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Call of Juarez : Bound in Blood sur PC-360

Gutyx dans Critiques, Jeu Vidéo le 17 juillet 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Les vacances sont parfois vides, mais ça peut s’avérer positif. C’est en regardant Il était une fois dans l’Ouest que j’ai (re)cherché une liste de jeux proposant une histoire de cowboys. Si la recherche était infructueuse la dernière fois après la Trilogie du Dollar, et j’ai comme qui dirait trouvé mon bonheur. Je tombe en effet sur Call of Juarez : Bound in Blood, développé par Techland et édité par Ubisoft.Ce FPS sauce western est sorti en France le 2 juillet 2009, récent donc.

Call of Juarez: Bound in Blood

Ce titre se situe après le second opus de la série Call of Juarez, et propose l’histoire des frères Mc Call: Ray « la brute » et Thomas « le beau gosse » suivis par leur frère William « le pur » qui n’est, lui, pas jouable. Les frères Ray et Thomas décident de déserter le front alors qu’ils viennent de faire sauter un pont pour les sudistes pour aller « secourir » leur frère et leur mère. Ils sont ensuite pourchassés par l’armée. Après avoir laissé la dépouille de leur mère, ils fuient au Mexique et jurent de rebâtir leur maison grâce à l’or des Aztèques d’une vieille légende.

L’histoire d’ailleurs est malheureusement pleine de rebondissements et faux rebondissements qui peuvent énerver mais on rappelle que c’est une histoire de bandits.

Le jeu en lui même offre des graphismes de presque dernier cri même s’ils ne valent pas ceux d’un jeu comme Crysis lancé au maximum de sa puissance, peu de décors destructibles et des décors – plantes, chevaux, ennemis, maisons- ignifugées. La bande son Western se verra un peu remixée sauce guitare électrique pour rendre les fusillades plus Rock’n’Roll. On retrouve tout de même de la musique à la Ennio Morricone. La bande son inclut également des joutes verbales vulgaires à souhait, et surtout des dialogues permanents entre Ray et Thomas, que ce soit pour se donner des ordres ou juste se lancer des piques.

Call of Juarez: Bound in Blood

Le gameplay est simple, un FPS classique pour ce qui est de l’interaction. Le jeu propose un inventaire de sept à huit armes en même temps, incluant deux pistolets, un fusil et des armes variées selon votre personnage. Celles ci seront trouvables sur les dépouilles de vos adversaires ou à des points de vente à certains moments du jeu. Bien que l’on ne vous propose qu’un fusil et deux pistolets, ils peuvent s’adapter à votre style de jeu, que vous préféreriez la vitesse de tir ou de rechargement. Deux armes environnementales seront à votre disposition dans certains chapitres : la Gatling et le canon.

La spécialité du jeu se situe au niveau des modes « concentration ». Il s’agit d’une sorte d’arrêt sur image où vous devez viser les ennemis immobiles et leur montrer la sortie, une sorte de remix de Max Payne. Il y a différents modes, en plus de celui de votre personnage – différent selon celui que vous choisirez  – vous aurez un mode concentration à deux. Le principe pour l’obtenir est assez simple : plus vous tuez plus votre jauge se remplit, une fois pleine vous avez 60 secondes chrono pour activer le mode concentration ce qui peut se révéler rageant quand vous l’obtiendrez à la fin d’un combat. Le second mode concentration sera activé automatiquement en vous plaçant à l’endroit indiqué. Il faut à cela ajouter au gameplay le duel. Le duel se révèle être assez prenant si vous jouez dans le calme, car vous ne pourrez tirer que lorsque la cloche de l’église retentira puisque votre personnage vous empêchera de dégainer avant. L’éthique du Western.

Call of Juarez: Bound in Blood

Malheureusement certains passages comme le lasso ou le duel semblent destinés à une console plus qu’à un ordinateur puisqu’un déplacement typé joystick est demandé. Mais la jouabilité sur PC reste tout à fait honorable, d’ailleurs l’utilisation d’une manette de Xbox 360 est possible sur PC.

Outre le gameplay, il y a le walkthrough, ce qui regroupe l’environnement et la progression dans le jeu. Ce point là m’a paru désespéré au départ mais il n’en est rien. Bien que le jeu soit en quasi permanence fait de fusillades dans les rues ou la nature ou de duels, vous aurez l’occasion à plusieurs reprises de découvrir un environnement hors storyline. Cette partie du jeu propose un désert mexicain assez vide, outre les bandits, leurs victimes et un armurier, mais surtout quelques missions allant de la chasse à l’homme à… La chasse à l’homme. On appréciera néanmoins la grandeur du territoire proposé et la qualité du cheval. Bien sûr mention spéciale aux objets ininflammables comme les plantes, les chevaux ou bien même les ennemis.

Ainsi le jeu semble offrir une durée de vie assez long et intègre ainsi qu’une chasse aux « secrets » à travers les niveaux. Lors de votre course aux côtés de votre frère, vous trouverez des coffres ou des malles contenant de l’argent ou un secret – 89 secrets en tout – qui vous offriront soit des souvenirs des deux frères Mc Call soit des documents historiques sur cette guerre.

