Sid et Nancy de Alex Cox

Serafina dans Critiques, Films le 11 mars 2010, avec 7 commentaires
  • Année:1985
  • Genre:Biopic
  • Réalisateur:Cox Alex
  • Titre:Sid et Nancy
  • Titre V.O.:Sid and Nanct

Il y a des moments où les mots nous manquent. Où l’on est allé tellement loin dans le désespoir que la langue française semble manquer de qualificatifs pour décrire ce qu’on a vécu. Ici, les rédacteurs risquent leur santé (mentale) pour vous, public. Pour vous faire parfois découvrir des perles, parfois pour vous prévenir, vous mettre en garde et préserver votre santé mentale. En gros, on se sacrifie pour vous, c’est-y pas beau l’abnégation du bloggeur ?

Sid et Nancy - Le film

L'original

Un mardi soir, pluvieux, vos rédacteurs préférés ont décidé de regarder un film. J’ai proposé le film Sid et Nancy, un film réalisé par Alex Cox en 1986 sur la vie de Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols. Je ne vous ferais pas l’affront de vous présenter Vicious, toute manière il n’y a rien d’autre à en dire que c’était un bassiste punk, drogué, qui est devenu un symbole du Punk, et enfin qu’il a inspiré Ren du manga Nana. En plus il est bassiste, et moi aussi. Oui c’est un peu la loose comme motivations, mais au vu du film, on a presque honte pour Sid et Ren.

Donc, par ou commencer ? Ce film est un néant absolu, une succession de scènes sans intérêt, rallongées afin de tenir le temps minimal, à l’esthétique miteuse des années 80, qui saute du coq à l’ane, doublé avec les pieds et j’en passe et des meilleurs. J’aurais de quoi en faire des tonnes dans le genre, mais on va peut être essayer de structurer cela.

Bon, Gary Oldman joue très bien le shooté, totalement déconnecté de la réalité. Alors certes, ses cheveux tiennent très bien en l’air (merci le gel !) et il ressemble plutôt à l’original, physiquement, pour le reste, je ne peux pas juger. Le problème c’est qu’un drogué, vu de l’extérieur, ça n’est pas très drôle. On est très loin du trip que pouvait procurer un Las Vegas parano. Là où Johnny Depp se voyait tendre ses clés par un requin et entouré par des poulpes Oldman se voit debout sous les poubelles. Hmmm, métaphore de l’intérêt du film ? Le reste du temps, il est atone, et ne sert à rien. Il donne l’impression d’être baladé. Il ne prend que très peu de décisions de lui même, enfin, outre les  décisions genre  « sur quelle veine je me pique aujourd’hui ? ». C’est Nancy qui mène, ou bien d’autre gens, on sait pas trop qui et de toute manière on ne cherche plus à le savoir passé la première demi-heure.

Sid et Nancy - Le film

La copie (doublée par le Club Dorothée)

Du coup, c’est pas génial comme personnage principal pour un film. Cloe Web quant à elle joue très bien la femelle du porc camée à l’héro’. Elle sait très bien chialer, crier, et faire couler son mascara. Ses scènes sont miteuses, caricaturées (évidemment, un couple ça se dispute sur la vaisselle, évidemment…), en soit, elle joue bien son rôle. Le seul problème c’est que son rôle est naze. Mais vraiment.

Les autres, sont justes ridicules, du mec qui joue le chanteur des Sex Pistols à la domina SM, il n’y a rien à en redire, tellement on touche le fond. Comme du scénario à vrai dire. Sid et Nancy se rencontrent, se shootent, s’engueulent, et crèvent. Point, je vous ai spoilé, mais c’est pour votre bien. Le truc, c’est que non seulement le film est très bof, mais qu’on n’apprend rien sur les Sex Pistols, qu’on n’apprend rien sur Sid, et qu’on s’ennuie ferme pendant 1h30. D’où qu’il vient, comment il est devenu bassiste, ce qui l’a conduit à la déchéance… Eh bien on n’en sait rien. Je ne parle évidemment pas de l’aseptisation du contexte, et en somme, de la disparition de tout ce qui a provoqué la naissance du Punk.

Sid et Nancy - Le filmLa première partie a certes un semblant de sens, les concerts, la rencontre, le début de l’histoire d’amour, jusqu’au départ de Sid du groupe. La c’est l’enchaînement de non sens. On fait chanter My way à Oldman sur des marches lumineuses, on met un chat dans la chambre, on fait tomber des billets, on ressort les acteurs, on les fait s’embrasser sous un flot continu d’ordures, on repasse une image du chat, on fait pleurer Nancy, on fait tomber des billets, on remontre le chat.

Évidemment, tout cela avec un doublage digne de Nicky Larson, à l’époque du Club Dorothé. Et je suis sure que vous savez de quoi je veux parler.

Le pire, c’est qu’on ne peut que ressortir désespéré par ce visionnage. Car Sid et Nancy c’est quand meme un couple mythique , un couple auto-destructeur, et tragique, donc, tout ce qu’il faut pour faire un bon film… Mais non.


District 9 de Peter Jackson

Serafina dans Critiques, Films le 10 février 2010, avec 6 commentaires
  • Année:2009
  • Genre:Science-Fiction, Action
  • Réalisateur:Blomkamp Neill
  • Titre:District 9

Avec le temps, j’ai acquis une mauvaise réputation d’aimant à navets. Mes mauvais choix cinématographiques sont malheureusement légions. Donc, généralement, je laisse dabYo choisir le film de la soirée, il a généralement plus de flair que moi. Alors un soir, on s’est installé, et on a mis District 9 dans le lecteur. Sorti au cinéma en septembre, nous avions voulu aller le voir dans les salles obscures, mais il n’était pas resté très longtemps par chez nous. Tant pis, on notera là déjà un présage digne de ce nom. Il vient de sortir en DVD, donc, c’est l’occasion de se rattraper. En plus c’est de la Science Fiction, et la SF on aime bien ça ici, vous le savez. Alors si en plus Peter Jackson s’y est mêlé… Synopsis ?

District 9 de Peter Jackson

Il y a 28 ans, les extraterrestres ont débarqué sur Terre. Non pas au dessus de New-York mais de Johannesbourg en Afrique du Sud. Leur vaisseau est resté coincé là, apparemment en panne. Du coup, on a installé le million d’extraterrestres dans un camp pas très loin de la ville, pour que les populations puissent commencer à échanger. Depuis, plus de dix ans ont passé et entre la population et les mollusques (surnom péjoratif donné aux extraterrestres) tout n’est pas au beau fixe…

Voilà pour le synopsis, je refuse de vous en dire plus, car je n’aime pas du tout me faire spoiler l’histoire quand je lis un post de blog. En soit, le synopsis promettait plutôt. Des extraterrestres parias, qui se mêlent aux humains. C’est plutôt drôle au début, et en effet la première dizaine de minute me fera a plusieurs reprises sourire notamment pour l’utilisation de quelques clichés purement racistes à souhait. Le film commence en effet comme un reportage sur les mœurs des extraterrestres, ils vivent de deals, et adorent la bouffe pour chat. Bref, ça sent le second degré, voir même la parodie, et j’ai apprécié.

