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Après avoir acheté une Nintendo 2DS pour jouer à Pokémon Y, il fallait bien rentabiliser mon investissement. Ça tombe bien puisque Serafina avait décidé de m’offrir le dernier Zelda qui venait lui aussi de sortir. A Link Between Worlds n’est pas vraiment une suite du cultissime A Link to the Past mais il se déroule dans le même univers et avait les mêmes intentions: celle de marquer une série d’Action RPG qui compte déjà de nombreuses pépites. Pour moi, c’était mon premier retour sur la saga après le génial The Wind Waker sur Gamecube, il y a un peu plus de 10 ans donc.

A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de Nintendo

Évoquons quelques peu l’histoire de ce nouvel opus, ou plutôt le prétexte qui va pousser Link à l’aventure. Comme d’habitude, un méchant pas beau vient embêter le respectable royaume d’Hyrule, et cette fois, ce n’est pas Ganondorf. Non, c’est un étrange personnage qui semble convoiter la triforce, évidemment, et ce en transformant les gens en peinture. Heureusement pour nous, cela n’a pas marché sur le petit Link et le voilà parti pour une grande aventure.

A link to the past n’est clairement pas mon Zelda préféré pour la simple et bonne raison que je n’y ai jamais réellement joué. Trop jeune à l’époque, c’est avec Ocarina Of Time que je découvre et deviens fan de la série de Nintendo. Autant dire que je n’ai pas eu de nostalgie à commencer ce titre, le seul épisode épisode non 3D que j’ai fait étant Link’s Awekening, excellent lui aussi. Du coup, bien que je n’ai pas joué depuis une dizaine d’années à ce genre de jeu, la jouabilité est très rapidement maîtrisé et on donne aisément ses premiers coups d’épée dans les hautes herbes pour attraper quelques rubis.

Map A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de NintendoL’aventure est toujours l’exploration d’un énorme monde, un carte à parcourir pour y trouver les donjons, maîtriser les puzzles et boss qui y résident pour obtenir ce qu’il nous faut de triforce et autres sages. Là dessus, on est face à du classique, à la différence près que pour la première fois on peut réellement choisir dans quel ordre faire les donjons. Ce petit changement a des côtés positifs, notamment parce qu’on peut vaguer à l’aventure comme on le souhaite et que donc le jeu regorge moins d’étapes bloquantes pour pas grand chose. Mais j’ai malheureusement trouvé que le scénario et l’enchaînement des choses y perdait en intérêt et immersion. L’aventure, l’histoire, est du coup quasiment absente et n’a lieu qu’à travers de voix off où de lointaines personnes nous parlent de temps à autre. Pas terrible.

Pour que les donjons soient tous accessibles à n’importe quel moment, la façon d’obtenir les objets clés de l’aventure a elle aussi changé. Avant, certaines parties n’étaient accessibles qu’à l’aide d’un grappin pour se hisser par exemple. Il fallait donc récupérer l’objet dans un donjon le plus souvent. Ici, comme tout doit être accessible, les objets sont achetables ou louables dans une petite boutique. Je me suis donc retrouvé dès le début de l’aventure avec le quasi ensemble des objets achetables et obtenables dans le jeu. Cela permet le choix certes, mais du coup, j’avais toutes les cartes en main et la plupart des mécanismes après quelques heures de jeu… Je ne suis pas certain d’avoir gagné au change.

Zelda A link between worlds boutique

La boutique où l’on peut louer puis acheter les objets nécessaires à la progression

Heureusement, les donjons sont tout simplement géniaux et vont utiliser les objets à merveille certes, mais pas que. Car notre grand méchant, en tentant de transformer Link en tableau, lui a donné le pouvoir de passer du monde réel à la peinture et inversement. Nous allons du coup pouvoir nous coller sur les murs, nous déplacer sur ceux ci. Cela ouvre de nouvelles possibilités puisqu’on peut désormais suivre un mur même au dessus du vide. Une grande partie des puzzles des différents donjons vont se baser là dessus, avec un mix autour des autres objets, et souvent, c’est génial. On y prend son pied, ce n’est pas très difficile certes, mais tout de même agréable. Cette possibilité de se transformer en peinture nous permet aussi de passer entre les deux mondes, qui communiquent entre eux, et là, les puzzles deviennent tout simplement dantesque.

La difficulté est d’ailleurs là dessus un peu décevante, on ne mourra quasiment jamais, du moment qu’on pense à utiliser les bons objets. Il faut dire qu’on en a tellement que parfois on les oubliera un peu. A part peut être le boss final, le premier run du jeu se fera sans réel accroche, ce qui est un peu dommage. De même, les énigmes se résolvent facilement. Au final, je n’ai été bloqué qu’une fois: je n’avais pas songé à aller dans la boutique acheter des objets et je les cherchais désespérément sur la carte. Mais une fois le jeu terminé, un mode difficile est débloqué, ce qui donne une petite rejouabilité d’autant que le monde et sa découverte regorgent de petites surprises et de clins d’œil.

Zelda A link between worlds peinture

Sans la possibilité de se transformer en peinture, cette zone serait inaccessible

Avec une durée de vie d’une quinzaine d’heures sans trop chercher à prolonger le temps de jeu, on peut dire que l’on est face à quelque chose de correct. C’est agréable à jouer, sympathique, fun. Bref, A Link Between Worlds est un Zelda rafraichissant au gameplay soigné aux petits oignons, un titre qui se fini comme du petit lait et se joue sans modération aucune. Reste que je ne suis pas sûr de me souvenir de lui dans quelques années. Mais est ce parce qu’il est moins charismatique que ses ainés ou parce que j’ai eu l’impression d’être dans un self service ? Je ne puis le dire.


