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Devious Maids, Saison 1 de Marc Cherry

Malicia dans Séries le 24 juillet 2014, avec 1 commentaire

Diffusée dernièrement sur M6, la série Devious Maids produite par Marc Cherry tarde à trouver son public. Pourtant, derrière ses airs de copie de Desperate Housewives (la série est par ailleurs produite par Eva Longoria, aussi connue pour son rôle en tant que Gabrielle Solis), elle pourrait bien être l’un de mes coups de cœur de l’année. Aperçu.

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La série Devious Maids nous plonge en plein quartier résidentiel de Beverly Hills aux côtés de quatre domestiques d’origine hispanique : Rosie, Carmen, Valentina et Zoila. Lorsque Flora, leur amie et également domestique, est poignardée en pleine soirée mondaine, leur quotidien se retrouve totalement bouleversée. Entre trahisons, coups d’éclat, amitiés, disputes et réconciliations, la série nous emmène au cœur de leurs efforts pour résoudre le mystère de la mort de Flora mais aussi de leurs rapports avec leurs employeurs.

4 filles et amies. Dans un quartier résidentiel. Dont le quotidien est bouleversé par la mort d’une de leurs proches. Mais… ce n’est pas un peu le pitch de départ de Desperate Housewives ça ? C’était un peu mon problème au départ avec cette série, je n’étais pas trop tentée car je pensais retrouver un pastiche de Desperate à la sauce hispanique. Et puis M6 a rediffusé la série… et je m’en suis entichée.

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Au final, si Devious Maids part avec une recette similaire, ce que la série nous montre est différent. Certes, la série reste légère, frivole par moments, et si vous n’avez pas aimé Desperate, il est probable que vous n’aimerez pas non plus Devious Maids. Mais je trouve qu’elle réussit bien à montrer les rapports entre domestiques et employeurs et combien les rapports peuvent être différents, passant pour certaines domestiques de rapports presque amicaux à très malsains pour d’autres. On découvre des relations tout en nuances, et pas les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Les uns et les autres ont leurs secrets, leurs problèmes et leurs faiblesses.

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De plus, il met en avant la communauté latino’, ce qui est assez rare dans des séries de ce genre. Les rôles secondaires ne sont pas en reste et les employeurs de ces devious maids ont également des personnages particulièrement bien travaillés. J’avoue avoir un petit faible pour le couple Evelyn / Adrian et leur côté complètement détraqué.  Au fur et à mesure, j’ai vraiment fini par accrocher à Devious Maids et même si je n’en suis pas dingue, je pense que c’est une série qui vaut tout de même le détour. En plus, pour ceux qui connaissent, j’ai été très contente d’y retrouver Ana Ortiz (alias Hilda, soeur de Betty dans Ugly Betty) et Judy Reyes (Carla dans Scrubs).

Au final, je ne regrette pas cette découverte et il me tarde de me mettre à la saison 2 qui nous promet encore de sacrés rebondissements !

Et vous, l’avez vous vue ?


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Silence, ça tourne ! #26

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 3 mai 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

The Road To Or Shalem de Orphaned Land

The Road To Or Shalem de Orphaned LandOffert à ce Noël, nous avons enfin fini par mettre le DVD du concert live de Orphaned Land à Tel Aviv. Bon, je dois avouer que je ne suis pas spécialement fan du groupe, que l’on surnomme ici à tort la crèche qui chante, mais on fait avec. En soit, je n’ai pas spécialement de reproche à faire au groupe sur ce concert, ils sont bons en live, et m’ont bien plus convaincus que lors de leur prestation au Hellfest 2011.

Non, le vrai problème, c’est la réalisation. Quel est l’intérêt de voir un concert enregistré en live, si l’ordre des chansons n’est pas respecté ? Vu que le chanteur, Kobi Farhi, change d’habits au cours du concert, c’est d’autant plus perturbant. On le voit instantanément changer de costume, puis il revient avec l’ancien, puis en fait, au bout de 10 morceaux on comprend le problème: ils ont mis le tout n’importe comment. Même le rappel n’est pas dans le bon ordre… On ajoute à cela des plans complètement foireux, comme une caméra vomitive sur le micro.

Heureusement, et ça sauve un peu les 20€ que nous avons donné à Century Media, il y a un second DVD avec des bonus, et notamment un reportage sur l’histoire du groupe. Si on omet que la réalisation est encore une fois au tas, avec une vidéo qui ne correspond pas au format télé et qui coupe les sous-titres, eh bien, c’était fort intéressant. On comprend un peu mieux le groupe, du coup.

