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Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Le jeu indé PC débarque dans une version spéciale Xbox Live Arcade

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2012, avec aucun commentaire
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Les jeux vidéo indépendants restent généralement inconnus du grand public à quelques exceptions près, généralement grâce au support du Xbox Live Arcade, tels Braid ou plus récemment Fez. Mais ce n’est pas le cas de Minecraft, un titre qui fait sensation depuis plusieurs mois déjà dans la sphère jeux vidéo, et dont LuxtExMachina vous disait tout le bien qu’il en pense. Le titre vient de faire son arrivée sur le Xbox Live Arcade, dans une édition spéciale, sobrement nommée Minecraft: Xbox 360 Edition. Alors, les développeurs de Mojang ont ils vendu leur âme au diable en autorisant 4J Studios à développer une adaptation pour la Xbox 360, ou le titre a-t-il gardé son identité ?

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Pour ceux qui n’aurait pas suivi ou qui aurait manquer de lire la chronique de sa version PC, Minecraft est un jeu de type bac à sable. Vous incarnez un personnage complètement anonyme qui a la possibilité de collecter (« miner ») des ressources (bois, pierre, viande, peaux d’animaux) pour les réutiliser et construire quelque chose de mieux (le bois devient une planche, la planche un bâton aiguisé, etc). C’est de là que vient le « craft », qu’on pourrait traduire ici par construire en français. Minerconstruire, ça le fait tout de suite moins, mais c’est l’idée. Le jeu va donc vous challenger sur cette idée: vous avez un monde rempli de matière première à exploiter, faites nous voir comment vous allez pouvoir récupérer toutes ces ressources et ce que vous allez bien réussir à en faire.

Il est donc évident que si cette idée de créer des choses, de construire et de vous fixer vos propres objectifs ne vous séduit pas, il y a peu de chances que Minecraft soit fait pour vous. J’avoue que je partais assez négativement là dessus, et ce n’est pas voir LuxtExMachina y jouer qui m’avait fait changer d’avis. L’objectif du titre, pour devenir intéressant et vous pousser à continuer, va être de ressusciter en vous l’envie de créer des choses, même si cela n’a en soit aucune importance. C’est ainsi que j’ai lancé le titre sans trop de conviction, pris ma manette dans les mains, et miné mes premières ressources. J’ai construit mes premières planches, à partir desquelles j’ai fait une épée de bois, pour aller tuer quelques vaches et me faire du cuir. Puis j’ai vu qu’il y avait d’autres matières à assembler, et j’ai donc naturellement eu envie d’aller le faire.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Tout le gameplay repose là dessus, car pour créer ces nouveaux objets il vous faudra découvrir de nouvelles ressources, et pour les récupérer, il faudra sans doute en acquérir d’autres, s’organiser pour pouvoir les extraire, etc. En soit, c’est vraiment prenant et on devient vite accroc. Pour compliquer la tâche du joueur, il faut explorer le monde pour découvrir ses ressources, et se défendre face à des ennemis la nuit, au risque de perdre tout ce que l’on avait accumulé auparavant. Pour une description plus complète des possibilités vous pouvez relire l’article de LuxtExMachina, plutôt complet à ce niveau.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Ceci est une vache (moche)

Cette monture Xbox 360 propose ce qui est considéré comme la « version classique » de Minecraft, celle avec laquelle le plus de joueurs ont découvert le titre, puisque le jeu continue de recevoir des améliorations sur PC, qui ne font pas toujours l’unanimité. La version console devrait d’ailleurs faire de même, bien qu’on puisse à juste titre craindre l’arrivée de DLC, chose habituelle sur cette plateforme. Reste que l’adaptation est vraiment fidèle et retranscrit très bien l’univers du titre, ses possibilités et le tout reste tout de même très « pc » dans son interface. Celle ci fait plus penser à un vieux jeu PC dont les développeurs auraient oublié que l’ergonomie a aussi son importance. Les graphismes sont dans la même veine, plutôt moches il faut l’avouer, mais la prise en main est quant à elle instantanée. Des petits tutoriels sont présents dans chaque sous menu, et une fois la partie lancée, c’est plutôt très intuitif et on apprend rapidement les bases du gameplay: miner, construire.

La durée de vie est donc complètement dépendante de l’intérêt que vous allez trouver à construire ces choses, à assembler bloc sur bloc. Il y a certes l’exploration et les ennemis, mais je doute qu’on puisse réellement y trouver son compte si le principe ne nous branche pas. Reste que tout est au rendez-vous pour prolonger l’expérience et fournir un bac à sable illimité. Vous pouvez créer plusieurs mondes qui sont aléatoires, régler la difficulté des ennemis, y jouer jusqu’à quatre en coopération offline, et jusqu’à huit grâce au Xbox Live, rejoindre ceux de vos amis, et sans doute par la suite, en télécharger. Pour vous pousser à l’aventure et vous guider sur le début, les habituels succès sont au rendez-vous.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Minecraft: Xbox 360 Edition n’a que peu de choses à envier à son grand frère sur PC. Si on y perd, pour le moment, les dernières améliorations du titre et la facilité d’installation de mods, on y gagne en confort et convivialité pour y jouer, surtout pour ceux qui n’ont pas l’habitude comme moi de jouer sur ordinateur. J’ai complètement accroché dès les premiers blocs minés, mais il est tout de même préférable de passer par la case démo avant de débourser la modique somme de 1600 MS Points pour acheter le titre, tant le gameplay peut être clivant. Moi, j’ai adoré, et si la démo vous convient, nul doute que vous ne tarderez pas à vous procurer le titre.


Guild Wars 2, Premier Beta Event, de ArenaNet

Preview sur la beta de Guild Wars 2 du 27-29 Avril

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 mai 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Votre serviteur est un passionné de l’univers de Guild Wars, en témoigne mes 2000h de jeu sur le premier épisode. Autant dire que je l’attends au tournant ce second épisode. ArenaNet, le développeur, a eu l’idée d’accorder l’accès à sa beta à ceux qui avaient pré-acheté le jeu. C’est donc à cet évènement, le week-end du 27 au 29 Avril, que j’ai participé. Est ce que ce nouvel épisode est à la hauteur des attentes, le tout sachant que le jeu est encore sujet à évolution même si le squelette est bien là.

