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Dernièrement dans la section Films d'if is Dead:

Silence, ça tourne ! #48

dabYo dans Actualités, Films le 4 octobre 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

X-Files: Aux frontières du réel s01e03 à s01e07

Dana-Scully-the-x-filesOn me l’avait promis la semaine dernière, j’ai donc fait avec grand plaisir la rencontre d’un certain Tooms. Le troisième épisode de la série est il faut bien l’avouer assez marquant et très bien réalisé. Moi qui n’aime pas trop les aliens et tout ce qui est bizarre, j’ai été servi.

Je commence donc à bien accrocher à la série, l’ambiance, les cas qui sont assez marrants et relativement bien travaillés. Mais voilà, il y a un point noir, un gros point noir. Une certaine Scully. Je veux dire, je comprends tout à fait qu’on ne croit pas aux aliens, après tout, je n’y crois pas. Ce personnage a été fait pour défendre la raison, pour mettre en doute toute interprétation qui ne serait pas basé sur des faits scientifiques. Bref, un état d’esprit de logique pure.

Et malheureusement, elle passe son temps à défendre ce point de vue de façon illogique et avec mauvaise foi. Et quand ce n’est pas le cas, elle nous ressert toujours cette même phrase: je pense que tu est fatigué la journée a été longue blablablablabla. Bref, j’aime beaucoup le personnage mais j’exècre le scénariste qui a trouvé indispensable d’avoir un tel personnage. J’espère secrètement que ce comportement est temporaire.

Sinon j’ai bien hâte de me mettre au prochain épisode du coup !

La Route de John Hillcoat

Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film post-apocalyptique, mais Serafina voulait absolument en lire le livre avant… Du coup, puisqu’elle l’a terminé il y a quelques semaines maintenant, c’est enfin fait ! Et qu’est ce que c’était bon.

La Route de Cormac McCarthy

Je n’ai pas lu le roman de Cormac McCarthy, je ne saurai donc pas si cette adaptation est proche du roman et à quel point le travail a été prémaché. Mais en tout cas l’ambiance qui est construite par le film et tout au long de son scénario est vraiment terrifiante. En quelques minutes, sans vraiment avoir à mettre l’accent sur des scènes d’action hollywoodienne, on est déjà sous pression. Les phases s’enchainent les unes après les autres et on se demande si on pourra aller plus bas. L’humanité n’existe quasiment plus et on ressent vraiment des sentiments de terreurs pour nos deux personnages principaux.

La RouteViggo Mortensen y joue vraiment très bien le père d’un gamin qui ne verra jamais d’animaux, ne connaîtra jamais le soleil et devra pour toujours se méfier des autres humains. Alors il y a certes sur son personnages quelques passages assez déconcertants, surtout au début, lorsqu’on essaie de placer son passé.

Mais on l’oublie vite tant l’horreur ambiante prend le pas et nous entraînent dans ce monde apocalyptique. Vraiment dépressif, la fin nous laissera tout de même perplexe. Visiblement moins déprimante que celle du livre, on ne peut pas vraiment dire que cela en soit une.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #47

dabYo dans Actualités, Films le 26 septembre 2013, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

X-Files: Aux frontières du réel de Chris Carter s01e01 et s01e02

X Files Mulder and ScullyCela fait plusieurs années que Serafina milite pour que nous nous mettions à X-Files, aussi lorsqu’on a (enfin) terminé Buffy contre les Vampires, il devenait difficile pour moi d’avoir des arguments contre… Alors après Urgences, voilà que nous nous sommes embarqué dans une autre grande série des années 90.

Après avoir repassé le téléviseur en 4/3, me voilà donc face à un premier épisode aux effets spéciaux qui sont plus que datés et à des personnages so début 90. Le look de nos Mulder et Scully est vraiment criard il faut bien l’avouer et les couleurs ne font que nous rappeler à quel point il y a eu des progrès à ce niveau.

Pour le moment, je crois bien le nombre de rolleyes suite aux propos de l’ufologue Mulder est déjà astronomique, c’est construit à l’aide de grosses ficelles et j’ai du mal à me prendre au jeu de la conspiration. Ça se regarde de manière sympathique, mais je ne peux pas vraiment dire que je suis passionné par l’histoire et les mystères qui l’entourent.

