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Dernièrement dans la section Films d'if is Dead:

Après avoir lu Black Metal Satanique: Les Seigneurs du Chaos, et vu mon amour pour le Black Metal old school, il était logique que je regarde le film-documentaire Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell sorti en 2009 aux États-Unis, et en début d’année 2010 en international. Ce documentaire traite lui aussi des origines du Black Metal, en Norvège notamment, mais aussi des dérives plus ou moins douteuses qui ont marqué le mouvement. Les églises brulées quoi.

Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Le documentaire se centre très clairement autour de deux personnages : Fenriz de Darkthrone et  Varg Vikernes de Burzum. Ces deux figures importantes du mouvement interviennent à de nombreuses reprises dans le documentaire, et sont plutôt bien choisies pour montrer les deux visions totalement opposées du Black Metal. Le premier se clame apolitique, se consacre à sa musique et c’est tout (la clope et la binouse aussi) tandis que Varg affiche clairement des opinions politiques extrêmes.

En toute honnêteté, j’ai cependant du mal à voir réellement quelle est la cible du documentaire, pour les fans, il n’y a rien de bien nouveau. Bon, Fenriz est un gars fun et charmant, et on aime bien l’entendre parler et se foutre de tout mais ce n’est pas nouveau. On aime bien les délires de Varg mais là aussi rien de nouveau. Par contre, à l’opposé, les faits et le genre sont présentés très très succinctement, et je pense que les néophytes n’ont pas les clés pour comprendre réellement de quoi cela parle.

Fenriz dans Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Fenriz de Darkthrone

Le récit est lui assez décousu, à peu près aussi embrumé que l’esprit des deux protagonistes. Alors certes, on ne peut pas attendre d’un documentaire la clarté d’une encyclopédie, mais quand on compare au très bon Le metal expliqué à ma mère il n y a pas photo… On passe d’un artiste qui peint des métalleux à Varg qui nous parle de comment il aime ses cornflakes pour finir sur un squat à Oslo où Fenriz a acheté un dictaphone pour 10 couronnes …

Contrairement au roman Le Black Metal Satanique: les seigneurs du chaos, j’ai trouvé le documentaire plus orienté. En effet, il n’y a pas réellement de discours contradictoires et le reportage ne présente qu’un seul son de cloche sur pas mal de points. Alors il y a certes une petite apparition d’Abbath et Demonaz d’Immortal qui portent un regard un peu plus externe et neutre sur certains événements, amenant un autre son de cloche, mais d’une manière générale, les dires des protagonistes principaux ne sont pas contredits.  On pourra aussi reprocher le fait qu’il manque quand même pas mal de sujets et de groupes fondateurs dans sce documentaire. Les bonus du DVD compensent un peu sur ce point en proposant de plus longues interviews.

Varg Vikernes dans Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Varg Vikernes en prison pour le meutre de Euronymous

Cela reste cependant un document agréable à regarder pour la fane de Black Metal que je suis, avec un bon nombre de vidéos d’archives (pas d’inédits cependant), et d’époque. Outre les documents, le film se repose beaucoup sur les épaules de Fenriz qui est bien souvent drôle, mais qui parfois, nous fait part d’analyses pas bêtes du tout sur l’environnement qui a vu naitre le Black Metal, la Norvège et son confort, le comparant à l’art bourgeois et décadent de la fin du XIXème. Et bien évidemment, vous vous en doutez, la BO est juste géniale.

Au final, Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell est un documentaire sympathique si vous appréciez le genre, mais qui ne vous apprendra pas grand chose (hormis que Varg aime ses cornflakes crispy et pas Fenriz) mais qui se regarde. Si vous n’êtes pas forcément familier avec le genre et les protagonistes, c’est sans doute instructif, mais attention à bien prendre des pincettes.


Silence, ça tourne ! #6

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 25 août 2011, avec aucun commentaire
Actualités

On avait sauté notre tour la semaine dernière, faute de temps et non de sujets, puisque nous avions regardé quelques petits trucs. On va en parler maintenant, du coup.

Metal: A Headbanger’s Journey

Metal: A Headbanger's JourneyAprès avoir été séduit par le film-documentaire Le Metal expliqué à ma mère, nous avons décidé de voir ce qu’il se faisait à l’étranger. On est donc tombé sur A Headbanger’s Journey qui est réalisé et animé par un anthropologue métaleux, Sam Dunn, et qui va nous faire voyager des origines du Metal jusqu’à ses plus sombres dérives, en passant par le Glam.

Datant de 2005, le documentaire est vraiment très intéressant, fourmille d’anecdotes et d’interviews sympathiques. On y apprendra peut être pas spécialement grand chose, mais c’était très sympa à regarder.

Mention spéciale à nos « amis » black-métaleux que sont les membres de Mayhem et Gaahl de Gorgoroth dont les interviews resteront dans les annales.

