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Silence, ça tourne ! #42

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 17 janvier 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Eh bien, premier de l’année ! Donc comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Iron Sky de Timo Vuorensola

Iron SkyVous ne vous en rappelez peut être pas, mais on avait déjà parlé d’Iron Sky sur nos colonnes. Et pour cause, son pitch était génial: des nazis se sont cachés sur la face cachée de la lune et ont bien décidé de prendre leur revanche.

C’est un film indépendant, aussi, je dois avouer que je n’avais aucune idée d’à quoi ça pouvait bien ressembler. Et maintenant que je l’ai vu, je ne sais trop quoi en dire. Le film alterne entre phases géniales et phases totalement consternantes. Le scénario est sans queue ni tête, et ses personnages encore plus. On retrouve du nazi, du méchant, de tous les bords et dans tout les sens. Satire de la société actuelle certes, mais parfois trop brouillonne, parfois sans réel contenu et trop stéréotypé.

Alors évidemment, on n’évoquera pas les effets spéciaux qui, au vu du budget du film sont des plus réussis. L’esthétique est plutôt très travaillé et globalement bon, que ce soit côté Lune ou chez nos amis les américains. Les personnages et leurs costumes sont bien travaillés, la machinerie et les armes aussi. Mais c’est tout. Je n’ai plus aucun souvenir, si ce n’est d’une heure trente où l’ennuie laisse place au rire, puis revient.

Community Saison 2 et 3 de Dan Harmon

Après une excellente première saison, il était évident que nous allions continuer de regarder Community. Restait à savoir si elle allait s’essouffler, et comment elle allait le faire. C’est certain qu’après trois saisons, l’originalité et la fraicheur de la série ne sont plus aussi fortement ressentis. Mais, contrairement à un The Big Bang Theory qui s’est très vite essoufflé, Community continue de signer des épisodes géniaux et de nous emballer.

Community Glam Metal

Pas tous certes, et on pourra lui reprocher quelques défauts qu’on retrouve aussi dans Glee, par exemple celle de bien trop insister sur le groupe, sur le on est ensemble et c’est le plus important. Ce côté est certes moins saoulant que dans la série pré-cité, mais il reste affreusement ennuyant et bien trop répétitif.

L’idée des épisodes à thème a été poussé à son extrême dans cette troisième saison, et les épisodes autour du Western, de la bataille de coussins ou des jeux vidéo sont tout bonnement géniaux. Il ne reste plus qu’un épisode, et attendre voir le cap qui sera suivi pour la quatrième saison, prévue début février.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Chronique d'un naufrage attendu ?

dabYo dans Critiques, Films le 12 décembre 2012, avec 11 commentaires
Critiques

Lorsqu’on tient un webzine consacré entre autres à la Fantasy, c’est qu’il y a de grandes chances que l’on soit fan de l’univers de Tolkien. Et si nous avions un peu oublié la Terre du Milieu ces dernières années, la sortie du premier épisode de l’adaptation par Peter Jackson de son roman Le Hobbit a complètement réveillé notre fibre. Après avoir fait un marathon de la trilogie du Seigneur des Anneaux samedi dernier, nous nous sommes précipités sur l’avant première d’Un voyage inattendu, un certain 12/12/12 à 00h02 précisément. Alors, toutes ces années valaient-t-elle l’attente ou la magie d’une adaptation proche de la perfection s’est elle envolée ? Synopsis pour une chronique spoiler-less, évidemment.

Affiche Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Bilbo Sacquet est un hobbit sans histoires qui vit dans la Comté, et comme tous les hobbits ce n’est pas un grand voyageur, ni un aventurier, mais un bon vivant qui aime bien que sa petite vie soit bien ordonnée et ses repas bien chauds, servis à l’heure dite. Un jour, Gandalf, le magicien gris vient chez lui et lui propose une aventure. C’est ainsi que débute une grande épopée, impliquant un certain nombre de nains décidés à reconquérir leur terre perdue, jadis envahie par le dragon Smog, jamais délogé depuis lors.

Après le monumental succès de sa première trilogie, Peter Jackson commence donc une seconde, basée cette fois sur les faits relatés dans Le Hobbit, grand frère au rayon Jeunesse du Seigneur des Anneaux. Cette fois, l’histoire du livre est découpée en deux films, et un troisième opus est prévu où l’on devrait se concentrer sur les appendices du Seigneur des Anneaux, transformant cette trilogie Le Hobbit en une sorte de prélude. Contrairement aux trois gros volumes que sont La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi, Le Hobbit de JRR Tolkien est un tout petit bouquin destiné aux enfants. Aussi, nous étions très perplexe à l’idée de découper en deux longs métrages de 3h les quelques 350 pages et l’histoire de base assez simpliste qu’il renferme.

