Films
115161718 177 articles

Dernièrement dans la section Films d'if is Dead:

Minuit le Soir, saison 1, de Podz

aka oni dans Films, Séries le 31 août 2009, avec 3 commentaires

Depuis quelques temps, passe sur France 2 une nouvelle série télévisée: Minuit le Soir. Vu qu’elle passe en troisième partie de soirée, il est probable que vous n’en ayez pas entendu parler. D’autant qu’il ne s’agit pas d’une énième superproduction américaine, mais d’une série télévisée canadienne. Elle a été diffusée là-bas entre 2005 et 2007 et n’est apparue sur nos chaînes hertziennes que depuis début Juillet. Elle se compose de trois saisons d’une douzaine d’épisodes chacune.

Minuit le Soir

L’histoire de la série est celle de trois amis, videurs de bars : Louis, Marc, et Gaëtan. Tous trois sont de la « vieille école », en d’autres termes, ils n’hésitent pas à recourir à des méthodes discutables pour garder le bar en paix. Ils adorent leur job et le font bien. Mais comme toute chose a une fin et qu’il faut bien une intrigue à la série, leur vieux patron vend le bar à une jeune entrepreneuse, Fanny. Celle-ci entend bien changer les choses, à commencer par le nom du bar, et les videurs aussi, en passant. Pour elle, ce sont des dinosaures de l’ancienne école, violents et incultes, qui n’ont pas leur place dans la nouvelle atmosphère résolument moderne de son bar. Dès lors, comme vous vous en doutez, Marc et ses collègues vont tenter de retrouver leur job, animés par la passion qu’ils en ont. Ce n’est pas du spoil de vous dire qu’ils le récupèrent, car cela se fait en un ou deux épisodes. La plus grande partie de la saison est à la fois la présentation des personnages et leurs efforts pour s’adapter à leur nouvel environnement.

À partir de ce synopsis pas particulièrement riche en rebondissements, la série introduit des personnages très complexes, au background vraiment fouillé. Il y a Marc, le plus jeune, un peu trop seul, qui voit un psy-homme de ménage, occasion pour des scènes décalées ; Louis, un peu trop gros, un peu trop simplet, qui ne peut s’engager dans des relations pour certaines raisons que je ne vous dévoilerai pas ; Gaëtan, un peu trop vieux, analphabète ; et Fanny, dont l’émancipation est entravée par sa famille étouffante. Tout ce monde gravite autour du bar, la nuit, où les nouveaux videurs engagés par Fanny, jeunots arrogants et trop bien faits, drogués et méprisants, accentuent le contraste entre les « anciens » et le nouveau monde auquel ils doivent s’adapter, ce à quoi vient s’ajouter un début d’histoire entre Marc et Fanny. Les personnages sont donc un point fort de la série, et particulièrement bien joués, aucun acteur n’étant à contre-courant.

L’autre point fort de la série est la musique. Le thème du générique, qui revient lors de longues séquences sans dialogues ni bruit d’ambiance, est extrêmement accrocheur et bien adapté à l’atmosphère assez sombre de la série, puisqu’elle se déroule majoritairement la nuit, métier de videur oblige. Les scènes sont toutes bien tournées, en particulier les séquences dont je viens de parler. Enfin, une certaine ironie, un humour un peu grinçant, se mêlent à certaines scènes, tandis que ce sont le désespoir et une lassitude un peu écœurée qui teintent les autres.

Série Minuit le Soir

La série est canadienne, et à l’origine était donc entièrement tournée en canadien. Cependant, France 2 a insisté pour que la série soit entièrement doublée en français. Franchement, vu l’heure de passage de la série, c’est un peu ridicule, d’autant que j’ai lu que la série perdait beaucoup, vu que l’argot canadien et certaines expressions sont passées à la trappe. Néanmoins, si je ne l’avais pas su, je ne l’aurais pas remarqué, car la série est très bien doublée, et ça mérite d’être signalé.

La série passant les dimanche soir, à minuit (qu’ils sont amusants à France Télévision…), il faut tout de même le vouloir pour le regarder. Cependant, je ne peux que vous conseiller d’être fatigué le lundi matin, parce que cette série vaut vraiment le coup. Au passage, elle a été récompensée de 17 prix gémeaux (récompenses canadiennes), entre autres, ce qui est plutôt honorable.


