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Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Chronique d'un naufrage attendu ?

dabYo dans Critiques, Films le 12 décembre 2012, avec 11 commentaires
Critiques

Lorsqu’on tient un webzine consacré entre autres à la Fantasy, c’est qu’il y a de grandes chances que l’on soit fan de l’univers de Tolkien. Et si nous avions un peu oublié la Terre du Milieu ces dernières années, la sortie du premier épisode de l’adaptation par Peter Jackson de son roman Le Hobbit a complètement réveillé notre fibre. Après avoir fait un marathon de la trilogie du Seigneur des Anneaux samedi dernier, nous nous sommes précipités sur l’avant première d’Un voyage inattendu, un certain 12/12/12 à 00h02 précisément. Alors, toutes ces années valaient-t-elle l’attente ou la magie d’une adaptation proche de la perfection s’est elle envolée ? Synopsis pour une chronique spoiler-less, évidemment.

Affiche Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Bilbo Sacquet est un hobbit sans histoires qui vit dans la Comté, et comme tous les hobbits ce n’est pas un grand voyageur, ni un aventurier, mais un bon vivant qui aime bien que sa petite vie soit bien ordonnée et ses repas bien chauds, servis à l’heure dite. Un jour, Gandalf, le magicien gris vient chez lui et lui propose une aventure. C’est ainsi que débute une grande épopée, impliquant un certain nombre de nains décidés à reconquérir leur terre perdue, jadis envahie par le dragon Smog, jamais délogé depuis lors.

Après le monumental succès de sa première trilogie, Peter Jackson commence donc une seconde, basée cette fois sur les faits relatés dans Le Hobbit, grand frère au rayon Jeunesse du Seigneur des Anneaux. Cette fois, l’histoire du livre est découpée en deux films, et un troisième opus est prévu où l’on devrait se concentrer sur les appendices du Seigneur des Anneaux, transformant cette trilogie Le Hobbit en une sorte de prélude. Contrairement aux trois gros volumes que sont La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi, Le Hobbit de JRR Tolkien est un tout petit bouquin destiné aux enfants. Aussi, nous étions très perplexe à l’idée de découper en deux longs métrages de 3h les quelques 350 pages et l’histoire de base assez simpliste qu’il renferme.

Gandalf dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Gandalf porte sur ses épaules la quasi majorité de l’aspect comique. Pauvre fou.

La tâche était d’autant moins aisée que le probable casting n’avait rien de très Hollywoodien: que peut on bien faire d’un héros poltron, à l’apparence assez peu charismatique et qui est accompagné de 13 nains ? Des nains dont l’esthétique avancée par l’adaptation du Seigneur des Anneaux était somme toute relativement disgracieuse et bien loin des canons de la beauté de notre monde. En faire émerger des personnages comme Aragorn ou Legolas relevait du casse-tête, voire était complètement impossible. Et Guillermo Del Toro avait peut être eu du flair en abandonnant la réalisation de cette adaptation.

Disons le tout de suite, si Peter Jackson a réussi à faire une trilogie magnifiquement bien adaptée au cinéma à partir de trois volumes bien trop longs pour ce support, avec ce premier opus de Le Hobbit il semble cette fois réaliser l’exact opposée. En partant d’un livre court mais bien rythmé, il s’apprête pour le moment à nous livrer une trilogie plate, au rythme incertain et à la substance intéressante étalée sur une bien trop longue tartine.

L’histoire originale regroupe finalement ce qui est devenu le fameux cliché de la Fantasy : un dragon, un trésor et une compagnie hétéroclite (magicien, hobbit et nains ici). Évidemment, on peut trouver à ce niveau l’intrigue un peu simpliste  mais il faut se rappeler que c’est le matériau de base qui veut ça et que son auteur était précurseur, et que Le Seigneur des Anneaux était lui aussi un beau mélange de clichés. Ça n’en fait pas pour autant un mauvais film. On est loin des 6 heures annoncées, aussi les scénaristes vont-ils s’atteler à la tâche de trouver de quoi faire le reste. Et c’est le drame.

Bilbo et les Nains dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Le début du film et l’introduction sont bons enfants et franchement réussis

Un voyage inattendu est truffé d’éléments qui ne sont pas de l’histoire originale. Parfois, cela passe plus ou moins bien, et le fan de la saga se verra ravi de voir quelques éléments des nombreux écrits de l’auteur. Et parfois, c’est simplement horrible. Pourquoi fallait-il nous servir ce méchant annexe digne de l’adaptation jeu vidéo d’une série B ? Peter Jackson s’est il enamouré de Gears of War pour oser nous pondre ce simili de boss qui ne sert que de joint de bas de gamme entre différentes scènes ? Avait il vraiment besoin de ces flash backs à la qualité honteuse pour lier tout ce beau monde ?

Non, bien évidemment. Et c’est là aussi l’un des autres points bien négatifs de ce premier épisode. La grande majorité des scènes du film manquent leur cible. Quand elles veulent faire de l’action et provoquer la peur de la mort des héros chez les spectateurs, elle n’obtient que son ennui. Quand ce sont des scènes de bravoure, c’est sa consternation. Et enfin, quand vient le temps des scènes de bons sentiments, c’est son exaspération la plus complète. A aucun moment on retrouvera les sentiments si forts qu’a pu nous faire vivre la première trilogie. Vous vous souvenez des gobelins remontants les mines de la Moïra au rythme des tambours ? On en frissonne encore. Mon sang se glace rien qu’au souvenir de l’attaque du mont venteux.

Il n’y a rien de comparable dans ce film. Les scènes d’actions sont plates, on ne craint jamais pour la vie de nos amis nains, et ce n’est pas faute d’essayer. De l’orque tout moche en voici en voilà, des trolls, des gobelins et on aura même le droit à d’autres petites choses. Mais… Mais rien qui ne nous prenne. La musique, mal rythmée, bien trop présente, vient souvent casser toute tentative. Et c’est pareil pour le reste. Il ne suffit pas de mettre la musique étiquetée musique émouvante pour qu’une scène le devienne.

Les Nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Comme les rois mages…

Alors tout est-il bon pour la poubelle ? Non. Il y a de belles scènes. Le début est bien mené, et même si l’on sent que l’on s’y attarde un brin pour allonger le tout, c’est tout de même agréable de voir toutes ces références rondement placées. De même, l’entrevue entre notre ami schizophrène et notre Bilbo est tout de ce qu’il y a de plus réussi. Réellement terrifiante, réellement bien filmée, réellement bien rythmée et réellement bien sonorisée. Elle est parfaite. Mais c’est bien faible quand on parle d’un film de près de trois heures.

