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Dernièrement dans la section Films d'if is Dead:

Gravity de Alfonso Cuaron

Serafina dans Critiques, Films le 2 avril 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Toujours dans l’avion, après le désastreux La Reine des Neiges, après avoir voulu continuer dans le suicide cinématographique en regardant le début de Thor 2, nous avons décidé de voir Gravity. J’avais refusé d’aller le voir au cinéma, boycottant Cuaron depuis qu’il a (à mon avis) massacré le meilleur roman de tous les temps : Le prisonnier d’Azkaban. Mais bon. Synopsis ?

Gravity de Alfonso Cuaron

Ryan Stone est astronaute en mission spatiale et est ce jour là occupée à réparer un équipement de la station spatiale quand des débris viennent heurter l’engin. La propulsant seule dans l’immensité de l’espace. Lui reste à retrouver un moyen de rentrer chez elle, si elle le veut vraiment.

Gravity est un film qui se passe dans l’espace, et avec très peu d’acteurs. La plupart du temps, c’est juste Sandra Bullock, seule à l’écran, avec George Clooney en deuxième rôle. A part cela, nada. On pouvait s’attendre un peu au pire, Sandra Bullock bien que populaire n’étant pas à mon avis une actrice sur qui j’oserais faire reposer mon film, mais finalement, elle s’en sort plutôt bien. Elle est crédible en nana paumée dans sa vie, dépassée par les événements.

Sandra Bullock dans Gravity de Alfonso Cuaron

Si il n’y a que peu d’acteurs, il y a aussi fort peu de musique, ce qui peu sembler étonnant de la part de Cuaron, qui a tendance à en mettre beaucoup et fort (dans Les Fils de l’homme et dans Le prisonnier d’Azkaban notamment), mais ici, il a du juger que cela ne servirait pas l’histoire, et c’est plutôt vrai. Le vide de l’espace est du coup bien retranscrit par le vide sonore. La première heure est angoissante et oppressante de silence. Je suis plus réservée sur la fin et sur le chemin mental de Ryan à propos de sa fille, mais bon.

Le film a été pensé pour a 3D mais, bien que je l’ai vu en 2D et sur une minuscule écran d’avion, il est tout à fait agréable à regarder. Je pense notamment que c’est un des rares films où la 3D pouvait apporter quelque chose dans cette immensité de l’espace.

Explosion dans Gravity de Alfonso Cuaron

Sans être un de mes films préférés de l’univers, Gravity est un film sympathique qui se regarde très bien, probablement un des meilleurs des films catastrophiques se passant dans l’espace (je reverrais bien Appollo 13 pour savoir si il est aussi bon que dans mes souvenirs), bien géré, pas ennuyant ni claustrophobique malgré son minimalisme apparent. Et évidemment, les trous d’air et variation de pression de l’avion n’ont que pu augmenter l’immersion du film !


La Reine des Neiges de Walt Disney

Serafina dans Critiques, Films le 29 mars 2014, avec 3 commentaires
Critiques

Frozen ou La Reine des Neiges en France est le dernier Disney, un film d’animation qui comme Raiponce n’est pas réalisé par Pixar. On l’avait laissé filer au cinéma, mais dernièrement, on a pris l’avion pour un long vol vers le Japon. Et bien qu’on pensait dormir, décoller à 13h n’aide pas vraiment, nous avons donc profité des films proposés par Air France pour le voir. Synopsis ?

La Reine des Glaces de Disney

Elsa va être couronnée reine du royaume d’Arendelle. Mais voilà, elle cache depuis son enfance un lourd secret : ce qu’elle touche peut se transformer en glace si elle ne contrôle pas suffisamment son pouvoir. Elle camoufle cette faculté en portant des gants, mais par malheur un gant lui est arraché et son pouvoir est révélé. Elle pète un câble, plonge le royaume en hiver éternel et s’enfuit dans la forêt. Sa sœur va tout faire pour la ramener à la raison.