Les déboires de Kaze TV sur FreeBox

Serafina dans Actualités, Animes, Films le 27 juillet 2009, avec 3 commentaires
Actualités

Il y a des initiatives de plus en plus sympa du coté des éditeurs d’anime. Apres Dybex qui permettait de voir légalement et gratuitement les derniers épisodes de la série Fullmetal Alchemist Brotherhood en VOST la semaine de la sortie au japon, c’est Kaze qui se lance… En effet pour ceux qui sont chez Free peuvent profiter depuis le 10 Juillet gratuitement de la chaîne Kaze TV, et ce pendant deux mois. Elle se trouve sur le canal 117. Il s’agit d’une chaîne exclusivement dédiée à l’anime et sponsorisée, comme son nom l’indique, par l’éditeur Kaze. La chaîne diffuse des séries relativement récentes, parfois en VOST mais souvent en VF. La chaîne sera ensuite payante à 4€ par mois.

Kaze TV

Si l’initiative est bonne, la logistique l’est moins. En effet, le programme de la chaîne est annoncé par quinzaine. Aujourd’hui commençait une nouvelle quinzaine, il n’y a toujours pas la grille. Apparemment, il semblerait que la chaîne rediffuse exactement les mêmes programmes que ceux qu’elle avait diffusé du 29 Juin  au 10 Juillet. Si vous voulez regarder la chaîne, il faudra donc suivre cette grille . Cependant, ce sont des extrapolations basées sur les programmes qui sont passés ce matin et quelques sites de manga.  En gros il n’y a aucune communication de la part de la chaîne, on est totalement dans le flou. On peut aussi se demander si le choix de diffuser ses programmer uniquement par documents PDF illisibles et géants était vraiment lumineux.

XXX Holic sur Kaze TV Bref, comme on voulait profiter de nos deux mois gratuits pour voir ce que cela donnait, on s’est quelque peu renseigné. D’après Manewsexpress le programme de la chaîne serait le suivant :

  • Du 27/07 au 09/08 CLAMP
  • Du 10/08 au 23/08 Heroïc Fantasy
  • Du 24/08 au 30/08 Science-Fiction

Bon,  ca serait donc une quinzaine spécial CLAMP, qui vous permettra de voir Tsubasa Chronicles et XXX Holic, qui sont de très bons mangas. Par contre je ne sais pas ce que vaut l’anime, on va regarder ce soir. Il y a aussi le film de X-1999, voir même Negima (qui n’a aucun rapport avec CLAMP mais bon).Les séries ne sont pas très récentes (enfin elles ont deux ou trois ans quoi) mais ce sont de bonnes series, suffisamment populaires pour ramener du public. Et puis XXX Holic c’est splendide.

Je ne nie pas trouver la grille alléchante. Et en plus je trouve l’initiative sympa. Mais c’est tellement dommage qu’il n’y ai pas plus de communication et que le public soit laissé dans le flou. Ce n’est pas comme ça qu’ils vont gagner des abonnés à leur chaîne ! D’autant plus que cette chaîne est finalement en concurrence direct avec les réseaux peer to peer, chers aux fans d’animation japonaise. C’est pas gagné.


Faire la critique d’un film de la licence Harry Potter n’est jamais une chose aisée. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous savez a quel point je suis une die-hard fan de la saga. Quand je dis die-hard c’est un euphémisme. Et pourtant, il faut bien savoir bâillonner un peu la fangirl. Sinon, je pourrais vous tartiner des pages sur le fait que machin n’a pas les cheveux de la bonne couleur. Mais ça n’est pas intéressant. Donc, je suis une fan. Et j’ai été voir le sixième film avec dabYo. Le film est réalisé par David Yates qui avait réussi l’exploit de me faire aimer un film Harry Potter avec le cinquième opus: j’avais joyeusement détesté les quatre premiers.

Donc pour ceux qui ne le savent pas, nous sommes dans la sixième année d’Harry à Poudlard, où il va entre autre découvrir l’amoûûûr et les souvenirs de Voldemort (aussi appelé Voldychou dans l’intimité). Ceci dit, je vous préviens, si vous ne connaissez pas l’histoire, je risque de spoiler, donc s’il vous plaît, vous êtes prévenus.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Encore là ? Let’s go. Tout d’abord, le film est beau. Les couleurs sont belles, les décors sont beaux, l’univers prend véritablement vie avec Yates. La vision de Yates n’est peut être pas celle que j’ en avais, mais c’est la plus fidèle de toutes les visions que j’ai pu voir dans les films. L’univers de Yates est plus sombre, et tant mieux car le dernier arc de HP est relativement noir.  Des costumes aux ustensiles, un soin particulier est apporté au visuel, et j’adore. Sans parler des couleurs souvent bleutées qui rendent très bien. Les effets spéciaux sont comme d’habitude très bons, y a pas à redire.