Guild Wars 2 de ArenaNet

Je vais commencer par situer Guild Wars 2. En ce qui concerne l’histoire, elle se passe plusieurs centaines d’années après celle du premier épisode. Avec son système économique de MMO sans abonnement, il occupait un segment inexploité du domaine pour attirer un nouveau public, et c’est aussi ce que cette suite ambitionne. Après cette petite mise en bouche, il était temps de rentrer dans le vif du sujet.

Je vais commencer par le gros fail de l’évènement, jusqu’à samedi soir des soucis de connexion se sont fait sentir apparemment à cause des serveurs d’identification. Je passerai sur la saturation des serveurs dû à la très forte affluence, tous les serveurs européens étaient blindés de 11h à 23h.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

L'écran de selection des persos, on peut voir le nombres de ses contacts connectés en haut à gauche

Premier contact, les menus de démarrage sont très soignés, visuellement, on retrouve tout de suite la patte des artistes de ArenaNet. Pour continuer sur les graphismes, comparé aux autres MMO, je dirai que c’est dans la bonne moyenne supérieure, surtout face aux grosses productions comme SW: The Old Republic, qui lui n’est pas vraiment beau.

Pendant ce week-end, on avait accès à 3 des 5 races qui seront présentes dans le jeu final. Les humains, régis par leurs croyances envers leur dieu, les Norns, de fiers guerriers nordiques dont la taille fait le double de celles des humains et enfin, les Charrs, espèces de gros matou guerriers entrés de pleins pieds dans l’ère industrielle. Pas de restriction sur les professions, les huit étaient disponibles et j’ai eu le temps d’en testé cinq, une façon d’explorer autant de gameplay différents. Une petite explication du système de jeu s’impose.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

Le World Vs World nous mènera à l'assaut de forteresse à l'aide d'armes de siège

On a accès à une barre de 10 compétences, les 5 premiers slots sont déterminés par les armes portées et débloqués rapidement à l’usage des armes. Le 6ème correspond aux skills curatifs pour se soigner, les trois suivants sont des slots d’aptitude que l’on déverrouille tout les 10 niveaux et enfin le dernier est réservé aux compétences élites disponibles au niveau 30. On a donc accès à une grande variété de combinaisons différentes qui changent de la foire du slip et des barres de compétences à gogo et bordéliques des autres jeux du genre. Guild Wars 2 se veut donc comme son aîné un minimum stratégique. L’ambition est aussi de s’éloigner du sempiternelle trio Healer/Tank/Damage Dealer, qui régit le genre depuis un sacré paquet de temps. Après je nuancerai mes propos n’ayant pas pu tester les donjons instancié sur ce week-end.

L’autre grand changement concerne les quêtes, une trame principale scénarisée est présente pour chaque héros, sans vouloir enfoncer encore Bioware sur son Star Wars, c’est ici moins cliché et on se rend vite compte que les choix à la création du personnage ont une influence sur son déroulement, en tout cas sur ce qui concerne le début de l’aventure. Pour les quêtes intermédiaires, elles sont optionnelles bien que vivement recommandées pour monter un peu de niveau. Ces quêtes sont faisables en accomplissant différentes tâches au loisir du joueur, ça change des « quêtes FedEx ». Et le tout est sans compter les évènements dynamiques qui se déclenchent un peu comme des quêtes publiques, avec une récompense en fonction de l’implication du joueur dans l’évènement.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

Des combats aquatiques sont aussi de la partie

Un des points sur lesquels ArenaNet a toujours beaucoup insisté, c’est le PvP, le joueur contre joueur. Et là encore ils ont mis les petits plats dans les grands. Du coté du PvP classique, deux maps étaient disponibles, c’était de la capture de points avec un score à atteindre et des gros monstres neutrals pour gagner plus de points de victoire. Le nombre de participants est variable en fonction des disponibilités et les parties sont joignables en cours de route. Plutôt plaisant, l’équipement est fourni et il y a une mise au niveau 80 des joueurs pour équilibrer le tout, de plus toutes les compétences sont accessibles. Classique, à voir s’il y aura d’autres modes et surtout si le nombre de maps sera suffisant pour éviter la monotonie. Le plus grand ajout à la licence de ce point de vue, c’est le World Vs World, qui va opposer trois serveurs dans un mode conquête, où il faudra gérer la prise et la défense de camps, de forteresses, la protection de caravanes de ravitaillement et se battre pour des territoires pour engranger des points pour son monde de manière périodique. Les serveurs qui nous sont opposés tourneront de manière périodique afin de ne pas toujours se retrouver face au même adversaires. Ce mode permet des affrontements à grande échelle un peu bordéliques, mais terriblement jouissifs.

Évidemment je n’ai pas fait le tour de tout ce qui était possible en deux jours, et j’en ai sans doute oublié des bouts dans mon récit. Mais mon sentiment vis à vis de Guild Wars 2 est que je trépigne d’impatience en attendant la sortie du jeu. Et puis bon, reformer ma guilde et rejouer avec mes potes qui eux aussi ont pré-acheté le jeu, ça augure un paquet d’heures de jeu et plein de fun en perspective. Pour rappelle, la date de sortie n’est pas encore annoncée.


Bloodforge de Climax

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 4 mai 2012, avec 2 commentaires
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La saison des sorties sur le Xbox Live Arcade continue bon train, et après avoir accueilli successivement de très bons titres, Fez, Trials Evolution ou encore Sine Mora pour ne citer qu’eux, c’est à Bloodforge de faire son arrivée sur le service. Développé par les anglais de Climax, le titre a de quoi nous plaire, un Beat’em All avec une patte artistique sanglante à souhait, le tout sur un fond de civilisation celtique. Bref, que du bon en somme, mais vaut-il ses 1200 MS Points ?

Bloodforge de Climax Cover

Le premier écran du titre met tout de suite dans l’ambiance, un corbeau devant un champ de cadavre, en noir et rouge. Ce qui va en effet marquer le joueur chez Bloodforge, c’est la touche artistique. Très sombre et sanglante, vraiment sanglante. Le tout n’est, il faut le dire, pas sans rappeler ce que l’on avait pu trouver chez 300 par exemple. Alors certes, quelques années ont passé depuis et nombreux sont les titres à proposer cette patte graphique, mais elle est ici plutôt bien associée au moteur graphique et aux divers effets et cinématiques. Le sang gicle, de partout, et c’est vraiment bien fait de ce côté, le spectacle est assuré, le côté brutal bien présent.

