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Super Smash Bros sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 11 décembre 2014, avec 1 commentaire
Critiques

En Automne dernier sortait Pokémon X & Y sur Nintendo 3DS, l’occasion pour nous de nous équiper de la dernière portable du japonais. A la base, je ne suis pas grand joueur sur console portable et je ne pensais donc rejouer pour un long moment. Mais ça c’était avant de réaliser que les consoles portables étaient désormais assez puissante pour permettre à Nintendo d’y sortir l’une de ses franchises les plus jouissives à mon goût: Super Smash Bros. Alors, ça défonce ?

Super Smash Bros 3DS

Si vous êtes fans de la franchise, ce test là ne servira sans doute pas à grand chose, il est peu probable que vous ne vous soyez pas déjà jeté sur cet opus. Mais si vous la connaissez que de loin, ou que vous êtes perplexe face à un épisode sur portable, je risque de tout tenter pour vous faire succomber. Car n’allons pas par quatre chemin, cet épisode de la franchise déjà mythique -et qui n’en est qu’à son quatrième opus- est tout simplement énorme. Jouissif. Dément. Et le tout, dans votre poche, toujours à portée de main.

Comme dans les précédents épisodes, il va s’agir de permettre aux différents héros de l’univers Nintendo d’en venir aux bras et d’en découdre ! Les Mario, Luigi et autres personnages classiques du géant japonais sont de la partie, ainsi que quelques nouveaux venus ou encore des personnages d’autres éditeurs, on pense évidement à Sonic de Sega et Pacman de Namco qui viennent rejoindre le roster de ce jeu de combat déjà bien complet. Parmi les nouveautés, on notera notamment Dracaufeu et Samus Zero Suit, qui n’est certes pas nouvelle mais que je n’avais pas eu l’occasion de découvrir dans l’épisode précédent puisque je l’avais sauté.

Samus Zero Suit SSB 3DS

Arrivée sur l’épisode précédent, il faut quand même avouer que la sexualisation de Samus Zero Suit est assez dérangeante, surtout vis à vis du reste du casting

Une fois son personnage choisi, on affronte nos adversaires sur un terrain aux limites assez claires, à nous de frapper les ennemis pour arriver à les en éjecter. Un système de combat bien particulier, qui fera toujours tiquer les puristes du genre, puisque la vie n’a pas de limite et qu’on tape son adversaire uniquement pour augmenter ses chances de pouvoir l’envoyer valdinguer dans les étoiles définitivement. Les personnages vont donc voler dans tous les sens, des objets bien sentis rajoutant un peu de piment et de chaos à l’action. Des coups violents, des combos, de très nombreuses possibilités et pas la moindre goute de sang, Nintendo oblige. Cela veut aussi dire que l’on peut mourir très vite et très bêtement, source infinie de frustration pour le perdant, de jouissance suprême pour celui qui gagne. Sans doute la recette du succès et de ces parties dont les amateurs ne se lassent jamais.

Super-Smash-Bros-3DS-Paper-Mario-Stage-2Une recette inchangée donc, toujours aussi efficace et addictive. On reprend rapidement ses marques et malgré les capacités limitées d’une console portable, le nombre d’objets et d’éléments affichés à l’écran, le tout reste fluide et vraiment très lisible. Il faut être habitué certes, les profanes diront sans doute que c’est le bordel et qu’ils n’arrivent pas à suivre, mais c’est tout de même un véritable tour de maître qu’ont réalisés les développeurs de Nintendo. Si de ce côté, on est à un haut niveau, la prise en main est cependant assez limitée par le hardware. Alors qu’on avait jusqu’alors la merveilleuse manette Gamecube pour nous laisser exprimer notre rage et nos smash, c’est via le joystick de la Nintendo 3DS que nous jouons maintenant. Et là, c’est le drame.

Ça se joue, c’est évident, mais une partie de Smash Bros est dynamique et prenante. On maltraite notre controler pour sortir les différents coups du jeu, en bougeant rapidement le joystick par exemple, en restant appuyé sur les boutons, etc. Bref, des mouvements qui vont être entravés par la la prise en main de la console qui n’est clairement pas l’équivalent d’une manette, on sent tout de suite que les formes sont carrées et qu’elles ne sont pas agréables à tenir en main. Côté Nintendo 2DS surtout, celle que l’on avait choisi pour son prix, la taille de la console donne vite mal aux mains. Vous y ajoutez un peu de sueur et la console passe son temps à vous glisser des mains.

Super-Smash-Bros-3DS-Paper-Mario-Stage-1

Mais c’est bien là le seul gros défaut que l’on pourra reprocher à l’item. Si vous n’aimez pas les défis et autres variations de jeu via des réglages, le contenu solo vous paraîtra un peu chiche. On regrettera notamment le mode aventure de la version Gamecube qui était clairement plus joufflu et qui variait quelque peu le fait d’enchaîner des combats. Il y a cependant du défis en terme de difficulté, de possibilité de customisations, etc. Mais surtout le jeu n’est pas seulement solo, le mode online est arrivé aussi dans cette version portable, ce qui va permettre de bien rallonger la durée de vie. De plus, il est extrêmement facile de jouer avec des potes, les consoles se détectent très rapidement et il n’y a pas le moindre lag.

Cover Super Smash Bros 3DSParlons graphismes finalement, bien que ce ne soit pas un des critères les plus importants, ils n’en restent pas moins de très bonne pour un système aussi limité qu’une console portable. C’est joli, certes pas quand c’est zoomé, mais largement de quoi apprécier la vue lorsqu’on joue. Le framerate est fluide et ne subit quasiment aucun ralentissement lorsque l’on joue. C’est un tour de force quand on sait à quel point les différents éléments sont nombreux dans une partie de Super Smash Bros. Le pire, c’est que l’effet cellshadding appliqué aux personnes est de toute beauté, et va mettre en valeur les attaques des différents personnages.