Call of Juarez: Bound in Blood

La difficulté du jeu en lui-même n’est pas handicapante malgré certains passages où j’avoue être mort plusieurs fois, ce qui a le don d’énerver plus d’un joueur quand il ne comprend pas pourquoi. En effet, plusieurs passage du jeu demanderont une logique voire une maîtrise d’une capacité du jeu que seul un entraînement vous offrira. Mais ne découragez pas, rien n’est infaisable. Les niveaux de difficulté ne sont pas incroyablement difficiles bien qu’après avoir fini la campagne une fois, le mode très difficile, qui porte bien son nom, sera débloqué. La campagne devrait offrir entre cinq et dix heures de jeu pour la première fois. Un mode multi-joueurs est disponible, qui propose des fusillades entre hommes de loi et bandits dans différents modes et à travers différents endroits célèbres tels que Tombstone. Il est également possible de télécharger des missions supplémentaire via votre compte Ubisoft ce que je n’ai pas réussi à faire.

Un jeu que je conseille donc plutôt à ceux qui apprécieront un mode multi joueurs vu la longueur de la campagne; bien que les fans de Western comme moi trouveront le loisirs de recommencer encore et encore simplement les duels – relativement courts – ou toutes les scènes de fusillades typiques des films du genre. Malgré tout on reste sur un bémol, le jeu ne proposant apparemment pas de mode coopératif sur console de salon.


Monster Hunter Freedom Unite sur PSP

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 8 juillet 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Ce 26 Juin est sorti le nouvel opus tant attendu (en tout cas par moi) de la série des Monster Hunter Freedom sur PlayStation Portable. Ce jeu, célébrissime au Japon et, de l’avis général, de plus en plus prégnant en nos vertes contrées, mérite amplement cette popularité en croissance exponentielle. Mais pour ceux qui ne connaissent pas, un petit exposé sur ce qu’est Monster Hunter : le jeu prend place dans le monde de Gardemine, où des monstres gigantesques pullulent, depuis les immenses dragons cracheurs de feu aux singes colossaux, en passant par des monstres aquatiques, des sangliers géants, des Wyvern et j’en passe – bravo pour l’imagination des développeurs, en tout cas. Il n’y a pas de scénario à proprement parler, le jeu s’organisant autour d’un système de quêtes, qu’on accepte et remplit (quand on est assez bon pour les remplir).

Logo Monster Hunter Freedom Unite

Après avoir dûment éventré votre proie, vous devrez dépecer le monstre pour récupérer des composants, vous forger de meilleures armes et armures, puisque tout l’aspect RPG tient à cette montée en puissance uniquement par armure et arme : pas de niveaux dans Monster Hunter. Bien entendu, il s’agit là d’un résumé succinct de ce qu’est cet immense jeu, occultant tous les aspects minage, pêche ou collecte de plantes, par exemple. Voilà pour les traits principaux.

Qu’en est-il alors de cet opus précis ? Le premier Monster Hunter sorti sur PSP était Monster Hunter Freedom, puis est sorti Monster Hunter Freedom 2, et enfin le Unite. Tout d’abord, bonne surprise, on peut transférer l’intégralité du MHF 2 sur le nouveau, armures, armes, objets et argent compris. C’est heureux, parce que l’énorme quantité de temps passée sur le deuxième opus n’est pas perdu ( 450 heures dans mon cas, ç’aurait été dommage de recommencer). Pendant de la chose : le village où l’on se prépare pour ses quêtes, la maison où l’on entrepose ses objets, les magasins… n’ont pas changé d’un iota. En fait, ceux qui transféreront leur sauvegarde du 2 auront forcément l’impression d’acheter une extension. Mais c’est un peu plus que ça.

Monster Hunter Freedom Unite

Tout d’abord, le bestiaire s’agrandit, tout comme il l’avait été en passant du premier au deuxième ; ainsi, on aura le plaisir de croiser de joyeuses bestioles telles que le Lavasioth, déclinaison du Plesioth aquatique pour la lave, ou le Nargacuga, qui orne la couverture du jeu, et qui, au passage, est un monstre très original à combattre. Il y en a d’autres, et en plus de cela, de nombreux monstres ont été déclinés en sous-espèces ; on pourra joyeusement s’étriper contre des Congalala verts, des Blangonga des sables, des Ceanataur rouges…

Mais là où le jeu va plus loin, c’est que tous les monstres, y compris les plus anciens, ont tous quelque chose de nouveau ; ce peut être une panoplie d’attaques quasiment doublée, comme pour le Kirin, qui se fera une joie de vous électrocuter de plusieurs nouvelles manières, à un nouvel enchaînement, a priori sans conséquence mais qui devra vous faire trouver une façon de combattre totalement différente. Un exemple simple : la Rathian peut à présent enchaîner son fameux salto meurtrier tout de suite après une boule de feu. Pour les néophytes, rien de très parlant. Pour les connaisseurs, une technique de combat à revoir en profondeur…

Monster Hunter Freedom Unite

En plus de tout cela, le jeu possède à présent un nouveau rang de difficulté. La fameuse classe G des précédents, summum de la difficulté – car le jeu propose réellement un défi vidéoludique – est à présent détrônée par les quêtes de rang G*. Dans ces quêtes, on trouvera les nouveaux monstres, les nouvelles sous-espèces, et en général des Wyvern (monstres) d’une puissance défiant toute concurrence ; et je ne parle pas que de défense et de puissance d’attaque, mais aussi d’I.A. : les monstres de ce rang sont bien plus vicelards et bien plus intelligents que dans les autres quêtes. Ils ne commettent jamais d’erreur.

