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Dernièrement dans la section Jeu Vidéo d'if is Dead:

Jelly Splash de Wooga

Le nouveau jeu iPhone complètement addictif

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 28 août 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Jelly Splash est un jeu de Wooga que j’ai découvert via App Vip, un site qui propose de tester des applications smartphone donnant des points à échanger contre des chèques. Souvent, on découvre des applis sympas mais sans plus. Et puis il y a eu Jelly Splash, qui m’a fait carrément changer d’avis sur les jeux iPhone.

Jelly Splash de Wooga Iphone

C’est donc un petit jeu de logique, il faut former des lignes de Jelly (des gelées trop cutes qui bloblottent) de la même couleur, pour les faire exploser et remplir les objectifs : cela peut être un nombre de point, faire sauter des zones précises, etc. On glisse son doigt pour choisir les Jelly qu’on veut faire sauter et voilà.

Jelly Spash IphoneLe principe est simplissime, plutôt connu et le mode de jeu s’inspire énormément d’autres titres disponible sur smartphones comme Candycrush, sauf que là on fait des lignes et non des permutations. Le background est pas super développé mais est quand même présent : on a du limon sombre pour les zones minées par exemple. Le design est vraiment très très mignon, c’est super acidulé, ça bloblotte tout mignon, sans être désagréable. Je le trouve beaucoup plus beau que son rival à bonbons. Et addictif aussi.

Le jeu propose évidemment des achats in-app : des coups supplémentaires car ils sont parfois limités, des vies en plus car sans cela on n’en a de nouvelles que toutes les 30 minutes. Si l’injonction est forte, et les niveaux parfois frustrants, il est tout à fait possible de jouer sans, je suis déjà au niveau 40. Reste qu’évidemment, le business model qui vise à vous frustrer pour vous pousser à acheter divers bonus et accélérer votre progression est plus que critiquable. Mais quelque part, c’est aussi ce qui en fait qu’il est si addictif.

Jelly Spash Iphone

Si les premiers niveaux sont très simples, la difficulté augmente assez vite, et certains niveaux sont bien casse-tête ! Le jeu propose 140 niveaux alors qu’il est sorti la semaine dernière. Nul doute que de nouveaux arriveront si le succès est au rendez vous. Bref, on se prend au jeu, et personnellement je suis plutôt fane. Le jeu est gratuit, du moment que vous résistez à la frustration, mais nécessite iOS 6 minimum. Et vous, l’avez vous testé ?


Vous pouvez vous moquer, mais j’ai décidé de tester Euro Truck Simulator 2, qui est comme son nom l’indique, une simulation de conduite de camions à travers l’Europe. Sorti en Octobre 2012, c’est évidemment la suite du premier ETS du nom, développé par SCS Software et disponible uniquement sur PC. Je n’ai pas joué au premier, donc je ne saurais vous dire ce qui a changé depuis.

Euro Truck Simulator 2 Packaging

ETS2 vous propulse donc dans la peau d’un chauffeur de poids-lourds ambitieux. Tout au long du jeu, vous aurez la possibilité, à force de livraisons effectuées, de gagner en expérience et monnaie, afin de débloquer des points de compétences, vous donnant accès à d’autres types de livraisons (plus longues, plus difficiles, plus urgentes etc.). Celles-ci vous permettant donc de gagner encore plus d’argent.

Si vous démarrez simple conducteur, cet argent va ensuite vous permettre d’acheter votre premier camion personnel, puis d’autres encore afin de prendre sous votre aile généreuse des employés qui vous coûteront un bras. Bref, étendre votre entreprise à l’échelle européenne, en gagnant toujours plus de sous, et en installant vos futurs employés dans les villes voisines, etc. Vous avez également la possibilité de prendre des prêts à la banque afin d’avoir votre petit camion dès le départ, mais attention aux taux d’intérêts !

Euro Truck Simulator 2 Interface

L’aspect de gestion est donc complétée par la conduite en elle même. Contrairement à ce que l’on a pu entendre sur ce jeu, non, il n’est pas en temps réel, et heureusement d’ailleurs. Mais comptez tout de même une bonne heure si vous avez une livraison de plus de 650km par exemple, la simulation reste limitée à ce niveau. On peut aisément désactiver le besoin pour son personnage d’avoir à dormir, et ainsi d’éviter de faire des pauses sur des aires d’autoroute.

L’interface est simple, et plutôt intuitive. La prise en main des camions se fait plutôt progressivement, il faudra tout de même un certain temps pour maîtriser un créneau avec une remorque, ou pour parvenir à doubler un camion dans un virage, lancé à 95km/heure. Une légère connaissance du code de la route peut servir, mais au final savoir juste quand mettre des feux de route et lire un panneau de limitation de vitesse suffit amplement. Faudrait pas non plus tout perdre en se faisant arrêter.

Euro Truck Simulator 2

Graphiquement le jeu fait ce qu’on lui demande : pas forcément sublime, mais sans être moche pour autant. Des milliers de kilomètres de routes diverses avec un décor pas trop dégueulasse sur les côtés pour éviter cette impression de monotonie. Il y a aussi un cycle jour/nuit et le temps s’écoule sur la semaine, de façon numérotée (semaine 1, 2,3, etc.). La météo est aussi à prendre en compte, puisque chaque jour et ce de façon aléatoire, vous aurez droit à deux-trois heures d’orage pluvieux.

Dans la mesure où il y a 64 villes à explorer, 36 points de compétences à débloquer (à raison d’un point par niveau), et des milliards d’euros à économiser selon vos ambitions personnelles, on peut dire que la durée de vie est conséquente. Pour vous donner un ordre d’idées, j’en suis à une vingtaine d’heures de jeu, et je n’ai débloqué qu’à peine la moitié des points de compétences. Côté bande son, le jeu se contente des bruits de route, et de conduite, mais si vous souhaitez écouter de la musique, vous pourrez l’ajouter dans le dossier d’installation.