Il n’aura fallu que quelques minutes de jeu à la Japan Expo pour me conquérir. Le temps de sortir quelques smash bien sentis sur un aussi petit écran et de voir tout le potentiel qu’a un Super Smash Bros dans la poche, toujours prêt à être dégainé. Le contenu est absolument énorme pour un jeu de console portable, la réalisation technique est bluffante, et évidement, c’est Super Smash Bros bordel !


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Castlevania – Le Manuscrit Maudit - de Gianno Molinaro est une bible de la saga vidéo-ludique de Konami sorti aux éditions Pix’N’Love spécialisé dans les bouquins de culture jeux vidéo ainsi que les goodies. Ce livre existe en 2 éditions dont une plus cher qui se paye le luxe d’une couverture en cuir dont je n’ai pas pu juger de la qualité car en tant que rapiat c’est l’autre édition qui orne ma bibliothèque. Il est temps de voir ce que cet ouvrage a dans le ventre, il avait d’ailleurs intérêt vu que je suis fan de cette saga.

Je vais tout de suite mettre les points sur les i, ce livre s’adresse principalement aux gros fans en manque d’une mine d’infos sur leur série fétiche. Il n’est point ici question d’illustrations grandioses ornant fièrement le livre mais bien d’une véritable bible bourré de textes, d’histoires et d’anecdotes en rapports avec Castlevania. D’ailleurs c’est quoi Castlevania, pour ceux qui se poserait la question.

Castlevania est une série de jeu vidéo qui a débuté en 1986 sur Famicom (la NES) et qui a su évoluer au fil des années tout en gardant ces codes et ses bases inaltérables. Les 100 premières pages vont être consacré à tout les épisodes de la série au travers de ces différentes évolutions de gameplay. Le jeu étant en effet passé de l’action 2D au metroivania, de l’action 2D avec un gros pan RPG, avant d’aller s’essouffler en 3D. L’auteur aborde aussi les dérives de la saga dans les machines à sous (pachinslot) et autres gadgets, des parodies et divers types de jeu au choix plus ou moins malheureux. Cette partie se veut très complète et les anecdotes sont plutôt intéressantes et permettent, entre autres de démêler le véritable sac de nœud que représente l’appellation du jeu (Akumajô Dracula au japon devient Caslevania en Europe et US) et de parler de la censure qui a frappé certains de ces jeux. C’est aussi dans cette parie que seront brièvement abordé les musiques du jeu.

La seconde partie se concentre sur la mythologie de la série. D’abord en fournissant une chronologie, basé sur une chronologie officielle de la série, qui part de 1094 pour terminer en 2036 et liant les jeux à ces événements dans le temps. Les différents protagonistes et antagonistes de la saga sont aussi décrits et associés au jeu dans lequel ils apparaissent dans l’ordre chronologique et non alphabétique. Cela m’a permis d’avoir plus de background sur des personnages croisés dans les jeux. La troisième partie concerne le bestiaire, ses origines et leur incorporation dans l’univers Caslevania. Ici cela parle de cerbère, de minotaures, de doppelgänger et autre joyeusetés que les joueurs ont pu croiser au fil de leurs aventures.

La dernière partie du roman est consacré à la suite de la cassure effectué en 2010 dans l’univers de la série. En effet c’est à cette période que sort le premier volet de la série des Lords of Shadow qui rase par le vide la mythologie et chronologie mise en place par Konami. Ces derniers ont confié leur bébé aux espagnols de Mercury Steam. L’idée n’est bien sur pas de parler de qualité du jeu dans le livre mais bien de permettre aux fans de pouvoir remettre en contexte ce nouvel univers avec sa chronologie et ses personnages différents. Cette partie couvre jusqu’à l’épisode Mirror of Fate, le 2 sorti en février 2014 n’étant pas disponible à la sortie du livre. J’en ai fini avec le livre qui se révèle être une vraie mine d’or pour les passionnés.

Attention, le bonus qui tue vous attend à l’intérieur (en nombre limité je crois), un épisode DVD de la TV réalité RIP, le chateau de Bran : La prison de Dracula. Comment vous expliquer le fou rire qui a failli me tuer lorsque c’est tombé du bouquin ? Sérieux j’ai regardé la bande-annonce, c’est un gros rip-off des émissions paranormales américaines présenté par des mecs qu’on dirait sorti des Marseillais à Cancun. Je n’ose même pas le regarder.

Cet ouvrage est donc un must have pour les fans francophones de la saga à mon sens tant il regorge d’informations. Par contre j’ai un peu de mal à voir l’intérêt que pourrait y porter n’importe quel autre population.


Asura’s Wrath de CyberConnect2 sur Xbox 360

Quand Asura pas content, Asura taper

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 13 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Asura’s Wrath est un jeu développé par CyberConnect2 et édité par Capcom pour Xbox 360 et PS3 et sorti en février 2012. Un sacré bail donc, alors pourquoi j’en parles ? Parce que j’ai pu l’avoir à 8€ sur le Xbox market. Commençons par un petit synopsis.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

Asura est un demi-dieu, et il fait partie de l’élite qui lutte contre les gohmas, sorte d’être maléfique généré par une bestiole gigantesque qui empoisonne la planète Gaea. Deus dirige les généraux et il a une idée bien précise de comment mener cette guerre et si cela implique de kidnapper la fille d’Asura et d’envoyer ce dernier dans le Naraka (enfer) ce n’est pas cher payer pour la victoire. Sauf qu’après 12000 passé dans le Naraka, Asura est tout sauf aimable. La vengeance peut commencer.