Gandalf dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Gandalf porte sur ses épaules la quasi majorité de l’aspect comique. Pauvre fou.

La tâche était d’autant moins aisée que le probable casting n’avait rien de très Hollywoodien: que peut on bien faire d’un héros poltron, à l’apparence assez peu charismatique et qui est accompagné de 13 nains ? Des nains dont l’esthétique avancée par l’adaptation du Seigneur des Anneaux était somme toute relativement disgracieuse et bien loin des canons de la beauté de notre monde. En faire émerger des personnages comme Aragorn ou Legolas relevait du casse-tête, voire était complètement impossible. Et Guillermo Del Toro avait peut être eu du flair en abandonnant la réalisation de cette adaptation.

Disons le tout de suite, si Peter Jackson a réussi à faire une trilogie magnifiquement bien adaptée au cinéma à partir de trois volumes bien trop longs pour ce support, avec ce premier opus de Le Hobbit il semble cette fois réaliser l’exact opposée. En partant d’un livre court mais bien rythmé, il s’apprête pour le moment à nous livrer une trilogie plate, au rythme incertain et à la substance intéressante étalée sur une bien trop longue tartine.

L’histoire originale regroupe finalement ce qui est devenu le fameux cliché de la Fantasy : un dragon, un trésor et une compagnie hétéroclite (magicien, hobbit et nains ici). Évidemment, on peut trouver à ce niveau l’intrigue un peu simpliste  mais il faut se rappeler que c’est le matériau de base qui veut ça et que son auteur était précurseur, et que Le Seigneur des Anneaux était lui aussi un beau mélange de clichés. Ça n’en fait pas pour autant un mauvais film. On est loin des 6 heures annoncées, aussi les scénaristes vont-ils s’atteler à la tâche de trouver de quoi faire le reste. Et c’est le drame.

Bilbo et les Nains dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Le début du film et l’introduction sont bons enfants et franchement réussis

Un voyage inattendu est truffé d’éléments qui ne sont pas de l’histoire originale. Parfois, cela passe plus ou moins bien, et le fan de la saga se verra ravi de voir quelques éléments des nombreux écrits de l’auteur. Et parfois, c’est simplement horrible. Pourquoi fallait-il nous servir ce méchant annexe digne de l’adaptation jeu vidéo d’une série B ? Peter Jackson s’est il enamouré de Gears of War pour oser nous pondre ce simili de boss qui ne sert que de joint de bas de gamme entre différentes scènes ? Avait il vraiment besoin de ces flash backs à la qualité honteuse pour lier tout ce beau monde ?

Non, bien évidemment. Et c’est là aussi l’un des autres points bien négatifs de ce premier épisode. La grande majorité des scènes du film manquent leur cible. Quand elles veulent faire de l’action et provoquer la peur de la mort des héros chez les spectateurs, elle n’obtient que son ennui. Quand ce sont des scènes de bravoure, c’est sa consternation. Et enfin, quand vient le temps des scènes de bons sentiments, c’est son exaspération la plus complète. A aucun moment on retrouvera les sentiments si forts qu’a pu nous faire vivre la première trilogie. Vous vous souvenez des gobelins remontants les mines de la Moïra au rythme des tambours ? On en frissonne encore. Mon sang se glace rien qu’au souvenir de l’attaque du mont venteux.

Il n’y a rien de comparable dans ce film. Les scènes d’actions sont plates, on ne craint jamais pour la vie de nos amis nains, et ce n’est pas faute d’essayer. De l’orque tout moche en voici en voilà, des trolls, des gobelins et on aura même le droit à d’autres petites choses. Mais… Mais rien qui ne nous prenne. La musique, mal rythmée, bien trop présente, vient souvent casser toute tentative. Et c’est pareil pour le reste. Il ne suffit pas de mettre la musique étiquetée musique émouvante pour qu’une scène le devienne.

Les Nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Comme les rois mages…

Alors tout est-il bon pour la poubelle ? Non. Il y a de belles scènes. Le début est bien mené, et même si l’on sent que l’on s’y attarde un brin pour allonger le tout, c’est tout de même agréable de voir toutes ces références rondement placées. De même, l’entrevue entre notre ami schizophrène et notre Bilbo est tout de ce qu’il y a de plus réussi. Réellement terrifiante, réellement bien filmée, réellement bien rythmée et réellement bien sonorisée. Elle est parfaite. Mais c’est bien faible quand on parle d’un film de près de trois heures.