Comme le titre français le laisse à supposer, il s’agit d’une adaptation du compte d’Andersen, même si on est encore plus éloigné de l’original que dans la Petite Sirène, et pourtant, ce dernier était déjà un exemple d’une adaptation plus que libre. Cependant, l’histoire en soit n’est pas pire qu’un autre Disney. Non, le problème c’est que j’ai eu l’impression d’un bout à l’autre de voir le studio s’auto-parodier avec plus ou moins de succès.

Frozen de Disney

Dans ce Disney, les chansons sont très présentes, ce qui personnellement me plait à la base, mais les mélodies sont faibles, les scènes aussi, on a l’impression de les avoir déjà vues et entendues. Tout sonne creux, comme des redites entendues milles et une fois. Ne parlons pas de la traduction française avec des paroles lamentables. Pourtant Disney nous avait quand même habitué à mieux que ce déplorable « libérée, délivrée »… D’un autre côté il faut avouer que le niveau des paroles de base n’est pas super haut.

Le character design ne relève pas la sauce, Elsa n’étant qu’une Raiponce avec des cheveux moins longs, et je ne sais pas si je dois réellement parler du bonhomme de neige. Non, je laisse l’image parler pour moi. Les sidekicks voulus drôles on en a toujours eu dans Disney, mais des pareils, je ne suis pas sure…

Elsa de Frozen de Disney

Ne me méprenez pas, j’adore Disney, et depuis Raiponce je suis même d’un apriori positif sur les films en image de synthèse. Mais là, c’est plat, mou, déjà vu, les chansons sont horripilantes et sans intérêt, le plot plus ou moins absent ou improbable. L’animation m’a semblée faible à part dans la scène de création du palais de Glace. Sérieux, pondre ça après Raiponce, faut pas exagérer.


La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Un film percutant (sans mauvais jeu de mots...)

Malicia dans Critiques, Films le 22 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

La vie devant ses yeux est un film sorti en 2008 qui a fait partie de la sélection officielle du festival de Deauville. Réalisé par Vadim Perelman et adapté du roman homonyme de Laura Kasischke, il fait partie de la longue lignée de films qui se sont inspirés de près ou de loin de la tuerie de Columbine. Synopsis.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Les premières images nous transportent dans un lycée américain, Briar Hill, dans lequel on suit Diana et Maureen, deux amies. Après quelques scènes quotidiennes, l’impensable se produit, des cris, des détonations, les deux jeunes filles comprennent qu’une fusillade est en train de se dérouler à quelques mètres d’elles. Quelques secondes après, le tueur, un de leurs camarades de classe, entre dans la pièce où elles se trouvent…

Et nous retrouvons Diana, quinze ans plus tard, alors que la ville rend hommage « aux victimes et aux survivants ». Elle est maintenant mariée à un professeur, elle a une petite fille, Emma, et souffre toujours du drame qui la hante. Tout au long du film, des flashbacks interviennent et nous permettent de comprendre la relation d’amitié entre Maureen et Diana, leur quotidien, leur rencontre… mais aussi les préludes du drame. Très vite, on devine que ce n’est pas un simple drame, qu’il y a quelque chose de mystérieux, une composante qui nous échappe.

Cela fait longtemps que je voulais voir ce film et je n’ai pas été déçue. Le jeu des actrices principales, Uma Thurman et Evan Rachel Wood, dans le même rôle, est plutôt bien fait, même s’il n’est pas toujours facile de faire le rapprochement entre la Diana d’avant et celle qu’elle est devenue. J’ai trouvé qu’il y avait d’ailleurs parfois quelques longueurs dans les scènes montrant l’adolescente et ses errances, une redondance qui semble n’être présente que pour insister sur ce point. C’est aussi le cas pour la Diana adulte, on a du mal à la suivre parfois.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Cependant, les scènes d’amitié entre Diana et Maureen, jouées cette fois par Evan Rachel Wood et Eva Amurri, ont un côté plus authentique, plus « paisible », qui équilibre bien la narration. Quelque part, ça nous laisse une base simple, un élément important de l’intrigue qui ne nous perd pas.

