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Après une première saison plutôt réussie, surtout sur la fin, nous avons tout de suite voulu refaire confiance à Matthew Weiner pour une seconde saison de sa série Mad Men. Il faut dire que cette dernière qui rappelons le, se passe dans le milieu publicitaire des années 60, était vraiment devenue addictive sur ses derniers épisodes. Mais la magie opère-t’elle toujours ? Que va bien pouvoir donner ces destins qui montrent un bouillonnement social sur le point d’exploser aux États-Unis ? Synopsis.

Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Don Draper est toujours directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York, dans les années 60. Par des évènements pas forcément heureux, il a pu monter dans la hiérarchie et fait désormais parti des associés. Ce qui ramène quelques responsabilités supplémentaires. Pete Campbell et Peggy Olson, nouveaux dans l’entreprise à la saison précédente ont réussi à la force des bras à commencer à s’y faire une place. Mais Peggy se heurte souvent au même problème: c’est une femme.

On l’avait pressenti à la fin de la première saison, les éléments avaient été soigneusement mis en place: cette deuxième saison de Mad Men compte bien attaquer la place de la femme dans la société des années 60. Au plutôt, si elle nous avait fait revivre leur place jusqu’à présent, c’est le début de la révolution que nous allons pouvoir suivre. Peu à peu, on sent que le sexisme ambiant ne pourra pas continuer, reste à voir comment le tout va exploser.

Sur ce point là, la série de Matthew Weiner a encore une fois un côté vraiment très intéressant. Je dois l’avouer, en tant que grand inculte, ce n’est pas une période que je connaissais en détails. Certes, je sais qu’il y a eu de grands mouvements féministes, mais nous autres qui avons toujours vécu avec ses résultats nous rendons moins compte du combat que cela a été. Il est vraiment intéressant de « revivre » ce passage. Alors certes, il s’agit d’un milieu particulier, d’une reconstitution biaisée, pas forcément historiquement complètement exacte. Il n’empêche, c’est un sacré atout.

Cast de Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Et cette seconde saison n’en manque pas. Contrairement à ses débuts difficile, cette fois Mad Men part tout de suite au quart de tour. Son scénario est bien ficelé et vraiment très prenant. Les personnages secondaires, quelque peu délaissés ne le sont plus, et on suit réellement leur évolution cette fois-ci. Si l’effet de surprise de l’environnement n’a plus lieu, la série peut compter en échange sur des personnages aux caractères bien différents, reconnaissables, crédibles ainsi qu’à une trame à rebondissements bien dosés.

Don Draper, notre héros, s’il partage quelque peu le fardeau et le porte moins sur ses seules épaules, reste égal à lui même: charismatique à souhait. Et là, Matthew Weiner décide de nous faire un petit cadeau, et nous offre quelques portes ouvertes sur son passé. Celui que nous désirions tant découvrir précédemment. Le cadeau est à la hauteur, et si on peut regretter de ne plus avoir à l’attendre pour la suite, on ne peut que constater que l’histoire est cohérente.

Le casting de cette seconde série n’a quasiment pas changé d’un poil. Et ses acteurs restent bon. Christina Hendricks, la secrétaire rousse et pulpeuse est un peu moins présente, laissant aux conquêtes de Don et à sa femme jouée par January Jones le soin d’obtenir les suffrages du public. Cette dernière s’en sort d’ailleurs très bien, et nous fournit une transition très bien jouée. Petite mention à John Slattery qui joue parfaitement on rôle.

Don et Betty Drapper dans Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Notons tout de même que le coffret DVD contient de nombreux documentaire non seulement sur l’habillage de l’époque, mais surtout sur la révolution sexuelle et l’égalité des droits pour les femmes.

Vous l’aurez compris, la Saison 2 de Mad Men est pour moi une réussite. Elle va plus loin que la première, et confirme que c’est une série à voir. Entre son côté addictif et ses bénéfices pour votre culture générale, je ne vois pas raison de la bouder et de ne pas y aller. Puisqu’on vous dit que c’est bien !


Game Of Thrones, Saison 1, de HBO

dabYo dans Films, Séries le 5 juillet 2011, avec 11 commentaires

Que l’attente fut longue pour voir enfin sur nos écrans l’adaptation du Trône de Fer de Georges R.R. Martin par HBO ! Annoncée en 2009, réellement révélé il y a quelques mois avec le casting définitif mais surtout son nom définitif: Game Of Thrones. Une façon de se démarquer de la série des bouquins, connue en langue originale sous le nom de A Song of Fire and Ice. Si vous ne le savez toujours pas, nous sommes de fervents défenseurs de cette série, dont les tomes trustent les premières places du podium de la Fantasy depuis que nous les avons lus. Nous étions donc impatients, excités mais aussi inquiets par l’arrivée de la série sur le petit écran: l’adaptation serait-elle réussite ? Allait-elle être fidèle ? Serait-elle à la hauteur ? Synopsis.

Game Of Thrones

Robert Barathéon règne depuis bientôt vingt ans sur les terres de Westeros au nom de sa maison, celle du Cerf. Le Trône de Fer, arraché de force au Roi Fou avec son ami Ned Stark l’a empatté. Les armes ont été remplacées par le vin et la bonne chaire, tant et si bien qu’il n’est même plus en état d’entrer dans son ancienne armure. Aussi, quand Jon Arryn, la dévouée Main du Roi, meurt subitement de maladie, il ne voit d’autre solution que de retourner voir son vieil ami du nord pour lui proposer de le remplacer et de rejoindre la cour, lui et ses filles.

Faire un synopsis de la série Game Of Thrones est une tâche difficile tant son histoire est vaste et complexe. En parler l’est aussi, d’autant plus lorsqu’on est déjà conquis par le scénario proposé par la série de bouquins. Mais soit, tâchons tout de même de vous en donner un avant goût. Il s’agit ici d’une histoire aux points de vue multiples, car nous allons suivre le destin de nombreux personnages qui évoluent assez souvent dans des endroits différents. Bien entendu, chacun de ses personnages sont liés, si les destins sont multiples ils se retrouvent tous dans la trame générale que prend la série. Reste à nous autres spectateurs de découvrir comment leur situation va évoluer, et s’ils feront partie de ceux qui en tireront profit ou non.

