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Le Roi Arthur de Antoine Fuqua

dabYo dans Critiques, Films le 10 décembre 2008, avec 11 commentaires
Critiques

Avec Kingdom of Heaven, Le Roi Arthur faisait partie des films épiques que Seraf’ voulait absolument voir cet été. Cependant, après avoir regardé le premier, et vu sa qualité plutôt médiocre, nous avions pris la sage décision d’attendre un peu avant de nous attaquer au second. Malheureusement, nous avons quand même tenté le diable. Synopsis.

Le Roi Arthur

En fait non, ça sert à rien de raconter l’histoire tellement cela va gâcher tout le suspens de savoir si les sept camarades d’Arthur vont mourir ou non. En fait, l’histoire est tellement naze et incompréhensible, que même le synopsis d’Allociné est erroné. Bref, vous l’avez compris, ce film est une vraie bouse sans nom que je ne conseillerais à personne. Mais pour être sûr que vous ne le regarderez pas, au cas où, je vais vous dévoiler toute l’intrigue. Vous en serez d’autant plus dégouté ! Ou pas…

Arthur est romain (!?) et ses chevaliers viennent de toutes les régions conquises par l’Empire. C’est ça leur truc, ils envoient des jeunes fermiers à des milliers de killomètres de chez eux pour servir l’armée romaine pendant une quinzaine d’années. Comme ils veulent tous rentrer chez eux, et qu’il leur faut un laisser-passer pour traverser l’empire et revenir dans leurs terres, ils sont obligés de finir leur service. Je ne sais pas si c’est de la théorie sur les manières de faire de l’Empire Romain, mais j’avoue que c’est habilement pensé, puisque si le soldat déserte, il peut tout de suite faire une croix pour retourner chez lui. Enfin bref, on trouve donc Arthur et ses légionnaires, enfin, chevaliers, lol, le dernier jour de leur service. Ils sauvent l’envoyé de l’église à 8 contre 200 et apprennent qu’ils doivent faire une dernière mission de la-mort-qui-tue avant de pouvoir avoir le tant attendu parchemin-laisser-passer.

Bien sûr ils refusent au début, puis ils acceptent après d’intenses réfléxions (au moins 60 secondes de bande), puis ils partent. Là ils trouvent Guenièvre dans un trou à rat (?) et puis ils se font une armée de 200 soldats à 7. Puis après y’en a un qui meurt, ils rentrent, et ils tuent tous les Saxons en s’alliant avec leurs ennemis. Entre temps Rome s’est barrée, et Arthur devient Roi. Ah oui, y a certains de ses chevaliers qui meurent, notamment Lancelot.

Le Roi Artur Affiche

Bref, du scénario de haute volée, respectant à la lettre les légendes arthuriennes, et qui va bien avec un jeu d’acteurs splendide. Une fois de plus Keira Knightley montre à quelle point elle fait potiche dès qu’elle prend les armes pour se battre. Mais ça, on le sait depuis Pirates de Caraïbes. Les effets spéciaux sont potables, les scènes de combats molles, l’intrigue n’existe pas, il n’y a rien à comprendre, à aucun moment on est pris dans l’histoire, bref. A cela on rajoute aussi que la plupart des scènes hors combat sont totalement plates, avec des dialogues super philosphiques sur Dieu et l’église. On tente à un moment de nous faire comprendre que la Rome Antique qu’idéalise Arthur n’existe plus, mais l’idée est à peine survolée.

Le point le plus négatif étant que le film dure pas moins de 2 heures et 6 minutes. Soit quelques 126 minutes, voire 7560 secondes. Bref, si vous n’avez rien faire de votre vie et que vous pensez vivre après 2100, pourquoi pas. Sinon, passez votre chemin. Aller hop, un deuxième article pour le tag Bouse !