Les efforts étaient pourtant là, l’une des nouveautés du Hobbit, c’est qu’il est filmé en HFR: il y a 48 images par seconde au lieu des 24 standards. Le résultat n’est pas un film plus fluide, en tout cas pas pour nous puisque je pense l’avoir vu en 24 images par seconde, mais l’image est beaucoup plus lumineuse, plus claire, un peu comme du HDR en photo. Cela surprend dès les premières minutes du film : les couleurs sont très très vives, les visages sont plus lisses, etc. Je sais que cela pourra déranger certaines personnes, mais moi j’aime énormément cette technique et le rendu. Je trouve cela parfaitement adapté à Bilbo qui est bien moins sombre que la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Les 13 nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Alors qu’on pouvait aisément citer les noms des membres de la Compagnie de l’Anneau en sortant du cinéma, ici le doute m’envahit: mais qui sont ils ?

De même, les effets spéciaux et les éléments recréés pour ces films sont plutôt de bonne facture. Ils l’étaient déjà pour la première trilogie, mais pas au niveau de ce que l’on a pu entrapercevoir dans les mines des nains, ou dans celles des gobelins par exemple. Un vrai travail au niveau de l’univers a été réalisé, Erebor sous l’emprise des nains est tout simplement superbe. Ce travail est plus que louable. Malheureusement, Un voyage inattendu ne prend pas le temps de nous les faire découvrir. Ironiquement, alors que le scénario semble avoir été étalé sur une tartine bien trop grande, tout va trop vite. Jackson ne prend pas le temps de nous faire voyager avec ses personnages.

Ces derniers se déplacent constamment, et le focus du spectateur n’a jamais le temps de se poser. On passe d’un point de vue à l’autre, sans arrêt, nous empêchant de voyager avec les personnages. Nous empêchant de les découvrir. Ces derniers ne se parlent jamais entre eux, il n’y a pas de confrérie, il n’y a pas d’ambiance et il n’y aucune synergie. 13 nains à développer c’est beaucoup, c’est sans aucun doute trop et peut être aurait il mieux valu, pour le bien du film, en omettre certains. On se retrouve au final avec presque 11 anonymes et un prince nain qui a tout du stéréotype tête à claque.

Thorin dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Charismatique fail

Changer son apparence, le rendre beau et en faire un sosie d’Aragorn ne suffit pas pour créer un personnage charismatique et attachant. Faut il encore savoir lui faire dire autre chose que des répliques convenues. Ça n’a sans doute l’air de rien, mais c’est parfois en leur faisant faire des actes totalement inutiles, balancer une pomme par exemple, qu’on arrive à créer un personnage, à lui faire prendre vie. Thorin n’a strictement rien d’intéressant, il est juste exaspérant.

Il est peut être trop tôt pour se prononcer définitivement sur la trilogie Le Hobbit, mais ce qu’il en ressort pour le moment n’est pas vraiment encourageant. Un voyage inattendu n’a que peu en commun avec ses grands frères, si ce n’est de se dérouler dans le même univers et de nous faire revoir certains de ses personnages. Mais c’est tout. Dans sa structure, dans sa narration et dans sa mise en scène, il a beaucoup plus en commun avec un Narnia ou un Eragon: une ombre, une veine tentative d’arriver à recréer le filon doré. Et voir que Peter Jackson himself n’arrive pas à faire mieux que de se singer dix ans plus tard est peut être encore plus déprimant. La Désolation de Smaug sort en 2013, mais le rendez-vous est loin d’être déjà pris.


Silence, ça tourne ! #41

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 29 novembre 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

The Dark Knight RisesIl y a quelques années maintenant Christopher Nolan nous laissait sur un petit arrière goût de frustration avec son très bon The Dark Knight. L’eau a coulé sous les ponts et n’étant pas particulièrement fans du chevalier noir, nous avions oublié à quel point son film était bon. Du coup, pas franchement de motivation pour aller voir sa suite de près de trois heures au cinéma… On aurait peut être du.

Ce n’est cette fois pas le Joker qui donne la république à Batman mais un Bane incarné par Tom Hardy. Exit la folie et le génie et bienvenue à la force brute, bien moins séduisante et beaucoup moins originale. Un méchant au charisme il faut l’avouer assez faible, en tout cas au début. Car si le personnage laisse carrément perplexe la première heure, il fini par faire son petit effet et on commence à redouter ce personnage à la force dévastatrice et au comportement quasi imprévisible. Est-il fou ou simplement cruel ?

Le début du film est, il faut l’avouer, assez lent. Ne visant qu’à mettre en place les personnages et la situation, il sert à rendre crédible et lent le retour de Batman. Car tout le monde sait évidemment que Bruce Wayne ne va pas rester les bras ballants, et qu’il finira par remonter en scène. Tout est question de temps, et si souvent, cela se passe assez rapidement, ici Nolan essaie de rendre ça plus naturel. On est donc face à une première heure assez peu intense, qui pourra presque ennuyer, avec une lente mais sure montée en puissance qui est après coup plutôt bonne.