X Files I Want to Believe

On n’a pas spécialement envie de continuer de suivre les enquêtes des deux agents du bureau, j’espère que cela va s’améliorer par la suite. Les épisodes manquent un peu de rythme, là dessus Urgences a mieux vieilli, mais cette série est d’un an peu plus jeune il faut dire. Réponse dans quelques épisodes.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #46

dabYo dans Actualités, Films le 19 septembre 2013, avec 2 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous… Bon ok, on en avait pas fait pendant tout l’été, mais il est temps de reprendre les bonnes habitudes.

Shirokuma Café du Studio Pierrot

Shirokuma CafeQuand dans la librairie Junku à Paris, Serafina est tombée sur une couverture de manga en version originale présentant un Panda, je n’avais pas encore réalisé dans quel engrenage nous nous étions embarqué. Voilà qu’elle instagramait l’information, qu’un de ses contacts traduisait le titre du manga, et que, d’une manière tout à fait légale, nous nous retrouvions le soir même devant le premier épisode de son adaptation en anime: Shirokuma Café du Studio Pierrot.

Tout cela a commencé très innocemment, et 46 épisodes de 20 minutes plus tard, je ne regrette à aucun moment que l’on s’y soit lancé.

Voyez donc le pitch, Panda Kun est un panda qui travaille à mi-temps dans un zoo, en tant que Panda évidement. Il est là, il attend sagement et fait le service devant les visiteurs, puis passe au Shirokuma Café boire un Café Mocha. Ah oui, Shirokuma veut dire Ours Polaire en japonais.

Shirokuma Cafe - Rebel Panda

Avec un esthétique lisse et gentillet, Studio Pierrot signe ici un anime qui a tout pour plaire aux enfants, mais qui va aussi ravir les adultes. L’anime est drôle, souvent hilarant, complètement débile et loufoque, mais toujours réussi. Parfois très cruel, d’autre fois nostalgique, c’est un vrai plaisir de passer quelques 20 minutes avec ces animaux. On en reparlera sans doute dans un article séparé, mais jetez y un œil, c’est génial.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #45

dabYo dans Actualités, Films le 23 mai 2013, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Hannibal s01e01 à s01e04

On continue de goûter aux nouvelles séries américaines, mais cette fois avec ce bon cher Hannibal Lecter. Pour le coup, nous sommes de complets incultes, nous n’avons pas vu les films et encore moins lu les œuvres de Thomas Harris qui en sont à l’origine.

Hannibal de Bryan FullerHannibal est donc basée sur les débuts de la série littéraire, le premier tome Dragon Rouge et s’axe sur le principe du Thriller psychologique. On suit les personnages principaux, dont le fameux Hannibal, dans une ambiance généralement malsaine et autour de la résolution de crimes. Le tout n’étant pas sans faire penser à un Dexter, mais en beaucoup plus sombre et malsain.

Et c’est franchement bien foutu et addictif. Mads Mikkelsen qui incarne le docteur Hannibal Lecter est franchement flippant, incarnant parfaitement le rôle. Évidement, on sait tout de suite qu’il est dangereux, mais la série se garde bien de confirmer le tout, laissant bien seuls nos soupçons… Et nos peurs.

La réalisation est au rendez-vous, les effets spéciaux sont de qualité et les mises en scène des meurtres vraiment flippantes. Il y a peu d’actions, du coup c’est plus sur l’aspect psychologique que la série joue la dessus, avec des gros plans sur des morceaux de viandes, sur des vers, sur la putréfaction. L’esthétique est réussi, travaillé, malsain, déstabilisant.

Hannibal de Bryan Fuller

Après quatre épisodes, on ne voit pas encore très bien où la réalisation veut en venir, mais c’est pour le moment assez addictif, et on ne peut que vous conseiller d’y aller.

Game of Thrones s03e05 à s03e07

Ygrid Game Of Thrones Saison 3Et bien, nous n’aurons même pas eu le temps de râler sur la mise en scène d’une des relations clef de cette saison de Game of Thrones. Alors que Jon Snow et Ygrid laissaient de marbre sur le cinquième épisode, la réalisation a réussi à tirer son épingle du jeu par la suite et à faire honneur aux livres. Là dessus, c’est vraiment réjouissant, nous laissant oublier les quelques libertés prises sur d’autres personnages…

En dehors des nombreuses scènes de tortures gratuites, qui par ailleurs ne figurent pas dans les livres et spoilent allègrement Le Bûcher d’un Roi, on assiste tout de même à de grands moments grâce à Daenerys.