Panda Pop de SGN

Du space Invaders version panda

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 14 février 2014, avec aucun commentaire
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Au boulot, tout le monde connait mon amour des pandas. Je suppose que le poster du zoo de Beauval et le calendrier Panda y sont pour quelque chose. Alors quand un collègue a découvert l’application Panda Pop sur son mobile, il me l’a tout de suite envoyée. Développée par SGN, c’est évidemment un jeu sur smartphone qui mise sur l’addiction, et depuis, je suis perdue.

Panda Pop

Il s’agit d’un jeu très simple : il y a des bébés pandas prisonniers, vous êtes une maman panda (ou un papa panda qui aime mettre du mascara, puisque le panda est malheureusement genré) et vous avez des boules à lancer pour libérer les bébés. Si vous réunissez au moins 3 boules de la même couleur elles explosent et ainsi de suite. Au fil du jeu des pièges viennent pimenter le tout: des boules piquantes qui crèvent vos boules, des boules armure impossibles à faire exploser, etc.

Panda PopIl s’agit d’un free-to-play et vous serez encouragés à payer pour avoir des fonctionnalités en plus, des bonus ou des balles supplémentaire pour finir un niveau. Cependant il est tout à fait possible de jouer sans payer. Comme d’habitude, vous avez un nombre fini de vies, qui se rechargent au fil du temps, exactement comme Candy Crush ou Jelly Splash. Il y a actuellement 100 niveaux, et si les premiers sont faciles, dès qu’on entre dans la deuxième dizaine, la difficulté est présente, et il n’est plus rare de perdre 4-5 fois avant de venir à bout d’un niveau. Histoire évidemment de jouer avec vos nerfs et pousser à l’achat.

Au niveau graphisme, c’est simple, mais coloré et joli. La plupart des niveaux sont inspirés de la Chine, du moins la Chine fantasmée, mais quand même. Personnellement, sur mon iPhone 4, je trouve que ça laggue quand même pas mal, l’animation n’est pas totalement fluide, mais ça fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon téléphone, cela joue peut être.

Bref, niveau gameplay, rien de très original, on fait éclater des bouboules, l’avantage étant la présence des pandas, qui me font forcement chavirer. Les niveaux et décors sont assez variés, ils ne se ressemblent pas. On pourra reprocher le coté peu réaliste du nombre de bébés de maman Panda, mais bon, c’est vraiment pinailler. C’est mignon comme tout, avec suffisamment de niveaux, et l’incitation à payer n’est pas trop présente donc c’est idéal pour vous occuper dans les transports ou autre. Actuellement disponible sur les marketplaces Android et iPhone.


Pokémon X et Y sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2014, avec 1 commentaire
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Il y a presque trois ans maintenant, je retombais dans la folie Pokémon avec la Version Noire et Blanche. Deux versions qui nous auront fait investir dans une Nintendo DS jusqu’alors snobée royalement, sur deux coups de tête. Cette fois, Nintendo n’a pas attendu longtemps pour fournir à sa dernière console portable ses premières versions de Pokémon, sa licence phare sur le support. Et évidemment, après un ou deux jours de résistance, j’ai fini par me précipiter au premier endroit me permettant de m’équiper pour pouvoir y jouer. Faut dire que cette fois, la série nous promettait un Pokémon Panda.

Pokemon X et Y logo

On prend les mêmes et on recommence. Au bout de six générations de jeux Pokémon (et on ne compte plus les épisodes annexes) on ne peut pas vraiment dire que les fans qui continuent d’en acheter les épisodes s’attendent à d’énormes révolutions. Il y a d’un côté ceux qui y jouent de manière hardcore, si on peut le dire, et qui cherchent à profiter au maximum des énormes possibilités de stratégies qu’offre la série. Ceux là sont évidemment à la recherche des changements dans l’équilibrage du jeu et qu’ils vont donc devoir apprendre, découvrir, puis maîtriser.

Et puis, il y a les autres, comme moi. Ceux de ma génération qui à chaque nouvel opus finissent par revenir vers la série pour y revivre encore et toujours la même aventure. Celle d’un petit dresseur qui commence avec ses quelques Pokémons, en capture de nouveaux pour les faire évoluer, récolter les huit badges et devenir un Maître Pokémon. Pour être honnête, j’ai commencé Pokémon Y avant tout par obsession. Celle de revivre une nouvelle fois cette aventure magique, la joie de voir son équipe grandir, de découvrir de nouvelles bestioles, de profiter en somme. C’est un peu comme aller au restaurant de temps en temps, toujours dans le même et où vous prendriez toujours le même plat. On y revient pour faire la même chose, parce qu’on sait qu’on va y prendre plaisir et aussi par nostalgie de la fois précédente.

Pokemon X et Y sur Nintendo 3DS - Paris

Illuminis, la ville centrale inspirée de Paris et qui donne le tournis

Et visiblement, les développeurs ont compris qu’une partie du public de Pokémon ne venait que pour ça. Car, parmi les nombreuses modifications, on en retrouve un paquet qui sont justement faites pour simplifier le jeu et lui enlever l’aspect long et fastidieux. Au temps où le jeu ne comptait que 150 bestioles, on pouvait évidemment accepter que tout soit fait pour ralentir la capture des Pokémons. En rendant le gain d’expérience lent et fastidieux par exemple, en jouant sur un nombre hallucinant de facteurs très contraignant comme l’heure. Mais maintenant que le bestiaire compte plus d’un demi millier d’entrées, cette barrière frustrante et inintéressante pouvait enfin sauter. C’est ce qui a été fait avec le multi-exp, une petite option à activer qui permet de faire gagner beaucoup plus d’expérience aux Pokémons du joueur. Et ça change tout.