Le titre de Climax va nous proposer d’exploser -littéralement- des hordes et des hordes d’ennemis, le tout entouré d’un scénario saupoudré de complots des dieux et autres prophéties. En soit, l’ambiance est vraiment au rendez-vous et j’ai plutôt apprécié suivre le destin de Crom, brave guerrier celte qui n’avait rien demandé et qui se retrouve dans une quête de vengeance et de sang. Ce dernier est accompagné tout du long de l’histoire d’une femme démoniaque qui le tourmente lorsqu’elle ne prend pas l’apparence de corbeaux. Bref, bien que pas forcément originale, l’ambiance est là, c’est bien sanglant et tout est fait pour nous rappeler que le monde de Crom est sans pitié.

Bloodforge de Climax Screeshot

Giclées de sang viennent très vite couvrir notre écran, les décapitations, amputations et éviscérations vont bon train. Chaque ennemi fini par être terrassé par une sorte de « fatalité » qui sont juste jouissives. Quoi de plus agréable que d’exploser la tête d’un ennemi à terre avec sa masse? Le titre nous propose plusieurs armes, masse, épée ou encore griffes, ainsi que des sorts de magie. Le bestiaire est aussi relativement varié, avec des soldats bien souvent plus grands que notre héros, quand ce ne sont pas d’énormes ogres ou des colosses gigantesques.

Malheureusement, il faut avouer que le gameplay proposé pour les combats n’est pas franchement au rendez-vous. Les combos d’abord sont difficiles à sortir, on n’arrive pas vraiment à les distinguer ni à les exécuter aux bons moments. Crom est plutôt lent, et quand il est embarqué dans un mouvement il est difficile de l’en sortir. Les multiples combats sont donc là dessus plutôt répétitifs, tant ils ont tendance à se limiter à esquiver à coup de roulades, puis taper, et ce quelque soit les ennemis, les armes n’apportant qu’une brève variation.

Bloodforge de Climax Screeshot

Ce n’est malheureusement pas le seul défaut car le jeu est aussi grandement entravé par une camera complètement épileptique. Ne proposant pas de visée centrée sur un ennemi, elle va souvent changer d’angle sans prévenir, sans raison, et de façon complètement abrupte. Les combats sont alors un réel défi, d’autant que la difficulté est au rendez-vous, non par parce que l’I.A. est réussie, mais plus par le nombre affolant d’ennemis, de bug de camera quand ce n’est pas de collision. Les ennemis sont vraiment nombreux et Crom se retrouve au combat tous les trois pas, sans trêve. Il n’y a pas d’exploration, les rares bifurcations ne menant qu’au même endroit, les décors étant désespérément déserts.

Bloodforge aurait vraiment ou être un bon titre, avec une ambiance et un univers excellents. Mais voilà, affronter d’énormes monstres est certes jouissif, quand la camera ne vient pas nous faire mourir bêtement et que la difficulté parfois frustrante ne nous coupe pas dans votre élan. Le titre de Climax est idéal pour soulager ses pulsations sanguinaires, mais il souffre de trop gros défauts pour mériter ses 1200 points, à moins d’être fan du genre.


Trials Evolution de RedLynx

Loïc dans Critiques, Jeu Vidéo le 27 avril 2012, avec aucun commentaire
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C’est depuis le 18 avril 2012 que la rubrique Arcade du Xbox Live propose le petit frère de Trials HD. Développé par RedLynx, il s’agit de Trials Evolution qui propose encore une fois de faire du trial sur console. La démo du premier volet avait suscité ma curiosité, cette suite a su combler mes attentes.

Trials Evolution de RedLynx

Vous avez toujours voulu évoluer avec une moto dans des lieux divers et variés remplis de bosses et rampes alors n’hésitez plus ce jeu est pour vous. Ce jeu de course moto trial en vue 2D vous propose de vivre une toute nouvelle expérience. Vous allez vous retrouver sur les plages de Normandie pendant le débarquement, en pleine forêt, ou encore dans un hangar désaffecté le tout dans des paysages détaillés et très jolis.

Le moteur est bien fait, la caméra vous suit de côté durant votre parcours, en 3D, et de nombreuses animations autour et sur le parcours rendent le jeu plus vivant et délirant. On se prend très vite au jeu, à essayer de gérer les différentes explosions qui ont été semées sur le parcours. Le gameplay vient renforcer votre immersion dans le jeu. En effet, même si il s’agit d’un jeu arcade, ce qui facilite une prise une main rapide, très vite vous voudrez évoluer plus vite, faire des plus beaux sauts, ce qui vous demandera d’y aller mollo sur les gâchettes. Le contrôle de votre joueur se situe sur deux axes, le stick gauche vous permet de gérer la position de votre personnage sur sa machine, et les gâchettes gèrent les freins et les gaz.

Trials Evolution de RedLynx

Un mode solo et un mode multi-joueurs sont proposés dans cet opus. Le premier vous propose de décrocher vos permis. Chaque permis vous permet de piloter des engins de plus en plus costauds, ce qui va guider la progression du joueur. En effet, pour avoir le droit de passer vos permis il vous faut obtenir un certain nombre de médailles (bronze, argent, or) sur les parcours. On retrouve une cinquantaine de  parcours qui sont divisé en portions, et selon le temps que vous mettrez à atteindre l’arrivée et le nombre de chutes que vous aurez eu, vous obtiendrez votre médaille.

Grâce à une prise en main accessible dès les premiers tours de roue, vous allez très vite prendre beaucoup de plaisir. Les différents parcours vous permettront de vous familiariser avec votre engin, puis de développer vos aptitudes. Le niveau de difficultés du jeu réside dans deux choses, les parcours et le choix des motos. La 450cc par exemple vous demandera plus de douceur que la 125cc, il vous faudra être précis avec la manette des gaz…

Trials Evolution de RedLynx

A l’issue de chaque course vous gagnez également de l’argent virtuel. Grâce à cet argent et en vous rendant dans votre garage, il vous sera possible de personnaliser votre joueur et votre moto. La personnalisation du joueur va du casque aux bottes, il est ainsi possible de choisir le style des vêtements ainsi que leurs couleurs parmi divers catalogues qui se débloquent tout au long du jeu. De même la customisation de votre moto est possible et variée, de quoi personnaliser l’expérience. Afin de rendre l’aventure encore plus rythmée et agréable, les musiques ainsi que le son des motos ont été soignés. L’ambiance du jeu, rock et déjantée, reflète bien cet univers où le seul mot d’ordre est de se faire plaisir.