Les éléments se mettent peu à peu en place et c’est sur les terres des Noces Pourpres que la série s’engage désormais. Et on a évidement bien hâte d’y être !

Django Unchained de Quentin Tarantino

Django Unchained de Quentin TarantinoDire que nous ne sommes pas des grands fans des films de Quentin Tarantino serait un euphémisme. J’étais loin d’être convaincu par Inglorious Basterds, mais j’avais au moins réussi à le regarder sans trop m’ennuyer. C’est au bout d’une heure de Kill Bill que je me suis aperçu qu’il n’y avait franchement rien à me mettre sous la dent. Alors j’aimerai franchement savoir ce que les gens peuvent bien y trouver.

Enfin bon, j’avais quand même bien envie de jeter un œil à ce Django Unchained, le Western et la présence d’un Dicaprio étant largement suffisante pour m’y convaincre. Et finalement, Serafina a bien fait de nous empêcher d’y aller au cinéma.

Ça se regarde, là n’est pas la question et on s’ennuiera pas vraiment, mais pas de quoi casser des briques pour autant. Je n’en garderai aucun souvenir, je crois.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #44

dabYo dans Actualités, Films le 25 avril 2013, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game of Thrones s03e04

Beric DondarrionL’épisode précédent nous avait déjà réconcilié avec le début de cette saison, celui ci encore plus. Il faut dire que ce quatrième épisode est une confirmation. La troisième intégrale est une des plus explosives de la saga de George R.R. Martin et cet épisode lui fait franchement honneur. La plupart des histoires avancent avec de grands coups, celles qui se déroulent en quelques secondes et qui changent définitivement le cours de l’histoire. Et c’était très bien réalisé.

L’introduction d’un nouveau champ de personnages propres à cette saison là nous avait jusqu’à présent laisser perplexe, il faut dire que le prêtre rouge ne ressemblait pas vraiment à ce que nous l’imaginions. Beric Dondarrion lui par contre sied plus que bien au personnage et il faut bien l’avouer, sa scène d’introduction a plutôt la classe.

Real Humans s01e01, s01e02 et s01e03

Real HumansEn cours de diffusion par Arte, Real Humans est une série nordique traitant de robots humanoïdes, autant dire que cela nous a quelque peu intrigués. Assez pour commencer et constater qu’on y retrouve bien les stéréotypes des séries du Nord, avec par exemple des conversations très importantes entre époux. C’est bizarre comme ce genre de choses n’ont jamais lieu dans les séries US.

Le rythme est assez lent et le jeu sonne relativement faux. Les effets spéciaux ne cassent pas trois pattes à un canard non plus, mais c’est surtout par le scénario que le tout pèche. Du coup, le seul bon point est donc le sentiment assez dérangeant que provoque ces humanoïdes. Mais il en faut un peu plus pour convaincre des habitués du genre, dommage.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #43

dabYo dans Actualités, Films le 18 avril 2013, avec 4 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game of Thrones s03e01, s03e02 et s03e03

Tagaryen DaenerysEt comme à chaque année, le retour de Game Of Thrones sur les écrans américains signifie aussi celui des Silence ! Je dois avouer que cette troisième saison, si elle me rendait joie de retrouver l’ambiance de Westeros, était bien moins attendue que les précédentes.

Et pour cause, les deux premiers épisodes rappellent fort bien que la série a pris des voies différentes de celles de livres et je dois avouer que ce n’est encore une fois pas pour mon plus grand plaisir. Les divergences deviennent de plus en plus voyantes et je commence à avoir du mal à saisir comment ils vont réussir à s’en sortir. En ressort quelque chose qui est assez bizarre pour les gens habitués aux livres, comme si c’était contre-nature. Bon, le terme n’est pas franchement approprié au contexte politique du moment.

Bref, après deux premiers épisodes, j’attendais toujours avec impatience la suite de la série, mais il manque quelque chose pour me faire trépigner d’impatience. J’espère cependant que ce n’est pas le cas de tout le monde, je ne voudrais pas qu’elle soit annulée à la fin de cette troisième saison ! Heureusement, le troisième épisode tend à me réconcilier quelque peu avec la série.