Si Noir et Blanc m’avaient gardé jusqu’à la fin de l’aventure, je me suis retrouvé cette fois à retenter de capturer tous les Pokémons. Parce que c’est plus rapide à les faire évoluer, et parce que le jeu le présente d’une nouvelle façon. Plutôt que de nous laisser seul et désemparé face à un Pokédex de centaines de bêtes, il est divisé en plusieurs sections géographiques. Libre à nous alors de nous fixer des objectifs plus rapides à atteindre et plus motivants. Des zones spécifiques pour faire évoluer son bestiaires sont aussi disponibles, c’est beaucoup plus plaisant qu’avant.

Pokemon X et Y sur Nintendo 3DS - Pandespiegle

Pandespiègle, le premier Pokémon Panda

Graphiquement, c’est le premier épisode à présenter de la 3D. Il faut dire qu’au début, c’est clairement déstabilisant. Les caméras ne sont pas toujours super bien placées et certains endroits sont clairement casse-gueule. On finira par rentrer dans des zones pour en ressortir directement, puis y retourner… pour directement en ressortir. Chiant. Mais on fini par s’y faire, et à part ces quelques détails, la révolution 3D y est clairement super agréable. Les combats sont d’ailleurs du coup bien plus sympathiques, chaque Pokémon ayant des animations différentes et caractéristiques ! Ces deux épisodes se déroulent en France, du coup, il y a le petit bonus jeu vidéo de terroir, et on pourra s’émerveiller à Paris, sous la pluie de Bretagne ou encore aux Châteaux de la Loire. Génie.

Pokemon YCritiquer un épisode de Pokémon sans parler de ses nouvelles bestioles serait scandaleux. Le premier d’entre eux à m’avoir marqué est évidemment Pandespiègle qui aura fait partie de nos deux équipes respectives. Côté nom, c’est plutôt sympathique et il y a un paquet de nouveaux monstres, mais ça m’a moins marqué qu’avec les épisodes précédents. On notera quand même que le fan est brossé dans le sens du poil, avec du Pikachu sauvage dès le début, ou des starters de la première génération à faire évoluer. On regrettera seulement les bêtes légendaires qui sont complètement plates et sans intérêt.

Que conclure ? Pokémon Y n’est pas une révolution. Ce n’est que le sixième épisode d’une série qui a ses défauts, qui dans les faits n’a pas franchement évolué et qu’on voit difficilement changé. La recette est connue et maîtrisée, et tout ce qu’on peut espérer c’est des équilibrages qui conviennent mieux aux différents joueurs. Un mode difficile par exemple, mais pas bien plus. On y revient à chaque fois par nostalgie, et j’aurai quand même accroché les 70 heures de jeu, par ci, par là. Un très bon épisode, tout de même. Vivement le prochain !


Mode coop de Diablo III sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 15 novembre 2013, avec aucun commentaire
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Quand Diablo III est sorti sur PC, je dois bien avouer que j’avais grandement envie de retrouver une machine pour pouvoir jouer. La franchise de Blizzard ayant ce je ne sais quoi qui me donnait absolument envie d’y goûter et de retourner looter à foison. Mais je n’étais pas un gros fan de la franchise, ni des jeux du genre en général, cette envie est donc vite passée. Jusqu’à ce que je finisse par voir cette publicité. Elle a non seulement eu le mérite de ne pas être sexiste, mais en plus, de me rappeler quelque chose que je n’avais pas vraiment réalisé: Diablo III débarquait sur consoles. Deux jours plus tard, nous achetions la version Xbox 360 pour profiter du mode coop en local, jouable jusqu’à 4 sans écran splitté. Un futur régal ?

DIablo 3 sur Xbox 360

On commencera tout d’abord par créer son personnage en choisissant une classe parmi les cinq proposées, Barbare, Chasseur de Démons, Moine, Féticheur ou Sorcier, évidemment le tout dépendant du sexe du personnage. Côté personnalisation du personnage, ce sera tout et il faut dire qu’à ce niveau, Diablo III sa révéler quasiment désertique. On pourra effectivement équiper notre personnage de différentes armes, que ce soit des masques pour le Féticheur ou de grands armures pour le Barbare, la différentiation des personnages va s’arrêter là. En apparence évidemment, mais aussi et surtout, en sorts et capacités.

La progression de son personnage est relativement classique, on gagne des points d’expérience en tuant des monstres et remplissant les objectifs de missions, ces gains étant plus ou moins accentués par l’équipement. Le niveau augmente, et le niveau va débloquer automatiquement les capacités propres à la classe du personnage. C’est tout. Il n’y a pas d’arbre de compétence, quelque soit la partie seul votre niveau différenciera les sorts de deux personnages. A vous ensuite de choisir quels sorts vous souhaitez utiliser, sachant que vous pourrez toujours revenir sur un ancien choix. Du coup, il n’y a clairement pas d’intérêt à ce niveau là, et vous ne risquez pas de vous couper d’une technique intéressante. Enfin bref, la communauté du jeu avait largement critiqué ce choix de Blizzard lors de sa sortie, mais l’impact réel est une relative monotonie qui ne sera brisée que par les objets lootés.

Coop Diablo 3 sur Xbox 360

C’est uniquement pour la possibilité de jouer en coopération sur la même console en local que nous nous sommes lancés dans Diablo III et sur ce point, il faut bien accorder une chose au jeu: c’est un presque parfait ! Le jeu prend toute son ampleur à plusieurs, la coopération se fait bien et même si l’écran devient très souvent fouillis, c’est un vrai plaisir de pouvoir jouer sur le même espace sans écran splitté. Avec quelques ralentissements lors des sorts, tout reste très jouable du moment que les joueurs ne se mettront pas en tête d’aller à des endroits différents. La dernière fois que nous avions testé ça, c’était avec Fable II et c’était un vrai enfer.