Daenerys dans Game Of Thrones

Bien qu'elle soit dans un univers totalement externe, il est aisé de comprendre les liens de Daenerys avec l'histoire

Comme dans les bouquins, nous allons donc suivre les personnages, l’évolution de leur propre histoire, au bout à bout. Heureusement, ces changements sont ici beaucoup plus fluides qu’à l’écrit, on ne sera pas frustré de quitter un personnage pour un autre. Le plus dur étant principalement pour le spectateur d’arriver à engranger les très nombreuses informations, personnages, que comporte la série. Il est même probable qu’une seconde visualisation de cette première saison vous permette par la suite de découvrir des choses que vous n’aviez pas saisi, des indices, des « mais bien sûr c’était évident ! ». Mais qu’à cela ne tienne, pour nous autres lecteurs, c’est un des gros points forts de la série.

Car les néophytes apprécieront la découverte d’une série complexe, et les fans d’une adaptation plutôt fidèle. Car Game Of Thrones, à l’opposée d’un True Blood, est très proche du Trône de Fer. Certes, les fans hardcore crieront à quelques scandales, mais ce n’est pas notre cas. Les personnages ont été vieillis de nombreuses années, sans doute pour éviter que les gens pensent à de la « pédophilie », la série étant très réaliste par rapport aux mœurs du Moyen Age, les personnages pouvaient être très jeunes. De même, cette première saison va piocher dans des scènes ultérieures, avec des éléments qu’on apprendrait normalement que plus tard.

Jaime Lannister dans Game Of Thrones

Jaime Lannister est insupportable, et on aime ça

Mais qu’à cela ne tienne, l’ambiance est respectée, l’histoire aussi, la qualité aussi. Malheureusement, il faut avouer que si c’est une très bonne série, elle n’atteint pas pour autant la qualité des romans. Cela ne veut bien entendu pas dire qu’elle est mauvaise, loin s’en faut. Tous les ingrédients sont là pour vous faire passer un très agréable moment devant votre petit écran. Les cliff-hanger sont bien menés, le rythme de la série est plutôt très bon: malgré l’étendue de l’univers, il n’y aura qu’un ou deux petits passages à vide.

Si pour le spectacle ce changement pour le rythme est vraiment agréable, il faut tout de même avouer que côté réalisme et crédibilité, la série en prend un petit coup. En effet, cette première saison s’étale normalement sur près d’un an, ce qui n’est pas du tout ressenti par le spectateur. Il y a certes des choses qui nous le montre, avec par exemple des évocations de temps, mais jamais concrètement. C’est d’autant plus piège qu’à Westeros, l’été est permanent. Impossible de faire apparaître de la neige pour montrer un changement de saison. La série n’aurait cependant pas pêché à avoir quelques indicateurs textes. Dommage.

Jon Snow dans Game Of Thrones

Il a beau faire froid sur les murs, le souffle des personnages reste transparent...

Cette qualité n’est bien entendu pas dû qu’au seul fait d’un scénario réussi. La mise en scène et le jeu des acteurs y joue pour beaucoup. Certains personnages sont vraiment excellents, dans les romans mais aussi dans la série. Peter Dinklage qui joue le rôle du nain Tyrion excelle dans son personnage. On était au tout début plutôt perplexe, le trouvant peut être trop beau par rapport à l’image que l’on s’en faisait: loin s’en faut, il est tout simplement parfait. Sean Bean qui joue le rôle du loyal Stark est lui aussi très bon. On aura peut être quelques regrets, notamment concernant Michelle Fairley dans son rôle de Catelyn Stark, qui après 10 épisodes, ne me convient toujours pas. D’un autre côté, je n’aimais pas son rôle dans les livres, ceci explique peut être cela. Elle joue correctement son rôle, cela dit.

Et que dire des personnages secondaires que l’on entrevoie à peine dans les bouquins, ils deviennent ici très utiles et permettent d’étendre l’univers de façon très intelligente. Que ce soit lorsque Bran récite sa leçon en citant les devises des différentes familles, ou lorsque Sansa révise son protocole. Cela va nous permettre de prendre en affection certains personnages, et ce de façon aisé, alors qu’ils étaient déjà si nombreux !

Game Of Thrones

Aux abonnés absent de cette saison: la Guerre. On en entend parler, on ne la voit jamais. Manque de moyens ? Quel dommage !

La première saison est très riches en rebondissements et en scènes exceptionnelles. Malheureusement, si elle conviendra sans doute aux néophytes, certaines scènes ont grandement perdue en intensité une fois adaptées. On a bien sûr des moments exceptionnels, comme celle du banquet des bannerets, ou encore de l’introduction du personnage de Tywin Lannister. Mais la fin de saison, et notamment son dernier épisode qui possède un très grand nombre de scènes superbes dans le bouquin laisse une sensation de trop peu. Une petite ombre au tableau, à laquelle il faudrait rajouter la qualité de certains effets spéciaux sur les derniers épisodes, donnant une petite impression de papier mâché qu’on espère ne plus voir pour la seconde saison.

Mais cela fait vraiment peu de points noirs pour une série qu’on attendait autant ici. Game Of Thrones de HBO est un série qui ravivera à la fois les amateurs de Fantasy, les fans du Trône de Fer, et les autres. Car avec sa construction intelligente, son côté addictif et une réalisation de qualité, elle a tout pour convaincre. On attend déjà avec impatience l’arrivée de la Saison 2, d’ores et déjà en production. Une série à voir, à des années lumières de l’adaptation de L’épée de Vérité ou encore de la récente Camelot.


L’année dernière à une époque plus ou moins similaire, Serafina vous présentait la première saison de Glee, une série haute en couleurs qui nous permettait de suivre un club de chorale dans un lycée américain. La série a connu un énorme succès très rapidement, et on peut dire que ce dernier était vraiment mérité. Les acteurs étaient bons, leur chant excellent, la mise en scène aussi et le tout était vraiment très drôle. C’est donc avec enthousiasme que nous avons signé pour une seconde saison. Soufflet ou consécration ? Synopsis.

Glee, Saison 2, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Will Shuester est toujours prof d’espagnol et responsable du club de la chorale du McKinley High School. Malgré les performances honorables du club l’année dernière, ses membres n’ont toujours pas réussi à se faire une place au sein de leur école. Toujours considérés comme des ratés, toujours victimes de harcèlement, il est de moins en moins évident pour eux de continuer à vivre leur passion. Heureusement, ils ont découvert qu’ils étaient un groupe soudé, et se serre les coudes pour traverser l’adversité.

