Jeu Vidéo
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Pour le premier trimestre 2012 est prévu la sortie du RPG Game of Thrones . Celui-ci est adapté par Cyanide (un developpeur Francais). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agira pas de suivre le fil du premier tome : en effet, avec l’aide de George R R Martin, ils ont mis au point un scénario qui permet de suivre de manière parallèle les événements du premier tome. En gros, on pourra par exemple jouer un personnage de la garde de nuit, ou de l’ordre des prêtres rouges, des personnages pas vus dans les romans ou à peine entrapercu.

Toujours est-il que cela sera disponible sur PC,Xbox et PS3, et que le trailer est sorti y’a quelques jours, alors , joyeux Noël !

Au passage, ifisDead va prendre ses congés pour la semaine, en espérant revenir avec une V3.


Gears of Wars 3 sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 9 novembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Pour la plus grande joie de la rédac, cet automne marque le retour de la franchise Gears of War du studio Epic sur Xbox 360. Après un deuxième épisode des plus réussis, sur la quasi totalité des points, scénario, coopération au poil, et mode multi de dingue, nous étions tous très pressés de pouvoir retrouver Marcus, Dom et les autres pour clore la trilogie et aller défourailler quelques locustes de plus. Mettez vos ceintures, tenez vous bien, car ça va tronçonner sec. Synopsis.

Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Le mode histoire de ce troisième épisode se déroule plusieurs mois après que nous les ayons quitté dans l’épisode précédent. On suit les mêmes personnages donc, mais des évènements que nous ignorons ont eu lieu et c’est donc dans un contexte géopolitique quasiment complètement différent que nous allons les retrouver. La découverte des évènements ratés au fil des dialogues entre les protagonistes est un réel plaisir, sans parler de celui de retrouver notre bande de braves gars. Les dialogues volent toujours aussi haut, mais c’est aussi là la patte si particulière de Gears of War. On est dans un bon nanar. Un putain de bon nanar.

Le scénario est d’ailleurs à la hauteur du nanar, et se résume comme pour les autres épisodes à une fuite en avant de notre équipée, qui va de mauvaise découverte en mauvaise découverte, prenant juste le temps de découper quelques locustes sur le chemin. Cette fois encore, on va traverser cinq environnements plutôt variés, avec entre autre une exploration urbaine, puis une très sympathique base locustes aux allures arabisantes, et enfin, une ville cachée qui n’a rien à envier à Rapture de Bioshock. Le titre culte de 2K Games semble d’ailleurs avoir grandement influencé le design du dernier monde de cette histoire. Mais je n’en dirai plus.

Lambent dans Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis, dans Gears

Déjà bien varié dans l’épisode précédent, des petites nouveauté de gameplay amènent cette fois encore quelques petites bouffées d’air frais dans notre histoire. Cette fois ci, il est d’ailleurs à noter et apprécier que ces changements n’amènent pas de déséquilibre concernant la difficulté du tout. D’une manière générale, la difficulté est aussi bien mieux dosée, bien que certains passages mettront vos nerfs à rude épreuve. Si la plupart deviennent par la suite de bons souvenirs, il faut avouer que le boss final, très répétitif, est plutôt décevant.

Gears of War 3 fait encore plus la part belle au multi, puisque cette fois la campagne coopérative est prévue pour être jouée à quatre. Nous avons testé la chose avec illman et il faut avouer que c’est fluide, jouable, un vrai régal en somme. Seul bémol, on ne peut toujours pas choisir le personnage que l’on souhaite incarner. Un détail, mais qui a son importance quand on sait que les personnages féminins ont enfin fait leur tant attendue arrivée dans le jeu.

A côté d’un mode histoire plus que réussi, on retrouve les modes multi-joueurs en ligne qui font de la durée de vie du jeu ce qu’elle est. Avec un joli lifting côté horde, avec l’ajout de la gestion d’une base et d’améliorations à faire sur les défenses, il est surtout à noter l’arrivée de boss. En effet, tous les 10 niveaux débarque un des plus gros bestiaux que l’on a pu rencontrer dans l’aventure, et qui se révèle être plus que coriace. Autre grosse nouveauté, le mode Bestial, où incarner un ticker s’avère être sans aucun doute la chose la plus jouissante que le titre puisse nous offrir.

Lambent dans Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Au final, on ne peut pas reprocher grand chose à ce Gears of War 3, si ce n’est de n’être qu’un nouvel épisode de la série. Le gameplay du TPS est tellement bien rodé qu’il est difficile de lui reprocher de ne pas avoir évolué. Si vous n’avez pas aimé les précédents épisodes, ou qu’ils ne font pas parti de vos meilleurs souvenirs, passez votre chemin. Si vous n’avez jamais goûté à l’univers, optez pour le second opus. Mais si vous avez aimé les précédents ou que vous cherchez de la coop sur Xbox 360, il est évident que ce troisième épisode est un must-have.


L.A. Noire sur Xbox 360

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

À moins de vivre au fond d’un placard ou d’être totalement réfractaire à la culture vidéo-ludique, vous ne pouvez pas être passés à côté du phénomène annoncé qu’est le jeu L.A. Noire édité par Take Two pour le compte de Rockstar. Vendu comme une révolution technique et un pionnier d’un nouveau genre, le jeu de Team Bondi et Rockstar, réputés pour les GTA et plus récemment Red Dead Redemption , est sorti en mai sur PS3 et Xbox 360. Mais le titre est-il réellement à la hauteur de ces assertions ? En tout cas, il ne laisse pas indifférent. Synopsis.

L.A. Noire sur Xbox 360

1947, États-Unis, ville de Los Angeles. Cole Phelps, ancien G.I. décoré de retour de la campagne du Pacifique, travaille comme policier au L.A.P.D. (Los Angeles Police Department) comme simple troufion patrouilleur. Il lui faudra alors prendre des initiatives, résoudre des affaires afin de monter en grade et devenir inspecteur dans une des quatre grandes brigades de la ville (trafic, meurtre, mœurs, incendies criminels). Comme vous vous en doutez, vous passerez par les quatre au fil du jeu.

L’ambiance est celle de la « grande époque » du film noir américain, du thriller urbain un peu crasseux. Los Angeles est alors en pleine expansion, et on peut affirmer sans trop s’aventurer que le crime et la corruption y ont pignon sur rue. Les décors sont magnifiques, l’ambiance est excellente, rien à dire à ce niveau, en particulier la ville sous la nuit. Une immense partie de L.A. est restituée, ainsi que plusieurs lieux historiques, et chaque rue et passant fourmillent de petits détails d’époque, avec le début de ce qu’on appellera plus tard l’American Way of Life (panneaux publicitaires, enseignes, devantures…)

On retrouve sans mal l’inspiration de GTA puisqu’on peut se balader librement dans toute la ville et réquisitionner n’importe quelle voiture qui passe. Et ce sont pas moins de 95 véhicules d’époque, dont beaucoup sont cachés, que vous pourrez débloquer et conduire. Et franchement, y a pas à dire, conduire une vieille Buick ou une Lincoln, ça a plus la classe qu’une Clio. Au niveau des véhicules cachés, vous aurez la joie de mettre la main sur des concepts cars telles qu’une Scout Scarab ou d’une Phantom Corsair, bref, rien à dire à ce niveau, les voitures sont superbement réalisés.

Fusillades dans L.A. Noire sur Xbox 360

Les fusillades sont généralement courtes, et surtout très scénarisées

En revanche, il faut bien dire que contrairement à la référence sus-citée, la ville présentée par L.A. Noire est un peu vide. Grande carte et liberté de déplacement ne veulent pas dire GTA, et il faut bien avouer qu’il n’y a aucun intérêt autre que la conduite à se balader dans la ville : pas de quête cachée, de mini-jobs… Ce vide tient au fait que le jeu présente des ressemblances avec un film interactif : L.A. Noire suit une trame définie, et l’apparente liberté de jeu cache en fait une aventure très dirigée, à des années-lumières d’un GTA des années 40 donc. On notera tout de même l’existence des « délits », une quarantaine de mini-quêtes qui se déclenchent aléatoirement et que vous pouvez choisir d’ignorer. Bien qu’il y ait un réel effort fait par les développeurs pour les justifier et les contextualiser, ils se ressemblent tous plus ou moins et se terminent soit en poursuite, soit en fusillade.