Nouveau rang oblige, on trouve de nouveaux composants extrêmement rares, permettant de créer de nouvelles séries d’armures, encore plus puissantes, et d’améliorer encore les armes que l’on croyait finales dans le deuxième opus. En plus de ces nouvelles améliorations, d’autres armes font leur apparition. Le nombre d’armes et d’armures pouvant être créées devient donc assez étourdissant. À ce propos, il convient de noter un point exaspérant du jeu ; les fameux « rubis », ces composants tellement rares à trouver (4% de chances d’en trouver en dépeçant !) sont détrônés par des composants encore plus rares : les « écailles Ciel », qu’on a… 1% de chances de trouver ! La chasse à ces composants devient rapidement énervante, d’autant que l’on en a besoin pour quasiment toutes les pièces d’armures et les améliorations ultimes d’armes.

Monster Hunter Freedom Unite

Ce dernier point écarté – avec difficulté, surtout pour ceux qui, comme moi, ont connu les interminables chasses aux rubis –, on est tout de même en face d’un jeu d’une durée de vie exceptionnelle. Les graphismes n’ont presque pas changé depuis les autres opus ; ils sont simplement superbes. La bande-son est enrichie de quelques thèmes et la jouabilité reste la même, la prise en main étant assez rapide (même si devenir un excellent chasseur, pro de l’esquive, prend un bon bout de temps !). Un point très intéressant à noter est que le jeu propose un système d’installation ; on pourra installer un bout du jeu sur son memory stick, permettant de réduire considérablement le temps de chargement entre les zones qui découpent une carte et le temps de préparation des quêtes. Pour beaucoup, c’était LE point insupportable du jeu, saccadant l’action ; c’est désormais quasiment résolu.

Autre nouveauté originale, on pourra désormais engager un Felyne (humanoïde-chat), qui auparavant ne faisaient que cuisiner des plats octroyant des bonus divers de santé, de défense, etc., avant une quête, afin que celui-ci vienne combattre à vos côtés. On aura le choix entre un partenaire plutôt orienté sur le bombardement à coups de bombes, ou alors un psychopathe se précipitant sur un monstre faisant vingt fois sa taille pour lui flanquer un coup de massue en pleine poire. A mesure qu’on l’emmène avec soi pour des quêtes, il devient plus fort (lui a des niveaux, 20 pour être précis, mais ça ne compte pas vraiment sur l’évolution de ses caractéristiques), gagnant attaque, défense, et points-compagnons, que l’on pourra dépenser pour lui apprendre des capacités intéressantes, comme vous régénérer, augmenter les dommages, paralyser les monstres, et beaucoup d’autres. En toute honnêteté, ils servent beaucoup à distraire le Wyvern en face, plus que le combattre réellement. Néanmoins c’est une nouveauté très intéressante et très amusante.

Monster Hunter Freedom Unite

Pour quelqu’un qui découvre, il a entre les mains un jeu d’une longueur et d’une richesse absolument monstrueuse. Pour quelqu’un qui « continue » sa partie du Monster Hunter Freedom 2, les nouveautés – je ne les ai pas toutes citées, car faire une liste exhaustive de tous les petits changements qui simplifient la vie du joueur serait fastidieux tant il y en a – seront une agréable surprise, et les nouveaux défis justifient amplement l’achat du jeu (40 euros) ; on a vu des jeux moins fournis que le rang G* ajouté !

Un mot sur le mode multijoueurs : la plupart des joueurs s’accordent à dire que ce jeu ne prend réellement toute sa saveur que lors de parties multijoueurs. Il est vrai que traquer un monstre gigantesque en compagnie d’un ami rend le jeu vraiment plus jouissif, et quelques-uns s’accordent à dire que certaines quêtes ne sont faisables qu’à plusieurs. Sans me prononcer sur ce dernier point, il est vrai que le mode multijoueurs, performant, sans l’ombre d’un ralentissement et ce depuis le premier volet des Monster Hunter Freedom (malgré, il faut l’avouer, parfois un bug ou deux sur le monstre chassé, consécutif à la coordination des PSP, mais sans que cela nuise au jeu), est vraiment excellent. Jouer à plusieurs est vraiment génial et transcende le jeu, mais ne pas pouvoir jouer à plusieurs ne veut pas dire que jouer seul n’est pas plaisant.

Sur ce, et selon la formule consacrée, bonne chasse !


Halo Wars de Ensemble Studio

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 15 juin 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Quand j’ai appris l’annonce d’un spin off Halo développé par Ensemble Studios, j’ai tout de suite été aux anges. La première raison, c’est qu’Halo 3 a été mon réel premier FPS sur console depuis Golden Eye et force est de constaté que la prise en main était assez réussie pour me faire rester jusqu’à la fin du titre. La deuxième, c’est qu’Ensemble Studio est un développeur spécialisé dans les jeux de stratégie en temps réel, genre que j’adore, et qu’ils sont à l’origine d’Age of Empire, une série qui m’a longtemps gardé scotché à l’écran.

Halo Wars

Bref, c’était parfait, jusqu’à ce que je le prenne en main. Car si je dois bien avouer que la prise en main est plus qu’aisée sur ce dernier titre du studio, puisqu’il a été démantelé par Microsoft, cette derière n’est je pense dû qu’à une simple chose: ce n’est pas la prise en main qui est améliorée, mais le reste qui est simplifié. On fait très très vite le tour des batiments et unités du titre. Tellement vite qu’on se dit qu’il doit forcément y avoir autre chose. Qu’on a dû rater un chapitre, ou que l’on va débloquer de nouvelles unités, de nouveaux batiments… Bref, du contenu quoi !

