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Mini révolution dans le monde des séries américaines lors de sa sortie, vous avez sans aucun doute entendu parler et peut être vu House of Cards en 2013. Il faut dire que la plateforme de VOD Netflix a osé faire ce qui donnerait des sueurs froides à HBO: diffuser tous les épisodes de l’une de ses séries phares en une seule fois, sans compte sur les cliffhangers pour prolonger le plaisir et pousser les abonnés à le rester. Deux ans plus tard, est ce que la série valait le coup en dehors de ce petit buzz ? Synopsis.

House of Cards

Frank Underwood est un démocrate à la chambre des représentants des États-Unis où il est coordinateur des élus et vieille au grain lorsque ceux ci ne suivent pas la consigne du parti. Grâce à cette position et sa capacité de requin du milieu, il aide Garrett Walker à conquérir la maison blanche en l’échange d’une promesse de nomination, celle de secrétaire d’état aux affaires étrangères. Sauf que voilà, Garrett Walker avait peut être l’intention de tenir sa promesse à une époque, ce n’est pas ce qu’il fait une fois bien confortablement installé.

Nous sommes donc face à une série qui va mélanger politique, manigances et thriller pour le rythme. On suit Frank Underwood ici incarné par Kevin Spacey qui va tenter de rattraper les choses après le camouflet que vient de lui infliger le président fraichement élu. Les politiques intéressés par la course au pouvoir sont réputés pour être des tueurs, des requins, dont le seul objectif est leur réussite personnelle. Et c’est bien sur cet aspect que la série va construire son intrigue, car Frank Underwood ne rechigne devant rien pour arriver à ses buts.

House of Cards - Bonnie and Clyde

Il est pour cela accompagné par sa femme Claire Underwood interprétée par Robin Wright qui est lobbyiste et qui sert parfois de marche pied à son mari. Une sorte de Bonny and Clyde façon politique, un couple qui est prêt à toutes les manipulations pour atteindre la gloire.

Cette première saison amène donc son lot de sous intrigues, de revers et de victoires pour le politicien et ses différentes manœuvres. Le rythme est assez soutenu et il y a de très nombreux retournements de situations, aussi comme la politique est un métier assez long, il y a de nombreuses ellipses de quelques semaines à plusieurs mois. C’est plutôt bien réalisé de ce côté là, on est jamais vraiment perdu dans le temps et l’on a pas l’impression que les choses soient accélérées. Il n’y a pas de publicité sur Netflix aussi les épisodes n’ont pas besoin d’avoir des mini cliffhangers toutes les dix minutes, ce qui a une certaine influence sur le rythme des épisodes, souvent assez lent.

Autre particularité, la façon dont Frank fait des confidences à son spectateur. Il va en effet nous parler directement, en commentant souvent ce qui est entrain de se passer. Une façon pour nous de découvrir ce que le personnage pense vraiment, afin de lui donner plus de corps en quelque sorte. Évidemment, il ne révèle jamais ses plans sur le long terme, simplement des commentaires souvent acerbes qui viennent contredire ce qu’il est entrain de dire à d’autres personnes pendant la scène. Comme si nous rentrions dans ses pensées qui méprisent la personne avec laquelle il s’entretient, tout en lui faisant croire le contraire.

House of Cards - Screenshot

Frank et Claire sont un peu le même stéréotype ambulant, la personne qui ne pense qu’à sa gueule, qui est un vrai connard et qui ne reculera devant rien. Là dessus, la série joue assez peu la frange des remords et l’aseptisation des personnages pour les rendre plus humains. On regrettera simplement les quelques divagations qu’a Claire sur son manque d’enfant, elle qui aurait pu devenir un personnage très féministe mais qui de part ce sujet des enfants et le fait qu’elle serve de marche pied à son mari semble de plus en plus se profiler comme un personnage féminin bien trop habituel…

A côté de ce couple on retrouve deux personnages secondes assez présents, une journaliste qui en veut et un politicien à la trentaine pommé et au bord de l’alcoolisme. Les deux sont les gentils de cette série, deux personnages dont on a constamment peur qu’ils soient brisés par les héros de la série… Tout est fait pour qu’on les prenne en affection, transformant la série en une sorte de masochisme.