Until the Light Takes Us

Après la lecture du document Black Metal Satanique: Les Seigneurs du Chaos, Serafina avait envie de creuser le sujet en regardant le documentaire Until the Light Takes Us, qui vous l’avez compris si vous suivez, est consacré au Black Metal norvégien.

Le documentaire est très plaisant à regarder pour la fane, et si comme elle vous aimez le style de Fenriz de Darkthrone, vous en aurez pour votre argent. Sinon, il n’y a rien de bien nouveau dans le fjord et le documentaire est aussi décousu que l’esprit du-dit personnage.

Band of Brothers: L’enfer du Pacifique épisodes 1 et 2

Band of Brothers: L'enfer du PacifiqueOn vous en avait fait part pour la rediffusion de Band of Brothers sur France 4, la série de Steven Spielberg et Tom Hanks fait partie de nos grands classiques, que l’on regarde toujours avec autant de plaisir. L’enfer du Pacifique, ou The Pacific en version originale, se veut être la narration de la guerre qu’a mené en même temps les États-Unis contre le Japon.

L’idée, qui nous avait poussé à regarder les épisodes à leur sortie outre-Atlantique n’avait pas réussi à nous maintenir devant l’écran et nous avions décroché après quelques épisodes. Cette fois c’est sur France 2, le dimanche, que l’on a pu essayer de retenter l’aventure.

Mais voilà, l’eau ne prend toujours pas. C’est plutôt bien réalisé, mais il n’y a pas la même alchimie. On n’arrive pas à s’attacher aux personnages pour le moment… On essaiera de continuer cette fois, mais sans grande conviction.

A noter tout de même qu’à l’époque Band of Brothers était traduit par Frères d’Armes. Aujourd’hui, non seulement on a modifié le titre original, mais en plus on y a rajouté non pas la traduction, mais le terme Band of Brothers. Évolution des mentalités ?

True Blood s04e08 et s04e09

Ces deux True Blood auront marqué un niveau encore jamais atteint par la série dans le kitch et l’histoire parallèle sans intérêt. Difficile de ne pas spoiler, mais il est vraiment triste d’avoir transformé le personnage génial qu’était Lafayette pour obtenir un tel résultat. Vraiment, c’est triste.

Mad Men s02e12, s02e13 et s03e01

Et voilà le travail, la Saison 2 de Mad Men n’aura duré qu’une petite semaine… Et on repart. Il faut avouer que la fin de la saison a été juste superbe, avec notamment un passage durement préparé par les scénaristes qui s’avère être une vraie pépite, de la jouissance à l’état pur. On a bien entendu déjà commencé la Saison 3…

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

dabYo dans Critiques, Films le 12 août 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Mad Men est une série dont la popularité a explosé l’année dernière en France, pour une raison que j’ignore totalement. Toujours est il qu’elle nous avait jusqu’alors échappé, et que ce n’est qu’à ce moment là que nous nous y sommes intéressés. Créée par Matthew Weiner, la série a été diffusée pour la première fois en 2007 et compte actuellement quatre saisons. C’est à la première saison que nous allons nous intéresser. Synopsis.

Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

Pendant les années 60, Don Draper est directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York. Plutôt bien placé et respecté de ses collègues, Don essaie tout simplement de se maintenir dans cette vie qui lui a apporté une grande maison, une voiture, une femme et es enfants. Sa vie est majoritairement remplie par le travail, avec quelques relations extraconjugales lorsque le traintrain familiale l’ennuie.

Comme le synopsis vous l’indique, c’est la vie du personnage principal Don Draper que nous allons suivre. Toute la série tourne quasiment autour de lui et des quelques personnages qui lui sont reliés : sa femme, ses collègues de travail, les femmes avec qui il a des aventures. Cependant, il ne faut pas s’attendre là à une vie rythmée avec de nombreux évènements, on en est bien loin. Le rythme de Mad Men est en effet très lent, presque contemplatif. Il ne se passe relativement rien pendant tous les épisodes de cette première saison. Du travail, des campagnes publicitaires, et quelques petits aléas.

Don Draper dans Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

Et pourtant, malgré cette absence d’évènement, cette absence de rythme, on se prend au jeu. On aime ce côté lent, posé, complètement contemplatif, et on fini par s’attacher aux personnages. A Don bien entendu, qui malgré son assurance semble de loin être le plus perdu de tous, à sa femme Betty avec laquelle on souffre. Mad Men a un très large panel de personnages, de nombreux ne vont pas vraiment être creusés, mais ceux qui le sont prennent vraiment toute leur ampleur.