Euro Truck Simulator 2 Cokpit

Réticente au premier abord, EuroTruck Simulator 2 a su me montrer qu’il était bien moins inintéressant que je ne l’aurais pensé. On se prend rapidement au jeu, et les heures défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Le seul défaut de cet opus, c’est son prix (30€), un peu cher pour le contenu qu’il propose. En définitive, ce n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais c’est suffisamment particulier pour ne pas plaire au plus grand nombre.


Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

A la croisée entre dating-sim et roman graphique interactif

Kao dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Katawa Shoujo est simulation de drague, ou Dating Sim pour être moins ridicule, du studio indépendant Four Leaf Studios. En projet depuis avril 2009 où tout est parti d’une image postée sur le mal famé 4Chan, ce n’est qu’au début de cette année qu’il est sorti dans sa version finale. Gratuitement et légalement téléchargeable sur le site du développeur, je viens tout juste de le terminer. C’est donc l’heure de vous en parler.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios Logo

Vous incarnez Hisao Nakai, qui suite à un accident cardiaque assez grave, se retrouve à devoir aller étudier dans une école spécialisée pour les handicaps physiques divers. Si Katawa Shoujo est en théorie un genre de Dating Sim, on est plus proche du « roman graphique » en pratique, et le site officiel le présente comme un « visual novel de style bishoujo ».

Katawa Shoujo de Four Leaf StudiosVous allez en effet lire durant des heures des textes, dialogues, introspections et autres descriptions, où éventuellement vous aurez des choix à faire, bien plus cruciaux qu’il n’y paraît. Ces choix vous amèneront à obtenir la possibilité d’entamer une romance avec un des 5 personnages principaux féminins.

L’histoire se découpe en 4 actes, le premier est commun à tout les personnages, et selon vos choix, vous débloquez les 3 actes spécifiques à chacune des romances potentielles. Voire moins si vous vous vautrez dans vos choix…

Heureusement, les erreurs sont assez vite rattrapables, dans la mesure où le jeu peut-être recommencé en skip-mode, afin d’éviter de se re-farcir tous les dialogues déjà lus. Il est ainsi possible de changer un de ses choix potentiellement fatal pour l’histoire. Je le précise parce que cela m’est arrivé, et mes 6 premières heures de jeu ont été récupérées en l’espace de 10 minutes de jeu accéléré.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

S’il y a beaucoup de texte à lire et des dessins gentillets, on reste cependant proche du dating-game et il y a notamment des scènes plutôt explicites. Il est donc logiquement interdit aux moins de 18 ans. Cependant, une case à cocher existe dans les options pour passer ces scènes compromettantes, sans rien rater du scénario. A la place vous assisterez a une superbe image de fruits sur un fond de battement de cœur.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Une scène censurée

On ne parlera pas tellement des graphismes, quasiment absents du titre, mais plutôt du chara-design. Les personnages sont particulièrement bien travaillés, on ne s’en lasse pas malgré leur nombre de poses un peu limité, 4 ou 5 à tout casser, sans compter les scènes spéciales. Les fonds de décors quant à eux sont de simples photos légèrement floues et retravaillées, mais on ne s’y intéresse pas plus que cela au final. Il y a bien quelques cinématiques en revanche, façon petit dessin animé, très belles et très poétiques, et qui apparaissent à chaque fois que vous entamez le deuxième acte.

La durée de vie est assez variable selon vos préférences. Par exemple, ma première storyline complétée m’a pris 8h consécutives. Mais comme il en existe 5 différentes, plus ou moins longues, auxquelles il faudra ajouter la trame où vous finissez tout seul et les « bad-endings », bref, largement de quoi vous mettre sous la dent. Le tout est accompagnée d’une bande son très agréable, et convient bien aux situations et aux personnages, elle se place harmonieusement avec le texte.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Au final, les personnages sont vraiment intéressants, avec un background assez poussé, suffisamment pour que vous vous y attachiez très vite et commenciez très tôt à avoir vos petits favoris. Tenant plus du gros livre interactif que du jeu vidéo, Katawa Shoujo n’a qu’un seul vrai défaut, être uniquement disponible en anglais. Cela ne m’a en soit pas posé beaucoup de problèmes, mais il m’est arrivé de faire pause dans un dialogue pour ouvrir un dictionnaire et chercher la définition d’un mot inconnu. Si je puis vous donner un conseil, avant d’achever cet article, c’est que si vous décidez effectivement de télécharger ce jeu, ne lisez pas la page de présentation des personnages, au risque de vous spoiler plus de la moitié de l’intrigue.


Dark Souls: Prepare To Die Steam Edition de From Software

Le portage de la honte

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 3 octobre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Dark Souls : Prepare To Die est un jeu vidéo sur PC qui est le portage de la version Xbox 360 du sobrement intitulé Dark Souls, réclamé à cor et à cri par des hordes de fans enragés. Jeu qui est la suite de l’exclusivité PS3 Demon Souls et qui a sa sortie a été salué par la critique. Le tout est développé par From Software, connu pour leur série des Armored Core et édité par Namco Bandai. Je ne vais vais pas vous cacher la vérité, ce portage tant attendu s’avère finalement être un scandale à la limite du foutage de gueule. Mais faisons les choses dans l’ordre, il y a une histoire peut-être ?

Dark Souls Prepare To Die Edition

Vous êtes un mort-vivant et de ce fait vous avez été enfermé au fin fond du monde pour en attendre la fin, de ce monde. Par un concours de circonstances vous arrivez à vous échapper et entamez une quête, vu qu’apparemment, vous seriez un élu des dieux.