Le scénario à rebondissements est assez bien conçu il faut bien l’avouer, c’est sur qu’il aurait eu un impact bien plus fort si la cruauté de Game of Thrones n’était pas déjà passé par là, mais c’est d’un niveau plutôt bon. Certes, on pourra rester quelque peu perplexe sur la facilité qu’a Frank pour ses différentes manigances. La fin de la série notamment me laisse encore perplexe, mais je lui laisse pour le moment le bénéfice du doute.

House of Cards - Peter Russo

Bien construite, pas trop longue, cette première saison de House of Cards n’entrera sans doute pas dans mon panthéon des séries, mais vaut tout de même le détour. La qualité des épisodes et le rythme sont sympathiques, idéal pour patienter entre deux saisons de The Good Wife par exemple. Bon, ok, la pique était facile.


True Detective est une série de HBO commencée au début de cette année 2014 et dont la première saison compte 12 épisodes. Le format habituel de la chaîne américaine, avec une thématique à laquelle on est plus trop habitué. Le Policier n’est clairement pas notre tasse de thé, les enquêtes, tout ça, ça ne nous passionne pas. Alors un titre qui annonce autant la couleur, true detective, vous vous en doutez qu’on ne l’avait même pas vue passer lors de sa sortie. Et pourtant, on lui a laissé une chance. Synopsis.

True Detective Saison 1 de Nic Pizzolatto

Rust et Martin sont deux inspecteurs de la Louisiana State Police, spécialisés dans la résolution des homicides. Enfin, spécialisés, le mot est un peu fort, Martin est avant tout un flic bouseux qui se contente de clore comme il peut les dossiers, Rust est un psychopathe renfermé sur lui même que personne ne cerne vraiment. Et un jour, il tombe sur la grosse affaire: le meurtre d’une femme, mis en scène sur les bois d’un cerf en plein milieu d’un champ, devant un arbre et entouré de petits effets qui ont l’air sataniques…

Bon, ça, c’est qu’une partie de l’histoire, car True Detective va nous montrer deux axes de narration. Le premier se déroule dans les années 90, il s’agit de l’enquête sur ce fameux meurtre. Le second est à notre époque, car les deux enquêteurs sont justement entrain d’être interrogés sur la résolution de la dite affaire de meurtre. En gros, nous revivons leur enquête à l’aide de flashbacks, les deux enquêteurs nous racontant l’histoire à l’occasion d’un interrogatoire… fait par d’autres enquêteurs. Tout à fait le genre de mélange présent/passé génial et jouissif.

True Detective Saison 1

La série va grandement s’appuyer sur cet effet narratif pour garder une partie de l’intrigue et titiller son spectateur. Franchement là dessus, avec vous vous en doutez des si vous saviez et autres indices qui nous font penser au pire, la réalisation nous nargue et on a vite envie d’en connaître la suite. On sait qu’il s’est passé quelque chose de grave, mais les épisodes nous laissent mijoter et mourir d’impatience.

True Detective Saison 1 CrimeL’effet est bien là, mais heureusement, la série ne compte pas que sur ça, sans quoi l’effet prendrait rapidement fin. C’est aussi sur un scénario en béton que l’on peut compter pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin de la saison. Un mélange de crime, de glauque qui n’est pas sans faire penser à Hannibal, le tout enrobé avec le sentiment de paranoïa qu’on nos enquêteurs. Des enquêteurs qui portent très bien sur leurs épaules l’intérêt de la série.

Le duo est plutôt complémentaire, bien que cela va se ressentir par une présence très masculine sur l’ensemble de la saison, pas de place pour les personnages féminins. On a d’un côté le stéréotype du père de famille joué par Woody Harrelson qui flanque tout en l’air, et de l’autre, Rust, le psychopathe qui ne croit en rien et qui envoie tout le monde chier. Un vrai régal celui là, un stéréotype certes, mais très bien joué par Matthew McConaughey.

Avec une narration assez particulière et deux personnages qui portent très bien cette première saison, True Detective se regarde comme on boit du petit lait. On est tout de suite happé par le mystère de l’enquête qu’ont mené les deux inspecteurs. La construction lente et progressive fait petit à petit monter la sauce, bien que cette saison soit ponctuée de très nombreux effets explosifs. A voir.