Betty dans Mad Men, Saison 1, de Matthew WeinerSi l’ambiance est très réussie, c’est aussi parce que la série arrive à parfaitement retranscrire l’ambiance des années 60. On admire ces mad mens qui enchaînent verre de Whisky sur verre de Whisky tout au long de la journée, qui s’en grillent une avec classe dans leur costard noir. Les costumes et les décors sont tout simplement superbes. Je ne suis pas expert de l’époque, peut être est ce un peu enjolivé, mais on s’y croit carrément. Et puis, quelle classe lorsque Betty allume sa cigarette, ou que Don se sert son verre du matin ! Il faut quand même dire que les acteurs qui sont derrière jouent très bien. Jon Hamm transpire la confiance, Elisabeth Moss fait très bien la fille timide mais qui en veut, January Jones qui joue la parfaite femme au foyer, et bien entendu, celle qui est considérée comme la plus emblématique, Christina Hendricks.

Par contre, je dois avouer que lorsqu’on regarde pour la première fois Mad Men, il est difficile de ne pas être choqué. Choqué par ces changements dans notre vie, dans nos vies. Choqués de se dire que la vie était comme ça. Aujourd’hui, quiconque verrait une femme enceinte fumer irait lui dire d’arrêter. Qu’elle fume comme ça devant ses enfants, avec ses enfants. On ne verrait pas des employés commencer à travailler en se servant un Whisky. La série retranscrit fidèlement l’ambiance, que ce soit au travail où les femmes sont considérées comme des cruches juste bonnes pour un coup, ou à la maison, où elles sont complètement infantilisées.

Acteurs de Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

Christina Hendricks incarne le fantasme de la secrétaire

Au final, après avoir fini cette première saison, je ne comprends pas comment nous avons pu mettre un an pour la terminer. Les acteurs sont bons, l’absence d’histoire est prenante, l’ambiance réaliste, historiquement intéressante, bref, les ingrédients sont là pour avoir une bonne série. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Mad Men fait partie de ces rares séries qui ont un gros succès sans pour autant miser ni sur l’humour, ni sur l’action, ni sur les enquêtes. Et ça, ça fait vraiment plaisir.


Silence, ça tourne ! #5

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 11 août 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine, les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être. Cette semaine, il y a eu beaucoup de Mad Men, de Mad Men et un peu de Mad Men encore.

Mad Men s02e03…e11

Betty dans Mad MenIl est fort probable que l’on finisse la seconde saison avant même la publication de notre chronique de la première, tant elle est addictive. Alors que nous avions mis des mois à nous mettre dans le bain, à coup d’épisodes de temps à autre, nous voilà parti dans un marathon. On ne regarde plus que ça d’ailleurs.

L’histoire est addictive, tant sur le point des personnages que de l’évolution de la société. Même si on peut les voir venir, avec notamment l’émancipation de la femme, le racisme lattant de la société américaine ou encore l’homosexualité. Les thèmes de l’époque, forts, s’intègrent très bien.

On en a aussi profité pour regarder les différents bonus des DVD de cette seconde saison, avec notamment des dossiers sur les lutes sociales de l’époque. Plutôt bien réalisés et intéressants, je n’ai malheureusement pas le bagage nécessaire pour juger de la pertinence et véracité des propos.

Weeds s04e01, s04e02

Il y a de ça quelques mois déjà, on vous parlait des trois premières saisons de Weeds, une série très drôle de courts épisodes de 20 minutes. On a fini par reprendre la série, qui reste égale à elle même. On est ni surpris, ni réellement déçus. Maintenant, est ce que cela suffira à nous garder jusqu’à la fin ? Ce n’est pas dit.

True Blood s04e07

On termine avec le nouvel épisode de True Blood, qui est je pense un paroxysme dans le niais pour la série. Et pourtant, les précédentes saisons avaient mis la barre assez haute, avec des passages d’un chiant abyssale. Mais voilà, finalement, je crois bien qu’on préférait Bill dans ce rôle.

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Silence, ça tourne ! #4

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 4 août 2011, avec 3 commentaires
Actualités

Cette semaine, assez peu d’éléments au programme, on a notamment raté la rediffusion du cinquième épisode de Harry Potter sur TF1. Il s’agissait notamment du premier réalisé par Yates, qui dans mes souvenirs n’est pas trop mauvais. Enfin bref, sinon cette semaine on a vu:

Hellfest: Le Metal expliqué à ma mère

Hellfest: Le Metal expliqué à ma mèreC’était sur France 4 mardi soir, 23h30. Un reportage sur l’univers Metal qui profitait du Hellfest 2011 et du passage de nombreux artistes du genre en France pour nous faire une sorte de dé-diabolisation du genre à destination des adultes que les préjugés peuvent influencer fortement.