Je vais commencer par parler du gros point noir du jeu, les phases de gameplay sont pauvres au possible. Il en existe de 3 sortes. Le tir sur rail où l’on a droit à un tir continu et un tir chargé, en général notre personnage tombe ou court et dégomme des flopées d’ennemis par paquets de douze sans grand challenge ni grand intérêt. Un autre aspect du jeu réside dans son côté beat’em all en arène. Régulièrement Asura va se retrouver à bastonner des monstres dans des aires de jeu délimitées avec pour seule option de marteler la même touche, en esquivant et lançant un coup spécial de temps en temps. Le tout dans le but de remplir une jauge de fureur qui en se déclenchant démarre une cinématique qui fera avancer l’histoire. Ces phases sont répétitives au possible.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

La partie la plus importante du jeu réside dans ces cinématiques interactives bourrés de QTE (action contextuelle limitée dans le temps) On regrettera que l’échec de ces séquences ne donnent pas lieu à des conséquences, le pire que j’ai vu c’est pendant une séquence d’esquive où en rater une met fin à la séquence pour passer à la suite. Ces actions pendant les cinématiques permettent d’impliquer le joueur dans le déroulement de l’histoire sans la subir totalement et quand on sait que les séquences de narration représentent 80% du jeu, ce n’est pas plus mal. Chaque niveau est sanctionné d’une note évaluant votre parcours. 3 niveaux de difficulté sont disponibles mais à part rendre les phases de combat pénibles, je ne vois pas l’intérêt.

Au final c’est quoi comme genre de jeu Asura’s Wrath ? Je dirais une série d’animation interactive car finalement on ne joue pas si souvent que ça et qu’on nous raconte une plutôt bonne histoire. Je parle de série car le découpage est très particulier. L’histoire est divisé en 3 parties, elles mêmes composées de 6 sutras (épisodes). On trouve un résumé de l’épisode suivant à la fin, des crédits régulièrement en incrustation et autres joyeusetés. Il ne manque plus qu’un opening song et on serait face à du matériel d’anime japonais lambda. La patte graphique du jeu a un charme tout particulier, le rendu des textures donne un coté 2D aux personnages et le tout animé rend vraiment bien (encore heureux). Niveau musique on sera confronté à des morceaux allant de la musique folklorique au bon gros rock. Les doublages en anglais et en japonais sont clairement à la hauteur pour leur part.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

L’univers du jeu emprunte au Jaïnisme, à l’Hindouisme et… à Star Wars. Car figurez vous que même si mon synopsis ne le laissait pas entendre, on va retrouver des vaisseaux spatiaux et un gros machin qui ressemble vaguement à l’étoile de la mort. L’univers est donc plutôt original et on en est encore à en chercher les limites à la fin de l’aventure. C’est assez rafraîchissant et l’histoire qui se déroule dans cet univers, bien que classique, est bien racontée et on accroche facilement.

Des DLCs sont sortis pour compléter l’histoire avec une quatrième partie et des petits bouts d’histoire intercalaire pour boucher les ellipses narratives. Le tout coûte une quinzaine d’euros, difficile de recommander l’investissement ne l’ayant pas fait moi même.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

Pour moins de 10€ ça vaut le coup de parcourir l’aventure, au delà je m’abstiendrais. Asura’s Wrath a des atouts à faire valoir mais il a tellement de défauts que cela serait rédhibitoire à un prix plus élevé, je plains un peu les gens qui l’ont acheté plein pot à la sortie.


Après avoir acheté une Nintendo 2DS pour jouer à Pokémon Y, il fallait bien rentabiliser mon investissement. Ça tombe bien puisque Serafina avait décidé de m’offrir le dernier Zelda qui venait lui aussi de sortir. A Link Between Worlds n’est pas vraiment une suite du cultissime A Link to the Past mais il se déroule dans le même univers et avait les mêmes intentions: celle de marquer une série d’Action RPG qui compte déjà de nombreuses pépites. Pour moi, c’était mon premier retour sur la saga après le génial The Wind Waker sur Gamecube, il y a un peu plus de 10 ans donc.

A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de Nintendo

Évoquons quelques peu l’histoire de ce nouvel opus, ou plutôt le prétexte qui va pousser Link à l’aventure. Comme d’habitude, un méchant pas beau vient embêter le respectable royaume d’Hyrule, et cette fois, ce n’est pas Ganondorf. Non, c’est un étrange personnage qui semble convoiter la triforce, évidemment, et ce en transformant les gens en peinture. Heureusement pour nous, cela n’a pas marché sur le petit Link et le voilà parti pour une grande aventure.

A link to the past n’est clairement pas mon Zelda préféré pour la simple et bonne raison que je n’y ai jamais réellement joué. Trop jeune à l’époque, c’est avec Ocarina Of Time que je découvre et deviens fan de la série de Nintendo. Autant dire que je n’ai pas eu de nostalgie à commencer ce titre, le seul épisode épisode non 3D que j’ai fait étant Link’s Awekening, excellent lui aussi. Du coup, bien que je n’ai pas joué depuis une dizaine d’années à ce genre de jeu, la jouabilité est très rapidement maîtrisé et on donne aisément ses premiers coups d’épée dans les hautes herbes pour attraper quelques rubis.