Devious Maids, Saison 1 de Marc Cherry

Malicia dans Séries le 24 juillet 2014, avec 2 commentaires

Diffusée dernièrement sur M6, la série Devious Maids produite par Marc Cherry tarde à trouver son public. Pourtant, derrière ses airs de copie de Desperate Housewives (la série est par ailleurs produite par Eva Longoria, aussi connue pour son rôle en tant que Gabrielle Solis), elle pourrait bien être l’un de mes coups de cœur de l’année. Aperçu.

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La série Devious Maids nous plonge en plein quartier résidentiel de Beverly Hills aux côtés de quatre domestiques d’origine hispanique : Rosie, Carmen, Valentina et Zoila. Lorsque Flora, leur amie et également domestique, est poignardée en pleine soirée mondaine, leur quotidien se retrouve totalement bouleversée. Entre trahisons, coups d’éclat, amitiés, disputes et réconciliations, la série nous emmène au cœur de leurs efforts pour résoudre le mystère de la mort de Flora mais aussi de leurs rapports avec leurs employeurs.

4 filles et amies. Dans un quartier résidentiel. Dont le quotidien est bouleversé par la mort d’une de leurs proches. Mais… ce n’est pas un peu le pitch de départ de Desperate Housewives ça ? C’était un peu mon problème au départ avec cette série, je n’étais pas trop tentée car je pensais retrouver un pastiche de Desperate à la sauce hispanique. Et puis M6 a rediffusé la série… et je m’en suis entichée.

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Au final, si Devious Maids part avec une recette similaire, ce que la série nous montre est différent. Certes, la série reste légère, frivole par moments, et si vous n’avez pas aimé Desperate, il est probable que vous n’aimerez pas non plus Devious Maids. Mais je trouve qu’elle réussit bien à montrer les rapports entre domestiques et employeurs et combien les rapports peuvent être différents, passant pour certaines domestiques de rapports presque amicaux à très malsains pour d’autres. On découvre des relations tout en nuances, et pas les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Les uns et les autres ont leurs secrets, leurs problèmes et leurs faiblesses.

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De plus, il met en avant la communauté latino’, ce qui est assez rare dans des séries de ce genre. Les rôles secondaires ne sont pas en reste et les employeurs de ces devious maids ont également des personnages particulièrement bien travaillés. J’avoue avoir un petit faible pour le couple Evelyn / Adrian et leur côté complètement détraqué.  Au fur et à mesure, j’ai vraiment fini par accrocher à Devious Maids et même si je n’en suis pas dingue, je pense que c’est une série qui vaut tout de même le détour. En plus, pour ceux qui connaissent, j’ai été très contente d’y retrouver Ana Ortiz (alias Hilda, soeur de Betty dans Ugly Betty) et Judy Reyes (Carla dans Scrubs).

Au final, je ne regrette pas cette découverte et il me tarde de me mettre à la saison 2 qui nous promet encore de sacrés rebondissements !

Et vous, l’avez vous vue ?


Silence, ça tourne ! #26

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 3 mai 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

The Road To Or Shalem de Orphaned Land

The Road To Or Shalem de Orphaned LandOffert à ce Noël, nous avons enfin fini par mettre le DVD du concert live de Orphaned Land à Tel Aviv. Bon, je dois avouer que je ne suis pas spécialement fan du groupe, que l’on surnomme ici à tort la crèche qui chante, mais on fait avec. En soit, je n’ai pas spécialement de reproche à faire au groupe sur ce concert, ils sont bons en live, et m’ont bien plus convaincus que lors de leur prestation au Hellfest 2011.

Non, le vrai problème, c’est la réalisation. Quel est l’intérêt de voir un concert enregistré en live, si l’ordre des chansons n’est pas respecté ? Vu que le chanteur, Kobi Farhi, change d’habits au cours du concert, c’est d’autant plus perturbant. On le voit instantanément changer de costume, puis il revient avec l’ancien, puis en fait, au bout de 10 morceaux on comprend le problème: ils ont mis le tout n’importe comment. Même le rappel n’est pas dans le bon ordre… On ajoute à cela des plans complètement foireux, comme une caméra vomitive sur le micro.