Bref, à moins d’être fan du groupe de Metal Progressif, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Game Of Thrones s02e05

Cet épisode est beaucoup moins marquant côté réalisation que le précédent, et il y a somme toute peu de violence, étonnamment. Mais ceci dit, il y a tout de même quelques largesses scénaristiques qui choquent le lecteur de la saga. Pour ne pas spoiler, nous ne nous étendrons pas là dessus, mais certains contre-sens sont choquants dans la mesure où ils n’apportent rien à la saga, ou à l’épisode. Mystère.

Urgences Saison s04e01 à s04e022

Urgences (ER) Saison 4Bien qu’on en parle quasiment jamais, notre marathon de la série Urgences continue plus ou moins vite. Après avoir terminé la saison 3 on s’est lancé dans la quatrième, celle qui devrait voir le départ de Doug, plus connu sous le nom de nespressowhatelse.

Bref, le personnage incarné par George Clooney est vraiment bizarre, et après des scènes et des scènes de « on va le virer », il faut avouer que si ça se passe réellement cette fois ci, ça ne fera franchement pas crédible.

Certes les coups de tête existent aussi dans la vraie vie, mais l’extraction des acteurs de la série est vraiment gérée bizarrement par les scénaristes. Bien trop abrupte.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #25

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 26 avril 2012, avec 6 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Avengers de Joss Whedon

illman - Avengers de Joss WhedonHier sortait The Avengers de Joss Whedon, le papa de Buffy et dont je vous avais présenté l’excellente série Firefly.

Force est de constater que les supers-héros lui ont bien réussi ici vu que c’est sans doute l’une des meilleurs adaptations de l’univers de la maison des idées, Marvel, que j’ai vu jusqu’à maintenant.

On y retrouve donc les Iron Man, Thor et Captain America des dernières adaptation, avec de l’action à outrance, effets spéciaux à gogo, un brun d’humour et un Robert Downey Jr qui porte un T-Shirt Black Sabbath (représentant l’album Never Say Die), ce sera le cocktail sympathique qui va nous accompagner pendant quasiment 2h30.

Grimm s01e01-03

illman - Ça faisait un bout de temps que SyFy teasait sur la diffusion de cette série qui a donc débuté le mardi 24. S’ouvrant sur une citation d’un conte des frères Grimm, la série s’inspire librement de son univers pour proposer un Polar Fantastique plutôt bien ficelé qui mise beaucoup sur l’ambiance. Les personnages sont plutôt attachant, surtout le loup-garou gentil.

Bon après le coup des Grimm fait un peu too much et je n’ai pas trop aimer le systématique de la mise en scène du meurtre de début d’épisode mais sinon pour le reste, j’ai adoré.

Rosemary's Baby de Roman Polanski

dabYo - Rosemary's Baby de Roman PolanskiRosemary’s Baby fait partie de ces films cultes que l’on avait jamais vu. Avait puisque Arte a eu la bonne idée de programmer le film d’Horreur-Fantastique de Polanski lundi dernier. On en a donc profité pour compenser cette grande inculture.

Et on a bien fait. Malgré un âge avancé le film est vraiment prenant. Polanski arrive tout de suite à mettre l’ambiance dérangeante qui va monter, monter tout au long du film. Se passe-t-il réellement quelque chose ou sommes nous simplement paranoïaques? C’est bien là la grande question et tout le film est articulé autour. Le mélange de Fantastique, entre satanisme et paranoïa Lovecraftienne, et d’Horreur est très réussi.

A côté de ça, le film étant relativement vieux, il est certain que la réalisation est datée, très années 60. Les effets spéciaux sont particulièrement cheap et je ne parle pas des scènes représentant les hallucinations. Les acteurs ne sont pas particulièrement marquants non plus, mais simplement corrects. Difficile cependant de ne pas admirer à quel point notre couple de vieux arrivent particulièrement bien à être dérangeants, et à noter la ressemblance frappante entre le mari et Don Drapper de Mad Men.

Rosemary's Baby de Roman Polanski

Game Of Thrones s02e04

dabYo - On fini avec notre épisode hebdomadaire de Game Of Thrones, le quatrième cette fois ci. Un épisode, il faut le dire, fort en chocolat tant la réalisation s’est lâchée sur les scènes de violence gratuite. On y retrouve en effet, pêle-mêle, de l’humilation, de l’amputation sur le champ de bataille, de la torture de derrière les fagots, et de la mise à mort à coup de rondin de bois. Bref, de quoi se mettre au niveau du reste du catalogue de HBO, sans pour autant avoir à rougir devant un Spartacus.