Diablo 3 Cinematiques

Superbes, les cinématiques sont particulièrement vides d’intérêt

Tout est bien géré ici, les personnages sont les personnages solos qui viennent s’inviter directement dans la partie du joueur hôte, et dont la progression sera équivalente. Chaque personnage gagne de l’expérience, il faudra juste se battre pour arriver à looter les objets avant ses camarades. Une bataille permanente donc qui amènera parfois à préférer laisser les autres finir le travail pour être mieux placer, haha ! La sauvegarde des joueurs est elle aussi parfaite. La seule vraie ombre au tableau, et là on parle d’un vrai défaut qui peut se révéler assez embêtant à quatre joueurs, c’est que le menu de gestion de personnage ne supporte qu’un personnage à la fois. A chaque fois quelqu’un va vouloir modifier son équipement, changer ses sorts attribués, les autres devront attendre patiemment. Un vrai calvaire donc lorsqu’il s’agit de passer au marchand ou lorsqu’on vient d’obtenir de nouveaux sorts.

Très captivant et addictif pour la première campagne, le titre ne brille tout de même pas par son scénario complètement prévisible et pathétique. Digne d’un mélange entre Devil May Cry et le plus mauvais des RPG japonais, l’histoire est tout simplement consternante et les diverses péripéties vous feront facepalmer tout du long. On en viendra donc très vite à l’ignorer, surtout en la jouant en coopération. Reste qu’en bloquant les modes de difficultés avancés, il vous faudra d’abord faire toute l’histoire en normal qui est d’une facilité déconcertante. Une fois vos marques prises, le jeu est un parcours de santé un poil frustrant par moment, et qui ne donne pas vraiment envie de recommencer…

Coop Diablo 3 sur Xbox 360

Alors du coup, est ce que Diablo III vaut le coup pour sa coop sur console ? La réponse est oui, on ne regrette à aucun moment de se l’être procuré. Mais on ne pourra pas passer sous silence une replay-value réservée aux personnes bien motivée qui l’achètent avant tout pour faire monter son personnage et n’a pas peur de rejouer ad vitam eternam les mêmes stages similaires. L’histoire se fini vite en coop, un peu trop, et il est dommage d’avoir à la finir une première fois pour commencer à sentir un brin de difficulté…


Jelly Splash de Wooga

Le nouveau jeu iPhone complètement addictif

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 28 août 2013, avec aucun commentaire
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Jelly Splash est un jeu de Wooga que j’ai découvert via App Vip, un site qui propose de tester des applications smartphone donnant des points à échanger contre des chèques. Souvent, on découvre des applis sympas mais sans plus. Et puis il y a eu Jelly Splash, qui m’a fait carrément changer d’avis sur les jeux iPhone.

Jelly Splash de Wooga Iphone

C’est donc un petit jeu de logique, il faut former des lignes de Jelly (des gelées trop cutes qui bloblottent) de la même couleur, pour les faire exploser et remplir les objectifs : cela peut être un nombre de point, faire sauter des zones précises, etc. On glisse son doigt pour choisir les Jelly qu’on veut faire sauter et voilà.

Jelly Spash IphoneLe principe est simplissime, plutôt connu et le mode de jeu s’inspire énormément d’autres titres disponible sur smartphones comme Candycrush, sauf que là on fait des lignes et non des permutations. Le background est pas super développé mais est quand même présent : on a du limon sombre pour les zones minées par exemple. Le design est vraiment très très mignon, c’est super acidulé, ça bloblotte tout mignon, sans être désagréable. Je le trouve beaucoup plus beau que son rival à bonbons. Et addictif aussi.

Le jeu propose évidemment des achats in-app : des coups supplémentaires car ils sont parfois limités, des vies en plus car sans cela on n’en a de nouvelles que toutes les 30 minutes. Si l’injonction est forte, et les niveaux parfois frustrants, il est tout à fait possible de jouer sans, je suis déjà au niveau 40. Reste qu’évidemment, le business model qui vise à vous frustrer pour vous pousser à acheter divers bonus et accélérer votre progression est plus que critiquable. Mais quelque part, c’est aussi ce qui en fait qu’il est si addictif.

Jelly Spash Iphone

Si les premiers niveaux sont très simples, la difficulté augmente assez vite, et certains niveaux sont bien casse-tête ! Le jeu propose 140 niveaux alors qu’il est sorti la semaine dernière. Nul doute que de nouveaux arriveront si le succès est au rendez vous. Bref, on se prend au jeu, et personnellement je suis plutôt fane. Le jeu est gratuit, du moment que vous résistez à la frustration, mais nécessite iOS 6 minimum. Et vous, l’avez vous testé ?


Vous pouvez vous moquer, mais j’ai décidé de tester Euro Truck Simulator 2, qui est comme son nom l’indique, une simulation de conduite de camions à travers l’Europe. Sorti en Octobre 2012, c’est évidemment la suite du premier ETS du nom, développé par SCS Software et disponible uniquement sur PC. Je n’ai pas joué au premier, donc je ne saurais vous dire ce qui a changé depuis.

Euro Truck Simulator 2 Packaging

ETS2 vous propulse donc dans la peau d’un chauffeur de poids-lourds ambitieux. Tout au long du jeu, vous aurez la possibilité, à force de livraisons effectuées, de gagner en expérience et monnaie, afin de débloquer des points de compétences, vous donnant accès à d’autres types de livraisons (plus longues, plus difficiles, plus urgentes etc.). Celles-ci vous permettant donc de gagner encore plus d’argent.