Heureusement, et ça sauve un peu les 20€ que nous avons donné à Century Media, il y a un second DVD avec des bonus, et notamment un reportage sur l’histoire du groupe. Si on omet que la réalisation est encore une fois au tas, avec une vidéo qui ne correspond pas au format télé et qui coupe les sous-titres, eh bien, c’était fort intéressant. On comprend un peu mieux le groupe, du coup.

Bref, à moins d’être fan du groupe de Metal Progressif, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Game Of Thrones s02e05

Cet épisode est beaucoup moins marquant côté réalisation que le précédent, et il y a somme toute peu de violence, étonnamment. Mais ceci dit, il y a tout de même quelques largesses scénaristiques qui choquent le lecteur de la saga. Pour ne pas spoiler, nous ne nous étendrons pas là dessus, mais certains contre-sens sont choquants dans la mesure où ils n’apportent rien à la saga, ou à l’épisode. Mystère.

Urgences Saison s04e01 à s04e022

Urgences (ER) Saison 4Bien qu’on en parle quasiment jamais, notre marathon de la série Urgences continue plus ou moins vite. Après avoir terminé la saison 3 on s’est lancé dans la quatrième, celle qui devrait voir le départ de Doug, plus connu sous le nom de nespressowhatelse.

Bref, le personnage incarné par George Clooney est vraiment bizarre, et après des scènes et des scènes de « on va le virer », il faut avouer que si ça se passe réellement cette fois ci, ça ne fera franchement pas crédible.

Certes les coups de tête existent aussi dans la vraie vie, mais l’extraction des acteurs de la série est vraiment gérée bizarrement par les scénaristes. Bien trop abrupte.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #25

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 26 avril 2012, avec 6 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Avengers de Joss Whedon

illman - Avengers de Joss WhedonHier sortait The Avengers de Joss Whedon, le papa de Buffy et dont je vous avais présenté l’excellente série Firefly.

Force est de constater que les supers-héros lui ont bien réussi ici vu que c’est sans doute l’une des meilleurs adaptations de l’univers de la maison des idées, Marvel, que j’ai vu jusqu’à maintenant.

On y retrouve donc les Iron Man, Thor et Captain America des dernières adaptation, avec de l’action à outrance, effets spéciaux à gogo, un brun d’humour et un Robert Downey Jr qui porte un T-Shirt Black Sabbath (représentant l’album Never Say Die), ce sera le cocktail sympathique qui va nous accompagner pendant quasiment 2h30.

Grimm s01e01-03

illman - Ça faisait un bout de temps que SyFy teasait sur la diffusion de cette série qui a donc débuté le mardi 24. S’ouvrant sur une citation d’un conte des frères Grimm, la série s’inspire librement de son univers pour proposer un Polar Fantastique plutôt bien ficelé qui mise beaucoup sur l’ambiance. Les personnages sont plutôt attachant, surtout le loup-garou gentil.

Bon après le coup des Grimm fait un peu too much et je n’ai pas trop aimer le systématique de la mise en scène du meurtre de début d’épisode mais sinon pour le reste, j’ai adoré.

Rosemary's Baby de Roman Polanski

dabYo - Rosemary's Baby de Roman PolanskiRosemary’s Baby fait partie de ces films cultes que l’on avait jamais vu. Avait puisque Arte a eu la bonne idée de programmer le film d’Horreur-Fantastique de Polanski lundi dernier. On en a donc profité pour compenser cette grande inculture.

Et on a bien fait. Malgré un âge avancé le film est vraiment prenant. Polanski arrive tout de suite à mettre l’ambiance dérangeante qui va monter, monter tout au long du film. Se passe-t-il réellement quelque chose ou sommes nous simplement paranoïaques? C’est bien là la grande question et tout le film est articulé autour. Le mélange de Fantastique, entre satanisme et paranoïa Lovecraftienne, et d’Horreur est très réussi.

A côté de ça, le film étant relativement vieux, il est certain que la réalisation est datée, très années 60. Les effets spéciaux sont particulièrement cheap et je ne parle pas des scènes représentant les hallucinations. Les acteurs ne sont pas particulièrement marquants non plus, mais simplement corrects. Difficile cependant de ne pas admirer à quel point notre couple de vieux arrivent particulièrement bien à être dérangeants, et à noter la ressemblance frappante entre le mari et Don Drapper de Mad Men.