Mais tout se met en place, et puis, le jambon quoi.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Début de la Saison 2 de Game of Thrones

Trailers, teasers et autres diffusions en VOD par Orange

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 1 avril 2012, avec 2 commentaires
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C’est bientôt l’arrivée de la deuxième saison de Game of Thrones sur la chaîne HBO aux États-Unis. Bien sûr, ici, on est plutôt très impatients de voir cette suite, tant le début avait été réussi et fidèle aux romans de George R.R. Martin. Heureusement, la chaîne américaine nous abreuve continuellement de vidéos teasers et autres présentations, et affiches d’un très bon goût.

The North Remembers Game of Thrones Saison 2

Il y a bien entendu eu les deux premiers trailers, mais depuis il y a eu pas mal de nouvelles vidéos, que ce soit la présentation des nouveaux personnages de la Saison 2, une très longue présentation de l’univers de Westeros avec entre autres les enjeux, les différents personnages, etc. Pas forcément intéressant pour les gens qui ont lu les différents Trône de Fer, mais sûrement instructif pour les autres. Il y a d’autres vidéos à regarder sur la chaîne youtube officielle.

Bref, mais au final, on parle ici avant tout de la diffusion en version originale, mais il existe aussi, à priori, une diffusion assez rapide en français. C’est sur Orange que cela devrait se passer, et ce dès demain, avec de la VOD. Je n’ai pas encore réussi à trouver les prix exacts, et il faudra sans doute attendre la mise en place sur le site de l’opérateur, mais il semblerait que cela soit 1,99€ pour la location et 2,49€ pour l’achat, pour chaque épisode.

Game Of Throne Saison 1 Coffret DVDEn attendant, hier, on a acheté le coffret DVD de la première saison de Game of Thrones. Avec le nombre assez hallucinants d’artworks produits pour la promotion des saisons, la richesse du background de la série de George R.R. Martin et l’implication des fans, on s’attendait à un très beau coffret. Pour la modique somme de 40€, nous avons eu droit à une petite boite en carton entourant une superbe boite… en plastique, dans lequel on retrouve 5 DVD pêle-mêle et un petit booklet.

Pas franchement folichon, faut le dire, surtout vu le prix. Heureusement, le booklet se transforme en carte de Westeros, mais c’est bien là le seul point positif. On est loin des coffrets HBO que sont ceux de Rome ou encore Deadwood.

Franchement, je dois avouer que j’ai rarement été aussi déçu par un coffret de série.


Second Trailer de Game Of Thrones Saison 2

War is Coming ! Même que ce sera le 1er Avril 2012

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 8 mars 2012, avec 10 commentaires
Actualités

Avec la sortie en DVD de la première saison de Game of Thrones hier, et mercredi prochain celle du Bûcher d’un Roi, 13ème tome du Trône de Fer, et la diffusion de la Saison 2 au début du mois prochain, le 1er avril, on peut dire que l’actualité autour de la série de George R.R. Martin bat son plein en ce moment ! Et ce n’est pas pour nous déplaire. Pour le coup, on a un peu de retard puisqu’il est déjà disponible depuis une bonne semaine, le second trailer de la Saison 2. Si vous ne l’avez pas encore vu, il vaut son pesant de citations cultes.

Certains éléments évoqués éveilleront tout de suite la hâte chez les fans, et je l’espère, ne gâcheront en rien la surprise des autres. On peut dire que HBO sait y faire pour donner envie, et j’ai franchement hâte de retrouver les personnages ! Seul petit bémol, le slogan de cette saison est War is coming, et je dois avouer que s’il y a certes l’intérêt de reprendre la même structure que Winter is coming, la réalisation va de toute façon bien se trouver en mal pour la prochaine saison… Faut dire qu’ils étaient bloqués, puisqu’à mon avis, winter sera toujours coming à la cinquième saison. Les affiches sont magnifiques.


Nouveau trailer de Game of Thrones Saison 2

Serafina dans Actualités, Films, Séries le 30 janvier 2012, avec 2 commentaires
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Mon premier article sur cette superbe nouvelle version sera donc un article de fangrill, pour vous faire partager le nouveau trailer de la saison 2 de Game of Thrones l’adaptation télévisuelle de la sage du Trône de Fer de George R. R. Martin, attendue pour début avril (le 1er, non, ce n’est pas une blague) sur HBO. On avait d’ores et déjà pu voir un teaser de 30 petites secondes, mais ce trailer nous met encore plus l’eau à la bouche si cela est possible.

L’occasion de découvrir Mélisandre entre autres et de retrouver nos personnages favoris (Jon notamment !). C’est dingue, mais rien qu’en moins d’une minute j’ai déjà envie de baffer Joffrey, pas vous ?