Vikings s01e01 et s01e02

Les grands blonds du Nord auront eu raison de Serafina, nous voilà embarqués pour cette nouvelle série de la chaine américaine History, Vikings. Une série qui vous vous en doutez parle de vikings, et se passe il y a fort longtemps.

Floki dans VikingsJe dois avouer que je ne connais pas grand chose de cette civilisation, du moins rien qui ne soit pas présent dans Age of Empires 2. Les Drakkars en gros. Reste que là dessus la série semble intéressante, et au moins faire office de point d’entré dans leur culture et le mode de vie de ce peuple du Nord.

Là où le bât blesse pour le moment, c’est côté scénario, où on est plus au niveau de ficelles mais carrément de cordes pour catamaran. On ne peut vraiment pas dire que l’intrigue soit intéressante, on retrouve de nombreuses scènes à l’intérêt plus que discutable. Bref, le tout manque d’intensité et d’intérêt, est un peu trop gros.

Côté casting, on ne peut pas dire que ça fasse dans la dentelle. Il faut dire que les personnalités des différents personnages sont aussi fins et travaillés que le scénario, bref, du gros stéréotype. Seul le personnage de Floki, une sorte d’incarnation du dieu Loki sort du lot, et il faut bien avouer que Gustaf Skarsgard excelle dans ce rôle.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #42

dabYo dans Actualités, Films le 17 janvier 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Eh bien, premier de l’année ! Donc comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Iron Sky de Timo Vuorensola

Iron SkyVous ne vous en rappelez peut être pas, mais on avait déjà parlé d’Iron Sky sur nos colonnes. Et pour cause, son pitch était génial: des nazis se sont cachés sur la face cachée de la lune et ont bien décidé de prendre leur revanche.

C’est un film indépendant, aussi, je dois avouer que je n’avais aucune idée d’à quoi ça pouvait bien ressembler. Et maintenant que je l’ai vu, je ne sais trop quoi en dire. Le film alterne entre phases géniales et phases totalement consternantes. Le scénario est sans queue ni tête, et ses personnages encore plus. On retrouve du nazi, du méchant, de tous les bords et dans tout les sens. Satire de la société actuelle certes, mais parfois trop brouillonne, parfois sans réel contenu et trop stéréotypé.

Alors évidemment, on n’évoquera pas les effets spéciaux qui, au vu du budget du film sont des plus réussis. L’esthétique est plutôt très travaillé et globalement bon, que ce soit côté Lune ou chez nos amis les américains. Les personnages et leurs costumes sont bien travaillés, la machinerie et les armes aussi. Mais c’est tout. Je n’ai plus aucun souvenir, si ce n’est d’une heure trente où l’ennuie laisse place au rire, puis revient.

Community Saison 2 et 3 de Dan Harmon

Après une excellente première saison, il était évident que nous allions continuer de regarder Community. Restait à savoir si elle allait s’essouffler, et comment elle allait le faire. C’est certain qu’après trois saisons, l’originalité et la fraicheur de la série ne sont plus aussi fortement ressentis. Mais, contrairement à un The Big Bang Theory qui s’est très vite essoufflé, Community continue de signer des épisodes géniaux et de nous emballer.

Community Glam Metal

Pas tous certes, et on pourra lui reprocher quelques défauts qu’on retrouve aussi dans Glee, par exemple celle de bien trop insister sur le groupe, sur le on est ensemble et c’est le plus important. Ce côté est certes moins saoulant que dans la série pré-cité, mais il reste affreusement ennuyant et bien trop répétitif.

L’idée des épisodes à thème a été poussé à son extrême dans cette troisième saison, et les épisodes autour du Western, de la bataille de coussins ou des jeux vidéo sont tout bonnement géniaux. Il ne reste plus qu’un épisode, et attendre voir le cap qui sera suivi pour la quatrième saison, prévue début février.