Rosemary's Baby de Roman Polanski

Game Of Thrones s02e04

dabYo - On fini avec notre épisode hebdomadaire de Game Of Thrones, le quatrième cette fois ci. Un épisode, il faut le dire, fort en chocolat tant la réalisation s’est lâchée sur les scènes de violence gratuite. On y retrouve en effet, pêle-mêle, de l’humilation, de l’amputation sur le champ de bataille, de la torture de derrière les fagots, et de la mise à mort à coup de rondin de bois. Bref, de quoi se mettre au niveau du reste du catalogue de HBO, sans pour autant avoir à rougir devant un Spartacus.

Mais tout se met en place, et puis, le jambon quoi.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Début de la Saison 2 de Game of Thrones

Trailers, teasers et autres diffusions en VOD par Orange

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 1 avril 2012, avec 2 commentaires
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C’est bientôt l’arrivée de la deuxième saison de Game of Thrones sur la chaîne HBO aux États-Unis. Bien sûr, ici, on est plutôt très impatients de voir cette suite, tant le début avait été réussi et fidèle aux romans de George R.R. Martin. Heureusement, la chaîne américaine nous abreuve continuellement de vidéos teasers et autres présentations, et affiches d’un très bon goût.

The North Remembers Game of Thrones Saison 2

Il y a bien entendu eu les deux premiers trailers, mais depuis il y a eu pas mal de nouvelles vidéos, que ce soit la présentation des nouveaux personnages de la Saison 2, une très longue présentation de l’univers de Westeros avec entre autres les enjeux, les différents personnages, etc. Pas forcément intéressant pour les gens qui ont lu les différents Trône de Fer, mais sûrement instructif pour les autres. Il y a d’autres vidéos à regarder sur la chaîne youtube officielle.

Bref, mais au final, on parle ici avant tout de la diffusion en version originale, mais il existe aussi, à priori, une diffusion assez rapide en français. C’est sur Orange que cela devrait se passer, et ce dès demain, avec de la VOD. Je n’ai pas encore réussi à trouver les prix exacts, et il faudra sans doute attendre la mise en place sur le site de l’opérateur, mais il semblerait que cela soit 1,99€ pour la location et 2,49€ pour l’achat, pour chaque épisode.

Game Of Throne Saison 1 Coffret DVDEn attendant, hier, on a acheté le coffret DVD de la première saison de Game of Thrones. Avec le nombre assez hallucinants d’artworks produits pour la promotion des saisons, la richesse du background de la série de George R.R. Martin et l’implication des fans, on s’attendait à un très beau coffret. Pour la modique somme de 40€, nous avons eu droit à une petite boite en carton entourant une superbe boite… en plastique, dans lequel on retrouve 5 DVD pêle-mêle et un petit booklet.

Pas franchement folichon, faut le dire, surtout vu le prix. Heureusement, le booklet se transforme en carte de Westeros, mais c’est bien là le seul point positif. On est loin des coffrets HBO que sont ceux de Rome ou encore Deadwood.

Franchement, je dois avouer que j’ai rarement été aussi déçu par un coffret de série.


Second Trailer de Game Of Thrones Saison 2

War is Coming ! Même que ce sera le 1er Avril 2012

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 8 mars 2012, avec 10 commentaires
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Avec la sortie en DVD de la première saison de Game of Thrones hier, et mercredi prochain celle du Bûcher d’un Roi, 13ème tome du Trône de Fer, et la diffusion de la Saison 2 au début du mois prochain, le 1er avril, on peut dire que l’actualité autour de la série de George R.R. Martin bat son plein en ce moment ! Et ce n’est pas pour nous déplaire. Pour le coup, on a un peu de retard puisqu’il est déjà disponible depuis une bonne semaine, le second trailer de la Saison 2. Si vous ne l’avez pas encore vu, il vaut son pesant de citations cultes.

Certains éléments évoqués éveilleront tout de suite la hâte chez les fans, et je l’espère, ne gâcheront en rien la surprise des autres. On peut dire que HBO sait y faire pour donner envie, et j’ai franchement hâte de retrouver les personnages ! Seul petit bémol, le slogan de cette saison est War is coming, et je dois avouer que s’il y a certes l’intérêt de reprendre la même structure que Winter is coming, la réalisation va de toute façon bien se trouver en mal pour la prochaine saison… Faut dire qu’ils étaient bloqués, puisqu’à mon avis, winter sera toujours coming à la cinquième saison. Les affiches sont magnifiques.


