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Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Ici, chacun ses spécialités vidéo-ludiques, à dabYo d’encenser Nintendo, à illman de tester les jeux les plus weird de Steam, et à moi de tester les mini-jeux sur mobile. Depuis mi-novembre, je suis comme de nombreux occidentaux devenue accro à Neko Atsume de Hit Point. Le jeu fait fureur au Japon depuis fin 2014 mais n’a été traduit depuis en anglais qu’en novembre dernier (mais moi, j’y joue en japonais pour progresser dans cette langue). Il est disponible sur iOS et sur Android gratuitement.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Vous en avez peut être vu des screenshots sur les réseaux sociaux sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait: des chats sur un jardin, et un commentaire de haine envers un certain Tubs par exemple. Le concept est à la fois simple et génial. Vous avez un jardin, dans lequel vous pouvez mettre des jeux pour chats et de la nourriture. Parfois des chats peuvent venir manger ce que vous leur avez laissé et jouer avec ce qui est posé dans votre jardin. Le but est de faire venir tous les chats du voisinage et récolter leurs mementos (sortes de petits cadeaux personnalisés qu’ils vous apportent quand ils vous apprécient). Plus les chats se plaisent dans votre jardins, plus ils vous laissent des Niboshi (sardines séchées) en repartant, la monnaie du jeu que vous pourrez utiliser pour acheter de la nourriture ou des jouets.

Neko Atsume Joedi MeowgioPas de niveaux à atteindre, pas de vies limitées, Neko Atsume c’est juste une version contemplative, pacifique et zen de Pokémon mais avec des chats mignons à la place. Il y a actuellement 49 chats, et le nombre augmente lors des mises à jour. Si dès les premières minutes vous rencontrez des chats, n’imaginez pas qu’ils sont faciles à rencontrer, au contraire. Certains ne viennent qu’avec certains jouets, certains aux goûts luxueux ne se montreront que si vous mettez des sashimis. Bref, les combinaisons d’items sont importantes et vous n’avez rien d’autre à faire que de mettre des appâts, attendre et ouvrir l’application de temps à autre pour observer vos chats.

Le titre étant centré sur les chats, le degré de liberté des créateurs pour inventer des créatures différentes est bien plus limité que dans Pokémon, mais c’est tout de même réussi avec brio. A côté d’une vingtaine de chats qu’on pourrait qualifier de communs se baladent des chats spéciaux à l’aspect bien particulier. On a le droit aux clichés des otakus japonais -qui n’est pas sans faire penser à Densha Otoko-, avec le militaire, le joueur de baseball ou encore le cowboy.

Neko Atsume est un freemium, c’est à dire que vous pouvez effectuer des micro-paiements pour avoir des Niboshi dorées mais le jeu est tout à fait jouable sans cela. Pour être honnête, on en viendrait vraiment à se demander l’intérêt d’acheter quoi que ce soit tant la balance est vraiment raisonnable. Avec un jeu régulier, il vous faudra un mois et demi pour voir tous les chats, et 3 mois après il me manque encore 4 mémentos. Il y a donc une bonne durée de vie, et l’ajout régulier d’items permet de renouveler l’intérêt. Pour vous donner une idée, en 3 mois de jeu, il y a eu deux mises à jours dont une avec un nouveau chat.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Je ne sais pas si cette critique vous donnera réellement envie de jouer car il est très difficile d’expliquer pourquoi je suis devenue accro à Neko Atsume. Difficile de qualifier de jeu, puisqu’il n’y a finalement pas grand chose à y faire. Mais ça reste un jeu mignon, sans prise de tête, accessible à tous et qui aiguise votre collectionnite aiguë. Je ne peux que vous encourager à l’installer et à le tester. Tous ceux à qui je l’ai fait découvrir sont devenus accrocs.