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Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Chronique d'un naufrage attendu ?

dabYo dans Critiques, Films le 12 décembre 2012, avec 11 commentaires
Critiques

Lorsqu’on tient un webzine consacré entre autres à la Fantasy, c’est qu’il y a de grandes chances que l’on soit fan de l’univers de Tolkien. Et si nous avions un peu oublié la Terre du Milieu ces dernières années, la sortie du premier épisode de l’adaptation par Peter Jackson de son roman Le Hobbit a complètement réveillé notre fibre. Après avoir fait un marathon de la trilogie du Seigneur des Anneaux samedi dernier, nous nous sommes précipités sur l’avant première d’Un voyage inattendu, un certain 12/12/12 à 00h02 précisément. Alors, toutes ces années valaient-t-elle l’attente ou la magie d’une adaptation proche de la perfection s’est elle envolée ? Synopsis pour une chronique spoiler-less, évidemment.

Affiche Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Bilbo Sacquet est un hobbit sans histoires qui vit dans la Comté, et comme tous les hobbits ce n’est pas un grand voyageur, ni un aventurier, mais un bon vivant qui aime bien que sa petite vie soit bien ordonnée et ses repas bien chauds, servis à l’heure dite. Un jour, Gandalf, le magicien gris vient chez lui et lui propose une aventure. C’est ainsi que débute une grande épopée, impliquant un certain nombre de nains décidés à reconquérir leur terre perdue, jadis envahie par le dragon Smog, jamais délogé depuis lors.

Après le monumental succès de sa première trilogie, Peter Jackson commence donc une seconde, basée cette fois sur les faits relatés dans Le Hobbit, grand frère au rayon Jeunesse du Seigneur des Anneaux. Cette fois, l’histoire du livre est découpée en deux films, et un troisième opus est prévu où l’on devrait se concentrer sur les appendices du Seigneur des Anneaux, transformant cette trilogie Le Hobbit en une sorte de prélude. Contrairement aux trois gros volumes que sont La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi, Le Hobbit de JRR Tolkien est un tout petit bouquin destiné aux enfants. Aussi, nous étions très perplexe à l’idée de découper en deux longs métrages de 3h les quelques 350 pages et l’histoire de base assez simpliste qu’il renferme.

Gandalf dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Gandalf porte sur ses épaules la quasi majorité de l’aspect comique. Pauvre fou.

La tâche était d’autant moins aisée que le probable casting n’avait rien de très Hollywoodien: que peut on bien faire d’un héros poltron, à l’apparence assez peu charismatique et qui est accompagné de 13 nains ? Des nains dont l’esthétique avancée par l’adaptation du Seigneur des Anneaux était somme toute relativement disgracieuse et bien loin des canons de la beauté de notre monde. En faire émerger des personnages comme Aragorn ou Legolas relevait du casse-tête, voire était complètement impossible. Et Guillermo Del Toro avait peut être eu du flair en abandonnant la réalisation de cette adaptation.

Disons le tout de suite, si Peter Jackson a réussi à faire une trilogie magnifiquement bien adaptée au cinéma à partir de trois volumes bien trop longs pour ce support, avec ce premier opus de Le Hobbit il semble cette fois réaliser l’exact opposée. En partant d’un livre court mais bien rythmé, il s’apprête pour le moment à nous livrer une trilogie plate, au rythme incertain et à la substance intéressante étalée sur une bien trop longue tartine.

L’histoire originale regroupe finalement ce qui est devenu le fameux cliché de la Fantasy : un dragon, un trésor et une compagnie hétéroclite (magicien, hobbit et nains ici). Évidemment, on peut trouver à ce niveau l’intrigue un peu simpliste  mais il faut se rappeler que c’est le matériau de base qui veut ça et que son auteur était précurseur, et que Le Seigneur des Anneaux était lui aussi un beau mélange de clichés. Ça n’en fait pas pour autant un mauvais film. On est loin des 6 heures annoncées, aussi les scénaristes vont-ils s’atteler à la tâche de trouver de quoi faire le reste. Et c’est le drame.

Bilbo et les Nains dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Le début du film et l’introduction sont bons enfants et franchement réussis

Un voyage inattendu est truffé d’éléments qui ne sont pas de l’histoire originale. Parfois, cela passe plus ou moins bien, et le fan de la saga se verra ravi de voir quelques éléments des nombreux écrits de l’auteur. Et parfois, c’est simplement horrible. Pourquoi fallait-il nous servir ce méchant annexe digne de l’adaptation jeu vidéo d’une série B ? Peter Jackson s’est il enamouré de Gears of War pour oser nous pondre ce simili de boss qui ne sert que de joint de bas de gamme entre différentes scènes ? Avait il vraiment besoin de ces flash backs à la qualité honteuse pour lier tout ce beau monde ?