Mais non, rien ne vient. On tourne en rond autour des bases du titre: Station pour avoir des Ressources, Réacteur pour faire évoluer les batiments, Forge, l’habituelle Caserne pour les soldats à pieds, un Aérodrome et un bâtiment pour construire des véhicules. Bref, pas très folichon. Chaque bâtiment permet de produire entre 3 et 5 unités différentes, et c’est tout.

Base dans Halo Wars

Plusieurs emplacements sont disponibles dans la base. Vous choisissez quel batiment construire pour chacun d'eux... Et c'est tout.

Ouais, exit donc les villageois, exit la récolte de différentes ressources. Tout est réuni en une seule qui augmente toute seule en fonction de votre nombre de Stations. Moi qui avait quitté la saga Age Of Empire à son deuxième épisode, je ne sais pas si c’était là une habitude déjà prise pour Ensemble Studio, mais ça m’a choqué. Même dans un titre comme Cosacks où les ressources sont puisées quasiment automatiquement, il y a différent types de ressources.

Comme je le dis donc, pour un titre de stratégie, Halo Wars ne nous propose vraiment pas beaucoup de variété. La stratégie ne se retrouve pas réellement dans la construction ni l’avancée technologique puisque le même schéma revient tout le temps. On se dépêche de tout construire, de protéger avec des tourelles, voir de faire une ou deux colonies. Puis fight fight. Enfin, c’est comme ça que je l’ai pris. Le côté stratégique en prend donc un sacré coup, d’autant que les combats entre unités deviennent quand même assez fouilli et il est difficile de s’y retrouver sans souris. Après bien entendu, je ne suis pas un expert et je n’ai pas assez accroché au jeu pour vraiment prendre le plis.

Halo Wars

Halo Wars, où l'incarnation parfaite de la phrase "Chacun ses goûts, ils sont dans la nature".

C’est d’autant plus dommage que l’intégration à l’univers Halo était superbe. Certes, les couleurs sont criardes et ne plairont pas à tous, mais c’est aussi ça l’ambiance de la série. Des couleurs flashy sur du vert flashy, hm, un régal. La campagne est entrecoupées de cinématique, tout comme dans la version FPS, et nous narre le début de la guerre entre les humains et les covenants. Le scénario est donc intéressant et bien que difficile à comprendre pour le néophyte de la série que je suis, il a réussi à me captiver à me faire continuer la campagne.

Bon, après, cette campagne n’est pas très longue, et bien qu’elle tente d’être variée, elle revient finalement un peu toujours à la même chose: bourriner. Dommage donc pour un jeu de stratégie. Les prétextes utilisés pour amener les différents batiments sont excellents, l’implantation de bases par l’armée l’est tout autant. Les stations qui nous montrent des vaisseaux de ravitaillements faire des allés-retours étaient une excellente idée. Le recrutement d’unités qui viennent de terre aussi. Bref, beaucoup de bonne idées, toutes gâches par l’aspect trop action du titre.

Bataille dans Halo Wars

Fan de stratégie en temps réel light, passez votre chemin, Halo Wars ne vaut vraiment pas le coup d’oeil, à moins d’être un ultra fan de la série. Moi en tout cas, je suis bien content de me l’être fait prêté. Et inutile de commencer sur la polémique de toute façon il n’y avait déjà pas de stratégie dans Age of Empires. Là y’en a encore moins. Dommage, vraiment.

A noter qu’il n’y a pas de jeu multi-joueurs offline.


Au lieu d’aller au cinéma voir un film qui ne nous intéresse pas, car faut bien avouer que les sorties du moment sont pathétiques, nous avons décidé de tester la formule soirée jeu Xbox Live Arcade. Premier sur la liste, Teenage Mutant Ninja Turtles, un titre auquel je pensais avoir joué sur MegaDrive dans le temps… Une erreur, hélas !

Teenage Mutant Hero Turtles II

Proposé pour 400 points Microsoft sur le Xbox Live Arcade, soit 4,65 euros, ce vieux titre de Konami est le portage pur et dur d’une apparition des tortues ninjas dans les salles d’arcade datant de 1989. Nous sommes donc face à un jeu arcade pur et dur auquel ont été ajoutés quelques succès, la possibilité de jouer en coop via le Xbox Live, et … celle de ne pas payer lorsqu’on meurt. Ouf.

Car il faut l’avouer tout de suite, quand on débute le jeu et même après, on meurt quand même pas mal de fois. Si la difficulté était la même sur les bornes arcades, les joueurs ayant fini le jeu ont dû dépenser bien plus que cinq euros pour y parvenir. Puisque bien entendu, à chaque fois que vous mourrez, pour revenir il vous faut insert coin. Bref, on connaît le principe. Sauf qu’il est d’autant plus amusant de jouer à ce genre de jeu pénard chez soi, ça permet par exemple de voir que certains passages sont délibérément inutile au niveau expérience de jeu et ne servent qu’à vous faire mourir… et cracher votre fric. Hm.

Méchants dans Teenage Mutant Hero Turtles

Ca c'est du charisme !