Il y a vraiment une atmosphère dans ce film que j’ai apprécié. Une question au spectateur qui revient comme un écho : qu’aurais-tu fait à sa place ?

Si on oublie les quelques fioritures et maladresses qui l’handicapent, ce film laisse tout un tas de questions plus personnelles. Le passé, le présent, les questions qu’on se pose, celles qu’on s’est posées, celles qu’on ne voudrait pas avoir à se poser, l’ensemble se mélange et nous montre un drame dont on pourrait presque se sentir les acteurs.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Mais peut-être aussi suis-je un peu trop « empathique » devant le sujet des fusillades en milieu scolaire qui me laisse cet énorme sentiment d’incompréhension face à l’impensable. En tout cas, pour ma part, je n’ai pas regretté ce film que je vous conseillerais, même si le style reste particulier et ne plaira pas à tout le monde.


Silence, ça tourne ! #54

dabYo dans Actualités, Films le 6 février 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

The Good Wife Saison 4

The Good Wife Saison 4Après une saison en demi teinte, The Good Wife nous avons complètement conquis avec deux très bonnes saisons. Si bien que nous n’avons même pas eu le temps de parler de la Saison 3 avant de l’avoir terminée. Ce n’est pas le cas de cette quatrième que nous venons tout juste de commencer.

Le pitch n’a toujours pas changé, on suit Alicia Florric dans son travail d’avocate, son rôle de mère de deux enfants et d'(ex-) femme de procureur qui veut se faire sénateur. Là où la série a beaucoup évolué, c’est sur l’équilibrage de ces trois univers et la façon dont ils sont mêlés. Autrefois dosage plutôt raté, la recette est désormais bien équilibré et les mondes s’entrelacent suffisamment pour ne plus lasser le spectateur qui n’apprécie pas l’un des univers.

Mais là où la série est particulièrement réussie, c’est encore une fois par la qualité des affaires dont elle traite. Souvent des sujets brûlants de l’actualité, c’est un vrai régal de voir une série aborder des thématiques si proche de nous. On aurait pu penser voir aborder le mariage pour tous dans plusieurs années, mais non, c’est déjà là. Et en plus, traité d’un point de vue que l’on n’aurait même pas soupçonné. Vraiment, vraiment bon.

The Hunger Games: L’embrassement de Francis Lawrence

The Hunger Games Jennifer Lawrence

L’adaptation cinéma du premier Hunger Games avait réussi à m’emballer plus que je ne m’y attendais. Certes, ce n’était pas le film de Science-Fiction du siècle, mais pour du Young Adult on était face à quelque chose de très éloigné des daubes à la Twilight. Assez bien réalisé pour nous donner envie de venir voir la suite au cinéma.

The Hunger Games L'EmbrassementJe ne savais pas trop qu’attendre de cette suite et le début du film est assez vague il faut le dire. Après une bonne heure où l’on ne sait pas franchement ce qu’il va se passer et où l’on arrive pas vraiment à rentrer dans l’histoire, on repart sur le même scénario que le premier film. Hmmm, ok.

Là où j’avais été agréablement surpris sur le premier, j’ai été largement déçu sur le second. L’embrasement que nous promettait le titre est tellement long et lent à venir que cela en est presque désespérant. Comme l’impression d’être face à un énorme pétard mouillé. Très frustrant.

A côté de ça on rajoute une Jennifer Lawrence dont les capacités d’exprimer des émotions sont dignes de celles de Kristen Stewart et vous obtenez un film de 2h qui alterne entre le moyen bon et le gros bof. C’est correct, mais à part l’aspect visuel, il est difficile de le classer autrement que dans la catégorie correct.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Tout le monde se moque de moi depuis que j’ai fait une chronique d’un jeu de simulation de camions, mais tout le monde semble oublier avec quoi j’ai commencé sur ce site: Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh. Un roman graphique dont on a beaucoup entendu parler il y a quelques mois, suite à la sortie du film La vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 dont il est librement inspiré. Je reviens donc aujourd’hui à mes premiers amours en vous livrant la chronique. Synopsis.

La vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche Affiche

L’histoire se centre autour du personnage d’Adèle, une jeune fille qui va au lycée, est relativement bonne élève, qui a des amies, et des garçons qui lui tournent autour. La vie classique d’adolescente. Sauf que quelque chose cloche, mais elle ne parvient pas à mettre le doigt dessus. Un jour, alors qu’elle traverse la rue, elle croise le regard d’une jeune femme aux cheveux bleus, et à partir de cet instant, elle ne parviendra plus à penser à autre chose. Une histoire qui nous conte l’amour, la découverte, l’affirmation, et le passage à l’âge adulte.

Réalisé par Abdellatif Kechiche, il est sorti en 2013 et a reçu la Palme D’or du Festival de Cannes de cette même année. Les deux interprètes principales sont les françaises Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, il y a aussi des seconds rôles comme par exemple Jérémie Laheurte, mais très clairement, on les oublie vite et ils ne font office que de décor.

Le film se veut réaliste au possible, et ça fonctionne. Les ados parlent mal, mangent la bouche ouverte, on s’y croirait. Un peu trop même, c’est souvent assez écœurant, très vite, vous maudirez les pâtes bolognaises. Sur le papier notre histoire devait traiter de la découverte de soi, mais en pratique, le film m’a semblé être une succession de scènes qui racontent vaguement une histoire, et bourré de plans parfaitement inutiles (du genre ceux où Adèle dort), et entrecoupées assez fréquemment de scènes d’amour.

La vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche Affiche

Nombre des scènes du film m’ont laissée perplexe de leur prétendue utilité. Alors oui, si on commence à sur-analyser, elles ont quasiment toutes une utilité. Mais certaines sont plus évidentes que d’autres. Pour les besoins de la chronique, j’ai commencé par prendre des notes pendant que la lecture continuait, et j’ai fini par arrêter d’en prendre, parce que c’était parfaitement inutile. Le film en fait des caisses pour justifier son côté « on est un film sérieux nous », mais ça ne fonctionne pas. Du moins, pas sur moi.

Je voulais tout de même faire un petit point sur les scènes « d’amour », je ne peux pas en dire tout ce que je voudrais, sinon dabYo va me censurer, donc je vais rester soft. Il n’y a que 3 scènes du genre qui sont justifiées, les autres sont tout simplement gratuites. Sans rentrer dans les détails un peu sal(ac)es, ce n’est pas crédible une seule seconde. Je ne sais pas qui a chorégraphié ces scènes, mais il n’y connaissait rien en amour lesbien (Des ciseaux ? Vous êtes sérieux là?). Ça dépasse largement la frontière du dérangeant, outre l’absence de nécessité des scènes, il n’y a pas la moindre bande son, juste leurs voix à elles. Et l’une de ces scènes fait 6 min 15 (j’ai chronométré), c’est beaucoup trop. Ce qui est au départ vaguement émoustillant finit vite par nous faire nous sentir mal. J’ai même du baisser le son de peur que mes voisins puissent penser que je regardais un film pour adultes. Bref, ça devient très vite une surexposition froide et crue de fesses et de seins. C’était vraiment pas obligatoire.

La vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche Affiche

Est-ce que le film est réellement une adaptation de Le bleu est une couleur chaude ? Je dirais que non. Ce fut probablement une source d’inspiration, mais ils ont retiré l’âme de l’histoire, jusqu’au titre et aux noms de certains personnages, en passant par la fin. De toute façon dès qu’un film estampillé gay est encensé par la critique, c’est souvent une bouse infâme, je me rappelle avec douleur de Brokeback Moutain, j’ai rarement vu un film aussi chiant.