Mais le véritable corps du jeu ne se situe pas là. L.A. Noire est avant tout un jeu d’enquête. Ainsi, à chaque affaire que Phelps se verra assigner, il devra avant tout se rendre sur les lieux du crime ou du délit avec son partenaire, chercher des indices, interroger les témoins, enquêter sur les nouveaux lieux qui en ressortent, trouver des preuves et tenter de faire avouer les suspects. Deux grandes phases se dégagent lors de l’enquête : recherche d’indices/preuves et interrogatoires. La première phase est relativement basique ; sur une scène de crime ou dans un lieu suspect, vous devez tenter de trouver des objets reliés à l’affaire et vous en servir pour avancer. Cela peut être une carte de visite, l’arme du crime, une trace de pas, bref, un indice.

La recherche est bien faite (vous devrez inspecter plus minutieusement certains objets, d’autres sont totalement inutiles…), mais un peu trop facile (sauf peut-être sur la fin du jeu). Les scènes de recherche sont plutôt restreintes, et vous avez en prime droit à deux aides ; une musique qui cesse de jouer lorsque vous avez trouvé tous les indices du coin, et surtout une option qui déclenche un son dès que vous passez près d’un indice. A désactiver absolument : sinon, il ne reste plus qu’à balader votre personnage en rond en attendant que votre manette vibre. A n’utiliser qu’en cas de blocage absolu ou vous allez gâcher le jeu. Remarquez que rien ne vous empêche de matraquer le bouton A de votre manette en tournant en rond, mais bon, le jeu perd de sa saveur en faisant ça…

Indices L.A. Noire sur Xbox 360

On retrouvera de nombreux indices, dont des papiers à lire. Attention, il ne suffit pas de les ouvrir pour les lire !

Attardons-nous maintenant sur Le point principal du jeu, plus important que la conduite des voitures de collection et mieux réalisé que la recherche d’indices : l’interrogatoire. Si L.A. Noire a fait autant de bruit, c’est grâce à la nouvelle technologie que le jeu utilise, le « motion-scan« , une technique qui permet en quelque sorte de transposer directement le jeu d’un acteur sur son alter ego virtuel, afin d’obtenir un rendu ultra-réaliste, de sorte que les expressions des protagonistes du jeu sont totalement naturelles et crédibles. Et il faut bien avouer que le résultat est bluffant. Ça va être très dur de passer après L.A. Noire sur ce point tant le rendu est parfait. Le jeu des acteurs est plutôt bon, et les éditeurs ont eu le bon goût de laisser la version anglaise des dialogues, Rockstar oblige.

Sur ce point d’ailleurs, les sous-titres sont quelque peu pénibles lorsqu’on lit un document, car leur vitesse de défilement est très lente, et il faut attendre que tout soit passé pour que le jeu considère que le document est « officiellement » lu. La traduction est plus ou moins fidèle, disons qu’elle est un peu édulcorée et que les noms des affaires ont été très librement traduits. Cela permet cependant d’apprécier quelques références qui nous auraient sans doute échappé sans cela.

Pour revenir aux interrogatoires, le but est de poser des questions et de déterminer si le suspect ou le témoin dit la vérité. Trois options s’offrent à vous pour chaque réponse donnée : vérité, doute ou mensonge (ce dernier devant être justifié par une preuve). Cela peut sembler un peu fruste, mais ça marche extrêmement bien ! On se prend à guetter le moindre regard en biais, la moindre torsion de lèvre, à recouper nos preuves en consultant le carnet récapitulatif (très ergonomique, au passage)… Bon, certes, les acteurs (vous en reconnaîtrez sans doute quelques-uns…) surjouent un chouïa pour que ce ne soit pas impossible, mais les interrogatoires n’en sont pas faciles pour autant.

Carnet de L.A. Noire sur Xbox 360

Un carnet permet au joueur de jeter un œil à toutes les informations de l'enquête : lieux, personnages, relations, indices...

C’est d’ailleurs la partie la moins facile d’un jeu extrêmement accessible ; les scènes d’actions qui entrecoupent les affaires servent surtout à donner du rythme au jeu, et elles remplissent leur rôle, mais sans plus. Aucune ne constitue de vrai défi – et elles peuvent d’ailleurs être simplement sautées. Non, les interrogatoires sont la colonne vertébrale du jeu ; pas évidents, utilisant efficacement le motion-scan, ils valent d’acheter le jeu à eux seuls. Néanmoins, cette technologie semble particulièrement coûteuse et il est peu probable qu’elle fasse énormément d’émules.

Niveau jouabilité, le personnage est quelque peu balourd, un peu pataud, pas très agréable à diriger ; mais ce n’est pas comme si on en avait vraiment besoin, et Cole Phelps bénéficie d’une direction assistée très pratique lors des courses poursuites. Idem lors des fusillades ; Phelps est difficile à manier, à bouger, mais la visée est assistée, la barre de vie se régénère… Encore une fois, la facilité est voulue, l’action n’est là que pour rythmer les enquêtes. Au niveau de la conduite, la maniabilité est déjà bien meilleure, quoiqu’encore un peu lourde – mais bon, ça, c’est peut-être ma propension innée à me prendre tous les murs et autres conducteurs. Au passage, les lampadaires de Los Angeles sont plutôt fragiles.

Le scénario général est bien fait, je ne peux pas trop en dire pour éviter de spoiler, mais disons que Phelps a une personnalité un peu plus complexe qu’un simple héros de guerre de série B – on en apprendra plus sur le passé du personnage lors de flashbacks joués entre les différentes enquêtes. Vous constaterez d’ailleurs également que les affaires ne sont pas toutes indépendantes les unes des autres ou que certains personnages et/ou affaires sont inspirés de la réalité. Et la fin est digne de ce qu’on attend d’un bon film noir… Bref, sans trop m’y attarder, un scénario qui ne brille pas par son énorme complexité, mais qui est assez fouillé pour ne pas tomber dans le trop convenu et assez prenant pour qu’on veuille savoir la suite.

Ecran de Mission dans L.A. Noire sur Xbox 360

Chaque nouvelle mission est introduite par une petite cinématique du méfait, et par son titre. Parfois plus ou moins bien traduit d'ailleurs.

La durée de vie est honorable – le jeu fait certes 3 CD, mais ne comptez pas plus d’une vingtaine d’heures, disons vingt-cinq si vous prenez votre temps et vous occupez de tous les délits, ce qui reste tout de même au-dessus de beaucoup de jeux. En revanche, le jeu pêche côté rejouabilité. Certes, vous pouvez toujours rejouer pour trouver tous les indices et mener les interrogatoires sans vous tromper, mais le seul intérêt est d’obtenir un meilleur classement de l’affaire (de une à cinq étoiles), ce qui s’apparente pour moi plus à du scoring qu’autre chose, et je ne suis pas fan de scoring. Si l’on connaît l’histoire, l’emplacement des indices principaux et les rebondissements de l’affaire, quel intérêt de la rejouer ? Ce n’est que mon opinion, mais pour moi, la rejouabilité est quasi-nulle.

Un dernier mot sur la bande son, juste parfaite ; elle est surtout constituée de morceaux de jazz très bien choisis, qui collent parfaitement bien avec le jeu – rouler dans le Los Angeles de 1947 avec du Dizzie Gillespie ou du Louis Armstrong, c’est juste aussi génial que stéréotypé. Sans faute sur ce point.

En conclusion, L.A. Noire n’est peut-être pas le séisme vidéoludique annoncé, mais c’est un jeu particulièrement bon ; le motion-scan est parfaitement utilisé, il sert l’intrigue sans phagocyter le jeu. Très original, à l’ambiance particulièrement bien rendue, surtout pour les amateurs de polars urbains du genre de ceux d’Ed McBain, il n’est pas exempt de défauts, en particulier le dirigisme camouflé du jeu, mais il vaut définitivement le coup.


