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Comme vous le savez, on aime bien les séries américaines. On essaie généralement d’en regarder deux en même temps, une sérieuse et une plus légère et drôle. Sauf que voilà The Big Bang Theory finissait sa 3ème saison, et Lost était trop lourde pour mes besoins du moment. Alors on s’est tournés, sur les conseils de Junta, vers Glee. Difficile d’être passé à coté, la série a été un gros succès au cours de l’année aux États-Unis, mais nous n’étions pas du tout attirés, et on le comprend au vu du synopsis.

Glee, Saison 1, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Will Shuester est prof d’espagnol au McKinley High School, et pour rappel le High School équivaut à peu près à notre lycée. Il décide de ressusciter le club dont il faisait partie lycéen : le Glee Club, qu’on pourrait traduire par la chorale. Sauf que la chorale a une image bien ringarde et que les premiers à rejoindre sont plutôt les laissés-pour-compte. Sans parler de la rivalité causée par Sue Sylvester coach des pompom girls qui a décidé de faire fermer le club pour que le budget de son club ne se voit pas amputé de quelques dollars.

Bon, vous comprenez pourquoi, non, vraiment, ça ne nous tentait pas. De la comédie musicale, au lycée américain, qui chante en plus de la Pop… Oui car si vous ne le savez pas, les acteurs chantent vraiment dans Glee et donc les scènes chantées sont très nombreuses. Majoritairement ce sont des reprises de standards de la pop-culture ou de l’univers des comédies musicales de Broadway. En gros, des morceaux que je ne connais pas et que je n’aime même pas à la base.

Et pourtant, nous avons dévoré les 22 épisodes de la Saison 1 en une semaine et demie. Pourquoi ? Eh bien pour plusieurs raisons, d’une part les personnages. Avec une dizaine de personnages principaux, il y en a pour tous les gouts. Le format série permet de développer chaque personnage de manière approfondie, un peu comme dans Lost. Difficile de ne pas se reconnaitre dans Rachel qui se fait humilier tous les jours, dans Tina la gothique à qui on reproche ses accoutrements, à Quinn soumise à la pression de ses parents pour être la meilleure, à Mercedes en surpoids… On trouvera tous un personnage ou plusieurs à qui s’attacher.

Glee, Saison 1, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Et puis, évidemment, il y a ensuite l’humour. Glee n’a pas peur de l’absurde, du délire et ce sont de pures moments d’anthologies qui en sortent. On pensera notamment à l’épisode 4, qui donne un relief incroyable au morceau pop Put a Ring on It de Beyonce. La production n’a pas eu peur de mettre leurs personnages dans des situations totalement ridicules et absurdes, et on notera aussi le travail important sur les costumes. C’est encore plus visible sur l’épisode 20 où la moitié des membres sont habillés de manières inspirées par Lady Gaga (robe de bulles, tubes de dentifrice sur la tête, etc…) ou carrément inspirées par Kiss !

Le choix des morceau est juste hallucinant et a du demander un travail énorme. Ça colle parfaitement avec le scénario, à tel point qu’on se demande si elles n’ont pas été écrites par la séries, voire modifiées, et les voix des acteurs sont parfois absolument géniales. On pense à Rachel évidemment, jouée par Lea Michele, mais aussi à Kurt, Chris Colfer, qui a une voix que ne renierait presque pas Klaus Nomi en plus frêle. La plupart sont issus de Broadway et sont aussi bon au chant qu’au jeu en lui même.

On ne pourras que saluer la réalisation, qui réserve certaines mises en scènes digne des plus grands. Que cela soit sur  le très émouvant Alone, ou sur le très kitch Shout it loud, quasiment tous les styles y passent et toutes les émotions aussi. Je dois aussi citer le magistral Bohemian Rhapsody qui couvre deux histoires en parallèles, qui se rejoignent sur certaines paroles. Ce morceau allie le grand talent de chorégraphie pour les danses, et la virtuosité du scénario. Bohemian Rhapsody est juste une des meilleures scènes que j’ai vu dans une série depuis très longtemps.

Glee Special Lady Gaga

Cette première saison a bien entendu quelques légers défauts. On pourrait jouer et chipoter sur des petits détails. Cette série n’est elle pas totalement à côté de la plaque ? Un orchestre d’élèves peut il jouer parfaitement n’importe quel morceau au bon vouloir des chanteurs ? Ces musiciens n’auraient-ils pas mérité d’avoir au moins un épisode sur le devant de la scène ? Bref, des petits détails qui sont bien entendu indispensables à l’ensemble de la série. Qui serait intéressé par une série où l’orchestre se rate à chaque fois, où la musique n’est pas en rythme et où il faut attendre que chacun ait répété pendant plusieurs jours après avoir décidé d’un titre de chanson ?

Bref, entre des morceaux super bien intégrés, une mise en scène originale et fluide , des personnages attachants, Glee a tout pour plaire. Même pour ceux qui comme moi ne sont pas portés sur la pop, ni sur les séries lycéennes. Allez au delà des préjugés, et commencez tout de suite cette série, qui s’annonce déjà comme grande. Maintenant, ici, nous attendons avec impatience la Saison 2.


Lost par ci, Lost par là. Il était difficile de ne pas entendre parler de la série ces derniers temps, et pour cause puisqu’elle s’est terminée il y a quelques semaines, mettant fin à six saisons d’intrigues pour un total de 121 épisodes. Et c’est justement pour cette raison que nous avons décidé de visionner enfin cette série culte. Ça, et le fait que Prince of Persia m’ait fait penser à Sawyer. La série a été diffusée à partir de 2004 et a été crée par J.J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber. Alors évidemment, aucun de nous deux n’était réellement passé à coté de cette série. Quand nous vivions chez nos parents respectifs nous sommes tombés dessus, nous avons vu des bribes (et moi je bavais sur Sawyer) mais voilà, c’était tout. Alors, c’était l’occasion de voir cette série si controversée. On ose vous faire un synopsis ou vous l’avez tous déjà vue ?

Lost Saison 1

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué et pour que le responsable marketing ne se tire pas une balle devant son effet raté: tous les héros regardent quelque chose hors plan. C'est sûrement un truc inquiétant. De rien.