Si vous démarrez simple conducteur, cet argent va ensuite vous permettre d’acheter votre premier camion personnel, puis d’autres encore afin de prendre sous votre aile généreuse des employés qui vous coûteront un bras. Bref, étendre votre entreprise à l’échelle européenne, en gagnant toujours plus de sous, et en installant vos futurs employés dans les villes voisines, etc. Vous avez également la possibilité de prendre des prêts à la banque afin d’avoir votre petit camion dès le départ, mais attention aux taux d’intérêts !

Euro Truck Simulator 2 Interface

L’aspect de gestion est donc complétée par la conduite en elle même. Contrairement à ce que l’on a pu entendre sur ce jeu, non, il n’est pas en temps réel, et heureusement d’ailleurs. Mais comptez tout de même une bonne heure si vous avez une livraison de plus de 650km par exemple, la simulation reste limitée à ce niveau. On peut aisément désactiver le besoin pour son personnage d’avoir à dormir, et ainsi d’éviter de faire des pauses sur des aires d’autoroute.

L’interface est simple, et plutôt intuitive. La prise en main des camions se fait plutôt progressivement, il faudra tout de même un certain temps pour maîtriser un créneau avec une remorque, ou pour parvenir à doubler un camion dans un virage, lancé à 95km/heure. Une légère connaissance du code de la route peut servir, mais au final savoir juste quand mettre des feux de route et lire un panneau de limitation de vitesse suffit amplement. Faudrait pas non plus tout perdre en se faisant arrêter.

Euro Truck Simulator 2

Graphiquement le jeu fait ce qu’on lui demande : pas forcément sublime, mais sans être moche pour autant. Des milliers de kilomètres de routes diverses avec un décor pas trop dégueulasse sur les côtés pour éviter cette impression de monotonie. Il y a aussi un cycle jour/nuit et le temps s’écoule sur la semaine, de façon numérotée (semaine 1, 2,3, etc.). La météo est aussi à prendre en compte, puisque chaque jour et ce de façon aléatoire, vous aurez droit à deux-trois heures d’orage pluvieux.

Dans la mesure où il y a 64 villes à explorer, 36 points de compétences à débloquer (à raison d’un point par niveau), et des milliards d’euros à économiser selon vos ambitions personnelles, on peut dire que la durée de vie est conséquente. Pour vous donner un ordre d’idées, j’en suis à une vingtaine d’heures de jeu, et je n’ai débloqué qu’à peine la moitié des points de compétences. Côté bande son, le jeu se contente des bruits de route, et de conduite, mais si vous souhaitez écouter de la musique, vous pourrez l’ajouter dans le dossier d’installation.

Euro Truck Simulator 2 Cokpit

Réticente au premier abord, EuroTruck Simulator 2 a su me montrer qu’il était bien moins inintéressant que je ne l’aurais pensé. On se prend rapidement au jeu, et les heures défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Le seul défaut de cet opus, c’est son prix (30€), un peu cher pour le contenu qu’il propose. En définitive, ce n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais c’est suffisamment particulier pour ne pas plaire au plus grand nombre.


Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

A la croisée entre dating-sim et roman graphique interactif

Kao dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Katawa Shoujo est simulation de drague, ou Dating Sim pour être moins ridicule, du studio indépendant Four Leaf Studios. En projet depuis avril 2009 où tout est parti d’une image postée sur le mal famé 4Chan, ce n’est qu’au début de cette année qu’il est sorti dans sa version finale. Gratuitement et légalement téléchargeable sur le site du développeur, je viens tout juste de le terminer. C’est donc l’heure de vous en parler.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios Logo

Vous incarnez Hisao Nakai, qui suite à un accident cardiaque assez grave, se retrouve à devoir aller étudier dans une école spécialisée pour les handicaps physiques divers. Si Katawa Shoujo est en théorie un genre de Dating Sim, on est plus proche du « roman graphique » en pratique, et le site officiel le présente comme un « visual novel de style bishoujo ».

Katawa Shoujo de Four Leaf StudiosVous allez en effet lire durant des heures des textes, dialogues, introspections et autres descriptions, où éventuellement vous aurez des choix à faire, bien plus cruciaux qu’il n’y paraît. Ces choix vous amèneront à obtenir la possibilité d’entamer une romance avec un des 5 personnages principaux féminins.

L’histoire se découpe en 4 actes, le premier est commun à tout les personnages, et selon vos choix, vous débloquez les 3 actes spécifiques à chacune des romances potentielles. Voire moins si vous vous vautrez dans vos choix…

Heureusement, les erreurs sont assez vite rattrapables, dans la mesure où le jeu peut-être recommencé en skip-mode, afin d’éviter de se re-farcir tous les dialogues déjà lus. Il est ainsi possible de changer un de ses choix potentiellement fatal pour l’histoire. Je le précise parce que cela m’est arrivé, et mes 6 premières heures de jeu ont été récupérées en l’espace de 10 minutes de jeu accéléré.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

S’il y a beaucoup de texte à lire et des dessins gentillets, on reste cependant proche du dating-game et il y a notamment des scènes plutôt explicites. Il est donc logiquement interdit aux moins de 18 ans. Cependant, une case à cocher existe dans les options pour passer ces scènes compromettantes, sans rien rater du scénario. A la place vous assisterez a une superbe image de fruits sur un fond de battement de cœur.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Une scène censurée

On ne parlera pas tellement des graphismes, quasiment absents du titre, mais plutôt du chara-design. Les personnages sont particulièrement bien travaillés, on ne s’en lasse pas malgré leur nombre de poses un peu limité, 4 ou 5 à tout casser, sans compter les scènes spéciales. Les fonds de décors quant à eux sont de simples photos légèrement floues et retravaillées, mais on ne s’y intéresse pas plus que cela au final. Il y a bien quelques cinématiques en revanche, façon petit dessin animé, très belles et très poétiques, et qui apparaissent à chaque fois que vous entamez le deuxième acte.