Un molusque de District 9 de Peter Jackson

Malheureusement… c’est tout. Enfin, non, j’adore les tentacules qui sortent de leur bouche, mais ça c’est pour mon coté poulpophile. Tout le reste est mauvais, voir très mauvais.  Tout d’abord niveau réalisation, c’est plutôt bidon. Le coté reportage semble être surtout la pour excuser des plans foireux, des actions trop nerveuses. Évidemment, il n’y a aucune cohérence, car quand on demande au caméraman de cesser de filmer, et qu’il cesse de filmer… ben ça filme toujours. Je ne parlerais même pas des caméras dans le camp qui sont évidemment au bon moment pour prendre un E.T. faisant des trucs. Niveau cohérence, c’est plutôt n’importe quoi. Sans compter que le coté camera à l’épaule soit devenu plutôt éculé.

Affiche pour District 9 de Peter Jackson

Tout le côté anti-molusque n'a finalement pas du tout été utilisé...

Parlant de éculé, les thèmes du films sont très bateau, culpabilité occidentale primaire oblige. Les vilains humains n’aiment pas la différence alors ils font des trucs pas bien aux E.T. et le gouvernement, c’est tous des pourris qui font des expériences pour avoir plus de puissance. Oh mais que c’est profond et original. Un film d’une portée révolutionnaire. Et le fait de faire se dérouler l’action en Afrique du Sud, lieu associé à l’apartheid, d’utiliser des panneaux signalétiques comme au temps de l’apartheid, c’était le coup de massue en trop. Invictus de Clint Eastwood a fait bien mieux, dans un tout autre registre, certes. Bref, comme si on n’avait pas compris que les E.T. étaient une métaphore pour nous faire réfléchir sur notre propre civilisation. Woah. Mais quand même les noirs c’est des sales revendeurs qui font du trafic, pas les blancs, faut pas déconner non plus.

Bien sur les personnages sont stéréotypés, ou inexistant. On retrouve le méchant chef des forces spéciales sans cœur,  le même que dans Avatar d’ailleurs…, le neuneu qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, et l’E.T. qui bien évidemment se montrera moins monstrueux que bien des humains. Tout est cousu de fil blanc. Et cousu au marteau piqueur s’il vous plaît. En plus de cela, le film est plutôt moche, les couleurs sont d’un espèce d’ocre terne sans savoir, les effets spéciaux sont sympa mais sans plus on a l’impression que tous les ET sont exactement pareils entre eux. Enfin non, ils portent juste des vestes de couleur différentes (…).

Quand au déroulement du scénario, soyons honnête, on se croirait dans un téléfilm du jeudi soir sur M6, vous savez les trucs kitch genre série Z, le coté kitch en moins, les moyens en plus. En tout cas, clairement pas à la hauteur du budget qui y a été mis. Niveau scénario, il y a des tonnes d’incohérences. On pense notamment au moment ou ils doivent traverser la moitié de la ville pour aller a un grand immeuble, recherchés par les flics. Et bien.. Ellipse ! Tellement facile. Évidemment, il y a la dose de gore, de passages dérangeants, mais ils ne font que confirmer le coté Série Z. Je ne parlerait même pas de l’action sans queue ni tête et des moments émotion en plein milieu d’un échange de balles. Bref.

Paix molusque-humain dans District 9 de Peter Jackson

C’est d’autant plus dommage que le début et le thème était plutôt prometteur. Toute la question de la relation entre les aliens et les humains est passé sous silence pour une histoire à la rambo totalement inutile et sans intérêt. Jusqu’à la toute fin on attend un petit revirement, une brindille d’intérêt, puis la fin baclée nous casse tout espoir.

Bref, autant retourner voir la mouche ou les autres films du même acabit. Malgré quelques bases sympathiques, le film se révèle ennuyant dès les vingt premières minutes passées, brouillon, incohérent, un jeu plutôt mauvais, des dialogues ridicules. Bref, aucun intérêt à part pour le refiler à votre pire ennemi. Je ne regrette pas de ne pas avoir été le voir au ciné.

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Chaque événement, démon ou mystère a toujours une prophécie ou une connerie du genre dans les super vieux livres de Rupert, l&#39;Observateur


La Princesse et Grenouille de Disney

Serafina dans Critiques, Films le 8 février 2010, avec 7 commentaires
  • Année:2010
  • Titre:La Princesse et la Grenouille

La princesse et la Grenouille est un Disney que j’attendais depuis pas mal de temps. Et ce pour une raison très simple: après des années d’errance du coté de la 3D avec plus ou moins de succès, Disney revient aux origines, au dessin animé, aux princesses et aux chansons. Car voyez vous je suis fane des anciens Disney, ceux en 2D avec des princesses, des bons sentiments et plein de mièvreries. Je sais, ça n’est pas très facile à coller avec l’image de la goth enfouie sous trois tonnes de khôl et de résilles que vous avez de moi, mais je vous rappelle que j’aime le patinage artistique, alors on n’est pas à ça près hein ?  Synopsis ?

La Princesse et la Grenouille

Dans les années 1920, Tiana est une jeune fille noire, qui exerce le métier de serveuse dans plusieurs restaurants différents à la fois à la Nouvelle Orléans. Mais elle a un rêve, tenir son propre restaurant, celui que son père voulait ouvrir quand elle était encore toute petite… Elle économise dur, et enchaîne les boulots. Quand le prince Naveen arrive en ville, son amie Charlotte, bourgeoise et fille à papa, est dans tous ses états. Mais au bal organisé, tout ne se passe pas comme prévu…

Je ne vous en dirais pas plus car de toute manière vous n’avez pas besoin d’en savoir plus. La première chose qui me poussait à aller voir ce film était évidemment le dessin, et je n’ai pas été déçue. On retrouve les traits caractéristiques de Disney, au niveau des visages, au niveau de la fluidité des animations. C’est du dessin animé de grand niveau comme on aimerait en revoir plus souvent. Les personnages ont des designs classiques (on est loin des tâtonnements de Hercule ou de Tarzan) mais très expressifs. Et puis évidemment Tiana est noire. Ce fut le buzz magistral qui a accompagné la sortie du film. On avait eu une amérindienne, une chinoise, une indienne, mais jamais de noire. C’est réparé ici et Tiana est sans doute la princesse la plus en phase avec notre époque. Elle travaille, c’est une battante, elle ne vit pas dans son château. Elle n’en a de toute façon pas.

La Princesse et la Grenouille

Je pense qu’il est très facile de s’identifier à elle, et en tout cas elle est porteuse d’une morale très saine.  Bien évidemment, le coté moralisateur peut agacer, mais c’est un Disney on sait pour quoi on y va. De même, il ne s’agit pas d’un dessin animé engagé contre le racisme ou autre, non, Tiana pourrait tout autant être blanche que noire aujourd’hui, mais ça ne collait tout simplement pas à cette époque de la Nouvelle Orléans.

Comme tout Disney traditionnel, on a droit à la dose de chansons. Alors je précise qu’on y est allé en VF… On voudrait bien la VOST, mais aucun ciné n’en diffuse dans le département, donc, bon. Alors il est possible que cela change la donne. Déjà, je n’ai pas du tout aimé la voix de Tiana, que je trouve très nasillarde quand même, et assez insupportable. Certaines chansons sont lentes, et ne racontent pas grand chose. Les « J’ai un reeeeeeve » oui, bon, non. Heureusement, ces mauvais moments sont contrebalancés par d’autres chansons qui elles sont absolument géniales. Je pense aux morceaux jazzy du Bayou (Nouvelle Orléans oblige !) qui sont très entraînants et vraiment bien foutu. Cela rattrape le tout.