Quand on réussit son premier essai, c’est souvent le deuxième qui s’avère être le plus dur. Ça marche pour la musique, ça marche aussi pour les séries. Alors qu’Heroes avait conquis le monde entier, il a suffit de quelques épisodes de la deuxième saison pour en faire un véritable soufflet. De même, après une excellente première saison, la seconde de Lost nous a laissé plus que perplexe, tant et si bien que ça doit faire un an que nous l’avons commencé. Les exemples sont nombreux, et je pense par exemple à la seconde saison de The Big Bang Theory. Mais l’avantage qu’a cette dernière et Glee sur les deux précédents exemples, c’est qu’on est ici dans l’humour et la comédie, et que bizarrement, on n’abandonne pas ces séries tout de suite.

Vous l’aurez compris, cette deuxième saison de Glee a été une véritable déception pour nous. D’autant plus que la première était vraiment excellente. Mais voilà, pour cette seconde saison, les auteurs avaient à renouveler le tout et surtout l’intérêt. Impossible sinon de tenir pour une seconde session sans passer par les mêmes petites histoires. Le truc, c’est qu’ils ne vont ni oser se renouveler complètement, ni rester dans le même schéma. Il y a alors une réelle sensation d’inachevé qui va rendre le tout… épileptique et incohérent.

Glee, Saison 2, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

L’exemple le plus flagrant est la destruction complète de tout l’intérêt du méchant de l’histoire, Sue Sylvester. Véritable mur porteur de la série, il était évident que le personnage avait à évoluer pour garder son intérêt. Ou alors, perdre en intensité et n’apparaître que de temps en temps, sorte de guest star. Le problème majeur étant qu’ils ont décidé de le faire évoluer… un épisode sur deux. Du coup, le personnage devient de plus en plus incohérent au fur et à mesure de la saison. Ses réactions sont incompréhensibles, sans pour autant donner l’impression que le personnage soit victime d’un dédoublement de personnalité. C’est vraiment problématique, car on ne sait jamais si le personnage est sincère, ou s’il ne l’est pas. On pense qu’il ne l’est pas lorsqu’il tombe dans le pathos, alors qu’en fait il l’était vraiment. De nombreuses scènes supposées émotionnelles provoquent alors une incompréhension et un ennuie assez fort.

Et des passages pathétiques, cette saison va en avoir de très nombreux. La plupart vont d’ailleurs passer complètement à côté du coche et rarement faire mouche. A vraie dire, je ne me rappelle même pas qu’un seul ait réussi à m’émouvoir, tant leur répétitivité est assommante. Souvent, ils sont victimes des mêmes problèmes : le personnage n’était pas assez bien travaillé pour émouvoir et toucher le spectateur, et on se retrouve à être complètement insensible à ses malheurs. Ou alors, on a déjà eu le même schéma dans la saison précédente, voir quelques épisodes plus tôt. C’est par exemple ce que l’on va vivre avec la plupart des petites histoires liées au personnage de Kurt, l’homosexuel de la bande. Certes, cela doit parler à certaines personnes, mais j’avoue que cela m’a laissé perplexe. Le problème, peut être un peu trop important par rapport à ceux des autres personnages va réussir à saturer et nous lasser. Dommage, car ce personnage était aussi une grande force de la première saison.

Britney Spears dans Glee Saison 2Un autre mauvais point vient du choix des morceaux qui seront chantés. Si il y a toujours un large panel de vieux morceaux, de classiques, il semblerait que la production et/ou les majors voient en Glee un excellent moyen de promouvoir leurs dernières sorties. On va ainsi se retrouver avec des épisodes où, comme par hasard, les morceaux chantés sont exactement ceux qui viennent ou qui sont sur le point de sortir. On se retrouve alors avec des titres à la qualité assez douteuse ou dont la légitimité est discutable, que ce soit Rebecca Black, le dernier single de Lady GaGa ou celui encore plus improbable de My Chemical Romance.

Bien entendu, tout n’est pas à jeter dans cette deuxième saison. On a de véritables perles, des moments dont on se rappellera. Certains nouveaux personnages, ou plutôt une nouvelle, sont très bien intégrés à la série et colle parfaitement à l’ambiance du début de Glee. Ça provoque du quiproquo, des jeux de scènes et des passages vraiment comiques.

Malheureusement, les points positifs sont vraiment rares et il devient difficile d’être optimiste pour la suite de Glee. Espérons juste qu’ils sachent redresser le cap pour la troisième saison. C’est dommage de passer d’une série totalement jouissive à une pour laquelle il faut se forcer de regarder la fin en si peu de temps. Rendez-vous l’année prochaine.


Life on Mars de Matthew Graham

illman dans Films, Séries le 8 juin 2011, avec 7 commentaires

Life on Mars est une série de la BBC diffusée en 2006 sur les ondes britanniques. J’avais entendu parlé de cette série en me disant que je devrais bien y jeter un coup d’œil un jour. Un dimanche où je m’ennuyais, j’ai décidé de testé la VOD Canalplay sur ma Xbox, et je suis tombé sur un pack des deux premiers épisodes pour 2€99. J’ai testé et je n’ai pas regretté, à peine le second épisode du pack entamé que je commandais déjà l’intégrale sur Amazon. Quid donc de cette série ?

Life on Mars de Matthew Graham

Sam Tyler est commissaire principal en 2006 à Manchester. Alors qu’il enquête sur un serial killer, sa petite amie et collègue, Maya se fait enlever par ce dernier alors qu’elle était parti enquêter seule. Pendant qu’il se morfond au bord de la route, il se fait renverser par un chauffard. Il se relève pour s’apercevoir qu’il se trouve dans un endroit étrange et sapé avec un col pelle à tarte, il est en 1973. Est-il mort, dans le coma, dans le passé ou tout simplement fou ?

J’avoue vu comme ça le synopsis fait un peu bidon mais ce serait sous estimé les scénaristes de la BBC. Ils vont s’évertuer au fil des histoires à décrire les années 70 à Manchester et on s’y croit. L’ambiance est très importante et sert l’histoire, vous imaginerez facilement le clash entre les cultures policières et sociales, Sam passe pour un marginal et un illuminé en voulant continuer à travailler comme en 2006. Les thèmes abordés sont aussi assez larges, les femmes et les noirs dans la police, par exemple, très mal acceptés et pour qui Sam se battra. L’émergence du hooliganisme, la boxe truquée, ou l’apparition de nouvelles drogues et de leurs réseaux quasi industriels tiendront aussi en haleine toute l’équipe d’enquêteurs.

