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The Machine Girl de Noboru Iguchi

Tout ça parce que c'est le... JAPOOOOOOON !!!

illman dans Critiques, Films le 26 août 2015, avec aucun commentaire
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Alors que Seraf’ et dabYo s’enfonce dans les turpitudes bollywoodiennes, j’en suis resté à un whathefuckisme bien japonais et ce n’est pas cette nouvelle itération de mon parcours cinématographique qui me fera mentir. The Machine Girl est un film de 2008 de Noboru Iguchi, un réalisateur qui oscille entre le porno et le gore/horreur (c’est bien sur la seconde solution ici). Direction le synopsis.

The Machine Girl de Noboru Iguchi

C’est l’histoire d’une lycéenne japonaise orpheline, Ami Hyuga, qui perd tout du jour au lendemain lorsque son petit frère se fait assassiné par des brutes, dirigé par le fils d’un yakuza-ninja. Elle n’aura alors qu’une idée en tête, devenir une incarnation de la vengeance.

Si on omet la scène du début où le réalisateur a sans doute voulu faire mumuse à faire des plans de lycéenne qui saute en tirant à la gatling et qui ne s’insère pas vraiment avec le reste du film, tout le reste se déroule de manière presque cohérente, un cohérent sorti d’un cerveau malade certes, mais au moins c’est dans l’ordre. On pourrait croire que je n’ai fait que résumer succinctement l’histoire mais j’ai quasiment tout dit dans mon synopsis en fait. Pendant une 1h30 environ, ça va s’enchainer quasiment non-stop dans un torrent de violence et d’hémoglobine.

The Machine Girl de Noboru Iguchi

Les personnages sont tous super allumés, le personnage principal Ami pète complètement son câble même si perdre un bras lui remettra un peu les idées en place et puis de toute façons elle va avoir à sa disposition un super bras mécanique interchangeable avec soit une gatling soit une tronçonneuse. Le père de la famille de yakuza se prend pour une sorte d’incarnation du personnage historique Hattori Hanzo et va sortir des répliques totalement hallucinées sur ça tout le film. Il y en a bien d’autres mais je penses que ça vous donne une bonne idée de l’ambiance comme ça.

The Machine Girl de Noboru IguchiBien sur, ce film est un gros n’importe quoi avec des décapitations, des réductions de tête en pulpe à coup de gatling et autres mutilations et morts sanguinolentes. Bref un répertoire du gore assez fourni et qui fait sourire voire bien rigoler. Le glauque n’est pas oublié avec une trèèèèèèès forte suggestion de pedo-nécrophilie à un moment du film. Sinon on se moque allègrement des sentaïs ici avec des ninjas tout de rouge vêtus qui font des poses de power rangers et autres âneries. Bon okay juste un dernier, il y’a dans ce film… un soutien gorge foreuse (a drill bra en anglais), je penses que là c’est acquis, vous avez compris que c’était vraiment à l’ouest ce film.

Niveau qualité de l’image et du bluray, si j’vous jure c’est sorti en bluray, c’est pas bien terrible. L’image a un grain ultra moche et des saccades sont parfois apparues, ce que j’aurai du au lecteur et ce qui ne semble pas être le cas. Pour moi c’est carrément indigne cette qualité d’image, c’est un assez gros point noir. Pour un film de 2008 on sent que le budget devait vraiment être rikiki. Le doublage français rajoute à l’ambiance over the top, vu qu’il est déjà de base pas bien terrible et que les dialogues sont caricaturaux au possible. Une VOST est bien sur disponible mais je conseille la langue de Molière pour maximiser la blague.

The Machine Girl de Noboru Iguchi

The Machine Girl, c’est du pur divertissement de cinéma bis. Il est clair que ce n’est pas pour sa portée intellectuelle que vous regarderez ce film mais bien pour une bonne grosse tranche de rigolade. Je me suis presque autant marré à le voir qu’à écrire cette article, en un mot… JAPOOOOON !!


Rab Ne Bana Di Jodi de Aditya Chopra

dabYo dans Critiques, Films le 4 août 2015, avec aucun commentaire
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Depuis quelques mois nous regardons de temps en temps des films indiens, les réputés films de Bollywood où il est bien difficile de tomber sur un autre acteur que Shahrukh Khan. Rab Ne Bana Di Jodi de Aditya Chopra (à vos souhaits pour le titre) ne fait pas exception à la règle et c’est encore une comédie romantique avec le célèbre acteur indien. Synopsis.