Bon il y a sans doute autre chose mais j’avoue ne pas avoir trop suivi la chose. De toutes façon, là n’est pas l’intérêt du jeu, qui réside dans son gameplay. Et c’est malheureusement aussi là que je commence à m’énerver. A savoir, j’ai la version sur Xbox donc j’ai un élément de comparaison. Quand on annonce un portage PC, on s’attend à pouvoir jouer au combo clavier/souris… Je vais vous raconter mon premier contact avec le jeu.

Dark Souls Prepare To Die EditionJe le lance à partir de Steam, première surprise, l’ignoble surcouche Windows Live apparaît, comme si Steam ne suffisait pas comme DRM… D’un autre coté, ça peut s’expliquer, le jeu a largement dépassé le stade du portage, on a surtout l’impression de jouer sur un émulateur Xbox 360. J’ai commencé par essayer de jouer au clavier, peine perdue, je n’arrivais même pas à lier les touches comme je voulais à cause d’une incohérence avec les claviers qwerty et azerty. Entre temps j’ai eu le temps de voir que d’immondes boutons Xbox s’affichaient dans le HUD, preuve d’un portage à l’arrache.

Après ce premier contact où je n’arrivais pas à diriger mon perso ni à ramasser une pauvre clé, j’ai laissé couler une petite semaine avant de lui redonner sa chance. Et là par miracle et sans doute un patch, je pouvais enfin mettre les touches que je voulais pour l’action que je voulais. Bon j’ai un peu avancé mais vite lâcher l’affaire, le curseur de la souris est toujours visible et il n’est pas limité par les bords de l’écran de jeu, rahhhh, étant en double écran j’ai fini 3-4 fois sous Windows avant de péter un plomb. Une chose était maintenant claire, il me fallait une manette et comme Windows 7 refuse catégoriquement de reconnaître ma manette sans fil de Xbox360 avec le kit plug and play (qui marchait très bien sur XP), il me fallait me procurer une manette filaire. 48H et 35€ plus tard, je pouvais enfin commencer à jouer dans de bonnes conditions. Bref.

Dark Souls Prepare To Die Edition HUD

Petit point sur les graphismes, ne soyez pas choqué, ce n’est pas d’une beauté affable, sans être moche. J’ai juste l’impression que les graphismes sont moins fin que sur console. L’univers est très sombre avec des couleurs très foncées, j’avais un peu de mal à voir certains détails me forçant à faire un détour par les options pour corriger ça, vu qu’on a quand même quelques taquets réglables dans les graphismes. Ce côté sombre contribue grandement à l’ambiance du titre, respirant un médiéval fantastique immersif mais à l’univers peu expliqué, la cinématique d’introduction faisant un peu léger comme contexte. D’ailleurs on ne nous explique pas grand chose dans le jeu rendant la courbe d’apprentissage assez raide, mais ce point va apporter sa pierre à l’intérêt principal du titre: sa difficulté.

C’est typiquement du Death and Retry, alors ne soyez pas trop frustré par vos morts successives dont la répétition pourra être très élevée selon votre niveau. La mort n’est pas trop pénalisante, vous pouvez aller récupérer les âmes que vous aviez récolté sur votre cadavre. Le gameplay à la manette n’est pas pris en défaut, ce ne sont que vos capacités qui vous feront avancer ou rester sur place. Attendez vous à une durée de vie assez immense pour le coup, vous allez mettre un sacré bout de temps à en faire le tour. Des inscriptions laissées par des joueurs online ou tout simplement des messages du jeu sont laissés par terre un peu partout, histoire afin de vous filer des conseils. Niveau online, apparemment il est possible d’envahir le monde de quelqu’un d’autre pour le pourrir, ne l’ayant pas vu de mes yeux, je ne me prononcerais pas sur ce point.

Dark Souls Prepare To Die Edition

Au final, ce Dark Souls: Prepare To Die sur PC c’est typiquement la cristallisation de l’expression « avoir des sentiments partagés« . Le fond du jeu en lui-même est particulièrement jouissif mais la forme est catastrophique. Même si vous êtes un pécéiste, si vous en avez la possibilité, préférez la version 360 ou PS3 à celle ci, qui montre que quand les fans réclament un portage il vaut mieux s’abstenir que de faire n’importe quoi. Ce point mis de côté, ce Dark Souls est une tuerie sans nom qui ravira les fans de challenge.


Dragon’s Lair de Don Bluth et Digital Leisure

Retour du classique sur Xbox 360, pour nostalgiques et masochistes

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 juin 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Le Dragon’s Lair qui nous intéresse ici est un réédition d’un jeu ancien, réalisé par Don Bluth, le célèbre animateur responsable entre autres des longs métrages d’animations Fievel et Le Nouveau Monde ou encore Brisby et le secret de Nimh, Anastasia. En effet la borne d’arcade originale est sortie en 1983, le jeu a fait des passages sur une grosse pelletée de plateforme différente, la CD-i de Philips ayant même eu le droit à une adaptation. C’est aujourd’hui sous l’égide de Digital Leisure, propriétaire des droits, que nous sort ce remake Xbox Live Arcade. Réputé pour sa difficulté et sa courte durée de vie, qu’en est il pour ce nouveau portage ?

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 1

L’histoire en tout cas reste la même, et donc carrément bateau. Dirk un chevalier sans peur doit aller libérer la princesse Daphné emprisonnée par un dragon dans les tréfonds d’un château. Le château est parsemé de dangers, de pièges et de créatures que Dirk devra affronter et éviter pour secourir sa belle. Et ce sera tout ce qu’on aura pour le synopsis.