Niveau acteur on retrouve à peu près les mêmes que d’habitude. Luna est toujours aussi parfaite, Hermione s’améliore de film en film et ne mache plus son chewingum en continue, Harry oscille entre le très bon et le mauvais. Il faut dire qu’une bonne partie du film est centrée sur les amours de nos jeunes héros, et que niveau émotion Daniel Radcliff en fait à peu près ressentir autant qu’une cuillère à café. Ceci dit, lors d’autres passages plus joyeux -je pense au passage avec Felix– il est très bon, voir même très drôle. J’ai trouvé Malfoy très mauvais, comme dans tous les films. Ceci dit, mon avis ne semble pas partagé et beaucoup l’ont aimé. Pour ma part, je trouve qu’il ne fait pas du tout ressortir tout le coté double face du personnage, ni le dilemme qui l’occupe.  Bien évidemment, la palme revient au toujours parfait Rogue joué par Alan Rickman, et à Bellatrix totalement barrée jouée par Helena Bonham Carter. Dans l’ensemble cependant, le jeu est correct.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Devinette: qui a été remplacé par un épouvantail ?

Niveau script, bien évidemment de nombreuses libertés ont été prises avec le livre. C’est normal. Les fans pourront bien entendu vous faire le jeu des 7 différences et croyez moi ça serait gros. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une adaptation et non d’une transposition. Alors certes Dumbledore vient chercher Harry dans le métro et pas chez les Dudley,certes, le terrier n’est pas attaqué dans le bouquin, mais bon, dans l’ensemble la plupart des changements sont pour moi justifiés. Il y en a quelque uns qui me restent cependant en travers de la gorge.

Alors oui le nombre de souvenirs de Voldemort ont été réduit à leur strict minimum. Ils n’ont gardé que ceux qui servaient à cet opus. Je me demande donc comment ils vont faire pour le 7. Cependant, on sait que le prochain épisode débuterait à Poudlard, donc possible que les souvenirs manquants seraient dévoilés à ce moment là, ou de manière condensée. Le septième film fera 5h donc il y aurait de la place. De plus, mettre des souvenirs qui interfèrent avec un prochain film risque d’embrouiller le spectateur: qui n’ayant pas lu les livres s’en rappelerait ? Personne.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé: Bellatrix et Rogue

Ensuite, il y a le problème du Prince du Sang-Mêlé. On en parle deux ou trois fois, à tout casser. Mais c’est le strict minimum et ça n’occupe pas une réellement importance  dans le film. Ils auraient mieux fait de changer le titre du film, mais je suppose qu’ils n’avaient pas le droit. Du coup la révélation sur l’identité du prince devient un peu un cheveux sur la soupe. Enfin, ça reste mon avis personnel car dabYo ne le partage pas réellement. Dans les autres éléments manquants qui me gène, je suis obligé de rappeller qu’ il n’y a pas la bataille finale dans Poudlard ! La fin perd donc tout son coté épique et dangereux. C’est un peu dommage car un final apocalyptique aurait rendu du plus bel effet.

L’enterrement de Dumbledore est aussi passé sous silence, mais apparemment ce serait la scène d’ouverture du 7. En soit si cela se confirme, ce choix peut être compris. Il n’y aura en effet pas le mariage de Bill et Fleur selon toute vraisemblance. L’enterrement du directeur serait donc une manière idéale d’introduire son testament, et pourquoi pas, il va peut être léguer ses souvenirs à Harry.

Baisé dans Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

A part ces point, je dois dire que je suis assez satisfaite du film. Comme nous avait prévenu Barti, les histoire de cœur prennent une bonne partie de l’histoire. Bon, on pouvait s’y attendre c’est pareil dans le livre. Néanmoins, ça a le mérite d’être drôle assez souvent finalement, contrairement au livre où les situations de quiproquo ne prennent vraiment pas.  La première partie du film est assez legère, on enchaîne de nombreuses scènes assez cocasses. J’ai eu un peu de mal à accepter les sous-entendus douteux, qui pour moi n’ont pas leur place dans un Harry Potter. Je pense à la scène du lacet ou encore le vous l’avez fait de Ron. J’ai trouvé ça dommage, mais bon.