Bon, si on a choisi ce titre, ce n’est pas uniquement parce que j’avais joué à une autre version étant plus jeune, mais surtout parce qu’il permet de jouer en coop en local. Cela va de deux à quatre joueurs, et chacun peut donc revivre de façon illimitée, et surtout, changer de personnage comme il lui plait. Vraiment bien puisque cela casse complètement le côté frustrant de la mort, et quand on veut se faire une soirée sur un jeu, c’est le moins que l’on puisse demander.

Bref, comme les screens le montrent, TMNT Arcade est donc un pur Beat Them All à l’ancienne, en pseudo 3D, avec de nombreux ennemis qui s’assureront que vous ne ferez qu’attaquer pendant toute votre partie. Cöté gameplay, il faut avouer que ce n’est pas très varié: attaque normale, attaque côté opposé, coup de pied sauté et attaque aérienne. Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais juste à des méchants pas très folichons. Ceci dit, les commandes sont réactives et c’est là bien tout ce que l’on demande.

Teenage Mutant Hero Turtles

Non, le vrai problème de TMNT Arcade, c’est le contenu. La durée de vie de l’aventure est ridicule, moins d’une demi heure, les niveaux sont très peu variés, et les ennemis non plus. On se retappe plusieurs fois les mêmes boss, bref, pas génial. Si vous vous attendez à faire l’affaire du siècle en achetant ce jeu à moins de 5€, détrompez vous ! Il vaut son prix, mais ce n’est vraiment pas une affaire.

De plus, le titre n’est fun à jouer que si vous jouez en coop: oubliez tout de suite le titre si vous comptez le faire en solo. Sauf si bien entendu vous voulez absolument gagner tous les succès… Mais bon, ludiquement sans intérêt en somme.

Teenage Mutant Hero Turtles

Bref, on ne regrette pas l’achat en soi, on en a eu pour notre argent, 2-3 heures de jeu fun sans prise de tête, plus intéressant qu’un cinéma donc. Juste un poil déçu puisque j’espérais tomber sur la version MegaDrive, qui elle prenait plus de 2-3 heures pour la finir une seule fois… Enfin, c’est un bon jeu coop sur Xbox 360 au moins.

J’aurai peut être du me renseigner hein.


Dynasty Warriors Strikeforce sur PSP

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 6 mai 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Je vous parlais il y a peu de la ressemblance entre le film de John Woo, les Trois Royaumes, avec le jeu Dynasty Warriors, qui porte donc sur la même période. Comme Koei fait bien les choses, est sorti il y a peu le nouvel opus de la série sur PlayStation Portable: Dynasty Warriors Strikeforce, qui est en fait le portage sur PSP de l’opus DW 6 de la PS3. Autant vous le dire, le jeu change totalement par rapport aux précédents épisodes. Et pas qu’en bien. On rappelera juste avant de commencer que DW est un Beat Them’ All pur jus à la base.

Logo de Dynasty Warriors Strikeforce

Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est que tous les personnages ont été relookés. Le style est résolument plus manga qu’avant et la ressemblance avec les précédents designs est très mince, voire inexistante. Les armes, et par conséquent le style de combat, ont également changé (pour la grande majorité des personnages). Adieu donc les bonnes vieilles Tonfas de Sun Ce ou le légendaire Brûleur de Ciel de ce bon vieux Lu Bü, et bonjour aux armes franchement laides et disproportionnées du type « je porte un immeuble sur mon dos » de Wei Yan ou de Xiahou Dun… Bon, toutes ne sont pas laides, mais je trouve de toute manière que les personnages ne ressemblent plus à rien. C’est mon avis, mais franchement, devant le tank humain qu’est devenu Cao Ren… Certains sont carrément grotesques. Néanmoins, au niveau graphismes, le jeu est clairement amélioré, ça ne fait aucun doute. Un gros boulot sur les décors, les mouvements… Un bon point à noter.

Dynasty Warriors Strikeforce : Zhang Fei

Côté jouabilité, je vous avoue que j’ai pleuré. Adieu, combos dévastateurs, coups diversifiés et explosions de lumière ; vous avez droit à deux sortes de coups différents : taper bêtement ou faire une charge lente et un peu plus forte. Bon, il y a plus de coups aériens, mais franchement les possibilités de combos n’existent quasiment plus. Volonté de simplification ? Réussie, alors, mais un peu trop, parce que lassant à l’extrême… À l’inverse, ce sont des combats aériens qu’il vous faudra mener la plupart du temps contre les officiers, et on découvre alors que si nos bons vieux héros ont perdu leurs combos, ils ont gagné des mini réacteurs sous les sandales de paille… Parce qu’il vous faudra ne combattre quasiment que dans les airs pour vaincre lesdits officiers. Ne vous en faites pas, vous pouvez y rester trois heures. Le problème est que le personnage est alors très difficilement maîtrisable…

En parlant de jouabilité, il me faut vous parler du mode Furie, qui vous permet, lorsque votre jauge Musou est pleine, de vous transformer en gros bourrin (et vous pourrez alors déclencher l’attaque Musou). Ah, une nouveauté ! À saluer en tant que telle. Elle vous permettra de voir votre héros se transformer en super sayen. Bon délire niveau graphique, assez amusant, et qui vous permettra de… frapper un peu plus fort, sauter plus haut, aller plus vite. Aucun nouveau mouvement, hélas.

Dynasty Warriors Strikeforce: Wei Yan

Avec son nouveau hochet tout beau, Wei Yan a prévu de se reconvertir dans le Baby-sitting !