Les personnages secondaires sont dans la pure veine Disney, les animaux sont des « faire valoir parlants« , assez classiques au niveau du design. Mais ils sont plutôt développés, savent être émouvants et ont tous leur moment de gloire. Ma préférence allant à la luciole, qui est absolument géniale , mais aussi à la meilleure amie de Tiana. Je ne vous en dirais pas plus sur ce personnage car c’est une des bonnes surprises du film , un personnage très original, mais aussi très drôle et attachant, un coup de cœur pour Charlotte qui serait presque le personnage le plus original du film.

La Princesse et la Grenouille

Bref, pour son grand retour à la 2D, Disney nous propose un film assez classique. Au final, aucune prise de risque graphique, un Disney de facture assez habituelle, avec tout ce qu’on peut attendre. Quelques defauts empêchent le film d’égaler les plus grands, mais j’affirme que c’est le meilleur Disney depuis des années ! J’espère en tout cas que le film aura du succès, de manière à ce que l’on voit encore des films en 2D !


Invictus de Clint Eastwood

dabYo dans Critiques, Films le 22 janvier 2010, avec 3 commentaires
  • Année:2010
  • Genre:Biopic
  • Réalisateur:Eastwood Clint
  • Scénariste:Carlin John, Peckham Anthony
  • Titre:Invictus

Ici, si vous ne l’avez pas encore compris, on est complètement fan des films de Clint Eastwood. Du coup, quand il y en a un nouveau qui sort au cinéma, on s’empresse forcement d’aller le voir. C’est mieux quand c’est en VO, bien sûr, mais la logique des salles obscures de Blois est impénétrable tant et si bien que comme nous ne savions pas si le film serait disponible en anglais, nous y sommes allé comme tout le monde, le jour de sa sortie. Invictus est sorti le 13 janvier dernier, soit près d’un an après le superbe Gran Torino, et ça parle d’Afrique et de Rugby. Synopsis.

Invictus de Clint Eastwood

Nelson Mandela est sortie de prison, et grâce aux élections équitables durement obtenues par le peuple noir, il vient de devenir le président de la république de l’Afrique du Sud. Son objectif est simple, montrer que les homme de couleur de peau noire ont aussi leur place dans cette ex colonie britannique, mais aussi, montrer qu’il est digne de gouverner. Car tous les blancs attendent bien entendu qu’il se casse la gueule, ou bien qu’il ne fasse que leur rendre la monnaie de leur pièce. Bon tout ça, si vous êtes un minimum cultivé, vous devez grosso modo le savoir, ainsi que le fait qu’il a bien entendu réussi sa mission. Ce que vous ignoriez peut être par contre, c’est qu’il avait fait de la Coupe du Monde de Rugby, un sport majoritairement blanc, un des vecteurs de la cohésion sociale.

Je n’en dirais pas plus, mais vous vous doutez bien de la suite. Les bandes annonces et les affiches sont claires sur ce point, et bien que je ne vous dirai pas s’ils vont réussir ou non, au cas où vous ne le sauriez pas, vous devez vous en douter. Invictus ne joue clairement pas sur la ficelle du suspens mais tout simplement sur les émotions qu’il va réussir à nous procurer. Oui, vous le voyez tout de suite venir, un film plein d’idées bien pensantes, avec de l’amour tout ça, des gens autrefois ennemis qui sautent les uns aux bras des autres… Bon le racisme actuellement ça a moins la côte que l’écologie hein, mais quand même. Et bien, vous avez tout à fait raison, c’est ce genre de film avec plein de beaux idéaux, avec un président noir qui veut le bien de tous et des blancs qui ne souhaitent presque qu’une chose: le destituer.

Matt Damon dans Invictus

Le vent est fort ce soir, beaucoup de sang a coulé sur ce terrain !

Sauf que voilà, dernière la caméra (ok j’en sais rien mais c’est pour la phrase) il y a Clint Eastwood. Certes, au début on est perplexe. Très perplexe. Nelson Mandela incarné par Morgan Freeman me pose un problème, il sonne faux. La voix ? Peut être, le doublage ne m’a mais alors pas du tout plu. Pas l’habitude d’entendre l’acteur parler en français, faut croire. Toujours est il qu’après une bonne demi heure de film, on est toujours perplexe. On se demande quand les émotions prendront le pas, on trouve le tout un poil trop stéréotypé pour être appréciable. Mais au bout d’un moment, sans que l’on s’en aperçoive, on est pris. Ça y est, on est touché par ceci, par cela. Les rugbymens sur-caricaturés ne nous choquent plus, la voix de Mandela ne nous pose plus de problème.

Et puis le temps passe et on se laisse gagner par les paysages de l’Afrique du Sud. Bon, certes non, les bidon-villes ne sont pas ce qu’on pourrait qualifier d’attractif,  mais on est gagné dans le sens où l’on se place peu à peu dans ce qu’a vécu ce peuple, nous autres européens. Les informations historiques que l’on peut retirer du film sont aussi très enrichissantes. Je ne suis pas -encore- allé vérifier s’il n’y avait pas d’incohérences ou quelques affabulations par ci par là, mais tout de même. Nelson Mandela était un grand homme et le film lui fait honneur.

Morgan Freeman dans Invictus

Ok je l'ai déjà faite... Mais pourquoi ils lèvent le doigt dans toutes les photos promo ?

Bien entendu, le long métrage est très manichéen, il montre les méchants qui sont méchants, et les bons qui sont bons. Les mauvais bons qui ne sont finalement pas bons, et les bons méchants qui finalement sont bons. Et bien entendu, à la fin, tout le monde se réconcilie, enfin, sans trop rentrer dans les détails non plus. Bref, quand je parlais de stéréotype, c’est bien entendu du lourd, avec par exemple le petit africain qui est pris dans les bras du policier blanc suite à une annonce de résultat, alors que deux secondes plus tôt le policier allait faire un abus de pouvoir. Mais voilà, les images sont plaisantes, elles sont émouvantes, et c’est presque tout ce qu’on demande.

Le jeu des acteurs n’est pas transcendant, il est correct. Le sport est tout de même très carricaturé, avec de longs moments où on les voit se rentrer dedans et manger de la boue, mais ça ne choque pas, ça ferait presque augmenter le suspens d’une fin qu’on connaît d’ores et déjà.

Bref, un bon film. Sûrement pas le film du siècle ni de l’année, une semaine après les souvenirs en sont bien moins important que ceux que j’ai encore pour Gran Torino ou Million Dollar Baby. Mais assurément un bon film, que vous pouvez aller voir sans trop craintes. A noter que c’est l’adaptation d’un livre à titre à rallonge de John Carlin sorti une mois avant le film.