Je crois que j’ai oublié de dire que le film était mauvais. Tant pis. Tiens, je viens juste de voir qu’il y a écrit « par le producteur de Pirates des Caraïbes » sur l’affiche… Si seulement je l’avais su avant…


Dexter, Saison 1

dabYo dans Films, Séries le 25 novembre 2008, avec 6 commentaires

Dexter était une série sous les projecteurs suite à sa diffusion sur les ondes hertziennes il y a de ça quelques années. C’est la première saison que nous venons tout juste de finir, nous l’avions débutée il y a plus d’un an et demi désormais, mais les voix françaises, que nous trouvions horribles, nous avaient fait arrêter. Puis, comme vous le savez, Seraf’ a eu entre ses mains le livre dont est tiré la série, Ce Cher Dexter. Nous nous devions donc forcément de finir la série. Et on a vraiment eu une mauvaise idée le jour où nous l’avions rangée dans notre pile de série-dont-nous-ne-verrons-pas-la-fin.

Dexter Saison 1

Pour le synospis, je vous invite à lire la critique de Ce Cher Dexter, afin d’éviter la redite. Il faut l’avouer, il est très dûr de trouver des défauts à cette série. L’acteur principal, Michael C. Hall, qui joue Dexter, est tout simplement génial dans son rôle de type banal qui ne réagit à rien, serial-killer à ses heures perdues. Les mimiques qu’il nous offre pendant les douze épisodes de la série sont tout bonnement excellentes, et le personnage nous devient très vite très proche. Tout comme Dr House, cette série ne repose que sur son personnage, et j’avoue que les autres ne sont pas très attachants.

On s’interroge bien sûr sur l’avenir de certains, on s’inquiète quelque peu sur le sort des autres. Mais rien de comparable avec l’affection grandissante que l’on peut éprouver pour Dexter. Malgré le thème, qui rappelons le, est très sanglant, la série ne va pas dans la surenchère de violence. Bon, c’est sûr, vous aurez forcément votre lot de moignons humains et de litres d’hémoglobine, mais à aucun moment la série ne joue son numéro sur cette corde là. Si c’est de la violence que vous recherchez, vous risquez de vous ennuyer ferme. Dexter est une de ces séries où il ne se passe quasiment rien, mais ce petit rien est assez grand pour en faire une atmosphère à la fois oppressant, et à la fois rassurant.

Dexter

Le ton de la série est constamment allégé par l’humour et le côté cocasse des réactions que peut avoir Dexter face aux péripéties habituelles dans la vie. Ses commentaires, en voix off, peuvent choquer au début, mais deviennent une quasi drogue du moment que l’on s’y est habitué. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il est si dommage que la voix française de Dexter ne colle pas au personnage. L’entendre parler d’injection d’insuline avec une voix d’ange ne colle pas du tout. Certes, si il possédait une voix de méchant, celle ci ne collerait pas plus. Pour un bon Dexter, il faut que sa voix soit l’équivalent de lui même: monocorde, sans émotion, sans intonation, ni aigüe, ni grâve. Bref, rien. Et c’est exactement celle qu’il possède dans la version originale !

Que dire d’autre ? Que la série finit sur un super suspens, que des moments sont tellement frustrants qu’ils vous poussent à voir la suite ? Baah, je ne sais pas ! Regardez la, on verra plus tard. En fait, la question finale serait plutôt: quand allons nous regarder la saison 2 ? Car il semblerait que malgré la leçon que la première saison nous ait donné, Seraf’ a encore décidé de mettre la série au placard ! Help !


Appaloosa de Ed Harris

dabYo dans Critiques, Films le 4 novembre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

C’est sous des trombes d’eau que nous sommes allés dimanche dernier voir Appaloosa, sorti il y a quelques semaines déjà dans les salles obscures françaises et arrivé il y a très peu dans les notre, qui est le Western de cette année 2008. Non pas parce que c’est le meilleur, mais bien parce que c’est le seul dans ce genre mort depuis plus d’une dizaine d’années. Hormis sur M6 l’après midi pendant les grandes vacances et parce qu’ils n’ont plus rien à diffuser, vous avez déjà vu un Western vous ? Moi non, et jusqu’à hier, cela n’était pas près de changer. Synopsis.