La durée de vie est, il faut le dire, plutôt colossale pour le jeu solo. Tout d’abord, on dénombre une bonne pelletée de parcours de base, ce qui vous demandera déjà du temps tant passé les premiers parcours il vous faudra être habile avec les gâchettes. Mais pour prolonger l’expérience, en sus de la recherche du plus beau parcours, le plus rapide et avec le moins de fautes, vous pourrez télécharger gratuitement d’autres niveaux, ou créer vos propres parcours grâce à un éditeur, pour ensuite les partager.

Trials Evolution de RedLynx

A ce mode solo s’ajoute donc un mode multijoueur, qui en local permet de jouer jusqu’à 4 participants sur la même console. Vous pouvez donc affronter vos amis sur des courses avec éliminations directes. Une fois encore la vitesse et les chutes sont les éléments clés qui faut apprendre à gérer. Des petits jeux d’adresse sont également de la partie. Tout comme l’ambiance du jeu, ces petits « jeux-défis » sont décalés, comme par exemple la descente de ski.

Vous l’aurez compris, Trials Evolution est un titre qui m’a plus que convaincu. Avec un gameplay au poil et un moteur de jeu vraiment réussi, c’est l’idéal pour faire du trial… virtuel. Il n’empêche que l’ambiance est vraiment au rendez-vous, et malgré son prix de 1200 MS Points, élevé pour un titre Xbox Live Arcade vous en aurez largement pour votre argent, tant le contenu et la qualité sont au rendez-vous. Il ne vous reste plus qu’à chausser les crampons et c’est parti…


The Pinball Arcade de FarSight Studios

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 avril 2012, avec aucun commentaire
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Penser aux flippers évoque bien souvent des scènes dans un bar où l’on voit plusieurs adolescents autour de la machine, lors de parties endiablées. Pourtant, quand on a mon âge, à part dans une série télé américaine des années 80, on en a souvent jamais vu en vrai, ou en tout cas, jamais joué. C’est cependant la promesse de pouvoir rejouer aux flippers mythiques que nous fait The Pinball Arcade, une simulation de flipper développée par FarSight Studios et disponible entre autres sur le Xbox Live Arcade. Au programme, les sensations des différentes machines, reproduites pour l’occasion au pixel près pour satisfaire les puristes.

The Pinball Arcade de FarSight Studios

Pour moi, en dehors de l’imagerie populaire, le flipper c’est avant tout un jeu qui était disponible grâce au CD de Windows 95+, Microsoft Windows Pinball, aussi connu sous le nom de 3D Space Cadet Pinball. Pour une raison que j’ignore encore, c’était le seul jeu de mon PC déjà installé, pas de solitaire ou autre démineur, et c’est donc naturellement celui où j’ai passé le plus de temps à essayer de battre des records. Toujours est il que je n’étais donc pas complètement étranger à la simulation de flipper quand je me suis lancé dans ce nouveau titre.

Il faut avouer que les premières impressions sur le jeu ne sont pas franchement encourageantes. Je ne sais pas comment FarSight Studios s’est débrouillé, mais l’interface date d’un autre temps. S’ils ont voulu imiter les interfaces mal conçues et incompréhensibles de l’époque: félicitations, c’est réussi. Enfin, après quelques essais infructueux on se retrouve face à son premier pinball. C’est avec Tales of the Arabian Nights que j’ai commencé, mais on retrouvera trois autres machines, Ripley’s Believe It or Not, Theatre of Magic, et Black Hole, qui est sans doute celui ayant inspiré celui de Windows, et donc mon préféré.

The Pinball Arcade Black Hole

Les machines sont vraiment reproduites à l’identique, et donc, on y retrouve tous leurs mécanismes: actions à provoquer en envoyant la balle, cascades d’évènements, bonus divers, voir sous monde lorsque cela est disponible. Là dessus, on peut dire que le tout est vraiment fidèle, les petits écrans affichant le score ont été reproduits avec les petites animations qui vont bien, et sont casés en haut à gauche de l’écran. De même, la bande son est au rendez-vous et chaque flipper vous « parlera ». Malheureusement, il faut avouer que du coup, le tout n’est pas très intuitif. Il n’y a pas de travail pour guider les néophytes et ce sera à eux d’essayer d’apprendre les arcanes de chaque machine.

Du coup, c’est certes comme avant, mais les gars de chez FarSight Studios ont sans doute oublié qu’il y avait des gens autour du flipper pour vous donner des conseils et vous montrer comment ça marche. Dommage là dessus, car c’est assez perdant et il faudra se motiver pour essayer de tout découvrir. Le jeu propose des objectifs à remplir, de deux difficultés différentes, pour en quelque sorte guider le joueur. Un peu comme des sous-succès, en quelque sorte. C’est sympathique, mais il est assez difficile de discerner ce qu’il faut faire pour les obtenir, avant ou après les avoir réussi d’ailleurs.

The Pinball Arcade Ripley's Believe It or Not

Si il y a clairement des lacunes côté apparence et didactique, le gameplay est plutôt bon. On sent bien la physique de la balle, son poids, bien qu’on soit évidement derrière une manette non directement avec la machine. Le calibrage est bon, elle évolue bien et je n’ai pas eu de problème là dessus: c’est carré, niquel. Les différents évènements des plateaux viennent pimenter le tout, et on se prend relativement vite à la course au score. Ceux par défaut sont rapidement vaincus, mais le titre s’avère être sans doute la meilleure application possible à des leaderboards sur le Xbox Live. Et ça tombe bien puisque c’est déjà disponible.