Alexandre aka dabYo // dit :
*bah
*si t’émule à 01
*tu peux transferer à 5:01
-    S a s g / H       x     k        x      M        : Lc <3 dit :
*ouaip
*sauf que ému a 01
*sert a rien x)
Alexandre aka dabYo // dit :
*j’ai corrigé ?
*on gagne pas tjrs 30 ?
-    S a s g / H       x     k        x      M        : Lc <3 dit :
*oui oui
Alexandre aka dabYo // dit :
*ah merde x)

  • Année:2008
  • Genre:Bit-Lit, Drame
  • Série:True Blood
  • Réalisateur:Alan Ball

True Blood est une série américaine réalisée par HBO et diffusée aux Etats-Unis depuis deux bonnes années. Comme vous l’avait dit Serafina dans sa critique de Quand le Danger Rôde de Charlaine Harris, c’est aussi l’adaptation télévisée de la série La Communauté du Sud de cette auteur. Elle fait donc partie de la flopée de produits visuels connotés Bit-Lit et tournés dans les dernières années, avec notamment une autre série, MoonLight, ou The Vampire Diaries , et plus connu encore, le film Twilight. On se refait tout de même un Synopsis ?

True Blood: Trublood

Sookie Stackhouse est une jeune femme de Bon Temps dans la Nouvelle Orléans où elle vit avec sa grand-mère et son frère, et travaille en tant que serveuse au bar Chez Merlotte. Bref, tout ce qu’il y a de plus banale donc, à ceci prêt qu’elle est télépathe, et que depuis que les vampires se sont révélés, elle n’a qu’une hâte : qu’un d’eux arrive dans sa petite ville perdue. Et vous vous en doutez bien, ça ne tarde pas trop et c’est ainsi qu’elle fait la rencontre de Bill Compton, un vampire de plus de cent ans qui vivait à Bon Temps alors que ce n’était encore qu’un village. Vous vous en doutez bien qu’il va logiquement y avoir de la romance entre les deux, tussa tussa. Heureusement, Bill est un vampire progressiste et il boit du TruBlood, une boisson constituée de sang synthétique qui a permis aux vampires de se découvrir au grand jour.

A premier abord il n’y a donc pas de grandes différences avec la série de Charlaine Harris. Dans l’univers en lui-même il n’y en a pas, mais dans le fond, surtout au niveau des personnages, beaucoup d’éléments diffèrent. Car True Blood est loin d’être une série uniquement centrée sur Sookie Stackhouse, et on va suivre presque tout autant certains de ses amis. On a donc droit à toute une bardée de personnages hauts en couleurs, cela passe par Tara sa meilleure amie, noire qui ne manque pas une occasion pour rappeler l’esclavage qu’ont subit les siens, Jason, son frère, qui a la fâcheuse habitude d’être où il ne faut pas, Lafayette, un gay assumé, dealer de sang de vampire et autres joyeusetés.

Bill et Sookie de True Blood

Bref, sur ce point on ne peut que saluer le talent de Alan Ball. Car il n’y avait que quelques lignes sur Jason dans le livre, ou pire sur Lafayette (ce dernier apparait uniquement pour se faire tuer au début du Tome 2 de La communauté du Sud).  Il fallait en vouloir pour en tirer des personnages pareils. Je décernerais même le titre de personnage de serie le plus con à Jason. Et vu la série, ce n’est pas peu dire.

Le tout est avant tout agrémenté d’une ambiance assez particulière et difficile à décrire. Alors que les cadavres pleuvent et que le sang coule à flot, on n’est jamais réellement inquiété. Bien entendu, le fait que les scènes de sexe ne puissent même pas se compter sur les doigts de la main (même en y ajoutant les doigts de pieds), que certains personnages soient totalement hilarants, notamment Jason et Lafayette, aide beaucoup. Mais le tout forme tout de même une ambiance particulière qui est très très bien présentée par l’un des meilleurs générique qu’il puisse exister.

A ce propos, le nombre de scènes de sexe est souvent un des reproches fait à la série. Je le comprend tout à fait et il est vrai qu’elles sont nombreuses. Ceci dit, la série est beaucoup plus light mine de rien qu’un Californication ou même qu’un Sex and the City. Cette omniprésence du sexe n’est pas gratuite, ca joue énormément pour l’ambiance. C’est difficile à expliquer, et habituellement nous n’aimons pas vraiment les séries qui jouent uniquement sur ce côté là. Au début, ça choque, mais au fur et à mesure on se rend compte que c’est une partie nécessaire au trip. Peut être aussi une partie indispensable pour montrer qu’ici on ne regarde pas une série intellectuelle ou autre, mais qu’on suit le commun des mortels…

Eric de True Blood joué par Skarsgard Alexander

N’ayant pas lu Quand le Danger Rôde dont la première saison est tirée, je ne pourrais pas dire si l’histoire colle au livre, Serafina disant que cela y ressemble uniquement dans les grandes lignes. Forcément, vu les changements apportés aux personnages, ce n’est pas étonnant. Toujours est il qu’il est dans cette saison aussi question de disparitions et de meurtres bizarres à Bon Temps. C’est donc l’occasion pour nous de découvrir les services de police de la ville.

Ceci dit, cette première saison n’est pas très bonne, mais bien moyenne. Difficile d’accrocher au style mièvre de l’héroïne, dur dur de supporter la tête à claque qui sert de vampire. L’intérêt de la série ne se révèle qu’au bout de quelques épisodes, et c’est à partir de la deuxième saison que la série tire ses lettres de noblesses. Du coup, si la première ne vous tente pas, passez direct à la seconde, vous ne raterez rien !


Avatar de James Cameron

dabYo dans Critiques, Films le 30 décembre 2009, avec 14 commentaires
  • Année:2009
  • Genre:Action, Science Fiction
  • Réalisateur:Cameron James
  • Scénariste:Cameron James
  • Titre:Avatar

Cet hiver il y a deux trois trucs que vous êtes obligés de savoir. La première, c’est que le Père Noël est toujours une ordure. La seconde, c’est que Johny est entre la vie et la mort -bon ça j’en suis plus très certain-. Et la dernière, c’est qu’Avatar, le film de James Cameron, le plus cher à réaliser jusqu’à maintenant, est sorti au cinéma. La bonne nouvelle, c’est qu’ici, on ne va pas uniquement voir les mauvais films -comprendre New Moon-, et que parfois, on s’autorise un bon film. Bon, un bon film à 11€ la place, mais un bon film quand même. Ou pas ? Suspens ! Synopsis ?

Avatar de James Cameron

C’est l’histoire de Seraf’ et dabYo qui sont exceptionnellement en vacances chez les parents de ce dernier. Un jour de 23 décembre, ils décident sur un coup de tête d’aller au cinéma du coin, en plein centre d’une zone commerciale géante où, Noël oblige, il faut tourner pendant des heures pour se garer. Hmm… Je m’égare là non ? Bref, tout ça pour arriver au moment fatidique où ils prennent possession de leurs lunettes pour entrer dans la Matrice avoir l’air ridicule profiter de leur premier film en 3D.

Avatar, c’est donc l’histoire, en 3D s’il vous plaît, de l’invasion humaine d’une planète bien éloignée nommée Pandora. Ce nom n’a bien entendu pas été choisi au hasard, et vous le comprendrez en voyant le film. En attendant, cette planète est infestée de créatures inconnues, la plupart du temps hostiles à l’humain, ainsi que d’un peuple nommé les Nav’i. Ces humanoïdes ne sont pas hostiles à l’homme, mais refusent de déplacer l’un de leur village qui se trouve juste au dessus d’une énorme mine d’un métal très cher sur Terre. Manque de pot, les humains ne sont venus que dans le but de le récupérer. Bah ouais, en 2500 l’ère capitaliste est toujours là, bouh !