Les efforts étaient pourtant là, l’une des nouveautés du Hobbit, c’est qu’il est filmé en HFR: il y a 48 images par seconde au lieu des 24 standards. Le résultat n’est pas un film plus fluide, en tout cas pas pour nous puisque je pense l’avoir vu en 24 images par seconde, mais l’image est beaucoup plus lumineuse, plus claire, un peu comme du HDR en photo. Cela surprend dès les premières minutes du film : les couleurs sont très très vives, les visages sont plus lisses, etc. Je sais que cela pourra déranger certaines personnes, mais moi j’aime énormément cette technique et le rendu. Je trouve cela parfaitement adapté à Bilbo qui est bien moins sombre que la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Les 13 nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Alors qu’on pouvait aisément citer les noms des membres de la Compagnie de l’Anneau en sortant du cinéma, ici le doute m’envahit: mais qui sont ils ?

De même, les effets spéciaux et les éléments recréés pour ces films sont plutôt de bonne facture. Ils l’étaient déjà pour la première trilogie, mais pas au niveau de ce que l’on a pu entrapercevoir dans les mines des nains, ou dans celles des gobelins par exemple. Un vrai travail au niveau de l’univers a été réalisé, Erebor sous l’emprise des nains est tout simplement superbe. Ce travail est plus que louable. Malheureusement, Un voyage inattendu ne prend pas le temps de nous les faire découvrir. Ironiquement, alors que le scénario semble avoir été étalé sur une tartine bien trop grande, tout va trop vite. Jackson ne prend pas le temps de nous faire voyager avec ses personnages.

Ces derniers se déplacent constamment, et le focus du spectateur n’a jamais le temps de se poser. On passe d’un point de vue à l’autre, sans arrêt, nous empêchant de voyager avec les personnages. Nous empêchant de les découvrir. Ces derniers ne se parlent jamais entre eux, il n’y a pas de confrérie, il n’y a pas d’ambiance et il n’y aucune synergie. 13 nains à développer c’est beaucoup, c’est sans aucun doute trop et peut être aurait il mieux valu, pour le bien du film, en omettre certains. On se retrouve au final avec presque 11 anonymes et un prince nain qui a tout du stéréotype tête à claque.

Thorin dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Charismatique fail

Changer son apparence, le rendre beau et en faire un sosie d’Aragorn ne suffit pas pour créer un personnage charismatique et attachant. Faut il encore savoir lui faire dire autre chose que des répliques convenues. Ça n’a sans doute l’air de rien, mais c’est parfois en leur faisant faire des actes totalement inutiles, balancer une pomme par exemple, qu’on arrive à créer un personnage, à lui faire prendre vie. Thorin n’a strictement rien d’intéressant, il est juste exaspérant.

Il est peut être trop tôt pour se prononcer définitivement sur la trilogie Le Hobbit, mais ce qu’il en ressort pour le moment n’est pas vraiment encourageant. Un voyage inattendu n’a que peu en commun avec ses grands frères, si ce n’est de se dérouler dans le même univers et de nous faire revoir certains de ses personnages. Mais c’est tout. Dans sa structure, dans sa narration et dans sa mise en scène, il a beaucoup plus en commun avec un Narnia ou un Eragon: une ombre, une veine tentative d’arriver à recréer le filon doré. Et voir que Peter Jackson himself n’arrive pas à faire mieux que de se singer dix ans plus tard est peut être encore plus déprimant. La Désolation de Smaug sort en 2013, mais le rendez-vous est loin d’être déjà pris.


Silence, ça tourne ! #38

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Critiques, Films le 11 octobre 2012, avec 7 commentaires
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Homeland Saison 1 de Alex Gansa

Homeland Saison 1Suite au début de sa diffusion sur Canal+, nous avons décidé de nous mettre à Homeland, cette série américaine d’action et d’espionnage au pitch assez intéressant. Jugez donc: après 8 ans de captivité chez des terroristes d’Al-Qaïda et alors que tout le monde le pensait mort, le sergent Brody est libéré au hasard d’une opération anti-terroriste de la CIA. Alors qu’il est accueilli en héros par sa patrie, Carrie, une des agents de la CIA est pourtant convaincue qu’il a été retourné et s’apprête à commettre l’irréparable contre son pays d’origine.

La série ne va pas mettre l’action au premier plan, mais plutôt le côté double jeu du personnage de Brody. Est ce que ses actes sont bizarres parce qu’il a passé 8 ans au fond d’une cellule, ou parce qu’il s’apprête à tuer des innocents ? Les coïncidences sont elles fortuites ou provoquées d’une manière ou d’une autre ? Les premiers épisodes jouent très bien sur cette corde et laissent le doute envahir le spectateur. Jusqu’à ce que le voile finisse par être levé.

Le rythme de la série est, il faut le dire, assez lent voir contemplatif. Ce n’est pas une point négatif, bien au contraire, on regrettera simplement que la série ne sache parfois pas sur quel pied danser. Les scènes de pure action sont franchement assez bateau et plutôt mal jouée. Heureusement ça ne gâche pas grand chose et fini par s’améliorer sur les derniers épisodes.

Damian Lewis incarne le sergent Brody et y excelle. On le connaissait déjà pour son rôle dans l’excellente série Band of Brothers et il est ici complètement énigmatique. Quand on pense avoir compris son personnage, il arrive très bien à retourner la situation. Alors certes, cela vient en partie du scénario superbement écrit à ce niveau, mais il revient aussi une grande part à son jeu d’acteur.

Homeland Saison 1 screenshot

Homeland ne pouvait pas tenir une seconde saison sans renouveler l’intérêt après que l’on ait enfin su si oui ou non, Brody était un traitre. Et là dessus, on ne peut qu’une fois saluer la qualité des éléments amenés au long des premiers épisodes, qui permettent une sorte de fin en apothéose.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Rock Forever de Adam Shankman

Avec Tom Cruise dans le rôle de la rockstar Stacey Jaxx

Serafina dans Critiques, Films le 10 juillet 2012, avec 3 commentaires
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Si je devais lister mes péchés capitaux, les comédies musicales et la musique issue du Sunset Strip des années 80 seraient en bonne position. Alors quand on m’a annoncé la sortie de Rock Forever, Rock of Ages dans son titre original, l’adaptation ciné d’une comédie musicale sur le Los Angeles des années 80,  j’étais plus qu’emballée. J’ai découvert que notre cinéma en faisait une avant-première et on y est allés. Moi les avant-première, je me disais que ça allait plein et tout. Au final, nous étions 3 pour 200 places. Synopsis ?

Rock Forever

On est en 1987, année qui verra naitre Kickstart My Heart et moi-même. L’âge d’or du Metal bat son plein, et c’est aussi le cas dans une sorte de réalité musicale parallèle où Sherrie est une jeune blondinette innocente qui débarque à Los Angeles, la tête pleine de rêves de gloire et de Rock’n'Roll. Après s’être fait dévaliser ses maigres possessions comme il se doit, elle trouve grâce à Drew un job au Bourbon Room, LA salle de rock de Sunset Strip. Celle-ci, au bord de la faillite, s’apprête à accueillir le dernier concert de Arsenal, le groupe mythique de Stacey Jaxx. Sauf que la ligue conservative menée par la femme du maire de la ville n’entend pas cela d’une bonne oreille et compte bien profiter des problèmes de trésorerie pour faire fermer la salle.