L’Oceanic 815 était un vol en partance de Sydney et à destination de Los Angeles. Sauf que voilà, il s’écrase, sur une île apparemment complètement déserte. Une quarantaine de personnes survivent sans trop de blessures graves. D’abord en attente des secours, la survie va s’organiser et ils vont commencer à se poser des questions sur cette île qui semble finalement plus bizarre qu’elle n’y paraît. Entre des monstres et des évènements surnaturels, le passé -relativement lourd- des personnages nous sera révélé.

Sawyer dans Lost Saison 1

Non, Sawyer n'a pas trouvé de réserves d'huiles essentielles sur l'île, c'est juste de la sueur. Oui oui, j'vous jure. Le vrai mystère c'est pourquoi Kate arrive à tourner autour après sans se boucher les narines. Elle a du faire une ou deux éditions du Hellfest.

Bon, avouez, je ne vous apprend rien. L’une des grandes forces de Lost réside dans la diversité de ses personnages. Nous avons rien de moins que 14 personnages principaux, ce qui est énorme par rapport aux habitudes. Depuis, de nombreuses séries ont repris le filon, mais bon. Ces 14 personnages permettent de faire des épisodes variés, centrés tour à tour sur tel ou tel personnage.

Alors, évidemment, vu la palette, c’est impossible que vous n’accrochiez à aucun d’entre eux. Chacun pourra y trouver son compte. Au vu des images qui peuplent cet article, vous aurez qui est mon personnage favori. Il y a bien entendu toujours un ou deux personnages que vous aurez envie de baffer, mais vu que les héros des épisodes tournent, c’est pas bien grave.

Au niveau construction, pas grand chose à reprocher non plus. L’insertion de flash-backs par-ci par-là permet de suivre plusieurs intrigues en même temps, avec d’un côté celle sur l’île, et de l’autre celle dans le passé. Évidemment, ces flash-backs laissent plein de zones d’ombre qu’on a envie de combler. Bref, ces petits points noirs et ces intrigues entremêlées rendent vite Lost ultra efficace dans le genre addictif. Dites vous qu’il nous est arrivé de nous faire sept épisodes par jour, c’est dire, j’en aurais presque honte. A titre de comparaison, la moyenne est plutôt de deux épisodes par jour grand maximum en temps normal… Lost c’est un peu le principe de Trône de Fer quoi.

A cela près que c’est une série relativement policée. C’est à dire une série qui peut passer en première partie de soirée sur TF1, ça reste du gentillet, il n’y a pas (encore?) de remise en question de la société, et quasiment aucun d’acte condamnable. Contrairement à d’autres séries, au pif, 24 et ses nombreuses séances de tortures. De même, on échappe dans cette première saison quasiment à toute romance, ce qui n’est d’ailleurs pas forcément un mal. On sent un triangle amoureux, mais relativement peu exploité. Pas de cul non plus ! Pourtant entre nous, un mois sur une île déserte avec Jake d’un coté et Sawyer de l’autre, je pensais que Kate ne se serait pas serrée la ceinture bien longtemps. Oula, je divague.

Sawyer dans Lost, Saison 1

Ouais nan, là ça se passe vraiment de commentaires.

S’il fallait attaquer la série, ce serait plutôt sur quelques détails. Dans la vrai vie, Kate serait devenue poilue. Oui parce que le vrai défaut de Lost c’est quand même un certain manque de réalisme. Bon, à la limite, qu’ils trouvent de l’eau potable et tout, rapidement, on se dit, c’est le pouvoir de l’île. Mais l’île a-t-elle aussi le pouvoir d’empêcher la repousse des poils ? Non, parce que même en étant passée à la cire pile poil avant le départ, c’est juste pas possible de rester niquelle un mois.

Bon, je l’avoue, c’est de la pure mauvaise foi. Finalement, le seul vrai problème de cette première saison de Lost, c’est qu’elle place la barre très très haut et qu’il va être très dur de passer après. Car c’est 25 épisodes sans réelle faute, sans temps mort, avec plein de potentiel et des personnages très charismatiques.

Je sais pas pour vous, mais moi ce soir, je sais ce que je vais regarder !


Comme on vous l’avait dit il y a de ça quelques mois déjà, Battlestar Galactica fait partie des séries que nous avons suivies avec assiduité. Et pour cause c’est d’abord une série de Science-Fiction, mais surtout un Space Opera de très bonne qualité. Pour rappel, c’est le remake d’une dizaine d’épisodes sortis dans les années 80 où les humains étaient en guerre avec les Cylons, des robots qu’ils avaient créés et qui s’étaient rebellés. Si vous souhaitez un synopsis plus détaillé, je vous invite à relire notre critique des saisons 1 et 2, que nous avions littéralement dévorées à l’époque.

Battlestar Galactica saison 3 et 4

C’est donc tout naturellement que nous avons continué la série avec la troisième et quatrième saisons, qui vont clore la saga. Autant le dire tout de suite, nous avons dévorés les épisodes avec une férocité rarement égalée, l’un après l’autre. Eh oui, on est comme ça ici, on ne rate jamais une occasion d’être particulièrement sauvage, pauvres petits épisodes. Il faut savoir que dans la webosphère geek la série est devenue culte dès la première saison et qu’il y avait beaucoup d’attente pour ces deux futures saisons.

Bon, il serait faux de dire que tous les épisodes ont été regardés avec la même intensité, car comme nous l’avions pressenti, les auteurs ont parsemé la troisième saison d’épisodes hors série. Bref, des sortes de monster of the week, ou plutôt problem of the week, qui n’ont aucune incidence sur l’intrigue principale et dont l’intérêt est somme tout très limite. Une grève se déclenche dans un des vaisseaux, on voit tout de suite des scènes d’action de la mort qui tue avec des rebellions et tout mais on sait très bien qu’au final, personne ne mourra et tout le monde sera content. Le pire, dans l’épisode que je cite, c’est que le problème n’est même pas résolu. Bref, c’est là le plus gros point noir de cette fin de série, car la saison 3 doit compter au moins la moitié de ses épisodes dans ce genre de show inintéressant.

Starbuck et Lee AdamaCes épisodes sont vraiment lourds à encaisser car ils n’ont aucun panache. Il n’y pas de suspens, mais il n’y a pas non plus d’intérêt. On ne découvre pas vraiment la communauté humaine, on survole les problèmes, bref. Si l’on faisait une parallèle qui n’a strictement rien à voir, Buffy et sa Saison 1 est bien plus intéressant.