La durée de vie est assez variable selon vos préférences. Par exemple, ma première storyline complétée m’a pris 8h consécutives. Mais comme il en existe 5 différentes, plus ou moins longues, auxquelles il faudra ajouter la trame où vous finissez tout seul et les « bad-endings », bref, largement de quoi vous mettre sous la dent. Le tout est accompagnée d’une bande son très agréable, et convient bien aux situations et aux personnages, elle se place harmonieusement avec le texte.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Au final, les personnages sont vraiment intéressants, avec un background assez poussé, suffisamment pour que vous vous y attachiez très vite et commenciez très tôt à avoir vos petits favoris. Tenant plus du gros livre interactif que du jeu vidéo, Katawa Shoujo n’a qu’un seul vrai défaut, être uniquement disponible en anglais. Cela ne m’a en soit pas posé beaucoup de problèmes, mais il m’est arrivé de faire pause dans un dialogue pour ouvrir un dictionnaire et chercher la définition d’un mot inconnu. Si je puis vous donner un conseil, avant d’achever cet article, c’est que si vous décidez effectivement de télécharger ce jeu, ne lisez pas la page de présentation des personnages, au risque de vous spoiler plus de la moitié de l’intrigue.


Dark Souls: Prepare To Die Steam Edition de From Software

Le portage de la honte

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 3 octobre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Dark Souls : Prepare To Die est un jeu vidéo sur PC qui est le portage de la version Xbox 360 du sobrement intitulé Dark Souls, réclamé à cor et à cri par des hordes de fans enragés. Jeu qui est la suite de l’exclusivité PS3 Demon Souls et qui a sa sortie a été salué par la critique. Le tout est développé par From Software, connu pour leur série des Armored Core et édité par Namco Bandai. Je ne vais vais pas vous cacher la vérité, ce portage tant attendu s’avère finalement être un scandale à la limite du foutage de gueule. Mais faisons les choses dans l’ordre, il y a une histoire peut-être ?

Dark Souls Prepare To Die Edition

Vous êtes un mort-vivant et de ce fait vous avez été enfermé au fin fond du monde pour en attendre la fin, de ce monde. Par un concours de circonstances vous arrivez à vous échapper et entamez une quête, vu qu’apparemment, vous seriez un élu des dieux.

Bon il y a sans doute autre chose mais j’avoue ne pas avoir trop suivi la chose. De toutes façon, là n’est pas l’intérêt du jeu, qui réside dans son gameplay. Et c’est malheureusement aussi là que je commence à m’énerver. A savoir, j’ai la version sur Xbox donc j’ai un élément de comparaison. Quand on annonce un portage PC, on s’attend à pouvoir jouer au combo clavier/souris… Je vais vous raconter mon premier contact avec le jeu.

Dark Souls Prepare To Die EditionJe le lance à partir de Steam, première surprise, l’ignoble surcouche Windows Live apparaît, comme si Steam ne suffisait pas comme DRM… D’un autre coté, ça peut s’expliquer, le jeu a largement dépassé le stade du portage, on a surtout l’impression de jouer sur un émulateur Xbox 360. J’ai commencé par essayer de jouer au clavier, peine perdue, je n’arrivais même pas à lier les touches comme je voulais à cause d’une incohérence avec les claviers qwerty et azerty. Entre temps j’ai eu le temps de voir que d’immondes boutons Xbox s’affichaient dans le HUD, preuve d’un portage à l’arrache.

Après ce premier contact où je n’arrivais pas à diriger mon perso ni à ramasser une pauvre clé, j’ai laissé couler une petite semaine avant de lui redonner sa chance. Et là par miracle et sans doute un patch, je pouvais enfin mettre les touches que je voulais pour l’action que je voulais. Bon j’ai un peu avancé mais vite lâcher l’affaire, le curseur de la souris est toujours visible et il n’est pas limité par les bords de l’écran de jeu, rahhhh, étant en double écran j’ai fini 3-4 fois sous Windows avant de péter un plomb. Une chose était maintenant claire, il me fallait une manette et comme Windows 7 refuse catégoriquement de reconnaître ma manette sans fil de Xbox360 avec le kit plug and play (qui marchait très bien sur XP), il me fallait me procurer une manette filaire. 48H et 35€ plus tard, je pouvais enfin commencer à jouer dans de bonnes conditions. Bref.

Dark Souls Prepare To Die Edition HUD

Petit point sur les graphismes, ne soyez pas choqué, ce n’est pas d’une beauté affable, sans être moche. J’ai juste l’impression que les graphismes sont moins fin que sur console. L’univers est très sombre avec des couleurs très foncées, j’avais un peu de mal à voir certains détails me forçant à faire un détour par les options pour corriger ça, vu qu’on a quand même quelques taquets réglables dans les graphismes. Ce côté sombre contribue grandement à l’ambiance du titre, respirant un médiéval fantastique immersif mais à l’univers peu expliqué, la cinématique d’introduction faisant un peu léger comme contexte. D’ailleurs on ne nous explique pas grand chose dans le jeu rendant la courbe d’apprentissage assez raide, mais ce point va apporter sa pierre à l’intérêt principal du titre: sa difficulté.