Nouveau trailer de Game of Thrones Saison 2

Serafina dans Actualités, Films, Séries le 30 janvier 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Mon premier article sur cette superbe nouvelle version sera donc un article de fangrill, pour vous faire partager le nouveau trailer de la saison 2 de Game of Thrones l’adaptation télévisuelle de la sage du Trône de Fer de George R. R. Martin, attendue pour début avril (le 1er, non, ce n’est pas une blague) sur HBO. On avait d’ores et déjà pu voir un teaser de 30 petites secondes, mais ce trailer nous met encore plus l’eau à la bouche si cela est possible.

L’occasion de découvrir Mélisandre entre autres et de retrouver nos personnages favoris (Jon notamment !). C’est dingue, mais rien qu’en moins d’une minute j’ai déjà envie de baffer Joffrey, pas vous ?


Après une première saison plutôt réussie, surtout sur la fin, nous avons tout de suite voulu refaire confiance à Matthew Weiner pour une seconde saison de sa série Mad Men. Il faut dire que cette dernière qui rappelons le, se passe dans le milieu publicitaire des années 60, était vraiment devenue addictive sur ses derniers épisodes. Mais la magie opère-t’elle toujours ? Que va bien pouvoir donner ces destins qui montrent un bouillonnement social sur le point d’exploser aux États-Unis ? Synopsis.

Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Don Draper est toujours directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York, dans les années 60. Par des évènements pas forcément heureux, il a pu monter dans la hiérarchie et fait désormais parti des associés. Ce qui ramène quelques responsabilités supplémentaires. Pete Campbell et Peggy Olson, nouveaux dans l’entreprise à la saison précédente ont réussi à la force des bras à commencer à s’y faire une place. Mais Peggy se heurte souvent au même problème: c’est une femme.

On l’avait pressenti à la fin de la première saison, les éléments avaient été soigneusement mis en place: cette deuxième saison de Mad Men compte bien attaquer la place de la femme dans la société des années 60. Au plutôt, si elle nous avait fait revivre leur place jusqu’à présent, c’est le début de la révolution que nous allons pouvoir suivre. Peu à peu, on sent que le sexisme ambiant ne pourra pas continuer, reste à voir comment le tout va exploser.

Sur ce point là, la série de Matthew Weiner a encore une fois un côté vraiment très intéressant. Je dois l’avouer, en tant que grand inculte, ce n’est pas une période que je connaissais en détails. Certes, je sais qu’il y a eu de grands mouvements féministes, mais nous autres qui avons toujours vécu avec ses résultats nous rendons moins compte du combat que cela a été. Il est vraiment intéressant de « revivre » ce passage. Alors certes, il s’agit d’un milieu particulier, d’une reconstitution biaisée, pas forcément historiquement complètement exacte. Il n’empêche, c’est un sacré atout.

Cast de Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Et cette seconde saison n’en manque pas. Contrairement à ses débuts difficile, cette fois Mad Men part tout de suite au quart de tour. Son scénario est bien ficelé et vraiment très prenant. Les personnages secondaires, quelque peu délaissés ne le sont plus, et on suit réellement leur évolution cette fois-ci. Si l’effet de surprise de l’environnement n’a plus lieu, la série peut compter en échange sur des personnages aux caractères bien différents, reconnaissables, crédibles ainsi qu’à une trame à rebondissements bien dosés.

Don Draper, notre héros, s’il partage quelque peu le fardeau et le porte moins sur ses seules épaules, reste égal à lui même: charismatique à souhait. Et là, Matthew Weiner décide de nous faire un petit cadeau, et nous offre quelques portes ouvertes sur son passé. Celui que nous désirions tant découvrir précédemment. Le cadeau est à la hauteur, et si on peut regretter de ne plus avoir à l’attendre pour la suite, on ne peut que constater que l’histoire est cohérente.

Le casting de cette seconde série n’a quasiment pas changé d’un poil. Et ses acteurs restent bon. Christina Hendricks, la secrétaire rousse et pulpeuse est un peu moins présente, laissant aux conquêtes de Don et à sa femme jouée par January Jones le soin d’obtenir les suffrages du public. Cette dernière s’en sort d’ailleurs très bien, et nous fournit une transition très bien jouée. Petite mention à John Slattery qui joue parfaitement on rôle.