Et pourtant, la série de Joss Whedon propose des épisodes au scénario moisi, avec des effets spéciaux pourris. Sauf que voilà, chaque hors série a un petit quelque chose, apporte sa pierre à la mythologie de la série, bref, ils sont tous finalement agréable à regarder, il n’y a pas de sensation d’arnaque.

C’est d’autant plus dommage que la saison avait superbement bien commencée, et qu’elle va superbement bien finir. Dieu merci, la production a retenu la leçon de la mauvaise audience de cette saison 3 aux USA, et c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés avec une dernière saison sans aucun épisode hors série. Une saison où l’on retrouve tout ce qui fait de Battlestar Galactica une série hors normes: des batailles épiques, du suspens à chaque fin d’épisode, des retournements de situation. Pour son final, la série nous en met plein la vue. Parfois trop même, avec visiblement une augmentation du budget des effets spéciaux que certains jugeront peut être de mauvais goût.

Cylons dans Battlestar Galactica

Dans tous les cas, et contrairement à ce que l’on pouvait craindre, Ronald D. Moore nous offre avant tout une vraie fin. Non pas une fin qui est ouverte à une suite, mais une fin avec un point. Une fin plutôt émouvante et qui fait que la série pourra rester dans le cercle très fermé des séries bonnes du début jusqu’à la fin. On peut souvent tomber sur une série excellente qui se termine sur un couac. Fin des budget, ou simplement une baisse trop importante de téléspectateur. Bref, souvent des fins qui sont plus causées par les financements que par le scénario en lui même.

Bref, si vous ne vous êtes pas encore jeté sur Blattestar Galactica, il est plus que temps de le faire. Les coffrets sont disponibles en France, à un prix abordable pour la qualité de la série, et avec une version originale sous titrée bien entendu. Et pour ceux qui l’ont déjà vue, il y a désormais Caprica, dont nous parlerons dans un prochain billet.

Envoyé – mardi à 14:46

illman.richou: escuse moi d’y avoir cru

« excuse »
bordayl de langue

Alexandre: d’avori cru à?

illman.richou: d’avoir cru que tu avais une facette caché entousiaste XD (l’a paas vu venir celle la)


Lorsqu’on fait partie d’une génération, il y a un certain nombre de choses que l’on est obligé d’avoir connu. Parfois, les générations se croisent et ont en commun un même produit. Pokémon fait partie des choses que toute ma génération connaît. Buffy contre les vampires, aussi. Sauf que voilà, je devais encore être le seul à ne jamais avoir vu un seul épisode de la série de Joss Whedon. Certes, je savais qu’elle tuait des vampires, après tout, c’était écrit dans le titre. Mais ça s’arrêtait là. Jusqu’au jour où Serafina, fane inconditionnelle de la tueuse, m’a forcé à regarder la première saison. Synopsis de cette première série télévisée de Bit-Lit, qui a déjà de nombreuses années, voulez vous ?

Buffy contre les vampires, Saison 1

Buffy Summers est une jeune lycéenne de 16 ans de la ville de Sunnydale aux Etats Unis. Certes, elle ne va pas au Lycée à proprement parler, mais au Collège, mais soit, c’est la même idée. Le jour, elle étudie l’histoire et la biologie avec ses amis Alex et Willow. La nuit, elle chasse le vampire et tue les démons, grâce à ses amis mais aussi à Rupert, l’observateur. Buffy est en effet une jeune fille tout à fait particulière, c’est l’élue, la Tueuse. Et sa mission sur Terre, hormis de s’amuser comme n’importe quelle autre jeune fille, c’est de tuer les vampires. Faut dire, Sunnydale c’est la « bouche des enfers », rien, que ça !

Grand méchant dans Buffy contre les vampires, Saison 1

Brrrr !!!

Bon, hein, c’est pas ma faute si le synopsis sent à plein nez le nanar. C’est tout simplement parce que Buffy contre les vampires sent le nanar à plein nez. Oui, je sais, c’était votre série préférée quand vous étiez au collège/lycée, et vous ne supportez pas qu’on en dise du mal. Vous la regardiez tous les samedis soir et c’était trop bien. Sauf que voilà, à l’époque vous étiez sans doute aveugle le temps passe et les goûts changent, et si vous la re-regardiez aujourd’hui, avec un esprit un peu plus critique, peut être que votre vision en serait quelque peu différente.

Depuis Buffy, les scénarios des séries se sont de plus en plus complexifiés, le côté épisodique des séries s’est peu à peu dissiper pour se transformer en vraies saisons. Exit le Monster Of The Week, on ne suit plus réellement épisode par épisode, mais saison par saison. La plupart du temps, une saison développe toute une intrigue, si ce n’est pas qu’une seule petite partie de l’intrigue globale. Du coup le côté Monster Of The Week répétitif de la série et le peu de nouveautés que l’on apprend à chaque épisode de Buffy rend les épisodes parfois un peu sans saveur, on les oublie bien vite et on pourrait presque les passer sans ne rien rater. Il n’y a aucune intrigue, du moins sur cette première saison, et on finira par s’y accommoder. On regarder un épisode pour voir Buffy résoudre une énigme, et puis c’est tout.

On garde bien entendu quelques monstres en mémoire, la plupart du temps pour leur ridicule cuisant et le sentiment de n’importe quoi que l’on a ressenti en regardant l’épisode. Je pense notamment au démon qui s’est faufilé sur Internet, réel monstre de nanar en puissance, directement sorti des Power Rangers.

Alors certes, il y a certains événements qui ont leur importance, et qui seront répercutés dans les épisodes suivant, mais ils sont très rares et assez futiles. Buffy devient amoureuse d’untel… et c’est à peu près tout. A contrario, il y a souvent des références à d’anciens épisodes, mais elles sont somme toute très minimes et uniquement là pour nous faire sourire. Du coup, on a presque l’impression de ne voir qu’une enfilée de filers, ou bien de regarder le Power Rangers des séries pour adultes.

Buffy contre les vampires, Saison 1

Les personnages de la saison 1, de gauche à droite, Rupert, Alex, Buffy, Cordelia et Willow

A cela, il faut rajouter des effets spéciaux aussi bien foutus que la série précitée, et des doublages français dignes des années 80 : vous obtenez donc une série nanaresque jusqu’au bout des ongles, où les monstres sont plus ridicules les uns que les autres, et les énigmes et enquêtes grosses comme des bulldozers.