Au final, il faut avouer que The Pinball Arcade s’adresse malheureusement avant tout aux fans de flippers, aux nostalgiques de cette époque révolue, et sans doute, de leur adolescence. Le titre se révèle être amusant à jouer et je me suis rapidement pris à essayer de battre mes scores, certes, avec un très bon feeling. Mais il est aussi particulièrement rebutant pour les néophytes tant le tout est loin d’être intuitif. Pour eux, il faudra s’accrocher afin d’amortir le prix, 800 MS Points, et il serait peut être plus sage de s’orienter vers un titre proposant de nouvelles tables et des didacticiels. Mais c’est un petit prix pour quiconque souhaitant retrouver les sensations d’antan.


Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

C'est l'histoire de zombies hit by pitch

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 avril 2012, avec aucun commentaire
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On continue cette semaine à thème Xbox Live Arcade avec le jeu Diabolical Pitch des studios Grasshopper Manufacture et Suda51. C’est un titre qui se joue à l’aide de Kinect, il est sorti début avril sur la plate-forme de téléchargement. On ne peut pas dire que son classement, ainsi que son pitch m’aurait poussé vers lui en premier lieu. En effet, ça parle de Baseball et wikipédia le classe en jeu de sport. Oui mais non.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Vous incarnez un joueur de baseball qui s’est retiré suite à une blessure à l’épaule. Attiré par une pub pour un parc d’attraction, il se rend dans ce dernier, sorte de parc mi-onirique, mi-horrifique où un homme à la tête de vache lui donne un bras bionique qui permet de tirer des balles de feu (ou de foudre, ou autre comme on le verra au long du jeu). Le tout, pour dégommer des ennemis, comme des vautours zombie, des pandas lance missile, et autres délires.

Comme vous pouvez le voir, le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne sais pas ce qu’ils ont fumé pour pondre le pitch, mais que ça devait être de la bonne. Pour mettre en scène cette idée génialissme et l’ambiance déjantée promise, on a le droit à des graphismes juste superbes. C’est très texturé, un peu grungy mais surtout très efficace. Les cinématiques ne sont pas réellement des cinématiques, on a plutôt droit à un enchainement de cases de BD, avec bulles et tout pour les dialogues, mais cela contribue grandement à rendre cet univers juste génial. Honnêtement, j’ai été totalement charmée par la patte graphique du jeu et le chara-design des monstres que l’on va affronter. Très spectacle freak. C’est très beau et très bien fait, même si les moyens sont évidemment limités par rapport à des supers productions, cela ne gène pas.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Diabolical Pitch est un jeu Kinect, et le gameplay est donc assez simpliste : vous lancez des balles de baseball. Bon, certes, il y a deux ou trois actions un peu différentes aux déclencheurs particuliers. On pourra par exemple lever les deux bras pour activer la super attaque feu, faire un lancer rotatif pour l’attaque foudre, et certains ennemis seront à catcher avec ses deux mains… mais dans l’ensemble, cela reste limité. Malheureusement, sur ces actions un peu différentes, on a constaté quelques bugs de capteur quand même, et le moteur utilisant Kinect confondra parfois mon lancer à gauche avec un coup de pied par exemple…. Cela n’empêche pas le tout d’être fun et carrément défoulant, mais ça peut s’avérer frustrant quand on perd à cause de cela, ou lorsque l’on va se lancer dans la course aux points.

Le titre va vous proposer 5 mondes, plutôt bien foutus, avec chacun 5 niveaux, et vous vous doutez que la difficulté va crescendo. Les univers tournent autour des parcs d’attractions, des cimetières, des hangars, bref, des trucs darkinous et dérangés à souhait. On va y retrouver des ennemis différents aux attaques spécifiques. Il y aura ceux qui vous foncent dessus, ceux qui vous tirent dessus. Chaque monde se terminant par un boss, bien évidemment, au charisme particulier. La durée de vie est assez moyenne, il vous faudra trois petites soirées tout au plus pour faire le tour de l’univers.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Cependant, la rejouabilité est là car c’est très fun et de nombreux mécanismes ont été intégrés pour vous pousser à rejouer. Vous pourrez en effet, si vous avez le temps, envoyer des balles dans des symboles apparaissant ça et là à l’effigie des sigles des machines à sous (BAR, 7, Cerise…). Le système de points pousse donc à rejouer pour battre ses propres records en faisant des combos, que ce soit avec les symboles ou avec les ennemis. Ces points permettant par la suite de débloquer des bonus, nouvelles spécialités, et d’augmenter les points obtenus lors de combos.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51Surtout qu’en plus, l’intégralité de la campagne peut se jouer à deux en coopération ! En effet, vous pouvez tirer à deux des balles sur des zombies, mais aussi coopérer sur certaines actions, ou tout simplement vous ressusciter en effectuant une certaine figure (quand le capteur la reconnait, évidemment). Du coup, c’est encore plus fun et plus palpitant. Les jeux en coop réelle sont assez rare sur Kinect, alors, le moins qu’on puisse dire c’est que cela vaut le coup !

Au final, Diabolical Pitch est clairement un des jeux Kinect du Xbox Live Arcade qui vaut le coup. J’ai été réellement séduite par l’univers déjanté proposé et par le graphisme soigné du jeu. Si l’on a vite fait une première passe sur les cinq univers proposés, la rejouabilité est au rendez vous, très fun et très défoulant, malgré quelques imprécisions sur la reconnaissance des mouvements. Le tout et son petit prix, 800 MS Points, en font un jeu que je vous recommande chaudement !


Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

La ménagerie a piqué les avions

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 avril 2012, avec aucun commentaire
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Sine Mora est un Shoot’em Up à scrolling horizontal disponible sur le Xbox Live Arcade, fruit de la collaboration entre les japonais de Grasshopper Manufacture et des hongrois de Digital Reality. Vous allez me dire, quoi de plus banal qu’un Shoot’em Up, et bien figurez vous que celui-ci s’est donné pour mission de renouveler l’un des plus vieux genres existants dans le monde du jeux vidéo. Et d’abord, il y a une histoire.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

Alors bon j’avoue, je n’y ai pas compris grand chose, ça parle de vengeance, de rébellion, d’épuration ethnique et d’expériences glauques. Les personnages y sont plutôt haut en couleurs avec par exemple un bison cul-de-jatte ou encore une lapine avec un larynx artificiel, le tout humanoïde bien sûr. Chacun des personnages a le droit à une petite biographie dans les menus des modes où l’on peut choisir son pilote. Je dis pilote car ce sont des avions que l’on va diriger, chacun avec un pilote disposant d’une arme spéciale différente. La narration le long du mode histoire se fait grâce à des petites cutscenes et des écrans noirs avec texte et voix off, pas très engageant pour ce dernier.