Savant – Ascent de D-Pad Studio

Electro-shooto-concepto-game sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 6 décembre 2015, avec aucun commentaire
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Savant – Ascent de D-Pad Studio est un petit jeu indé qui mêle Shoot’em Up et musique. Si vous cherchez un jeu à highscore pas cher, je crois que je vous ai trouvé une cible potentielle.

Savant - Ascent

Le jeu se joue avec les flèches et la souris, les flèches du clavier permettent de déplacer le personnage entre les différentes positions de tir tandis que la souris permet de viser, tirer et balancer les tirs spéciaux une fois une barre chargé. Élémentaire (voir basique) n’est il pas. Il aurait été par contre sympathique qu’une indication à l’écran montre les plateformes sur lesquels on peut se déplacer.

Savant – Ascent se base sur la musique de l’artiste electro-dubstep norvégien Savant. Les capacités représentés sous forme de quart de vinyles à rassembler sont d’ailleurs les tracks du monsieur sur lesquels jouer.

Comme on cherche le highscore, la difficulté se doit d’être à la hauteur, il parait que le jeu comporte 5 tableaux et 2 boss mais personnellement je n’ai réussi qu’à aller jusqu’au premier boss en fin de second tableau. Le jeu demande pas mal de concentration (ce que je n’ai pas) et parfois même de bien choisir l’ordre des cibles à abattre.

Savant - Ascent

Niveau design, c’est plutôt beau avec une 2D fluide. Et même si on n’est pas en face de niveaux incroyablement détaillés ni originaux, cela reste propre. Le design du héros n’est pas non plus très original, imaginez V de V comme Vendetta, peignez le en violet et c’est à peu près ce à quoi vous attendre. Mais je le redis l’ensemble est beau.

Pour la bande son évidemment si vous avez des boutons à l’écoute de l’electro-retro-dubstep vous ne risquez pas d’apprécier. Savant est un artiste très prolifique et les compositions choisies sont rythmées et bien calibrées pour accentuer les qualités de shooter du jeu.

Savant - Ascent

Savant – Ascent est un petit jeu sans prétention proposé à 2€ dans lequel on se lancera rapidement histoire de passer le temps.


Zen Bound 2 de Secret Exit

Bondage SM sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 novembre 2015, avec aucun commentaire
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En matière de jeux vidéo il ne faut pas avoir peur de tester de nouvelles choses, surtout les plus improbables. Et cette fois-ci encore avec Zen Bound 2 de Secret Exit, je pense que j’ai décroché la timbale haut la main. Mais quel peut donc bien être ce jeu énigmatique qui se trouve sur Steam pour 5€ me direz-vous ?

Zen Bound 2 de Secret Exit

Le sous titre a du vous mettre la puce à l’oreille, on va se servir de cordes dans Zen Bound 2 (ZB2). Tel un maître du bondage, nous allons devoir encercler des sculptures en bois. La corde sur la figurine dépose des marques de peinture A vous de vous arranger pour recouvrir la figurine dans son intégralité pour terminer complètement le niveau. Vous pouvez donc allègrement le ranger dans la catégorie Puzzle Game.

Le gameplay est ultra simple, vous n’aurez besoin que de la souris. Le départ de corde se fait en l’attachant à un clou et vous devez manipuler la figurine en la faisant tourner avec l’un des deux boutons de la souris et un mouvement de la souris. Enfantin. Deux petits ajouts de gameplay sont à compter, les nails bombs, qui sont des clous avec une bille de peinture qui explose lorsque la corde s’y enroule, et les ropes bombs qui sont cette fois placés sur la corde. A vous de bien gérer votre saucissonnage pour atteindre à minima la complétion du niveau à 75%.

Si les premiers niveaux sont d’une simplicité enfantine, la chose se complexifie assez rapidement. Les sculptures se compliquent en diminuant les aspérités où accrocher les cordes ou encore des formes complexes qui vont créer des zones où ne pourrez plus passer de corde si vous vous y prenez mal (saleté d’éléphant). La quantité de cordes est elle aussi limitée, et il m’est déjà arrivé de tomber à court de corde à 99% de peinture, c’est très frustrant.