L’ensemble se présente sous la forme d’un dessin animé interactif, avec ce qu’on pourrait appeler l’ancêtre des QTE (Quick Time Event) qui nécessite d’appuyer sur la bonne touche au bon moment pour que l’animation se lance. La fenêtre de temps d’interaction étant assez petite et ne pardonnant que très peu les erreurs. Sachant que le mode difficile correspond à l’arcade de l’époque, qui elle ne proposait pas d’aide à l’écran, je vous laisse imaginer la difficulté. Un temps d’apprentissage des séquences sera requis pour surmonter tout ça. Heureusement des aides sont visibles en normal, même si elles ne sont pas toujours bien voyantes dans le feu de l’action. Par contre on entend bien le bruit affreux de leur validation, ce qui rompt totalement l’ambiance.

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 4

Une princesse à sauver charismatique

Coté animation quand on met dans la balance l’âge de l’œuvre originale, on se dit que le résultat est plutôt pas mal et que ça a plutôt bien vieilli. Si des petites variations de couleurs entachent parfois les validation de QTE, on reste sur de la qualité correcte. Les différentes morts de Dirk ont aussi chacune leur animation, on les aurait aimé peut être plus marrantes, le ton global reste plutôt sérieux. Les bruitages sont parfaitement à la hauteur de ce que l’on a à l’écran et les musiques sont loin d’être inoubliables. Les personnages sont sous exploités, Dirk ne parle pas, et les ennemis guère intéressants si ce n’est dans leur design Bluthien. Daphné est une princesse qui rien que par sa tenue communique que c’est une cruche et dont la voix a le don d’agacer les rares fois où on la croise. Ça manque grandement de profondeur de ce coté, assez étonnant avec le sieur Bluth derrière le projet original.

Au rayon des modes de jeu, on en trouve 2, le mode arcade et le salon. L’arcade est censée reproduire l’enchaînement de tableau de la borne originale, tandis que la version salon reprend celui des sorties « console ». Après plusieurs parties je n’ai pas trop vu de différence, à part l’intro sur le pont-levis absent de l’arcade. Les tableaux s’enchaînent sans logique, il y a l’air d’avoir un chemin pour arriver à la fin que je n’ai pas réussi à emprunter, j’avais même parfois l’impression de tourner en rond à force de faire plusieurs fois la même salle sur une partie. Du coup on peut avoir des suites d’environnement qui font tiquer, j’ai eu le cas d’une salle pleine de lave suivi d’un sous-sol de donjon pour me retrouver encore une fois dans ce sous sol quelques écrans plus loin. On nous propose deux modes de contrôle pour le héros, la manette et Kinect. N’ayant pas le second j’ai suivi l’aventure au pad. D’ailleurs au passage je déconseille le joystick et recommande l’utilisation de la croix.

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 3

Intégration Kinect

On trouve aussi le classement des scores en ligne, sachant que des brutes qui font des perfects trustent déjà les hauts de classement. La bande annonce de la borne d’arcade est disponible, attention sympathique, ainsi que la vidéo de la traversée complète du château sans les transitions pour profiter de l’animation.

Cette adaptation de Dragon’s Lair ravira sans aucun doute les nostalgiques et les joueurs en manque de Kinect. Mais l’arrivée du titre sur le Xbox Live Arcade ne m’a pas vraiment convaincu, surtout vu son coût de 800MS points. Reste une première traversée du château sympathique qui laissera vite place à l’ennui et à la répétition. Chacun verra midi à sa porte.


Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Le jeu indé PC débarque dans une version spéciale Xbox Live Arcade

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Les jeux vidéo indépendants restent généralement inconnus du grand public à quelques exceptions près, généralement grâce au support du Xbox Live Arcade, tels Braid ou plus récemment Fez. Mais ce n’est pas le cas de Minecraft, un titre qui fait sensation depuis plusieurs mois déjà dans la sphère jeux vidéo, et dont LuxtExMachina vous disait tout le bien qu’il en pense. Le titre vient de faire son arrivée sur le Xbox Live Arcade, dans une édition spéciale, sobrement nommée Minecraft: Xbox 360 Edition. Alors, les développeurs de Mojang ont ils vendu leur âme au diable en autorisant 4J Studios à développer une adaptation pour la Xbox 360, ou le titre a-t-il gardé son identité ?

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Pour ceux qui n’aurait pas suivi ou qui aurait manquer de lire la chronique de sa version PC, Minecraft est un jeu de type bac à sable. Vous incarnez un personnage complètement anonyme qui a la possibilité de collecter (« miner ») des ressources (bois, pierre, viande, peaux d’animaux) pour les réutiliser et construire quelque chose de mieux (le bois devient une planche, la planche un bâton aiguisé, etc). C’est de là que vient le « craft », qu’on pourrait traduire ici par construire en français. Minerconstruire, ça le fait tout de suite moins, mais c’est l’idée. Le jeu va donc vous challenger sur cette idée: vous avez un monde rempli de matière première à exploiter, faites nous voir comment vous allez pouvoir récupérer toutes ces ressources et ce que vous allez bien réussir à en faire.

