Ce qui est bien avec les comité d’entreprise, c’est que l’on peut avoir des places moins chères. Mais voilà, elles ont une date de péremption, et c’est ainsi qu’on s’est retrouvés à devoir aller au cinéma assez vite pour ne pas perdre 10€. Après un rapide coup d’œil sur l’énormité du choix de notre cinéma de campagne, nous nous sommes résignés: c’est Hunger Games qui va nous sauver la mise. Alors, bon, entre l’adaptation qui sent les Twilight et les mauvaises impressions de Serafina sur le premier tome, The Hunger Games, je dois dire que j’étais plus que perplexe. Synopsis voulez-vous.
- Année:2012
- Genre:Science-Fiction, Anticipation, Jeunesse, Drame, Action
- Réalisateur:Ross Gary
- Scénariste:Ross Gary, Collins Suzanne
- Titre:Hunger Games
- Titre V.O.:The Hunger Games
- Série:The Hunger Games
Katniss, jeune fille de 16 ans, est une ressortissante de la douzième District de Panem. Son district et les onze autres se sont il y a bien longtemps rebellés contre la capitale, Capitole, et en souvenir de cette affreuse guerre civile, chacun des districts se doit d’envoyer deux émissaires chaque année pour participer aux Hunger Games. Mais personne ne serait assez fou pour y aller de son plein gré et devenir un tribut, car les Hunger Games ne sont rien d’autre qu’une émission de télé-réalité où 24 adolescents sont enfermés dans une arène pour s’entretuer. Seulement, quand sa petite sœur est tirée au sort, Katniss n’hésite pas un instant et se porte volontaire.
Même sans avoir lu la chronique de Serafina, vous l’avez bien compris, on est la dans un film qui mélange anticipation, jeunesse, problème de société et Battle Royale. Difficile à ce niveau là de ne pas penser directement au pitch de l’œuvre asiatique, bien que je ne l’ai lu qu’en manga et n’ai jamais vu le film. Mais passons, faire un procès du possible repompage par Suzanne Collins, l’auteur des romans, n’a pas vraiment d’intérêt.
La premier chose qui m’a choqué c’est à quel point le début d’Hunger Games est pénible à regarder. On a le doit à des plans de caméra rapprochés, qui il faut le dire semblent avoir été tournés par un alcoolique. Difficile de ne pas avoir envie de vomir tant ça bouge dans tous les sens, à tout moment. Alors on pourrait penser que c’est pour souligner l’intensité de l’action, mais je ne vois pas ce qu’il y a de très prenant à regarder deux adolescents nous expliquer que la life suxx et que les Hunger Games sont une grosse connerie. Sur ce côté, le background de la chose est plutôt bien amené, on comprend vite que les Hunger Games sont effectivement une grosse connerie et que le contexte social est plus que bouillant. Mais le tout est affreusement chiant parce qu’accompagné de moments mièvres et mal tourné, mal mis en scène. Les deux adolescents ont beau parler de quelque chose de grave, ils nous donnent l’impression d’être entrain de parler de leur problème d’acné.
Mais ce n’est pas tout, car le scénario joue sur l’aspect dramatique de la nomination de la petite sœur, alors que tout le monde l’attend et qu’il n’y a pas un seul synopsis officiel qui n’y fasse pas référence. Du coup notre héroïne se retrouve à jouer dans des situations mièvres au possible, où elle nous assène des phrases bateaux et stéréotypées en veux-tu en voilà, alors que l’on sait très bien que tout est bidon. Un affreux surplus de bon sentiment. Le tout dans un univers qui se veut être pauvre et miséreux, mais avec une réalisation hollywoodienne qui rend le tout incohérent. Bref, ça a beau être poussiéreux, ça n’attire en rien la sympathie ou la compassion, et ne sert qu’à ennuyer le spectateur.
Et après avoir eu soit l’envie d’étriper notre héroïne pendant près d’une heure, là, comme ça, Hunger Games prend du galon. On se retrouve enfin dans ces satanés Hunger Games et le rythme du film prend là son envol. Attention, on n’est pas face au film du siècle, on parle bien d’une franchise jeunesse, mais il est clair que petit à petit, le film devient intéressant. Les personnages d’abord se retrouvent être un peu moins stéréotypés, Peeta n’est pas réellement le personnage auquel on s’attend, Katniss devient un peu plus supportable, parfois même attachante. Si les pièces ne sont pas réellement originales, elles sont de mieux en mieux amenées et filmées.
Surtout, le film contrairement au roman, n’est pas limité au point de vue de Katniss, mais est omniscient. Cela va permettre d’avoir une plus grande profondeur, d’amener les éléments sociaux qui tourbillonnent autour des jeux, de mieux voir la situation du pays et à quel point tout est réuni pour que cela explose. C’est assez intéressant à ce niveau, l’univers donne envie d’être découvert et ça rattrape plus ou moins bien les débuts, on y entre. D’autant qu’à côté des éléments d’intrigue, on retrouve des scènes d’actions qui sont loin du pathétique qu’a pu nous proposer un Twilight par exemple. On assiste à de nombreux combats entre les différents prétendants et ils sont bien scénarisés, haletants.
Là dessus, il faut avouer que la réalisation est des plus hollywoodienne. Le Capitole est relativement grandiloquent, à la limite de la surenchère et du kitch. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais il faut avouer que ça a le mérite de bien mettre en scène l’univers général. On sent qu’il y a du budget. Les acteurs ne sont eux non plus pas spécialement bon, mais font le job comme on dit. Ainsi, notre héroïne Katniss, jouée par Jennifer Lawrence remplie parfaitement son rôle de personnage transparent auquel les spectateurs pourront s’identifier. On peut faire la même remarque pour Peeta, Josh Hutcherson.
Au final, après avoir été ennuyé pendant près d’une heure, on finit frustré que cela se termine si vite. Malgré ses 2 heures et 22 minutes, Hunger Games s’avère être un film trop court: en suivant la trame amenée par Suzanne Collins, la réalisation s’est retrouvée obligée d’utiliser une moitié de film pour des scènes sans intérêt, qui auraient pu être bien mieux amenées à l’aide de flashback. L’épreuve de survie et les intrigues qui se trament autour, réels enjeux de ce premier épisode n’est en fait qu’une petite parenthèse dans notre épopée.
Et c’est bien dommage car elle est bien amenée, assez intéressante et prenante, et elle permet enfin de voir les relations entre les différents personnages et donner du charisme à notre héroïne. On est donc bien loin d’un film à la Twilight, avec un univers plus vaste et intéressant, qui aurait mérité d’avoir été mieux traité.

















Si l’ambiance est très réussie, c’est aussi parce que la série arrive à parfaitement retranscrire l’ambiance des années 60. On admire ces mad mens qui enchaînent verre de Whisky sur verre de Whisky tout au long de la journée, qui s’en grillent une avec classe dans leur costard noir. Les costumes et les décors sont tout simplement superbes. Je ne suis pas expert de l’époque, peut être est ce un peu enjolivé, mais on s’y croit carrément. Et puis, quelle classe lorsque Betty allume sa cigarette, ou que Don se sert son verre du matin ! Il faut quand même dire que les acteurs qui sont derrière jouent très bien. 
