Minecraft de Mojang

LuxtExMachina dans Critiques, Jeu Vidéo le 18 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Minecraft est un jeu PC développé par un nouveau studio indépendant, Mojang. Il fait partie de ces ovnis vidéo-ludiques dont on aurait jamais prédit leur réussite. Le jeu a tout d’abord été lancé en version alpha en mai 2010, où il était possible de l’acheter pour une modique somme tout en ayant la garantie de pouvoir télécharger la version définitive par la suite. La beta est sorti en fin d’année 2010 et la version finale sera commercialisée le 11 novembre 2011, histoire de faire comme une grosse partie des productions de cette année. Minecraft s’est déjà vendu à plus de 2 millions d’exemplaires, uniquement par le bouche à oreille. Synopsis.

Minecraft Logo

Vous incarnez Steeve, un mec ressemblant à un mexicain qui se réveille sur une sorte d’île-continent et… c’est tout. En fait il n’y a aucune histoire dans Minecraft. Pas de monde à sauver ou d’enquête ou de n’importe quoi d’autre. Car il faut avant tout savoir que le titre est un jeu de type Sandbox dans lequel vous allez évoluer plus ou moins librement pour crafter.

A chaque fois que vous créez une partie, un nouveau monde aléatoire est entièrement généré. Ce monde est presque infini. Presque parce que l’algorithme créant le monde a besoin de plus en plus de mémoire au fil de l’exploration, ce qui finira par planter le jeu si vous allez trop loin. Mais pour arriver à ce point le créateur du jeu, Notch, explique qu’il faudrait marcher pendant plusieurs jours réels. Le monde passe d’un cycle jour / nuit en 10 minutes environ, soit 20 minutes pour une journée complète.

Les mondes générés sont cohérents, vous ne trouverez jamais d’eau flottant toute seule dans les airs, même si sur certaines parties des îles flottantes existent. Mais cela n’est au contraire pas gênant et l’immersion dans la partie est d’autant plus grande que les paysages semblent naturels. Bien sûr, on pourrait dire que la tâche était aisée au vue de la qualité des graphismes produite par le moteur, car il faut savoir que le monde construit sur des cubes qui sont bien plus visibles que d’habitude. Nous y reviendrons.

Minecraft

Mais alors que fait-on dans ce jeu si il n’y a pas d’histoire me direz vous ? Et bien comme le dit le nom du jeu, on mine, ce qui nous permet de récolter des ressource, et on crafte de nouveaux objets. Comme je le disais, le monde est composé de blocs, le joueur peut les détruire et les récupérer pour ensuite s’en servir de matière première. Soit comme élément d’une recette pour créer un nouvel objet, ce nouvel sera alors à son tour considéré comme de la matière première, soit pour servir comme bloc de construction. Car c’est ça Minecraft: creuser et construire… Que ce soit son abri dans une montagne, une maison, voir carrément un building, ou n’importe quoi. Les possibilités sont énormes.

Il existe à l’heure actuelle une bonne centaine de blocs et d’objets réunis. Cela va du cube de terre, à la pierre et au sable, sans compter les objets utiles à l’exploration, à la récolte et aux constructions telle la torche, la pioche et bien d’autres encore. Il serait trop long de faire toute la liste des matériaux, mais si cela vous intéresse de les connaitre, sachez qu’il y a de nombreux wiki sur le sujet. Deux types de blocs sont pour l’instant soumis à la gravité. C’est-à-dire que si vous les posez, ils tomberont jusqu’à arriver sur un autre bloc. Les autres peuvent quand à eux voler dans les airs. Vous ne pourrez pas toutefois les poser comme ça, en hauteur, il faudra d’abord partir du sol, puis une fois votre bloc à la bonne hauteur, supprimer le reste et ne garder que ceux qui volent. Voila vous venez de créer une base pour une île flottante.

Quand au craft, il nécessite que  vous ayez des les ressources nécessaires pour créer de nouveaux objets. Chaque objet que vous pouvez créer nécessite la combinaisons de certaines matières premières. Vous êtes initialement limité dans le nombre de matières que vous pouvez utiliser, mais en créant un établit par exemple, vous pouvez alors mélanger plus de matières et accéder à de nouveaux objets et recettes. Ces dernières sont assez intuitives. Il suffit de représenter simplement ce que vous voulez, pour obtenir l’objet que vous désirez. Par exemple, pour fabriquer une pelle, il suffit de poser sur un établi 2 bâtons de bois l’un au dessus de l’autre, et de rajouter, un bloc de planche, de pierre ou de fer, selon le type de pelle que vous voulez, au dessus de des bâtons. Les outils possèdent une barre d’usure. Il vous faudra donc en faire plusieurs pour partir à l’aventure, ou miner dans des grottes. Sachant que plus le minerai que vous utilisez est rare, plus votre équipement devient résistant. Ainsi, vous serez obligé de commencer par des outils en bois, puis passer à des outils en pierre pour arriver à la fin à des outils en diamant, l’une des ressource les plus rares.

Minastirith Minecraft

Mais le jeu ne serait pas aussi intéressant s’il n’y avait que ça. C’est pour cela que le studio a intégré une partie survie en ajoutant des monstres qui sortent la nuit. Leur seul but est de vous faire mourir dans d’atroces souffrances, vous faisant perdre ainsi les précieux minerais que vous aviez fini par récupérer. Il vous faudra alors vous défendre avant qu’ils n’arrivent, en craftant quelques objets: armures, épées, ou encore flèches. A moins d’aller se réfugier dans sa cabane du départ. Tout dépend alors de votre position et de vos ressources au moment donné.

Squelette Araignée dans Minecraft

Les monstres ne réhaussent pas le niveua graphique du titre

Les monstres apparaissent principalement lorsque le nuit tombe ou dans les grottes, bref dans n’importe quel endroit mal éclairé. On retrouve cinq types différents, chacun ayant des caractéristiques propres: apparition uniquement de nuit ou non, rapidité, combativité, etc. On retrouve alors zombies, araignées, creepers (véritables ninjas), squelette et pour finir, cauchemar de joueurs de Minecraft même s’il n’a qu’1% de chance d’apparaitre, l’archer squelette chevauchant une araignée. Alliant la rapidité de l’araignée et la précision du squelette, vous devrez déployer tous vos talents pour les tuer.

Bien qu’il ne soit encore qu’au stade de la bêta, Minecraft est régulièrement mis à jour. De même de nouvelles améliorations devraient faire leur apparition une fois la version finale sortie. Ces mise à jour permettent souvent, outre de corriger des bugs, de rajouter de nouveaux éléments, augmentant ainsi les possibilités de création. De nombreux modes de jeu existent aussi. Vous pouvez jouer gratuitement au mode Classic à partir de votre navigateur internet, ou acheter le jeu pour moins de 15€ pour l’instant. Le mode Classic consiste seulement à de l’exploration et de la construction, vos blocs étant infinis, tandis que la beta vous immerge plus dans un mode de survie. De plus un mode multi-joueurs existe aussi pour ceux qui voudraient partager leur expérience ou tout simplement jouer à plusieurs.

Le dernier point que je citerais est la communauté lié à Minecraft. Celle ci est assez énorme, aussi bien française qu’internationale. De nombreux serveurs existent, tous plus impressionnant les uns que les autres, permettant de jouer à plusieurs. De nombreuses vidéos existent afin de faire connaitre le jeu, d’apprendre ses mécaniques ou encore de montrer ses réalisations. Enfin, de nombreux mods créés par les fans sont déjà disponibles, notamment des packs de textures, mais aussi d’autres améliorations qui peuvent apporter de nouveaux éléments au jeu.

Minecraft Creeper

Il y en a pour tous les goûts dans Minecraft, que vous préfériez explorer, construire ou combattre, chaque personne peut y trouver une raison. Le seul point négatif que je trouve au jeu, est qu’il est extrêmement addictif. Ne vous inquiétez pas si jamais après avoir commencé à jouer, tous vos rêves sont composés de blocs et que votre seule préoccupation soit de tout empilez, ou les personnes de votre entourage vous entende marmonner à longueur de journée : « Encore un dernier bloc, encore un dernier bloc, encore un dernier », telle une prière faite au grand dieu qu’est Minecraft. D’ailleurs il est temps que j’y aille, je l’entends m’appeler du fin fond de mon pc.