Ce dernier élément peut d’ailleurs représenter aussi un challenge, car en plus du taux de complétion de peinture de la sculpture, un indicateur de la longueur de corde utilisé est aussi disponible dans les scores. Pour ce qui concerne la durée de vie, je pense que vous pouvez compter sur 5-6 heures si vous voulez le finir complètement à 100% et venir à bout des plus de 100 niveaux. J’avoue que je n’en ai pas eu la patience et que j’étais déjà bien content de juste finir certains tableaux en atteignant le fatidique 75%.

La musique est… zen, elle reste discrète, tranquille et surtout jamais saoulante. Par contre ce qui pourrais agacer à la longue ce sont les bruits de cordage qui font plus penser au roulis d’un bateau qu’à une séance d’entortillage de figurine.

Zen Bound 2 de Secret Exit

Si vous cherchez un divertissement non violent et qui prend seulement doucement la tête, Zen Bound 2 est peut-être fait pour vous. Avec son concept simple, son gameplay à la portée de tous et une difficulté qui peut s’avérer relevé si on cherche à faire les succès Steam, on se rend compte qu’on a affaire à un petit bijou de tranquillité vidéo-ludique.


Super Hexagon de Terry Cavanagh

Super dur et sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 octobre 2015, avec aucun commentaire
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Super Hexagon de Terry Cavanagh est un jeu minimaliste issu d’une idée qu’il a développé lors d’un gamejam en 2012. Ayant eu un certain succès d’estime auprès de la presse, ça se joue sur PC et c’est disponible pour 2,99€. Vous allez voir qu’un jeu minimaliste ce n’est pas bien long à expliquer.

Super Hexagon de Terry Cavanagh

Vous dirigez en effet un petit triangle qui peut pivoter sur un axe au milieu de l’écran. Votre objectif est de tenir le plus longtemps possible en évitant les murs qui se précipitent sur vous sur un pattern d’hexagone. Vous pouvez faire aller votre triangle sur la droite et sur la gauche et…. c’est tout. Simple, n’est ce pas. Manque de chance au fur et à mesure du passage du temps, ça se complique, des labyrinthes de murs se forment et parfois même des pièces changent de place, histoire que ce soit encore plus dur.

Mais ce n’est pas tout, l’écran tourne lui aussi, la vitesse varie, mais aussi le sens. Une chose est sûre, vous allez mettre vos réflexes et vos nerfs à rude épreuve. Les parties se révèlent très courtes avec toutes ces embûches. On se remets très vite en selle pour tenter de battre son propre record. Et encore, c’est dur mais de base on n’est qu’en difficulté Hexagon, il y a 4 niveaux de difficulté supérieurs, jusqu’à Hyper Hexagonest, autant dire que vu la rapidité que le jeu atteint et les patterns de plus en plus complexes, il faut avoir une bonne vue et la main sûre pour tenir plus de 10 secondes.

Le dernier point à aborder concerne la musique, elle est ici la création de Chipzel, une artiste electro londonienne qui si j’en crois son bandcamp utilise des chipsets sonore de GameBoy pour composer la base de sa musique. C’est justement ce coté chip et minimaliste qui fait que la musique colle si bien au jeu avec l’écran qui tressaillira au rythme des sons 8bits. On pourra d’ailleurs en récupérer la bande son ici.

Super Hexagon est un bon petit jeu arcade, bien rythmé mais surtout bien dur, mon record tourne autour de 25 secondes, ce qui n’est pas très glorieux. Le seul vrai défaut c’est son prix de 2,99€ qui me parait un poil trop élevé par rapport au jeu en lui-même.