De plus, je suis perplexe sur Dumbledore qui fait un peu out-of-character en demandant à Harry de se raser ou lui posant des questions sur sa vie sentimentale. Qu’on ne respecte pas les détails du livre : ok, mais qu’on ne respecte pas le caractère des personnages, je digère moins. D’ailleurs, certains passages essaient d’évoquer des détails du livres tellement vite qu’on se demande s’il était nécessaire de les évoquer. Je pense notamment au passage concernant les examens.

Luna Lovegood dans Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Luna Lovegood dans toute sa splendeur !

Le film s’assombrit petit à petit, jusqu’au final, qui malheureusement n’est pas aussi puissant qu’on aurait pu l’attendre. Et ils ont coupé la scène que j’attendais. Le don’t call me coward a disparu… Bref, on est loin de la plus ou moins apotéose de la fin du cinquième film, dommage, car le départ annonçait un gros travail à ce niveau là. Finalement, par rapport à la qualité de la chasse dans la grotte, le final fait tâche. Sauf le générique, superbe.

Et vous ?


Blood The Last Vampire de Chris Nahon

dabYo dans Critiques, Films le 18 juillet 2009, avec 11 commentaires
Critiques

Y a des jours on est chanceux. Y’en a d’autres, on gagne des places pour Blood: The Last Vampire. Certains pourraient croire que les deux ne sont pas incompatibles, voir même que l’un sous entend le second. Que nenni ! Ils le pensent simplement parce qu’ils ne sont pas allé au cinéma voir le film. Car oui, disons le tout de suite et arrêtons directement le suspens: Blood est le film le plus pourri que je n’ai jamais vu. Synopsis.

Blood The Last Vampire

Alors si j’ai bien compris, les démons sont dans notre monde depuis la nuit des temps et nous veulent du mal ou un truc comme ça. Ils font face à une société secrète humaine qui leur livre bataille depuis des siècles, sinon on serait tous morts en fait. Pour cela, ils utilisent des tueurs, et l’un d’entre eux, enfin, Le tueur, même, est une jeune fille. Bien entendu, pour casser tout le suspens et pour m’assurer que vous n’irez pas voir cette bouse, cette chasseuse est comme vous vous en doutez, une humaine mi démone. Elle est aussi la fille de la reine des démons, celle qui a tué son père. Bien entendu, si nous on a pu le deviner depuis le début du film, la fille ne le sait pas. Sinon on ne pourrait pas y caser une scène de révélation. Bref, bienvenue à cliché-land.

Dès les premières minutes du film, une sorte de texte défilant, la daube se sent comme jamais. On se demande si on s’est trompé de salle, ou s’il y a un malentendu. Mais non, le logo du film est là pour nous le rappeler. Bref, c’est partie avec une jeune fille habillée en écolière qui égorge un ou deux humains dans une scène de train super mal foutue, avec du sang qui gicle de tous les côtés. Enfin, sang c’est vite dit. Pour faire baisser le prix de la réalisation, les japonais ont décidé de faire un partenariat avec Kit Kat Ball. Résultat, à chaque effervescence de sang, vous verrez des grosses boules se démultiplier dans tout l’écran. Réalisme me voici.

Blood The Last Vampire

D'un autre côté tuer des démons dans la rue n'est pas très réaliste...

Bon je passerai sur la suite du scénario, la demoiselle est envoyée en mission top secrète où elle doit tuer deux démons qui se sont inflitrés parmis les élèves d’une école. Donc bien sûr, le costume d’écolière est par la même justifié. On a le droit à un simili d’intégration, mais pas d’inquiètude, la demoiselle trouve très vite les deux démons, les zigouille vite fait bien fait et part. Sauf que voilà, il y avait une cruche sur les lieux du crime, qui est la fille du militaire en charge de la section, blabla. Comme vous vous en douter, on va avoir droit à des scènes niaises entre la démone-qui-s’assume-pas et la fille cruche, qui va lui dire de surtout jamais douter d’elle même, tussa.

Puis ils partent, ils se font attaquer par des démons dans la rue, les Kit Kat Balls giclent de ci et de là. On a le droit à un flashback sur le parrain de la chasseuse qui s’est fait couper les deux mains (super effet de Kit Kat Ball à ce moment, le meilleur passage du film) d’ailleurs, puis vient la confrontation finale avec Onimachinchose. On a le droit à la scène « je suis ta maman » puis la chasseuse la tue. Fin de l’histoire. Ah oui, Onimachinchose c’est la démone surpuissante.