Il est donc évident que si cette idée de créer des choses, de construire et de vous fixer vos propres objectifs ne vous séduit pas, il y a peu de chances que Minecraft soit fait pour vous. J’avoue que je partais assez négativement là dessus, et ce n’est pas voir LuxtExMachina y jouer qui m’avait fait changer d’avis. L’objectif du titre, pour devenir intéressant et vous pousser à continuer, va être de ressusciter en vous l’envie de créer des choses, même si cela n’a en soit aucune importance. C’est ainsi que j’ai lancé le titre sans trop de conviction, pris ma manette dans les mains, et miné mes premières ressources. J’ai construit mes premières planches, à partir desquelles j’ai fait une épée de bois, pour aller tuer quelques vaches et me faire du cuir. Puis j’ai vu qu’il y avait d’autres matières à assembler, et j’ai donc naturellement eu envie d’aller le faire.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Tout le gameplay repose là dessus, car pour créer ces nouveaux objets il vous faudra découvrir de nouvelles ressources, et pour les récupérer, il faudra sans doute en acquérir d’autres, s’organiser pour pouvoir les extraire, etc. En soit, c’est vraiment prenant et on devient vite accroc. Pour compliquer la tâche du joueur, il faut explorer le monde pour découvrir ses ressources, et se défendre face à des ennemis la nuit, au risque de perdre tout ce que l’on avait accumulé auparavant. Pour une description plus complète des possibilités vous pouvez relire l’article de LuxtExMachina, plutôt complet à ce niveau.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Ceci est une vache (moche)

Cette monture Xbox 360 propose ce qui est considéré comme la « version classique » de Minecraft, celle avec laquelle le plus de joueurs ont découvert le titre, puisque le jeu continue de recevoir des améliorations sur PC, qui ne font pas toujours l’unanimité. La version console devrait d’ailleurs faire de même, bien qu’on puisse à juste titre craindre l’arrivée de DLC, chose habituelle sur cette plateforme. Reste que l’adaptation est vraiment fidèle et retranscrit très bien l’univers du titre, ses possibilités et le tout reste tout de même très « pc » dans son interface. Celle ci fait plus penser à un vieux jeu PC dont les développeurs auraient oublié que l’ergonomie a aussi son importance. Les graphismes sont dans la même veine, plutôt moches il faut l’avouer, mais la prise en main est quant à elle instantanée. Des petits tutoriels sont présents dans chaque sous menu, et une fois la partie lancée, c’est plutôt très intuitif et on apprend rapidement les bases du gameplay: miner, construire.

La durée de vie est donc complètement dépendante de l’intérêt que vous allez trouver à construire ces choses, à assembler bloc sur bloc. Il y a certes l’exploration et les ennemis, mais je doute qu’on puisse réellement y trouver son compte si le principe ne nous branche pas. Reste que tout est au rendez-vous pour prolonger l’expérience et fournir un bac à sable illimité. Vous pouvez créer plusieurs mondes qui sont aléatoires, régler la difficulté des ennemis, y jouer jusqu’à quatre en coopération offline, et jusqu’à huit grâce au Xbox Live, rejoindre ceux de vos amis, et sans doute par la suite, en télécharger. Pour vous pousser à l’aventure et vous guider sur le début, les habituels succès sont au rendez-vous.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Minecraft: Xbox 360 Edition n’a que peu de choses à envier à son grand frère sur PC. Si on y perd, pour le moment, les dernières améliorations du titre et la facilité d’installation de mods, on y gagne en confort et convivialité pour y jouer, surtout pour ceux qui n’ont pas l’habitude comme moi de jouer sur ordinateur. J’ai complètement accroché dès les premiers blocs minés, mais il est tout de même préférable de passer par la case démo avant de débourser la modique somme de 1600 MS Points pour acheter le titre, tant le gameplay peut être clivant. Moi, j’ai adoré, et si la démo vous convient, nul doute que vous ne tarderez pas à vous procurer le titre.


Guild Wars 2, Premier Beta Event, de ArenaNet

Preview sur la beta de Guild Wars 2 du 27-29 Avril

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 mai 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Votre serviteur est un passionné de l’univers de Guild Wars, en témoigne mes 2000h de jeu sur le premier épisode. Autant dire que je l’attends au tournant ce second épisode. ArenaNet, le développeur, a eu l’idée d’accorder l’accès à sa beta à ceux qui avaient pré-acheté le jeu. C’est donc à cet évènement, le week-end du 27 au 29 Avril, que j’ai participé. Est ce que ce nouvel épisode est à la hauteur des attentes, le tout sachant que le jeu est encore sujet à évolution même si le squelette est bien là.

Guild Wars 2 de ArenaNet

Je vais commencer par situer Guild Wars 2. En ce qui concerne l’histoire, elle se passe plusieurs centaines d’années après celle du premier épisode. Avec son système économique de MMO sans abonnement, il occupait un segment inexploité du domaine pour attirer un nouveau public, et c’est aussi ce que cette suite ambitionne. Après cette petite mise en bouche, il était temps de rentrer dans le vif du sujet.

Je vais commencer par le gros fail de l’évènement, jusqu’à samedi soir des soucis de connexion se sont fait sentir apparemment à cause des serveurs d’identification. Je passerai sur la saturation des serveurs dû à la très forte affluence, tous les serveurs européens étaient blindés de 11h à 23h.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

L'écran de selection des persos, on peut voir le nombres de ses contacts connectés en haut à gauche

Premier contact, les menus de démarrage sont très soignés, visuellement, on retrouve tout de suite la patte des artistes de ArenaNet. Pour continuer sur les graphismes, comparé aux autres MMO, je dirai que c’est dans la bonne moyenne supérieure, surtout face aux grosses productions comme SW: The Old Republic, qui lui n’est pas vraiment beau.

Pendant ce week-end, on avait accès à 3 des 5 races qui seront présentes dans le jeu final. Les humains, régis par leurs croyances envers leur dieu, les Norns, de fiers guerriers nordiques dont la taille fait le double de celles des humains et enfin, les Charrs, espèces de gros matou guerriers entrés de pleins pieds dans l’ère industrielle. Pas de restriction sur les professions, les huit étaient disponibles et j’ai eu le temps d’en testé cinq, une façon d’explorer autant de gameplay différents. Une petite explication du système de jeu s’impose.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

Le World Vs World nous mènera à l'assaut de forteresse à l'aide d'armes de siège

On a accès à une barre de 10 compétences, les 5 premiers slots sont déterminés par les armes portées et débloqués rapidement à l’usage des armes. Le 6ème correspond aux skills curatifs pour se soigner, les trois suivants sont des slots d’aptitude que l’on déverrouille tout les 10 niveaux et enfin le dernier est réservé aux compétences élites disponibles au niveau 30. On a donc accès à une grande variété de combinaisons différentes qui changent de la foire du slip et des barres de compétences à gogo et bordéliques des autres jeux du genre. Guild Wars 2 se veut donc comme son aîné un minimum stratégique. L’ambition est aussi de s’éloigner du sempiternelle trio Healer/Tank/Damage Dealer, qui régit le genre depuis un sacré paquet de temps. Après je nuancerai mes propos n’ayant pas pu tester les donjons instancié sur ce week-end.