Pour finir, j’ai une petite pensée pour ceux qui ont claqué 10€ pour voir ça au cinéma. Non parce que, 3h tout de même, fallait se les enquiller. A choisir, investissez les plutôt dans Le bleu est une couleur chaude, qui lui est de qualité.


Harry Potter Studio Tour à Londres

Visiter les studios où ont été tournés les Harry Potter, ça vaut le coût ?

dabYo dans Actualités, Actualités, En Vrai, Films, Livres le 27 décembre 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Nous revenons de Londres, ses concerts de Metal, ses musées et ses décorations de Noël en hiver. Mais aussi, cette année, nous avons finalement pu mettre les pieds au Harry Potter Studio Tour à Watford. Il s’agit ni plus ni moins que d’une sorte de musée construit dans les studios qui ont accueilli certaines parties du tournage des films Harry Potter et avec une grande partie des objets, décors, masques et autres créatures qui ont été crées pour l’occasion. En somme, La Mecque du fan de Harry Potter ?

Harry Potter Studio Tour

Après un petit voyage en train qui pourra prendre de 20 minutes à 1 heure au départ de Londres depuis la gare Euston, vous vous retrouvez dans une banlieue quasi déserte où seuls quelques arrêts de bus semblent tenir compagnie aux rails. Mais c’est sans compter celui estampillé Harry Potter Studio Tour où, toutes les 20 à 30 minutes passe un bus spécialement affrété pour les moldus en quête de leur dose. Au tout début seuls pecnots à la ronde, nous serons très vite rejoints par d’autres aficionados, un peu perdus eux aussi et bien rassurés de voir une feuille A4 sur l’abri bus leur indiquant que le périple touche bientôt à sa fin. Bien que franchement perdu, nécessitant environ une bonne heure et demi pour s’y rendre, le HPST reste tout à fait accessible pour le quidam. C’est sans doute plus facile que d’aller à Versailles depuis Paris quand on parle chinois.

Harry Potter Studio Tour BusAprès 20 minutes de bus pendant lesquelles un petit film nous présentera les studios Warner Bros, nous voilà arrivés devant de gigantesques hangars qui abritent l’attraction. Nous ne sommes pas les seuls et le tout est relativement bondé un peu avant les vacances scolaires, autant dire qu’on comprend tout de suite qu’il faille réserver les billets à l’avance. L’arrivée met tout de suite dans l’ambiance avec quelques statues représentant les pièces d’échecs utilisées pour Harry Potter à l’école des sorciers. Vu la taille des statues, on comprend très vite que c’est pas du flan et que les studios ont plus que bien fait les choses.

Là s’arrêtera la narration de ce petit périple pour vous laisser apprécier à sa juste valeur les différentes découvertes. Nous avions pris des tickets pour 14h mais avons pu rentrer un peu plus tôt. La visite est complètement libre et s’articule autour de quatre grandes zones que vous pouvez découvrir à votre rythme. La seule contrainte sera celle de ne pouvoir revenir à la zone précédente, alors assurez vous bien d’en avoir fait le tour auparavant. La première zone est consacrée aux décors en intérieur, tout y passe, de la salle du banquet au dortoir d’Harry, en passant par le superbe escalier qui mène au bureau de Dumbledore. On y découvre de vraies statues, taillées par de vrais artistes, mais aussi des habits, des mécanismes à faire rougir les effets spéciaux, des objets en métal somptueux…


Outre ravir le fan d’Harry Potter, qu’on préfère les livres aux films ou pas d’ailleurs, cette visite va surtout permettre d’apprécier à sa juste valeur l’univers qui aura été créée pour la série. Il faut bien avouer qu’il y a de très nombreux objets que l’on ne voit pas réellement dans les films, mais qui permettent à l’univers de prendre vie. On s’y croit d’ailleurs vraiment. On retrouve par la suite les décors extérieurs et les parties sur les effets spéciaux, tout aussi bluffants. Il faut compter sur environ deux heures de visite pour tout voir sans trop sacrifier, bien qu’on puisse prendre encore plus son temps sans problème, on a du y rester près de trois heures en ayant savouré une excellente Bierraubeurre.