Sauf que voilà, malgré ces défauts, cette première saison de Buffy contre les vampires a tout de même réussi à me séduire. L’univers est somme toute attachant et même si à aucun moment on a l’impression de se trouver aux « portes de l’enfer », on se prête au jeu des prédictions, des démons et des destinés. Aujourd’hui c’est la Saint Victorien ? Les vampires vont dévaster le monde ? C’est la 3ème fois depuis le début de la série qu’ils doivent le faire ?

Rupert et Buffy dans Buffy contre les vampires, Saison 1

Chaque événement, démon ou mystère a toujours une prophétie ou une connerie du genre dans les super vieux livres de Rupert, l'Observateur

Mais qu’importe ! Ça n’en reste pas moins fun à regarder, on se prend au fou rire en voyant un vampire essayer de tuer Buffy en sortant ses crocs en mousse, et ça nous suffit. Et c’est sûrement pas le scénario qui va nous apporter satisfaction, ni sa cohérence. Tous les trois quatre matins Rupert prévoit la fin du monde, la mort de Buffy, et un nouveau démon sur Internet…

La sorte d’humour que les trois amis pratiquent, c’est-à-dire un humour typiquement lycéen, est suffisamment nul pour être amusant, et les mauvais doublages en Français ne font que renforcer cette impression. Les personnages finissent par être attachants, et limite intéressants. Alors bien entendu on ne retrouve là que des stéréotypes en force : le martyr de la classe, la fille peu sûre d’elle qui se cache, la super bonasse, le beau gosse… Etc. Il y a même une geekette en puissance ! Mais ça nous suffit. On pourrait juste regretter que les épisodes n’aient quasiment aucun impact sur la psychologie des personnages…

Si la réalisation technique laisse de quoi désirer, il en est aussi du jeu pas mal des personnages secondaires de la série. Monster Of The Week oblige, on voit souvent apparaître des personnages plat le temps d’un petit épisode, et en général ces derniers jouent comme des pieds. Ceci dit, on ne pourra pas retirer à Sarah Michelle Gellar qui joue Buffy la qualité de son jeu, et encore moins à Alyson Hannigan dont le personnage, Willow, est tout bonnement excellent !

Bref, au final, si Buffy contre les vampires n’a rien d’une série exceptionnelle, elle se laisse largement regarder et il serait bête de passer à côté si vous ne l’avez toujours pas (re-)vue ! D’autant plus que son impact et son aspect précurseur pour tout ce qui est Bit-Lit en France est prédominant. A noter tout de même qu’Anita Blake est sans nul doute ce qui a le plus inspiré Joss Whedon pour sa création.


Generation Kill est une mini série de HBO en 7 épisodes de 2008 basée sur le roman de Ewan Wright. Les gentils ricains sont de sortie pour protéger le monde, leur nouvelle cible ? L’Irak. On va donc suivre les premiers jours de l’invasion avec le First Recon Platoon, les gars les plus couillus de l’armée étasuniennes si tu les écoute divaguer. En plus de cela, ils font partie des premiers marines à être entrés sur le sol irakien de la guerre du golf de Bush junior.

Generation Kill

La série commence avant l’invasion dans un camp au Koweit où l’on va poser tout les personnages les plus importants de la série. On retrouve la plupart des archétypes de psychopathes qu’on s’attendait à rencontrer. Ça va du Marine dont c’est la première vraie mission et qui ne penses qu’à ajouter des bad guys à son tableau de chasse au lieutenant au grand sang-froid en passant par les officiers incompétents. A tout ce beau monde vient se greffer le scribe, un journaliste de Rolling Stones, qui n’est autre qu’Ewan Wright. C’est apparemment le héros dans le bouquin mais j’ai trouvé sa présence quasi anecdotique dans la série.

Les bidasses en folie vont se retrouver confrontés à tous les aléas d’une guerre déclenchée à l’arrache, par exemple, un seul traducteur pour le bataillon, un manque flagrant de ravitaillement ou encore un équipement totalement inadapté. Les tenues de camouflage type forêt dans le désert, ça craint un max, on se croirait presque au sein d’un bataillon français. La quête de gloire des officiers va mener notre bataillon dans des situations totalement irréalistes dans une guerre moderne. Réussir à se paumer avec toutes leurs cartes et leurs GPS ou demander des tirs d’artillerie quasiment sur leurs têtes est uniquement faisable grâce à leurs fabuleux officiers pistonnés qui ne connaissent rien à leur boulot. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler.

Alexander Skarsgard dans Generation Kill

Pour en revenir aux acteurs et personnages, hormis quelques uns aux caractéristiques physiques et à la voix clairement identifiables, j’avoue avoir eu assez de mal à les reconnaître vu qu’ils se trimballent en tenue de combat complètes avec casque. On s’y perd vu le nombre assez important de personnages dans le bataillon et je me suis servi de Wikipedia pour m’y retrouver pour faire la critique. A noter quand même des acteurs connus au casting comme Lee Tergesen (Oz) et Alexander Skarsgård (True Blood, meuh celui là c’est Serafina qui m’a forcé à le mettre). Des marines interprètent aussi leur propre rôle.

La série a été tournée dans le sud de l’Afrique et on s’y tromperait avec l’Irak. Après, niveau architecture irakienne, je m’y connais pas trop mais en tout cas ça colle à l’idée que je m’en faisais. La mise en scène se veut inspirée du style documentaire mais je ne trouve pas que l’objectif est rempli de ce coté là. C’est surtout dû au fait que la caméra est assez dynamique, les scènes d’action sont assez intenses même si elles ne sont pas trop nombreuses, ce qui peut paraître étonnant dans une série sur la guerre.

Generation Kill

Maintenant, le choc, il n’y a pas de musique. Au moins comme ça, elle n’est pas mise n’importe quand. Elle ne manque pas tant que ça d’ailleurs, les soldats se chargent de chanter (faux la plupart du temps) pour égayer leur séjour sur le front. Il s’agit de titres de 2003 et plutôt populaires, ne vous attendez même pas à les reconnaître si vous étiez pas dans la vibe à l’époque. Je n’ai pas grand chose à dire à propos des bruitages, parce que bon j’ai jamais entendu un M16 tirer pour de vrai, et vous ?