Bane dans The Dark Knight Rises

Le reste, c’est du tout bon. Pour une fois, j’ai trouvé que le travail autour du personnage était intéressant. On est dans les gros clichés certes, mais ce n’est pas un Batman désagréable et on s’attacherait presque au personnage. Dommage que Christian Bale soit si antipathique. A l’opposée, Anne Hathaway qui a le rôle de catwoman est une vraie bonne surprise. On est ici encore dans le cliché, certes, mais un cliché plutôt bien joué et assez intelligent, sans doute la meilleure catwoman qui soit passée sur le grand écran. Nolan n’hésite pas à faire appel à des acteurs qu’il a déjà fait jouer et c’est ainsi qu’on retrouve deux transfuges d’Inception, Joseph Gordon-Levitt et… Marion Cotillard. On ne retiendra pas grand chose du premier, et la seconde a déjà fait polémique pour une scène sur laquelle je ne reviendrais évidemment pas. Il faut dire que reprocher une scène ratée à un acteur n’est pas forcément justifié, dans la mesure où c’est au metteur en scène que revient la tâche de lui faire refaire. Bref.

The Dark Knight Rises est une vraie débauche d’effets visuels et d’explosion, on en prend clairement plein les mirettes et l’esthétique à ce niveau là est très réussi. Plutôt perplexe au début sur le costume du chevalier noir, je dois avouer l’avoir plutôt apprécier cette fois. La même chose avec catwoman qui ne tombe pas dans le vulgaire, on est bien loin du personnage faire valoir qu’est La Veuve Noire dans Iron Man ou Avengers par exemple…

Catwoman dans The Dark Knight Rises

Finalement, la seule chose qu’on pourra reprocher à ce troisième épisode, outre son début un peu lent, c’est peut être la similarité des situations. Le Joker remettait déjà les pleins pouvoirs aux habitants de Gotham, en faisant quelque chose d’aussi similaire on a l’impression que le modus operandi de nos vilains ne sont pas bien originaux… Assez frustrant sur le goût, l’impression de revoir le même film. Mais l’impression fini par passer, ouf.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #40

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 22 novembre 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld

Men in Black 3Près de dix ans après la sortie du second épisode, Men in Black était de retour cette année avec un cast inchangé, Tommy Lee Jones et Will Smith pour nous offrir, à priori, un blockbuster issu d’un mélange d’action, d’humour et d’extra-terrestres. J’avais de très bons souvenirs du premier, un peu moins du second, du coup, je dois avouer que j’étais assez optimiste. Ce n’était pas le film du siècle, mais retrouver l’ambiance décalée et l’univers assez intéressant, c’était suffisant pour me motiver. Échec critique.

Men in Black 3 est en fait une fade caricature du premier épisode. Il en reprend tous les éléments, en moins bien, et sans l’effet de surprise. On retrouve donc exactement les mêmes gags, la même opposition entre l’agent J et l’agent K, les mêmes scènes, voir les mêmes dialogues, et ça n’est pas drôle pour un sou. Le film aura réussi à me faire lâcher quelques sourires, tout au plus, et des rires. Mais des rires nerveux, ceux qu’on lâche lorsqu’on est au bout du rouleau en somme.

Et ce n’est pas le scénario qui va arranger ça, son déroulement est exactement le même que lors des précédents épisodes, avec un spectateur qui sait tout depuis le début et une montée en puissance pour… Sauver la planète d’une fin irrémédiable. Élément neuf cela dit, le transport dans le temps, axe principal sur lequel se base le scénario. Malheureusement, à trop vouloir faire tomber les choses bien, et se lier aux précédents épisodes et éléments du scénarios, on tombe dans le cliché, le niais.

Men in Black 3

C’est donc l’ennuie qui nous gagne, et si il faut bien reconnaître un côté sympathique à ce Men in Black 3, c’est celui de faire moins de deux heures…

Walkyrie de Bryan Singer

Tom Cruise est définitivement un acteur versatile, et parmi ses nombreuses incarnations, on retrouve à côté de Stacey de Rock Forever un personnage bien plus grave et dramatique, le colonel allemand Claus von Stauffenberg. Walkyrie est la mise en image de l’organisation et du déroulement de la tentative d’assassinat d’Hilter par le colonel et la « résistance allemande » en Juillet 1944. Tentative qui a échoué, évidemment.

Ce genre de sujet, lorsqu’il est bien traité donne souvent lieu à d’excellents films, et il faut dire qu’on retrouve dans cette histoire tout les ingrédients qu’il faut: un scénario, du suspens, de l’action, et du drame. Bref, ajouté à des moyens hollywoodiens, on voyait mal comment le tout pouvait être raté.