On a bien sûr pas pu se résoudre à rater ça, bien que vous puissiez déjà le voir en rediffusion sur Pluzz. Et il faut dire que le reportage, s’il contient quelques erreurs, était plutôt sympathique et très concret. Avec une bonne tranche d’humeur et d’auto-dérision, et il en faut bien entendu quand on connaît la propension de certains à vouloir faire passer leurs fesses à la télé, je pense que quiconque un peu ouvert d’esprit ne pourra que regarder le genre avec plus de bienveillance.

Mad Men s02e01, s02e02

On l’avait dit, la fin de la première saison de Mad Men, dont la critique arrive, nous avait vraiment emballé. Du coup, on a tout de suite commencé la seconde. La thématique de cette saison a l’air dès le début différente, comme si l’on allait assisté à une charnière dans le temps où les femmes deviennent plus indépendantes et moins soumises à l’homme. Je ne sais pas si chronologiquement parlant c’est correct, mais ça l’air d’être parti pour. C’est toujours aussi bien, cela dit.

Sherlock

Benedict Cumberbatch dans SherlockFrance 2 a donc diffusé le dernier épisode de la série Sherlock de la BBC. Pour la fin de cette série de trois épisodes, ils ont semble-t’il voulu mettre le paquet, avec des personnages mis sous pression pour une enquête. Je dois avouer que j’ai relativement aimé cet épisode.

Les deux compères sont toujours agréable à suivre, là dessus il n’y a pas de doute, mais c’est le scénario de l’enquête qui me laisse perplexe. La relation de rivalité avec Moriarty ne m’a pas vraiment convaincu, ni son côté immoral.

Bref, j’ai tout de même hâte de voir la série revenir, la BBC ayant commencé (ou déjà fini) le tournage de la suite.

True Blood s04e06

On le disait, la quatrième saison de True Blood avait enfin commencé pour de bon. Tous les éléments sont en place pour créer des cliff-hanger et des situations rocambolesque pour une bonne partie des personnages. Le grand retour de Jason dans son rôle humoristique.

On avait d’ailleurs jamais remarqué à quel point il semble être calqué sur les élocutions publiques de George W. Bush, que ce soit dans son accent, dans sa voix, dans sa façon de parler.

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Après une première partie plutôt réussie, Harry Potter et David Yates repartent pour un dernier tour dans les salles obscures du monde entier avec Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2. Il s’agit donc de la suite de l’adaptation du roman du même nom, écrit par J.K. Rowling et sorti il y a près de 4 ans maintenant. Le petit sorcier va apparaître pour la dernière fois sur les grands écrans, et il bien prêt à en découdre avec Voldemort. Synopsis.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Harry, Ron et Hermione ont décidé de se mettre seuls à la poursuite des Horcruxes de Voldemort, ces objets magiques qui garantissent au magicien noir de ne pas mourir définitivement lorsqu’il est défait. Ils ont réussi tant bien que mal à en détruire un avec l’épée de Griffondor, mais pour le reste, ils sèchent grave. Et qui peuvent ils bien aller voir pour obtenir un peu de soutient, alors que les mangemorts ont pris le contrôle du ministère, et que même Poudlard est sous leur emprise.

Si vous nous suivez depuis plusieurs années, vous devez savoir que la série de J.K. Rowling fait partie de nos références, qu’elle a bercé notre enfance, puis notre adolescence, et enfin, avec les films, notre vie de jeunes adultes. Quitter Harry en livre une fois la dernière page lue était une épreuve, là, il s’agit de le quitter définitivement. Fini les excuses pour se « refaire » un tome. Mais revenons en aux films, nous étions plutôt satisfaits du travail de David Yates sur la série depuis son arrivée pour l’Ordre du Phénix. Bien qu’omettant certains passages jugés importants avec Le Prince de Sang-Mêlé, il nous a plutôt contentés, la première partie des Reliques de la Mort nous avait ravis sur de nombreux points.

Ginnie dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Ginnie réussie encore une fois parfaitement son rôle de potiche

Cette seconde partie reprend directement sur la dernière scène de la première, c’est d’ailleurs assez déstabilisant, tant cela donne quand même l’impression de payer deux fois pour un seul film. Enfin soit, on se doute bien qu’un film de quatre heure quarante aurait eu du mal à satisfaire le grand public, et ça rallonge un peu l’expérience. Le tournage ayant été fait d’une seule traite, le jeu des acteurs est égal à lui-même, plutôt bon. Bien entendu, certains personnages sont toujours là pour nous rappeler les erreurs de casting, Lupin étant en première ligne.

Si le film sera sans doute jugé correct par les néophytes, je dois avouer que j’ai eu assez de mal à l’apprécier autant que la première partie. Est-ce que cela vient de la coupure ? Aucune idée, mais le fait est que certains passages de l’histoire, qui m’avaient déjà dérangés en bouquin, le sont encore plus dans le film. La coupure de la gare est un très bon exemple, elle brise tout le rythme et semble être la seule pirouette que Rowling ait trouvée pour nous fournir quelques explications supplémentaires. Bizarre.