Je ne l’ai pas trop laissé transparaître dans mon texte mais j’ai regardé les épisodes à partir des DVDs from the UK. So, c’est tout dans la langue de Shakespeare, audio et sous-titres. Bon, je dirai plutôt dans un dérivé de la langue de Sharkespeare, car il faut avouer que ça n’y ressemble plus trop. Malgré le fait que la série soit passée sur la télé d’orange, il n’y a pas de coffret DVD français, donc les anglophobes sont mal sur ce coup là. Ça dénote encore une fois d’un manque d’intérêt des éditeurs mais en même temps si ça peut nous éviter des adaptations catastrophiques (cf les DVD français du Doctor Who)… Mais je m’égare. Il y a un gros paquet de jargon militaire dans la série et la plupart est expliqué dans le livret du coffret et c’est pas plus mal. Le livret est très agréable à regarder. En ce qui concerne les DVD en eux même les menus sont plutôt tristounets et un effort aurait pu être fait.

Generation Kill Platoon

J’ai beaucoup apprécié de regarder cette série. La série ne suit pas trop le schéma, Bang, bang, on va buter des méchants et on est les gentils et ne délivre pas un message si pro-américain et pro-militaire. C’est allé à l’encontre de ce à quoi je m’attendais et j’ai été agréablement surpris. J’ai enchainé les épisodes en deux soirées (alors que j’avais autre chose à faire). C’est donc une série que je conseille à condition que vous ne soyez pas anglophobes.

Note de dabYo: Vu que nous avons vu la série suite aux conseils d’illman, il faut quand même que je rajoute un petit quelque chose. La série, bien qu’américaine, est plutôt anti que pro. Elle fait surtout réfléchir à de nombreux moments, que ce soit en voyant ces marines balancés sans scrupule sous le feu ennemi pour une petite promotion, ou tout simplement la démesure de la guerre. Car notre bataillon ne va finalement avoir qu’un ou deux escarmouches dans toute sa progression sur le sol irakien, et la plupart du temps contre des soldats qui n’ont aucun armement. On est très proche de la série engagée contre la politique Bush, sans pour autant que cela devienne de la propagande. A de nombreuses reprises, le journaliste demande d’ailleurs ironiquement où sont les armes bactériologiques…


Battlestar Galactica est le remake par la chaîne Sci-Fi d’une série de quelques épisodes diffusée dans la fin des années 70 et racontant l’histoire d’un vaisseau, le Battlestar Galactica. Vous vous en doutez donc, il s’agit ici là de Science Fiction qui se passe dans les étoiles, très Space Opera, et qui méritait donc qu’on prenne le temps de la regarder. Le problème avec la Science Fiction dans le monde du cinéma, c’est que si les effets sont mal faits, les films ou séries qui la mettent en avant peuvent tout de suite s’avérer kitch et pathétique. Il manquerait plus que le scénario ne casse pas trois pattes à un scolopendre et vous obtenez une vraie daube. Synopsis.

Battlestar Galactica Saison 1

L’humanité a longtemps été en guerre contre les cylons, les robots qu’elle a créés et qui se sont rebellés contre elle. A cette époque, seul les Battlestars pouvaient rivaliser avec les ennemis, ces vaisseaux d’ancienne génération qui étaient dépourvus de réseau et qui donc ne pouvaient pas être contaminés par les virus ennemis. Et un jour, la guerre s’est arrêtée, et les cylons ont disparus de la galaxie. Bien entendu, la série commence donc à leur retour flamboyant, où ils vont se servir de l’affaiblissement militaire humain pour quasiment éradiquer toute leur race. Quasiment, car à bord du Battlestar Galactica ainsi qu’à celui de quelques vaisseaux civils rescapés, 54000 humains tentent de leur échapper et de perpétuer l’humanité.

Alors déjà, soyons direct : la série n’est pas kitch. Au contraire, les effets sont magnifiquement bien faits, que ce soit lors des batailles de vaisseaux spatiaux, ou bien les cylons tout simplement. Ces derniers sont majoritairement de deux types différents, les humanoïdes d’un côté, qui sont des copies de l’homme, et les centurions, des machines sans conscience qui ont de quoi vous glacer le sang. Toute la flore cylon, que l’on pourrait appeler unités dans un STR, est vraiment bien faite. Pas uniquement les centurions ou les humanoïdes, mais aussi leurs vaisseaux, leurs mœurs, leurs spécificités, etc.

Centurion Cylon Battlestar Galactica

Comme je l’ai dit, les cylons peuvent prendre forme humaine et c’est là une des clefs du scénario original et excellent de la série. Du fait de leur ressemblance avec les humains, ils peuvent ainsi se mêler à la foule et… faire partie des 54000 survivants ! C’est donc dans une ambiance très tendue que vont devoir survivre les humains, d’autant que certains sont cylons, mais sans le savoir. Les cylons à bord n’ont de toute façon rien à perdre : une fois tués, ils seront automatiquement téléchargés dans un nouveau corps. Car il n’existe que douze modèles de cylons différents, on peut donc aisément reconnaître un cylon dès lors qu’on a déjà vu l’apparence du modèle.

La série nous présente une pléthore de personnages auxquels on va très vite s’attacher. On les voit lutter pour la survie de leur espèce, où tout problème relève du danger de vie ou de mort. Où trouver des réserves d’eau dans la galaxie ? Comment s’approvisionner en carburant ? De nombreuses questions auxquelles il faudra trouver une réponse, tout en sachant qu’à n’importe quel instant les cylons peuvent débarquer pour attaquer la flotte des survivants. Soyons honnête, on ne peut pas dire que la série soit des plus réalistes sur ce point là, vu qu’il est rare qu’elle y revienne, comme si l’eau était approvisionnée entre les épisodes. Mais le fait même d’y avoir pensé et d’y consacrer un épisode est digne d’intérêt. Il en sera de même pour de nombreux problèmes que va subir la flotte, en illustrant par exemple les tensions politiques, etc.

La série utilise toutes les ficelles de la Science Fiction qu’a établi Asimov, et qu’a démocratisé Star Wars. Les sauts dans l’hyper-espace, les radars pour détecter les vaisseaux, les batailles entre petits vaisseaux, les batailles entre plus gros vaisseaux, les plans stratégiques, on a droit à du Space Opera de grande envergure, mené à chaque fois par de forte tête et des personnages charismatiques. C’est vraiment très agréable à regarder, on en prend plein les yeux et on en redemande.