Tom Cruise dans Walkyrie de Bryan Singer

Et pourtant, il faut l’avouer, Walkyrie est loin du chef d’œuvre, ou du blockbuster américain efficace. L’histoire est à la fois très lente et beaucoup trop rapide. Le scénario se déroule en effet à base de sauts dans le temps, tant et si bien qu’on ne s’attache pas aux personnages et qu’on cherche désespérément à suivre le cours de l’histoire. Les scènes, filmées de manière omnisciente empêche de réellement ressentir de tension, à l’exception prêt de la tentative d’assassinat bien évidemment.

Mais alors que ces personnages, au cœur de l’administration de l’armée d’Hitler prennent de très grands risques et trahissent, on ne ressent aucune tension. C’est complètement incohérent et nuit pour beaucoup à l’ambiance du film. À aucun moment on ne craint une confidence à un traître, à aucun moment on ne doute des personnages… Comme si tout était réglé sur du papier à musique. Dommage.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #39

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 8 novembre 2012, avec 1 commentaire
Actualités

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Timbré de Richard Kurti et Bev Doyle

Timbré de Terry Pratchett (Going Postal)Rares sont les fois où nous parlons de l’œuvre majeure de Terry Pratchett sur nos colonnes, et c’est encore une fois sur une version dérivée des Annales du Disque-Monde que nous allons le faire. Timbré ou dans sa version originale Going Postal a été adapté par Sky1 en une mini-série de deux épisodes. On était il faut le dire assez perplexe, mais au vu de la qualité de la précédente adaptation du Père Porcher sur le petit écran, on a failli par craquer.

Le synopsis n’a pas changé d’un poil, Moite von Lipvig est un ancien escroc condamné par le patricien Vétérini à reprendre la poste d’Ankh-Morpork en lieu et place de la pendaison. Vous vous en doutez, ce qu’il ne savait pas, c’est que cela restait tout de même un poste à hauts risques.

Adoré par Serafina, je ne connaissais pas le personnage de Moite qui est ici interprété par Richard Coyle. Je ne suis pas spécialement fan du personnage, mais ce dernier fait l’affaire, sans être exceptionnel pour autant. L’histoire est assez loufoque, Pratchett oblige et bien souvent assez drôle. Ce sont les personnages secondaires qui font tout le boulot, que ce soit Adora Belle Chercoeur et ses piques bien placées, ou encore Mr Pump.

Après un démarrage assez difficile, on a très vite envie de savoir comment Moite va bien pouvoir rétablir la poste et gagner sa place à côté des concurrents installés, les clics-clacs. Comme d’habitude, de très nombreux aspects de notre société sont abordés ou critiqués, que ce soit le monopole, la mafia, la corruption, le capital… Et même le hacking ! Alors certes, du hack moyenâgeux, mais l’idée est là et on a bien évidemment droit à notre groupe de nerds.

Claire Foy dans Timbré de Terry Pratchett (Going Postal)

Bref, ce n’est pas une adaptation transcendante, mais on y passe un très agréable moment et on ne se fera pas prier pour voir les deux épisodes qui avoisinent les trois heures. Un très bon moment.

Community Saison 1 de Dan Harmon

On l’a souvent dit pendant la saison précédente, The Big Bang Theory nous a beaucoup déçu après nous avoir fait passer de très bons moments sur les premières saisons. C’est en tombant sur une opinion assez incendiaire sur la série que nous en avons découvert une autre du même format, Community. Real geeks watch Community. Ni une ni deux, nous nous sommes donc lancé sur la première saison de l’œuvre de Dan Harmon.

Community Saison 1 de Dan Harmon

Le pitch est assez simple, nous suivons la vie d’étudiants du community college qu’est Greendale. Ce sont des établissements accessibles à tous, contrairement à la majorité des universités américaines. Aussi, on y retrouve des étudiants qu’on pourrait qualifier d’habituels, des jeunes quoi, mais aussi des moins jeunes. Des vieux, qui pour une raison ou une autre ont besoin de décrocher un nouveau diplôme.

On se retrouve donc avec des personnages complètement disparates, aux centres d’intérêts divergents et à la vie parfois déjà bien lourde: retraité, divorcée, tricheur… Tous se retrouvent dans la même galère. Et c’est généralement ce qui lie le mieux les gens. La série est un mélange de bons sentiments et d’absurde, avec des personnages stéréotypés et souvent proches de la névrose. Ces scènes loufoques sont souvent d’anthologie et regarder un épisode est un réel plaisir, c’est drôle et très intelligent.

Le terme geek n’est pas usurpé, car les références à la culture sont très nombreuses et surtout, bien intégrées. Épisode de paintball complètement dantesque, parodie de films, chaque épisode a sa thématique et les scénaristes n’hésitent pas à y aller à fond. On nage souvent en plein délire, tout en restant généralement réaliste.