Un mode furie néanmoins vital. Parce que Koei a légèrement pété un plomb niveau difficulté… Il n’y a guère que le mode chaos d’antan qui me rappelle une telle difficulté. Bon, un peu moins tout de même, mais pas réglable, hélas. Adieu également aux fantastiques envolées de centaines d’ennemis. On se bat à présent contre quatre ou cinq soldats résistants comme du béton armé, ou des officiers franchement déjantés qui vous feront bouffer votre PSP. Comptez en plus parfois avec des boss abjects : les chimères, en gros, des énormes monstres de vingt mètres de haut avec une barre de vie juste immense et des attaques légèrement dévastatrices. Personnellement, j’ai les tendons défoncés à force d’appuyer à la fois sur le bouton d’attaque, de lock, et d’objets de soin (que vous ne trouverez plus sur le terrain mais que vous pourrez acheter en ville).

Par contre, les ennemis sont très variés, tous trop puissants, mais très diversifiés ; entre les machines de guerre à lances, à piques, à flammes, les canons, les balistes, les tigres, les loups, les différents soldats, les faucons, les catapultes et les immondes toupies de sabre, il y a un vrai effort, et pareil sur les terrains ; non seulement ils sont beaux, mais il vous faudra souvent sauter dans tous les sens pour ne pas vous noyer ou pour accéder à une autre zone.

Dynasty Warriors Strikeforce: Fei Zhang.jpg

Yes, j'ai battu Sangoku !

Je parlais de la ville ; en effet, Strikeforce intègre une ville, un campement d’avant mission (que vous pourrez choisir : petites requêtes, défis, mission « histoire »…), pareillement à l’excellent Monster Hunter Freedom. Il est quasiment notoire que Koei s’est quelque peu inspiré de ce jeu qui fait un carton monstre au Japon (et avec raison, c’est un des meilleurs auxquels j’aie jamais joué), par exemple sur le principe du « défaite : mourir 3 fois ». Il vous sera ainsi possible de customiser votre personnage, pour pallier quelque peu à l’évolution ridiculement lente des niveaux. Vous pourrez donc attacher une ou deux orbes renforçant votre arme ; forger de nouvelles armes avec les matériaux récoltés sur les ennemis morts, et notons au passage qu’en plus de l’arme du personnage, vous pouvez en prendre une deuxième. Et ainsi jouer sur les faiblesses de certains ennemis à tel ou tel type d’arme…

Vous pourrez aussi gérer l’entrepôt où vous entreposez vos matériaux, acheter des objets de soin, des pièges…, et créer des Ki, des équipements à attacher à chaque membre (vous pouvez donc vous équiper de quatre Ki) qui renforceront le personnage (si peu, hélas), par exemple en lui donnant un saut supplémentaire, un ou deux coups supplémentaires (ouf), une régénération permanente de la vie (très lente, bien sûr), garde améliorée, ou encore des dégâts élémentaires attachés à l’arme, à l’attaque musou, ou bien améliorer le mode furie de plusieurs façons. Je dois avouer que la durée de vie, déjà conséquente par le nombre de quêtes et leur difficulté, est décuplée par ce système un peu RPG sur les bords. Bonne initiative de Koei sur ce point, donc, même si les Ki font briller vos personnages déjà parfois grotesques et les déguisent en néons ambulants…

Lu Bu dans Dynasty Warriors

Euh, OK !

Le jeu est donc, tout comme Monster Hunter Freedom encore une fois, très, très orienté multijoueur, et le joueur lambda se découragera vite. En groupe, comme son illustre homologue, il revêt probablement une saveur particulière et un plaisir de jeu plus intense ; mais contrairement à ce dernier, le mode solo est presque passé aux oubliettes…!

Enfin, un mot réprobateur sur les cinématiques pour terminer ; l’introduction est parfaite, et la cinématique de fin est correcte, mais les cinématiques intermédiaires ou prétendues telles relèvent du foutage de gueule : il ne s’agit que de flashs décolorés de cinématiques de l’opus PS3… Et toujours les mêmes, avec simplement un texte différent par-dessus, et le jeu les compte en tant qu’autant de cinématiques. Même la vulgaire introduction du chapitre, qui ne comporte aucune cinématique, est considérée comme telle… Déception sur ce point donc.

Je m’aperçois que je n’ai soulevé que les défauts du jeu ; ce n’est pas non plus le pire jeu au monde, et le plaisir est tout de même présent quand on fait valdinguer son personnage à cent mètres du sol, et puis il y a moyen de faire correctement s’envoler quelques ennemis (avec la bonne massue). Toutes ces tares ne cachent pas entièrement ses qualités.

Dynasty Warriors Strikeforce

Pour conclure, il est clair que Koei a voulu démocratiser sa tête de gondole qui commençait à piquer du nez, en la simplifiant, et en intégrant des éléments qui ont fait recette dans d’autres jeux. Mais alors pourquoi cette difficulté aberrante, qui dédie ce jeu, globalement bon tout de même, uniquement aux fans ?


Mode Coop de Guitar Hero 3 sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 février 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Comme vous le savez peut être, nous recherchons activement de bons jeux en coop offline sur Xbox 360. Guitar Hero 3 en fait parti, et cela fait longtemps que le titre tentait Serafina, moi j’étais plutôt réticent. Alléchée par une promotion chez Auchan, nous avons fait l’acquisition du super-populaire Guitar Hero III sur Xbox 360 ainsi que sa guitare pour moitié prix grâce à l’obstination de ma fiancée. Dans le but non seulement de pouvoir apprécier le gameplay particulier de la série, bien que réutilisé dans Rock Band par exemple, mais aussi pour pouvoir essayer le mode coop. Et je l’en remercie grandement, car depuis j’ai totalement été conquis.