Non, bien évidemment. Et c’est là aussi l’un des autres points bien négatifs de ce premier épisode. La grande majorité des scènes du film manquent leur cible. Quand elles veulent faire de l’action et provoquer la peur de la mort des héros chez les spectateurs, elle n’obtient que son ennui. Quand ce sont des scènes de bravoure, c’est sa consternation. Et enfin, quand vient le temps des scènes de bons sentiments, c’est son exaspération la plus complète. A aucun moment on retrouvera les sentiments si forts qu’a pu nous faire vivre la première trilogie. Vous vous souvenez des gobelins remontants les mines de la Moïra au rythme des tambours ? On en frissonne encore. Mon sang se glace rien qu’au souvenir de l’attaque du mont venteux.

Il n’y a rien de comparable dans ce film. Les scènes d’actions sont plates, on ne craint jamais pour la vie de nos amis nains, et ce n’est pas faute d’essayer. De l’orque tout moche en voici en voilà, des trolls, des gobelins et on aura même le droit à d’autres petites choses. Mais… Mais rien qui ne nous prenne. La musique, mal rythmée, bien trop présente, vient souvent casser toute tentative. Et c’est pareil pour le reste. Il ne suffit pas de mettre la musique étiquetée musique émouvante pour qu’une scène le devienne.

Les Nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Comme les rois mages…

Alors tout est-il bon pour la poubelle ? Non. Il y a de belles scènes. Le début est bien mené, et même si l’on sent que l’on s’y attarde un brin pour allonger le tout, c’est tout de même agréable de voir toutes ces références rondement placées. De même, l’entrevue entre notre ami schizophrène et notre Bilbo est tout de ce qu’il y a de plus réussi. Réellement terrifiante, réellement bien filmée, réellement bien rythmée et réellement bien sonorisée. Elle est parfaite. Mais c’est bien faible quand on parle d’un film de près de trois heures.

Les efforts étaient pourtant là, l’une des nouveautés du Hobbit, c’est qu’il est filmé en HFR: il y a 48 images par seconde au lieu des 24 standards. Le résultat n’est pas un film plus fluide, en tout cas pas pour nous puisque je pense l’avoir vu en 24 images par seconde, mais l’image est beaucoup plus lumineuse, plus claire, un peu comme du HDR en photo. Cela surprend dès les premières minutes du film : les couleurs sont très très vives, les visages sont plus lisses, etc. Je sais que cela pourra déranger certaines personnes, mais moi j’aime énormément cette technique et le rendu. Je trouve cela parfaitement adapté à Bilbo qui est bien moins sombre que la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Les 13 nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Alors qu’on pouvait aisément citer les noms des membres de la Compagnie de l’Anneau en sortant du cinéma, ici le doute m’envahit: mais qui sont ils ?

De même, les effets spéciaux et les éléments recréés pour ces films sont plutôt de bonne facture. Ils l’étaient déjà pour la première trilogie, mais pas au niveau de ce que l’on a pu entrapercevoir dans les mines des nains, ou dans celles des gobelins par exemple. Un vrai travail au niveau de l’univers a été réalisé, Erebor sous l’emprise des nains est tout simplement superbe. Ce travail est plus que louable. Malheureusement, Un voyage inattendu ne prend pas le temps de nous les faire découvrir. Ironiquement, alors que le scénario semble avoir été étalé sur une tartine bien trop grande, tout va trop vite. Jackson ne prend pas le temps de nous faire voyager avec ses personnages.

Ces derniers se déplacent constamment, et le focus du spectateur n’a jamais le temps de se poser. On passe d’un point de vue à l’autre, sans arrêt, nous empêchant de voyager avec les personnages. Nous empêchant de les découvrir. Ces derniers ne se parlent jamais entre eux, il n’y a pas de confrérie, il n’y a pas d’ambiance et il n’y aucune synergie. 13 nains à développer c’est beaucoup, c’est sans aucun doute trop et peut être aurait il mieux valu, pour le bien du film, en omettre certains. On se retrouve au final avec presque 11 anonymes et un prince nain qui a tout du stéréotype tête à claque.