Avouons que le pitch de base est vraiment, mais vraiment, basique. La naïve campagnarde, qui se heurte à la réalité, qui veut chanter, le barman du coin qui se révèle être un songwriter du tonnerre… Bref, scénaristiquement, ça ne casse pas trois pattes à un canard. On penserait même à Burlesque tellement le pitch de base est similaire. Mais la comparaison s’arrête là, car on échappe ici à l’héroïne Mary Sue, au triangle amoureux (mais de peu) et à quasiment tous les défauts qu’on avait pu reprocher au film pré-cité. Ici, les faiblesses du scénario sont masquées par de l’humour, un univers très bien rendu et une ambiance folle. Disons le tout de suite, on ne va pas voir Rock Forever pour son scénario. Loin de là. On y va pour tout le reste.

Tom Cruise dans Rock Forever

Car Rock Forever c’est avant tout une ambiance cultissime. Je n’étais pas là dans les années 80, mais ça correspond à l’idée que j’ai pu m’en faire et ce qui transpire des bios des groupes de l’époque, un public déchainé, l’époque du Metal dans toute sa décadence, l’époque de tous les excès. Et ça, c’est parfaitement bien rendu : le Bourbon est une salle bondée à l’ambiance palpable et Stacey Jaxx joué par Tom Cruise incarne à merveille les rockstars les plus barrées. Les looks sont au rendez-vous, entre blousons de cuir, bandana dans les cheveux et coupe « mulet ». On reste cependant esthétiquement assez soft pour l’époque, le mauvais goût semble avoir été carrément gommé lorsqu’on compare à ce qui se faisait côté photos promo chez Mötley Crüe la même année… Pas forcément un mal pour nos rétines.

Bien évidemment, la bande originale n’est pas en reste et c’est avec un réel plaisir qu’on assiste à ce mélange de Twisted Sister, Guns N’ Roses, Joan Jett, Scorpions, Bon Jovi et autres Def Leppard… Des morceaux que l’on connaît par cœur et qui sont magistralement bien interprétés. Voir Catherine Zeta-Jones habillée bcbg sur We’re Not Gonna Take It c’est quand même absolument génial. Pas mal de morceaux sacrés sont mixées sous forme de mash-up, plutôt carrément bien foutus et qui ne vous hérisseront pas les poils. Les concerts de Stacey Jaxx sont de grands moments qui m’ont semblé totalement crédible au sortir d’un Hellfest. Le coté comédie musicale peut rebuter, mais si vous aimez le Metal ne vous arrêtez pas à cela, dabYo a aussi adoré. A ce niveau, le seul défaut serait le doublage assez moyen mais comme la majeure partie est chantée, et que les chansons sont juste sous-titrées, ça va.

Catherine Zeta-Jones dans Rock Forever

Le rôle de Stacey Jaxx est donc  joué par un Tom Cruise qui y est complétement méconnaissable. Non seulement il chante vachement bien, sa version de Paradise City des Guns est excellente, mais en plus il transpire le Rock’n'Roll par tous les pores. Son personnage est un mélange entre Axl Rose toujours en retard et souvent en plein trip, et un Jim Morrisson pour le coté je me balade à poil. Il est totalement crédible, classe même en slip de cuir, décalqué la moitié du temps et souvent hilarant à ses dépends. Son personnage nonchalant, soumis à ses pulsions et pourtant dieu du rock est clairement un des points forts du film. Tom Cruise prouve là que malgré ses déboires people il est un excellent acteur, et qu’il peut encore aisément jouer les sex-symbols à 50 ans.

Stacey n’est pas le personnage principal du film pour autant, simplement celui de la mythologie Metal qui nous est présentée. Les vrais héros sont donc notre bouseuse campagnarde d’un côté, et notre barman songwriter pas assez sûr de lui pour jouer devant les autres. Leur histoire d’amour est clairement stéréotypée et assez prévisible, mais ça passe plutôt bien. Ils ne se prélassent jamais assez longtemps dans des attitudes exaspérantes, ce qui permet au tout de suivre son fil sans temps mort. On a pas de réelle envie de les baffer ni rien, une performance louable dans le genre.

C’est sans doute dû à l’autre point fort du film, son humour omniprésent. Rock Forever m’aura fait exploser de rire à plusieurs reprises, que cela soit via les comportements délirants de notre dieu du rock, ou les critiques mordantes envers le Rap et les Boys Band. C’est bourré de références que cela soit à d’autres films, Dirty Dancing avec une parodie du « On ne laisse pas bébé dans un coin« , ou de rockstars bien connues, on croisera entre autres un Ozzy-like dans les toilettes.

Reste que si l’ambiance est au rendez-vous, le tout reste quand même soft. Le film est pour tout public, aussi, la plupart des scènes qui seraient trash sont simplement suggérées. On est donc loin de ce qu’il se passait réellement à l’époque, sans pour autant être face à quelque chose d’aseptisé.

Drew et Sherrie dans Rock Forever

Vous l’aurez compris, Rock Forever est un film qui m’a totalement convaincue et que je vous conseille absolument si vous aimez un tant soit peu la musique de l’époque. C’est hilarant, c’est bien chanté, la bande originale déglingue tout, et vous ressortirez du film heureux et prêts à monter votre groupe de rock.


Hunger Games de Gary Ross

Le premier tome de The Hunger Games au cinéma est il le nouveau Twilight ?

dabYo dans Critiques, Films le 13 avril 2012, avec 6 commentaires
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Ce qui est bien avec les comité d’entreprise, c’est que l’on peut avoir des places moins chères. Mais voilà, elles ont une date de péremption, et c’est ainsi qu’on s’est retrouvés à devoir aller au cinéma assez vite pour ne pas perdre 10€. Après un rapide coup d’œil sur l’énormité du choix de notre cinéma de campagne, nous nous sommes résignés: c’est Hunger Games qui va nous sauver la mise. Alors, bon, entre l’adaptation qui sent les Twilight et les mauvaises impressions de Serafina sur le premier tome, The Hunger Games, je dois dire que j’étais plus que perplexe. Synopsis voulez-vous.

Hunger Games de Gary Ross

Katniss, jeune fille de 16 ans, est une ressortissante de la douzième District de Panem. Son district et les onze autres se sont il y a bien longtemps rebellés contre la capitale, Capitole, et en souvenir de cette affreuse guerre civile, chacun des districts se doit d’envoyer deux émissaires chaque année pour participer aux Hunger Games. Mais personne ne serait assez fou pour y aller de son plein gré et devenir un tribut, car les Hunger Games ne sont rien d’autre qu’une émission de télé-réalité où 24 adolescents sont enfermés dans une arène pour s’entretuer. Seulement, quand sa petite sœur est tirée au sort, Katniss n’hésite pas un instant et se porte volontaire.