Gameplay de Guitar Hero 3

Guitar Hero est donc un jeu musical, de guitare au cas où vous ne vous en doutiez pas, qui va vous permettre de vous prendre pour une star de Rock. Pour cela, vous avez une guitare en plastique sur laquelle se trouve un médiator à gratter ainsi que cinq touches de cinq couleurs différentes. L’écran vous présente ensuite une autoroute (pas vraiment hein) sur laquelle défilent vers vous des ronds de ces cinq couleur. A vous d’appuyer sur le bon bouton de la guitare et de gratter au moment où le rond de l’écran passe une certaine couleur. Ça y est, vous jouez du rock.

Ca a sûrement l’air totalement débile, mais c’est vraiment jouissif. Qu’on soit clair, nous savons parfaitement que nous ne jouons pas du Rock, que nous n’y apprenons rien du tout, et que l’on ferait mieux d’apprendre à jouer de la vraie guitare. Sauf que bon, c’est marrant, et c’est bien là ce qu’on demande à un jeu vidéo.

Modélisation de Guitar Hero

Derrière l'autoroute on retour des personnages aux allures rock qui chantent et jouent de la guitare... Par contre ils sont totalement immondes et mal modélisés.

Le jeu étant livré avec une unique guitare, bien que l’on puisse en acheter une seconde pour la modique somme de… 70€, c’est avec une manette pour moi et la guitare pour Serafina que nous avons terminé le mode coop. Alors si vous cherchez vous aussi à savoir si l’on peut jouer à Guitar Hero sans guitare mais uniquement avec la manette, la réponse est oui. Il est tout à fait possible d’y jouer avec une manette, mais il ne faut pas espérer monter bien loin en difficulté. Le mode normal est tout de suite difficile avec une manette, notamment à cause des multiples notes rapides à la suite. Peut être ne suis je pas doué aussi, mais il faut avouer que Guitar Hero n’est pas vraiment fait pour jouer avec une manette. C’est tout de suite beaucoup moins intuitif, et la position à tenir fait assurément mal à la main.

Toujours est il que cela n’est pas insupportable, loin de là, et que cela reste tout de même fun. La personne jouant à la guitare vous permettant notamment de rater quelques notes. En effet, vous êtes jugé sur votre performance et si vous ratez trop de notes, vous perdez forcement. En mode coop, la jauge de jugement est partagée entre les deux joueurs. Donc même si la personne qui utilise la manette est mauvaise, celle avec la guitare permet largement de rattraper le coche.

Générique de Guitar Hero 3

Guitar Hero, le seul jeu où le générique est agréable puisqu'il s'agit de jouer le plus long et dur morceau de la série: Through the fire and flames de Dragonforce.

A noter tout de même que tous les morceaux du jeu sont jouables en coop, mais que la piste de la seconde guitare / basse n’est pas toujours bien intéressante. Un titre fun à jouer à deux en tout cas, mais surement moins que peuvent l’être Rock Band ou Guitar Hero 4 tout simplement.


Mode Coop de Gears of War sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 15 novembre 2008, avec aucun commentaire
Critiques

Comme on vous en avez parlé il y a quelque temps, nous recherchons activement de bons jeux coop sur Xbox 360. Quelle ne fût pas notre surprise lorsque nous avons pu constater que nous ne sommes pas les seuls. Plusieurs personnes viennent chaque jour depuis Google pour eux aussi trouver ces bons jeux en coop. Bref, c’est donc pour ces personnes que nous allons à chaque nouveau jeu tester uniquement la partie Coop.

Gears of War du prestigieux studio Epic a été le vrai fer de lance de la Xbox 360 en 2006. Et pour cause, aujourd’hui encore, alors que le deuxième épisode vient tout juste de sortir, ce premier titre fait toujours parti des références de la console. Et il a le bon goût de proposer l’ensemble du mode solo en coopération deux joueurs.

Gears of War: Mode Coop

D’abord, disons le tout de suite, ce mode solo n’est pas le plus long qui puisse être. Si vous êtes habitués aux FPS et autres jeux de tir en général, vous ne mettrez pas bien plus d’une heure par chapitre, et le titre n’en compte que cinq. De plus, comme on peut en avoir l’habitude, le scénario est assez pathétique. En parler serait le spoiler tellement il y a peu à en dire. En gros, avancer et tuer tout le monde. Mais soit, on en redemande. Trois modes de difficultés sont proposés pour augmenter la longévité, Recrue, bien que déjà difficile pour ceux qui commencent comme nous, puis Vétéran et enfin Dément. Bref, si le mode Vétéran n’est pas si dûr une fois le jeu maîtrisé, la version Dément est tout de même un petit challenge.