L’autre grand changement concerne les quêtes, une trame principale scénarisée est présente pour chaque héros, sans vouloir enfoncer encore Bioware sur son Star Wars, c’est ici moins cliché et on se rend vite compte que les choix à la création du personnage ont une influence sur son déroulement, en tout cas sur ce qui concerne le début de l’aventure. Pour les quêtes intermédiaires, elles sont optionnelles bien que vivement recommandées pour monter un peu de niveau. Ces quêtes sont faisables en accomplissant différentes tâches au loisir du joueur, ça change des « quêtes FedEx ». Et le tout est sans compter les évènements dynamiques qui se déclenchent un peu comme des quêtes publiques, avec une récompense en fonction de l’implication du joueur dans l’évènement.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

Des combats aquatiques sont aussi de la partie

Un des points sur lesquels ArenaNet a toujours beaucoup insisté, c’est le PvP, le joueur contre joueur. Et là encore ils ont mis les petits plats dans les grands. Du coté du PvP classique, deux maps étaient disponibles, c’était de la capture de points avec un score à atteindre et des gros monstres neutrals pour gagner plus de points de victoire. Le nombre de participants est variable en fonction des disponibilités et les parties sont joignables en cours de route. Plutôt plaisant, l’équipement est fourni et il y a une mise au niveau 80 des joueurs pour équilibrer le tout, de plus toutes les compétences sont accessibles. Classique, à voir s’il y aura d’autres modes et surtout si le nombre de maps sera suffisant pour éviter la monotonie. Le plus grand ajout à la licence de ce point de vue, c’est le World Vs World, qui va opposer trois serveurs dans un mode conquête, où il faudra gérer la prise et la défense de camps, de forteresses, la protection de caravanes de ravitaillement et se battre pour des territoires pour engranger des points pour son monde de manière périodique. Les serveurs qui nous sont opposés tourneront de manière périodique afin de ne pas toujours se retrouver face au même adversaires. Ce mode permet des affrontements à grande échelle un peu bordéliques, mais terriblement jouissifs.

Évidemment je n’ai pas fait le tour de tout ce qui était possible en deux jours, et j’en ai sans doute oublié des bouts dans mon récit. Mais mon sentiment vis à vis de Guild Wars 2 est que je trépigne d’impatience en attendant la sortie du jeu. Et puis bon, reformer ma guilde et rejouer avec mes potes qui eux aussi ont pré-acheté le jeu, ça augure un paquet d’heures de jeu et plein de fun en perspective. Pour rappelle, la date de sortie n’est pas encore annoncée.


Bloodforge de Climax

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 4 mai 2012, avec 2 commentaires
Critiques

La saison des sorties sur le Xbox Live Arcade continue bon train, et après avoir accueilli successivement de très bons titres, Fez, Trials Evolution ou encore Sine Mora pour ne citer qu’eux, c’est à Bloodforge de faire son arrivée sur le service. Développé par les anglais de Climax, le titre a de quoi nous plaire, un Beat’em All avec une patte artistique sanglante à souhait, le tout sur un fond de civilisation celtique. Bref, que du bon en somme, mais vaut-il ses 1200 MS Points ?

Bloodforge de Climax Cover

Le premier écran du titre met tout de suite dans l’ambiance, un corbeau devant un champ de cadavre, en noir et rouge. Ce qui va en effet marquer le joueur chez Bloodforge, c’est la touche artistique. Très sombre et sanglante, vraiment sanglante. Le tout n’est, il faut le dire, pas sans rappeler ce que l’on avait pu trouver chez 300 par exemple. Alors certes, quelques années ont passé depuis et nombreux sont les titres à proposer cette patte graphique, mais elle est ici plutôt bien associée au moteur graphique et aux divers effets et cinématiques. Le sang gicle, de partout, et c’est vraiment bien fait de ce côté, le spectacle est assuré, le côté brutal bien présent.

Le titre de Climax va nous proposer d’exploser -littéralement- des hordes et des hordes d’ennemis, le tout entouré d’un scénario saupoudré de complots des dieux et autres prophéties. En soit, l’ambiance est vraiment au rendez-vous et j’ai plutôt apprécié suivre le destin de Crom, brave guerrier celte qui n’avait rien demandé et qui se retrouve dans une quête de vengeance et de sang. Ce dernier est accompagné tout du long de l’histoire d’une femme démoniaque qui le tourmente lorsqu’elle ne prend pas l’apparence de corbeaux. Bref, bien que pas forcément originale, l’ambiance est là, c’est bien sanglant et tout est fait pour nous rappeler que le monde de Crom est sans pitié.

Bloodforge de Climax Screeshot

Giclées de sang viennent très vite couvrir notre écran, les décapitations, amputations et éviscérations vont bon train. Chaque ennemi fini par être terrassé par une sorte de « fatalité » qui sont juste jouissives. Quoi de plus agréable que d’exploser la tête d’un ennemi à terre avec sa masse? Le titre nous propose plusieurs armes, masse, épée ou encore griffes, ainsi que des sorts de magie. Le bestiaire est aussi relativement varié, avec des soldats bien souvent plus grands que notre héros, quand ce ne sont pas d’énormes ogres ou des colosses gigantesques.