Le royaume des jeux indépendants regorge de jeux improbables, de thèmes tirés par les cheveux et de noms de studios sorti tout droit du cerveau d’un gars bercé trop proche du mur. Et ce AaAaAA!!! développé par Dejobaan Games pourrait en être un parfait exemple car les jeux de Base Jump ne sont forcément pas légion.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Les commandes sont ultra-simplistes, vous vous élancez du haut d’un gratte-ciel, métaphorique le gratte ciel vu sa tête, on se dirige dans sa chute avec les touches ZQSD, on dirige la vue avec la souris et on ouvre le parachute avec espace. C’est tout. Mais ce ne sont que des commandes qui ne reflètent pas la profondeur du gameplay, car nombre d’obstacles parsèment votre chute.

On a affaire à un jeu de highscore, on joue à celui qui a la plus grosse sur le leaderboard et pour cela on a plusieurs moyen, frôler les murs pour gagner de la vitesse et des points, frôler le plus grand nombre de surfaces possible, interagir avec les spectateurs du parcours ou encore passer au travers de panneau de points, et j’en passe. Vous pouvez aussi avoir des bonus moindre, à force de se cogner les murs on peut se casser les bras et un atterrissage trop brusque vous fera dire adieu à vos jambes.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Les graphismes ne cassent pas trois pattes à un canard mais c’est un parti pris et les couleurs criardes passent à deux doigts de vous bruler la rétine. Ça se laisse jouer et ce malgré le coté un peu anguleux du bouzin. Le son est aussi bien simpliste, principalement à base de bips avec de la musique dans les menus, bien que celle-ci fasse franchement musique d’ascenseur. En niveau on a parfois de la musique, notamment avec une reprise d’un titre d’AC/DC pour ne citer que le plus connu. C’est sans compter les voix étranges qui se déclenchent de temps en temps et qui nous rappellent qu’on joue à un gros trip de développeur. Bref tout ces éléments confirment le coté déjanté de l’ensemble.

Disponible pour moins de 9€ sur Steam, vous pouvez espérer le toucher beaucoup moins cher pendant leurs légendaires soldes. Pour peu que vous accrochiez au concept de toute façons, il vaut largement son prix. A noter la présence d’un DLC Brutal Concussion à 1,99€ qui prolongera un peu le plaisir en ajoutant quelques nouveaux niveaux exigeants et des bonus idiots.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Comme je suis un gros fourbe, j’attends la fin pour dire qu’une pseudo-suite est depuis sorti, AaaaaAAaaaAAAaaAAAAaAAAAA!!! for the Awesome, puisque c’est son nom. Cet opus propose un remaster des 82 niveaux existants avec des graphismes un peu plus fins. On trouve aussi une quarantaine de nouveaux levels où l’on fera du base jump à une vitesse encore plus folle qui mettront vos nerfs à rude épreuve. Sinon, on garde les mêmes mécaniques mais en plus rapide et les mêmes délires.  Le jeu supporte parait-il l’oculus rift si vous aimez avoir la nausée (et que vous êtes riche). Bref c’est la version ++ à avoir.

Bref, AaAaAA!!! est un jeu passe-temps parfait alliant gameplay abordable rapidement, une accessibilité rapide aux parties et surtout un potentiel addictif pour chasser le highscore.


Metal Dead de Walk Thru Walls

Zombie Metal

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 10 juin 2015, avec 1 commentaire
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Metal Dead est un jeu du studio indé Walk Thru Walls Studios sorti en 2014. Il s’agit d’un Point’n’Click dans la pure lignée des LucasArts de la grande époque. Forcément pour un jeu de ce genre, l’histoire est centrale.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Ça y est, l’apocalypse zombie était pour le mois dernier et vous filez à toute allure avec votre pote dans sa caisse qui blaste du Death Metal en slalomant entre les zombies. Malheureusement même les meilleurs amis se disputent et cela finira en tôle froissé au pied d’un immeuble où semble converger les zombies.