Map A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de NintendoL’aventure est toujours l’exploration d’un énorme monde, un carte à parcourir pour y trouver les donjons, maîtriser les puzzles et boss qui y résident pour obtenir ce qu’il nous faut de triforce et autres sages. Là dessus, on est face à du classique, à la différence près que pour la première fois on peut réellement choisir dans quel ordre faire les donjons. Ce petit changement a des côtés positifs, notamment parce qu’on peut vaguer à l’aventure comme on le souhaite et que donc le jeu regorge moins d’étapes bloquantes pour pas grand chose. Mais j’ai malheureusement trouvé que le scénario et l’enchaînement des choses y perdait en intérêt et immersion. L’aventure, l’histoire, est du coup quasiment absente et n’a lieu qu’à travers de voix off où de lointaines personnes nous parlent de temps à autre. Pas terrible.

Pour que les donjons soient tous accessibles à n’importe quel moment, la façon d’obtenir les objets clés de l’aventure a elle aussi changé. Avant, certaines parties n’étaient accessibles qu’à l’aide d’un grappin pour se hisser par exemple. Il fallait donc récupérer l’objet dans un donjon le plus souvent. Ici, comme tout doit être accessible, les objets sont achetables ou louables dans une petite boutique. Je me suis donc retrouvé dès le début de l’aventure avec le quasi ensemble des objets achetables et obtenables dans le jeu. Cela permet le choix certes, mais du coup, j’avais toutes les cartes en main et la plupart des mécanismes après quelques heures de jeu… Je ne suis pas certain d’avoir gagné au change.

Zelda A link between worlds boutique

La boutique où l’on peut louer puis acheter les objets nécessaires à la progression

Heureusement, les donjons sont tout simplement géniaux et vont utiliser les objets à merveille certes, mais pas que. Car notre grand méchant, en tentant de transformer Link en tableau, lui a donné le pouvoir de passer du monde réel à la peinture et inversement. Nous allons du coup pouvoir nous coller sur les murs, nous déplacer sur ceux ci. Cela ouvre de nouvelles possibilités puisqu’on peut désormais suivre un mur même au dessus du vide. Une grande partie des puzzles des différents donjons vont se baser là dessus, avec un mix autour des autres objets, et souvent, c’est génial. On y prend son pied, ce n’est pas très difficile certes, mais tout de même agréable. Cette possibilité de se transformer en peinture nous permet aussi de passer entre les deux mondes, qui communiquent entre eux, et là, les puzzles deviennent tout simplement dantesque.

La difficulté est d’ailleurs là dessus un peu décevante, on ne mourra quasiment jamais, du moment qu’on pense à utiliser les bons objets. Il faut dire qu’on en a tellement que parfois on les oubliera un peu. A part peut être le boss final, le premier run du jeu se fera sans réel accroche, ce qui est un peu dommage. De même, les énigmes se résolvent facilement. Au final, je n’ai été bloqué qu’une fois: je n’avais pas songé à aller dans la boutique acheter des objets et je les cherchais désespérément sur la carte. Mais une fois le jeu terminé, un mode difficile est débloqué, ce qui donne une petite rejouabilité d’autant que le monde et sa découverte regorgent de petites surprises et de clins d’œil.

Zelda A link between worlds peinture

Sans la possibilité de se transformer en peinture, cette zone serait inaccessible

Avec une durée de vie d’une quinzaine d’heures sans trop chercher à prolonger le temps de jeu, on peut dire que l’on est face à quelque chose de correct. C’est agréable à jouer, sympathique, fun. Bref, A Link Between Worlds est un Zelda rafraichissant au gameplay soigné aux petits oignons, un titre qui se fini comme du petit lait et se joue sans modération aucune. Reste que je ne suis pas sûr de me souvenir de lui dans quelques années. Mais est ce parce qu’il est moins charismatique que ses ainés ou parce que j’ai eu l’impression d’être dans un self service ? Je ne puis le dire.


Panda Pop de SGN

Du space Invaders version panda

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 14 février 2014, avec aucun commentaire
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Au boulot, tout le monde connait mon amour des pandas. Je suppose que le poster du zoo de Beauval et le calendrier Panda y sont pour quelque chose. Alors quand un collègue a découvert l’application Panda Pop sur son mobile, il me l’a tout de suite envoyée. Développée par SGN, c’est évidemment un jeu sur smartphone qui mise sur l’addiction, et depuis, je suis perdue.

Panda Pop

Il s’agit d’un jeu très simple : il y a des bébés pandas prisonniers, vous êtes une maman panda (ou un papa panda qui aime mettre du mascara, puisque le panda est malheureusement genré) et vous avez des boules à lancer pour libérer les bébés. Si vous réunissez au moins 3 boules de la même couleur elles explosent et ainsi de suite. Au fil du jeu des pièges viennent pimenter le tout: des boules piquantes qui crèvent vos boules, des boules armure impossibles à faire exploser, etc.

Panda PopIl s’agit d’un free-to-play et vous serez encouragés à payer pour avoir des fonctionnalités en plus, des bonus ou des balles supplémentaire pour finir un niveau. Cependant il est tout à fait possible de jouer sans payer. Comme d’habitude, vous avez un nombre fini de vies, qui se rechargent au fil du temps, exactement comme Candy Crush ou Jelly Splash. Il y a actuellement 100 niveaux, et si les premiers sont faciles, dès qu’on entre dans la deuxième dizaine, la difficulté est présente, et il n’est plus rare de perdre 4-5 fois avant de venir à bout d’un niveau. Histoire évidemment de jouer avec vos nerfs et pousser à l’achat.

