelques succès, la possibilité de jouer en coop via le Xbox Live, et … celle de ne pas payer lorsqu’on meurt. Ouf.

Car il faut l’avouer tout de suite, quand on débute le jeu et même après, on meurt quand même pas mal de fois. Si la difficulté était la même sur les bornes arcades, les joueurs ayant fini le jeu ont dû dépenser bien plus que cinq euros pour y parvenir. Puisque bien entendu, à chaque fois que vous mourrez, pour revenir il vous faut insert coin. Bref, on connaît le principe. Sauf qu’il est d’autant plus amusant de jouer à ce genre de jeu pénard chez soi, ça permet par exemple de voir que certains passages sont délibérément inutile au niveau expérience de jeu et ne servent qu’à vous faire mourir… et cracher votre fric. Hm.

Méchants dans Teenage Mutant Hero Turtles

Ca c'est du charisme !

Bon, si on a choisi ce titre, ce n’est pas uniquement parce que j’avais joué à une autre version étant plus jeune, mais surtout parce qu’il permet de jouer en coop en local. Cela va de deux à quatre joueurs, et chacun peut donc revivre de façon illimitée, et surtout, changer de personnage comme il lui plait. Vraiment bien puisque cela casse complètement le côté frustrant de la mort, et quand on veut se faire une soirée sur un jeu, c’est le moins que l’on puisse demander.

Bref, comme les screens le montrent, TMNT Arcade est donc un pur Beat Them All à l’ancienne, en pseudo 3D, avec de nombreux ennemis qui s’assureront que vous ne ferez qu’attaquer pendant toute votre partie. Cöté gameplay, il faut avouer que ce n’est pas très varié: attaque normale, attaque côté opposé, coup de pied sauté et attaque aérienne. Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais juste à des méchants pas très folichons. Ceci dit, les commandes sont réactives et c’est là bien tout ce que l’on demande.

Teenage Mutant Hero Turtles

Non, le vrai problème de TMNT Arcade, c’est le contenu. La durée de vie de l’aventure est ridicule, moins d’une demi heure, les niveaux sont très peu variés, et les ennemis non plus. On se retappe plusieurs fois les mêmes boss, bref, pas génial. Si vous vous attendez à faire l’affaire du siècle en achetant ce jeu à moins de 5€, détrompez vous ! Il vaut son prix, mais ce n’est vraiment pas une affaire.

De plus, le titre n’est fun à jouer que si vous jouez en coop: oubliez tout de suite le titre si vous comptez le faire en solo. Sauf si bien entendu vous voulez absolument gagner tous les succès… Mais bon, ludiquement sans intérêt en somme.

Teenage Mutant Hero Turtles

Bref, on ne regrette pas l’achat en soi, on en a eu pour notre argent, 2-3 heures de jeu fun sans prise de tête, plus intéressant qu’un cinéma donc. Juste un poil déçu puisque j’espérais tomber sur la version MegaDrive, qui elle prenait plus de 2-3 heures pour la finir une seule fois… Enfin, c’est un bon jeu coop sur Xbox 360 au moins.

J’aurai peut être du me renseigner hein.


Dynasty Warriors Strikeforce sur PSP

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 6 mai 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Je vous parlais il y a peu de la ressemblance entre le film de John Woo, les Trois Royaumes, avec le jeu Dynasty Warriors, qui porte donc sur la même période. Comme Koei fait bien les choses, est sorti il y a peu le nouvel opus de la série sur PlayStation Portable: Dynasty Warriors Strikeforce, qui est en fait le portage sur PSP de l’opus DW 6 de la PS3. Autant vous le dire, le jeu change totalement par rapport aux précédents épisodes. Et pas qu’en bien. On rappelera juste avant de commencer que DW est un Beat Them’ All pur jus à la base.

Logo de Dynasty Warriors Strikeforce

Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est que tous les personnages ont été relookés. Le style est résolument plus manga qu’avant et la ressemblance avec les précédents designs est très mince, voire inexistante. Les armes, et par conséquent le style de combat, ont également changé (pour la grande majorité des personnages). Adieu donc les bonnes vieilles Tonfas de Sun Ce ou le légendaire Brûleur de Ciel de ce bon vieux Lu Bü, et bonjour aux armes franchement laides et disproportionnées du type « je porte un immeuble sur mon dos » de Wei Yan ou de Xiahou Dun… Bon, toutes ne sont pas laides, mais je trouve de toute manière que les personnages ne ressemblent plus à rien. C’est mon avis, mais franchement, devant le tank humain qu’est devenu Cao Ren… Certains sont carrément grotesques. Néanmoins, au niveau graphismes, le jeu est clairement amélioré, ça ne fait aucun doute. Un gros boulot sur les décors, les mouvements… Un bon point à noter.