Après une première saison plutôt réussie, surtout sur la fin, nous avons tout de suite voulu refaire confiance à Matthew Weiner pour une seconde saison de sa série Mad Men. Il faut dire que cette dernière qui rappelons le, se passe dans le milieu publicitaire des années 60, était vraiment devenue addictive sur ses derniers épisodes. Mais la magie opère-t’elle toujours ? Que va bien pouvoir donner ces destins qui montrent un bouillonnement social sur le point d’exploser aux États-Unis ? Synopsis.

Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Don Draper est toujours directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York, dans les années 60. Par des évènements pas forcément heureux, il a pu monter dans la hiérarchie et fait désormais parti des associés. Ce qui ramène quelques responsabilités supplémentaires. Pete Campbell et Peggy Olson, nouveaux dans l’entreprise à la saison précédente ont réussi à la force des bras à commencer à s’y faire une place. Mais Peggy se heurte souvent au même problème: c’est une femme.

On l’avait pressenti à la fin de la première saison, les éléments avaient été soigneusement mis en place: cette deuxième saison de Mad Men compte bien attaquer la place de la femme dans la société des années 60. Au plutôt, si elle nous avait fait revivre leur place jusqu’à présent, c’est le début de la révolution que nous allons pouvoir suivre. Peu à peu, on sent que le sexisme ambiant ne pourra pas continuer, reste à voir comment le tout va exploser.

Sur ce point là, la série de Matthew Weiner a encore une fois un côté vraiment très intéressant. Je dois l’avouer, en tant que grand inculte, ce n’est pas une période que je connaissais en détails. Certes, je sais qu’il y a eu de grands mouvements féministes, mais nous autres qui avons toujours vécu avec ses résultats nous rendons moins compte du combat que cela a été. Il est vraiment intéressant de « revivre » ce passage. Alors certes, il s’agit d’un milieu particulier, d’une reconstitution biaisée, pas forcément historiquement complètement exacte. Il n’empêche, c’est un sacré atout.

Cast de Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Et cette seconde saison n’en manque pas. Contrairement à ses débuts difficile, cette fois Mad Men part tout de suite au quart de tour. Son scénario est bien ficelé et vraiment très prenant. Les personnages secondaires, quelque peu délaissés ne le sont plus, et on suit réellement leur évolution cette fois-ci. Si l’effet de surprise de l’environnement n’a plus lieu, la série peut compter en échange sur des personnages aux caractères bien différents, reconnaissables, crédibles ainsi qu’à une trame à rebondissements bien dosés.

Don Draper, notre héros, s’il partage quelque peu le fardeau et le porte moins sur ses seules épaules, reste égal à lui même: charismatique à souhait. Et là, Matthew Weiner décide de nous faire un petit cadeau, et nous offre quelques portes ouvertes sur son passé. Celui que nous désirions tant découvrir précédemment. Le cadeau est à la hauteur, et si on peut regretter de ne plus avoir à l’attendre pour la suite, on ne peut que constater que l’histoire est cohérente.

Le casting de cette seconde série n’a quasiment pas changé d’un poil. Et ses acteurs restent bon. Christina Hendricks, la secrétaire rousse et pulpeuse est un peu moins présente, laissant aux conquêtes de Don et à sa femme jouée par January Jones le soin d’obtenir les suffrages du public. Cette dernière s’en sort d’ailleurs très bien, et nous fournit une transition très bien jouée. Petite mention à John Slattery qui joue parfaitement on rôle.

Don et Betty Drapper dans Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Notons tout de même que le coffret DVD contient de nombreux documentaire non seulement sur l’habillage de l’époque, mais surtout sur la révolution sexuelle et l’égalité des droits pour les femmes.

Vous l’aurez compris, la Saison 2 de Mad Men est pour moi une réussite. Elle va plus loin que la première, et confirme que c’est une série à voir. Entre son côté addictif et ses bénéfices pour votre culture générale, je ne vois pas raison de la bouder et de ne pas y aller. Puisqu’on vous dit que c’est bien !


Game Of Thrones, Saison 1, de HBO

dabYo dans Films, Séries le 5 juillet 2011, avec 11 commentaires

Que l’attente fut longue pour voir enfin sur nos écrans l’adaptation du Trône de Fer de Georges R.R. Martin par HBO ! Annoncée en 2009, réellement révélé il y a quelques mois avec le casting définitif mais surtout son nom définitif: Game Of Thrones. Une façon de se démarquer de la série des bouquins, connue en langue originale sous le nom de A Song of Fire and Ice. Si vous ne le savez toujours pas, nous sommes de fervents défenseurs de cette série, dont les tomes trustent les premières places du podium de la Fantasy depuis que nous les avons lus. Nous étions donc impatients, excités mais aussi inquiets par l’arrivée de la série sur le petit écran: l’adaptation serait-elle réussite ? Allait-elle être fidèle ? Serait-elle à la hauteur ? Synopsis.