Je le dis tout de suite le scénario et les personnages sont tous WTFesque, à la LucasArts pour ces jeux SCUMM. Il y a quelques bonnes idées et on n’est pas trop dans le cliché. Et puis la fin est tellement imprévisible que ce serait un sacrilège de vous en parler.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Pour le gameplay c’est du Point’n’Click de base, on utilise le curseur botte pour se déplacer, la main pour manipuler et l’œil pour observer. On peut combiner les objets entre eux et les utiliser pour résoudre les énigmes. On progresse dans l’immeuble en récupérant des cartes d’accès qui permettent à l’ascenseur de l’immeuble d’atteindre les autres niveaux. La plupart des énigmes sont suffisamment logiques pour qu’on ne gamberge pas des heures. Là où j’ai eu des problèmes c’est soit sur l’ordre de dans lequel combiner certains objets ou pour identifier l’élément qui me manquait dans le décor, une tâche d’huile sur du bitume, c’est pas forcement le plus évident à voir.

Là où ça pique un peu c’est sur la durée de vie, j’ai fait le tour en 3 heures mais bon vu le prix que je l’ai payé ça me revient à moins d’un euro de l’heure d’aventure, on a connu moins rentable (qui a dit Call of Duty). Le design est cartoonesque et ça atténue grandement les scènes où les zombies se font plaisir gastronomiquement parlant. C’est un petit peu aliasé sur grand écran mais ça passe quand même. Pour la musique, on est clairement revenu à l’ère 16 bits donc forcément ne vous attendez pas à du metal hi-res, genre qui ne monopolise pas, malgré le titre, la bande originale. La musique reste correcte et pas trop répétitive heureusement.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Metal Dead est un bon petit jeu qui pourra vous occuper le temps d’une soirée. En plus quelques succès sont un peu dissimulés, les achievers seront contents. A savoir, une suite est prévue pour 2015 sous le titre Metal Dead Encore.


Super House of Dead Ninjas par Megadev

Samouraï pizza Ninja

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 19 mai 2015, avec aucun commentaire
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Super House of Dead Ninjas est un action-plateformer développé par Megadev. Vous êtes un ninja chargé d’enquêter sur une mystérieuse tour. Le problème ? Le seul moyen que vous avez trouvé pour pénétrer dans la tour c’est par le toit. C’est donc 350 étages qu’il va falloir descendre.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

L’histoire est accessible via un comics dès le menu. De toute façon, c’est l’action qui nous intéresse autant ne pas s’encombrer de blabla avant une session, surtout sur un jeu tellement basé sur le death and retry.

Chaque partie débutera par le choix des armes et magies que vous utiliserez pendant le jeu, votre arme de mêlée, vos projectiles, vos explosifs et votre magie. Un randomiser permet de compliquer encore plus vos parties. Bien sur vous n’avez accès à quasi rien au départ et il vous faudra débloquer l’équipement et autres bonus, heureusement les objectifs à atteindre sont clairement définis parce que certains en plus d’être très durs à atteindre sont aussi tordus, genre se jeter dans les flammes de son cocktail molotov ou rejoindre le premier boss sans tuer d’ennemis.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Le jeu est très jouable et je recommande la manette de Xbox 360 pour en profiter sans prise de tête, le clavier étant moins intuitif. On peut glisser le long des murs, faire des doubles sauts ou des attaques en piqué en plus des quatre attaques de base. Le jeu est aussi dur et les vies que vous allez perdre seront innombrables, plus de 300 en deux heures de jeu pour ma part.

Les boss peuvent se révéler ultra punitifs et ne pas comprendre leur pattern d’attaque vous coûtera un paquet de vie. Lorsque vous épuisez toutes vos vies et continues (ou si vous finissez le jeu je suppose) vous avez accès à vos statistiques complètes de la partie avec les différents ennemis occis.