Dragon de Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Il a l'air moche là, mais animé c'est plutôt bon

Ce dernier épisode a eu je pense droit au meilleur traitement de toute la série en ce qui concerne les effets spéciaux. Nous l’avons vu en normal, sans 3D et lunettes donc, mais on en a quand même pris plein les mirettes. Le retour à Gringotts de nos héros est tout simplement superbe et spectaculaire, que ce soit de par la descente en chariots ou encore ce qui les attend là bas. De même, la grande scène finale, qui est une bataille qui se veut épique, a vraiment eu le droit à un traitement particulier et le résultat est juste superbe. On aura du mal à ne pas y voir une tentative d’y reproduire les grandes batailles de l’adaptation du Seigneur des Anneaux cela dit.

On ne pourra pas s’empêcher d’être déçu de certaines tournures malheureusement. L’absence totale d’explications sur l’histoire de Dumbledore était prévisible, mais reste vraiment regrettable. De même, certaines scènes et dialogues qui se veulent sérieux frôlent affreusement le ridicule, je ne sais pas si cela venait de la version française ou pas, mais on s’était déjà fait la même remarque pour la première partie. Enfin, depuis quand McGonagall propose de mettre des élèves aux cachots ? Cette phrase m’a vraiment choqué.

Voldemort dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Mais pourquoi est il si méchant ?

Serafina, qui est bien plus une fangrill que moi a été moins décue. Bien que choquée aussi par la phrase de McGonnagall et triste de l’absence de l’histoire de Dumbledore, le film ayant fait la part belle à Severus Rogue et a ses souvenirs, cela a compensé. En effet, ce passage qui était pour pas mal de fans, un des moments les plus importants du 7ème tome a été rendu de manière très fidèle, au mot pour mot. Elle ne vous dira pas qu’elle a pleuré, mais on connait bien la vérité. Enfin, comme le précédent, le film fournit son lot de bishi très agréables à regarder, du beau Lucius au beau rafleur Scabior.

Au final, je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu de ce dernier Harry Potter. J’ai une sensation d’inachevé et de retombée comme un soufflet qui m’empêche d’être satisfait. Peut être qu’une vision des deux parties l’une à la suite me réconciliera avec ce Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 2. Quel nom à rallonge, quand même, hein ? Si vous avez vu les précédents, il est évident que vous devez le voir, au moins pour clore cette aventure. Y aura-t-il un jour un phénomène de cette ampleur ? J’en doute.


Silence, ça tourne ! #3

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 28 juillet 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Hop, une nouvelle semaine s’est terminée. TF1 ayant continué sa diffusion des films Harry Potter, c’est avec un peu plus de plaisir que nous avons pu les redécouvrir. A noter beaucoup de série cette semaine, comme d’habitude en somme !

True Blood s04e05

Ce cinquième épisode continue dans la bonne lignée du précédent. On est entré dans le vif de l’intrigue, et c’est plutôt bon, malgré les très grandes libertés prises avec le roman. Mention spéciale au personnage de Pam, juste géniale, et à Jason qui retrouve son jeu de la deuxième saison.

Harry Potter et la Coupe de Feu

Robert Pattinson dans Harry Potter

Robeeeeeert !

Si la rediffusion du Prisonnier d’Azkaban la semaine dernière s’était avérée être une vrai torture pour les fans que nous sommes (et surtout pour Serafina), La Coupe de Feu nous a surtout fait rire. Le film est léger et, sur bien des points de vues, délirant, notamment via les scènes de danse totalement WTF et l’humour bête.

Pour Serafina, le film tient parfaitement son rôle de transition entre la première partie, légère et enfantine et la deuxième beaucoup plus sombre. Une sorte de bouffée d’air frais avant la noirceur des suivants.

Pour moi par contre, La Coupe de Feu est clairement une déception aussi grande qu’a pu être Le Prisonnier d’Azkaban. Il y a énormément à redire au niveau de l’adaptation du scénario, malgré une augmentation générale de la qualité de la réalisation.

Sons of Anarchy

On avait commencé Sons of Anarchy l’année dernière, sans qu’elle ait réussi à nous convaincre sur ses quatre premiers épisodes. On a décidé de lui redonner une chance, il faut bien que l’achat du coffret serve à quelque chose. Mais ça ne passe toujours pas.

Je n’arrive pas à m’accrocher aux personnages, je trouve les dialogues mauvais et ennuyant, l’univers ne me plaît pas. Et surtout, j’ai toujours du mal avec ces séries qui présentent des actes très discutables qui sont passés pour cool. Je ne sais pas si un peu de nuance arrivera dans les prochains épisodes, je l’espère.