Game Of Thrones

Robert Barathéon règne depuis bientôt vingt ans sur les terres de Westeros au nom de sa maison, celle du Cerf. Le Trône de Fer, arraché de force au Roi Fou avec son ami Ned Stark l’a empatté. Les armes ont été remplacées par le vin et la bonne chaire, tant et si bien qu’il n’est même plus en état d’entrer dans son ancienne armure. Aussi, quand Jon Arryn, la dévouée Main du Roi, meurt subitement de maladie, il ne voit d’autre solution que de retourner voir son vieil ami du nord pour lui proposer de le remplacer et de rejoindre la cour, lui et ses filles.

Faire un synopsis de la série Game Of Thrones est une tâche difficile tant son histoire est vaste et complexe. En parler l’est aussi, d’autant plus lorsqu’on est déjà conquis par le scénario proposé par la série de bouquins. Mais soit, tâchons tout de même de vous en donner un avant goût. Il s’agit ici d’une histoire aux points de vue multiples, car nous allons suivre le destin de nombreux personnages qui évoluent assez souvent dans des endroits différents. Bien entendu, chacun de ses personnages sont liés, si les destins sont multiples ils se retrouvent tous dans la trame générale que prend la série. Reste à nous autres spectateurs de découvrir comment leur situation va évoluer, et s’ils feront partie de ceux qui en tireront profit ou non.

Daenerys dans Game Of Thrones

Bien qu'elle soit dans un univers totalement externe, il est aisé de comprendre les liens de Daenerys avec l'histoire

Comme dans les bouquins, nous allons donc suivre les personnages, l’évolution de leur propre histoire, au bout à bout. Heureusement, ces changements sont ici beaucoup plus fluides qu’à l’écrit, on ne sera pas frustré de quitter un personnage pour un autre. Le plus dur étant principalement pour le spectateur d’arriver à engranger les très nombreuses informations, personnages, que comporte la série. Il est même probable qu’une seconde visualisation de cette première saison vous permette par la suite de découvrir des choses que vous n’aviez pas saisi, des indices, des « mais bien sûr c’était évident ! ». Mais qu’à cela ne tienne, pour nous autres lecteurs, c’est un des gros points forts de la série.

Car les néophytes apprécieront la découverte d’une série complexe, et les fans d’une adaptation plutôt fidèle. Car Game Of Thrones, à l’opposée d’un True Blood, est très proche du Trône de Fer. Certes, les fans hardcore crieront à quelques scandales, mais ce n’est pas notre cas. Les personnages ont été vieillis de nombreuses années, sans doute pour éviter que les gens pensent à de la « pédophilie », la série étant très réaliste par rapport aux mœurs du Moyen Age, les personnages pouvaient être très jeunes. De même, cette première saison va piocher dans des scènes ultérieures, avec des éléments qu’on apprendrait normalement que plus tard.

Jaime Lannister dans Game Of Thrones

Jaime Lannister est insupportable, et on aime ça

Mais qu’à cela ne tienne, l’ambiance est respectée, l’histoire aussi, la qualité aussi. Malheureusement, il faut avouer que si c’est une très bonne série, elle n’atteint pas pour autant la qualité des romans. Cela ne veut bien entendu pas dire qu’elle est mauvaise, loin s’en faut. Tous les ingrédients sont là pour vous faire passer un très agréable moment devant votre petit écran. Les cliff-hanger sont bien menés, le rythme de la série est plutôt très bon: malgré l’étendue de l’univers, il n’y aura qu’un ou deux petits passages à vide.

Si pour le spectacle ce changement pour le rythme est vraiment agréable, il faut tout de même avouer que côté réalisme et crédibilité, la série en prend un petit coup. En effet, cette première saison s’étale normalement sur près d’un an, ce qui n’est pas du tout ressenti par le spectateur. Il y a certes des choses qui nous le montre, avec par exemple des évocations de temps, mais jamais concrètement. C’est d’autant plus piège qu’à Westeros, l’été est permanent. Impossible de faire apparaître de la neige pour montrer un changement de saison. La série n’aurait cependant pas pêché à avoir quelques indicateurs textes. Dommage.

Jon Snow dans Game Of Thrones

Il a beau faire froid sur les murs, le souffle des personnages reste transparent...