Harry Potter Studio Tour MangemortLa visite finie sur l’éternelle boutique de souvenirs, peut être seule ombre au tableau. Pour une boutique spécialisée dans les produits Harry Potter, on pouvait clairement s’attendre à mieux et nous n’avons pas dépenser grand chose au final… Quelques portes-clefs, une petite écharpe, les produits dérivés qui ne sont pas directement inspirés par les visuels du film sont relativement peu nombreux. Après, ça reste tout de même correct et vous pourrez y trouver quelques trucs sympas.

Bref vous l’avez compris, mon avis sur Harry Potter Studio Tour est plus que positif. Même si vous êtes fan des livres et que vous détestez les adaptations cinématographiques, il sera difficile de ne pas prendre votre pied. Comment rester insensible au charme de cet univers si fidèlement reconstitué dans ces objets de qualité ? Marcher si près de Poudlard a certes un prix qu’on pourrait juger prohibitif, près de 50€ en comptant les transports en commun depuis Londres. Il faudra tout de même savoir lire l’Anglais, sans quoi la location d’un guide sera indispensable à l’appréciation de la visite. Mais en dehors de ce point épineux, Harry Potter Studio Tour est vraiment magique, pour les grands et les petits.


Silence, ça tourne ! #53

dabYo dans Actualités, Films le 12 décembre 2013, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

Lone Ranger: Naissance d’un héros

Lone Ranger: Naissance d'un Héros

Nous avons beaucoup de mal à nous motiver pour aller voir un film au cinéma qui fait plus de deux heures. C’est long deux heures, il faut préparer tout un créneau, et neuf fois sur dix, on abandonne l’idée. C’est ainsi que nous ne sommes jamais allés voir Lone Ranger, ça et le fait que ça sente beaucoup trop le Pirates des Caraïbes bis repetita. On a fini par le voir en DVD.

Lone Ranger: Naissance d'un HérosEt alors, c’était plutôt pas mal. Soyons clairs, Johnny Depp joue ici le rôle d’un indien au corpse paint à faire pâlir n’importe quel black metaleux et va plus ou moins faire du Jack Sparrow. Des mimiques similaires, moins de blabla certes, mais on sera certainement pas dépaysé. C’est sympathique et pas trop lourd de le revoir, on est tout de même face à un personnage un poil différent, bien qu’il n’échappe pas à certains stéréotype du savant sauvage qui sait. Pour lui donner la réplique on retrouve Armie Hammer dans le rôle du benêt au grand cœur, pour qui la justice doit toujours prévaloir. Stéréotypé mais pas horripilant pour autant, il incarne relativement bien cette Naissance d’un héros.

A côté d’eux, pas mal de personnages secondaires, des méchants, un enfant, une Helena Bonham Carter qui joue son rôle habituel, bref, pas grand chose de notable mais personne de franchement mauvais pour autant. Car il faut bien le dire, Lone Ranger est un divertissement plus que sympathique avec une histoire relativement bien écrite. Disney oblige, on se croirait presque dans un dessin animé tant au niveau de l’histoire que des péripéties, mais c’est plutôt fun et agréable pour les adultes que nous sommes. Le personnage du cheval par exemple ne laissera indifférent, bien qu’on puisse clairement détester.

Le film fait la part belle au Grand Ouest américain, à l’heure de la construction du train qui reliera enfin les deux côtes du continent et exterminera encore un peu plus les peuples indiens. Cette époque est vraiment très bien retranscrite, que ce soit à travers de ses décors, de ses personnages et de son ambiance. La justice est sur le point d’arriver, mais on est encore loin et ça se ressent. L’intrigue générale est assez sombre, un poil désespérante et là dessus, ça fait sans doute plus penser à des aventures de Tintin qu’on aurait passé au mixeur Disney.