Au niveau graphisme, c’est simple, mais coloré et joli. La plupart des niveaux sont inspirés de la Chine, du moins la Chine fantasmée, mais quand même. Personnellement, sur mon iPhone 4, je trouve que ça laggue quand même pas mal, l’animation n’est pas totalement fluide, mais ça fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon téléphone, cela joue peut être.

Bref, niveau gameplay, rien de très original, on fait éclater des bouboules, l’avantage étant la présence des pandas, qui me font forcement chavirer. Les niveaux et décors sont assez variés, ils ne se ressemblent pas. On pourra reprocher le coté peu réaliste du nombre de bébés de maman Panda, mais bon, c’est vraiment pinailler. C’est mignon comme tout, avec suffisamment de niveaux, et l’incitation à payer n’est pas trop présente donc c’est idéal pour vous occuper dans les transports ou autre. Actuellement disponible sur les marketplaces Android et iPhone.


Pokémon X et Y sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2014, avec 1 commentaire
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Il y a presque trois ans maintenant, je retombais dans la folie Pokémon avec la Version Noire et Blanche. Deux versions qui nous auront fait investir dans une Nintendo DS jusqu’alors snobée royalement, sur deux coups de tête. Cette fois, Nintendo n’a pas attendu longtemps pour fournir à sa dernière console portable ses premières versions de Pokémon, sa licence phare sur le support. Et évidemment, après un ou deux jours de résistance, j’ai fini par me précipiter au premier endroit me permettant de m’équiper pour pouvoir y jouer. Faut dire que cette fois, la série nous promettait un Pokémon Panda.

Pokemon X et Y logo

On prend les mêmes et on recommence. Au bout de six générations de jeux Pokémon (et on ne compte plus les épisodes annexes) on ne peut pas vraiment dire que les fans qui continuent d’en acheter les épisodes s’attendent à d’énormes révolutions. Il y a d’un côté ceux qui y jouent de manière hardcore, si on peut le dire, et qui cherchent à profiter au maximum des énormes possibilités de stratégies qu’offre la série. Ceux là sont évidemment à la recherche des changements dans l’équilibrage du jeu et qu’ils vont donc devoir apprendre, découvrir, puis maîtriser.

Et puis, il y a les autres, comme moi. Ceux de ma génération qui à chaque nouvel opus finissent par revenir vers la série pour y revivre encore et toujours la même aventure. Celle d’un petit dresseur qui commence avec ses quelques Pokémons, en capture de nouveaux pour les faire évoluer, récolter les huit badges et devenir un Maître Pokémon. Pour être honnête, j’ai commencé Pokémon Y avant tout par obsession. Celle de revivre une nouvelle fois cette aventure magique, la joie de voir son équipe grandir, de découvrir de nouvelles bestioles, de profiter en somme. C’est un peu comme aller au restaurant de temps en temps, toujours dans le même et où vous prendriez toujours le même plat. On y revient pour faire la même chose, parce qu’on sait qu’on va y prendre plaisir et aussi par nostalgie de la fois précédente.

Pokemon X et Y sur Nintendo 3DS - Paris

Illuminis, la ville centrale inspirée de Paris et qui donne le tournis

Et visiblement, les développeurs ont compris qu’une partie du public de Pokémon ne venait que pour ça. Car, parmi les nombreuses modifications, on en retrouve un paquet qui sont justement faites pour simplifier le jeu et lui enlever l’aspect long et fastidieux. Au temps où le jeu ne comptait que 150 bestioles, on pouvait évidemment accepter que tout soit fait pour ralentir la capture des Pokémons. En rendant le gain d’expérience lent et fastidieux par exemple, en jouant sur un nombre hallucinant de facteurs très contraignant comme l’heure. Mais maintenant que le bestiaire compte plus d’un demi millier d’entrées, cette barrière frustrante et inintéressante pouvait enfin sauter. C’est ce qui a été fait avec le multi-exp, une petite option à activer qui permet de faire gagner beaucoup plus d’expérience aux Pokémons du joueur. Et ça change tout.

Si Noir et Blanc m’avaient gardé jusqu’à la fin de l’aventure, je me suis retrouvé cette fois à retenter de capturer tous les Pokémons. Parce que c’est plus rapide à les faire évoluer, et parce que le jeu le présente d’une nouvelle façon. Plutôt que de nous laisser seul et désemparé face à un Pokédex de centaines de bêtes, il est divisé en plusieurs sections géographiques. Libre à nous alors de nous fixer des objectifs plus rapides à atteindre et plus motivants. Des zones spécifiques pour faire évoluer son bestiaires sont aussi disponibles, c’est beaucoup plus plaisant qu’avant.

Pokemon X et Y sur Nintendo 3DS - Pandespiegle

Pandespiègle, le premier Pokémon Panda

Graphiquement, c’est le premier épisode à présenter de la 3D. Il faut dire qu’au début, c’est clairement déstabilisant. Les caméras ne sont pas toujours super bien placées et certains endroits sont clairement casse-gueule. On finira par rentrer dans des zones pour en ressortir directement, puis y retourner… pour directement en ressortir. Chiant. Mais on fini par s’y faire, et à part ces quelques détails, la révolution 3D y est clairement super agréable. Les combats sont d’ailleurs du coup bien plus sympathiques, chaque Pokémon ayant des animations différentes et caractéristiques ! Ces deux épisodes se déroulent en France, du coup, il y a le petit bonus jeu vidéo de terroir, et on pourra s’émerveiller à Paris, sous la pluie de Bretagne ou encore aux Châteaux de la Loire. Génie.