Cette qualité n’est bien entendu pas dû qu’au seul fait d’un scénario réussi. La mise en scène et le jeu des acteurs y joue pour beaucoup. Certains personnages sont vraiment excellents, dans les romans mais aussi dans la série. Peter Dinklage qui joue le rôle du nain Tyrion excelle dans son personnage. On était au tout début plutôt perplexe, le trouvant peut être trop beau par rapport à l’image que l’on s’en faisait: loin s’en faut, il est tout simplement parfait. Sean Bean qui joue le rôle du loyal Stark est lui aussi très bon. On aura peut être quelques regrets, notamment concernant Michelle Fairley dans son rôle de Catelyn Stark, qui après 10 épisodes, ne me convient toujours pas. D’un autre côté, je n’aimais pas son rôle dans les livres, ceci explique peut être cela. Elle joue correctement son rôle, cela dit.

Et que dire des personnages secondaires que l’on entrevoie à peine dans les bouquins, ils deviennent ici très utiles et permettent d’étendre l’univers de façon très intelligente. Que ce soit lorsque Bran récite sa leçon en citant les devises des différentes familles, ou lorsque Sansa révise son protocole. Cela va nous permettre de prendre en affection certains personnages, et ce de façon aisé, alors qu’ils étaient déjà si nombreux !

Game Of Thrones

Aux abonnés absent de cette saison: la Guerre. On en entend parler, on ne la voit jamais. Manque de moyens ? Quel dommage !

La première saison est très riches en rebondissements et en scènes exceptionnelles. Malheureusement, si elle conviendra sans doute aux néophytes, certaines scènes ont grandement perdue en intensité une fois adaptées. On a bien sûr des moments exceptionnels, comme celle du banquet des bannerets, ou encore de l’introduction du personnage de Tywin Lannister. Mais la fin de saison, et notamment son dernier épisode qui possède un très grand nombre de scènes superbes dans le bouquin laisse une sensation de trop peu. Une petite ombre au tableau, à laquelle il faudrait rajouter la qualité de certains effets spéciaux sur les derniers épisodes, donnant une petite impression de papier mâché qu’on espère ne plus voir pour la seconde saison.

Mais cela fait vraiment peu de points noirs pour une série qu’on attendait autant ici. Game Of Thrones de HBO est un série qui ravivera à la fois les amateurs de Fantasy, les fans du Trône de Fer, et les autres. Car avec sa construction intelligente, son côté addictif et une réalisation de qualité, elle a tout pour convaincre. On attend déjà avec impatience l’arrivée de la Saison 2, d’ores et déjà en production. Une série à voir, à des années lumières de l’adaptation de L’épée de Vérité ou encore de la récente Camelot.


L’année dernière à une époque plus ou moins similaire, Serafina vous présentait la première saison de Glee, une série haute en couleurs qui nous permettait de suivre un club de chorale dans un lycée américain. La série a connu un énorme succès très rapidement, et on peut dire que ce dernier était vraiment mérité. Les acteurs étaient bons, leur chant excellent, la mise en scène aussi et le tout était vraiment très drôle. C’est donc avec enthousiasme que nous avons signé pour une seconde saison. Soufflet ou consécration ? Synopsis.

Glee, Saison 2, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Will Shuester est toujours prof d’espagnol et responsable du club de la chorale du McKinley High School. Malgré les performances honorables du club l’année dernière, ses membres n’ont toujours pas réussi à se faire une place au sein de leur école. Toujours considérés comme des ratés, toujours victimes de harcèlement, il est de moins en moins évident pour eux de continuer à vivre leur passion. Heureusement, ils ont découvert qu’ils étaient un groupe soudé, et se serre les coudes pour traverser l’adversité.

Quand on réussit son premier essai, c’est souvent le deuxième qui s’avère être le plus dur. Ça marche pour la musique, ça marche aussi pour les séries. Alors qu’Heroes avait conquis le monde entier, il a suffit de quelques épisodes de la deuxième saison pour en faire un véritable soufflet. De même, après une excellente première saison, la seconde de Lost nous a laissé plus que perplexe, tant et si bien que ça doit faire un an que nous l’avons commencé. Les exemples sont nombreux, et je pense par exemple à la seconde saison de The Big Bang Theory. Mais l’avantage qu’a cette dernière et Glee sur les deux précédents exemples, c’est qu’on est ici dans l’humour et la comédie, et que bizarrement, on n’abandonne pas ces séries tout de suite.