Life on Mars de Matthew Graham

Car on suit tout un département de police de Manchester dirigé d’une main de fer par le DCI Gene Hunt, incarné à l’écran par Philip Glenister. Difficile à cerner, il fait parti de la trinité des personnages principaux, on va l’aimer, le détester, le comprendre et voir ses travers. Pour moi, il vole la vedette à Sam Tyler, son subordonné, joué par John Simm qui a aussi été Le maitre dans Dr Who. Son arrivée dans le passé ne l’a pas arrangé, il entend des voix, a des hallucinations et ne sait plus où se trouve la réalité. Un personnage torturé comme on les aime, qui s’accroche désespérément à ses principes sauf quand ses émotions prennent le pas sur sa conscience. Pour terminer ce triangle, Annie Cartwright, joué par Liz White, au départ simple auxiliaire, va se retrouver confronter à la condition des femmes dans les 70’s et aura sur ses épaules la petite pincée de romantisme de l’histoire avec Sam. On retrouve aussi Ray et Chris, des enquêteurs de l’équipe, plutôt sidekick mais important tout de même avec chacun leur heure de gloire. Bref, une équipe bien travaillée qu’on a plaisir à suivre, vivant de ses conflits internes, de ses états d’âmes, de ses enquêtes et de ses réussites.

Life on Mars profite de ressorts comiques induits par le décalage de Sam avec l’époque en cours. Dans ce genre de situation, le retour à la réalité est plus que douloureux pour lui et assez marrant en général. Comme par exemple quand il promets que le témoin sera derrière un miroir sans tain, qui n’est tout simplement pas utilisé par la police à ce moment là, et qu’il se retrouve finalement en face à face avec le suspect. Assez déstabilisant. L’autre composante sur laquelle on peut compter sont les allusions aux futurs que, le spectateur connait, mais qui ne se sont pas encore produite comme lorsque Sam annonce qu’une femme pourrait bien devenir premier ministre. Gene lui répond, je cite : « There will never be a woman prime minister as long as I have a hole in my arse. » C’est peut-être pas le meilleur exemple mais ça appuie ma démonstration.

Life on Mars de Matthew Graham

La bande son est juste énorme, parfaitement en phase avec les 70’s et surtout avec le fabuleux artiste androgyne, j’ai nommé le grand David Bowie (nan j’suis pas fan, quoique…). On se retrouve avec des styles plutôt variés représentatifs de la période, même si la BO est plutôt Rock. C’est un vrai plaisir d’entendre les Who ou encore Paul McCartney. Par contre,  il faudra que quelqu’un m’explique l’engouement des britanniques pour Slade, parce qu’on entend souvent des chansons de ce groupe dans les shows de la BBC, notamment  Dr Who. A noter, Sam Tyler croisera une autre de mes idoles musicales dans une boite de nuit pendant ses aventures, j’ai nommé Marc Bolan, le chanteur-leader de T.Rex. Bref cette série est un véritable fandom pour les inconditionnels de la musique de cette période.

La série est divisée en deux saisons, une seule est disponible en France mais vous me connaissez, je me fournis directement chez les compatriotes de Shakespeare. Pour l’intégrale de la série, c’est à dire les 16 épisodes, vous pouvez vous en tirer pour environ 20€ en anglais.  Le coffret est pas trop mal mais fait, un peu cheap, un contour plus rigide aurait été pas mal.

Au final, Life on Mars est une série absolument géniale que je vous recommande vivement, ne serait ce que pour tester son ambiance. D’habitude je n’aime pas trop les séries policières mais celle-ci a une vraie âme. Me reste plus qu’a me procurer le spin-off, Ashes to Ashes.


On vous en parlait la semaine dernière, la diffusion du premier épisode de la série Game Of Thrones était prévue pour ce dimanche 17 Avril sur la chaîne américaine HBO. Pour une petite présentation des enjeux et du casting, je vous invite à relire notre présentation de la série. Toujours est il que nous ne pouvions pas décemment passer à côté de ce premier épisode de l’adaptation du Trône de Fer de George R.R. Martin sur le petit écran. Et ça donne quoi, cette première incursion sur les terres de Westeros ? Pas de spoilers comme d’habitude, juste de quoi vous faire saliver.

Game Of Thrones Logo

Et bien, tout d’abord, on reprend les 15 premières minutes déjà entrevues auxquelles on rajoute un générique assez recherché. De quoi en tout cas, bien mettre en exergue le fait que l’on va se retrouver face à une sorte de jeu d’échecs grandeur nature, où l’on voit bien chaque participant mettre en place ses différents pions. Cela dit, je reste tout de même perplexe devant la méthode utilisée, une sorte de miniaturisation dont la matière semble être le métal, qui fait plus penser à du Steampunk qu’au médiéval. Vous pouvez d’ailleurs le voir dans le player juste un peu plus bas.

D’une manière générale, la production est de qualité. Il n’y a pas de côté cheap, et ce même lorsqu’on part dans la décapitation de tête. C’est ce qui me faisait le plus peur, ça et les clichés que l’on retrouve toujours dans une série médiévale. Quand on voit comment la nouvelle série Camelot commence, on pouvait redouter le même problème pour Game Of Thrones. Et je ne parlerai pas de l’adaptation de L’épée de Vérité, qui en moins de 10 minutes vous donne envie d’éteindre la télévision. Heureusement ici, sans doute grâce au scénario de Martin qui est loin de l’Heroic Fantasy habituel, on s’évite les clichés. Mais est ce parce que je connais déjà l’histoire et que je pars sur un apriori positif ? Aucune idée, c’est à ceux qui n’ont jamais lu les livres de nous le dire.

De même, j’ai trouvé les éléments plutôt amenés d’une façon habile. C’est là où on voit que dans la structure même du livre, Le Trône de Fer, était déjà presque prévue pour être adaptée au cinéma. Cette introduction habile de tous les personnages au même endroit qui va permettre au spectateur de retenir les différents visages sans avoir à emmagasiner de nombreux lieux d’un coup, c’est vraiment très bien foutu. Les personnages d’ailleurs ne m’ont pas spécialement choqué. Certes, je n’imaginais pas Robert exactement comme ça, et je voyais Tyrion bien autrement, mais ça n’a pas de réel impact. D’une manière générale, c’est plutôt bon, et Sansa nous donne déjà envie de la baffer, preuve que les détails sont là.