Pokemon YCritiquer un épisode de Pokémon sans parler de ses nouvelles bestioles serait scandaleux. Le premier d’entre eux à m’avoir marqué est évidemment Pandespiègle qui aura fait partie de nos deux équipes respectives. Côté nom, c’est plutôt sympathique et il y a un paquet de nouveaux monstres, mais ça m’a moins marqué qu’avec les épisodes précédents. On notera quand même que le fan est brossé dans le sens du poil, avec du Pikachu sauvage dès le début, ou des starters de la première génération à faire évoluer. On regrettera seulement les bêtes légendaires qui sont complètement plates et sans intérêt.

Que conclure ? Pokémon Y n’est pas une révolution. Ce n’est que le sixième épisode d’une série qui a ses défauts, qui dans les faits n’a pas franchement évolué et qu’on voit difficilement changé. La recette est connue et maîtrisée, et tout ce qu’on peut espérer c’est des équilibrages qui conviennent mieux aux différents joueurs. Un mode difficile par exemple, mais pas bien plus. On y revient à chaque fois par nostalgie, et j’aurai quand même accroché les 70 heures de jeu, par ci, par là. Un très bon épisode, tout de même. Vivement le prochain !


Mode coop de Diablo III sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 15 novembre 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Quand Diablo III est sorti sur PC, je dois bien avouer que j’avais grandement envie de retrouver une machine pour pouvoir jouer. La franchise de Blizzard ayant ce je ne sais quoi qui me donnait absolument envie d’y goûter et de retourner looter à foison. Mais je n’étais pas un gros fan de la franchise, ni des jeux du genre en général, cette envie est donc vite passée. Jusqu’à ce que je finisse par voir cette publicité. Elle a non seulement eu le mérite de ne pas être sexiste, mais en plus, de me rappeler quelque chose que je n’avais pas vraiment réalisé: Diablo III débarquait sur consoles. Deux jours plus tard, nous achetions la version Xbox 360 pour profiter du mode coop en local, jouable jusqu’à 4 sans écran splitté. Un futur régal ?

DIablo 3 sur Xbox 360

On commencera tout d’abord par créer son personnage en choisissant une classe parmi les cinq proposées, Barbare, Chasseur de Démons, Moine, Féticheur ou Sorcier, évidemment le tout dépendant du sexe du personnage. Côté personnalisation du personnage, ce sera tout et il faut dire qu’à ce niveau, Diablo III sa révéler quasiment désertique. On pourra effectivement équiper notre personnage de différentes armes, que ce soit des masques pour le Féticheur ou de grands armures pour le Barbare, la différentiation des personnages va s’arrêter là. En apparence évidemment, mais aussi et surtout, en sorts et capacités.

La progression de son personnage est relativement classique, on gagne des points d’expérience en tuant des monstres et remplissant les objectifs de missions, ces gains étant plus ou moins accentués par l’équipement. Le niveau augmente, et le niveau va débloquer automatiquement les capacités propres à la classe du personnage. C’est tout. Il n’y a pas d’arbre de compétence, quelque soit la partie seul votre niveau différenciera les sorts de deux personnages. A vous ensuite de choisir quels sorts vous souhaitez utiliser, sachant que vous pourrez toujours revenir sur un ancien choix. Du coup, il n’y a clairement pas d’intérêt à ce niveau là, et vous ne risquez pas de vous couper d’une technique intéressante. Enfin bref, la communauté du jeu avait largement critiqué ce choix de Blizzard lors de sa sortie, mais l’impact réel est une relative monotonie qui ne sera brisée que par les objets lootés.

Coop Diablo 3 sur Xbox 360

C’est uniquement pour la possibilité de jouer en coopération sur la même console en local que nous nous sommes lancés dans Diablo III et sur ce point, il faut bien accorder une chose au jeu: c’est un presque parfait ! Le jeu prend toute son ampleur à plusieurs, la coopération se fait bien et même si l’écran devient très souvent fouillis, c’est un vrai plaisir de pouvoir jouer sur le même espace sans écran splitté. Avec quelques ralentissements lors des sorts, tout reste très jouable du moment que les joueurs ne se mettront pas en tête d’aller à des endroits différents. La dernière fois que nous avions testé ça, c’était avec Fable II et c’était un vrai enfer.

Diablo 3 Cinematiques

Superbes, les cinématiques sont particulièrement vides d’intérêt

Tout est bien géré ici, les personnages sont les personnages solos qui viennent s’inviter directement dans la partie du joueur hôte, et dont la progression sera équivalente. Chaque personnage gagne de l’expérience, il faudra juste se battre pour arriver à looter les objets avant ses camarades. Une bataille permanente donc qui amènera parfois à préférer laisser les autres finir le travail pour être mieux placer, haha ! La sauvegarde des joueurs est elle aussi parfaite. La seule vraie ombre au tableau, et là on parle d’un vrai défaut qui peut se révéler assez embêtant à quatre joueurs, c’est que le menu de gestion de personnage ne supporte qu’un personnage à la fois. A chaque fois quelqu’un va vouloir modifier son équipement, changer ses sorts attribués, les autres devront attendre patiemment. Un vrai calvaire donc lorsqu’il s’agit de passer au marchand ou lorsqu’on vient d’obtenir de nouveaux sorts.