Blood The Last Vampire

Un combat final à vous couper le souffle tant la paille semble réaliste

Bon, je vous ai bien tout raconter, donc vous êtes bien spoilés et vous n’avez plus aucune raison d’aller voir le film. Et là vous me devez une fière chandelle, car vous auriez eu l’air aussi fin que les autres spectateurs qui avaient payé minimum 3€ pour aller voir le film. Car ce dernier, niveau rapport qualité prix, est proche des toilettes publiques payantes, c’est dire.

Bon, je parle, je parle, je ne fais que critiquer, mais il y avait quand même quelques points positifs hein. D’abord la salle était agréable, et enfin, le générique a été accueilli avec soulagement. L’autre vrai point fort du film, c’est qu’il ne dure qu’une heure trente. Vous avez le temps de vous ennuyer oui, mais pas à mourir. D’autant que le film sait manier l’humour avec efficacité (Kit Kat Balls, dialogues caricaturés… Ok ce n’est pas volontaire, et alors ?). Sinon, le scénario est nul, les acteurs sont nuls, la réalisation est nulle, les effets spéciaux sont nuls.

Bref, finalement, même gratuit, ça valait pas le coup. Désolé à mili-chan et à ehani à qui l’on a fait gagner deux places, j’espère que vous n’avez pas pu y aller.

Kit Kat Balls dans Blood The Last Vampire

Bonus: Le film s’appelle Blood The Last Vampire. Mais il n’y a aucun vampire. Fun non ?


C’est rare que nous allions au cinéma pour voir un film, et encore plus le jour de la sortie du film. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’un film attendu comme Harry Potter et Le Prince de Sang Mêlé.

Mais voilà, ras le bol de devoir attendre des semaines parce que tout le monde veut aller le voir, parce que les parents accompagnent leurs enfants et que les salles se retrouvent remplies plus d’une heure avant la séance. C’est pour cela que nous avons pris la voiture hier soir, dans le but de voir cette sixième adaptation de la série au cinéma. Attention, je vous avertis tout de même: on préfère largement les livres, hein. Mais ça fait toujours plaisir de revoir cette série. Puis y a Bellatrix alors Seraf’ voulait forcement y aller.

Bellatrix dans Harry Potter 6

Ouais et bah non, on a beau y être allé plus d’une demi heure à l’avance (un exploit pour nous), il ne restait plus que 10 places et une file d’attente énorme pour entrer dans la salle. On va reprendre nos bonnes petites habitudes finalement.

Sinon, vous comptez aller le voir ? Vous l’avez déjà vu ?


Hier on s’est dit qu’on allait enfin tester la VOD histoire de voir ce que ça donnait maintenant sur le marché français. Pour ceux qui ne le savent pas, VOD ça veut dire Video On Demand, en gros vous allez sur un site, vous choisissez un film, vous payez, vous le téléchargez, vous le regardez une ou deux fois dans un laps de temps de 48heures, puis le fichier devient inutilisable. Bref, un moyen totalement dématérialisé de louer un film, comme au vidéo club en somme.

Mais pour cela, il fallait d’abord trouver quel film voir. Et ça c’est pas une mince à faire, nous nous sommes donc naturellement tournés sur les Top Spectateurs par année que propose Allociné. C’est d’autant plus une bonne idée que le site propose un service de VOD. Génial non ?

VOD Allociné

Ou pas. Puisque Allociné fait ici très fort: ça coûte moins cher de demander l’envoi par la poste d’un DVD qui ne sera lisible que pendant 48h plutôt que de télécharger un fichier… Allez comprendre la logique. Et surtout, me demandez pas comment vous recevez le DVD le jour même. Après on s’étonne que le marché ne décolle pas. C’est par ici que ça se passe. Arf ! Depuis l’écriture de l’article, ils ont augmenté d’un euro l’envoie du DVD… qui reste plus intéressant que la VOD.

Vous avez déjà pris un film en VOD vous ?


Concours : Blood The last Vampire

Serafina dans Films, if is Dead le 23 juin 2009, avec 18 commentaires
if is Dead

Il y a des fois où j’ai la poisse. Et des fois où j’ai trop du pot. J’ai participé àdeux concours(chez 6neweb et les nouveau cinéphiles) pour la sortie du film Blood The Last Vampire (qui est sorti Mercredi). Pour les connaisseurs il s’agit de l’adaptation de l’anime. D’habitude je gagne jamais rien… Enfin, sauf chez Kameyoko grâce à qui on a été voir Ponyo sur la Falaise de Miyazaki. Le hic, c’est que j’ai gagné aux deux concours, chacun une invitation pour deux personnes afin de voir Blood The last Vampire dans le cinéma de notre choix.