L’ambiance que l’on retrouve est pour le moment plus au moins fidèle à celle du roman, et en tout cas, assez « adulte ». Outre les scènes violentes, avec comme je le disais quelques têtes qui peuvent sauter ça et là, on retrouve aussi dès le début des scènes de sexe, qui sont utilisés comme « moments clefs » par Martin dans le roman. Par contre, est ce que la production ne va pas s’en servir pour aguicher le manant ? A voir en espérant que ça ne se transforme pas en Spartacus où sexe et violence sont limites plus mis en avant que le scénario. Et chose étonnante, certaines scènes sont encore plus violentes que dans le bouquin, laissant supposer que des personnages perdront complètement leur côté humain.

Enfin, surtout, ce que les livres apportent le plus à la série, c’est cette mise en bouche directe avec ce qui va être la grosse intrigue de cette première saison, c’est un pain béni. Et je ne parle même pas du cliffhanger de fin d’épisode, qui je pense permettra de faire revenir les téléspectateurs du premier épisode. Audience qui d’ailleurs, n’était pas spécialement haute, mais qui a permis d’assurer les arrières, puisque HBO a d’ores et déjà signé pour une seconde saison.

Au final, il est encore trop tôt pour dire que l’adaptation du Trône de Fer sera à la hauteur de la série de bouquins. Pour un premier épisode, ils ont tout de même réussi à rendre intéressantes les cent premières pages du roman, ce qui est déjà un exploit. C’est en assez bon chemin, rendez vous à la mi-saison pour un premier bilan un peu plus révélateur. Et vous, vous en avez pensé quoi ?


Alors que l’on a appris il y a quelques semaine la date de sortie de la suite du Trône de Fer, l’actualité de la saga de George R.R. Martin s’apprête à être de nouveau chamboulée avec l’arrivée sur les écrans de la chaine américaine HBO de son adaptation sur le petit écran. Titrée Game Of Thrones, la diffusion du premier épisode est prévue pour le 17 avril prochain, et il est déjà possible de voir les quinze premières minutes par ici ou tout simplement un peu plus bas dans l’article.

Affiche de Games Of Thrones de HBO

Étant fans de la série ici, c’est donc un petit résumé que l’on va vous dresser avant de parler de ces 15 premières minutes. Game Of Thrones devrait être diffusée sur sept saisons, si le public suit, avec d’une manière générale un roman par saison. Pour rappel, les deux premiers tomes de la traduction française constituent le premier tome de la version originale. Il ne devrait donc pas y avoir d’adaptation trop importante du scénario, et la série devrait suivre d’une manière générale la trame imaginée par Martin, qui participe à l’écriture des scénarios par ailleurs.

Chaque saison devrait tenir sur dix à treize épisodes d’une cinquantaine de minutes et être diffusée entre avril et juin, plus ou moins ce que l’on peut connaître avec True Blood par exemple. Côté casting, il s’agit principalement d’acteurs anglais, bien que le casting soit aussi ouvert aux ressortissants de l’union européenne, sans doute à cause de restrictions dues au financement. Le plus connu, Sean Bean, jouera Eddard Stark, le personnage principal de ce premier tome et devrait porter la série sur ses épaules. Pour la liste complète, on peut la retrouver sur la Garde de Nuit. Bon, et ces quinze premières minutes alors ?

Il s’agit de l’adaptation du prologue, que l’on retrouve dans le premier tome de la série, et auquel on ne comprend en général pas grand chose lors de la première lecture, ainsi que du premier chapitre. On découvre donc ici le mur, et la maison des Stark. Pas encore de Lannisters, ni aucune autre famille d’ailleurs, le suspens est gardé. La première chose qu’on peut admirer, ce sont les décors, la sortie des gardes du mur est absolument sublime et est fidèle aux illustrations qu’on a pu en voir, que cela soit dans les jeux de carte ou dans les couvertures de roman.

L’adaptation du prologue est angoissante à souhait. Dans le noir sur grand écran, cela doit donner. C’est relativement gore pour un début de série, et c’est sans aucun doute volontaire pour choquer le spectateur et lui faire remarquer la série, mais je pense que le show ne fera pas de concessions là-dessus. Les personnages sont clairement présentés, et au vu de ces premières minutes, je pense que la série sera aisément accessible à ceux qui n’ont pas lu le livre. Mais je vous conseille de le lire.

Avec des décors superbes, une réalisation propre et lissée, on sent clairement qu’il y a des moyens derrière. Mais surtout, au vu de ces premières minutes, l’âme du roman ne semble pas être bafouée. Elles sont fidèles. Évidemment ce n’est qu’une preview, qui ne donne qu’une seule envie : connaître la suite. Le rendez vous pour le pilote de Game of Thrones, le 17 avril prochain, est donc déjà pris. Pour la diffusion française, ce sera sur Orange à partir de la rentrée 2011. Vivement !


Firefly de Joss Whedon

illman dans Films, Séries le 3 avril 2011, avec 5 commentaires

Firefly est une série de Science Fiction à l’ambiance bien particulière que nous présentait en 2002 Joss Whedon, le papa de Buffy. La série ne comporte malheureusement qu’une seule saison, diffusée par la FOX, mais j’y reviendrai plus tard. Elle fait partie des classiques et est très prisée du milieu « geek« . Pour l’instant je vais vous plonger dans cet univers, en commençant par un synopsis.

Firefly de Joss Whedon

Nous sommes vers le 26ème siècle, de nombreuses planètes ont été colonisées par l’Homme après terraformation. Les planètes du centre se sont regroupées dans L’Alliance qui a annexé les mondes de ses frontières pour les ramener vers la « civilisation ». C’est durant la dernière bataille qu’ont livré les indépendantistes, les browncoats, dans la Serenity Valley que l’on fait la connaissance de Malcom Reynolds. Personnage que l’on retrouvera six ans plus tard en tant que capitaine du Serenity, un vaisseau de transport de classe Firefly. On suivra alors les pérégrinations de l’équipage à travers l’espace tout au long de la série, dans leurs boulots plus ou moins honnêtes.