Malheureusement, il faut avouer que le gameplay proposé pour les combats n’est pas franchement au rendez-vous. Les combos d’abord sont difficiles à sortir, on n’arrive pas vraiment à les distinguer ni à les exécuter aux bons moments. Crom est plutôt lent, et quand il est embarqué dans un mouvement il est difficile de l’en sortir. Les multiples combats sont donc là dessus plutôt répétitifs, tant ils ont tendance à se limiter à esquiver à coup de roulades, puis taper, et ce quelque soit les ennemis, les armes n’apportant qu’une brève variation.

Bloodforge de Climax Screeshot

Ce n’est malheureusement pas le seul défaut car le jeu est aussi grandement entravé par une camera complètement épileptique. Ne proposant pas de visée centrée sur un ennemi, elle va souvent changer d’angle sans prévenir, sans raison, et de façon complètement abrupte. Les combats sont alors un réel défi, d’autant que la difficulté est au rendez-vous, non par parce que l’I.A. est réussie, mais plus par le nombre affolant d’ennemis, de bug de camera quand ce n’est pas de collision. Les ennemis sont vraiment nombreux et Crom se retrouve au combat tous les trois pas, sans trêve. Il n’y a pas d’exploration, les rares bifurcations ne menant qu’au même endroit, les décors étant désespérément déserts.

Bloodforge aurait vraiment ou être un bon titre, avec une ambiance et un univers excellents. Mais voilà, affronter d’énormes monstres est certes jouissif, quand la camera ne vient pas nous faire mourir bêtement et que la difficulté parfois frustrante ne nous coupe pas dans votre élan. Le titre de Climax est idéal pour soulager ses pulsations sanguinaires, mais il souffre de trop gros défauts pour mériter ses 1200 points, à moins d’être fan du genre.


Trials Evolution de RedLynx

Loïc dans Critiques, Jeu Vidéo le 27 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

C’est depuis le 18 avril 2012 que la rubrique Arcade du Xbox Live propose le petit frère de Trials HD. Développé par RedLynx, il s’agit de Trials Evolution qui propose encore une fois de faire du trial sur console. La démo du premier volet avait suscité ma curiosité, cette suite a su combler mes attentes.

Trials Evolution de RedLynx

Vous avez toujours voulu évoluer avec une moto dans des lieux divers et variés remplis de bosses et rampes alors n’hésitez plus ce jeu est pour vous. Ce jeu de course moto trial en vue 2D vous propose de vivre une toute nouvelle expérience. Vous allez vous retrouver sur les plages de Normandie pendant le débarquement, en pleine forêt, ou encore dans un hangar désaffecté le tout dans des paysages détaillés et très jolis.

Le moteur est bien fait, la caméra vous suit de côté durant votre parcours, en 3D, et de nombreuses animations autour et sur le parcours rendent le jeu plus vivant et délirant. On se prend très vite au jeu, à essayer de gérer les différentes explosions qui ont été semées sur le parcours. Le gameplay vient renforcer votre immersion dans le jeu. En effet, même si il s’agit d’un jeu arcade, ce qui facilite une prise une main rapide, très vite vous voudrez évoluer plus vite, faire des plus beaux sauts, ce qui vous demandera d’y aller mollo sur les gâchettes. Le contrôle de votre joueur se situe sur deux axes, le stick gauche vous permet de gérer la position de votre personnage sur sa machine, et les gâchettes gèrent les freins et les gaz.

Trials Evolution de RedLynx

Un mode solo et un mode multi-joueurs sont proposés dans cet opus. Le premier vous propose de décrocher vos permis. Chaque permis vous permet de piloter des engins de plus en plus costauds, ce qui va guider la progression du joueur. En effet, pour avoir le droit de passer vos permis il vous faut obtenir un certain nombre de médailles (bronze, argent, or) sur les parcours. On retrouve une cinquantaine de  parcours qui sont divisé en portions, et selon le temps que vous mettrez à atteindre l’arrivée et le nombre de chutes que vous aurez eu, vous obtiendrez votre médaille.

Grâce à une prise en main accessible dès les premiers tours de roue, vous allez très vite prendre beaucoup de plaisir. Les différents parcours vous permettront de vous familiariser avec votre engin, puis de développer vos aptitudes. Le niveau de difficultés du jeu réside dans deux choses, les parcours et le choix des motos. La 450cc par exemple vous demandera plus de douceur que la 125cc, il vous faudra être précis avec la manette des gaz…

Trials Evolution de RedLynx

A l’issue de chaque course vous gagnez également de l’argent virtuel. Grâce à cet argent et en vous rendant dans votre garage, il vous sera possible de personnaliser votre joueur et votre moto. La personnalisation du joueur va du casque aux bottes, il est ainsi possible de choisir le style des vêtements ainsi que leurs couleurs parmi divers catalogues qui se débloquent tout au long du jeu. De même la customisation de votre moto est possible et variée, de quoi personnaliser l’expérience. Afin de rendre l’aventure encore plus rythmée et agréable, les musiques ainsi que le son des motos ont été soignés. L’ambiance du jeu, rock et déjantée, reflète bien cet univers où le seul mot d’ordre est de se faire plaisir.

La durée de vie est, il faut le dire, plutôt colossale pour le jeu solo. Tout d’abord, on dénombre une bonne pelletée de parcours de base, ce qui vous demandera déjà du temps tant passé les premiers parcours il vous faudra être habile avec les gâchettes. Mais pour prolonger l’expérience, en sus de la recherche du plus beau parcours, le plus rapide et avec le moins de fautes, vous pourrez télécharger gratuitement d’autres niveaux, ou créer vos propres parcours grâce à un éditeur, pour ensuite les partager.