C’est typiquement du Death and Retry, alors ne soyez pas trop frustré par vos morts successives dont la répétition pourra être très élevée selon votre niveau. La mort n’est pas trop pénalisante, vous pouvez aller récupérer les âmes que vous aviez récolté sur votre cadavre. Le gameplay à la manette n’est pas pris en défaut, ce ne sont que vos capacités qui vous feront avancer ou rester sur place. Attendez vous à une durée de vie assez immense pour le coup, vous allez mettre un sacré bout de temps à en faire le tour. Des inscriptions laissées par des joueurs online ou tout simplement des messages du jeu sont laissés par terre un peu partout, histoire afin de vous filer des conseils. Niveau online, apparemment il est possible d’envahir le monde de quelqu’un d’autre pour le pourrir, ne l’ayant pas vu de mes yeux, je ne me prononcerais pas sur ce point.

Dark Souls Prepare To Die Edition

Au final, ce Dark Souls: Prepare To Die sur PC c’est typiquement la cristallisation de l’expression « avoir des sentiments partagés« . Le fond du jeu en lui-même est particulièrement jouissif mais la forme est catastrophique. Même si vous êtes un pécéiste, si vous en avez la possibilité, préférez la version 360 ou PS3 à celle ci, qui montre que quand les fans réclament un portage il vaut mieux s’abstenir que de faire n’importe quoi. Ce point mis de côté, ce Dark Souls est une tuerie sans nom qui ravira les fans de challenge.


Dragon’s Lair de Don Bluth et Digital Leisure

Retour du classique sur Xbox 360, pour nostalgiques et masochistes

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 juin 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Le Dragon’s Lair qui nous intéresse ici est un réédition d’un jeu ancien, réalisé par Don Bluth, le célèbre animateur responsable entre autres des longs métrages d’animations Fievel et Le Nouveau Monde ou encore Brisby et le secret de Nimh, Anastasia. En effet la borne d’arcade originale est sortie en 1983, le jeu a fait des passages sur une grosse pelletée de plateforme différente, la CD-i de Philips ayant même eu le droit à une adaptation. C’est aujourd’hui sous l’égide de Digital Leisure, propriétaire des droits, que nous sort ce remake Xbox Live Arcade. Réputé pour sa difficulté et sa courte durée de vie, qu’en est il pour ce nouveau portage ?

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 1

L’histoire en tout cas reste la même, et donc carrément bateau. Dirk un chevalier sans peur doit aller libérer la princesse Daphné emprisonnée par un dragon dans les tréfonds d’un château. Le château est parsemé de dangers, de pièges et de créatures que Dirk devra affronter et éviter pour secourir sa belle. Et ce sera tout ce qu’on aura pour le synopsis.

L’ensemble se présente sous la forme d’un dessin animé interactif, avec ce qu’on pourrait appeler l’ancêtre des QTE (Quick Time Event) qui nécessite d’appuyer sur la bonne touche au bon moment pour que l’animation se lance. La fenêtre de temps d’interaction étant assez petite et ne pardonnant que très peu les erreurs. Sachant que le mode difficile correspond à l’arcade de l’époque, qui elle ne proposait pas d’aide à l’écran, je vous laisse imaginer la difficulté. Un temps d’apprentissage des séquences sera requis pour surmonter tout ça. Heureusement des aides sont visibles en normal, même si elles ne sont pas toujours bien voyantes dans le feu de l’action. Par contre on entend bien le bruit affreux de leur validation, ce qui rompt totalement l’ambiance.

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 4

Une princesse à sauver charismatique

Coté animation quand on met dans la balance l’âge de l’œuvre originale, on se dit que le résultat est plutôt pas mal et que ça a plutôt bien vieilli. Si des petites variations de couleurs entachent parfois les validation de QTE, on reste sur de la qualité correcte. Les différentes morts de Dirk ont aussi chacune leur animation, on les aurait aimé peut être plus marrantes, le ton global reste plutôt sérieux. Les bruitages sont parfaitement à la hauteur de ce que l’on a à l’écran et les musiques sont loin d’être inoubliables. Les personnages sont sous exploités, Dirk ne parle pas, et les ennemis guère intéressants si ce n’est dans leur design Bluthien. Daphné est une princesse qui rien que par sa tenue communique que c’est une cruche et dont la voix a le don d’agacer les rares fois où on la croise. Ça manque grandement de profondeur de ce coté, assez étonnant avec le sieur Bluth derrière le projet original.

Au rayon des modes de jeu, on en trouve 2, le mode arcade et le salon. L’arcade est censée reproduire l’enchaînement de tableau de la borne originale, tandis que la version salon reprend celui des sorties « console ». Après plusieurs parties je n’ai pas trop vu de différence, à part l’intro sur le pont-levis absent de l’arcade. Les tableaux s’enchaînent sans logique, il y a l’air d’avoir un chemin pour arriver à la fin que je n’ai pas réussi à emprunter, j’avais même parfois l’impression de tourner en rond à force de faire plusieurs fois la même salle sur une partie. Du coup on peut avoir des suites d’environnement qui font tiquer, j’ai eu le cas d’une salle pleine de lave suivi d’un sous-sol de donjon pour me retrouver encore une fois dans ce sous sol quelques écrans plus loin. On nous propose deux modes de contrôle pour le héros, la manette et Kinect. N’ayant pas le second j’ai suivi l’aventure au pad. D’ailleurs au passage je déconseille le joystick et recommande l’utilisation de la croix.

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 3

Intégration Kinect

On trouve aussi le classement des scores en ligne, sachant que des brutes qui font des perfects trustent déjà les hauts de classement. La bande annonce de la borne d’arcade est disponible, attention sympathique, ainsi que la vidéo de la traversée complète du château sans les transitions pour profiter de l’animation.

Cette adaptation de Dragon’s Lair ravira sans aucun doute les nostalgiques et les joueurs en manque de Kinect. Mais l’arrivée du titre sur le Xbox Live Arcade ne m’a pas vraiment convaincu, surtout vu son coût de 800MS points. Reste une première traversée du château sympathique qui laissera vite place à l’ennui et à la répétition. Chacun verra midi à sa porte.


Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Le jeu indé PC débarque dans une version spéciale Xbox Live Arcade

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Les jeux vidéo indépendants restent généralement inconnus du grand public à quelques exceptions près, généralement grâce au support du Xbox Live Arcade, tels Braid ou plus récemment Fez. Mais ce n’est pas le cas de Minecraft, un titre qui fait sensation depuis plusieurs mois déjà dans la sphère jeux vidéo, et dont LuxtExMachina vous disait tout le bien qu’il en pense. Le titre vient de faire son arrivée sur le Xbox Live Arcade, dans une édition spéciale, sobrement nommée Minecraft: Xbox 360 Edition. Alors, les développeurs de Mojang ont ils vendu leur âme au diable en autorisant 4J Studios à développer une adaptation pour la Xbox 360, ou le titre a-t-il gardé son identité ?

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Pour ceux qui n’aurait pas suivi ou qui aurait manquer de lire la chronique de sa version PC, Minecraft est un jeu de type bac à sable. Vous incarnez un personnage complètement anonyme qui a la possibilité de collecter (« miner ») des ressources (bois, pierre, viande, peaux d’animaux) pour les réutiliser et construire quelque chose de mieux (le bois devient une planche, la planche un bâton aiguisé, etc). C’est de là que vient le « craft », qu’on pourrait traduire ici par construire en français. Minerconstruire, ça le fait tout de suite moins, mais c’est l’idée. Le jeu va donc vous challenger sur cette idée: vous avez un monde rempli de matière première à exploiter, faites nous voir comment vous allez pouvoir récupérer toutes ces ressources et ce que vous allez bien réussir à en faire.

Il est donc évident que si cette idée de créer des choses, de construire et de vous fixer vos propres objectifs ne vous séduit pas, il y a peu de chances que Minecraft soit fait pour vous. J’avoue que je partais assez négativement là dessus, et ce n’est pas voir LuxtExMachina y jouer qui m’avait fait changer d’avis. L’objectif du titre, pour devenir intéressant et vous pousser à continuer, va être de ressusciter en vous l’envie de créer des choses, même si cela n’a en soit aucune importance. C’est ainsi que j’ai lancé le titre sans trop de conviction, pris ma manette dans les mains, et miné mes premières ressources. J’ai construit mes premières planches, à partir desquelles j’ai fait une épée de bois, pour aller tuer quelques vaches et me faire du cuir. Puis j’ai vu qu’il y avait d’autres matières à assembler, et j’ai donc naturellement eu envie d’aller le faire.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Tout le gameplay repose là dessus, car pour créer ces nouveaux objets il vous faudra découvrir de nouvelles ressources, et pour les récupérer, il faudra sans doute en acquérir d’autres, s’organiser pour pouvoir les extraire, etc. En soit, c’est vraiment prenant et on devient vite accroc. Pour compliquer la tâche du joueur, il faut explorer le monde pour découvrir ses ressources, et se défendre face à des ennemis la nuit, au risque de perdre tout ce que l’on avait accumulé auparavant. Pour une description plus complète des possibilités vous pouvez relire l’article de LuxtExMachina, plutôt complet à ce niveau.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Ceci est une vache (moche)

Cette monture Xbox 360 propose ce qui est considéré comme la « version classique » de Minecraft, celle avec laquelle le plus de joueurs ont découvert le titre, puisque le jeu continue de recevoir des améliorations sur PC, qui ne font pas toujours l’unanimité. La version console devrait d’ailleurs faire de même, bien qu’on puisse à juste titre craindre l’arrivée de DLC, chose habituelle sur cette plateforme. Reste que l’adaptation est vraiment fidèle et retranscrit très bien l’univers du titre, ses possibilités et le tout reste tout de même très « pc » dans son interface. Celle ci fait plus penser à un vieux jeu PC dont les développeurs auraient oublié que l’ergonomie a aussi son importance. Les graphismes sont dans la même veine, plutôt moches il faut l’avouer, mais la prise en main est quant à elle instantanée. Des petits tutoriels sont présents dans chaque sous menu, et une fois la partie lancée, c’est plutôt très intuitif et on apprend rapidement les bases du gameplay: miner, construire.

La durée de vie est donc complètement dépendante de l’intérêt que vous allez trouver à construire ces choses, à assembler bloc sur bloc. Il y a certes l’exploration et les ennemis, mais je doute qu’on puisse réellement y trouver son compte si le principe ne nous branche pas. Reste que tout est au rendez-vous pour prolonger l’expérience et fournir un bac à sable illimité. Vous pouvez créer plusieurs mondes qui sont aléatoires, régler la difficulté des ennemis, y jouer jusqu’à quatre en coopération offline, et jusqu’à huit grâce au Xbox Live, rejoindre ceux de vos amis, et sans doute par la suite, en télécharger. Pour vous pousser à l’aventure et vous guider sur le début, les habituels succès sont au rendez-vous.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Minecraft: Xbox 360 Edition n’a que peu de choses à envier à son grand frère sur PC. Si on y perd, pour le moment, les dernières améliorations du titre et la facilité d’installation de mods, on y gagne en confort et convivialité pour y jouer, surtout pour ceux qui n’ont pas l’habitude comme moi de jouer sur ordinateur. J’ai complètement accroché dès les premiers blocs minés, mais il est tout de même préférable de passer par la case démo avant de débourser la modique somme de 1600 MS Points pour acheter le titre, tant le gameplay peut être clivant. Moi, j’ai adoré, et si la démo vous convient, nul doute que vous ne tarderez pas à vous procurer le titre.