Abed & Troy Community Saison 1 de Dan Harmon

Community a donc un éventail de personnages assez atypiques et très caractéristiques. Encore une fois, on n’y va pas à la demi mesure et tout est là. Alors oui, on a encore un syndrome d’Asperger, mais ce dernier est finalement bien mieux traité que dans The Big Bang Theory. Abed est un personnage important certes, mais il n’est pas la source d’amusement. On ne rit pas de lui, et à aucun moment l’humour se limite à se moquer de lui, des précisions qui ont leur importance. Côté rôles féminins, il faudra forcément compter sur celui d’Annie joué avec talent par Alison Brie.

En bref, c’était donc 25 épisodes drôles, sans temps mort, sans point noir et sans baisse de niveau. C’est souvent la deuxième saison qui est difficile, et espérons que Community ne suive pas le triste sort de Glee.

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Silence, ça tourne ! #38

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Critiques, Films le 11 octobre 2012, avec 7 commentaires
Critiques

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Homeland Saison 1 de Alex Gansa

Homeland Saison 1Suite au début de sa diffusion sur Canal+, nous avons décidé de nous mettre à Homeland, cette série américaine d’action et d’espionnage au pitch assez intéressant. Jugez donc: après 8 ans de captivité chez des terroristes d’Al-Qaïda et alors que tout le monde le pensait mort, le sergent Brody est libéré au hasard d’une opération anti-terroriste de la CIA. Alors qu’il est accueilli en héros par sa patrie, Carrie, une des agents de la CIA est pourtant convaincue qu’il a été retourné et s’apprête à commettre l’irréparable contre son pays d’origine.

La série ne va pas mettre l’action au premier plan, mais plutôt le côté double jeu du personnage de Brody. Est ce que ses actes sont bizarres parce qu’il a passé 8 ans au fond d’une cellule, ou parce qu’il s’apprête à tuer des innocents ? Les coïncidences sont elles fortuites ou provoquées d’une manière ou d’une autre ? Les premiers épisodes jouent très bien sur cette corde et laissent le doute envahir le spectateur. Jusqu’à ce que le voile finisse par être levé.

Le rythme de la série est, il faut le dire, assez lent voir contemplatif. Ce n’est pas une point négatif, bien au contraire, on regrettera simplement que la série ne sache parfois pas sur quel pied danser. Les scènes de pure action sont franchement assez bateau et plutôt mal jouée. Heureusement ça ne gâche pas grand chose et fini par s’améliorer sur les derniers épisodes.

Damian Lewis incarne le sergent Brody et y excelle. On le connaissait déjà pour son rôle dans l’excellente série Band of Brothers et il est ici complètement énigmatique. Quand on pense avoir compris son personnage, il arrive très bien à retourner la situation. Alors certes, cela vient en partie du scénario superbement écrit à ce niveau, mais il revient aussi une grande part à son jeu d’acteur.

Homeland Saison 1 screenshot

Homeland ne pouvait pas tenir une seconde saison sans renouveler l’intérêt après que l’on ait enfin su si oui ou non, Brody était un traitre. Et là dessus, on ne peut qu’une fois saluer la qualité des éléments amenés au long des premiers épisodes, qui permettent une sorte de fin en apothéose.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #37

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 20 septembre 2012, avec 2 commentaires
Actualités

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True Blood s05e01 à s05e03

Il nous aura fallu du temps pour nous mettre à regarder la Saison 5 de True Blood, dont la diffusion est déjà finie depuis un paquet de temps maintenant. Il faut dire que cette nouvelle saison pour la série n’a pas suscité un grand intérêt de notre part, dans la dernière nous avait finalement passablement déçu…

True Blood Saison 5

Le premier épisode mets en jambes sur les différentes intrigues qui seront traitées ici, avec du Bill et Eric d’un côté, Lafayette, Sookie et Tara de l’autre, et enfin, quelques sous histoires par ci par là. Retrouver cette dernière saison produite par Alan Ball est assez déconcertant tant on a des difficultés à faire la différence entre le résumé et l’épisode en lui même. Tout est souvent trop rapide, et quand ça ne l’est pas, c’est clairement trop lent.

Lucy Griffiths joue Nora Gainesborough dans True BloodReste qu’il est assez intéressant sur les épisodes 2 et 3 de découvrir enfin ce qu’est cette haute autorité, la mythologie à laquelle croient ses vampires et les différentes tensions qui l’animent. C’est plutôt bien fait, bien que ça sente fortement le Buffy Saison 4 réchauffé dans l’esthétique: décidément, vampires et uniformes militaires ne font franchement pas bon ménage. Par contre, ça n’a plus rien à voir avec ce que l’on peut lire dans La Communauté du Sud de Charlaine Harris, visiblement.