Trials Evolution de RedLynx

A ce mode solo s’ajoute donc un mode multijoueur, qui en local permet de jouer jusqu’à 4 participants sur la même console. Vous pouvez donc affronter vos amis sur des courses avec éliminations directes. Une fois encore la vitesse et les chutes sont les éléments clés qui faut apprendre à gérer. Des petits jeux d’adresse sont également de la partie. Tout comme l’ambiance du jeu, ces petits « jeux-défis » sont décalés, comme par exemple la descente de ski.

Vous l’aurez compris, Trials Evolution est un titre qui m’a plus que convaincu. Avec un gameplay au poil et un moteur de jeu vraiment réussi, c’est l’idéal pour faire du trial… virtuel. Il n’empêche que l’ambiance est vraiment au rendez-vous, et malgré son prix de 1200 MS Points, élevé pour un titre Xbox Live Arcade vous en aurez largement pour votre argent, tant le contenu et la qualité sont au rendez-vous. Il ne vous reste plus qu’à chausser les crampons et c’est parti…


The Pinball Arcade de FarSight Studios

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 avril 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Penser aux flippers évoque bien souvent des scènes dans un bar où l’on voit plusieurs adolescents autour de la machine, lors de parties endiablées. Pourtant, quand on a mon âge, à part dans une série télé américaine des années 80, on en a souvent jamais vu en vrai, ou en tout cas, jamais joué. C’est cependant la promesse de pouvoir rejouer aux flippers mythiques que nous fait The Pinball Arcade, une simulation de flipper développée par FarSight Studios et disponible entre autres sur le Xbox Live Arcade. Au programme, les sensations des différentes machines, reproduites pour l’occasion au pixel près pour satisfaire les puristes.

The Pinball Arcade de FarSight Studios

Pour moi, en dehors de l’imagerie populaire, le flipper c’est avant tout un jeu qui était disponible grâce au CD de Windows 95+, Microsoft Windows Pinball, aussi connu sous le nom de 3D Space Cadet Pinball. Pour une raison que j’ignore encore, c’était le seul jeu de mon PC déjà installé, pas de solitaire ou autre démineur, et c’est donc naturellement celui où j’ai passé le plus de temps à essayer de battre des records. Toujours est il que je n’étais donc pas complètement étranger à la simulation de flipper quand je me suis lancé dans ce nouveau titre.

Il faut avouer que les premières impressions sur le jeu ne sont pas franchement encourageantes. Je ne sais pas comment FarSight Studios s’est débrouillé, mais l’interface date d’un autre temps. S’ils ont voulu imiter les interfaces mal conçues et incompréhensibles de l’époque: félicitations, c’est réussi. Enfin, après quelques essais infructueux on se retrouve face à son premier pinball. C’est avec Tales of the Arabian Nights que j’ai commencé, mais on retrouvera trois autres machines, Ripley’s Believe It or Not, Theatre of Magic, et Black Hole, qui est sans doute celui ayant inspiré celui de Windows, et donc mon préféré.

The Pinball Arcade Black Hole

Les machines sont vraiment reproduites à l’identique, et donc, on y retrouve tous leurs mécanismes: actions à provoquer en envoyant la balle, cascades d’évènements, bonus divers, voir sous monde lorsque cela est disponible. Là dessus, on peut dire que le tout est vraiment fidèle, les petits écrans affichant le score ont été reproduits avec les petites animations qui vont bien, et sont casés en haut à gauche de l’écran. De même, la bande son est au rendez-vous et chaque flipper vous « parlera ». Malheureusement, il faut avouer que du coup, le tout n’est pas très intuitif. Il n’y a pas de travail pour guider les néophytes et ce sera à eux d’essayer d’apprendre les arcanes de chaque machine.

Du coup, c’est certes comme avant, mais les gars de chez FarSight Studios ont sans doute oublié qu’il y avait des gens autour du flipper pour vous donner des conseils et vous montrer comment ça marche. Dommage là dessus, car c’est assez perdant et il faudra se motiver pour essayer de tout découvrir. Le jeu propose des objectifs à remplir, de deux difficultés différentes, pour en quelque sorte guider le joueur. Un peu comme des sous-succès, en quelque sorte. C’est sympathique, mais il est assez difficile de discerner ce qu’il faut faire pour les obtenir, avant ou après les avoir réussi d’ailleurs.

The Pinball Arcade Ripley's Believe It or Not

Si il y a clairement des lacunes côté apparence et didactique, le gameplay est plutôt bon. On sent bien la physique de la balle, son poids, bien qu’on soit évidement derrière une manette non directement avec la machine. Le calibrage est bon, elle évolue bien et je n’ai pas eu de problème là dessus: c’est carré, niquel. Les différents évènements des plateaux viennent pimenter le tout, et on se prend relativement vite à la course au score. Ceux par défaut sont rapidement vaincus, mais le titre s’avère être sans doute la meilleure application possible à des leaderboards sur le Xbox Live. Et ça tombe bien puisque c’est déjà disponible.

Au final, il faut avouer que The Pinball Arcade s’adresse malheureusement avant tout aux fans de flippers, aux nostalgiques de cette époque révolue, et sans doute, de leur adolescence. Le titre se révèle être amusant à jouer et je me suis rapidement pris à essayer de battre mes scores, certes, avec un très bon feeling. Mais il est aussi particulièrement rebutant pour les néophytes tant le tout est loin d’être intuitif. Pour eux, il faudra s’accrocher afin d’amortir le prix, 800 MS Points, et il serait peut être plus sage de s’orienter vers un titre proposant de nouvelles tables et des didacticiels. Mais c’est un petit prix pour quiconque souhaitant retrouver les sensations d’antan.