Dynasty Warriors Strikeforce : Zhang Fei

Côté jouabilité, je vous avoue que j’ai pleuré. Adieu, combos dévastateurs, coups diversifiés et explosions de lumière ; vous avez droit à deux sortes de coups différents : taper bêtement ou faire une charge lente et un peu plus forte. Bon, il y a plus de coups aériens, mais franchement les possibilités de combos n’existent quasiment plus. Volonté de simplification ? Réussie, alors, mais un peu trop, parce que lassant à l’extrême… À l’inverse, ce sont des combats aériens qu’il vous faudra mener la plupart du temps contre les officiers, et on découvre alors que si nos bons vieux héros ont perdu leurs combos, ils ont gagné des mini réacteurs sous les sandales de paille… Parce qu’il vous faudra ne combattre quasiment que dans les airs pour vaincre lesdits officiers. Ne vous en faites pas, vous pouvez y rester trois heures. Le problème est que le personnage est alors très difficilement maîtrisable…

En parlant de jouabilité, il me faut vous parler du mode Furie, qui vous permet, lorsque votre jauge Musou est pleine, de vous transformer en gros bourrin (et vous pourrez alors déclencher l’attaque Musou). Ah, une nouveauté ! À saluer en tant que telle. Elle vous permettra de voir votre héros se transformer en super sayen. Bon délire niveau graphique, assez amusant, et qui vous permettra de… frapper un peu plus fort, sauter plus haut, aller plus vite. Aucun nouveau mouvement, hélas.

Dynasty Warriors Strikeforce: Wei Yan

Avec son nouveau hochet tout beau, Wei Yan a prévu de se reconvertir dans le Baby-sitting !

Un mode furie néanmoins vital. Parce que Koei a légèrement pété un plomb niveau difficulté… Il n’y a guère que le mode chaos d’antan qui me rappelle une telle difficulté. Bon, un peu moins tout de même, mais pas réglable, hélas. Adieu également aux fantastiques envolées de centaines d’ennemis. On se bat à présent contre quatre ou cinq soldats résistants comme du béton armé, ou des officiers franchement déjantés qui vous feront bouffer votre PSP. Comptez en plus parfois avec des boss abjects : les chimères, en gros, des énormes monstres de vingt mètres de haut avec une barre de vie juste immense et des attaques légèrement dévastatrices. Personnellement, j’ai les tendons défoncés à force d’appuyer à la fois sur le bouton d’attaque, de lock, et d’objets de soin (que vous ne trouverez plus sur le terrain mais que vous pourrez acheter en ville).

Par contre, les ennemis sont très variés, tous trop puissants, mais très diversifiés ; entre les machines de guerre à lances, à piques, à flammes, les canons, les balistes, les tigres, les loups, les différents soldats, les faucons, les catapultes et les immondes toupies de sabre, il y a un vrai effort, et pareil sur les terrains ; non seulement ils sont beaux, mais il vous faudra souvent sauter dans tous les sens pour ne pas vous noyer ou pour accéder à une autre zone.

Dynasty Warriors Strikeforce: Fei Zhang.jpg

Yes, j'ai battu Sangoku !

Je parlais de la ville ; en effet, Strikeforce intègre une ville, un campement d’avant mission (que vous pourrez choisir : petites requêtes, défis, mission « histoire »…), pareillement à l’excellent Monster Hunter Freedom. Il est quasiment notoire que Koei s’est quelque peu inspiré de ce jeu qui fait un carton monstre au Japon (et avec raison, c’est un des meilleurs auxquels j’aie jamais joué), par exemple sur le principe du « défaite : mourir 3 fois ». Il vous sera ainsi possible de customiser votre personnage, pour pallier quelque peu à l’évolution ridiculement lente des niveaux. Vous pourrez donc attacher une ou deux orbes renforçant votre arme ; forger de nouvelles armes avec les matériaux récoltés sur les ennemis morts, et notons au passage qu’en plus de l’arme du personnage, vous pouvez en prendre une deuxième. Et ainsi jouer sur les faiblesses de certains ennemis à tel ou tel type d’arme…

Vous pourrez aussi gérer l’entrepôt où vous entreposez vos matériaux, acheter des objets de soin, des pièges…, et créer des Ki, des équipements à attacher à chaque membre (vous pouvez donc vous équiper de quatre Ki) qui renforceront le personnage (si peu, hélas), par exemple en lui donnant un saut supplémentaire, un ou deux coups supplémentaires (ouf), une régénération permanente de la vie (très lente, bien sûr), garde améliorée, ou encore des dégâts élémentaires attachés à l’arme, à l’attaque musou, ou bien améliorer le mode furie de plusieurs façons. Je dois avouer que la durée de vie, déjà conséquente par le nombre de quêtes et leur difficulté, est décuplée par ce système un peu RPG sur les bords. Bonne initiative de Koei sur ce point, donc, même si les Ki font briller vos personnages déjà parfois grotesques et les déguisent en néons ambulants…

Lu Bu dans Dynasty Warriors

Euh, OK !

Le jeu est donc, tout comme Monster Hunter Freedom encore une fois, très, très orienté multijoueur, et le joueur lambda se découragera vite. En groupe, comme son illustre homologue, il revêt probablement une saveur particulière et un plaisir de jeu plus intense ; mais contrairement à ce dernier, le mode solo est presque passé aux oubliettes…!