Don et Betty Drapper dans Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Notons tout de même que le coffret DVD contient de nombreux documentaire non seulement sur l’habillage de l’époque, mais surtout sur la révolution sexuelle et l’égalité des droits pour les femmes.

Vous l’aurez compris, la Saison 2 de Mad Men est pour moi une réussite. Elle va plus loin que la première, et confirme que c’est une série à voir. Entre son côté addictif et ses bénéfices pour votre culture générale, je ne vois pas raison de la bouder et de ne pas y aller. Puisqu’on vous dit que c’est bien !


Game Of Thrones, Saison 1, de HBO

dabYo dans Films, Séries le 5 juillet 2011, avec 11 commentaires

Que l’attente fut longue pour voir enfin sur nos écrans l’adaptation du Trône de Fer de Georges R.R. Martin par HBO ! Annoncée en 2009, réellement révélé il y a quelques mois avec le casting définitif mais surtout son nom définitif: Game Of Thrones. Une façon de se démarquer de la série des bouquins, connue en langue originale sous le nom de A Song of Fire and Ice. Si vous ne le savez toujours pas, nous sommes de fervents défenseurs de cette série, dont les tomes trustent les premières places du podium de la Fantasy depuis que nous les avons lus. Nous étions donc impatients, excités mais aussi inquiets par l’arrivée de la série sur le petit écran: l’adaptation serait-elle réussite ? Allait-elle être fidèle ? Serait-elle à la hauteur ? Synopsis.

Game Of Thrones

Robert Barathéon règne depuis bientôt vingt ans sur les terres de Westeros au nom de sa maison, celle du Cerf. Le Trône de Fer, arraché de force au Roi Fou avec son ami Ned Stark l’a empatté. Les armes ont été remplacées par le vin et la bonne chaire, tant et si bien qu’il n’est même plus en état d’entrer dans son ancienne armure. Aussi, quand Jon Arryn, la dévouée Main du Roi, meurt subitement de maladie, il ne voit d’autre solution que de retourner voir son vieil ami du nord pour lui proposer de le remplacer et de rejoindre la cour, lui et ses filles.

Faire un synopsis de la série Game Of Thrones est une tâche difficile tant son histoire est vaste et complexe. En parler l’est aussi, d’autant plus lorsqu’on est déjà conquis par le scénario proposé par la série de bouquins. Mais soit, tâchons tout de même de vous en donner un avant goût. Il s’agit ici d’une histoire aux points de vue multiples, car nous allons suivre le destin de nombreux personnages qui évoluent assez souvent dans des endroits différents. Bien entendu, chacun de ses personnages sont liés, si les destins sont multiples ils se retrouvent tous dans la trame générale que prend la série. Reste à nous autres spectateurs de découvrir comment leur situation va évoluer, et s’ils feront partie de ceux qui en tireront profit ou non.

Daenerys dans Game Of Thrones

Bien qu'elle soit dans un univers totalement externe, il est aisé de comprendre les liens de Daenerys avec l'histoire

Comme dans les bouquins, nous allons donc suivre les personnages, l’évolution de leur propre histoire, au bout à bout. Heureusement, ces changements sont ici beaucoup plus fluides qu’à l’écrit, on ne sera pas frustré de quitter un personnage pour un autre. Le plus dur étant principalement pour le spectateur d’arriver à engranger les très nombreuses informations, personnages, que comporte la série. Il est même probable qu’une seconde visualisation de cette première saison vous permette par la suite de découvrir des choses que vous n’aviez pas saisi, des indices, des « mais bien sûr c’était évident ! ». Mais qu’à cela ne tienne, pour nous autres lecteurs, c’est un des gros points forts de la série.

Car les néophytes apprécieront la découverte d’une série complexe, et les fans d’une adaptation plutôt fidèle. Car Game Of Thrones, à l’opposée d’un True Blood, est très proche du Trône de Fer. Certes, les fans hardcore crieront à quelques scandales, mais ce n’est pas notre cas. Les personnages ont été vieillis de nombreuses années, sans doute pour éviter que les gens pensent à de la « pédophilie », la série étant très réaliste par rapport aux mœurs du Moyen Age, les personnages pouvaient être très jeunes. De même, cette première saison va piocher dans des scènes ultérieures, avec des éléments qu’on apprendrait normalement que plus tard.