Vous l’aurez compris, cette deuxième saison de Glee a été une véritable déception pour nous. D’autant plus que la première était vraiment excellente. Mais voilà, pour cette seconde saison, les auteurs avaient à renouveler le tout et surtout l’intérêt. Impossible sinon de tenir pour une seconde session sans passer par les mêmes petites histoires. Le truc, c’est qu’ils ne vont ni oser se renouveler complètement, ni rester dans le même schéma. Il y a alors une réelle sensation d’inachevé qui va rendre le tout… épileptique et incohérent.

Glee, Saison 2, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

L’exemple le plus flagrant est la destruction complète de tout l’intérêt du méchant de l’histoire, Sue Sylvester. Véritable mur porteur de la série, il était évident que le personnage avait à évoluer pour garder son intérêt. Ou alors, perdre en intensité et n’apparaître que de temps en temps, sorte de guest star. Le problème majeur étant qu’ils ont décidé de le faire évoluer… un épisode sur deux. Du coup, le personnage devient de plus en plus incohérent au fur et à mesure de la saison. Ses réactions sont incompréhensibles, sans pour autant donner l’impression que le personnage soit victime d’un dédoublement de personnalité. C’est vraiment problématique, car on ne sait jamais si le personnage est sincère, ou s’il ne l’est pas. On pense qu’il ne l’est pas lorsqu’il tombe dans le pathos, alors qu’en fait il l’était vraiment. De nombreuses scènes supposées émotionnelles provoquent alors une incompréhension et un ennuie assez fort.

Et des passages pathétiques, cette saison va en avoir de très nombreux. La plupart vont d’ailleurs passer complètement à côté du coche et rarement faire mouche. A vraie dire, je ne me rappelle même pas qu’un seul ait réussi à m’émouvoir, tant leur répétitivité est assommante. Souvent, ils sont victimes des mêmes problèmes : le personnage n’était pas assez bien travaillé pour émouvoir et toucher le spectateur, et on se retrouve à être complètement insensible à ses malheurs. Ou alors, on a déjà eu le même schéma dans la saison précédente, voir quelques épisodes plus tôt. C’est par exemple ce que l’on va vivre avec la plupart des petites histoires liées au personnage de Kurt, l’homosexuel de la bande. Certes, cela doit parler à certaines personnes, mais j’avoue que cela m’a laissé perplexe. Le problème, peut être un peu trop important par rapport à ceux des autres personnages va réussir à saturer et nous lasser. Dommage, car ce personnage était aussi une grande force de la première saison.

Britney Spears dans Glee Saison 2Un autre mauvais point vient du choix des morceaux qui seront chantés. Si il y a toujours un large panel de vieux morceaux, de classiques, il semblerait que la production et/ou les majors voient en Glee un excellent moyen de promouvoir leurs dernières sorties. On va ainsi se retrouver avec des épisodes où, comme par hasard, les morceaux chantés sont exactement ceux qui viennent ou qui sont sur le point de sortir. On se retrouve alors avec des titres à la qualité assez douteuse ou dont la légitimité est discutable, que ce soit Rebecca Black, le dernier single de Lady GaGa ou celui encore plus improbable de My Chemical Romance.

Bien entendu, tout n’est pas à jeter dans cette deuxième saison. On a de véritables perles, des moments dont on se rappellera. Certains nouveaux personnages, ou plutôt une nouvelle, sont très bien intégrés à la série et colle parfaitement à l’ambiance du début de Glee. Ça provoque du quiproquo, des jeux de scènes et des passages vraiment comiques.

Malheureusement, les points positifs sont vraiment rares et il devient difficile d’être optimiste pour la suite de Glee. Espérons juste qu’ils sachent redresser le cap pour la troisième saison. C’est dommage de passer d’une série totalement jouissive à une pour laquelle il faut se forcer de regarder la fin en si peu de temps. Rendez-vous l’année prochaine.


Life on Mars de Matthew Graham

illman dans Films, Séries le 8 juin 2011, avec 7 commentaires

Life on Mars est une série de la BBC diffusée en 2006 sur les ondes britanniques. J’avais entendu parlé de cette série en me disant que je devrais bien y jeter un coup d’œil un jour. Un dimanche où je m’ennuyais, j’ai décidé de testé la VOD Canalplay sur ma Xbox, et je suis tombé sur un pack des deux premiers épisodes pour 2€99. J’ai testé et je n’ai pas regretté, à peine le second épisode du pack entamé que je commandais déjà l’intégrale sur Amazon. Quid donc de cette série ?

Life on Mars de Matthew Graham

Sam Tyler est commissaire principal en 2006 à Manchester. Alors qu’il enquête sur un serial killer, sa petite amie et collègue, Maya se fait enlever par ce dernier alors qu’elle était parti enquêter seule. Pendant qu’il se morfond au bord de la route, il se fait renverser par un chauffard. Il se relève pour s’apercevoir qu’il se trouve dans un endroit étrange et sapé avec un col pelle à tarte, il est en 1973. Est-il mort, dans le coma, dans le passé ou tout simplement fou ?