Mais le jeu ne serait pas aussi intéressant s’il n’y avait que ça. C’est pour cela que le studio a intégré une partie survie en ajoutant des monstres qui sortent la nuit. Leur seul but est de vous faire mourir dans d’atroces souffrances, vous faisant perdre ainsi les précieux minerais que vous aviez fini par récupérer.

Pokémon est une série de jeux vidéo éditée par Nintendo sur consoles portables, une série qui est un véritable phénomène chez les enfants, et ce depuis plus d’une dizaine d’année. Notre génération, celle des rédacteurs d’if is Dead, a vécu l’arrivée des petites bestioles dans les cours de récré. Nous avons vu les gameboys fleurir. Nous y avons tous goûté. Difficile de trouver des gens de notre âge qui n’ont pas joué au minimum à une des deux premières générations de la série, Bleu/Rouge ou Or/Argent. Avec la sortie d’une nouvelle génération de Pokémon sur Nintendo DS, Pokémon Version Noire et Blanche, je me suis retrouvé dix ans en arrière, avec mon premier Pokémon en poche et prêt pour une longue aventure. Retour gagnant ?

Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

Inutile de rentrer dans les détails que tout le monde connaît, car ces deux nouvelles version de Pokémon ne font pas table rase des principes de la série: vous pouvez capturer des petits bestioles, les Pokémons, et vous pouvez les faire combattre face aux Pokémons de vos adversaires, ces combats leur faisant gagner de l’expérience et évoluer. Oui, c’est un peu comme les combats de chiens, illégaux eux, à la différence prêt que vos bestioles tombent K.O., ne sont jamais vraiment blessées, et que vous lez aimez de tout votre cœur. Je ne suis pas le seul à y avoir réfléchit, puisque c’est là la trame principale de l’histoire de ces deux versions. Utiliser les Pokémons est il bon ou mauvais ? Les dresseurs aiment-t’ils leur Pokémons ou s’en servent-ils simplement ? Faut ils les séparer ?

Si dans les anciennes versions, les méchants du jeu avaient toujours des desseins moralement mauvais, voler les Pokémons de tous les dresseurs par exemple, cette fois c’est sur la corde sensible que vont jouer la Plasma Team. Leur objectif est de libérer les Pokémons de l’emprise, foncièrement mauvaise, des humains. A vous de leur montrer qu’ils ont tord, et que humains et Pokémons sont faits pour vivre ensemble, en harmonie. Leur montrer par le combat entre Pokémons, bien entendu. Si vous les battez, c’est que vos compagnons vous aiment et qu’ils croient votre combat juste. Bref, en soit on ne joue pas à Pokémon pour son scénario, sans quoi la série n’aurait pas fait long feu, mais il est tout de même à signaler que cette fois il est beaucoup plus mature.

N dans Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

Voici N, vous devez en avoir entendu si vous avez eu le privilège de voir la pub... A noter tout de même qu'il y a des cinématiques animées, assez sympathiques.

Il n’y a d’ailleurs pas que le scénario qui soit mature, car contrairement à ce que l’on pense généralement, l’aventure que propose Pokémon n’est pas uniquement réservée aux enfants. Bien sûr, les personnages sont en général tous gentil, cela n’empêche pas aux dialogues d’avoir très souvent plusieurs niveaux de lecture. Et je dois avouer que certains passages, voir mises en scène, m’ont carrément fait rire. Ce sont des petits détails, auquel on échappe souvent lorsqu’on y fait pas attention, mais qui montrent que l’équipe derrière le jeu les a placé exprès pour vous.

Couverdure

Le Pokémon préféré de Serafina

Si les versions Noire et Blanche garde les mêmes mécanismes de jeu, il n’en est rien côté Pokédex et donc bestiaire. Les quelques 450 bestioles des dernières versions sont ainsi dans un premier temps mises sur le côté, et c’est 150 nouveaux Pokémons que nous allons pouvoir découvrir. Que j’ai pu découvrir. Et quel bonheur ! Comme d’habitude, un énorme travail a été fait sur le Pokédex. Bien sûr, la nostalgie est là, on se sent perdu et on rage de ne pas avoir de repère. Merde, il est de quel type lui déjà ?. Connaître toutes les bestioles était un vrai plus, on connaissait généralement son élément, et pouvait faire en fonction. Il s’agit ici de réapprendre, et mine de rien, ça fait un bien fou. Les nouveaux Pokémons sont plutôt réussis, rigolos, on apprécie toujours autant les jeux de mots qu’ils contiennent. Que ce soit Couverdure, Mastouffe, ou encore Tutankafer, faire le lien entre les éléments du nom et la petite bestiole est toujours agréable, quand ce n’est pas carrément drôle. Bien sûr, difficile de réinventer complètement la roue. Ratentif vous fera forcement penser à Ratata, Poichigeon à un Roucoul. Mais c’est tout de même fortement dépaysant.

Je ne suis pas un expert technique, je ne parle donc pas de l’intérêt du bestiaire de cette nouvelle génération de Pokémon pour les tournois ou autre, juste en tant que fan de la première génération. De même, les améliorations apportées au système au fil des cinq générations de la série sont vraiment sympathiques et donnent un courant d’air frais qui pourra vous faire retomber dans l’engrenage. Le mécanisme de jeu n’a pas changé, certes, mais la difficulté a quant à elle était un peu remontée. Rien d’insurmontable, bien entendu, mais l’exploration de la carte n’en devient que plus intéressante. Alors qu’en général, passer d’une ville à une autre était une affaire triviale, il faudra parfois faire plus attention qu’à l’accoutumée. De même, l’aventure en elle même me semble un poil plus longue et variée qu’avant, sans pour autant atteindre l’orgie qu’était Or et Argent avec son double univers.

Héros de Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

Il est possible d'incarner une fille, contrairement aux premières générations. Oui ça fait un peu feature Apple dit comme ça. En fait ça l'est totalement, c'est révolutionnaire.

La durée de vie est d’ailleurs au rendez vous, l’aventure se divisant d’ailleurs en deux phases très distinctes. La première concerne l’exploration d’une grande partie de la carte, mais certaines zones resteront inaccessibles jusqu’à ce que le joueur ait fini le jeu une première fois. Se débloque alors non seulement les zones jusqu’alors inaccessibles, mais aussi un surplus de scénario et un gros défis pour tout collectionneur de Pokémons: les anciennes bestioles sont désormais accessibles. Toutes. Près de 500. Autant dire qu’à ce niveau là, le challenge et la rejouabilité est au rendez vous, permettant à tout hardcore gamer d’épuiser la cartouche jusqu’à la moelle.

Une déception cependant concerne les graphismes. Bien que ces derniers soient enfin proche d’une troisième dimension, la touche graphique n’est pas vraiment celle à laquelle je m’attendais. Quand les artworks de la série sont très propres, proche d’un cell-shadding maîtrisé, les graphismes du jeu restent eux en 3D brouillonne.  Ce choix me surprendra toujours, quand on voit la qualité de production qu’atteignait par exemple Golden Sun sur Game Boy Advance et qui, je trouve, collerai parfaitement à l’ambiance de Pokémon. Par contre, il est à noter que si les graphismes ne sont pas au rendez vous, le level design lui l’est. Complètement. Qui aurait cru que la série soit un jour dotée de passages complètement démesurés ? Les designers s’y sont donnés à cœur joie, toute traversé de pont surélevé donne presque le vertige, et je ne parle pas des animations que l’on retrouve dans les Arènes du titre, de vraies bijoux.

Pont dans Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

En taille timbre poste ça le fait pas du tout, et pourtant, c'est juste génial.