Avatar de James Cameron

T'as froid ? T'es tout bleu regarde !

Vous l’avez compris, il s’agit là d’une histoire à la Pocahontas où il y aura bien entendu un affrontement final entre les deux peuples, et une histoire d’amour impossible au milieu, histoire de couronner le tout. Et là, niveau histoire d’amour impossible, ils ont fait fort. Vous le comprendrez bien assez vite en voyant le film, et pour ceux qui n’avaient pas suivi, le film s’appelle Avatar car des corps contenant de l’ADN humain et nav’i ont été créés afin de pouvoir communiquer avec eux. L’humain n’a ensuite plus qu’à prendre possession du corps inerte, grâce à un système de contrôle à distance, tel un avatar dans un jeu vidéo.

Comme je l’ai précisé plus haut, nous avons payé plein pot pour voir le film en 3D. En effet, nous n’avons eu cesse de voir des gens dire que c’était là le premier film vraiment pensé pour la 3D, et que c’était une vraie claque. Et j’avoue avoir été impressionné à de nombreuses reprises par les effets que la technologie permet. Mais plus dans les possibilités que ça ouvre que dans la réelle réalisation du film. Bon, ne l’ayant vu que dans ces conditions, je ne peux pas dire si c’est vraiment le cas. Après tout, peut être que sans la 3D le film m’aurait beaucoup moins plu.

Avatar de James Cameron

Big Bang Theory e13s13 a l'air captivant !

En tout cas, certains passages utilisant ces caractéristiques sont totalement bluffant, et celui auquel je pense le plus est la réalisation des écrans virtuels et retro-projeté qu’ont les humains dans le film. Vous savez, ça fait bien dix ans qu’on voit des opérateurs bouger leurs mains pour appuyer sur des boutons de lumière autour d’eux. Jusqu’à présent, ça faisait plus faux qu’autre chose, aujourd’hui avec la 3D, on s’y croirait vraiment. Il y a eu beaucoup d’efforts à ce niveau là dans les décors, que ce soit dans les labos ou sur la planète.

Des décors qui sont d’ailleurs splendides. Pandora elle même est splendide, on en prend plein les mirettes, la faune est exceptionnelle, je pense notamment au bestiaire ahurissant qui sort de ci et de là, que ce soit les reptiles volant ou le remplaçant du rhinocéros. Vraiment, c’était pour moi une très agréable surprise, et je me suis rarement autant senti immergé dans un monde inconnu qu’avec Avatar. Au cinéma j’entends. De même, le peuple des nav’i, bien qu’étrange au début, est vraiment beau. J’ai notamment beaucoup apprécié le lien qu’ils avaient avec la nature, qui, bien que très engagé pour être engagé, blabla la nature c’est génial, est touchant. On trouve qu’au début cela fait trop, que les nav’is sont en fait les descendants des hippies des années 60. Puis après on comprend petit à petit le lien qui les uni à Pandora et pourquoi ils y sont si attachés.

Avatar de James Cameron

Ok c'est peut être pas la meilleure image pour vous donner envie d'aller le voir. Mais je jure que ça rend mieux en salle !

Bon après il faut dire ce qui est: le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. Regardez Pocahontas et vous l’avez. Et pourtant, Pocahontas est tout sauf une des pointures à ce niveau. Bref, vous ajoutez un peu du background d’Assassin’s Creed genre l’ADN, on peut vivre des expériences à distance, toussa toussa, et vous obtenez Avatar. Sauf que voilà, vous n’allez pas voir ce genre de film pour un bon scenario, vous lui demandez le strict minimum et c’est ce qu’il fait brillament: le strict minimum.

Le reste, c’est une superbe réalisation, des acteurs corrects, de la musique quand il faut et où il faut, et une réalisation exceptionnelle. Certains passages, grâce à la 3D peut être, sont vraiment flippant. Je pense notamment au tout début où le héros est pourchassé par une géante bestiole. On s’y croit vraiment, et on a limite la frousse. L’immersion est complète, les scènes de vol donnent presque le vertige, bref.

Avatar de James Cameron

La seule chose que l’on pourrait reprocher au film, c’est qu’il se contente d’être très bon. Il n’est pas exceptionnel. Je ne peux pas vous dire vous devez le voir, car je pense sincèrement qu’il ne restera pas dans la postérité. Il n’est pas assez bluffant, ce n’est pas Star Wars,  ce n’est pas Blade Runner. C’est un très bon film de Science Fiction, bien meilleur que les Je suis une légende et autres I, Robot, mais on n’en parlera sans doute plus dans deux ans. Si ce n’est parce qu’il a coûté super cher.

Par contre, il vaut le coût, et le coup. A ce qu’il parrait, Avatar serait une trilogie, intox ? Et sinon, pour l’anecdote, la nouvelle Call Me Joe écrite par Poul Anderson en 1957 serait très similaire… A lire.


Alexandre d’Oliver Stone

dabYo dans Critiques, Films le 19 décembre 2009, avec 8 commentaires
  • Année:2003
  • Genre:Historique, Action
  • Réalisateur:Stone Oliver
  • Scénariste:Stone Oliver
  • Titre:Alexandre

En lisant le livre de Javier Negrete sur l’un des personnages les plus importants de l’antiquité, Alexandre le Grand et les Aigles de Rome, mon amour pour l’époque est revenu. C’est ainsi que lorsque nous sommes tombés par hasard sur la diffusion du film Alexandre, sur France 5, nous avons cessé de zapper. Il est rare que nous regardions la télévision, mais comme l’on venait tout juste de remarquer qu’il y avait un cable d’antenne dans notre appartement, nous l’avons testé… Alexandre de Oliver Stone est un film qui a fait couler beaucoup d’encre, et dont j’avais aperçu des passages à la télé de nombreuses fois.

Alexandre d'Oliver Stone

Attention, Alexandre a presque l'air viril sur cette image.

Est il nécessaire de faire un synopsis ? Je ne pense pas. Nous suivons tout simplement des morceaux de la vie du macédonien, sans réelle structure narrative continue, mais plutôt par à coups. Cette histoire nous est présentée après coup par Ptolémée, l’un de ses principaux généraux. Nous voyons rapidement ses rapports avec son père Philippe, puis nous passons à son règne et sa longue conquête de l’Asie, en passant par l’Égypte et Babylone. C’est donc en plus d’un film historique, un film où il y a beaucoup de voyages, ainsi que de découvertes de très beaux paysages.

Car du paysage, on va en voir. Film à gros budget oblige, on a droit à de grandes vues en contre plongée sur les mondes que va conquérir Alexandre, avec du désert à foison, mais aussi de landes enneigées, ou bien la forêt luxuriante indienne. Bref, on en prend plein les mirettes comme on le fait si souvent avec ce genre de films, et la qualité des images était plutôt là. Les décors sont très bien rendus, et malgré l’utilisation d’effets spéciaux pour retranscrire les cités d’antan, à aucun moment l’image choque ou ne bloque. Babylonne est tout simplement superbe.

Alexandre Colin Farell

Il fait froid en Asie, du coup Alexandre met ses manches longues. Mais pour rien au monde il ne cacherait ses superbes jambes !