Lone Ranger: Naissance d'un Héros

Lone Ranger a semble-t’il, tout comme John Carter, été relativement décevant pour l’entreprise en terme de recettes au boxoffice. C’est dommage car les deux possèdent des qualités qui en font de bons divertissements.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #52

dabYo dans Actualités, Films le 5 décembre 2013, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

Homeland s03e01 à s03e08 de Alex Gansa

Homeland Saison 3On avait parlé d’Homeland il y a un peu plus d’un an à l’occasion de la diffusion de la première saison sur Canal+. Du contre-espionnage comme on les aime, avec des cliffhangers et des pistes dans tous les sens. La deuxième saison terminait sur un énorme coup de poker et il faut bien avouer qu’on se demandait comment ça allait bien pouvoir continuer. Un peu comme à la fin de la première saison, en somme.

Et pour l’instant, au bout de cinq épisodes, les scénaristes s’en sortent très bien. On nous prend à contre pied à de nombreux moments et c’est bien sympathique. Alors certes, on peut noter quelques bizarreries par ci par là, des manques cruels d’attention de certains personnages. Mais on se doute que ça n’en est que plus réaliste, chose à laquelle la série aspire.

Deux personnages, dont un nouveau, prennent beaucoup plus d’importance dans ces premiers épisodes et ils amènent une petite fraicheur qui n’est pas pour déplaire. Car les deux personnages principaux des deux autres saisons donnent tout de même l’impression de s’essouffler, de marcher toujours sur les mêmes ficelles et de finir par frustrer quelque peu.

Retrospect de Epica

Retrospect Epica Simone Simons

Epica a sorti en Blu Ray leur concert Retrospect auquel nous avions assisté à Eindhoven en début d’année. C’est la première fois que je revois un concert où j’ai moi même été, et du coup, ça paraît un peu étrange, mais bon. L’image est de très bonne qualité, malgré des lumières un peu violentes parfois. Le montage n’en fait pas cas et parfois on ne voit strictement rien de ce qu’il y a à l’écran pendant quelques secondes.

Le concert qui fêtait les 10 ans de carrière du groupe de Metal Symphonique est très long, 3 heures, du coup il est avant tout dédié aux fans. D’autant qu’il n’est pas exempt de longueurs, mais à part cela, c’est du très haut niveau. La setlist fait la part belle à toute la discographie du groupe, et si vous aimez Epica, je ne peux guère que vous conseiller ce live qui est aussi disponible en DVD.

Black Symphony de Within Temptation

Sharon den Adel Black Symphony

Restons donc dans le live de Metal Symphonique avec la Black Symphony de Within Temptation. Ce concert avec orchestre, lui aussi, a été filmé en Hollande, lui aussi. Alors il n’y a clairement pas le même budget que pour Epica, le groupe de Sharon étant beaucoup plus populaire, et on retrouve donc une réalisation de bien meilleure facture. Les lights sont beaucoup plus agréables mais malheureusement la setlist est un peu courte et centrée sur les albums les plus récents : on ne trouve qu’un titre de leur premier album Enter. Un autre DVD à voir si on aime le groupe !

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #51

Naufrage pour la Stratégie Ender

dabYo dans Actualités, Films le 14 novembre 2013, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

La Stratégie Ender de Gavin Hood

La Stratégie Ender de Gavin HoodCela faisait un moment que nous n’étions pas aller au cinéma, mais quand Harrison Ford se met en tête d’apparaître dans un film de Science-Fiction, on fini toujours par y aller. C’est comme ça que l’on s’était infligé le platissime Cowboys et Envahisseurs. Samedi, c’était donc au tour de La Stratégie Ender de Gavin Hood, l’adaptation d’un roman très apprécié d’Orson Scott Card dont nous ne savions pas grand chose. Bonne pioche ?