Sherlock

Benedict Cumberbatch dans SherlockAprès le retour du personnage de Sherlock Holmes sous les traits de Robert Downey Jr l’année dernière au cinéma, voilà une série qui lui est consacrée. De son nom Sherlock et réalisée par la BBC, elle est diffusée les vendredi soirs sur France 2, et nous avons regardé par hasard le premier que nous avions adoré.

Il s’agit d’une adaptation des écrits de Conan Doyle au XXIème siècle. La réalisation est plutôt très bonne, c’est dynamique et drôle. Même Seraf’, pourtant totalement hermétique au Dr Who, apprécie. Seul bémol, l’acteur principal, Benedict Cumberbatch, jouant Sherlock ne tient pas une seconde la comparaison avec le jeu de Robert Downey Jr.

Mad Men Saison 1

On a terminé la Saison 1 de Mad Men, enfin ! A vrai dire, cette fin de saison est excellente, et il se passe énormément de choses, surtout par rapport à la relative lenteur des intrigues dans la série. Le tout annonce vraiment du meilleur pour la suite et ne nous a donné qu’une hâte : la commencer !

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Silence, ça tourne ! #2

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 21 juillet 2011, avec 1 commentaire
Actualités

C’est parti pour notre deuxième rendez vous autour de ce que nous avons pu regarder pendant la semaine. Pour une fois, c’est un peu plus autour des films, et notamment de la saga Harry Potter de J.K. Rowling. Vous n’avez pas du passer à côté de la sortie du dernier film sur les grands écrans, il faut dire que vu le tapage médiatique autour, il était difficile de le faire. Nous y sommes bien entendu allés le plus tôt possible, et la présence d’un jour férié était l’occasion idéale. Mais on ne vous en parlera pas ici, puisque Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 2 aura bien entendu droit à son article à part entière.

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

Hermione dans Harry Potter et le Prisonnier d'AzkabanNous avons revu Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban qui repassait sur TF1. Nous ne l’avions vu qu’une seule fois, lors de sa sortie, où il avait laissé (surtout à Serafina) un souvenir désastreux.

Et lors de cette seconde visualisation, force est de constater que c’est encore pire que dans nos souvenirs. La manière de filmer est très spéciale, la BO plutôt hors sujet, on se demande même si la personne qui en a fait les choix connaissait les scènes avant de choisir les morceaux. Les couleurs sont trop noires, et on ne parlera pas du massacre de l’histoire : les maraudeurs à peine évoqués, la scène de la cabane hurlante tronquée.

En prime les effets spéciaux, surtout pour Lunard sont absolument désastreux. A oublier.

True Blood S04e04

Avec ce nouvel épisode de True Blood, j’ai eu l’impression que la saison démarrait enfin. On entre un peu dans le vif du sujet, et en plus de cela, c’est plein d’humour. Évidemment, on doit beaucoup au personnage d’Eric, qui est à l’honneur dans le roman correspondant. On est cependant très éloigné de la série de livres, mais les bases restent les mêmes et le meilleur en a été gardé. Certes situations commencent enfin à devenir intéressant, ça promet du meilleur pour la suite.

Falling Skies s01e01

Noah Wyle dans Falling SkiesDans la recherche de nouvelles séries nous nous sommes intéressés à Falling Skies. Il faut dire que le nom de Spielberg avait de quoi donner envie, surtout lorsqu’on sort d’un Band of Brother. Et puis celui de Noah Wyle ancien Dr Carter attirait Serafina. Malheureusement, il ne faut pas juger une série à son casting, et il faut bien dire que ce premier épisode ne donne absolument pas envie de voir la suite.

Les extraterrestres s’accompagnent d’un coté très nanard et la narration est plus que convenue. Les ficelles scénaristiques sont déjà connues et tout se déroule exactement comme on pourrait l’imaginer. La série s’annonce donc des plus conventionnelles, avec des scènes dont l’intérêt et la lenteur sont frustrantes à l’extrême. Pour le moment sans aucun doute la série à éviter.

Mad Men S01e11

Nous essayons difficilement de finir la première saison de Mad Men, commencée depuis plus d’un an. Il faut dire que cette série est assez spéciale, il ne se passe rien, ou presque, il n’y a pas de fil rouge, mais on se prend quand même au jeu. J’ai l’impression que cette fin de première saison commence enfin à se dénouer, avec notamment des évolutions professionnelles pour pas mal de personnages. On salue toujours autant la fidélité historique de l’histoire, un vrai régal.

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Silence, ça tourne ! #1

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 14 juillet 2011, avec 6 commentaires
Actualités

Fort de la bonne expérience qu’est C’est Lundi, que lisez vous ? qui nous a permis de parler de toutes nos lectures, voir même celles que nous chroniquerons pas, on a décidé d’étendre un peu le principe. Un autre « rendez vous » donc, mais pour parler de ce qu’on regarde. Car vous vous en doutez, nous ne faisons pas que lire. Et en général, beaucoup de ce que nous regardons n’arrive jamais sur les colonnes d’if is Dead. Le manque de temps d’en faire une chronique, le fait d’abandonner la série avant de l’avoir terminée… Bref, vous saviez qu’on avait vu les deux premiers épisodes de Camelot ? Non ? Bon, vous n’avez pas raté grand chose… Sauf peut être quelques piques cinglantes.