Très captivant et addictif pour la première campagne, le titre ne brille tout de même pas par son scénario complètement prévisible et pathétique. Digne d’un mélange entre Devil May Cry et le plus mauvais des RPG japonais, l’histoire est tout simplement consternante et les diverses péripéties vous feront facepalmer tout du long. On en viendra donc très vite à l’ignorer, surtout en la jouant en coopération. Reste qu’en bloquant les modes de difficultés avancés, il vous faudra d’abord faire toute l’histoire en normal qui est d’une facilité déconcertante. Une fois vos marques prises, le jeu est un parcours de santé un poil frustrant par moment, et qui ne donne pas vraiment envie de recommencer…

Coop Diablo 3 sur Xbox 360

Alors du coup, est ce que Diablo III vaut le coup pour sa coop sur console ? La réponse est oui, on ne regrette à aucun moment de se l’être procuré. Mais on ne pourra pas passer sous silence une replay-value réservée aux personnes bien motivée qui l’achètent avant tout pour faire monter son personnage et n’a pas peur de rejouer ad vitam eternam les mêmes stages similaires. L’histoire se fini vite en coop, un peu trop, et il est dommage d’avoir à la finir une première fois pour commencer à sentir un brin de difficulté…


Jelly Splash de Wooga

Le nouveau jeu iPhone complètement addictif

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 28 août 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Jelly Splash est un jeu de Wooga que j’ai découvert via App Vip, un site qui propose de tester des applications smartphone donnant des points à échanger contre des chèques. Souvent, on découvre des applis sympas mais sans plus. Et puis il y a eu Jelly Splash, qui m’a fait carrément changer d’avis sur les jeux iPhone.

Jelly Splash de Wooga Iphone

C’est donc un petit jeu de logique, il faut former des lignes de Jelly (des gelées trop cutes qui bloblottent) de la même couleur, pour les faire exploser et remplir les objectifs : cela peut être un nombre de point, faire sauter des zones précises, etc. On glisse son doigt pour choisir les Jelly qu’on veut faire sauter et voilà.

Jelly Spash IphoneLe principe est simplissime, plutôt connu et le mode de jeu s’inspire énormément d’autres titres disponible sur smartphones comme Candycrush, sauf que là on fait des lignes et non des permutations. Le background est pas super développé mais est quand même présent : on a du limon sombre pour les zones minées par exemple. Le design est vraiment très très mignon, c’est super acidulé, ça bloblotte tout mignon, sans être désagréable. Je le trouve beaucoup plus beau que son rival à bonbons. Et addictif aussi.

Le jeu propose évidemment des achats in-app : des coups supplémentaires car ils sont parfois limités, des vies en plus car sans cela on n’en a de nouvelles que toutes les 30 minutes. Si l’injonction est forte, et les niveaux parfois frustrants, il est tout à fait possible de jouer sans, je suis déjà au niveau 40. Reste qu’évidemment, le business model qui vise à vous frustrer pour vous pousser à acheter divers bonus et accélérer votre progression est plus que critiquable. Mais quelque part, c’est aussi ce qui en fait qu’il est si addictif.

Jelly Spash Iphone

Si les premiers niveaux sont très simples, la difficulté augmente assez vite, et certains niveaux sont bien casse-tête ! Le jeu propose 140 niveaux alors qu’il est sorti la semaine dernière. Nul doute que de nouveaux arriveront si le succès est au rendez vous. Bref, on se prend au jeu, et personnellement je suis plutôt fane. Le jeu est gratuit, du moment que vous résistez à la frustration, mais nécessite iOS 6 minimum. Et vous, l’avez vous testé ?


Vous pouvez vous moquer, mais j’ai décidé de tester Euro Truck Simulator 2, qui est comme son nom l’indique, une simulation de conduite de camions à travers l’Europe. Sorti en Octobre 2012, c’est évidemment la suite du premier ETS du nom, développé par SCS Software et disponible uniquement sur PC. Je n’ai pas joué au premier, donc je ne saurais vous dire ce qui a changé depuis.

Euro Truck Simulator 2 Packaging

ETS2 vous propulse donc dans la peau d’un chauffeur de poids-lourds ambitieux. Tout au long du jeu, vous aurez la possibilité, à force de livraisons effectuées, de gagner en expérience et monnaie, afin de débloquer des points de compétences, vous donnant accès à d’autres types de livraisons (plus longues, plus difficiles, plus urgentes etc.). Celles-ci vous permettant donc de gagner encore plus d’argent.

Si vous démarrez simple conducteur, cet argent va ensuite vous permettre d’acheter votre premier camion personnel, puis d’autres encore afin de prendre sous votre aile généreuse des employés qui vous coûteront un bras. Bref, étendre votre entreprise à l’échelle européenne, en gagnant toujours plus de sous, et en installant vos futurs employés dans les villes voisines, etc. Vous avez également la possibilité de prendre des prêts à la banque afin d’avoir votre petit camion dès le départ, mais attention aux taux d’intérêts !

Euro Truck Simulator 2 Interface

L’aspect de gestion est donc complétée par la conduite en elle même. Contrairement à ce que l’on a pu entendre sur ce jeu, non, il n’est pas en temps réel, et heureusement d’ailleurs. Mais comptez tout de même une bonne heure si vous avez une livraison de plus de 650km par exemple, la simulation reste limitée à ce niveau. On peut aisément désactiver le besoin pour son personnage d’avoir à dormir, et ainsi d’éviter de faire des pauses sur des aires d’autoroute.

L’interface est simple, et plutôt intuitive. La prise en main des camions se fait plutôt progressivement, il faudra tout de même un certain temps pour maîtriser un créneau avec une remorque, ou pour parvenir à doubler un camion dans un virage, lancé à 95km/heure. Une légère connaissance du code de la route peut servir, mais au final savoir juste quand mettre des feux de route et lire un panneau de limitation de vitesse suffit amplement. Faudrait pas non plus tout perdre en se faisant arrêter.