Battlestar Galactica Saison 2

A cela il faut ajouter cependant un côté très religieux qui peut paraître assez étonnant dans une œuvre de Science Fiction. Car généralement, la religion est utilisée dans le genre pour montrer à quel point l’obscurantisme a nui à la civilisation du futur. Ici c’est l’inverse, la religion est utilisée, mais elle est en plus justifiée… et réelle ! C’est assez déroutant et difficile à expliquer, mais ça donne à cette série futuriste un aspect mystique qui est plutôt agréable. Le seul point noir pourrait être son côté immoral, car il faut avouer que de nombreuses atrocités sont présentées sans jamais de réelle condamnation. Les cylons font d’affreuses choses, assez déroutantes, dégoutantes, mais les humains tout autant. Il n’y a quasiment plus réellement de bon côté, bien qu’on soit forcement enclin à supporter l’humanité.

Gaius Baltar de Battlestar Galactica

Gaius Baltar

La première saison de la série se compose d’une douzaine d’épisodes, et constitue un quasi sans faute. Il n’y a aucun épisode en trop, et des épisodes tout bonnement géniaux. On pensera notamment au docteur Gaius Baltar, joué par James Callis, qui représente à lui seul l’un des plus gros points forts de la série.

Du moins de mon point de vue, mes congénères mâles seront sûrement plus intéressés par deux des cylons féminins, Tricia Helfer et Grace Park, qui en plus d’avoir en commun le fait de jouer dans la série, semblent être souvent prises en photo pour des magasins pour homme. Ouais, j’ai trouvé ces photos en cherchant des images pour l’article.

Du coup, grâce entre autres à ces charmes, la série a très vite eu un succès fulgurant, et Sci-Fi a décidé de faire un peu trop de zèle pour la seconde, qui compte une vingtaine d’épisodes, il est juste dommage que certain fassent beaucoup trop remplissage, un peu trop hors sujet. Ils ne sont pas mauvais, mais on ne retrouve pas la même fougue qu’au début de la saison, qui est excellent, ni la même fougue qu’à la fin de la saison, qui est encore plus qu’excellent.

Car il faut le dire tout de suite, après une première saison excellente, une seconde plutôt bonne, la troisième que nous sommes actuellement entrain de voir est encore plus prenante. A n’en pas douter que Battlestar Galactica qui s’est terminée il y a quelques mois déjà soit la série de Science Fiction qu’il faille voir. Si ce n’est pas encore le cas, il est encore temps de le faire ! Dommage que le doublage français soit si mauvais…


Savez-vous ce qu’il y a de pire que d’avoir écrit Twilight ? Enfin, sans prendre en compte le côté pécunier bien entendu. Non ? Moi si : c’est d’avoir écrit quelque chose de très proche de Twilight, de mieux que Twilight, avant Twilight, de n’avoir eu aucun succès à l’époque, puis d’être réédité un peu après l’apogée de Twilight par des éditeurs désireux de surfer sur la vague. Du coup, en plus d’être frustré de ne pas avoir eu le succès de la série de Stephenie Meyer, L.J. Smith se voit taxer de plagieur par les personnes qui ne connaissaient pas son œuvre et passe pour un profiteur de première. C’est la première pensée qui m’est venue en voyant son livre sur les étalages, et ce sera aussi ce que penseront les gens qui verront le pilote de la série télévisée qui est tirée de ses romans : The Vampire Diaries. Synospsis ?

The Vampire Diaries

Elena Gilbert est une jeune étudiante de la ville de Mystic Falls, qui a eu le malheur de perdre ses parents dans un accident de voiture quelques mois avant que nous la retrouvions. Pas au meilleur de son moral, elle se promet via son journal intime de faire bonne figure pour la rentrée et de tirer un trait sur les mois de cauchemar qu’elle vient de traverser. Et à votre avis qui y a-t-il de mieux pour partir du bon pied ? Et bien, un trop beau gosse vampire qui vient tout juste d’arriver dans votre fac ! Un vrai de vrai, qui utilise ses pouvoirs pour leurrer la secrétaire qui l’inscrit, toussa toussa. Son beau nom ? Stefan ! Bien entendu, Elena ne s’en doute pas le moins du monde, et le fait qu’il apparaisse toujours sans s’annoncer ne fait qu’augmenter son charme ravageur, auquel toutes les filles succombent.

Stefan de The Vampire Diaries

Et voilà l'Edward killer !!! Ou pas.

Comme vous le voyez, quand je vous ai dit que ça ressemblait à Twilight, je ne mentais pas. Et ce n’est pas les producteurs de la série qui ont voulu me donner tort, car pour pousser la ressemblance à l’extrême, ils ont décidé de faire dans la même médiocrité que le film Twilight. Voir pire. Tout d’abord, parlons du choix des acteurs. Paul Wesley, celui qui incarne le beau gosse ravageur donc, n’a beau pas briller au soleil, il n’en est pas pour autant meilleur que machin. Pire, il est moins beau. Du coup, ça la fou mal, surtout qu’on ne peut pas dire que c’est par l’intelligence de son personnage que l’acteur va pouvoir faire parler de lui. Les phrases qu’il débite sont aussi creuses que celle d’Edward, et on a du mal à le regarder sans avoir envie de le baffer.

L’héroïne, jouée par Nina Dobrey, quant à elle donne l’impression de sortir tout droit de Beverly Hills. Nan, elle n’a pas une énorme poitrine dans un décolleté à moitié entre-ouvert, c’est juste qu’elle donne l’impression d’être passé par dix lifting avant de se maquiller à la truelle. Ok, je suis vraiment méchant, c’est pas si pire, mais si les producteurs ont voulu donner un aspect réaliste à leurs étudiants, c’est carrément raté. Sans parler de la sois disant tristesse du personnage. Je passerai bien entendu sur le petit frère qui se drogue, dont l’émotivité de cuillère risque d’en émouvoir plus d’une.

Mais bon, pour faire une bonne série, il n’y a pas que les personnages et les acteurs. La façon de filmer, le scénario, tout ceci est très important. Manque de pot, c’est presque pire que les acteurs à ce niveau. Les producteurs ont décidé que pour rendre une série branchée, il fallait lui foutre de la musique branchée. A longueur de temps. Du coup, dès que les personnages ne parlent pas, on se tape du Greenday, du Placebo, super fort et avec les paroles supra-dramatiques qu’on connaît à ces groupes. Dès que les personnages parlent, la musique baisse d’un ton pour qu’ils puissent s’entendre, et qu’on puisse admirer leurs dialogues. « oh tu es venu », « oui », « … » et la musique redémarre en boucle !