En me gardant scotché à ma Nintendo DS pendant plus de quarante heures, et pourtant je n’ai terminé que la première partie, Pokémon Version Noire et Blanche a réussi l’exploit de me faire revenir vers la série. Certes, je ne me relancerai sans doute pas dans la future génération, mais dans dix ans, qui sait, pourquoi pas ? Quant à vous, si vous n’avez pas touché à Pokémon depuis une dizaine d’années comme moi, ou pire, si vous avez rangé la série dans le placard des choses dont vous n’êtes pas forcément très fier, il est alors peut être temps de l’en sortir. Vous verrez, on s’attache toujours aussi vite à ces petits Pokémons.


Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

LuxtExMachina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

La série Castlevania est une licence phare de Konami. Avec plus de 20 titre sur de nombreux supports, principalement en 2D, la série a réussi à se faire une place et chaque opus est très attendu par les fans. Bien que n’étant pas le premier, Castlevania : Lords Of Shadow est une nouvelle tentative de transposer la série en 3D. Cette fois, Konami ne s’est pas chargé directement de ce nouvel épisode, mais a confié son développement à un studio espagnol, Mercury Steam Entertainment ainsi qu’à un autre poids lourd, Kojima Productions, studio qui est derrière la série Metal Gear Solid. Passons au synopsis.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

Les ténèbres se répandent depuis qu’un sort a isolé la terre des cieux. L’Ordre de la Lumière, un ordre de paladins combattant le mal, décide d’envoyer Gabriel Belmont, qui selon une ancienne prophétie libérera la terre du mal. Ce qui l’arrange plutôt bien, car il vient de perdre sa femme, Marie, tuée par des adorateurs des Ténèbres.

Dis comme ça, le scénario ressemble un peu à n’importe quel scénario de jeu mettant en jeu le bien contre le mal. Mais les révélations au cours du jeu la rendent bien plus intéressante qu’au premier abord. Ne vous attendez cependant pas à être émerveillé par le scénario, il reste basique et avance surtout entre chaque chapitre, voir entre chaque boss. L’aventure suit donc Gabriel Belmont, le premier de la lignée des Belmont, lignée qui se chargera de tuer Dracula à chaque fois qu’il apparaitra. Il doit tuer les trois Seigneurs Noirs, qui sont les maîtres de la corruption du monde. Chaque Seigneur est le maître sur son territoire et chacun dirige ses disciples. On se retrouve donc avec des niveaux dont ambiance est adaptée à chaque Seigneur. La forêt pour le maître Lycan, le château enneigé pour le maître Vampire, et les marais pour le maître Nécroman.

Lord Of Shadow est donc découpé en chapitres, qu’il est possible de rejouer après les avoir terminés afin de récupérer de nouveaux objets ou de remplir des défis. Cela permet une rejouabilité non négligeable pour les hardcore gamers désirant finir le jeu à 110%. Pourquoi 110% ? Car une fois que vous aurez fini le jeu, un nouveau mode de difficulté se débloque et qui rajoute 10% de progression dans les niveaux. Pour ma part je pense surtout que c’est une référence à un autre épisode de la série, Symphony of the Night où l’on pouvait découvrir sur la carte du château 110% grâce à un bug.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

La plupart des combats sont face à plusieurs ennemis en même temps, assez inspiré de Devil May Cry

Mais cela n’est pas la seule référence que l’on retrouve dans le jeu. En effet, plusieurs éléments se retrouvent dans d’autres épisodes de la série ce qui permet de garder une certaine cohérence, et qui ravira les plus grands fans. Les références étant quand même subtiles, les novices de la série ne seront pas perdus si jamais ils ne les voient pas, rendant ainsi le jeu accessible à tous.

Le gameplay du jeu est bien équilibré entre les phases de plateformes et de combats. Des énigmes assez faciles trainent dans certains niveaux, mais vous aurez la possibilité d’acheter la solution en renonçant à la récompense. Les combats sont rapides et spectaculaires, surtout pour certains boss. Pour se battre Gabriel dispose d’un fouet qui lui permet de faire des attaques ciblées et de zones. Les enchaînements se débloquent grâce à l’expérience accumulée dans les combats ou grâce aux énigmes. Les coups sont assez simples à retenir et assez variés à la fin du jeu. Ajouté à cela, quatre armes secondaires se débloquant au fil du jeu, ainsi que de la magie (Ombre et Lumière), qui lui permet respectivement de faire plus de dégâts ou de se soigner. Activable à volonté du moment que vous avez assez d’énergie pour les déclencher. Cette énergie se récupère grâce à des orbes données par des statues ou par des ennemis qui les lâchent quand ils meurent ou quand vous entrez en mode concentration. Ce mode s’enclenche par une barre qui une fois rempli vous permet des récupérer plus facilement les orbes de magie. L’inconvénient est qu’à chaque fois que vous vous faîtes touché, la barre de concentration se vide complètement. Il faudra alors parer ou diversifier vos coups pour la remplir le plus vite possible.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

S’il n’y a que quatre ambiances différentes, les décors sont de toute beauté, souvent très sombres. Malheureusement, les niveaux restent très linéaires, bien que plusieurs chemins vous seront parfois proposés. Ma préférence va pour les niveaux vampiriques tout en blanc sous la neige, qui donne une aura morne et une impression de mort constante autour du héros. De plus, une sensation de grandiloquence ressort tout de même du titre, dans la veine d’un Shadow of the Colossus, avec trois énormes boss à abattre et un niveau avec un château assez vertigineux.

La difficulté est au rendez vous, du moins sur les premiers niveaux, jusqu’au premier Seigneur Noir. Les ennemis peuvent vous tuer assez rapidement si vous ne faites attention. Malheureusement la difficulté ne croit pas avec l’histoire. Si bien qu’une fois que vous avez atteint un niveau de vie et de magie raisonnable, les ennemis vous tuent moins souvent et deviennent moins menaçants, du moins si vous avez ramassé toutes les améliorations. Je ne parle même pas du boss de fin qui est, tout du moins en mode normal, d’une facilité déconcertante. Alors qu’il fallait avoir une certaine prudence sur les premiers chapitres, la sensation de risque diminue au fil du temps.

Boss de Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

Lords Of Shadow est un excellent jeu. Bien que l’histoire soit quand même un peu moyenne la plupart du temps, elle reste agréable à suivre. Les graphismes et le gameplay sont excellents, et la difficulté paramétrable ravira aussi bien les hardcore gamers que les novices. Le seul vrai défaut que je pourrai lui attribuer est sa fin, qui amène des incohérences par rapport aux autres jeux de la série. Des explications supplémentaires doivent apparaître dans des DLC. Pour ma part je pense que Mercury Steam et Kojima Productions ont plus essayé de faire un reboot de la série pour une adaptation en 3D réussie, plutôt qu’un autre épisode relié aux autres par l’histoire et le gameplay. Pari réussi.


Spirit Tracks, The Legend of Zelda, de Nintendo

Johnny Pigeon dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 avril 2011, avec 3 commentaires
Critiques

The Legend of Zelda: Spirit Tracks est un jeu Nintendo DS développé par Nintendo. Petit rappel pour ceux qui dorment depuis 25 ans, The Legend of Zelda est une série de jeux vidéo d’action d’aventure / exploration, généralement appelé Action-RPG, mettant en scène Link, personnage de vert vêtu, armé d’une épée, qui va explorer des donjon pour sauver la princesse Zelda. La série jouit d’une popularité assez importante et chaque sorti d’épisode est fortement attendue. Ce deuxième opus sur DS ne fait pas exception à la règle mais je le dis d’entrée : en tant que fan de la saga depuis presque 15 ans, cet épisode ne m’a pas du tout emballé.

Spirit Tracks, The Legend of Zelda, de Nintendo

L’emballage semble pourtant classique avec un scénario qui, comme d’habitude, n’est pas très développé. Le jeune Link, cheminot en devenir, doit aller récupérer son diplôme des mains de la Princesse Zelda en personne. Elle en profite pour lui confier ses inquiétudes à propos de la disparitions des rails dans le royaume et du comportement étrange de son premier Ministre. Il décide de l’accompagner à la Tour des Dieux pour voir ce qui se passe et comme par hasard, les rails disparaissent, le corps de la Princesse Zelda se fait enlever et on apprend qu’un démon millénaire va bientôt réapparaître. Vous voilà donc parti à bord de votre locomotive pour restaurer les rails divins et ainsi empêcher le retour du mal.