True Blood Saison 4

True Blood Saison 4True Blood vient remplacer Game Of Thrones dans les séries HBO à suivre. Après une saison 3 qui était sympathique, sans pour autant susciter autant d’intérêt que la précédente, il semblerait que la série continue dans sa droite ligne. Il aura fallu le troisième épisode de la saison pour arriver au début du tome 4 correspondant en roman.

Comme prévu, True Blood mise beaucoup sur Eric, et sur le jeu de son interprète Alexander Skarsgård. Alors évidemment, quand on est une fangrill comme Serafina, ça marche, mais pour le reste ça sonne surtout assez creux pour l’instant.

On suit plus par habitude que par réel intérêt, dommage.

Band of Brothers

A l’occasion de sa rediffusion sur France 4 nous avons décidé de nous refaire l’intégrale de Band of Brothers (Frères d’Armes en français), dont nous avions acheté l’édition collector il y a deux ans. Même au 5ème visionnage la série garde sa force intacte et est très épique. On se raccroche très vite aux personnages et certains épisodes particulièrement oppressants sont une vraie épreuve à regarder.

Mention spéciale à l’éprouvant épisode 6, Bastogne. Pour l’occasion, on chroniquera la série ici, histoire de vous en faire profiter un peu plus. Mais si vous ne l’avez toujours pas vu, vous pouvez y aller les yeux fermés.

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Game Of Thrones, Saison 1, de HBO

dabYo dans Films, Séries le 5 juillet 2011, avec 11 commentaires

Que l’attente fut longue pour voir enfin sur nos écrans l’adaptation du Trône de Fer de Georges R.R. Martin par HBO ! Annoncée en 2009, réellement révélé il y a quelques mois avec le casting définitif mais surtout son nom définitif: Game Of Thrones. Une façon de se démarquer de la série des bouquins, connue en langue originale sous le nom de A Song of Fire and Ice. Si vous ne le savez toujours pas, nous sommes de fervents défenseurs de cette série, dont les tomes trustent les premières places du podium de la Fantasy depuis que nous les avons lus. Nous étions donc impatients, excités mais aussi inquiets par l’arrivée de la série sur le petit écran: l’adaptation serait-elle réussite ? Allait-elle être fidèle ? Serait-elle à la hauteur ? Synopsis.

Game Of Thrones

Robert Barathéon règne depuis bientôt vingt ans sur les terres de Westeros au nom de sa maison, celle du Cerf. Le Trône de Fer, arraché de force au Roi Fou avec son ami Ned Stark l’a empatté. Les armes ont été remplacées par le vin et la bonne chaire, tant et si bien qu’il n’est même plus en état d’entrer dans son ancienne armure. Aussi, quand Jon Arryn, la dévouée Main du Roi, meurt subitement de maladie, il ne voit d’autre solution que de retourner voir son vieil ami du nord pour lui proposer de le remplacer et de rejoindre la cour, lui et ses filles.

Faire un synopsis de la série Game Of Thrones est une tâche difficile tant son histoire est vaste et complexe. En parler l’est aussi, d’autant plus lorsqu’on est déjà conquis par le scénario proposé par la série de bouquins. Mais soit, tâchons tout de même de vous en donner un avant goût. Il s’agit ici d’une histoire aux points de vue multiples, car nous allons suivre le destin de nombreux personnages qui évoluent assez souvent dans des endroits différents. Bien entendu, chacun de ses personnages sont liés, si les destins sont multiples ils se retrouvent tous dans la trame générale que prend la série. Reste à nous autres spectateurs de découvrir comment leur situation va évoluer, et s’ils feront partie de ceux qui en tireront profit ou non.

Daenerys dans Game Of Thrones

Bien qu'elle soit dans un univers totalement externe, il est aisé de comprendre les liens de Daenerys avec l'histoire

Comme dans les bouquins, nous allons donc suivre les personnages, l’évolution de leur propre histoire, au bout à bout. Heureusement, ces changements sont ici beaucoup plus fluides qu’à l’écrit, on ne sera pas frustré de quitter un personnage pour un autre. Le plus dur étant principalement pour le spectateur d’arriver à engranger les très nombreuses informations, personnages, que comporte la série. Il est même probable qu’une seconde visualisation de cette première saison vous permette par la suite de découvrir des choses que vous n’aviez pas saisi, des indices, des « mais bien sûr c’était évident ! ». Mais qu’à cela ne tienne, pour nous autres lecteurs, c’est un des gros points forts de la série.