Blood the last Vampire

Et encore mieux… Les invitations m’ont été envoyées par Pathé, qui… A envoyé deux invitations au lieu d’une dans une enveloppe. Donc voila, je me retrouve avec trois invitations pour deux personnes. J’en garde une pour nous, il en reste deux. Alors on fait quoi ? Bah on vous les fait gagner !

Je sais, ca le fait pas trop de mettre en jeu des trucs qu’on a soit même gagné, mais je vais pas aller voir trois fois le film… Et puis, si Pathé n’avait pas fait l’erreur aussi hein, on est tous responsable.

Le principe est simple vous me laissez un commentaire, et Vendredi 26 je tire au sort les deux heureux gagnants. Oui le delais est un peu juste, mais d’un autre coté, le film est déja sorti donc autant ne pas trop tarder non ? Je vous contacterai par mail, donc s’il vous plait, verifiez bien votre adresse mail.

Une chance par personne, évidemment.


The Big Bang Theory, Saisons 1 et 2

Serafina dans Films, Séries le 14 juin 2009, avec 12 commentaires

Moi et les séries américaines, c’est un love/hate permanent, au grand damn de dabYo. Ca veut dire en pratique, que par moment, je vais en mater 13 à la douzaine, et puis je vais rien regarder pendant des mois et des mois. J’étais en plein dans cette traversée du désert audiovisuel quand Richard et Sylvain m’ont parlé de The Big Bang Theory. Parce que je parlais de la théorie des cordes à propos d’une pendaison. Bref, ne cherchez pas, il n’y a pas de rapport, mais ça a suffit à aiguiser ma curiosité. J’ai récupéré les épisodes lors d’une réunion pour mon projet de fin d’année, et pouf c’était parti.

The big bang Theory

Alors The Big Bang Theory c’est quoi ? Déjà on en parlera sous le nom de BBT parce que c’est relativement long. Il s’agit d’une série faite par des geeks pour des geeks, mais tout aussi accessible aux personnes normales et saintes d’esprit. La série a été crée par Chuck Lorre et Bill Prady, comporte actuellement deux saisons d’une vingtaine d’épisodes d’une vingtaine de minutes. Oui car c’est une sitcom, avec les désagréments qu’on connait, notamment les rires pré-enregistrés. Ca m’a énormément gênée pendant les deux premiers épisodes, et puis je m’y suis faite. C’est une question d’habitude, mais je comprendrais tout à fait que cela vous insupporte.

Nous sommes à Pasadéna, Californie. Sheldon et Leonard sont colocataires et accessoirement docteurs en physique. J’oubliais, ils sont aussi « socialement inaptes » et parfaitement geek (ou même nerd). Ils fréquentent deux autres geeks Raj, un indien qui ne peut pas parler au femmes sauf si il est saoul, et Howard un juif vivant chez sa mère et en cruel manque sexuel. Les quatre occupent leurs soirées en passant au comic book store, ou en jouant à Halo jusqu’au bout de la nuit… Jusqu’à ce que Penny, une jolie blonde, vienne s’installer dans l’appartement en face de chez Leonard et Sheldon.

Voilà le décor est planté, nous pouvons bien évidemment d’ores et déjà déduire moults rebondissements, quiproquos et situations hilarantes. L’humour est évidemment très présent, c’est une série comique. Bien que certaines blagues soient exclusivement réservées aux geeks ou aux physiciens, c’est quand même très accessible et vous ne vous sentirez pas largués si vous ne connaissez rien à la physique quantique.

The big bang theory

Bien sur les personnages peuvent paraitre très caricaturés (bien que personnellement, je vois très bien une de mes connaissances être aussi pire que certains personnages). Mais ils sont tous haut en couleurs, et juste hilarants. Chacun a son chouchou, mais ma préférence va à Howard le juif totalement frustré sexuellement et près à tout pour un rancard, suivit de près par Sheldon, l’incarnation parfaite du « Socialement inapte ». Sheldon est maniaque, compulsif, totalement ignorant des conventions sociales. Sur wiki on dit même qu’il pourrait être un exemple parfait de syndrome d’asperger (eh, souvenez vous en, on disait la même chose de Lisbeth Salander de Millénium, à la différence que Sheldon est un geek et non une punkette agressive).

Cette galerie de personnage passe très bien, malgré les énormes exagérations. Le pire c’est qu’ils ne sonnent même pas faux. Il n’empêche que du coup le sujet est vaste et on voit petit à petit les personnages évoluer, tout en restant aussi tordus évidemment.