Même sans avoir lu la chronique de Serafina, vous l’avez bien compris, on est la dans un film qui mélange anticipation, jeunesse, problème de société et Battle Royale. Difficile à ce niveau là de ne pas penser directement au pitch de l’œuvre asiatique, bien que je ne l’ai lu qu’en manga et n’ai jamais vu le film. Mais passons, faire un procès du possible repompage par Suzanne Collins, l’auteur des romans, n’a pas vraiment d’intérêt.

Haymitch Abernathy dans Hunger Games Adaptation Cinema

Il y a dans cette image un personnage qui a énormément plu à Serafina, mais lequel ?

La premier chose qui m’a choqué c’est à quel point le début d’Hunger Games est pénible à regarder. On a le doit à des plans de caméra rapprochés, qui il faut le dire semblent avoir été tournés par un alcoolique. Difficile de ne pas avoir envie de vomir tant ça bouge dans tous les sens, à tout moment. Alors on pourrait penser que c’est pour souligner l’intensité de l’action, mais je ne vois pas ce qu’il y a de très prenant à regarder deux adolescents nous expliquer que la life suxx et que les Hunger Games sont une grosse connerie. Sur ce côté, le background de la chose est plutôt bien amené, on comprend vite que les Hunger Games sont effectivement une grosse connerie et que le contexte social est plus que bouillant. Mais le tout est affreusement chiant parce qu’accompagné de moments mièvres et mal tourné, mal mis en scène. Les deux adolescents ont beau parler de quelque chose de grave, ils nous donnent l’impression d’être entrain de parler de leur problème d’acné.

Mais ce n’est pas tout, car le scénario joue sur l’aspect dramatique de la nomination de la petite sœur, alors que tout le monde l’attend et qu’il n’y a pas un seul synopsis officiel qui n’y fasse pas référence. Du coup notre héroïne se retrouve à jouer dans des situations mièvres au possible, où elle nous assène des phrases bateaux et stéréotypées en veux-tu en voilà, alors que l’on sait très bien que tout est bidon. Un affreux surplus de bon sentiment. Le tout dans un univers qui se veut être pauvre et miséreux, mais avec une réalisation hollywoodienne qui rend le tout incohérent. Bref, ça a beau être poussiéreux, ça n’attire en rien la sympathie ou la compassion, et ne sert qu’à ennuyer le spectateur.

Soldats dans Hunger Games Adaptation Cinema

Coucou, tu veux voir mon uniforme ?

Et après avoir eu soit l’envie d’étriper notre héroïne pendant près d’une heure, là, comme ça, Hunger Games prend du galon. On se retrouve enfin dans ces satanés Hunger Games et le rythme du film prend là son envol. Attention, on n’est pas face au film du siècle, on parle bien d’une franchise jeunesse, mais il est clair que petit à petit, le film devient intéressant. Les personnages d’abord se retrouvent être un peu moins stéréotypés, Peeta n’est pas réellement le personnage auquel on s’attend, Katniss devient un peu plus supportable, parfois même attachante. Si les pièces ne sont pas réellement originales, elles sont de mieux en mieux amenées et filmées.

Surtout, le film contrairement au roman, n’est pas limité au point de vue de Katniss, mais est omniscient. Cela va permettre d’avoir une plus grande profondeur, d’amener les éléments sociaux qui tourbillonnent autour des jeux, de mieux voir la situation du pays et à quel point tout est réuni pour que cela explose. C’est assez intéressant à ce niveau, l’univers donne envie d’être découvert et ça rattrape plus ou moins bien les débuts, on y entre. D’autant qu’à côté des éléments d’intrigue, on retrouve des scènes d’actions qui sont loin du pathétique qu’a pu nous proposer un Twilight par exemple. On assiste à de nombreux combats entre les différents prétendants et ils sont bien scénarisés, haletants.

Katniss Everdeen dans Hunger Games Adaptation Cinema

Là dessus, il faut avouer que la réalisation est des plus hollywoodienne. Le Capitole est relativement grandiloquent, à la limite de la surenchère et du kitch. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais il faut avouer que ça a le mérite de bien mettre en scène l’univers général. On sent qu’il y a du budget. Les acteurs ne sont eux non plus pas spécialement bon, mais font le job comme on dit. Ainsi, notre héroïne Katniss, jouée par Jennifer Lawrence remplie parfaitement son rôle de personnage transparent auquel les spectateurs pourront s’identifier. On peut faire la même remarque pour Peeta, Josh Hutcherson.

The Hunger GamesAu final, après avoir été ennuyé pendant près d’une heure, on finit frustré que cela se termine si vite. Malgré ses 2 heures et 22 minutes, Hunger Games s’avère être un film trop court: en suivant la trame amenée par Suzanne Collins, la réalisation s’est retrouvée obligée d’utiliser une moitié de film pour des scènes sans intérêt, qui auraient pu être bien mieux amenées à l’aide de flashback. L’épreuve de survie et les intrigues qui se trament autour, réels enjeux de ce premier épisode n’est en fait qu’une petite parenthèse dans notre épopée.

Et c’est bien dommage car elle est bien amenée, assez intéressante et prenante, et elle permet enfin de voir les relations entre les différents personnages et donner du charisme à notre héroïne. On est donc bien loin d’un film à la Twilight, avec un univers plus vaste et intéressant, qui aurait mérité d’avoir été mieux traité.


Captain America: The First Avenger de Joe Johnston

dabYo dans Critiques, Films le 29 septembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Marvel continue de nous abreuver d’adaptations de ses franchises avec cette fois-ci Captain America: The First Avenger réalisé par Joe Johnston. Il faut savoir que ces adaptations sont d’une manière générale très inégales, on peut tomber sur du bon comme Iron Man, notamment grâce au jeu de Downey Jr, ou du très mauvais avec l’adaptation de Thor et son absence de scénario abyssale. Du coup, difficile de savoir lorsqu’on rentre dans la salle obscure si l’on a payé pour du bon grain, ou de l’ivraie. Synopsis.

Captain America: The First Avenger

Steve Rogers est petit, maigrichon, et pour couronner le tout, il a de l’asthme. Autant dire que même si son pays est en guerre contre la puissance militaire d’Hitler, l’US Army n’est pas près de l’enrôler. Et multiplier les tentatives en changeant son nom et ses origines ne semble pas fonctionner,à son grand désarroi. Enfin, jusqu’au jour où le docteur Abraham Erskine est intrigué par sa ténacité, et qu’il le recrute pour participer à un programme expérimental destiner à transformer des soldats en sur-hommes pour luter contre l’Hydra, la section scientifique des nazis.