L’équipage est composé de notre cher capitaine, Mal Reynolds, de Zoe, sa fidèle second et vétéran de la guerre comme lui. Son mari, Wash est le pilote du Firefly qui va diriger ce coucou à travers la plupart des crasses que l’univers leur réserve. Kaylee est la mécanicienne de bord, constamment dans la lune, donnant surtout l’impression d’être défoncée la plupart du temps. Jayne est un mercenaire complétement taré qui pense avec son flingue, classique s’il n’était pas tout le temps à songer à la trahison pour de l’argent. Une des navettes du Serenity est loué à Inara, une compagne, une sorte de prostituée de luxe qui a le mérite de compliquer la tâche de Mal en ce concerne le commandement de son vaisseau. Cet équipage va s’étoffer dès le premier épisode avec des passagers, le pasteur Book qui va tenter de les ramener dans la lumière de Dieu. Simon et River Tam, frère et sœur, l’un est médecin et l’autre est poursuivi par l’Alliance dont les agents sont des psychopathes aux gants bleus.

Une belle ribambelle de personnalités confinées la plupart du temps dans un vaisseau, quoi de mieux pour les conflits. Si je voulais être négatif, je trouve qu’un peu trop de romance baigne sur ce vaisseau. Autre point, la plupart des acteurs ont  joué dans d’autres séries de Whedon. Exemple, Nathan Fillion alias Mal Reynolds était aussi Caleb, le prêtre taré de la dernière saison de Buffy. Personnellement, j’ai trouvé le jeu des acteurs juste ce qu’il faut pour coller aux scenarii proposés, avec par exemple un Mal Reynolds résolu, mais avec des pointes d’humour pour que l’atmosphère ne soit pas trop tendu.

Casting de Firefly de Joss Whedon

Bien que la série ne compte que quelques 15 épisodes, on a le temps de découvrir largement l’univers crée pour l’occasion. Tout cela au travers des différentes « affaires », entendre ici contrebande, effectuées par le Serenity au long des épisodes, généralement entremêlées de trahison et autre joyeusetés. J’ai trouvé les scenarii plutôt variés et j’ai adoré suivre ces histoires qui se déroulent sur un seul épisode, la plupart du temps.

Visuellement parlant, si vous imaginez un mélange de Space Opera et de Western vous ne devriez pas être loin. Les planètes de la bordure sentent bon le Far West, des planètes de l’Alliance ultra-futuristes, mais crades et glauques dès que l’on sort des sentiers battus. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, la SF et le Western se mélangeant plutôt bien.

Pour se replacer en contexte, il faut savoir que l’ordre des épisodes sur les DVDs est fidèle à l’ordre original voulu par Whedon, mais qui est différent de l’ordre de diffusion sur les chaines de la FOX. La FOX a coulé elle même la série de par ses changements de grille, diffusions dans le désordre des épisodes et autres joyeusetés. Quand on sait que la FOX avait arrêté la série Dark Angel pour financer les effets spéciaux de Firefly, ça fait peur. Justement, les effets spéciaux sont plus que bons pour l’époque, cela m’avait d’ailleurs étonné pour une série.

Si la série n’a duré qu’une saison, l’univers a été porté, à mon grand bonheur, vers d’autres mediums. On retrouve d’abord des comics, ils sont édité par Dark Horse Book. La qualité graphique est du niveau des productions actuelles, pas de souci de ce coté, ce n’est pas du sous produit marketing. On retrouve un comic nommé Those left behind, qui sert en quelque sorte d’introduction au film, mais il n’est pas indispensable d’avoir lu ce comics pour sa compréhension, c’est un plus. Better Days est quant à lui une histoire qui pourrait se retrouver à peu près n’importe où pendant la série, sympathique mais dispensable. J’ai apprécié les arts des personnages qui parsèment le premier tome.

Prêtre de Firefly de Joss Whedon

Le film, baptisé Serenity car la FOX détient toujours le nom « Firefly », vient clore l’intrigue de la série dans une débauche d’action, d’explosions, de drames et de révélations. L’alliance a décidé de lâcher les chiens pour ramener River. Dans le film sont réintroduits les reavers, sorte d’humains sans humanité dont on se demandait un peu ce qu’ils étaient devenus dans la série. La qualité de l’ensemble est carrément un cran au dessus de ce à quoi je m’attendais pour un film tiré d’une série. Là où les films Stargate étaient juste du niveau de la série, Serenity se paye le luxe d’être plus qu’un épisode d’1h50, enfin c’est mon impression.

Tout ce dont je vous ai parlé au dessus, j’y ai bien entendu gouté en version originale. Apparemment tout est trouvable en VF hormis les comics. Je n’ai absolument aucune idée de la qualité de l’adaptation mais comme de toute façon ça ne vaut jamais l’original…

L’univers qu’a su créer Joss Whedon sent bon le Far West de l’espace. C’est un vrai plaisir à regarder et à lire. Des rumeurs de second film avait circulé à une époque, je me demandes si elle sont toujours d’actualité. A noter la sortie récente d’un troisième comics sur la vie du Shepherd en *bip* de rupture de stock au moment où j’écris ces lignes. Cela ne plaira pas à tout le monde, la preuve Seraf’ et dabYo détestent, j’attends avec impatience leurs commentaires négatifs, mais bon, tous les gouts sont dans la nature.


Deadwood, Saison 1, de David Milch

dabYo dans Films, Séries le 12 octobre 2010, avec 1 commentaire

On ne le dira jamais assez sur nos colonnes, ici, on aime le Western. Alors c’est en toute logique que nous nous sommes tout de suite intéressés à la série Deadwood dès que nous nous l’avions découverte. Une série se déroulant pendant les dernières années de l’anarchie du grand Ouest américain, réalisée qui plus est par HBO, il était difficile de passer à côté. D’autant que la série de David Milch est aussi un savant mélange entre fiction et reconstitution historique. Synopsis ?

Deadwood, Saison 1, de David Milch

Seth Bullock décide de quitter sa fonction de Shérif dans le Montana afin de s’installer dans un camp minier qui est en pleine effervescence, Deadwood. Nous sommes en 1876 et la ruée vers l’or ne s’est toujours pas terminée dans cette partie de l’Amérique. Il est accompagné de Sol Star, un juif autrichien avec qui il compte monter un magasin d’outillage. Dans ce camp où les gens viennent en majorité pour l’or, nos deux héros vont faire la rencontre de personnages haut en couleurs, et de difficultés inattendues, bien entendu.