Personnage de Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital RealityLe principe de Sine Mora est de remettre au goût du jour un time attack évolué. On dispose d’un capital temps pour terminer des mini-sections, temps qui diminue à chaque coup encaissé et remonte ostensiblement à chaque ennemi défait. En parlant d’ennemis, c’est un peu le point névralgique des shoots, ils sont assez variés et les boss sont assez colossaux, souvent en plusieurs parties. Les affrontements contre ces béhémoths seront l’occasion d’observer des patterns de tirs intéressants, avec des effets de lumière sympathiques qui pourront mettre vos nerfs à rude épreuve si vous ne maitrisez pas parfaitement la hitbox de votre vaisseau. Pour info, la hitbox c’est la zone sur laquelle vous êtes vulnérable aux tirs et visibles pour chaque avion dans les menus. Certains moment d’affrontements feront cruellement penser à la difficulté des Manic Shooter en un peu plus soft si vous restez en histoire et en normal.

Pour en revenir à la difficulté, Sine Mora fait le pari de rendre le mode histoire accessibles aux novices sans lui filer des crédits infinis. Et il y réussit plutôt bien même si l’ennemi invisible, le décor, a failli me rendre fou sur certains passages. Le challenge est aussi au rendez vous via un mode difficile et cauchemar, pour en profiter on se dirigera vers les modes Arcade et Score Attack qui ne proposent d’ailleurs que ces deux difficultés, m’est avis qu’un peu d’entrainement est requis pour passer ne serait-ce que le premier niveau. On trouve un mode entrainement boss aux paramètres réglables afin de s’améliorer et ce n’est pas du luxe.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 2

Ajouter à cela une pelletée de bonus à débloquer, notamment des peintures d’avion et de nouveaux pilotes et vous obtenez un challenge progressif qui récompensera aussi le joueur avec des succès adapté à son réel niveau et à son investissement en temps de jeu, ils sont pour cela découpé en en sous-objectifs décrits dans le menu succès.

La patte graphique du jeu est particulière, les graphismes sont en effet en 3D, mais on ne jouera que sur un plan, les puristes crieront au scandale maugréant qu’un shoot ça doit être en 2D, point. Mais ici les graphismes sont léchés, colorés et sont vraiment agréables à l’œil. On passe dans des environnements assez variés, qui ne feront pas vraiment mentir les développeurs qui qualifient le jeu de Dieselpunk. Personnellement je regretterais un peu les mouvement de caméra qui apportent quelque confusion à l’action par moment.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 1

Pour le son, je crois qu’on a droit à du hongrois pour les doublages, mais j’suis pas sûr, en tout cas ça sent l’ex-bloc de l’Est, ça fait un peu cheap mais dégage un certain charme. Pendant le jeu la musique se fait discrète même lors des boss, on aurait aimé des envolées pour ces passages et l’ensemble ne restera pas dans les mémoires, dommage la bande son est essentiel pour faire d’un jeu un jeu culte. Un effort particulier a été apporté aux menus, un style épuré très design avec une musique électro-minimaliste couplée à un piano dans le ton de l’affichage. Le tout fait un petit peu tâche avec l’univers du jeu mais des beaux menus c’est quand même agréable.

Sine Mora est donc un excellent Shoot’em Up qui mérite toutes les attentions de par sa quasi-accessibilité aux novices grâce à un mode histoire bien dosé. Mais le contenu est aussi là pour les plus acharnés, avec des modes vraiment complets et une difficulté qui pourra facilement être rehaussée. Après son prix est de 1200 MS Points, à voir si vous sauterez le pas et vous lancerez dans ce Shoot beau et difficile.


Fez de Polytron Corporation

De perspective, le changement, c'est maintenant !

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 18 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

La visibilité de la scène des jeux vidéo indépendants pour le grand public a énormément augmenté depuis l’arrivée du Xbox Live Arcade et autres services dématérialisés, les gros titres indépendants font désormais partie des arguments mis en avant par les constructeurs pour courtiser les hardcore gamers. Après Braid, Limbo et autres Super Meat Boy, c’est au tour de Fez de faire son arrivée sur le service, un vendredi 13 avril. Il s’agit d’un jeu de Plates-Formes attendu depuis de nombreuses années et développé par Polytron Corporation, un studio qui compte pas moins de deux employés. Eh oui.

Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

Les artworks mettent déjà le ton, et le début du titre ne fera que le confirmer, Fez joue la carte du rétro avec un style graphique très cubique où l’aspect isométrique de la 3D est très apparent, et aussi très léché. Tout le concept du jeu et du gameplay repose en effet sur la représentation d’un univers 3D par des cubes. Les cubes ne sont pas sans rappeler un des plus gros titres indépendants du moment, Minecraft, mais on est bien loin du genre Bac à Sable. Fez est un jeu où le côté 2D/3D est utilisé pour créer des puzzles et complexifier la progression du joueur.

Nous allons en effet évoluer en 2D, on saute sur la gauche, sur la droite, mais pas question d’avoir de la profondeur pour autant. Cependant, à la manière d’un Paper Mario par exemple, il est possible de modifier le champ de vision et de tourner autour de notre héros: on joue en 2D, mais le monde est en 3D. On tourne le cube de 90°, en quelque sorte, et au lieu de le regarder de face, on le regarde sur la droite, avec toujours notre héros au milieu de l’écran. C’est difficile à expliquer, et il faut le voir en vidéo pour bien comprendre, mais tourner sur les quatre faces du cube permet au joueur de modifier le chemin à parcourir.

Une plateforme trop loin à atteindre avec un saut pourra ainsi se rapprocher en pivotant sur la gauche. Deux morceaux d’échelle séparés pourront se rejoindre en pivotant sur la droite et ainsi n’en former plus qu’une. Au début, on est un peu perdu et on se retrouve à pivoter dans tous les sens, tant est si bien qu’on se demande si on ne va pas chopper le mal de mer. Heureusement, plus le temps passe et plus le pivot se fait d’une manière naturelle.