Thorin dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Charismatique fail

Changer son apparence, le rendre beau et en faire un sosie d’Aragorn ne suffit pas pour créer un personnage charismatique et attachant. Faut il encore savoir lui faire dire autre chose que des répliques convenues. Ça n’a sans doute l’air de rien, mais c’est parfois en leur faisant faire des actes totalement inutiles, balancer une pomme par exemple, qu’on arrive à créer un personnage, à lui faire prendre vie. Thorin n’a strictement rien d’intéressant, il est juste exaspérant.

Il est peut être trop tôt pour se prononcer définitivement sur la trilogie Le Hobbit, mais ce qu’il en ressort pour le moment n’est pas vraiment encourageant. Un voyage inattendu n’a que peu en commun avec ses grands frères, si ce n’est de se dérouler dans le même univers et de nous faire revoir certains de ses personnages. Mais c’est tout. Dans sa structure, dans sa narration et dans sa mise en scène, il a beaucoup plus en commun avec un Narnia ou un Eragon: une ombre, une veine tentative d’arriver à recréer le filon doré. Et voir que Peter Jackson himself n’arrive pas à faire mieux que de se singer dix ans plus tard est peut être encore plus déprimant. La Désolation de Smaug sort en 2013, mais le rendez-vous est loin d’être déjà pris.


Silence, ça tourne ! #41

dabYo dans Actualités, Films le 29 novembre 2012, avec 1 commentaire
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The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

The Dark Knight RisesIl y a quelques années maintenant Christopher Nolan nous laissait sur un petit arrière goût de frustration avec son très bon The Dark Knight. L’eau a coulé sous les ponts et n’étant pas particulièrement fans du chevalier noir, nous avions oublié à quel point son film était bon. Du coup, pas franchement de motivation pour aller voir sa suite de près de trois heures au cinéma… On aurait peut être du.

Ce n’est cette fois pas le Joker qui donne la république à Batman mais un Bane incarné par Tom Hardy. Exit la folie et le génie et bienvenue à la force brute, bien moins séduisante et beaucoup moins originale. Un méchant au charisme il faut l’avouer assez faible, en tout cas au début. Car si le personnage laisse carrément perplexe la première heure, il fini par faire son petit effet et on commence à redouter ce personnage à la force dévastatrice et au comportement quasi imprévisible. Est-il fou ou simplement cruel ?

Le début du film est, il faut l’avouer, assez lent. Ne visant qu’à mettre en place les personnages et la situation, il sert à rendre crédible et lent le retour de Batman. Car tout le monde sait évidemment que Bruce Wayne ne va pas rester les bras ballants, et qu’il finira par remonter en scène. Tout est question de temps, et si souvent, cela se passe assez rapidement, ici Nolan essaie de rendre ça plus naturel. On est donc face à une première heure assez peu intense, qui pourra presque ennuyer, avec une lente mais sure montée en puissance qui est après coup plutôt bonne.

Bane dans The Dark Knight Rises

Le reste, c’est du tout bon. Pour une fois, j’ai trouvé que le travail autour du personnage était intéressant. On est dans les gros clichés certes, mais ce n’est pas un Batman désagréable et on s’attacherait presque au personnage. Dommage que Christian Bale soit si antipathique. A l’opposée, Anne Hathaway qui a le rôle de catwoman est une vraie bonne surprise. On est ici encore dans le cliché, certes, mais un cliché plutôt bien joué et assez intelligent, sans doute la meilleure catwoman qui soit passée sur le grand écran. Nolan n’hésite pas à faire appel à des acteurs qu’il a déjà fait jouer et c’est ainsi qu’on retrouve deux transfuges d’Inception, Joseph Gordon-Levitt et… Marion Cotillard. On ne retiendra pas grand chose du premier, et la seconde a déjà fait polémique pour une scène sur laquelle je ne reviendrais évidemment pas. Il faut dire que reprocher une scène ratée à un acteur n’est pas forcément justifié, dans la mesure où c’est au metteur en scène que revient la tâche de lui faire refaire. Bref.