Enfin, un mot réprobateur sur les cinématiques pour terminer ; l’introduction est parfaite, et la cinématique de fin est correcte, mais les cinématiques intermédiaires ou prétendues telles relèvent du foutage de gueule : il ne s’agit que de flashs décolorés de cinématiques de l’opus PS3… Et toujours les mêmes, avec simplement un texte différent par-dessus, et le jeu les compte en tant qu’autant de cinématiques. Même la vulgaire introduction du chapitre, qui ne comporte aucune cinématique, est considérée comme telle… Déception sur ce point donc.

Je m’aperçois que je n’ai soulevé que les défauts du jeu ; ce n’est pas non plus le pire jeu au monde, et le plaisir est tout de même présent quand on fait valdinguer son personnage à cent mètres du sol, et puis il y a moyen de faire correctement s’envoler quelques ennemis (avec la bonne massue). Toutes ces tares ne cachent pas entièrement ses qualités.

Dynasty Warriors Strikeforce

Pour conclure, il est clair que Koei a voulu démocratiser sa tête de gondole qui commençait à piquer du nez, en la simplifiant, et en intégrant des éléments qui ont fait recette dans d’autres jeux. Mais alors pourquoi cette difficulté aberrante, qui dédie ce jeu, globalement bon tout de même, uniquement aux fans ?


Mode Coop de Guitar Hero 3 sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 février 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Comme vous le savez peut être, nous recherchons activement de bons jeux en coop offline sur Xbox 360. Guitar Hero 3 en fait parti, et cela fait longtemps que le titre tentait Serafina, moi j’étais plutôt réticent. Alléchée par une promotion chez Auchan, nous avons fait l’acquisition du super-populaire Guitar Hero III sur Xbox 360 ainsi que sa guitare pour moitié prix grâce à l’obstination de ma fiancée. Dans le but non seulement de pouvoir apprécier le gameplay particulier de la série, bien que réutilisé dans Rock Band par exemple, mais aussi pour pouvoir essayer le mode coop. Et je l’en remercie grandement, car depuis j’ai totalement été conquis.

Gameplay de Guitar Hero 3

Guitar Hero est donc un jeu musical, de guitare au cas où vous ne vous en doutiez pas, qui va vous permettre de vous prendre pour une star de Rock. Pour cela, vous avez une guitare en plastique sur laquelle se trouve un médiator à gratter ainsi que cinq touches de cinq couleurs différentes. L’écran vous présente ensuite une autoroute (pas vraiment hein) sur laquelle défilent vers vous des ronds de ces cinq couleur. A vous d’appuyer sur le bon bouton de la guitare et de gratter au moment où le rond de l’écran passe une certaine couleur. Ça y est, vous jouez du rock.

Ca a sûrement l’air totalement débile, mais c’est vraiment jouissif. Qu’on soit clair, nous savons parfaitement que nous ne jouons pas du Rock, que nous n’y apprenons rien du tout, et que l’on ferait mieux d’apprendre à jouer de la vraie guitare. Sauf que bon, c’est marrant, et c’est bien là ce qu’on demande à un jeu vidéo.

Modélisation de Guitar Hero

Derrière l'autoroute on retour des personnages aux allures rock qui chantent et jouent de la guitare... Par contre ils sont totalement immondes et mal modélisés.

Le jeu étant livré avec une unique guitare, bien que l’on puisse en acheter une seconde pour la modique somme de… 70€, c’est avec une manette pour moi et la guitare pour Serafina que nous avons terminé le mode coop. Alors si vous cherchez vous aussi à savoir si l’on peut jouer à Guitar Hero sans guitare mais uniquement avec la manette, la réponse est oui. Il est tout à fait possible d’y jouer avec une manette, mais il ne faut pas espérer monter bien loin en difficulté. Le mode normal est tout de suite difficile avec une manette, notamment à cause des multiples notes rapides à la suite. Peut être ne suis je pas doué aussi, mais il faut avouer que Guitar Hero n’est pas vraiment fait pour jouer avec une manette. C’est tout de suite beaucoup moins intuitif, et la position à tenir fait assurément mal à la main.

Toujours est il que cela n’est pas insupportable, loin de là, et que cela reste tout de même fun. La personne jouant à la guitare vous permettant notamment de rater quelques notes. En effet, vous êtes jugé sur votre performance et si vous ratez trop de notes, vous perdez forcement. En mode coop, la jauge de jugement est partagée entre les deux joueurs. Donc même si la personne qui utilise la manette est mauvaise, celle avec la guitare permet largement de rattraper le coche.

Générique de Guitar Hero 3

Guitar Hero, le seul jeu où le générique est agréable puisqu'il s'agit de jouer le plus long et dur morceau de la série: Through the fire and flames de Dragonforce.

A noter tout de même que tous les morceaux du jeu sont jouables en coop, mais que la piste de la seconde guitare / basse n’est pas toujours bien intéressante. Un titre fun à jouer à deux en tout cas, mais surement moins que peuvent l’être Rock Band ou Guitar Hero 4 tout simplement.