Le jeu adopte un look rétro SNES très en vogue dans les productions indépendantes actuelles. C’est plutôt beau et c’est surtout fluide. Par contre les couleurs sont un peu trop flashantes comme des fushias et autres, heureusement qu’ils sont assombris. Plus on descend dans la tour, plus on peut constater des changements dans la structure même des murs du niveau qui permettent d’avoir un sentiment de progression, comme avec les panonceaux réguliers qui indiquent où vous en êtes.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Les musiques quant à elles donnent une ambiance mystique et orientale à l’ensemble tout en gardant un petit coté nostalgique qu’on trouverait sur une vieille borne d’arcade ou un shinobi. Les bruitages qui nous accompagnent dans notre épopée sanglante sont bien gore avec des bruits de décapitation et autres trucs gluants. Une voix grave viendra parfois commenté vos exploits ou vos échecs, ça donne une petite ambiance glauque, j’adore.

Le jeu comporte aussi un éditeur de niveau qui permet simplement de créer des levels et de les partager sur le workshop steam. Il est un poil dommage que l’on doive s’abonner aux maps sur le workshop pour pouvoir en profiter dans le jeu.

Le jeu est disponible pour environ 6€ sur Steam et un DLC, True Ninja Pack, est aussi de la partie si on rajoute 3€. Ce denier comporte un nouveau personnage, des nouvelles armes, un nouveau niveau de difficulté et deux nouveaux modes de jeu pour les dieux du pad.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Super House of the Dead Ninjas fait bien de voguer sur la vague rétro et nous propose une expérience de jeu assez jouissive bien que frustrante par sa difficulté par moment, un jeu que je conseille fortement pour des parties rapides.


Serious Sam : The Random Encounter de Vlambeer

Sérieux masochisme

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 mai 2015, avec aucun commentaire
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Serious Sam : The Random Encounter est né du désir de Croteam d’étendre l’univers de sa série Serious Sam. Avant la sortie du 3éme épisode, le studio a lancé un concours auprès des indépendants pour créer un jeu autour du barré Sam le sérieux et c’est du cerveau malade des petits gars de Vlambeer qu’est apparu cet opus parfaitement dans le ton. Tout juste composé de deux personnes, le petit studio hollandais sort le titre en 2011 sur PC.

Serious Sam : The Random Encounter de Vlambeer

Une fois de plus, vous voici aux trousses du grand méchant Mental mais cette fois, point de FPS au menu mais un RPG au système de combat plutôt atypique. Le but va être de traverser les différents tableaux du jeu en pourfendant les ennemis et on résolvant des “énigmes” ardues comme “Appuyer sur un bouton” ou “Buter un certain nombre d’ennemis pour que la porte s’ouvre”. Le fun est apporté par des dialogues entre les protagonistes absolument idiots et chargés de testostérone à la Sam le sérieux. Et Sam ne parle pas dans le vide vu qu’il est accompagné de deux autres macho men. Par contre le tout est en anglais.

Serious Sam : The Random Encounter de VlambeerLes combats ont une part extrêmement importante dans le jeu et sont assez atypiques par rapport à ce qui se fait ailleurs. Les affrontements sont aléatoires sur la map et les transitions ne ferait pas rougir un Final Fantasy. Nos trois héros courent vers la droite de l’écran et sont poursuivis par une horde d’ennemis. Trois commandes sont disponibles : Fight pour attaquer, Swap pour changer d’armes et enfin Items pour utiliser des objets. Il n’y a pas de compétences ou autres leveling, tout repose sur les armes. Chacune d’entre elles a une aire d’effet que le joueur place sur le terrain. Par exemple, le minigun tire le long d’une ligne et c’est au joueur d’orienter cette ligne. Les ennemis courent vers vous et lorsqu’il vous rejoignent vous perdez de la vie, ce qui fait que si vous vous loupez dans vos tirs vous pouvez perdre très vite.