Il va être difficile de cacher mon enthousiasme pour la série, et pour cause, la qualité de cette dernière est d’un très haut niveau. Parlons tout d’abord de l’ambiance de la fin du XIXème siècle. Alors que les États-Unis se civilisent, notre histoire se déroule dans un des camps qui fait partie des zones dites non couvertes. C’est donc sur un territoire sans foi ni loi que nous débarquons, avec l’éventualité peu probable qu’une des autorités des grandes villes environnantes fasse une descente, ou bien que l’armée américaine passe par là. Sans parler bien entendu du conflit perpétuel avec les indiens, qui habitent de l’autre côté de la montagne. Ce sentiment que tout peut arriver est renforcé par la présence de personnages sans aucune morale, avec notamment un Al Swearengen joué par Ian McShane dont la moralité est inversement proportionnelle à la cupidité: proche du néant.

Un personnage que, vous vous en doutez, le spectateur va vite apprendre à délicieusement détester. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas là d’une histoire avec deux petits gentils face à un gros méchant ayant le contrôle sur le camp. Non, Deadwood c’est avant tout l’incarnation d’un jeu de pouvoir aux temps du Western, avec tout ce que cela implique. C’est ainsi que l’on va voir nos personnages s’entre-déchirer, puis faire des alliances lorsque ça peut les arranger, tout en sachant pertinemment qu’ils auront de temps à autre à faire affaire ensemble pour la survie de la communauté. Ce côté est vraiment passionnant, et ne laisse présager que du bon pour l’adaptation du Trône de Fer par HBO.

Deadwood, Saison 1, de David Milch

Si l’ambiance et le sentiment procurés par la série sont très bons, les décors ne sont pas en reste. Je ne suis certes pas un expert, mais la reproduction du camp est tout à fait crédible, on s’y croit vraiment, et je ne parle même pas des couleurs. Comme pour la majorité des productions de HBO, le générique, très lent, vaut le coup d’œil, et nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Les costumes ne sont pas en reste, et on appréciera particulièrement la beauté de certains personnages féminins, avec une petite préférence pour la bourgeoise Alma Garret et Joanie Stubbs, maquerelle, jouée par Kim Dickens.

La série ne se repose pas sur un scénario, mais sur les péripéties qui vont arriver à nos différents personnages. En effet, la vie de la communauté est souvent troublée par des éléments inattendus, qui vont permettre le remaniement du pouvoir au sein du camp. Que ce soit l’armée américaine qui passe dans le camp, ou tout simplement une épidémie de peste, tous les moyens sont bons pour voir tel patron de tel saloon prendre l’ascension sur son concurrent. Le tout étant lié par une sorte de fil rouge, celle de l’annexion possible du camp par l’une des grandes villes environnantes.

Bien entendu, pour que ce genre de série marche, il faut que les personnages tiennent la route, que l’on s’y attache, et c’est vraiment le cas. Pire, on va même s’attacher à ceux que l’on considérait auparavant comme les méchants, chacun ayant son petit truc. Alors, bien entendu, chacun a ses préférences, mais tout le monde y trouve son compte, notamment grâce à la grande variété de cas.

Joanie Stubbs dans Deadwood, Saison 1, de David Milch

Au final, si vous aimez le Western, Deadwood est une série que vous devez absolument voir. Avec son ambiance atypique et ses superbes costumes, son seul réel défaut pourrait être l’absence d’explications historiques. Un peu plus d’informations sur où s’arrête l’histoire et où commence la fiction aurait pu être intéressant. Mais vous l’aurez compris: j’en redemande, et j’ai hâte d’entamer la seconde saison.


Je vous parlais récemment de l’habitude que j’avais pris de regarder des web-séries en mangeant à midi, faute de n’avoir rien d’autre qui puisse se regarder quotidiennement en moins de 10 minutes. Après avoir terminé les deux premières saisons de Noob, j’ai découvert une autre web-série, tout aussi geek, et nommée Le Visiteur du Futur. Cette fois, c’est de la Science Fiction, bien loin de l’univers du MMORPG, puisque c’est de voyage dans le temps et autres incohérences du continuum-espace-temps dont on va parler. Synopsis ?

Le Visiteur du Futur de François Descraques Saison 1

Nous sommes en 2009, et Raph a ce qu’on pourrait appeler une vie paisible. Enfin, c’est un jeune à la vingtaine, qui vit normalement quoi, jusqu’au jour où un taré débarque pour l’empêcher de jeter une canette dans une poubelle. Il viendrait soit disant du futur, et si Raph jette cette canette, il signe plus ou moins la fin du monde comme il le connaît. Puis le visiteur repart, et comme si de rien n’était, Raph jette la cannette. Malheureusement, l’étrange visiteur va continuer de venir, encore et encore…

Bon, vu comme ça, le synopsis ne donne pas très envie. Et j’avoue que c’est difficile de faire mieux vu les trois premiers épisodes de la série, qui vont tout trois s’axer sur le même schéma: notre héros s’apprête à faire quelque chose, le visiteur débarque et l’en empêche, lui racontant les conséquences qui seront causées par son acte s’il le perpétue. Pollution due à une canette, crise économique à cause d’un morceau de pizza périmé, les causes sont toutes plus farfelues les unes que les autres. Mais c’était là pour l’équipe je pense un test, histoire de voir si le projet pouvait tenir la route. Et heureusement, il le tenait et c’est à partir du quatrième épisode que le scénario se fait sentir, un scénario qui va s’étendre sur les 19 épisodes qui suivront.

Au début simple running-gag, la série de François Descraques va vite prendre son envol et nous révéler un scenario à la fois loufoque et génial, qui m’a, je l’avoue, bien pris en haleine. Il est d’autant plus génial qu’il tire très bien parti de l’hypothèse de base: le voyage dans le temps va être inventé, dans le futur bien entendu. On va donc avoir droit à des tentatives de modification du futur par le voyageur, personnage central de l’aventure avec Raph. Bref, lorsqu’on est fan de Science Fiction, ou qu’on aime les raisonnements à base de Et si… où des incohérences complètes finissent toujours par arriver, on ne peut qu’aimer.