Bon, je dois avouer que si le personnage de Captain America ne m’avait pas séduit dans Civil War, je ne serai sans doute jamais allé voir cette nouvelle adaptation. Et sans le côté combat contre les nazis, promesse d’un « Ach ! Ch’ai touchours aimé les blindés« , je pense que Serafina n’y serai jamais allée non plus. Mais qu’à cela ne tienne, nous y voilà. Captain America: The First Avenger se divise en deux parties, la genèse du personnage, et une sorte de guerre pendant laquelle il fera ses premiers faits d’armes, face à l’Hydra de Red Skull.

Nazis dans Captain America: The First Avenger

Ach ! Ch'ai touchours aimé les blindés

Super héros à vocation patriotique de son état, pour cette adaptation de Captain America le studio Marvel a mis les bouchées double derrière la production, et cela se voit tout de suite. Les décors sont travaillés, on se croit plutôt bien dans les années 40, et le côté uchronique des technologies utilisées, que ce soit chez les américains où dans les rangs de l’Hydra est vraiment bien réalisé. Je dois avouer que j’ai été charmé esthétiquement parlant par les modifications apportées aux costumes des nazis, bien qu’on puisse tout de même considérer leur technologie comme un poil trop avancée pour être crédible. Ça colle bien en tout cas, et leur confère une image encore plus inhumaine qu’était la réalité.

A ce niveau là d’ailleurs, le film ne prend aucun risque. Car s’il se déroule pendant la seconde guerre mondiale, l’Hydra n’a de nazi que quelques éléments, et tout le film va se dérouler bien loin des préoccupations historiques. Pas de guerre directement avec les armées américaines, et pas d’évocation de camps.

Nazis dans Captain America: The First Avenger

Finalement, on dirait plutôt des Power Rangers...

Ce Captain America est réellement divisé en deux différentes parties, une qu’on pourrait qualifier de scénarisée, et une autre avec uniquement de l’action pure et dure. Si le constat final n’est pas négatif, il faut avouer que la première et la seconde partie manquent chacune de ce dont l’autre regorge. Le début est un tantinet longuet, tandis que la suite est assez monotone, et à part un petit couac prévisible, sans réelle surprise. Le combat final opposant Captain America à notre Redskull ne présentant lui même quasiment aucun intérêt. Seul les effets spéciaux et les conditions de combat, dans les airs ou dans la neige à toute vitesse, viennent compenser ce manque. Le tout manque cruellement de suspens, le film est simplement convenu.

Et ce n’est pas le jeu des acteurs qui va compenser le tout. Certes, j’ai beaucoup apprécié le personnage joué par Hayley Atwell, qui incarne le personnage féminin à fort taux de sex-appeal du film l’est sans pour autant tomber dans le vulgaire, bien loin de Scarlett Johanson dans Iron Man 2 par exemple. Mais côté masculin, c’est vraiment le minimum syndical. Chris Evans dans son rôle de héros a le charisme d’une huitre, et les rares personnages secondaires sont inintéressants. Alors certes, ça fait plaisir de voir Sebastian Stan en dehors de Gossip Girl, et Hugo Weaving jouer aussi bien les détraqués mentaux allemands, mais voilà, ça ne suffit pas à compenser.

Atwell Haylay dans Captain America: The First Avenger

Bon là, c'est raté pour le seks apeal, mais en général ça rend bien

Au final, Captain America: The First Avenger n’est pas un mauvais film. On est bien loin de Thor, mais on est aussi bien loin du film à voir. Si vous aimez le personnage, il est évident qu’en faire l’impasse est impensable. Sinon, et bien, en DVD, un jour où vous n’avez pas grand chose d’autre à faire, pourquoi pas. Un peu comme la majorité des films de Marvel, en somme.


Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau

dabYo dans Critiques, Films le 7 septembre 2011, avec 3 commentaires
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Je dois avouer que je ne sais pas trop comment commencer cette chronique de Cowboys et Envahisseurs. Réalisé par Jon Favreau à qui l’on doit par exemple Iron Man 2, ce blockbuster hollywoodien allie deux thématiques que nous aimons beaucoup ici, le Western tout d’abord, et les extra-terrestres et leur côté Science-Fiction ensuite. Avec un casting dans lequel on retrouve Harrison Ford, le film a à priori tout pour plaire. Mais peut on réellement allier deux thématiques aussi éloignées sans y laisser quelques plumes ? Synopsis.

Cowboys et Envahisseurs

Quand Jake se réveille, il est étendu dans le désert d’Arizona, blessé et il semble bien avoir perdu complètement la mémoire. En plus de ne même pas se souvenir de son nom, il n’a aucune idée du pourquoi de sa blessure, ni d’où peut bien sortir le bracelet incassable qui enserre son poignet gauche. S’est il évadé d’une prison ? Qu’importe, il rejoint le bled du coin où le fils de l’éleveur joue à l’enfant gâté et tyrannise les commerçants, abusant de la position de son père.

Bon, vous vous en doutez, si le titre du film parle d’envahisseurs, c’est bien parce que des aliens tout moches vont finir par pointer le bout de leur nez. Et que le bracelet de notre héros n’y est sans doute pas totalement étranger. Mélanger deux thématiques aussi éloignées, que ce soit par les époques purement historiques, ou par les genres au cinéma, n’est pas une chose aisée. Pour le réussir, il faut non seulement une bonne réalisation, de bons acteurs, mais surtout un scénario crédible.

Daniel Craig dans Cowboys et Envahisseurs

Je dois avouer que la réalisation générale de Cowboys et Envahisseurs est plutôt réussie. Les plans ne sont pas spécialement géniaux, mais corrects, et l’ambiance du far-ouest américain est vraiment bien retranscrite. Les premières scènes, très Western, sont réussites bien que modernes, les décors sont léchés. On allie quelque peu le côté statique d’antan à des scènes plus musclées. A ce background « historique » s’ajoute bien entendu les effets spéciaux, qui sont là encore, plutôt bien dosés. Il n’y a pas de cheap d’une manière générale, et l’effort a été fait pour que les aliens fassent crédibles. Je dois d’ailleurs dire qu’ils sont plutôt réussis, ces derniers étant agréablement repoussants et dégoutants.

Olivia Wilde dans Cowboys et Envahisseurs

Le défis était de taille: incarner deux clichés en même temps. Arriverez vous à les deviner avant d'avoir vu le film ?

Le côté authentique est plutôt bien renforcé par le jeu de Daniel Craig, qui fait très bien le baroudeur. Malheureusement, s’il rempli bien sa tâche, il faut bien avouer qu’il reste assez transparent comme acteur et qu’il ne marque pas en tant que héros, et encore moins en tant que « bad boy ». Harrison Ford avec qui il partage l’affiche nous fait du Harrison Ford, une sorte de vieux roc, personnage qui a gagné le respect à la force de ses bras. Mais là encore, c’est sans réelle étincelle. Il n’y a pas de faux pas, mais rien de transcendant. Sa meilleure scène étant son introduction, clin d’œil aux débuts des Indiana Jones qui ravira les fans. On termine le casting des acteurs principaux avec une Olivia Wilde qui incarne parfaitement son personnage… insipide à souhait. Sorte de mary-sue des Western qu’elle joue parfaitement et sans doute inconsciemment. Juste imbuvable. En fait, elle incarne en même temps dans ce film les deux types de filles insupportables qu’on retrouve dans les Western et dans les films de Science-Fiction. Un coup de maître.