Jaime Lannister dans Game Of Thrones

Jaime Lannister est insupportable, et on aime ça

Mais qu’à cela ne tienne, l’ambiance est respectée, l’histoire aussi, la qualité aussi. Malheureusement, il faut avouer que si c’est une très bonne série, elle n’atteint pas pour autant la qualité des romans. Cela ne veut bien entendu pas dire qu’elle est mauvaise, loin s’en faut. Tous les ingrédients sont là pour vous faire passer un très agréable moment devant votre petit écran. Les cliff-hanger sont bien menés, le rythme de la série est plutôt très bon: malgré l’étendue de l’univers, il n’y aura qu’un ou deux petits passages à vide.

Si pour le spectacle ce changement pour le rythme est vraiment agréable, il faut tout de même avouer que côté réalisme et crédibilité, la série en prend un petit coup. En effet, cette première saison s’étale normalement sur près d’un an, ce qui n’est pas du tout ressenti par le spectateur. Il y a certes des choses qui nous le montre, avec par exemple des évocations de temps, mais jamais concrètement. C’est d’autant plus piège qu’à Westeros, l’été est permanent. Impossible de faire apparaître de la neige pour montrer un changement de saison. La série n’aurait cependant pas pêché à avoir quelques indicateurs textes. Dommage.

Jon Snow dans Game Of Thrones

Il a beau faire froid sur les murs, le souffle des personnages reste transparent...

Cette qualité n’est bien entendu pas dû qu’au seul fait d’un scénario réussi. La mise en scène et le jeu des acteurs y joue pour beaucoup. Certains personnages sont vraiment excellents, dans les romans mais aussi dans la série. Peter Dinklage qui joue le rôle du nain Tyrion excelle dans son personnage. On était au tout début plutôt perplexe, le trouvant peut être trop beau par rapport à l’image que l’on s’en faisait: loin s’en faut, il est tout simplement parfait. Sean Bean qui joue le rôle du loyal Stark est lui aussi très bon. On aura peut être quelques regrets, notamment concernant Michelle Fairley dans son rôle de Catelyn Stark, qui après 10 épisodes, ne me convient toujours pas. D’un autre côté, je n’aimais pas son rôle dans les livres, ceci explique peut être cela. Elle joue correctement son rôle, cela dit.

Et que dire des personnages secondaires que l’on entrevoie à peine dans les bouquins, ils deviennent ici très utiles et permettent d’étendre l’univers de façon très intelligente. Que ce soit lorsque Bran récite sa leçon en citant les devises des différentes familles, ou lorsque Sansa révise son protocole. Cela va nous permettre de prendre en affection certains personnages, et ce de façon aisé, alors qu’ils étaient déjà si nombreux !

Game Of Thrones

Aux abonnés absent de cette saison: la Guerre. On en entend parler, on ne la voit jamais. Manque de moyens ? Quel dommage !

La première saison est très riches en rebondissements et en scènes exceptionnelles. Malheureusement, si elle conviendra sans doute aux néophytes, certaines scènes ont grandement perdue en intensité une fois adaptées. On a bien sûr des moments exceptionnels, comme celle du banquet des bannerets, ou encore de l’introduction du personnage de Tywin Lannister. Mais la fin de saison, et notamment son dernier épisode qui possède un très grand nombre de scènes superbes dans le bouquin laisse une sensation de trop peu. Une petite ombre au tableau, à laquelle il faudrait rajouter la qualité de certains effets spéciaux sur les derniers épisodes, donnant une petite impression de papier mâché qu’on espère ne plus voir pour la seconde saison.

Mais cela fait vraiment peu de points noirs pour une série qu’on attendait autant ici. Game Of Thrones de HBO est un série qui ravivera à la fois les amateurs de Fantasy, les fans du Trône de Fer, et les autres. Car avec sa construction intelligente, son côté addictif et une réalisation de qualité, elle a tout pour convaincre. On attend déjà avec impatience l’arrivée de la Saison 2, d’ores et déjà en production. Une série à voir, à des années lumières de l’adaptation de L’épée de Vérité ou encore de la récente Camelot.