Toute la progression de Fez se base sur ce mécanisme et le joueur va devoir l’exploiter pour résoudre les énigmes qui viennent entraver sa progression. Certaines, il faut l’avouer, pourront vous bloquer un petit temps avant d’avoir le déclic et de comprendre comment il fallait jouer avec la perspective. Bien entendu, le tout se base énormément sur votre logique, dans tous les sens du terme. Nous parcourons l’univers avec Gomez, notre héros, en allant de sous ensemble en sous ensemble. Le monde est en effet divisé en mini-plateformes que l’on va retourner, et on saute de plateforme en plateforme à l’aide de portes et autres trous inter-dimensionnel.

Monde de Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

Une zone de Fez, vue isométrique. Cette vue n'est jamais celle dans laquelle peut évoluer le personnage.

Le moteur de cette progression se base sur un scénario assez simpliste: le monde est proche du cataclysme depuis que le cube en or a explosé, et pour sauver son univers en 2D, Gomez doit retrouver les 36 mini-cubes qui le composaient, eux même éclatés en petits morceaux et éparpillés par delà le monde. Bref, pas très complexe, mais ce minimum syndicale est largement suffisant. Car finalement, ce qui va réellement motiver le joueur n’est non pas l’histoire, mais la merveille qui va avec cette exploration.

Le monde de Fez est tout simplement superbe, avec des graphismes dans une 2D particulièrement léchée et travaillée. Certes, ce n’est pas du lisse, mais il y a un certain style, c’est indéniable et c’est très agréable pour les yeux. De même, remporter un débris de cube ou réussir une mini énigme est jouissif et ne donne qu’une envie: résoudre la suivante. Là dessus, la progression se fait naturellement et le gameplay révèle toute sa saveur. D’autant qu’à côté de ces jolis graphismes, la musique qui nous accompagne est vraiment très bonne et va créer une sorte d’atmosphère complètement féérique et envoutante, difficile de décrocher.

Cube de Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

En jouant à Fez j’ai eu l’impression de revivre ce que j’avais vécu enfant en jouant à mon premier jeu vidéo, Le Roi Lion. Une sorte de béatitude pas forcément justifiée, mais qui est bien là, qui rend l’expérience amusante sans pour autant que le challenge tire sur la ficelle de la frustration ou de l’intrigue. C’est difficile à expliquer, et pas forcément bien clair. Mais le monde de Fez fait rêver en quelque sorte.

Le gameplay se limite au cœur du jeu, pas d’ennemi, simplement de l’exploration, aussi il n’y a qu’un niveau de difficulté. Votre vitesse de progression va alors dépendre de votre rapidité à maîtriser les diverses actions découlant du principe, et à les assembler pour continuer votre progression. Il est donc difficile de donner une évaluation de la durée de vie, que j’ai cependant trouvée largement correcte. Il y a de très nombreux secrets à découvrir, et je suis encore loin de les avoir tous découvert. Et puis, il y a cette histoire d’alphabet étrange sur lequel je n’ai pas encore bien pu me pencher.

Au final, Fez est un titre qui m’a plus que conquis. Avec son petit prix, 800 MS Points, vous avez la possibilité de vous envoler dans le monde réellement original de Gomez, un monde onirique, envoutant, qui vaut largement le détour. Le principe de jeu est tout simplement génial et, à l’instar d’un Super Meat Boy, vaut largement le coup d’œil même lorsque vous avez l’impression d’avoir plus que retourné le genre Plates-Formes classique. Polytron signe là un grand jeu.


Anomaly Warzone Earth de 11bit Studios

Beignée d'alien au menu du Xbox Live Arcade

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 17 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

J’ai rallumé ma Xbox 360 pour jouer aujourd’hui, faut dire qu’elle commençait à prendre la poussière. Le jeu sur lequel je me suis mis est Anomaly Warzone Earth, un jeu original de 11bit Studios publié sur le Xbox Live Arcade le 6 Avril dernier, après une première sortie sur PC et téléphones. C’est la bannière d’un balbutiant genre qu’il brandit ici, le Tower Offense.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

On commençait à être habitué au terme du Tower Defense où l’on devait construire des tourelles ou tout autre moyen pour se défendre contre des hordes d’ennemis arrivant par vagues via des chemins balisés. Là on prend le concept et on retourne le tout. Vous allez prendre le contrôle d’une colonnes de véhicules blindés afin d’atteindre différents objectifs sur la carte, vos véhicules empruntant un chemin que l’on peut modifier en temps réel pour changer de route aux intersections.

Préparez vous, on est ici face à une petite révolution puisqu’il y a un scénario plus étoffé que la plupart des jeux dans le même registre. Jusque là à l’instar des DOTA et autres Tower/Bunker Defense, les titres se contentaient du minimum syndicale et restaient au niveau des mods desquels ils étaient tiré. Anomaly nous propose donc une histoire, des débris de vaisseaux spatiaux se sont écrasés sur Terre, sur deux grandes villes, Bagdad et Tokyo. Une sorte d’anomalie, comme un champ de protection, s’est déployé autour des points d’impacts. Vous faites partie de la 14ème et vous allez devoir défourailler de l’alien pour stopper ce bazar et comprendre de quoi il retourne. Bien que ce soit simpliste, il y a des idées intéressantes développées un peu plus avant dans la campagne, ça ne casse pas trois pattes à un canard mais ça a le mérite d’être là.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

On dirige un commandant à pied sur le terrain avec une combinaison qui fait de la lumière et qui devra diriger son escouade jusqu’au objectifs de la carte en cours. Pour ce faire on aura à sa disposition divers blindés comportant deux caractéristiques, différentes selon le véhicule. On trouve le blindage, les dégâts, le bouclier, etc… On peut acheter de nouveaux véhicules, les améliorer et réorganiser sa colonne dans l’ordre que l’on veut jusqu’à six véhicules. C’est d’ailleurs un élément tactique de premier plan puisque les tourelles ennemies prendront pour cible le premier véhicule de votre convoi jusqu’à ce qu’il soit hors de portée avant de changer de cible. On dispose aussi de 4 actions spéciales : réparation, écran de fumée, leurre et frappe aérienne afin d’enrichir un poil le gameplay.