Au rayon cast on retrouve un sacré paquet de nouveaux vampires donc, tous ayant un visage plus ou moins connus d’autres séries. On notera par exemple le type de Newyorkunitéspéciale ou encore le Doctoré de Spartacus: God of the Arena. Bref, on notera simplement Lucy Griffiths qui joue une Nora Gainesborough qu’on va sans doute suivre un peu plus longtemps que les autres.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #36

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 6 septembre 2012, avec 2 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Avengers de Joss Whedon

Vous ne vous en rappelez sans doute pas, mais en avril dernier illman vous disait tout le bien qu’il avait pensé de l’adaptation d’Avengers par Joss Whedon. Sorti récemment en DVD, nous nous sommes donc empressés de le voir, puisque nous l’avions raté au cinéma. Un bon choix ? Pas si sur.

Avengers de Joss WhedonEt peut être avions nous bien fait de le rater finalement. Non, vraiment, comment se fait il que la plupart de nos connaissances aient encensé ce géant nanar ? Avengers de Joss Whedon c’est finalement l’expression ultime du blockbuster hollywoodien, et forcément, on en attendait un peu plus d’un film plus qu’encensé, et créé par un Joss Whedon pour qui Buffy ressemble de plus en plus à un formidable accident de parcourt.

Alors certes, ça pète dans tout les sens, ça envoie du rêve aux fanboys de comics, mais qu’est ce qu’on s’emmerde finalement. Le scénario est très ridicule, forcément, mais le problème c’est surtout qu’on se tape cinq fois les mêmes passages chiants inhérents à l’introduction d’un héros dans son propre film. Il était tellement plus simple de les faire débarquer tous en même temps, de nous en mettre plein la vue avec des combats de fous, et voilà, c’était tout. Robert Downey Jr réussira à nous faire sourire quelques fois, mais c’est bien tout.

Tout n’est pas à jeter bien sur, mais finalement, on ne voit pas vraiment quelle est la plus-value pour le spectateur qui a déjà vu son Thor, son Captain America ou encore son Iron Man. Au moins, les deux derniers avaient l’avantage de tenir le spectateur. Là, ce n’est clairement pas le cas, et ce n’est qu’après une bonne heure d’introduction molle qu’on passe enfin à l’action.

Du coup, avec ce gros casting, les autres personnages qui n’ont pas eu leur propre film comme la Veuve Noire ont un relief proche du néant et sont totalement inintéressants pour les personnes qui ne connaissent pas la mythologie Marvel. Bon, il faut dire que la prestation exceptionnelle de Scarlett Johanson n’aide pas vraiment.

Scarlett Johanson dans Avengers

Difficile dans ces conditions d’accrocher au film, certes beau et bien filmé, mais terriblement creux. On regrettera de même qu’il n’y ait aucun suspens, aucune tension dans l’action. Le méchant Loki, relégué au rang de figurant, a encore moins de charisme et de place que dans Thor. Même le monster-of-the-movie de Iron Man 2, quasiment pas travaillé, est d’un meilleur acabit. Bref.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #35

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 30 août 2012, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Urgences Saison 7

Urgences (ER) Saison 7Et d’une autre. Décidément, bien que d’une qualité et d’une intensité bien moindre qu’un bon paquet d’autres séries, nous ne décrochons pas d’Urgences. C’est ainsi que nous avons terminé d’engloutir la septième saison de la série, entre quelques pauses, notamment à cause du Motocultor.

Il faut avouer qu’après une sixième saison des plus intenses, où le rythme était très fort et certains épisodes très marquants, cette septième saison reprend plus ou moins le rythme qu’on connaissait à la série: sympathique à regarder, mais pas particulièrement prenant pour autant. D’une manière générale, ça se regarde plus que bien et le niveau est toujours là.

Seul réel point faible, une sorte de sous histoire entre un personnage et sa mère, malheureusement pas assez bien joué et écrit pour que cela devienne attachant. Ce qui provoque donc une palanquée de passages assez désagréable. Dommage car l’idée et l’histoire étaient vraiment fortes.

Et encore une fois, je me retrouve à dire la même chose, une série sympa, pas forcément marquante, dont finalement le plus gros point fort est celui de se maintenir sur la durée. Aller, c’est parti pour la huitième…

Tchernobyl : une histoire naturelle

Tchernobyl une histoire naturelleSous les bons conseils de meor nous avons regardé ce documentaire re-diffusé par Arte la semaine dernière. Il s’agit d’une sorte d’exploration concentrée sur la faune qui vit aujourd’hui sur le site de l’ancienne centrale nucléaire et ses alentours bien entendu. La zone interdite, sorte de no man’s land et ironiquement, paradis des chercheurs des spécialités concernées, a en effet bien verdi et la nature y a repris ses droits.