Ce jeu est d’une difficulté démente au point que j’ai presque eu envie de m’arracher les cheveux par moment, les vagues inexorables d’ennemis peuvent finir de vous enlever la foi quand vous recommencez pour la trouzième fois la même salle. Le jeu n’est pas exempt de défauts et certains éléments de gameplay sont archaïques comme le fait de ne pas pouvoir utiliser d’objets hors combat. Pour la partie technique, les graphismes 2D sont propres sans être flamboyants et la musique est dans la plus pure lignée de ce qu’on entendait à l’ère 16-bits.

Serious Sam : The Random Encounter de Vlambeer

Serious Sam : The Random Encounter est donc un bon petit jeu mais sa difficulté le réserve à une certaine élite masochiste, dont je ne fais pas partie vu que je suis resté bloqué au 4ème tableau. Après, le prix ridicule de 4€ permet de s’essayer à ce défouloir sans grande conséquence.


Tower of Guns de Terrible Posture Games

Tu l'as vu mon gros flingue

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 avril 2015, avec aucun commentaire
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Tower of Guns est un jeu indé de Terrible Posture Games. Deux frères sont à l’origine du studio et du jeu. Le jeu est décrit comme un The Binding of Isaac mixé avec Doom 2. C’est donc un FPS mixé à du rogue-like. Vous imaginez qu’avec des prémisses pareils le scénario tient sur un timbre poste.

Tower of Guns de Terrible Posture Games

Vous êtes une petite fille qui cherche son père, enfin je crois, avec un twist scénaristique à l’avant dernier étage amené par l’oncle de la fillette. C’est juste n’importe quoi et la première fois cela m’a beaucoup fait marrer. Vous êtes donc lâché en bas d’une tour et devait grimper les étages, et qui dit rogue-like dit niveaux générés aléatoirement. Chaque étage est composé de plusieurs salles et termine par une salle de boss.

Au niveau de l’armement, on a accès qu’à une seule arme au début du jeu mais on en débloque une bonne vingtaine en réalisant des défis. A noter que vous ne choisissez qu’une seule arme pour parcourir la tour. Les armes font partie du reproche principal que je fais à ce jeu, on a l’impression de tirer avec des flingues à bouchons: aucune sensation de tir ne pointe à l’horizon pour la majorité des armes. Pas de sensation de recul non plus, les ennemis semblent à peine encaisser les impacts en dehors de leur clignotement. C’est dommage car elle sont variées allant d’une sorte de canon flak à un lanceur de scie pour les exemples.

Tower of Guns de Terrible Posture Games

Vous avez aussi le choix d’un perk en début de partie, comme avoir le triple saut dès le début, diminuer les dégâts de chute et bien d’autres encore, déblocables eux aussi par le biais de défis, qui a quelques exceptions près n’implique pas du farming décérébrant mais un peu de chance quand même.

Des pièces sont disséminées dans les niveaux pour vous permettre d’acheter des améliorations aléatoires dans les très rares boutiques qu’on peut trouver sur notre route ou bien cachées. Il m’est arrivé au gré des achats et des bonus ramassés sur les boss de me retrouver avec un sixième saut, ce qui se révèle assez pratique. On peut aussi augmenter l’armure, la vitesse et d’autres caractéristiques. Les armes ont des niveaux qui augmentent en ramassant des orbes bleues mais elle baisse aussi au fil des dégâts encaissés.

Tower of Guns de Terrible Posture Games

Au final Tower of Guns est doté d’un gameplay rapide et punitif avec un vrai challenge, personnellement je n’ai pas encore réussi à battre le boss de la tour. Ce FPS saura vous occuper dans des parties endiablées.


Kirby: Triple Deluxe sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 2 avril 2015, avec aucun commentaire
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Il y a quelques mois Nintendo organisait une super promotion sur ses consoles 3DS: pour l’enregistrement d’une console et d’un jeu parmi une certaine collection, vous pouviez obtenir gratuitement un titre parmi une seconde sélection. Du coup, vu que je venais de me procurer Super Smash Bros 3DS, c’était l’occasion pour moi de découvrir enfin l’une des grandes sagas toutes mignonnes du géant japonais Kirby: Triple Deluxe.