J’avoue vu comme ça le synopsis fait un peu bidon mais ce serait sous estimé les scénaristes de la BBC. Ils vont s’évertuer au fil des histoires à décrire les années 70 à Manchester et on s’y croit. L’ambiance est très importante et sert l’histoire, vous imaginerez facilement le clash entre les cultures policières et sociales, Sam passe pour un marginal et un illuminé en voulant continuer à travailler comme en 2006. Les thèmes abordés sont aussi assez larges, les femmes et les noirs dans la police, par exemple, très mal acceptés et pour qui Sam se battra. L’émergence du hooliganisme, la boxe truquée, ou l’apparition de nouvelles drogues et de leurs réseaux quasi industriels tiendront aussi en haleine toute l’équipe d’enquêteurs.

Life on Mars de Matthew Graham

Car on suit tout un département de police de Manchester dirigé d’une main de fer par le DCI Gene Hunt, incarné à l’écran par Philip Glenister. Difficile à cerner, il fait parti de la trinité des personnages principaux, on va l’aimer, le détester, le comprendre et voir ses travers. Pour moi, il vole la vedette à Sam Tyler, son subordonné, joué par John Simm qui a aussi été Le maitre dans Dr Who. Son arrivée dans le passé ne l’a pas arrangé, il entend des voix, a des hallucinations et ne sait plus où se trouve la réalité. Un personnage torturé comme on les aime, qui s’accroche désespérément à ses principes sauf quand ses émotions prennent le pas sur sa conscience. Pour terminer ce triangle, Annie Cartwright, joué par Liz White, au départ simple auxiliaire, va se retrouver confronter à la condition des femmes dans les 70′s et aura sur ses épaules la petite pincée de romantisme de l’histoire avec Sam. On retrouve aussi Ray et Chris, des enquêteurs de l’équipe, plutôt sidekick mais important tout de même avec chacun leur heure de gloire. Bref, une équipe bien travaillée qu’on a plaisir à suivre, vivant de ses conflits internes, de ses états d’âmes, de ses enquêtes et de ses réussites.

Life on Mars profite de ressorts comiques induits par le décalage de Sam avec l’époque en cours. Dans ce genre de situation, le retour à la réalité est plus que douloureux pour lui et assez marrant en général. Comme par exemple quand il promets que le témoin sera derrière un miroir sans tain, qui n’est tout simplement pas utilisé par la police à ce moment là, et qu’il se retrouve finalement en face à face avec le suspect. Assez déstabilisant. L’autre composante sur laquelle on peut compter sont les allusions aux futurs que, le spectateur connait, mais qui ne se sont pas encore produite comme lorsque Sam annonce qu’une femme pourrait bien devenir premier ministre. Gene lui répond, je cite : « There will never be a woman prime minister as long as I have a hole in my arse. » C’est peut-être pas le meilleur exemple mais ça appuie ma démonstration.

Life on Mars de Matthew Graham

La bande son est juste énorme, parfaitement en phase avec les 70′s et surtout avec le fabuleux artiste androgyne, j’ai nommé le grand David Bowie (nan j’suis pas fan, quoique…). On se retrouve avec des styles plutôt variés représentatifs de la période, même si la BO est plutôt Rock. C’est un vrai plaisir d’entendre les Who ou encore Paul McCartney. Par contre,  il faudra que quelqu’un m’explique l’engouement des britanniques pour Slade, parce qu’on entend souvent des chansons de ce groupe dans les shows de la BBC, notamment  Dr Who. A noter, Sam Tyler croisera une autre de mes idoles musicales dans une boite de nuit pendant ses aventures, j’ai nommé Marc Bolan, le chanteur-leader de T.Rex. Bref cette série est un véritable fandom pour les inconditionnels de la musique de cette période.

La série est divisée en deux saisons, une seule est disponible en France mais vous me connaissez, je me fournis directement chez les compatriotes de Shakespeare. Pour l’intégrale de la série, c’est à dire les 16 épisodes, vous pouvez vous en tirer pour environ 20€ en anglais.  Le coffret est pas trop mal mais fait, un peu cheap, un contour plus rigide aurait été pas mal.

Au final, Life on Mars est une série absolument géniale que je vous recommande vivement, ne serait ce que pour tester son ambiance. D’habitude je n’aime pas trop les séries policières mais celle-ci a une vraie âme. Me reste plus qu’a me procurer le spin-off, Ashes to Ashes.