Euro Truck Simulator 2

Graphiquement le jeu fait ce qu’on lui demande : pas forcément sublime, mais sans être moche pour autant. Des milliers de kilomètres de routes diverses avec un décor pas trop dégueulasse sur les côtés pour éviter cette impression de monotonie. Il y a aussi un cycle jour/nuit et le temps s’écoule sur la semaine, de façon numérotée (semaine 1, 2,3, etc.). La météo est aussi à prendre en compte, puisque chaque jour et ce de façon aléatoire, vous aurez droit à deux-trois heures d’orage pluvieux.

Dans la mesure où il y a 64 villes à explorer, 36 points de compétences à débloquer (à raison d’un point par niveau), et des milliards d’euros à économiser selon vos ambitions personnelles, on peut dire que la durée de vie est conséquente. Pour vous donner un ordre d’idées, j’en suis à une vingtaine d’heures de jeu, et je n’ai débloqué qu’à peine la moitié des points de compétences. Côté bande son, le jeu se contente des bruits de route, et de conduite, mais si vous souhaitez écouter de la musique, vous pourrez l’ajouter dans le dossier d’installation.

Euro Truck Simulator 2 Cokpit

Réticente au premier abord, EuroTruck Simulator 2 a su me montrer qu’il était bien moins inintéressant que je ne l’aurais pensé. On se prend rapidement au jeu, et les heures défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Le seul défaut de cet opus, c’est son prix (30€), un peu cher pour le contenu qu’il propose. En définitive, ce n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais c’est suffisamment particulier pour ne pas plaire au plus grand nombre.


Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

A la croisée entre dating-sim et roman graphique interactif

Kao dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Katawa Shoujo est simulation de drague, ou Dating Sim pour être moins ridicule, du studio indépendant Four Leaf Studios. En projet depuis avril 2009 où tout est parti d’une image postée sur le mal famé 4Chan, ce n’est qu’au début de cette année qu’il est sorti dans sa version finale. Gratuitement et légalement téléchargeable sur le site du développeur, je viens tout juste de le terminer. C’est donc l’heure de vous en parler.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios Logo

Vous incarnez Hisao Nakai, qui suite à un accident cardiaque assez grave, se retrouve à devoir aller étudier dans une école spécialisée pour les handicaps physiques divers. Si Katawa Shoujo est en théorie un genre de Dating Sim, on est plus proche du « roman graphique » en pratique, et le site officiel le présente comme un « visual novel de style bishoujo ».

Katawa Shoujo de Four Leaf StudiosVous allez en effet lire durant des heures des textes, dialogues, introspections et autres descriptions, où éventuellement vous aurez des choix à faire, bien plus cruciaux qu’il n’y paraît. Ces choix vous amèneront à obtenir la possibilité d’entamer une romance avec un des 5 personnages principaux féminins.

L’histoire se découpe en 4 actes, le premier est commun à tout les personnages, et selon vos choix, vous débloquez les 3 actes spécifiques à chacune des romances potentielles. Voire moins si vous vous vautrez dans vos choix…

Heureusement, les erreurs sont assez vite rattrapables, dans la mesure où le jeu peut-être recommencé en skip-mode, afin d’éviter de se re-farcir tous les dialogues déjà lus. Il est ainsi possible de changer un de ses choix potentiellement fatal pour l’histoire. Je le précise parce que cela m’est arrivé, et mes 6 premières heures de jeu ont été récupérées en l’espace de 10 minutes de jeu accéléré.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

S’il y a beaucoup de texte à lire et des dessins gentillets, on reste cependant proche du dating-game et il y a notamment des scènes plutôt explicites. Il est donc logiquement interdit aux moins de 18 ans. Cependant, une case à cocher existe dans les options pour passer ces scènes compromettantes, sans rien rater du scénario. A la place vous assisterez a une superbe image de fruits sur un fond de battement de cœur.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Une scène censurée

On ne parlera pas tellement des graphismes, quasiment absents du titre, mais plutôt du chara-design. Les personnages sont particulièrement bien travaillés, on ne s’en lasse pas malgré leur nombre de poses un peu limité, 4 ou 5 à tout casser, sans compter les scènes spéciales. Les fonds de décors quant à eux sont de simples photos légèrement floues et retravaillées, mais on ne s’y intéresse pas plus que cela au final. Il y a bien quelques cinématiques en revanche, façon petit dessin animé, très belles et très poétiques, et qui apparaissent à chaque fois que vous entamez le deuxième acte.

La durée de vie est assez variable selon vos préférences. Par exemple, ma première storyline complétée m’a pris 8h consécutives. Mais comme il en existe 5 différentes, plus ou moins longues, auxquelles il faudra ajouter la trame où vous finissez tout seul et les « bad-endings », bref, largement de quoi vous mettre sous la dent. Le tout est accompagnée d’une bande son très agréable, et convient bien aux situations et aux personnages, elle se place harmonieusement avec le texte.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Au final, les personnages sont vraiment intéressants, avec un background assez poussé, suffisamment pour que vous vous y attachiez très vite et commenciez très tôt à avoir vos petits favoris. Tenant plus du gros livre interactif que du jeu vidéo, Katawa Shoujo n’a qu’un seul vrai défaut, être uniquement disponible en anglais. Cela ne m’a en soit pas posé beaucoup de problèmes, mais il m’est arrivé de faire pause dans un dialogue pour ouvrir un dictionnaire et chercher la définition d’un mot inconnu. Si je puis vous donner un conseil, avant d’achever cet article, c’est que si vous décidez effectivement de télécharger ce jeu, ne lisez pas la page de présentation des personnages, au risque de vous spoiler plus de la moitié de l’intrigue.