Même si cela reste basique, l’intérêt de la saga n’a jamais vraiment porté sur ses scénarios. Cependant, on regrettera que les personnages manquent très clairement de profondeur (d’intérêt diront d’autre) à quelques exceptions près comme Traucmahr. Ce sont pour la plupart des designs repris des épisodes Wind Waker ou Phamtom Hourglass, nous montrant au passage que Nintendo n’aime pas trop se fouler ces derniers temps. De plus, le charisme de certains dépasse rarement celui de l’huître asthmatique, comme Mallard, le grand méchant, tellement impressionnant que j’ai dû chercher son nom sur internet pour cette chronique. Globalement, les graphismes restent honnête pour la console, très colorés avec quelques effets sympas, mais là encore la firme n’a pris aucun risque puisque c’est le même moteur que pour Phamtom Hourglass.

Traucmahr et Kimado

Traucmahr et Kimado, les deux sous-fifres de Mallard

Côté nouveauté flagrante du gameplay, l’accent a été mis autour des déplacements sur la carte du monde qui se réalisent en train (souvenez-vous, Link est conducteur de locomotive en herbe) . Malheureusement, ce qui pouvait sembler être un vent de fraicheur sur la série rend les déplacements extrêmement laborieux. En effet, vous allez être obligés de suivre des chemins prédéfinis sur des rails. Vous n’avez donc aucune liberté, c’est très lent, c’est monotone. Mais surtout, vous rencontrez des ennemis, eux-aussi sur rails, invincibles et qui explosent votre locomotive en un coup. On est donc obligé de faire des détours absolument invraisemblables pour les éviter, rendant les déplacements encore plus pénibles. Les développeurs ont tout de même tenté de rendre la chose attractive en donnant quelques quêtes/énigmes basées sur ce moyen de transport mais ça reste parfois trop léger, avec le parcours d’un point à un autre de la carte en temps limité en respectant les quelques limitations de vitesse.

Mais bon l’âme de la série résidant dans les donjons, voyons ce que ce Spirits Tracks propose. Mauvaise surprise : seulement six donjons assez courts et très souvent trop simples. On a parfois l’impression de suivre bêtement une succession de salles indépendantes. Heureusement, deux de ces donjons arrivent à tirer leur épingle du jeu : le Temple des Sables dont l’intérêt vient de son trésor original, une baguette manipulant le sable, et de son boss mais aussi la Tour des Dieux dont les étages se débloquent au fur et à mesure de l’aventure. Cette Tour est intéressante dans le sens où on ne peut avancer qu’en « possédant » des armures indestructibles pour résoudre toutes sortes d’énigmes. Ce sont les deux passages qui m’ont le plus amusé. Les quêtes annexes semblent aussi plus nombreuses.

Train Spirit Tracks

Des sangliers belliqueux pour rompre la monotonie des voyages

Tout n’est bien entendu pas à jeter dans ce Zelda. J’ai toujours pesté contre les jeux qui ne savait pas utiliser les capacités d’une console et il s’avère que pour une fois on peut jouer à 100% sur l’écran tactile et avec le micro. Link réagit parfaitement, les commandes des différents objets sont simples, la carte annotable est visible sur l’écran supérieur, les boss géants sont affichés sur les deux écrans… Les seuls moments où je me suis énervé arrivent lorsque l’on doit jouer, avec un excellent timing, de la flûte en soufflant dans le micro : parfois il faut faire de nombreux essais, parfois ça réussit du premier coup pour une sombre raison.

Bref, ce Zelda est un jeu d’exploration sympathique dans la forme mais sans plus. Cependant, si l’on compare à son grand frère Link’s Awakening sorti il y a presque 20 ans sur une console de la puissance d’une calculatrice collège (oui oui, une Game Boy), il n’y a pas photo, ce Spirit Tracks ne tient pas la route une seule seconde au niveau plaisir de jeu. Je n’ai pas eu le courage de finir ce jeu, non pas parce qu’il me bloque (manquerait plus que ça vu sa simplicité) mais parce que « pas envie ». En conclusion, si vous êtes fan de la saga, cet épisode sera décevant, si vous découvrez le genre c’est une entrée en matière intéressante et enfin si vous avez un petit frère pénible, vous lui offrez et il vous laissera en paix quelques heures.


Mode Coop de Plants vs Zombies sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 janvier 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Parmi les titres disponible en coop sur Xbox 360 se trouvait Plants vs Zombies, un jeu Xbox Live Arcade d’un genre assez inhabituel dans la coopération puisqu’il s’agit là d’un Tower Defense. Pour ceux qui ne connaissent pas le genre, en général réservé au monde PC, il s’agit de défendre une position en construisant des éléments défensif qui vont combattre des hordes d’ennemis. Vous l’aurez donc compris, nous construirons ici des plantes pour combattre des zombies. Oui oui, dans le monde loufoque imaginé par PopCap Games, tout est possible. Bref, le genre du titre nous avait pendant longtemps retenu de passer à l’acte, mais après l’avoir essayé en démo à la Fnac sur iPad, il était clair que nous aussi, nous voulions taper sur du zombie.

Plants vs Zombies sur Xbox 360

Alors il est certain que cela fera sourire de mépris plus d’un joueur PC de voir que l’on a joué à ce genre qui leur est habituellement réservé sur une « console », et pourtant, le gameplay de Plants vs Zombies est très bien retranscrit à la manette. Avec son éventail limité de plantes navigable par les gâchettes de la manette, et le joystick pour naviguer au sein d’un environnement assez restreint lui aussi, on s’en sort presque aussi bien qu’avec une souris. Alors bien entendu, on perd en rapidité et efficacité, mais certain mécanismes sont améliorés pour que cela ne gène pas trop le joueur console. C’est à ce niveau aussi que la coopération est présente, puisqu’il s’agit au final que d’un deuxième joueur sur la même partie. Cela permet donc de défendre à deux notre petite maison, mais pose aussi de nombreux problèmes de communication. Les deux joueurs partageant les mêmes plantes, et les mêmes ressources, à un niveau de difficulté supérieur il devient très compliqué de ne pas se marcher sur les pieds, ou de ne pas prendre les ressources qui seraient nécessaires à l’autre joueur pour exécuter ce qu’il avait préparé.

Plants vs Zombie c’est donc avant tout un Tower Defense à l’esprit assez déjanté, avec des graphismes très SD et léchés à souhait. Le joueur a à sa disposition des types de plantes aux pouvoirs assez variés, allant du tournesol qui vont créer les ressources pour planter d’autres plantes, on parle ici de « soleil », au piment explosif qui zigouillera tous les zombies présents sur une même ligne. Chaque plante est très travaillée et possède une animation assez marante, avec des descriptions soignées qui participent à cette ambiance assez fun et loufoque. Il en va de même pour les adversaires, ces zombies aux mimiques hilarante. Il y a bien sûr le zombie de base, qui va perdre bras puis tête en avançant lentement et inexorablement vers nos lignes de défense, mais d’autres plus cocasse, comme ce zombie lecteur de journaux, ou celui fan de Disco Queen.

Plants vs Zombies sur Xbox 360

Les graphismes sont donc très SD, mais aussi très léchés et passent parfaitement sur un écran HD. L’animation est fluide, et ce quelque soit le nombre de plantes et de projectiles affichés à l’écran. La taille du terrain de jeu étant assez limitée, 5 lignes et une dizaine de cases par lignes, l’action est généralement très lisible. Bien sûr, plus la difficulté monte et plus l’action devient confuse, mais c’est aussi ça l’intérêt. Plants vs Zombie propose avant tout un mode histoire, enfin, « histoire ». Il s’agit de défendre notre maison d’une attaque de zombies, le décor pouvant varier, on commence par le plus simple jardin pour finir par défendre l’accès à la cheminée sur le toit de la maison.