Après il faut aimer l’humour et si vous n’accrochez pas aux premiers épisodes, c’est pas la peine de continuer. A noter cependant que j’ai trouvé la fin de cette premiere saison un peu moins bonne que le début. D’un autre coté les derniers épisodes ont patit de la grève des scénaristes, alors il est possible que cela soit l’explication. De plus comme dans toute série du genre, quand les histoires de coeurs prennent le pas sur l’humour ce n’est plus aussi marrant.

Heureusement, malgré un début douloureux et relativement « bof », la deuxième saison dans sa deuxième moitié renoue avec l’humour du début. Une très bonne série donc, diffusée en France sur TPS Star. Ah j’oubliai, en plus le générique est totalement génial.


Trailer officiel de New Moon (Twilight) !

dabYo dans Actualités, Films le 2 juin 2009, avec 10 commentaires
Actualités

Aujourd’hui, alors que je trainais sur Twitter pour perdre mon précieux temps, j’ai eu la chance de voir New Moon apparaître dans les Trending Topics ! Quoi je vous ai déjà fait le coup ? Ah oui, avec l’affiche trop sexy de New Moon ! Je m’en rappelle maintenant ! Nan en fait, je m’en rappelle tous les jours: on a plus de cinquante visiteurs chaque jour qui viennent juste pour la voir… Elles (ils ?) doivent d’ailleurs être à chaque fois déçu de tomber sur un blog qui descend la série en flèche… Enfin bref, combien va t’il y en avoir pour le premier trailer officiel du film ? Attention, groupies d’Edward, retenez votre souffle car on le voit torse nu !

Nan en fait, on voit uniquement Jacob torse nu. Car ouais, Edward a décidé de laisser Bella toute seule comme nous l’apprend admirablement bien la vidéo. Bon on sait tous qu’il va revenir mais voilà, ça fait un peu triste et faut bien des péripéties dans une histoire d’amour, surtout si on veut qu’elle soit parfaite ! Donc bref, Edward part, et le vilain méchant du premier film de Twilight revient pour manger Bella.

Et là, à notre grande surprise, l’homme torse nu (Jacob donc) se transforme en Loup ! Et oui, après avoir massacré les vampires dans le premier film, Twilight va bientôt passer les loup-garous à la guillotine. Bon, à dire vrai ils ont toujours été ridicules, eux.

Sinon, objectivement parlant la bande d’annonce est correcte non ? Enfin, pas de quoi crier un omg new moon trailer! hot hawtyy taylor lautner <3 pour autant quoi. Et vous ? A moins que vous en ayez marre que je parle de Twilight ? C’est possible, promis j’arrête !


Le bon, la brute et le truand par Sergio Leone

Serafina dans Critiques, Films le 1 juin 2009, avec 10 commentaires
Critiques

Après l’échec d’Impitoyable, il me fallait taper fort pour convertir dabYo au Westerns. Quoi de mieux que le meilleur Western de tous les temps pour cela ? C’est ainsi qu’après de nombreux messages subliminaux j’ai réussi à lui faire voir Le bon, la brute, et le truand.

Le bon, la brute et le truand (The good, the bad and the ugly en V.O.) est un film de Sergio Leone sorti en 1966, il s’agit du troisième épisode de la Trilogie du Dollar bien que chronologiquement parlant il se situe avant les deux autres. De toute manière la cohérence n’étant pas le point fort de cette magnifique trilogie, il n’y a pas réellement d’ordre pour les regarder.

Le bon la brute et le truand

Ce film se déroule donc dans l’ouest américain, durant la guerre de Secession. Comme vous vous en doutez, il y a trois héros: Tuco (le truand), Blondin (le bon) et Sentenza (la brute). Les trois sont à la rechercher d’un chargement d’or qui a été dérobé et serait enterré dans un cimetière. Tuco connaît le cimetière, Blondin la tombe, Sentenza lui ne connaît rien au départ mais est bien décidé à trouver l’or. Les deux ont donc besoin l’un de l’autre, mais ils ont aussi des comptes à régler (surtout Tuco envers Blondin en fait) ce qui amène une relation très tendue entre les deux personnages mais aussi ce qu’on appellerait dans les réseaux de Pétri un point de tangence. Si l’idée est intéressante, elle met quand même un certain temps à se révéler comme ligne directrice du film. La première partie est plus une présentation relativement longue des personnages et de leur relations.