Le film met bien entendu l’accent sur l’action à de nombreux moments, mais pas au détriment de l’histoire. Je ne suis pas un expert mais il apparaît que celle d’Alexandre a été plus ou moins respectée, à quelques détails près, ce qui fait plaisir car il est toujours frustrant de se dire que ce que l’on pense avoir découvert en regardant le film, voir compris, est en fait faux. Du coup c’est une très bonne chose car comme je l’avais dis lors de ma critique du livre de Javier Negrete, j’ai toujours trouvé la période d’Alexandre trop occultée par les cours d’histoire.

Ceci dit, je reste perplexe sur la vertu d’apprentissage de l’histoire qu’a pu avoir le film auprès du public. Soyons honnête, Alexandre y est tout sauf le charismatique personnage que j’avais pu entrevoir dans Alexandre le Grand et les Aigles de Rome. Alors certes, le deuxième est une fiction alors que le premier tente de se rapprocher de la réalité historique. Cependant, il faut quand même avouer que Colin Farell nous fourni là un Alexandre pas du tout convainquant, proche du pathétique. Comment un leader d’une si grande armée, constituée de gens libres dans un pays où le roi est le quasi égal de ses généraux, aurait il pu garder le pouvoir ?

Colin Farell incarne un Alexandre qui est faible, qui n’a aucun charisme, et dont la seule occupation est de pleurnicher en public. Alors certes, le personnage ne devait pas être un héros sans faille. Oui, il était attiré par les hommes, mais de là à en faire un personnage dont le qualificatif le plus correspondant serait mauviette… ? Hm, non. Bref, pas étonnant que les grecques n’aient pas du tout aimé l’arrivée de ce film dans leurs salles obscures. Sa relation avec Hephaistion, joué par Jared Leto, est plus que surjouée, elle fait fausse.

Olympias Angelina Jolie

Le petit Nicolas entrain de se faire gronder par sa maman après avoir tué des fourmis. Oups, je me suis trompé d'article.

Il était cependant agréable de retrouver les mêmes personnages que le livre que j’avais lu, personnages qui ne sont pas du tout mis en avant et qui ne servent qu’à mettre en avant un Alexandre déplaisant et exaspérant. Etait-ce la réalité historique ? J’en doute, en tout cas bien que notre héros finisse par péter les plombs, l’ambiance de la fin du film m’a laissé perplexe. Cependant, si le film fait déjà plus de deux heures, elle aurait peut être mérité un peu plus de temps. Le seul personnage secondaire à ressortir est Olympias, la mère d’Alexandre, jouée par Angelina Jolie dont le profil et les habits la mettent superbement en valeur pour jouer la saleté.

Bref, à cet Alexandre raté il faut rajouter une musique que j’ai trouvé totalement hors contexte, et vous obtenez un film qui est finalement assez médiocre et plat. Ca se laisse voir, si vous n’avez rien d’autre à faire. D’un autre côté, il est tellement souvent passé à la télé que je doute que vous ne l’ayez pas déjà vu.


  • Année:2009
  • Genre:Romance, Daube
  • Réalisateur:Weitz Chris
  • Scénariste:Meyer Stephenie
  • Titre:Fascination
  • Titre V.O.:New Moon

Dans la vie, il y a des événements qu’on ne peut pas manquer. Et surtout quand on tient un blog littéraire dont beaucoup de requêtes concernent chaque jour Twilight. L’un de ces événements, c’est la sortie du deuxième tome adapté de cette saga au cinéma. Le livre en francais s’appelle Hésitation et je vous en avais déja parlé il y a plus d’un an maintenant. C’est même le tome que j’ai préféré de la saga (mais ca veut pas dire qu’il est bien, hein, faut pas pousser non plus). Du coup, quand New Moon est sorti au cinéma, je me suis dit que ça serait peut être mieux que Twilight Chapitre 1 (je ne sais pas pourquoi ils ont appelé le premier film comme ça…). Synopsis ?

Bella dans New Moon, Twilight Chapitre 2

Légende totalement inutile, mais je trouvais l'image fun

Donc New Moon, enfin, Twilight Chapitre 2: Tentation, c’est quoi l’histoire ? Eh bien Bella a un copain, même que c’est plutôt un super copain, que c’est un -super- vampire et qu’il est trop beau. Enfin, après être passé à la maquilleuse et à Photoshop, entendons nous bien. Sauf que vampirou, bah il laisse Bella, parce que leur amour il est impossible, qu’il lui fait du mal, qu’elle est pas en sécurité avec un buveur de sang, tout ça, tout ça. Bref, c’est dramatique et c’est à ce moment que commence le suspens: que va faire Bella ? Alors Bella déprime d’abord, et puis elle va pleurer sur l’épaule de Jacob, son grand ami du premier épisode. Ça ne vous dit rien ? Hmm, l’indien torse nu de l’affiche ça vous parle peut être plus ?

Cet opus se centre donc surtout sur le début du trio amoureux qui s’étendra dans les prochains tomes. Ça serait trop facile s’il n’y en avait pas, puisque Bella n’aurait qu’à sortir avec Edward, et puis c’est fini. Sauf que non. Évidement, ce genre de trio ça plaît à la jeune fille de base, celle qui se trémousse dans la salle, oui oui, juste à votre droite. Qui d’ailleurs est particulièrement gâtée dans ce film. Les scènes entre Edward et Bella sont parfaites pour faire soupirer d’envie la donzelle. Je ne parlerais même pas des prétextes pour montrer des mecs torse nu. « Oh, Bella, tu as une goûte de sang sur ton front ? Oh mais je te donne mon t-shirt, comme ça, tu peux t’essuyer avec, et moi je vais aller face à la caméra, pour pas qu’on voit ton sang, tu comprends » « oh Jacooooob » « Kthxbye » .  La densité de torse nu par minute de film a augmenté de manière exponentielle. Et comme celui d’Edward est pas assez sexy visiblement, on en a profité pour en rajouter d’autres. Du coup, tout le long du film, va nous gratifier de sa moue qui exprime le désir, du genre hmmmm… Ou alors hmmm… Vous ne voyez pas la différence ? Mais si, il y a un m en moins !

Jacob torse nu New Moon Twilight

Pas d'gros bras pas d'chocolat ok ?

Mais alors, ça arrive quand ce qui est présenté dans la bande d’annonce ? Le combat d’Edward avec des vampires trop forts, Jacob qui se transforme en loup garou pour défendre Bella, tussa tussa ? Eh bien, c’est là que ça devient drôle: en fait, si l’on enlève au film les scènes de la bande d’annonce, alors qu’est ce qu’on a ? Eh bien, le vide. Le néant, des minutes et des minutes où Bella déprime, et où, au mieux, elle va au cinéma pour voir un film d’action. Au pire, elle monte une moto avec Jacob. Voilà, c’est tout. Vous avez vu la bande d’annonce ? Vous avez tout vu.

A cela, on doit ajouter les critiques que l’on avait déjà fait pour le premier. Le tome a une dimension assez dramatique, avec une Bella abandonnée et totalement déprimée. Le problème, c’est que pour rendre un sentiment aussi intime qu’une dépression, faut quand même être sacrément bonne actrice et être appuyée par une bonne mise en scène. La mise en scène est pas mal à ce niveau, avec de bonnes idées et notamment la caméra qui tourne autour de Bella pendant que les mois passent. Mais pas assez exploitées, et surtout beaucoup trop rapides. Quant à l’actrice, elle n’a pas la carrure nécessaire pour jouer ça de manière crédible, c’est très surfait. Être assise sur une chaise pendant des mois, ouais, mais ça suffit pas pour autant.