Mais bon, peut on réellement lui reprocher un personnage aussi raté ? Car si tout semble correct sans réellement briller, c’est aussi parce que ce qui aurait du faire corps et transformer l’essai en bon film est complètement absent. Le scénario manque de punch, il est d’un classicisme exaspérant, aux rebondissements prévisibles comme pas deux. Du coup, même si cette petite invasion alienne est plutôt bien justifiée, avec un prétexte et un background plus ou moins crédibles, le tout en devient affreusement nanar-esque. Quel dommage, car peut être qu’un peu plus de folie aurait aidé et permis de réunir ces univers tellement différents. C’en est vraiment ridicule.

Cette impression est sans aucun doute renforcée par le côté très premier degré de Cowboys et Envahisseurs. Il n’y a aucun élément qui laisse penser qu’il y a plusieurs lectures des scènes, et certaines sont bien trop sérieuses pour ne pas prêter à rire devant un tel ridicule. La plupart des histoires en parallèle de l’invasion sont beaucoup trop pathétiques pour passer. Des scènes qui n’arriveront même pas à nous faire réellement rire, juste nous exaspérer.

Harrison Ford dans Cowboys et Envahisseurs

J'ai cherché des images drôles, mais j'en ai pas trouvé.

Au final, je suis très perplexe sur ce Cowboys et Envahisseurs. Le film est à la fois trop réussi et trop peu. Trop réussi pour être marrant et fun à regarder, mais trop classique pour ne pas être ennuyant à mourir. Avec ses presque deux heures de « spectacle », il faut vraiment s’accrocher pour ne pas avoir envie de passer à autre chose. Heureusement, le prix du ticket m’en a dissuadé.


Après avoir lu Black Metal Satanique: Les Seigneurs du Chaos, et vu mon amour pour le Black Metal old school, il était logique que je regarde le film-documentaire Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell sorti en 2009 aux États-Unis, et en début d’année 2010 en international. Ce documentaire traite lui aussi des origines du Black Metal, en Norvège notamment, mais aussi des dérives plus ou moins douteuses qui ont marqué le mouvement. Les églises brulées quoi.

Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Le documentaire se centre très clairement autour de deux personnages : Fenriz de Darkthrone et  Varg Vikernes de Burzum. Ces deux figures importantes du mouvement interviennent à de nombreuses reprises dans le documentaire, et sont plutôt bien choisies pour montrer les deux visions totalement opposées du Black Metal. Le premier se clame apolitique, se consacre à sa musique et c’est tout (la clope et la binouse aussi) tandis que Varg affiche clairement des opinions politiques extrêmes.

En toute honnêteté, j’ai cependant du mal à voir réellement quelle est la cible du documentaire, pour les fans, il n’y a rien de bien nouveau. Bon, Fenriz est un gars fun et charmant, et on aime bien l’entendre parler et se foutre de tout mais ce n’est pas nouveau. On aime bien les délires de Varg mais là aussi rien de nouveau. Par contre, à l’opposé, les faits et le genre sont présentés très très succinctement, et je pense que les néophytes n’ont pas les clés pour comprendre réellement de quoi cela parle.

Fenriz dans Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Fenriz de Darkthrone

Le récit est lui assez décousu, à peu près aussi embrumé que l’esprit des deux protagonistes. Alors certes, on ne peut pas attendre d’un documentaire la clarté d’une encyclopédie, mais quand on compare au très bon Le metal expliqué à ma mère il n y a pas photo… On passe d’un artiste qui peint des métalleux à Varg qui nous parle de comment il aime ses cornflakes pour finir sur un squat à Oslo où Fenriz a acheté un dictaphone pour 10 couronnes …

Contrairement au roman Le Black Metal Satanique: les seigneurs du chaos, j’ai trouvé le documentaire plus orienté. En effet, il n’y a pas réellement de discours contradictoires et le reportage ne présente qu’un seul son de cloche sur pas mal de points. Alors il y a certes une petite apparition d’Abbath et Demonaz d’Immortal qui portent un regard un peu plus externe et neutre sur certains événements, amenant un autre son de cloche, mais d’une manière générale, les dires des protagonistes principaux ne sont pas contredits.  On pourra aussi reprocher le fait qu’il manque quand même pas mal de sujets et de groupes fondateurs dans sce documentaire. Les bonus du DVD compensent un peu sur ce point en proposant de plus longues interviews.

Varg Vikernes dans Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Varg Vikernes en prison pour le meutre de Euronymous

Cela reste cependant un document agréable à regarder pour la fane de Black Metal que je suis, avec un bon nombre de vidéos d’archives (pas d’inédits cependant), et d’époque. Outre les documents, le film se repose beaucoup sur les épaules de Fenriz qui est bien souvent drôle, mais qui parfois, nous fait part d’analyses pas bêtes du tout sur l’environnement qui a vu naitre le Black Metal, la Norvège et son confort, le comparant à l’art bourgeois et décadent de la fin du XIXème. Et bien évidemment, vous vous en doutez, la BO est juste géniale.

Au final, Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell est un documentaire sympathique si vous appréciez le genre, mais qui ne vous apprendra pas grand chose (hormis que Varg aime ses cornflakes crispy et pas Fenriz) mais qui se regarde. Si vous n’êtes pas forcément familier avec le genre et les protagonistes, c’est sans doute instructif, mais attention à bien prendre des pincettes.


Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

dabYo dans Critiques, Films le 12 août 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Mad Men est une série dont la popularité a explosé l’année dernière en France, pour une raison que j’ignore totalement. Toujours est il qu’elle nous avait jusqu’alors échappé, et que ce n’est qu’à ce moment là que nous nous y sommes intéressés. Créée par Matthew Weiner, la série a été diffusée pour la première fois en 2007 et compte actuellement quatre saisons. C’est à la première saison que nous allons nous intéresser. Synopsis.

Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

Pendant les années 60, Don Draper est directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York. Plutôt bien placé et respecté de ses collègues, Don essaie tout simplement de se maintenir dans cette vie qui lui a apporté une grande maison, une voiture, une femme et es enfants. Sa vie est majoritairement remplie par le travail, avec quelques relations extraconjugales lorsque le traintrain familiale l’ennuie.