Appaloosa est une ville tranquille, tant que faire se peut du moins, du Nouveau Mexique. Notre histoire débute quelques années après la guerre de Secession, et vous vous en doutez, le lieu principal de notre histoire ne va plus être si tranquille que cela. En effet, une ferme de mi-bandits, mi-gens honnêtes est située à quelques kilomètres de là, et lorsque le Shérif de la ville et ses deux adjoints vont pour y arrêter un homme suspecté de meurtre et de viol, ils se font liquider par le chef de la bande. Bref, une fusillade entre personnages totalement statiques dans les cinq premières minutes du film: nous sommes bien dans un Western.

Appaloosa affiche

Arrivent ensuite les deux héros de notre aventure, dont l’un est incarné par Viggo Mortensen, que vous avez sans doute déjà dû au moins voir dans le Seigneur des Anneaux. Avec son camarade, ou plutôt chef, joué par Ed Harris, ils vont tenter de remettre de l’ordre dans la ville. S’ensuit donc le portrait des deux parfaits badboys justiciers, qui n’hésitent pas à faire les dûrs pour faire respecter la Loi, enfin, plutôt la leur. Et qui seront totalement désemparés lorsque l’amour entre dans leur train train routinier. (en général tirer sur des gens, aller aux putes, et faire du cheval)

Heureusement pour nous, nous sommes là dans un Western Spaghetti, et nos deux héros ne sont ni blancs, ni noirs. Juste bronzés. Nan, ils ne sont ni parfaits, ni trop méchants, ni trop gentils, et les acteurs les jouent presque à la perfection. Vigo, bien qu’il ait perdu ses longs cheveux au grand damne de Serafina impressionne, et a gardé tout son charisme malgré le côté assez pathétique que pourraient avoir les scènes: elles ont beau être ridicules, et les fusillades statiques au plus haut point, on se prend au jeu.

Appaloosa Vigo Mortensen

Chaque altercation entre les « méchants » et les « gentils » nous rend inquiet, fait monter la tension, alors que ces dernières ne font que des échanges bateaux de paroles sans intérêts. Et il n’y a pas à dire, ça marche. Bon, faut pas penser non plus que ce film est un renouveau du Western, il n’a quasiment aucun élément pour rencontrer le succès, et il faut apprécier un minimum l’humour très ironique et l’auto-dérision pour y retrouver son compte.

Alors après, je pourrais certes faire l’inventaire de tous les défauts de ce film, car il en a plétore. Un scénario qui a dû penser que la SNCF n’aurait pas de retard, des scènes de fusillades hilarantes, le tout aussi gros qu’une maison et aussi surprenant que l’annonce d’une nouvelle Star Academy. Et aussi déprimante, il faut le dire. Mais on ne va pas voir un Western pour ça. On y va pour voir un Western, l’ancêtre du film d’action, à qui on ne demande pas non plus aujourd’hui des scénarios super bien ficelés. Ok, si, on le demande, mais c’est rare de l’avoir.

Et il n’empêche que malgré ces défauts certains, cela nous a bien plu. Pour une fois que nous allons au cinéma, nous ne le regrettons pas.


Monty Python: Sacré Graal

dabYo dans Films le 27 octobre 2008, avec 5 commentaires

Monty Python vous connaissez ? Non ? Dans ce cas vous ne devez pas connaître la réalité sur le Moyen Age, les chevaliers de la table ronde, le Saint Graal… Toutes ces histoires qui parlent d’héroïsme et de grands actes. Vous ne devez pas non plus connaître le lapin qui le protège, et encore moins la tribut Ni. Et dans tous les cas, vous devez absolument vous procurer le Saint Sacré Graal. Non, pas le vrai, celui des Monty Python bien entendu. Extrait.