Jacob et Bella dans New Moon

La seule chose que l'actrice sait bien jouer, c'est le désir. On dirait qu'elle a envie de sauter sur tous les torses nus du film, et dieu sait qu'il y'en a. Bon, là, par contre, elle a décidé de mimer l'actrice qui se lave les mains...

Surfait, c’est le mot parfait pour enchaîner sur le visuel du film. Comme d’habitude, ils n’y ont pas été de main morte avec le maquillage. Le pinceau ? C’est démodé, maintenant, c’est la truelle ! Le pire étant les vampires. Alors, bon certes, il faut leur blanchir la peau, et les rendre surnaturel, ah oui, ça, c’est réussi. Entre les perruques ultra voyantes, l’abus de craie on n’y crois pas une seule seconde. Sans parler évidemment des lentilles de couleur pour les Volturi. C’est pire que les sharingan des cosplays sasukette à la Japan Expo pour vous donner une idée quand même. Parlant des Volturi, ils sont clairement sous exploités encore plus que dans les livres.  La scène de tribunal est parfaitement sur jouée, j’ose espérer que c’était volontaire… Du coup on se repose la question: Bill de Tokio Hotel n’aurait il pas convenu ?

Les effets spéciaux sont moins pire que dans le premier, du moins en ce qui concerne les vampires, et ce pour une simple et bonne raison: ils n’apparaissent pas pendant la moitié du film ! Pour compenser, nous avons droit aux loups garou, et il faut avouer que le studio y a mis un paquet d’argent. Sauf qu’ils ont dû engager des animateurs qui préféraient investir dans la pause café. La modélisation des loups, et ne parlons même pas de leur transformation, est tout simplement affreuse. Je ne sais pas si j’ai déjà vu des loups garou potables dans un film, mais c’est pas New Moon qui changera la donne.

Demande en mariage d'Edward à Bella

Qui aurait cru que je puisse vous mettre l'une des dernières images du films sans vous spoiler ? Merci les sous titres illégaux !

Comme dans le premier épisode, on a le droit à la toute fin -genre les 10 dernières minutes- à de l’action. Du coup, on se retrouve une nouvelle fois avec des courses de voitures super classe pour on ne sait quelle raison. Hop, en dix minutes Bella fait le tour du monde, prend une corvette (?) et sauve le monde sauve quelqu’un. Je ne vous dirai pas qui, je vais quand même pas vous le dire, la bande d’annonce le fait si bien ! Sauf que voilà, encore une fois l’action est insérée à coup de marteau piqueur. On voit rien venir, et surtout, ça n’a strictement aucun intérêt. Exactement comme lorsqu’un des méchants du premier épisode revient embêter Bella: sans intérêt.

Bref, du coup, que penser de New Moon ? Le deuxième épisode a réussi à faire plus fort que le premier, non seulement il est aussi nul, mais en plus, il est moins drôle. Du coup, nous ne vous conseillons vraiment pas de le voir. Mieux vaut se refaire le premier en version québécoise (on l’a récemment fait: génial), ou alors avec des sous titres russes traduits automatiquement en français. Bref au final, on se quitte sur une citation d’un grand homme, aux côtés duquel je marchais dans la rue le jour divin (comprendre: celui de la sortie du film):

« Nan t’inquiète, j’ai pris un jour de congé aujourd’hui pour aller le voir avant toutes ces lycéennes en chaleur. Et sinon, t’as vu la bande d’annonce avec la voix de Jacob ? »


Old Boy de Park Chan-Wook

illman dans Critiques, Films le 30 novembre 2009, avec 3 commentaires
  • Année:2003
  • Genre:Thriller, Drame
  • Réalisateur:Chan-wook Park
  • Titre:Old Boy
Cet article est écrit par illman, étudiant en informatique de 23 ans. "Star de rock" à ses heures perdues, il profite d'if is Dead pour vous donner quelques conseils.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

Old Boy est un film du réalisateur sud-coréen Park Chan-wook sorti en 2003, basé sur le manga éponyme de Minegishi Nobuaki et Tsuchiya Garon. Park Chan-wook est un habitué des bons films et il a d’ailleurs obtenu le Grand Prix du Jury 2004 à Cannes. Old Boy s’inscrit dans son triptyque sur la vengeance dont il est le deuxième volet. Il est précédé par Sympathy for Mr Vengeance qui fera sans doute l’objet d’une prochaine critique et suivi par Lady Vengeance. Synospsis ?

Old BOy de Park Chan-Wook

C’est l’histoire d’Oh Dae-su, un bon à rien alcoolique qui va se faire kidnapper le jour du 5ème anniversaire de sa fille. Il restera captif dans une petite chambre pendant 15 longues années avec pour seule compagne une télévision. Il est relâché un beau jour, à l’endroit où il avait été enlevé, s’ensuit alors une quête de vengeance et de vérité. Qui lui a fait ça et pourquoi ? Je m’arrêterai la, le spoil est mon ennemi

« Ris, tout le monde rira avec toi. Pleure, tu seras le seul à pleurer »

Une doctrine répétée bon nombres de fois et que notre anti-héros adoptera, souriant dans les pires moments. Moments qui m’ont aussi arraché des sourires. Oh Dae-su est un être que l’on peut détester au début mais qui finit par nous toucher par son empêtrement dans sa vengeance et sa quête désespérée de vérité. On découvre au fil de l’histoire une narration beaucoup plus complexe que celle à laquelle on s’attendait, explorant des facettes de l’humain, cruel et passionné.

« Je sais que je suis pire qu’une bête, pourtant, moi aussi, j’ai le droit de vivre »

Le désir de vengeance le fait plonger de plus en plus profond la haine faisant disparaitre peu à peu son humanité. Heureusement, il fera la rencontre d’une jeune femme qui sera son soutien morale.

La mise en scène est très dynamique découlant d’une tradition des films d’actions asiatiques avec une esthétique qui leur est propre. Évidemment, dur d’être objectif vu que j’adore ce film mais certaines scènes mériteraient d’atteindre le rang de scène culte. La plus marquante restera la scène de bagarre filmée en travelling latéral dans un couloir où Oh Dae-su se retrouvera face à une horde de Jo-pok (des yakuzas coréens). Choi Min sik, dans son interprétation sans concession du personnage montre encore une fois qu’il est un acteur majeur du cinéma coréen. Dans un autre registre, vous pourrez aussi le voir dans Ivre de femmes et de peinture.

Old Boy de Park Chan-Wook

Niveau bande son, le choix des musiques est très plaisant avec des moments d’envolée pour les scènes importantes (ça peut paraître anodin mais tellement de films se plantent sur cet aspect que je le souligne). Les musiques sont en majorité orchestrales et composées par quatre compositeurs coréens (sauf un morceau de Vivaldi).

Ce film catalyse pour moi tout ce qui fait le propre des films coréens, une pensée ou une réflexion philosophique gratinée d’un gros morceau de violence esthétique ou crue et parsemée d’érotisme. Park Chan-wook réalise un de ses meilleurs films à mon goût (bon en même temps je les trouve tous bien, ceux que j’ai vu en tout cas).