Car les néophytes apprécieront la découverte d’une série complexe, et les fans d’une adaptation plutôt fidèle. Car Game Of Thrones, à l’opposée d’un True Blood, est très proche du Trône de Fer. Certes, les fans hardcore crieront à quelques scandales, mais ce n’est pas notre cas. Les personnages ont été vieillis de nombreuses années, sans doute pour éviter que les gens pensent à de la « pédophilie », la série étant très réaliste par rapport aux mœurs du Moyen Age, les personnages pouvaient être très jeunes. De même, cette première saison va piocher dans des scènes ultérieures, avec des éléments qu’on apprendrait normalement que plus tard.

Jaime Lannister dans Game Of Thrones

Jaime Lannister est insupportable, et on aime ça

Mais qu’à cela ne tienne, l’ambiance est respectée, l’histoire aussi, la qualité aussi. Malheureusement, il faut avouer que si c’est une très bonne série, elle n’atteint pas pour autant la qualité des romans. Cela ne veut bien entendu pas dire qu’elle est mauvaise, loin s’en faut. Tous les ingrédients sont là pour vous faire passer un très agréable moment devant votre petit écran. Les cliff-hanger sont bien menés, le rythme de la série est plutôt très bon: malgré l’étendue de l’univers, il n’y aura qu’un ou deux petits passages à vide.

Si pour le spectacle ce changement pour le rythme est vraiment agréable, il faut tout de même avouer que côté réalisme et crédibilité, la série en prend un petit coup. En effet, cette première saison s’étale normalement sur près d’un an, ce qui n’est pas du tout ressenti par le spectateur. Il y a certes des choses qui nous le montre, avec par exemple des évocations de temps, mais jamais concrètement. C’est d’autant plus piège qu’à Westeros, l’été est permanent. Impossible de faire apparaître de la neige pour montrer un changement de saison. La série n’aurait cependant pas pêché à avoir quelques indicateurs textes. Dommage.

Jon Snow dans Game Of Thrones

Il a beau faire froid sur les murs, le souffle des personnages reste transparent...

Cette qualité n’est bien entendu pas dû qu’au seul fait d’un scénario réussi. La mise en scène et le jeu des acteurs y joue pour beaucoup. Certains personnages sont vraiment excellents, dans les romans mais aussi dans la série. Peter Dinklage qui joue le rôle du nain Tyrion excelle dans son personnage. On était au tout début plutôt perplexe, le trouvant peut être trop beau par rapport à l’image que l’on s’en faisait: loin s’en faut, il est tout simplement parfait. Sean Bean qui joue le rôle du loyal Stark est lui aussi très bon. On aura peut être quelques regrets, notamment concernant Michelle Fairley dans son rôle de Catelyn Stark, qui après 10 épisodes, ne me convient toujours pas. D’un autre côté, je n’aimais pas son rôle dans les livres, ceci explique peut être cela. Elle joue correctement son rôle, cela dit.

Et que dire des personnages secondaires que l’on entrevoie à peine dans les bouquins, ils deviennent ici très utiles et permettent d’étendre l’univers de façon très intelligente. Que ce soit lorsque Bran récite sa leçon en citant les devises des différentes familles, ou lorsque Sansa révise son protocole. Cela va nous permettre de prendre en affection certains personnages, et ce de façon aisé, alors qu’ils étaient déjà si nombreux !

Game Of Thrones

Aux abonnés absent de cette saison: la Guerre. On en entend parler, on ne la voit jamais. Manque de moyens ? Quel dommage !

La première saison est très riches en rebondissements et en scènes exceptionnelles. Malheureusement, si elle conviendra sans doute aux néophytes, certaines scènes ont grandement perdue en intensité une fois adaptées. On a bien sûr des moments exceptionnels, comme celle du banquet des bannerets, ou encore de l’introduction du personnage de Tywin Lannister. Mais la fin de saison, et notamment son dernier épisode qui possède un très grand nombre de scènes superbes dans le bouquin laisse une sensation de trop peu. Une petite ombre au tableau, à laquelle il faudrait rajouter la qualité de certains effets spéciaux sur les derniers épisodes, donnant une petite impression de papier mâché qu’on espère ne plus voir pour la seconde saison.

Mais cela fait vraiment peu de points noirs pour une série qu’on attendait autant ici. Game Of Thrones de HBO est un série qui ravivera à la fois les amateurs de Fantasy, les fans du Trône de Fer, et les autres. Car avec sa construction intelligente, son côté addictif et une réalisation de qualité, elle a tout pour convaincre. On attend déjà avec impatience l’arrivée de la Saison 2, d’ores et déjà en production. Une série à voir, à des années lumières de l’adaptation de L’épée de Vérité ou encore de la récente Camelot.