Ce changement de décor permet donc la variation du gameplay, si le jardin nous laisse planter nos plantes comme on le désire, le fait qu’il fasse jour nous empêche d’utiliser les plantes nocturnes. Inversement, de nuit, des tombes apparaissent et nous empêchent de planter des éléments à certains endroit, à nous de nous priver d’un choix supplémentaire de plante pour en prendre une qui « mangera » ces tombes. Vient se greffer un milieu aquatique, ou le toit, dans lequel il faut d’abord créer des pots de fleur pour ensuite y planter quelque chose. Si ces modifications ne révolutionnent pas le gameplay, elle le diversifie assez pour relancer l’intérêt.

Plants vs Zombies sur Xbox 360

A côté de ce mode aventure, on retrouve une tonne de mini jeux, cela va du jardinage qui permet de gagner des pièces et ainsi débloquer de nouvelles plantes, aux petits jeux plus fun, tel le bowling de zombies. Ces à côtés, s’ils ne sont pas très poussés, permettent d’allonger quelque peu la durée de vie. On ne passera bien entendu pas à côté des modes survies, où la difficulté est renforcée et le défi bel et bien présent. Car il faut bien avouer que le mode histoire, bien que très fun et varié, reste très facile pour les habitués du genre.

Bref, si le titre ne vous intéresse que pour son côté coopératif, il est possible que vous soyez déçu. Cette difficulté supplémentaire pour organiser l’action des deux joueurs peut devenir très handicapante aux niveaux supérieurs. Bien qu’à un prix assez haut pour le Xbox Live Arcade, 1200 points, Plants vs Zombies reste un titre que je conseille fortement. Rien que pour son ambiance, juste excellente, ou encore pour voir son sublime générique de fin.


Red Dead Redemption sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 décembre 2010, avec 9 commentaires
Critiques

Généralement lorsque nous parlons jeux vidéo, c’est pour parler de ceux correspondant à notre cheval de bataille, la coopération offline. Sauf que voilà, il arrive que certains titres soient si proches de nos goûts que l’on tente tout de même l’aventure en solo. C’était le cas de Red Dead Redemption sorti un peu plus tôt cette année des studios Rockstar, notamment célèbres pour leur série Grand Theft Auto. Ce titre qui en reprend le principe a un argument de poids en plus: c’est un Western. Et quoi de mieux que les contrées du grand ouest américain pour devenir un Hors La Loi ?

Red Dead Redemption

Si vous jouez aux jeux vidéo, il y a peu de chances pour que vous soyez passé à côté du battage médiatique autour du jeu. Et pour cause, en plus d’être un jeu Rockstar, c’est un excellent titre, un de ceux qui permettra peut être au Western de retrouver un peu de sa popularité. Mais avant de parler gameplay, parlons tout d’abord de l’ambiance. Le titre se déroule dans la période historique où l’Amérique se modernise, et où la civilisation va peu à peu gagner sa place dans les campagnes américaines les plus éloignées des grandes villes. C’est plus ou moins l’époque des premiers véhicules particulier, mais surtout, celle de la dernière révolution mexicaine.

Notre histoire, ou plutôt celle de Jon Marston va nous faire voyager au bord de la frontière du Mexique, pays où l’on va participer à cette seconde révolution. Comme pour GTA, l’histoire est découpée en trois grands actes, tous liés par la mission de Marston. Criminel repenti, pour être définitivement oublié par le gouvernement, il doit débusquer et éliminer tous les anciens de sa bande. C’est le prétexte utilisé pour l’impliquer dans la dernière révolution mexicaine par exemple, en effet il va devoir aider les paysans mexicains pour que ces derniers lui disent où ont pu se cacher ceux qu’il cherche. Bref, c’est ce côté du jeu qui nous intéressait le plus lorsque nous l’avons commencé.

Et nous n’avons pas été déçu. Bien qu’assez conventionnelle, l’histoire du jeu est prenante, on se plait à écouter les personnages parler de leur vie, du beau temps, ou des changements qu’ils pressentent sur leur vie. Bien entendu, hormis Jon Marston dont la classe est ultime et qui est un des meilleurs héros de jeu depuis longtemps d’après moi, on retrouve des personnages secondaires, certains complètement hilarants, d’autres touchants. Une mention spéciale pour les mexicains, l’arnaqueur qui tente de refourguer des lotions moisies à qui veut bien devenir un homme fort, et le Gollum du farwest, tout simplement géniaux. Difficile aussi de ne pas parler de la fin du jeu, émouvante à souhait, et à la hauteur de tout le reste.

Red Dead Redemption sur Xbox 360

Le jeu est accéssible aux néophites du western, mais les fans du style  seront comblés grâce à de nombreuses références à des monuments cinématographiques, où à des personnages historique. Références jusqu’aux titres des missions, souvent pleines d’humour et faisant des clins d’oeil à divers films. Enfin, un mot sur la BO (disponible en téléchargement dans la version collector), bien que discrète, elle s’accorde parfaitement. Bon, on aurait rêvé avoir du Ennio Morricone, mais les compositions sont fidèles et agréables.

Si le scenario et l’ambiance sont extraordinaires, c’est aussi en très grande partie grâce au système de jeu. Le joueur est lâché en plein farwest avec son cheval, son revolver, et c’est à lui de voir ce qu’il fait. Bien entendu, il y a la trame principale, avec des missions, et une carte pour lui éviter de se perdre. Mais libre à lui de prendre son temps, d’aller chasser le loup dans les plaines de nuit, ou le grizzly en haut des montagnes enneigées. Le monde est en effet très vaste, et les activités y sont nombreuses, il y a bien entendu la chasse, mais aussi l’élevage de chevaux ou encore le poker.

Et pour cela, le jeu est assez intelligent, alors que l’on galope dans le désert, va parfois surgir d’on-ne-sait-où une femme éplorée qui nous demande de l’aide, ou bien un homme en joue avec des criminels à sauver. Accessoirement, le jeu est de toute beauté. Les paysages du monde sont variés, du désert aux montagnes enneigées, et toujours absolument magnifiques.  Et ceci malgré quelques lags que nous avons remarqué dans la neige.

Cependant, il faut tout de même avouer que lorsqu’on ne s’implique pas dans les activités annexes suffisamment, la quête principale fini par devenir assez répétitive. Ce n’est pas très gênant, puisque l’histoire relève le tout, mais c’est à noter. Les scénarios ont beau être très variés, de l’infiltration dans le Fort pour sauver le leader de la révolution à une guerre de tranchés face à l’armée du gouvernement, les situations sont nombreuses. Mais bien souvent, cela revient à une simple boucherie à la Marston. Le gameplay du jeu aidant, si vous vous contentez du minimum, votre expérience se limitera à se cacher et attendre la visée automatique, pas très intéressant en somme.

 Red Dead Redemption sur Xbox 360

Ceci dit, si vous vous impliquez, alors Red Dead Redemption est réellement ce qu’il voulait être: un Western interactif. Certes, l’impact du joueur sur l’histoire est nul, vous aurez beau faire toutes les atrocités possibles en dehors des missions, votre héros restera sur la voie de la rédemption. Mais tout de même, les possibilités, le final, le scenario, méritent que tous les fans du genre s’y lancent un jour. Le jeu à une durée de vie d’une vingtaine d’heures sans se presser pour la quête principale, mais entre les défis de chasse et autres extensions, vous en aurez pour votre argent. D’autant qu’il sera tôt ou tard très accessible niveau prix en occasion. Un titre à ne manquer sous aucun prétexte.


Vendredi soir, j’étais invitée à la soirée G3 dans les immenses locaux parisiens de Microsoft. G3 ? Qu’est-ce ? Une soirée, geek gameuse and girly (je suis pas sure de l’ordre) organisée chez le géant de l’informatique par deux blogueuses, poc et Krysstales. Une vingtaine de filles, blogueuses beauté ou jeux vidéo majoritairement, étaient invitées. Au programme des ateliers cosméto, mais surtout la possibilité de s’essayer à Kinect, le nouvel accessoire de l’américain pour sa Xbox 360, qui est ce qui nous intéressait le plus ici.