Gears of War est donc un TPS, ce qui permet de rajouter au tir des actions de mise à couvert, chose qui rend la coopération bien plus intéressante que dans un banal FPS. Vous avez en effet la possibilité de vous cacher derrière un murré, puis de le longer sans en être décollé, et donc sans être une cible facile pour vos ennemis. Vous avez ensuite la possibilité de vous relever pour tirer, ou bien de tirer à l’aveuglette. Il faut s’avoir que contrairement à un FPS classique, le jeu ne propose pas en permanence un outil de visée. Pour cela il faudra ralentir et se concentrer sur l’arme. Forcemment, le fait de pouvoir se mettre à couvert devient tout de suite plus intéressant. Dans le mode coop, il vous faudra donc progresser de façon coordonnée, le plus souvent avec une personne à couvert qui vise et tire tandis que l’autre avance dans le niveau vers une nouvelle couverture. Bien entendu, le tout à travers les hordes ennemis que vous allez devoir abattre.

Gears of War: Mode Coop

Une fois derrière un mur par exemple, le joueur peut facilement se mettre à couvert, ou viser pour tirer. Il peut alors être atteint par les ennemis.

Pour ajouter de la réelle coopération, un chapitre, tout simplement excellent, va pousser ce principe à son paroxysme. L’expliquer serait malheureusement vous gâcher la surprise, et ce n’est pas notre volonté. Il faudra tout de même noter quelques passages ou les deux personnages sont séparées, pour par exemple emprunter deux chemins différents. Passages pendant lesquels si l’un des deux joueurs meurt, la partie reprendra au dernier point de sauvegarde. En effet, note à ne pas oublier et plutôt très intéressante, lorsqu’un des deux joueurs tombent au combat, celui ci, s’il n’est pas achevé par les ennemis, peut être remis en état de marche par le deuxième joueur. Très pratique, et bien moins grisant que d’avoir à tout refaire. Bien entendu, pour le sauver il faudra en plus de survivre, aller le voir pour faire la dite action.

Bref, je pourrais bien entendu rajouter que le titre est superbe, que les armes sont jouissives, et que l’ensemble a vraiment la pêche, mais cela, vous pourrez le retrouver dans n’importe quel test. Une valeur sûre en coop sur Xbox 360.


Geometry Wars: Retro Evolved sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 25 octobre 2008, avec 5 commentaires
Critiques

Geometry Wars, ce nom j’ai pu le lire et l’entendre des centaines de fois, toujours accompagné de nombreuses éloges pour ce ce titre old school disponible sur le Xbox Live Arcade. Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir hier par hasard que sa version Retro Evolved était livrée gratuitement avec notre Xbox 360. Ni une ni deux Serafina se lance pour y grappiller quelques points grâce aux quinze succès du titre. Malheureusement, peu douée niveau coordination, c’est entre mes mains que revient très vite la manette.

Geometry Wars Retro Evolved

Mais qu’est ce que Geometry Wars ? J’avoue que je n’en avais foutrement aucune idée jusqu’à avant hier. Prenez un vieux concept très hardcore gamer: les vaisseaux qui tirent. J’ai dit vieux, le vaisseau est donc modélisé comme une flèche, et tire des boules sur des ennemis en forme de ronds, de carrés, etc. Le tout, bloqué dans un rectangle où les ennemis apparaissent et à chaque fois qu’ils sont abattus, notre score augmente. On dirige le mouvement du vaisseau avec un joystick, la direction du tire avec l’autre, et un bouton sert à balancer son arme spéciale. Bref, classique.

Et pourtant, diantre que ce jeu est plaisant à jouer. Grâce à une très jolie couche de HD, le titre devient un vrai bijou graphique et l’on a droit à un continuel feu d’articifice d’un des plus beaux goûts. A cela s’ajoute une maniabilité au poil, qui répond au moindre mouvement. Se déplacer tout en tirant de tous les côtés devient vite naturel. Comme la difficulté et la rapidité des adversaires évoluent, ces derniers laissant des traînés de lumières à l’écran en bougeant ou en mourant, le jeu nous offre un véritable défilé où nos mouvements deviennent au fur et à mesure de plus en plus instinctifs, et où l’on se retrouve à se regarder soi-même entrain de jouer.

Geometry Wars Retro Evolved

Geometry Wars en pleine action. Mais où est Charlie ? Enfin, où est le joueur plutôt.

Il suffit d’ailleurs que je commence à me demander pourquoi je fais cela, quelle tactique vais je utilisé pour me débarrasser d’un anneau d’ennemis autour de moi pour que je me mette à perdre. La vitesse de jeu est telle que c’est avant tout sur les réflexes que se base son gameplay, tu moins à mon niveau. Car je n’ai atteint que les 235 000 points, alors que certaines vidéos sur Internet montent jusqu’aux trois millions.

Au niveau de la rejouabilité, j’avoue ne pas m’en être lassé pour le moment, mais cela pourra en rebuter plus d’un. La difficulté est tout de même très élevée, et bien que le jeu soit très agréable à regarder, il est assez grisant de toujours devoir recommencer du début. C’est un peu comme au temps du carton du serpent sur téléphone portable (Nokia surtout), c’était toujours grisant de devoir recommencer avec un tout petit serpent et de perdre dès que l’on atteignait un niveau intéressant.

Mais bon, pour un titre disponible pour une poignée d’euros sur le Xbox Live Arcade, c’est faire la fine bouche. En attendant, si vous possédez une Wii ou une DS, il est plus que conseillé de réfléchir à votre achat et de l’essayer avant d’y mettre 40 euros. On se quitte avec une petite vidéo vous montrant à quel point le titre est agréable.

PS: la musique de la vidéo est réellement la bande originale du titre. Mais elle va vraiment bien avec l’action.