The Dark Knight Rises est une vraie débauche d’effets visuels et d’explosion, on en prend clairement plein les mirettes et l’esthétique à ce niveau là est très réussi. Plutôt perplexe au début sur le costume du chevalier noir, je dois avouer l’avoir plutôt apprécier cette fois. La même chose avec catwoman qui ne tombe pas dans le vulgaire, on est bien loin du personnage faire valoir qu’est La Veuve Noire dans Iron Man ou Avengers par exemple…

Catwoman dans The Dark Knight Rises

Finalement, la seule chose qu’on pourra reprocher à ce troisième épisode, outre son début un peu lent, c’est peut être la similarité des situations. Le Joker remettait déjà les pleins pouvoirs aux habitants de Gotham, en faisant quelque chose d’aussi similaire on a l’impression que le modus operandi de nos vilains ne sont pas bien originaux… Assez frustrant sur le goût, l’impression de revoir le même film. Mais l’impression fini par passer, ouf.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #40

dabYo dans Actualités, Films le 22 novembre 2012, avec 2 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld

Men in Black 3Près de dix ans après la sortie du second épisode, Men in Black était de retour cette année avec un cast inchangé, Tommy Lee Jones et Will Smith pour nous offrir, à priori, un blockbuster issu d’un mélange d’action, d’humour et d’extra-terrestres. J’avais de très bons souvenirs du premier, un peu moins du second, du coup, je dois avouer que j’étais assez optimiste. Ce n’était pas le film du siècle, mais retrouver l’ambiance décalée et l’univers assez intéressant, c’était suffisant pour me motiver. Échec critique.

Men in Black 3 est en fait une fade caricature du premier épisode. Il en reprend tous les éléments, en moins bien, et sans l’effet de surprise. On retrouve donc exactement les mêmes gags, la même opposition entre l’agent J et l’agent K, les mêmes scènes, voir les mêmes dialogues, et ça n’est pas drôle pour un sou. Le film aura réussi à me faire lâcher quelques sourires, tout au plus, et des rires. Mais des rires nerveux, ceux qu’on lâche lorsqu’on est au bout du rouleau en somme.

Et ce n’est pas le scénario qui va arranger ça, son déroulement est exactement le même que lors des précédents épisodes, avec un spectateur qui sait tout depuis le début et une montée en puissance pour… Sauver la planète d’une fin irrémédiable. Élément neuf cela dit, le transport dans le temps, axe principal sur lequel se base le scénario. Malheureusement, à trop vouloir faire tomber les choses bien, et se lier aux précédents épisodes et éléments du scénarios, on tombe dans le cliché, le niais.

Men in Black 3

C’est donc l’ennuie qui nous gagne, et si il faut bien reconnaître un côté sympathique à ce Men in Black 3, c’est celui de faire moins de deux heures…

Walkyrie de Bryan Singer

Tom Cruise est définitivement un acteur versatile, et parmi ses nombreuses incarnations, on retrouve à côté de Stacey de Rock Forever un personnage bien plus grave et dramatique, le colonel allemand Claus von Stauffenberg. Walkyrie est la mise en image de l’organisation et du déroulement de la tentative d’assassinat d’Hilter par le colonel et la « résistance allemande » en Juillet 1944. Tentative qui a échoué, évidemment.

Ce genre de sujet, lorsqu’il est bien traité donne souvent lieu à d’excellents films, et il faut dire qu’on retrouve dans cette histoire tout les ingrédients qu’il faut: un scénario, du suspens, de l’action, et du drame. Bref, ajouté à des moyens hollywoodiens, on voyait mal comment le tout pouvait être raté.

Tom Cruise dans Walkyrie de Bryan Singer

Et pourtant, il faut l’avouer, Walkyrie est loin du chef d’œuvre, ou du blockbuster américain efficace. L’histoire est à la fois très lente et beaucoup trop rapide. Le scénario se déroule en effet à base de sauts dans le temps, tant et si bien qu’on ne s’attache pas aux personnages et qu’on cherche désespérément à suivre le cours de l’histoire. Les scènes, filmées de manière omnisciente empêche de réellement ressentir de tension, à l’exception prêt de la tentative d’assassinat bien évidemment.

Mais alors que ces personnages, au cœur de l’administration de l’armée d’Hitler prennent de très grands risques et trahissent, on ne ressent aucune tension. C’est complètement incohérent et nuit pour beaucoup à l’ambiance du film. À aucun moment on ne craint une confidence à un traître, à aucun moment on ne doute des personnages… Comme si tout était réglé sur du papier à musique. Dommage.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?