Soirée G3 - Kinect chez Microsoft

Photo de Akikazu

J’ai évidemment pu faire connaissance avec des bloggeuses que j’apprécie au cours de la soirée, découvrir des gens, mais aussi jouer. Kinect, ex Projet Natal, sort le 10 novembre et la machine marketing du géant est entrain de se mettre en route. Car le produit est surtout la réponse, quelques années plus tard, à la Wii de Nintendo et a donc pour but d’élargir le public de la 360. Autant dire que c’est quelque chose d’important pour la division jeux vidéo de Microsoft. Kinect, pour ceux qui l’ignore, c’est une sorte de caméra qui reconnait les gens, les mouvements et donc permet de jouer sans aucune manette, d’où le titre et le slogan publicitaire c’était moi la manette. Bref, une expérience de jeu nouvelle, en plein phénomène de motion-gaming.

Lors de sa sortie, il sera accompagné par 6 jeux, Kinect Adventures, Kinect JoyRide, KinectAnimals, Kinect Sports, Kinect Dance Central, Your Shape : Fitness Evolved. Les six étaient jouables et je les ai un peu tous testé. Trêve de blabla et passons donc à mes impressions.

Kinect: c’était moi la manette

Kinect sur Xbox 360

Avec Kinect, c’est vous la manette. J’apprécie le principe, et de nouvelles expériences de jeu sont toujours bonnes à prendre. Cependant, le système nécessite pour marcher correctement un minimum de 1m80 de recul, ce qui n’est pas rien. Du coup, il faut quand même un peu de place pour jouer.

Ceci étant dit, j’ai été plutôt épatée de la qualité de la reconnaissance des mouvements, et je n’ai pas vu de bugs à ce niveau de toute la soirée. Du moins, il y’en avait, mais plutôt dûs aux jeux eux-mêmes. Les écueils qui avaient été remarqués aux présentations précédentes vues sur le web me semblent plutôt bien corrigées. Évidemment, il faut un petit temps d’adaptation, et mon premier tour sur Dance Central fut un poil catastrophique, surtout au niveau de la navigation dans les menus. Mais j’ai assez rapidement pris le pli.

Pour jouer de cette manière, et ce bien plus que sur Wii par exemple, il faut vraiment oublier nos habitudes de joueur. Par exemple il n’est pas du tout aisé de mettre un jeu en pause, ou d’accéder au menu start. Pour le faire par exemple, il faut laisser la main en bas à gauche, mais vu que cela ne nous était pas expliqué, ce n’était pas évident du tout à comprendre, ni à en avoir le réflexe. Cependant, la précision de Kinect, et le principe peuvent laisser augurer de bonnes choses … Si les jeux suivent.

Les Jeux sur Kinect

Bien que tous les jeux étaient jouables, j’avoue n’avoir même pas touché à Fitness Evolved, parce que bon, déjà Wii Fit, voila quoi. Kinect Adventures, livré avec la caméra, et Kinect Sports sont des mini-jeux, bref des party games. Les jeux sont vraiment funs dans Adventures, que cela soit la partie plate forme que l’on dirige avec son corps, en sautant pour accélérer, en se penchant pour éviter les obstacles, ou la partie tape taupe ou il faut boucher les fissures de notre sous-marin avec son corps. C’est drôle, c’est ludique… et plutôt physique ! En effet les jeux Kinect nous font volontiers sauter et tout, et j’avoue que je n’étais pas préparée physiquement. C’est assez épuisant même, surtout après une journée de boulot. Le truc, c’est que là en soirée, c’est tip-top, mais sur la durée, je doute de dépasser les 3h de jeu à un truc comme cela… Bref, parlons de chacun d’entre eux.

Joy Ride

Joy Ride, c’est un Mario Kart sans Mario, mais avec exactement le même principe. Cependant, conduire sans rien dans les mains, ça ne m’a pas spécialement emballée, c’est moins naturel que les jeux de Adventures. Et puis je suis évidemment affreusement mauvaise comme dans tous jeu intégrant des voitures.  On repassera un peu pour l’originalité, malheureusement. On note un mode acrobatie où l’on est sur les ailes d’un avion et où il faut faire des figures… Sympa pour des photos délires, mais là encore c’est tout, ça reste un jeu auquel on ne jouera que deux fois, et encore.

Kinectimals

Kinectimals sur Xbox 360 Kinect

Suit ensuite Kinectimals, un jeu où l’on éduque, à priori, un bébé félin. Niveau modélisation, c’est de toute beauté. La panthère noire est juste sublime de réalisme, les poils sont tellement réels. Mais malheureusement, c’est tout. Le jeu est dédié aux plus jeunes, sauf que je me suis retrouvée bloquée, avec une poupée dans la main, sans comprendre ce que je devait faire avec, ou avec des bugs, et j’ai peiné à revenir au menu. Bref, pour un truc destinés aux jeunots, c’est assez impraticable, et laborieux à jouer.

KinectSport

Wii pardon, KinectSport propose le titre de sports à la sauce party game. Du Beach Volley au Tennis de Table. A ce niveau, Kinect apporte un plus, car il situe bien le joueur dans l’espace et donc demande une certaine synchronisation pour renvoyer la balle par exemple. Cependant, les bugs dans le jeu ne sont pas absents (personnage qui devient transparent quand on saute…), est ce dû à la caméra ou au jeu en lui même ? Là encore, c’est très sympa pour une soirée entre amis. Petit bémol, on ne peut jouer qu’à deux …

Dance Central

Mais le vrai jeu qui tue, c’est Dance Central, développé par les créateurs de la franchise Guitar Hero et Rock Band, le but est de recopier la chorégraphie montrée à l’écran. C’est juste ultime, et méga physique. Il y avait 6 chansons de disponibles, 40 dans la version finale, du plus simple (Poker Face de Lady Gaga) au plus compliqué. Et je peux vous assurer qu’en enchainer deux à la suite relève déjà de l’épuisant. Là dessus, il n’y a pas à dire, c’est juste génial.

Dance Central sur Xbox 360 - Kinect

Contrairement à un DDR il n’y pas à sauter de trop (donc pas de problèmes avec les voisins), et contrairement à Just Dance, il n’y pas de wiimote à tenir, ni de mouvements qui peuvent paraître saccadées à exécuter. Les chorégraphies sont plus ou moins facile à réaliser, suivant les morceaux. Ces derniers n’appartenaient pas à mes gouts musicaux, mais il faut dire que les chorégraphies sont bien faites, facile à comprendre.

Je regrette qu’on ne puisse pas réellement jouer à plusieurs dessus en même temps. En effet, la possibilité de danser à trois existe, cependant, seul le premier joueur dit danseur principal a son propre score. Les autres peuvent faire les chorégraphies des danseurs de fond, de là à penser que leurs mouvements ne sont même pas traités par la console, il n’y qu’un pas. Dommage aussi pour l’esprit de compétition.

Outre le coté évidemment fun, c’est sportif, et ça fait travailler la coordination. Si vous êtes mauvais (comme moi) la console vous entoure de rouge le ou les endroits que vous bougez mal. Il y’a aussi un didacticiel qui vous aide à décomposer les mouvements.

C’était moi la manette… Oui, mais demain ?

Dance Central est à mon avis le seul vrai jeu de cette sortie. Au final, cette sortie, c’est un peu ce que l’on redoutait. Un jeu intéressant, beaucoup de casual, mais surtout du casual à la rejouabilité peut être pas géniale. Le problème c’est que la Wii est bien installée, et dans plusieurs cas, j’ai du mal à voir l’intérêt et la valeur ajoutée des sorties Kinect comme Joy Ride ou Sports quand le public cible possède déjà bien souvent la Wii.  Heureusement, des jeux plus gamers sont annoncés, comme le Star Wars ou le successeur de Rez, Children of Eden, que nous attendons ici de pieds fermes.

Pour ma part, à l’heure actuelle, Kinect ne me convainc pas assez pour l’acheter. Par contre, je jouerais avec si l’une de mes connaissance le fait. Le principe est sympa et propose de bons concepts qui peuvent être géniaux si bien exploités. Il est temps désormais de voir ce qui sortira dessus.