Je crois bien que le précédent film aurait du nous mettre la puce à l’oreille, tant sur le niveau de qualité des films qu’accepte Harrison Ford que dans ses prestations. La Stratégie Ender va nous compter le destin du jeune Ender, un gamin aux facultés extraordinaires et dans lequel l’armée nourrie de grands espoirs: le transformer en leadeur pour mener la future guerre totale avec des extra-terrestres. Ça vend du rêve.

On se retrouve donc avec un héros gamin, ça passe souvent bien en livre, mais en film c’est beaucoup plus difficile. Et vous l’aurez compris, ici, c’est complètement raté. Notre héros est amorphe, plat et sans aucun intérêt. Pour lui donner de la consistance, des adules autour de lui interprèteront ses moindres faits et gestes pour y voir des stratégies. Bref, une sorte de pseudo psychologie de comptoir visant à le faire paraître comme surdoué et très intelligent. Ça ne prend évidemment pas, c’est juste pathétique sur le moment, puis encore pathétique au moment des explications.

La Stratégie Ender de Gavin Hood

Gros gros charisme

Un personnage principaux plat peut parfois être rattrapé par des secondaires bien foutus. Ici, outre Harrison Ford, aucun d’entre eux ne va suivre notre héros plus d’une vingtaine de minutes. Bon, de toute façon ils étaient sans intérêt, mais le tout est symptomatique de la construction du film. Le livre de base n’est pas énorme certes, mais 420 pages à résumer dans un film de moins de deux heures avec un énorme univers de Science-Fiction, c’est relativement difficile. Ici c’est totalement raté et on aura l’impression de voir un énorme résumé, une sorte de bande annonce qui vous spoilerait tout l’histoire.

Sur les deux heures que durent le film, on attendra sans cesse que notre histoire commence réellement. Qu’il y ait enfin quelque chose qui nous prenne aux tripes, qui nous fassent vibrer pour notre héros. Mais rien. Et voilà la fin qui s’amène, décevante au possible. Non mais, c’est déjà fini ? Il ne se sera rien passé. Rien.

La Stratégie Ender Harrison Ford

L’armée, la vraie, avec plein de clichés !

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Silence, ça tourne ! #50

dabYo dans Actualités, Films le 7 novembre 2013, avec 1 commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

Hocus Pocus de Kenny Ortega

Hocus Pocus de Kenny OrtegaJeudi dernier c’était Halloween, il nous fallait donc regarder quelque chose dans la thématique. Notre dévolu s’est jeté sur Hocus Pocus: Les Trois Sorcières, un film de Kenny Ortega et distribué par Disney, qui date du début des années 90. Le pitch est relativement simple, trois sorcières attendent patiemment qu’un jeune homme allume une bougie le soir de Halloween pour revenir à la vie. Et évidemment, quelqu’un va finir par le faire, notre héros pour être exact.

Si l’on en croit Allociné, ce film a marqué de nombreuses personnes de notre génération, mais nous l’avions jamais vu. Pour l’aspect folklorique, il semblerait bien qu’on soit tombé sur une version québécoise à la traduction assez… hilarante. Les expressions sont bien loin de ce qu’on peut voir aujourd’hui, que ça soit par l’expression courir l’Hallouine ou encore le une gâterie ou je t’ennuie!.

Le film frôle tout le long la douce frontière entre le ridicule-mauvais et le cheap-hilarant, on ne saura pas quel côté choisir jusqu’à la fin. L’aspect réaliste du scénario est quant à lui totalement absent et l’intérêt des personnages principaux inexistant. Alors a-t-il quelque chose pour lui ? Et bien, avec un peu d’alcool ça doit sans doute mieux passer.

Hocus Pocus de Kenny Ortega

Au final, la chose qui m’a sans doute le plus surpris, c’est le fait que le film insiste lourdement sur la virginité de notre héros. Un Disney, vraiment ?

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?