Ainsi s’achève ma première tentative de critique complètement vendue et j’espère vous avoir donné envie de voir ce film.


  • Année:2009
  • Genre:Action, Fantastique, Adaptation
  • Réalisateur:Yates David
  • Scénariste:Rowling J.K., Kloves Steve
  • Titre:Harry Potter et le Prince de sang mêlé

Faire la critique d’un film de la licence Harry Potter n’est jamais une chose aisée. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous savez a quel point je suis une die-hard fan de la saga. Quand je dis die-hard c’est un euphémisme. Et pourtant, il faut bien savoir bâillonner un peu la fangirl. Sinon, je pourrais vous tartiner des pages sur le fait que machin n’a pas les cheveux de la bonne couleur. Mais ça n’est pas intéressant. Donc, je suis une fan. Et j’ai été voir le sixième film avec dabYo. Le film est réalisé par David Yates qui avait réussi l’exploit de me faire aimer un film Harry Potter avec le cinquième opus: j’avais joyeusement détesté les quatre premiers.

Donc pour ceux qui ne le savent pas, nous sommes dans la sixième année d’Harry à Poudlard, où il va entre autre découvrir l’amoûûûr et les souvenirs de Voldemort (aussi appelé Voldychou dans l’intimité). Ceci dit, je vous préviens, si vous ne connaissez pas l’histoire, je risque de spoiler, donc s’il vous plaît, vous êtes prévenus.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Encore là ? Let’s go. Tout d’abord, le film est beau. Les couleurs sont belles, les décors sont beaux, l’univers prend véritablement vie avec Yates. La vision de Yates n’est peut être pas celle que j’ en avais, mais c’est la plus fidèle de toutes les visions que j’ai pu voir dans les films. L’univers de Yates est plus sombre, et tant mieux car le dernier arc de HP est relativement noir.  Des costumes aux ustensiles, un soin particulier est apporté au visuel, et j’adore. Sans parler des couleurs souvent bleutées qui rendent très bien. Les effets spéciaux sont comme d’habitude très bons, y a pas à redire.

Niveau acteur on retrouve à peu près les mêmes que d’habitude. Luna est toujours aussi parfaite, Hermione s’améliore de film en film et ne mache plus son chewingum en continue, Harry oscille entre le très bon et le mauvais. Il faut dire qu’une bonne partie du film est centrée sur les amours de nos jeunes héros, et que niveau émotion Daniel Radcliff en fait à peu près ressentir autant qu’une cuillère à café. Ceci dit, lors d’autres passages plus joyeux -je pense au passage avec Felix- il est très bon, voir même très drôle. J’ai trouvé Malfoy très mauvais, comme dans tous les films. Ceci dit, mon avis ne semble pas partagé et beaucoup l’ont aimé. Pour ma part, je trouve qu’il ne fait pas du tout ressortir tout le coté double face du personnage, ni le dilemme qui l’occupe.  Bien évidemment, la palme revient au toujours parfait Rogue joué par Alan Rickman, et à Bellatrix totalement barrée jouée par Helena Bonham Carter. Dans l’ensemble cependant, le jeu est correct.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Devinette: qui a été remplacé par un épouvantail ?

Niveau script, bien évidemment de nombreuses libertés ont été prises avec le livre. C’est normal. Les fans pourront bien entendu vous faire le jeu des 7 différences et croyez moi ça serait gros. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une adaptation et non d’une transposition. Alors certes Dumbledore vient chercher Harry dans le métro et pas chez les Dudley,certes, le terrier n’est pas attaqué dans le bouquin, mais bon, dans l’ensemble la plupart des changements sont pour moi justifiés. Il y en a quelque uns qui me restent cependant en travers de la gorge.

Alors oui le nombre de souvenirs de Voldemort ont été réduit à leur strict minimum. Ils n’ont gardé que ceux qui servaient à cet opus. Je me demande donc comment ils vont faire pour le 7. Cependant, on sait que le prochain épisode débuterait à Poudlard, donc possible que les souvenirs manquants seraient dévoilés à ce moment là, ou de manière condensée. Le septième film fera 5h donc il y aurait de la place. De plus, mettre des souvenirs qui interfèrent avec un prochain film risque d’embrouiller le spectateur: qui n’ayant pas lu les livres s’en rappelerait ? Personne.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé: Bellatrix et Rogue

Ensuite, il y a le problème du Prince du Sang-Mêlé. On en parle deux ou trois fois, à tout casser. Mais c’est le strict minimum et ça n’occupe pas une réellement importance  dans le film. Ils auraient mieux fait de changer le titre du film, mais je suppose qu’ils n’avaient pas le droit. Du coup la révélation sur l’identité du prince devient un peu un cheveux sur la soupe. Enfin, ça reste mon avis personnel car dabYo ne le partage pas réellement. Dans les autres éléments manquants qui me gène, je suis obligé de rappeller qu’ il n’y a pas la bataille finale dans Poudlard ! La fin perd donc tout son coté épique et dangereux. C’est un peu dommage car un final apocalyptique aurait rendu du plus bel effet.

L’enterrement de Dumbledore est aussi passé sous silence, mais apparemment ce serait la scène d’ouverture du 7. En soit si cela se confirme, ce choix peut être compris. Il n’y aura en effet pas le mariage de Bill et Fleur selon toute vraisemblance. L’enterrement du directeur serait donc une manière idéale d’introduire son testament, et pourquoi pas, il va peut être léguer ses souvenirs à Harry.

Baisé dans Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

A part ces point, je dois dire que je suis assez satisfaite du film. Comme nous avait prévenu Barti, les histoire de cœur prennent une bonne partie de l’histoire. Bon, on pouvait s’y attendre c’est pareil dans le livre. Néanmoins, ça a le mérite d’être drôle assez souvent finalement, contrairement au livre où les situations de quiproquo ne prennent vraiment pas.  La première partie du film est assez legère, on enchaîne de nombreuses scènes assez cocasses. J’ai eu un peu de mal à accepter les sous-entendus douteux, qui pour moi n’ont pas leur place dans un Harry Potter. Je pense à la scène du lacet ou encore le vous l’avez fait de Ron. J’ai trouvé ça dommage, mais bon.

De plus, je suis perplexe sur Dumbledore qui fait un peu out-of-character en demandant à Harry de se raser ou lui posant des questions sur sa vie sentimentale. Qu’on ne respecte pas les détails du livre : ok, mais qu’on ne respecte pas le caractère des personnages, je digère moins. D’ailleurs, certains passages essaient d’évoquer des détails du livres tellement vite qu’on se demande s’il était nécessaire de les évoquer. Je pense notamment au passage concernant les examens.

Luna Lovegood dans Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Luna Lovegood dans toute sa splendeur !

Le film s’assombrit petit à petit, jusqu’au final, qui malheureusement n’est pas aussi puissant qu’on aurait pu l’attendre. Et ils ont coupé la scène que j’attendais. Le don’t call me coward a disparu… Bref, on est loin de la plus ou moins apotéose de la fin du cinquième film, dommage, car le départ annonçait un gros travail à ce niveau là. Finalement, par rapport à la qualité de la chasse dans la grotte, le final fait tâche. Sauf le générique, superbe.

Et vous ?



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