Le reportage est assez percutant, que votre intérêt se porte sur l’aspect animal, les conséquences de la catastrophe, ou une curiosité assez morbide pour le post-apocalyptique. Le reportage est plutôt très bien tourné, très didactique que vous ayez ou non des notions scientifiques, avec des petites explications et des montages certes cheap, mais explicites. Les images sont quant à elles tout simplement superbes.

Bref, un documentaire très intéressant et très enrichissant. Il sera visiblement rediffusé samedi prochain à 12 heures, il n’est plus disponible en version intégrale sur le rattrapage, mais le suite à cette rediffusion. Vous pouvez en voir quelques extraits.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Silence, ça tourne ! #34

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 26 juillet 2012, avec 3 commentaires
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Urgences s06e08 à s06e22

Lucy KnightEt bien, ça y est, nous avons terminé cette sixième saison. Comme je le disais il y a quelques semaines, Urgences s’était largement amélioré depuis la fin de la cinquième saison et je dirai que le point culminant, de manière totalement subjective, a été atteint en milieu de cette saison. Les épisodes 13 et 14 sont forts. Je ne sais pas si ils sont particulièrement réussis, mais l’histoire est touchante.

Forcément, regarder Urgences ce n’est finalement pas comme suivre n’importe quelle série. Comme il n’y a pas de trame autre que la vie de tous les jours, on se prend d’affection pour certains personnages. On a une sorte de relation, une sorte d’amitié à sens unique. On aimerait voir tel personnage réussir, on souffre un peu avec lui lorsque des injustices lui arrivent. On peste, mais bon, on se dit que ça finira bien par aller mieux. Ou pas.

Du coup, je dois avouer qu’après ces épisodes charnières, regarder la série a moins de sens. Alors que les faits y sont graves et importants, il est très décevant de voir que leur impact sur le fil de l’histoire, sur les personnages, est proche du néant. Comme si dans la réalité on pouvait tourner si facilement la page. Moi en tout cas, je n’y ai pas réussi.

The Great Mass de Septic Flesh (Bonus DVD)

The Great Mass de Septic FleshDéménager a parfois du bon. C’est ainsi qu’en rangeant nos CD, je me suis aperçu qu’il y avait un DVD bonus dans l’édition collector que nous avions de The Great Mass, le dernier opus de Septic Flesh chez Season of Mist. Ce groupe de Blackened Death Metal Symphonic, que nous avons déjà vu au Printemps de Bourges et qui seront à l’affiche du Motocultor 2012, propose un retour sur la création de leur galette avec près de 60 minutes d’interview.

On ne vous parle généralement pas de ces bonus, car ils sont somme toute souvent mal filmés, peu intéressants et complètement hallucinés. Mais c’est un peu particulier avec le groupe grec, tant le travail de post-production est énorme. Alors c’est clairement halluciné, mais aussi assez flippant à voir. On a une sorte d’impression malsaine, limite voyeur, de regarder les enregistrements qu’il ne faut pas, faits par un psychopathe entrain de retranscrire ses méfaits en y ayant rajouté des messages subliminaux. A voir tard le soir, donc.

The Cure aux Vieilles Charrues 2012

The Cure fait partie des groupes cultes de la Cold Wave, avec par exemple Joy Division, bien que leurs évolutions aient été logiquement différentes. Si nous ne nous sommes jamais réellement intéressé au groupe, pourquoi bouder une retransmission de leur live aux Vieilles Charrues par Direct Star ?

The Cure aux Vieilles Charrues 2012Robert Smith emmène sa formation pour des morceaux relativement bien joués et avec un son de bonne qualité. Assez étonnant vu les sons pourris que l’on retrouve en général en festival, c’est là où on se dit que le côté plein air joue beaucoup. Ne connaissant pas spécialement la discographie du groupe, je ne saurai dire quelle période ils ont donné la priorité, mais les morceaux cultes que je connaissais y étaient, Boys Don’t Cry, Just Like Heaven ou encore Lullaby

Sauf que voilà, ça, c’est la playlist que l’on peut retrouver sur setlist.fm par exemple. Mais ce qu’on a pu retrouver sur Direct Star, c’est un live coupé de façon abrupte, sans aucune information pour le spectateur. Du coup, les gens suivant le live à la télévision n’ont ni vu Boys Don’t Cry, ni Just Like Heaven et au mieux, Lullaby. J’ai donc été fortement surpris de voir en préparant cet article que le groupe a fait deux rappels, pour un total de près de 30 morceaux quand à peine 15 ont été retransmis par la chaine… C’était bien la peine de faire autant de pub sur ce programme… Une honte.

Le live est disponible en replay sur Arte Live Web, dont la politique est bien plus respectueuse des artistes, mais je n’arrive pas à le lire… C’est par ici.

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