Damon de The Vampire Diaries

En voyant cette image, vous vous demandez si Diaries est un faux ami ou pas ? Moi aussi.

Côté scénario, c’est tout aussi prometteur. Je prédis déjà que le gentil vampire va se faire avoir par le méchant vampire, que les gens vont penser que c’est lui qui est à l’origine de tous les crimes, et que Elena va tomber dans les bras du méchant. Ah oui par-ce-qu’il y a un méchant super sexy qui veut embêter le héros. Vous vous doutes déjà que le méchant est son pè… frère, et qu’il veut lui en faire baver et s’amuser avec les humains.

Bref, ce n’était que le pilote de la série, il est encore temps pour The Vampire Diaries de se rattraper. Et vous sinon, ça vous tente ce genre de série ?


Minuit le Soir, saison 1, de Podz

aka oni dans Films, Séries le 31 août 2009, avec 3 commentaires

Depuis quelques temps, passe sur France 2 une nouvelle série télévisée: Minuit le Soir. Vu qu’elle passe en troisième partie de soirée, il est probable que vous n’en ayez pas entendu parler. D’autant qu’il ne s’agit pas d’une énième superproduction américaine, mais d’une série télévisée canadienne. Elle a été diffusée là-bas entre 2005 et 2007 et n’est apparue sur nos chaînes hertziennes que depuis début Juillet. Elle se compose de trois saisons d’une douzaine d’épisodes chacune.

Minuit le Soir

L’histoire de la série est celle de trois amis, videurs de bars : Louis, Marc, et Gaëtan. Tous trois sont de la « vieille école », en d’autres termes, ils n’hésitent pas à recourir à des méthodes discutables pour garder le bar en paix. Ils adorent leur job et le font bien. Mais comme toute chose a une fin et qu’il faut bien une intrigue à la série, leur vieux patron vend le bar à une jeune entrepreneuse, Fanny. Celle-ci entend bien changer les choses, à commencer par le nom du bar, et les videurs aussi, en passant. Pour elle, ce sont des dinosaures de l’ancienne école, violents et incultes, qui n’ont pas leur place dans la nouvelle atmosphère résolument moderne de son bar. Dès lors, comme vous vous en doutez, Marc et ses collègues vont tenter de retrouver leur job, animés par la passion qu’ils en ont. Ce n’est pas du spoil de vous dire qu’ils le récupèrent, car cela se fait en un ou deux épisodes. La plus grande partie de la saison est à la fois la présentation des personnages et leurs efforts pour s’adapter à leur nouvel environnement.

À partir de ce synopsis pas particulièrement riche en rebondissements, la série introduit des personnages très complexes, au background vraiment fouillé. Il y a Marc, le plus jeune, un peu trop seul, qui voit un psy-homme de ménage, occasion pour des scènes décalées ; Louis, un peu trop gros, un peu trop simplet, qui ne peut s’engager dans des relations pour certaines raisons que je ne vous dévoilerai pas ; Gaëtan, un peu trop vieux, analphabète ; et Fanny, dont l’émancipation est entravée par sa famille étouffante. Tout ce monde gravite autour du bar, la nuit, où les nouveaux videurs engagés par Fanny, jeunots arrogants et trop bien faits, drogués et méprisants, accentuent le contraste entre les « anciens » et le nouveau monde auquel ils doivent s’adapter, ce à quoi vient s’ajouter un début d’histoire entre Marc et Fanny. Les personnages sont donc un point fort de la série, et particulièrement bien joués, aucun acteur n’étant à contre-courant.

L’autre point fort de la série est la musique. Le thème du générique, qui revient lors de longues séquences sans dialogues ni bruit d’ambiance, est extrêmement accrocheur et bien adapté à l’atmosphère assez sombre de la série, puisqu’elle se déroule majoritairement la nuit, métier de videur oblige. Les scènes sont toutes bien tournées, en particulier les séquences dont je viens de parler. Enfin, une certaine ironie, un humour un peu grinçant, se mêlent à certaines scènes, tandis que ce sont le désespoir et une lassitude un peu écœurée qui teintent les autres.

Série Minuit le Soir

La série est canadienne, et à l’origine était donc entièrement tournée en canadien. Cependant, France 2 a insisté pour que la série soit entièrement doublée en français. Franchement, vu l’heure de passage de la série, c’est un peu ridicule, d’autant que j’ai lu que la série perdait beaucoup, vu que l’argot canadien et certaines expressions sont passées à la trappe. Néanmoins, si je ne l’avais pas su, je ne l’aurais pas remarqué, car la série est très bien doublée, et ça mérite d’être signalé.

La série passant les dimanche soir, à minuit (qu’ils sont amusants à France Télévision…), il faut tout de même le vouloir pour le regarder. Cependant, je ne peux que vous conseiller d’être fatigué le lundi matin, parce que cette série vaut vraiment le coup. Au passage, elle a été récompensée de 17 prix gémeaux (récompenses canadiennes), entre autres, ce qui est plutôt honorable.


The Big Bang Theory, Saisons 1 et 2

Serafina dans Films, Séries le 14 juin 2009, avec 12 commentaires

Moi et les séries américaines, c’est un love/hate permanent, au grand damn de dabYo. Ca veut dire en pratique, que par moment, je vais en mater 13 à la douzaine, et puis je vais rien regarder pendant des mois et des mois. J’étais en plein dans cette traversée du désert audiovisuel quand Richard et Sylvain m’ont parlé de The Big Bang Theory. Parce que je parlais de la théorie des cordes à propos d’une pendaison. Bref, ne cherchez pas, il n’y a pas de rapport, mais ça a suffit à aiguiser ma curiosité. J’ai récupéré les épisodes lors d’une réunion pour mon projet de fin d’année, et pouf c’était parti.

The big bang Theory

Alors The Big Bang Theory c’est quoi ? Déjà on en parlera sous le nom de BBT parce que c’est relativement long. Il s’agit d’une série faite par des geeks pour des geeks, mais tout aussi accessible aux personnes normales et saintes d’esprit. La série a été crée par Chuck Lorre et Bill Prady, comporte actuellement deux saisons d’une vingtaine d’épisodes d’une vingtaine de minutes. Oui car c’est une sitcom, avec les désagréments qu’on connait, notamment les rires pré-enregistrés. Ca m’a énormément gênée pendant les deux premiers épisodes, et puis je m’y suis faite. C’est une question d’habitude, mais je comprendrais tout à fait que cela vous insupporte.