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Cet épisode est un jeu d’aventure assez classique avec un scrolling de côté. Il va évidemment utiliser l’univers de la petite boule rose, ses particularités et super pouvoirs. Toute l’aventure va se center autour de ces éléments. Tout d’abord avec un environnement graphique mignon, enfantin, qui donne une impression vraiment mielleuse à l’ensemble. C’est rend comme étant bien fait compte tenu de la résolution de la Nintendo 3DS, bien que je n’ai pas pu tester la version 3D puisque ma console ne le permet pas.

On évolue au sein d’environnements qui sont assez confinés il faut bien l’avouer, la plupart du challenge ne consistant pas à réussir des sauts entre des plates-formes comme on pourrait le penser mais plutôt de vaincre ses adversaires (assez simple) et de résoudre des petits puzzles. En effet, Kirby peut absorber ses ennemis pour leur voler leurs caractéristiques: envoyer des boules, utiliser une épée, être un jongleur, etc. Ces pouvoirs permettent de nouvelles possibilités de gameplay, évidemment, et donc de varier les plaisirs en matière de puzzle.

On ne peut pas vraiment dire que le jeu soit difficile, ni bien long. En fait, il est plaisant d’y jouer par petite phase et donc il permet de passer un bon petit moment de temps à autre, vous laissant y retourner voir refaire les différents niveaux pour découvrir l’ensemble des éléments cachés. Il y a de nombreux clins d’œil dans les différents costumes que Kirby va pouvoir endosser, on pensera notamment à celui portant un chapeau et un fouet comme une certaine star du cinéma hollywoodien.

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C’est vraiment le point qui m’a le plus plu et que j’ai apprécié dans ce Kirby: Triple Deluxe. Il faut dire que les niveaux sont vraiment géniaux par certains moments. Afin d’améliorer la variété dans le gameplay, le jeu tire bénéfice d’un des gadget que contient la Nintendo 3DS: le gyroscope. En effet, certaines parties vont vous demander d’incliner la console pour bouger des éléments du jeu, c’est au début assez déstabilisant mais c’est plutôt bien réalisé. Après tout, je dois avouer que je ne suis pas certain que l’aspect soit réellement indispensable. Mais bon, c’est sympa. Il n’est pas étonnant qu’il ai été si bien noté sur les sites spécialisés.

Le titre s’appelle Triple Deluxe, c’est parce qu’il y a trois mini-jeux en supplément de l’aventure principale. Les deux premiers je dois l’avouer ne m’ont pas particulièrement passionné, un rush de boss tout d’abord, dont je n’ai pas vu l’intérêt. Le second est sympa puisqu’il permet de jouer DaDiDou le roi dans l’aventure en lui et place de Kirby.

Mais c’est le dernier qui déchire vraiment puisqu’il s’agit d’un jeu qui ressemble beaucoup à un certain… Super Smash Bros ! En effet, vous pouvez y affronter d’autres Kirby où les pourcentages ont été abandonné pour une barre de vie. Les stages y sont clairement bien plus petits que dans la version originale. On ne pourra guère le lui reprocher, notamment parce que le jeu permet de jouer jusqu’à quatre joueurs en local avec une seule cartouche. On regrettera simplement qu’il ne permette pas jeu en ligne.

Vous l’aurez compris donc, avec un prix aujourd’hui bien plus bas qu’à sa sortie il est difficile de bouder son plaisir sur Kirby: Triple Deluxe ! Le jeu est beau, son gameplay est varié et si vous n’avez jamais tâté du Kirby en dehors de Super Smash Bros, c’est sans doute l’occasion de le faire. Et puis ce mode supplémentaire est tellement fun !