Comme le synopsis vous l’indique, c’est la vie du personnage principal Don Draper que nous allons suivre. Toute la série tourne quasiment autour de lui et des quelques personnages qui lui sont reliés : sa femme, ses collègues de travail, les femmes avec qui il a des aventures. Cependant, il ne faut pas s’attendre là à une vie rythmée avec de nombreux évènements, on en est bien loin. Le rythme de Mad Men est en effet très lent, presque contemplatif. Il ne se passe relativement rien pendant tous les épisodes de cette première saison. Du travail, des campagnes publicitaires, et quelques petits aléas.

Don Draper dans Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

Et pourtant, malgré cette absence d’évènement, cette absence de rythme, on se prend au jeu. On aime ce côté lent, posé, complètement contemplatif, et on fini par s’attacher aux personnages. A Don bien entendu, qui malgré son assurance semble de loin être le plus perdu de tous, à sa femme Betty avec laquelle on souffre. Mad Men a un très large panel de personnages, de nombreux ne vont pas vraiment être creusés, mais ceux qui le sont prennent vraiment toute leur ampleur.

Betty dans Mad Men, Saison 1, de Matthew WeinerSi l’ambiance est très réussie, c’est aussi parce que la série arrive à parfaitement retranscrire l’ambiance des années 60. On admire ces mad mens qui enchaînent verre de Whisky sur verre de Whisky tout au long de la journée, qui s’en grillent une avec classe dans leur costard noir. Les costumes et les décors sont tout simplement superbes. Je ne suis pas expert de l’époque, peut être est ce un peu enjolivé, mais on s’y croit carrément. Et puis, quelle classe lorsque Betty allume sa cigarette, ou que Don se sert son verre du matin ! Il faut quand même dire que les acteurs qui sont derrière jouent très bien. Jon Hamm transpire la confiance, Elisabeth Moss fait très bien la fille timide mais qui en veut, January Jones qui joue la parfaite femme au foyer, et bien entendu, celle qui est considérée comme la plus emblématique, Christina Hendricks.

Par contre, je dois avouer que lorsqu’on regarde pour la première fois Mad Men, il est difficile de ne pas être choqué. Choqué par ces changements dans notre vie, dans nos vies. Choqués de se dire que la vie était comme ça. Aujourd’hui, quiconque verrait une femme enceinte fumer irait lui dire d’arrêter. Qu’elle fume comme ça devant ses enfants, avec ses enfants. On ne verrait pas des employés commencer à travailler en se servant un Whisky. La série retranscrit fidèlement l’ambiance, que ce soit au travail où les femmes sont considérées comme des cruches juste bonnes pour un coup, ou à la maison, où elles sont complètement infantilisées.

Acteurs de Mad Men, Saison 1, de Matthew Weiner

Christina Hendricks incarne le fantasme de la secrétaire

Au final, après avoir fini cette première saison, je ne comprends pas comment nous avons pu mettre un an pour la terminer. Les acteurs sont bons, l’absence d’histoire est prenante, l’ambiance réaliste, historiquement intéressante, bref, les ingrédients sont là pour avoir une bonne série. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Mad Men fait partie de ces rares séries qui ont un gros succès sans pour autant miser ni sur l’humour, ni sur l’action, ni sur les enquêtes. Et ça, ça fait vraiment plaisir.


Après une première partie plutôt réussie, Harry Potter et David Yates repartent pour un dernier tour dans les salles obscures du monde entier avec Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2. Il s’agit donc de la suite de l’adaptation du roman du même nom, écrit par J.K. Rowling et sorti il y a près de 4 ans maintenant. Le petit sorcier va apparaître pour la dernière fois sur les grands écrans, et il bien prêt à en découdre avec Voldemort. Synopsis.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Harry, Ron et Hermione ont décidé de se mettre seuls à la poursuite des Horcruxes de Voldemort, ces objets magiques qui garantissent au magicien noir de ne pas mourir définitivement lorsqu’il est défait. Ils ont réussi tant bien que mal à en détruire un avec l’épée de Griffondor, mais pour le reste, ils sèchent grave. Et qui peuvent ils bien aller voir pour obtenir un peu de soutient, alors que les mangemorts ont pris le contrôle du ministère, et que même Poudlard est sous leur emprise.

Si vous nous suivez depuis plusieurs années, vous devez savoir que la série de J.K. Rowling fait partie de nos références, qu’elle a bercé notre enfance, puis notre adolescence, et enfin, avec les films, notre vie de jeunes adultes. Quitter Harry en livre une fois la dernière page lue était une épreuve, là, il s’agit de le quitter définitivement. Fini les excuses pour se « refaire » un tome. Mais revenons en aux films, nous étions plutôt satisfaits du travail de David Yates sur la série depuis son arrivée pour l’Ordre du Phénix. Bien qu’omettant certains passages jugés importants avec Le Prince de Sang-Mêlé, il nous a plutôt contentés, la première partie des Reliques de la Mort nous avait ravis sur de nombreux points.

Ginnie dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Ginnie réussie encore une fois parfaitement son rôle de potiche

Cette seconde partie reprend directement sur la dernière scène de la première, c’est d’ailleurs assez déstabilisant, tant cela donne quand même l’impression de payer deux fois pour un seul film. Enfin soit, on se doute bien qu’un film de quatre heure quarante aurait eu du mal à satisfaire le grand public, et ça rallonge un peu l’expérience. Le tournage ayant été fait d’une seule traite, le jeu des acteurs est égal à lui-même, plutôt bon. Bien entendu, certains personnages sont toujours là pour nous rappeler les erreurs de casting, Lupin étant en première ligne.

Si le film sera sans doute jugé correct par les néophytes, je dois avouer que j’ai eu assez de mal à l’apprécier autant que la première partie. Est-ce que cela vient de la coupure ? Aucune idée, mais le fait est que certains passages de l’histoire, qui m’avaient déjà dérangés en bouquin, le sont encore plus dans le film. La coupure de la gare est un très bon exemple, elle brise tout le rythme et semble être la seule pirouette que Rowling ait trouvée pour nous fournir quelques explications supplémentaires. Bizarre.

Dragon de Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Il a l'air moche là, mais animé c'est plutôt bon

Ce dernier épisode a eu je pense droit au meilleur traitement de toute la série en ce qui concerne les effets spéciaux. Nous l’avons vu en normal, sans 3D et lunettes donc, mais on en a quand même pris plein les mirettes. Le retour à Gringotts de nos héros est tout simplement superbe et spectaculaire, que ce soit de par la descente en chariots ou encore ce qui les attend là bas. De même, la grande scène finale, qui est une bataille qui se veut épique, a vraiment eu le droit à un traitement particulier et le résultat est juste superbe. On aura du mal à ne pas y voir une tentative d’y reproduire les grandes batailles de l’adaptation du Seigneur des Anneaux cela dit.

On ne pourra pas s’empêcher d’être déçu de certaines tournures malheureusement. L’absence totale d’explications sur l’histoire de Dumbledore était prévisible, mais reste vraiment regrettable. De même, certaines scènes et dialogues qui se veulent sérieux frôlent affreusement le ridicule, je ne sais pas si cela venait de la version française ou pas, mais on s’était déjà fait la même remarque pour la première partie. Enfin, depuis quand McGonagall propose de mettre des élèves aux cachots ? Cette phrase m’a vraiment choqué.