Parce que vous vous en douterez avec ce qu’il y au dessus, on va vite finir par se lasser avec tout ça, ça reste bien le temps de faire la campagne et les différents modes de jeu au moins une fois, mais le taux de rejouabilité est proche du néant et ce n’est pas le misérable leaderboard online qui va changer ce fait.

Niveau graphisme, c’est plutôt beau sans pour autant être exceptionnel, les teintes de couleurs oscilleront entre le marron pour Bagdad et le bleu froid pour Tokyo, le tout étant terne et produit par une sorte de filtre qui aura aussi la mauvaise idée de changer la couleur des bonus à l’écran. Par exemple, la balise écran de fumée sera jaune à Bagdad et verte à Tokyo, assez déroutant au changement de ville. A la vue des screenshots avant de tester le jeu, je m’inquiétais un peu de la lisibilité de l’action, mais les unités sont cerclés d’un halo, bleu pour les notre et rouges pour les méchants mécaniques, ce qui permet de suivre l’action aisément.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

La bande son est l’un des meilleurs éléments du jeu. Les doublages avec de l’accent british à souhait sont un vrai régal pour les oreilles. Les musiques ne sont pas en reste même si la répétition peut les rendre soulantes. Les bruitages quant à eux reproduisent assez fidèlement l’idée qu’on se fait d’un champ de bataille.

Rayon mode de jeu, rien de bien folichon. On trouve un mode histoire ou l’on débloque des éléments de gameplay au fil des niveaux pour les autres modes aussi. Bagdad Chaos et Raid sur Tokyo sont plus dans l’esprit d’un tower defense où l’on devrait éliminer sur la même carte plusieurs vagues d’objectifs. On a enfin le mode essais tactiques aux graphismes qui rappellent les VR Training de Metal Gear Solid. Ce mode est l’occasion de mettre en pratique les différents principes et tactiques du jeu avec des items limités. Le tout est disponible en trois niveaux de difficulté. Et bien entendu, il y a 200 points de succès à débloquer, très classiques, avec par exemple finir les mode de jeu ou détruire 5000 tours.

Au final, Anomaly Warzone Earth reste un petit jeu solo à 800 MS Points qui vous occupera bien 4-5 heures sans être trop redondant. Au delà, la répétition se ferait par trop sentir si vous n’êtes pas accro au genre. Je me suis plutôt amusé avec ce Tower Offense, mais je me vois vraiment mal y rejouer plus tard. Bon, c’est quelque part le principe même de ces petits jeux.


Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

Un DLC de cartes multi-joueurs avec nouveaux skins et mode Guardian

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

On vous le disait il y a quelques mois, le troisième épisode de la série Gears of War nous a plus que conquis de par son solo exceptionnel, avec de la coop qu’on l’apprécie énormément. Le mode coop du jeu fait largement partie des meilleurs que l’on peut retrouver sur cette génération de consoles. Prenant et passionnant, c’est un réel plus. Mais Gears c’est aussi un mode multi-joueurs en ligne qui a plus que démontrer son efficacité sur les précédents épisodes, et qui nous a conquis notamment grâce au mode Hordes. On doit avouer que l’on n’avait pas énormément joué à ce mode sur le dernier épisode, qui nous avait pourtant bien occupé sur le deux. On a profité de la sortie du DLC Forces de la Nature pour corriger ce grave manquement.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

C’est un pack assez fourni côté multi-joueurs: cinq nouvelles cartes pour les différents modes, nouveaux personnages, de nouvelles armes dans le mode Hordes notamment, et le retour du mode Guardian. Comme son nom le sous-entend aisément, chacune des 5 cartes propose de nous en faire voir de toutes les couleurs climatiques. En effet, non content de proposer de nouveau terrains de jeu, nous aurons droit à des tempêtes ou des tsunamis pour pimenter la partie, des aléas externes qui ne sont pas sans faire penser à la map Avalanche de Gears 2 par exemple.

Et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié cette intervention des conditions climatiques, qui viennent mettre un petit piment. En effet, les tremblements de terre sur Aftermath ainsi que l’eau jouent sur les déplacements, alors que le brouillard sur Cove rajoute sa dose d’adrénaline. Ce ne sont pas de simples nouvelles maps, et les conditions climatiques sont bien rendues. Bon alors certes, il ne s’agit pas réellement de cinq nouvelles maps, puisqu’on en retrouve deux anciennes. Mais quand on est fan des précédents épisodes, c’est évidemment un plaisir de retrouver Raven Down, map minuscule du premier opus mais particulièrement jouissive, et Jacinto emblématique du deuxième sur laquelle on a fait des centaines de vagues de Hordes.

Artillery DLC Gears Of War 3 Forces de la Nature

Le DLC propose aussi le retour du mode Guardian, déjà présent dans le deuxième opus. Il s’agit d’un mode de jeu où les deux équipes s’affrontent tant que les chefs respectifs des équipes ne sont pas morts. Ça n’a jamais été mon mode de jeu préféré, mais c’est agréable, surtout lorsque c’est illman le chef de notre équipe et non dabYo. Maintenant, on peut quand même se poser la question du pourquoi ne pas l’avoir proposé dès le début… Comme je le disais, on retrouve aussi des nouveaux skins de personnages et d’armes, mais à vrai dire je n’ai pas exploré cette partie du tout plus que cela. Bon, ok j’avoue, le Savage Hunter qui est désormais jouable, ce locuste peu ragoûtant en couverture, est assez jouissif, mais les autres ne m’ont pas emballée plus que cela.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360Dans l’absolu, ce quatrième DLC propose des ajouts qui sauront satisfaire les férus du mode multijoueur ainsi que les nostalgiques des précédents opus, mais on peut cependant s’interroger sur l’intérêt de ce DLC acheté séparément. Si vous n’avez pas pris le Season Pass qui permet d’avoir tous les DLC pour moins cher, celui ci vous coutera pas moins de 800 points…

Pour cinq cartes et des skins de personnages et armes, on est certes en dessous des prix pratiqués pour les Modern Warfare, mais ça reste un peu cher payé. Reste que dans le Season Pass, l’opération est tout de suite plus intéressante, et Forces de la Nature est le parfait complément au DLC solo L’ombre de RAAM.