Toujours est il que le trio fonctionne bien, très bien même. Il doit énormément aux acteurs il faut le reconnaître, et surtout à un certain Clint Eastwood qui interprète ici Blondin, un chasseur de prime arrogant, flegmatique et taciturne, bref absolument classe. Sentenza joue à merveille le saligaud méchant et sans scrupule, il s’agit d’un mercenaire, d’un professionnel et prêt à tout. Seul Tuco reste un peu en retrait, servant plus de faire valoir aux deux autres. Il faut dire que Blondin et Sentenza partageaient déjà la vedette dans l’épisode précédent (qui se déroule après !) Et pour quelques dollars de plus….

Bien évidemment, de bons acteurs, ce n’est rien sans une bonne réalisation. Et là nous n’avons pas de bonne réalisation, mais une excellente réalisation. Sergio Leone était un grand metteur en scène, ses personnages sont très fouillés, il n’y a au final aucun noir ou blanc, même Blondin qui apparaît au départ sans cœur, se révèle finalement plus sensible qu’on ne le croirait lorsqu’il visite un camp Nordiste. La guerre est un sujet important dans le film et les deux compères que sont Blondin et Tuco la trouvent stupide et sans but. La mise en scène de la guerre la rend stupide et sans but, ce qui est probablement le message que Leone voulait transmettre.

Le bon la brute et le truand

Malgré la gravité des sujets abordés,  l’humour est très présent. Nous sommes dans un western spaghetti, ne l’oublions pas.  Que cela soit l’absurdité de certaines scènes (telles que Tuco dans la baignoire, la piste des cigares, l’apothéose étant l’histoire du pont) ou encore les remarques acerbes de Blondin, le film n’a pas l’air de se prendre au sérieux. Les dialogues sont très forts, et même aujourd’hui, 40 ans plus tard, certaines répliques sont restées cultes : Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses !.

Et encore, je ne parle pas des plans ! Leone avait une manière de cadrer relativement particulière. Vous savez les gros plans sur les yeux devenus clichés des Westerns ? Eh bien on les lui doit. L’utilisation de la plongée et de la contre-plongée est très fréquente et permet de dynamiser des scènes qui pourtant sont totalement statiques. Évidemment, le clou de ce dynamisme n’est autre que la scène dite du trio. Cinq minutes de face à face totalement immobile, des plans de plus en plus courts et de plus en plus serrés, permettant d’arriver à une tension rarement atteinte depuis. Et évidemment le tout sur l’air de Il triello de Ennio Morricone, un des plus grand compositeur du XXème siècle qui signe ici l’une des B.O. les plus reconnaissables de sa carrière.

La musique d’Ennio Morricone a sans nul doute joué un très grand rôle dans le succès de ce film. Une ligne directrice originale et très facilement identifiable, déclinée en des tonalités aussi différentes que possibles pour coller soit à une course poursuite, soit à un passage d’espionnage, soit à une course effrénée parmi les tombes.

Le bon la brute et le truand

Au final, Le bon la brute et le truand est pour moi le meilleur Western, vous le savez. Si vous ne deviez en voir qu’un, voyez au moins celui ci. Laissez vous porter par la bande son, et par le flegme de Blondin. Pas d’effets spéciaux, pas de grosse action, non loin de là. Le film date de 1967 et pour faire exploser un pont, on le faisait vraiment exploser, pas de trucages numériques. Il en ressort un coté peut être désuet mais bien plus réaliste et simple qu’un film américain actuel. Même si il y a eu les moyens financiers, il ne faut pas oublier que les décors restent relativement simples, ils servent de support et c’est tout. Mais d’un autre coté nous sommes dans l’ouest américain, donc ça ne choque pas du tout. Les dialogues ne sont pas toujours synchros ce qui est du a de nombreuses raisons, mais majoritairement parce que le film fut tourné en beaucoup de langues. Anglais pour les acteurs principaux, Italien ou Espagnol pour les second rôles et sur le plateau on parlait français. Tout a donc été redoublé quelques mois plus tard.

Toujours est-il que le film fut un immense succès. Il généra plus de 25 millions de dollars, un résultat encore jamais égalé par un réalisateur européen. Le film est très régulièrement cité lors des rétrospectives les meilleurs films de tous les temps. Bref vous devez le voir.

Enfin, sachez que ce film fut une inspiration majeure, notamment pour Stephen King qui commença à écrire le premier volume de la Tour Sombre: le Pistolero après avoir vu Le bon, la brute et le truand. Enfin, ceci dit, son Roland n’arrive même pas à la cheville de Blondin.