Nous sommes à Pasadéna, Californie. Sheldon et Leonard sont colocataires et accessoirement docteurs en physique. J’oubliais, ils sont aussi « socialement inaptes » et parfaitement geek (ou même nerd). Ils fréquentent deux autres geeks Raj, un indien qui ne peut pas parler au femmes sauf si il est saoul, et Howard un juif vivant chez sa mère et en cruel manque sexuel. Les quatre occupent leurs soirées en passant au comic book store, ou en jouant à Halo jusqu’au bout de la nuit… Jusqu’à ce que Penny, une jolie blonde, vienne s’installer dans l’appartement en face de chez Leonard et Sheldon.

Voilà le décor est planté, nous pouvons bien évidemment d’ores et déjà déduire moults rebondissements, quiproquos et situations hilarantes. L’humour est évidemment très présent, c’est une série comique. Bien que certaines blagues soient exclusivement réservées aux geeks ou aux physiciens, c’est quand même très accessible et vous ne vous sentirez pas largués si vous ne connaissez rien à la physique quantique.

The big bang theory

Bien sur les personnages peuvent paraitre très caricaturés (bien que personnellement, je vois très bien une de mes connaissances être aussi pire que certains personnages). Mais ils sont tous haut en couleurs, et juste hilarants. Chacun a son chouchou, mais ma préférence va à Howard le juif totalement frustré sexuellement et près à tout pour un rancard, suivit de près par Sheldon, l’incarnation parfaite du « Socialement inapte ». Sheldon est maniaque, compulsif, totalement ignorant des conventions sociales. Sur wiki on dit même qu’il pourrait être un exemple parfait de syndrome d’asperger (eh, souvenez vous en, on disait la même chose de Lisbeth Salander de Millénium, à la différence que Sheldon est un geek et non une punkette agressive).

Cette galerie de personnage passe très bien, malgré les énormes exagérations. Le pire c’est qu’ils ne sonnent même pas faux. Il n’empêche que du coup le sujet est vaste et on voit petit à petit les personnages évoluer, tout en restant aussi tordus évidemment.

Après il faut aimer l’humour et si vous n’accrochez pas aux premiers épisodes, c’est pas la peine de continuer. A noter cependant que j’ai trouvé la fin de cette premiere saison un peu moins bonne que le début. D’un autre coté les derniers épisodes ont patit de la grève des scénaristes, alors il est possible que cela soit l’explication. De plus comme dans toute série du genre, quand les histoires de coeurs prennent le pas sur l’humour ce n’est plus aussi marrant.

Heureusement, malgré un début douloureux et relativement « bof », la deuxième saison dans sa deuxième moitié renoue avec l’humour du début. Une très bonne série donc, diffusée en France sur TPS Star. Ah j’oubliai, en plus le générique est totalement génial.


Dexter, Saison 1

dabYo dans Films, Séries le 25 novembre 2008, avec 6 commentaires

Dexter était une série sous les projecteurs suite à sa diffusion sur les ondes hertziennes il y a de ça quelques années. C’est la première saison que nous venons tout juste de finir, nous l’avions débutée il y a plus d’un an et demi désormais, mais les voix françaises, que nous trouvions horribles, nous avaient fait arrêter. Puis, comme vous le savez, Seraf’ a eu entre ses mains le livre dont est tiré la série, Ce Cher Dexter. Nous nous devions donc forcément de finir la série. Et on a vraiment eu une mauvaise idée le jour où nous l’avions rangée dans notre pile de série-dont-nous-ne-verrons-pas-la-fin.

Dexter Saison 1

Pour le synospis, je vous invite à lire la critique de Ce Cher Dexter, afin d’éviter la redite. Il faut l’avouer, il est très dûr de trouver des défauts à cette série. L’acteur principal, Michael C. Hall, qui joue Dexter, est tout simplement génial dans son rôle de type banal qui ne réagit à rien, serial-killer à ses heures perdues. Les mimiques qu’il nous offre pendant les douze épisodes de la série sont tout bonnement excellentes, et le personnage nous devient très vite très proche. Tout comme Dr House, cette série ne repose que sur son personnage, et j’avoue que les autres ne sont pas très attachants.

On s’interroge bien sûr sur l’avenir de certains, on s’inquiète quelque peu sur le sort des autres. Mais rien de comparable avec l’affection grandissante que l’on peut éprouver pour Dexter. Malgré le thème, qui rappelons le, est très sanglant, la série ne va pas dans la surenchère de violence. Bon, c’est sûr, vous aurez forcément votre lot de moignons humains et de litres d’hémoglobine, mais à aucun moment la série ne joue son numéro sur cette corde là. Si c’est de la violence que vous recherchez, vous risquez de vous ennuyer ferme. Dexter est une de ces séries où il ne se passe quasiment rien, mais ce petit rien est assez grand pour en faire une atmosphère à la fois oppressant, et à la fois rassurant.

Dexter

Le ton de la série est constamment allégé par l’humour et le côté cocasse des réactions que peut avoir Dexter face aux péripéties habituelles dans la vie. Ses commentaires, en voix off, peuvent choquer au début, mais deviennent une quasi drogue du moment que l’on s’y est habitué. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il est si dommage que la voix française de Dexter ne colle pas au personnage. L’entendre parler d’injection d’insuline avec une voix d’ange ne colle pas du tout. Certes, si il possédait une voix de méchant, celle ci ne collerait pas plus. Pour un bon Dexter, il faut que sa voix soit l’équivalent de lui même: monocorde, sans émotion, sans intonation, ni aigüe, ni grâve. Bref, rien. Et c’est exactement celle qu’il possède dans la version originale !

Que dire d’autre ? Que la série finit sur un super suspens, que des moments sont tellement frustrants qu’ils vous poussent à voir la suite ? Baah, je ne sais pas ! Regardez la, on verra plus tard. En fait, la question finale serait plutôt: quand allons nous regarder la saison 2 ? Car il semblerait que malgré la leçon que la première saison nous ait donné, Seraf’ a encore décidé de mettre la série au placard ! Help !