Voldemort dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Mais pourquoi est il si méchant ?

Serafina, qui est bien plus une fangrill que moi a été moins décue. Bien que choquée aussi par la phrase de McGonnagall et triste de l’absence de l’histoire de Dumbledore, le film ayant fait la part belle à Severus Rogue et a ses souvenirs, cela a compensé. En effet, ce passage qui était pour pas mal de fans, un des moments les plus importants du 7ème tome a été rendu de manière très fidèle, au mot pour mot. Elle ne vous dira pas qu’elle a pleuré, mais on connait bien la vérité. Enfin, comme le précédent, le film fournit son lot de bishi très agréables à regarder, du beau Lucius au beau rafleur Scabior.

Au final, je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu de ce dernier Harry Potter. J’ai une sensation d’inachevé et de retombée comme un soufflet qui m’empêche d’être satisfait. Peut être qu’une vision des deux parties l’une à la suite me réconciliera avec ce Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 2. Quel nom à rallonge, quand même, hein ? Si vous avez vu les précédents, il est évident que vous devez le voir, au moins pour clore cette aventure. Y aura-t-il un jour un phénomène de cette ampleur ? J’en doute.


The Social Network de David Fincher

dabYo dans Critiques, Films le 21 juin 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Il y a bien longtemps que je voulais voir The Social Network réalisé par David Fincher à qui l’on doit entre autres le cultissime Fight Club. Mais, je ne sais pourquoi, Serafina était complètement contre l’idée. Le côté polémique ? Le sujet, Facebook et généralement tout ce que la technologie apporte de mauvais aux films lorsqu’on s’y connaît : approximations, contre-sens, hérésies… Bref, toujours est-il que malgré une bande originale réalisée par Nine Inch Nails, impossible d’aller le voir au cinéma. Heureusement, il a fini par arriver. Synopsis.

The Social Network de David Fincher

Mark Zuckerberg est un adolescent fraichement accepté à Harvard. Comme tout autre étudiant de l’université, il a grosso modo tout réussi avec le meilleur score, et se demande ce qu’il pourrait faire pour se démarquer de ses camarades et pouvoir intégrer la fraternité qu’il vise. Lorsqu’il en fait part à sa petite-amie, la conversation tourne court, Mark étant sans le vouloir de nature très imbuvable. Vexé de se faire larguer comme cela, il va chercher à se venger de toutes les filles du campus.

Un lien vers la page Wikipedia de l’histoire du premier réseau social mondial aurait peut être été aussi bon que ce synopsis nauséabond. Mais bon, cela me permet tout d’abord de situer le contexte : The Social Network va nous raconter ce que David Fincher, son équipe et le monde en général a pu dégoter sur la genèse de Facebook, de sa création jusqu’au moment de l’écriture du scénario. Et donc naturellement, Mark Zuckerberg, son fondateur, en est le personnage principal et les éléments avancés ne prendront pas en compte les derniers évènements des différentes affaires. Tout le film va tourner autour de son créateur, à part deux ou trois scènes, il est toujours présent et joue le rôle central. C’est donc d’autant plus important que le film dure près de deux heures.

Justin Timberlake dans The Social Network de David Fincher

Un tag Justin Timberlake sur if is Dead ? Gosh

Heureusement pour nous, Jesse Eisenberg arrive à assurer le rôle et incarne vraiment bien le personnage, qui semblerait presque être taillé pour lui. Son jeu semble des plus naturels. Contrairement à ce qu’on pourrait initialement penser, Mark Zuckerberg n’est pas vraiment présenté comme un être frustré et inhumain. Je dirai même qu’au contraire, The Social Network nous présente un personnage qui pourrait presque devenir attachant, et qui n’est pas sans rappeler un personnage du même genre, Sheldon dans The Big Bang Theory. Certes, il a un comportement parfois imbuvable, mais on est loin de l’être machiavélique, et David Fincher dans sa réalisation va d’ailleurs très souvent laisser le doute et au spectateur le soin de se faire son opinion. Est-ce des précautions prises par la production pour ne pas être attaqué en justice pour diffamation ? Aucune idée, mais on a presque l’impression de se retrouver face à une reconstitution des évènements faite pour un reportage documentaire.

Le film tirerait d’ailleurs presque plus du film documentaire et scénarisé que d’un film à part entière. On va revivre certains passages clefs de la création du réseau social, les évènements et passages étant liés par les conséquences et par des procès. Au lieu d’user d’une construction linéaire dans le temps, David Fincher a fait le choix de sauter de flashback en flashback, avec entre chacun d’entre eux des courts dialogues entre les avocats de Mark Zuckerberg et ceux des plaignants. C’est donc ici que se trouve le « présent » du film, alors que le site a déjà été créé, les flashbacks équivalant aux retranscriptions de mails et autres souvenirs des personnages impliqués par les procès, qui sont au nombre de deux.

Procès dans The Social Network de David Fincher

Ici un des procès auxquels Mark doit assister

Le sujet étant la création d’un site internet, une tâche qui n’est pas spécialement palpitante, surtout lorsqu’il s’agit de retranscrire une réalité, vous vous doutez bien que les scènes d’actions ne seront pas très nombreuses. Pas de course-poursuite, quasiment pas de grande scène de hacking, non, du normal. Du coup, il était difficile de rendre intéressantes ces deux heures qui ne sont qu’une suite interminable de faits. Et pourtant, le pari est réussi. Pour cela, on a un rythme très soutenu dans les dialogues, notamment Mark Zuckerberg, qui a tendance à répondre très vite et au tac au tac. Ça pourra en agacer certains, d’autant que le flux continu de paroles est vraiment conséquent, mais j’ai adoré. A cela est ajouté quelques phrases comiques, et du comique de répétition avec le côté imbuvable du personnage.

Finalement, le seul gros point noir que j’ai pu trouver au film, c’est son but et son intérêt. Si je savais à quoi m’en attendre, je pense que certains spectateurs ont pu être déçus par le manque de position de l’équipe de production. Comme je le disais, Mark n’est pas jugé, loin de là. David Fincher nous fait parvenir des scènes, et nous sommes contraints de nous faire notre propre avis. En soit, ce n’est pas spécialement dérangeant, juste inhabituel.

The Social Network de David Fincher

Quelle scène palpitante

S’il n’est pas le meilleur film de son réalisateur, The Social Network a tout de même le mérite de nous faire passer un bon moment, et ce de façon original. Que ce soit dans sa structure avec le coup des procès, de son absence de jugement ou tout simplement de son sujet. Sujet qui doit d’ailleurs être le premier à voir un film lui être dédié si peu après sa création, par une entité indépendante.