Le Visiteur du Futur de François Descraques Saison 1

Mais bien avant le scénario, la première chose qui surprend, c’est la qualité générale des épisodes de la série. Ils sont certes courts, un peu comme pour Noob, mais le jeu des acteurs est bon, les sons collent bien, les rares effets spéciaux ne font pas cheap. Non, le tout est maîtrisé, et c’est donc une web-série de très bonne qualité à ce niveau là, plus ou moins proche du niveau visuel des publicités à la télévision (des bonnes j’entends). On est à des années lumières du niveau de Noob, l’autre série phase française. Et pourtant, le côté futuriste est toujours casse gueule, tant la frontière du cheap est aisée à traverser. Ce n’est pas le niveau du cinéma ou des séries américaines, mais vraiment pas si loin quand on considère les moyens de l’équipe. Plus Belle la Vie n’a qu’à bien se tenir, avec une poignée d’acteurs inconnus, François Descarques et sa pauvre caméra arrive à faire un truc qui tiennent bien plus que la route.

Le Visiteur du Futur de François Descraques Saison 1

Je sais pas pourquoi, mais entre la veste verte, les mitaines et les lunettes, ça me fait penser à Naruto...

Simple divertissement au début, Le Visiteur du Futur est vite devenue une série dont j’avais envie de découvrir la suite. Et elle a réussi à se renouveler à de nombreuses reprises, avec des épisodes qui resteront dans ma mémoire pour longtemps. Je parle notamment du Docteur, un personnage complètement génial, ou bien l’épisode nommé La Dépression.

Côté personnages, on est là aussi à un très bon niveau. Bien que les protagonistes n’aient pas de réelle personnalité, on ne connaît pas leurs goûts, on ne les cerne pas toujours, cela ne choque pas vraiment. Après tout, quand on fait des épisodes d’une durée moyenne de cinq minutes, difficile de faire autrement. On a donc droit à quelques stéréotypes, bien utilisés, qui ne gênent pas le moins du monde, ni ne déplaisent. Encore une fois, on est loin de la médiocrité de certains personnages de la série Noob.

Au final, je ne peux que vous inviter à regarder cette web-série si ce n’est pas encore fait. Le travail de l’équipe de François Descarques et de ses acteurs est tout simplement génial, et vu la durée des épisodes, se serait un crime de ne pas en prendre le temps. C’est par ici que ça se passe. Reste plus qu’à espérer que la Saison 2 sera à la hauteur !


Cet été les circonstances ont voulu que je sois tout seul pour manger, et quand le pc n’est pas bien loin, ou la télévision ça dépend des gens, l’envie de manger sans rien faire ne reste pas bien longtemps. Mais que regarder quand on a que dix minutes à perdre, et qu’on se remet tout de suite à travailler ? Et bien, on fini par regarder les webséries. Et c’est comme ça que je me suis mis à regarder Noob, une websérie française créée par Fabien Fournier et qui bénéficie d’un gros capital sympathie dans la communauté geek-gamers. Synopsis.

Noob, saison 1 & 2, de Fabien Fournier

Gaea vient tout juste d’installer Horizon 1.0, le dernier MMORPG du moment. C’est en se connectant et après avoir créé son avatar qu’elle va se rendre compte que les joueurs du jeu sont impitoyables avec les nouveaux inscrits. Car pour avancer dans le jeu, il faut absolument faire partie d’une guilde (groupe de joueurs), et la seule guide qui accepte les nouveaux venus ce nomme Noob. Malheureusement pour Gaea, il semblerait qu’elle porte bien son nom.

Avant de parler de la série, je vais tout de même parler des webséries, car il est tout de même agréable de retrouver du contenu facilement regardable (streaming), légalement, et rapidement. Si Youtube et autres Dailymotion sont vus comme un fléau à éradiquer par l’industrie de l’audio visuel, la success-story de certaines séries 100% web fait tout de même plaisir. C’est donc sans problème que j’ai subit les pubs qui m’étaient présentées avant le début de chaque épisode. Et pourtant, la publicité durait 30 secondes pour quelques six minutes de programme.

Noob, saison 1 & 2, de Fabien Fournier

Car Noob c’est avant tout une Shortcom, et chaque épisode est donc très court, centré en général sur un gag ou un sujet. Tous les gags tournent bien entendu autour de l’univers du jeu en ligne. Quelqu’un qui ne s’y connaît pas restera totalement de marbre face à certaines références, voir n’y comprendra rien. Je ne suis personnellement pas amateur de MMORPG, je n’y ai même jamais joué, c’est donc avec plaisir que j’ai pu comprendre certains termes, expliqués au noob que j’étais.

La série se veut humoristique, et joue beaucoup sur les stéréotypes que l’on peut rencontrer sur le web: personnage féminin qui abuse de son capital beauté pour se faire aider par des hauts niveaux, le Kévin parfait qui se croit réellement intelligent, le mysogine, etc. Malheureusement j’avoue que j’ai eu du mal avec ce principe, que je trouvais trop gros et parfois désagréable. Il faut dire que les moyens mis en oeuvre pour tourner la série ne doivent pas être énorme, et cela se sent beaucoup. Que ce soit au niveau des effets spéciaux, du cadrage, ou tout simplement du jeu des acteurs.

Noob, saison 1 & 2, de Fabien Fournier

Après, on ne peut pas leur oter le fait de savoir jouer parfaitement le stéréotype, mais bon. Certains je dois l’avouer me tappaient carrément sur le système, ce qui rend tout épisode les concernants difficile à supporter. Je dois tout de même reconnaître que certains personnages m’ont plu, notamment celui dont le plan est de dégouté tous les joueurs pour qu’ils retournent à la vie normale. C’est un comportement peu connu mais que l’on retrouve souvent.

Bref, si j’avais regardé cette websérie comme on regarde une série, je pense que j’aurai été très déçu. Le jeu ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario est bien trop superficiel, etc… Mais dans la mesure où il s’agissait là d’occuper un temps qui se révélait de toute façon vide, Noob joue assez bien son rôle. Et vu les moyens à disposition de l’équipe de production, je ne pense pas qu’ils espéraient de toute façon faire mieux. Je reste tout de même dubitatif sur le fanatisme que peuvent éprouver certain à l’égard de la franchise… Si vous avez donc du temps pour la voir, c’est par ici.