Rab Ne Bana Di Jodi

Sahni Surinder est un nerd à chemise blanche trop longue et lunettes, employé de bureau de la compagnie d’électricité du Punjab. Bref, un indien banal qui n’a rien d’un héros et qui ne risque pas de faire rêver les jeunes filles. Brillant élève son ancien professeur l’invite au mariage de sa fille Taani, une beauté à la joie de vivre sans pareil qui va épouser celui qu’elle aime. Mais, ça, c’était sans compter les scénaristes puisque son promis meurt dans un accident de bus en se rendant au mariage. Son père fait une crise cardiaque en l’apprenant et, agonisant sur son lit d’hôpital, lui fait promettre d’épouser Sahni même si elle ne l’avait jamais vu de sa vie, sans quoi il ne pourra pas trouver la paix au paradis. Évidemment, elle aurait pu refuser, mais non, la voilà donc contrainte d’aller s’installer chez Sahni. Heureusement, ce dernier est tombé sous son charme au premier regard !

Les vingt premières minutes du film sont donc un mélange de péripéties toutes plus what the fuck les unes que les autres qui permettent aux scénaristes d’arriver dans cette situation complètement inconcevable en occident d’un mariage consenti entre deux complets inconnus. Évidemment, ils pourraient se séparer, s’ignorer, mais non, sinon ça ne serait pas rigolo. Pour regarder Rab Ne Bana Di Jodi on est obligé d’oublier la grande différence dans les valeurs morales d’égalité et de liberté de choix que nous avons ici pour considérer qu’il s’agit d’une autre culture. Bien que ce soit ici très difficile tant le message véhiculé par le film m’a semblé dur et extrême. Mais faisons abstraction au moins le temps de quelques paragraphes.

Rab Ne Bana Di Jodi

Pour conquérir le cœur de Taani, qui rappelons le vient d’être mariée « de force » à un inconnu après avoir perdu son être aimé, Sahni va faire ce qui lui semblait impossible, sortir de son rôle de mari coincé qui ne sait pas s’exprimer pour devenir un beau gosse macho. Mais pas en tant que Sahni non, car il veut que sa dulcinée l’aime pour ce qu’il est vraiment. Il va donc se faire passer pour Raj le jour, essayant de séduire sa propre femme, tout en redevenant Sahni-qui-rentre-du-boulot le soir. Un dédoublement de personnalité qui va finir tragiquement, vous vous en doutez.

Rab Ne Bana Di JodiLe film est globalement très triste et très émouvant. Bon, il faut faire abstraction de très nombreux éléments, mais on peut quand même reconnaître aux deux acteurs principaux, Shahrukh Khan et Anushka Sharma d’arriver à très bien jouer la tragédie. Tous les deux bloqués dans des positions où ils ne peuvent trouver l’amour, on ne peut qu’être touché par leur jeu et la façon d’exprimer leurs sentiments. Cet aspect est très bien mis en évidence par la façon de filmer, un peu plus contemplative que d’autres films du genre. Mais aussi avec des couleurs vives et des moments assez grandioses côté lumière et paysages.

Rythmé par des musiques comme tous les films du genre, les chorégraphies sont relativement peu marquantes bien que réussies. Les musiques sont plutôt très modernes et viennent mettre de nombreux éléments occidentaux dans des mélodies très orientales. Ça ne reste cependant pas tellement dans la tête, moins que le morceau titre de Happy New Year par exemple.

Rab Ne Bana Di Jodi

Malgré son scénario complètement pété et une très grande différence dans les valeurs morales et de société, Rab Ne Bana Di Jodi s’avère être un film qui a une forte personnalité et qui prend aux tripes. Le film mêle vraiment très bien comédie et tragédie, il est juste dommage que cette situation de départ complètement improbable en fasse quelque chose que l’on ne gardera pas franchement en mémoire.


Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen

Serafina dans Critiques, Films le 6 mai 2015, avec 2 commentaires
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En ce 4 Mai un certain nombre de cinémas proposaient une projection unique de Kurt Cobain : Montage of Heck de Brett Morgen, un documentaire intimiste sur Kurt Cobain, et diffusé le soir même aux États-Unis sur HBO. Je vous ai chroniqué les journaux du chanteur de Nirvana, je vous ai chroniqué la biographie Heavier than Heaven, vous comprendrez donc que moi j’aime beaucoup Nirvana et que Kurt fait partie de ces icônes qui me fascinent. En bien, comme en mal, puisque depuis que j’ai lu ces deux romans je sais que ce n’était pas toujours joli dans sa tête.

Cobain Montage of Heck de Brett Morgen

Toujours est-il que je devais aller voir ce documentaire au cinéma. D’une durée de 2h20, Brett Morgen y traite du Kurt « intime », pas la rockstar mais le mec derrière, avec une progression chronologique. Pour la réalisation de ce film, il a eu accès à tous les carnets du musicien – qui écrivait et dessinait énormément – ainsi qu’aux archives familiales. C’est du coup un documentaire « autorisé », et sa fille Frances Cobain en étant la productrice exécutive.  En voyant ça, j’avais un peu peur de voir un documentaire tourné de manière très subjective, mais pourtant, ce n’est pas tant le cas. Il n’encense pas ni ne bashe gratuitement. On a un documentaire assez équilibré qui ne m’a pas semblé être de la propagande. Ayant déjà pas mal lu sur le sujet, je n’ai pas découvert grand chose et forcément un documentaire filmé sera toujours moins complet qu’un bouquin de 500 pages comme Heavier than Heaven.

J’ai vu un certain nombre de documentaires sur Kurt Cobain, mais ici, on est face à un documentaire vraiment unique. Le plus gros de la matière n’est pas dans les interviews pour le coup, seules 5 personnes sont interviewées de toute manière, mais bien dans le matériel. Ce sont les productions de l’artiste qui sont au centre de ce documentaire. Les journaux sont animés, les dessins aussi et des pans entiers racontés sur les journaux sont retranscrits en dessin animé. C’est du coup un documentaire passionnant pour le contenu mais aussi et surtout pour la manière de les présenter. Difficile à vous le décrire mais pour le coup je ne peux que vous conseiller de le regarder. Évidemment, c’est à double tranchant car en prenant comme cela les journaux en pleine face, certains passages sont plus glauques que juste imprimés dans un bouquin. Car oui, c’est un documentaire qui n’est pas tout rose et pas parce qu’il meurt à la fin, puisque le choix est fait de ne pas traiter son suicide, le documentaire s’arrêtant au Unplugged de MTV quelques semaines avant.

Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen

Non, c’est sombre car on entre dans la tête torturée d’un mec qui n’était clairement pas bien et qui est allé dans une spirale infernale. Certains des passages les plus sombres -à savoir quand il était au sommet de la gloire- sont assez dérangeants à regarder… Difficile aussi de pas avoir un pincement au cœur quand on voit le jeune homme totalement stone jouant avec sa fille mais sans avoir l’air d’être là. Un certain nombre de films privés ont été fournis au réalisateur par Courtney Love, on y découvre donc une Courney loin de la harpie qui a pu être décrite.

Cependant, c’est assez paradoxal, d’entrer à ce point dans la vie du rocker, lui qui ne voulait surtout pas être exposé médiatiquement. Nous sommes sur le même genre de sentiment qui m’avait un peu gêné en lisait la collection de ses journaux… Faire un documentaire sur une icône culturelle permet-il à ce point de rentrer dans sa vie privée ? Est-ce vraiment bien d’exposer ces journaux à un si grand public ? Chacun fera sa propre opinion sur ce point. Mais il n’empêche que c’est vraiment un documentaire d’une qualité rare, qui mélange animation, archives, interviews et que je ne peux que vous le recommander.

Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen

Évidemment si vous avez maté le documentaire et que maintenant vous voulez en savoir plus, je vous recommande Heaver Than Heaven de Neil Gross, traduit en français aux éditions Camion Blanc.


Happy New Year de Farah Khan

Serafina dans Critiques, Films le 17 avril 2015, avec aucun commentaire
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Nous inaugurons aujourd’hui la rubrique de chroniques de films Bollywood. ifisDead a toujours été multi-thématique, mais je ne suis pas sure que vous vous attendiez à celle là. Pourtant, oubliez tous vos aprioris, car Happy New Year de Farah Khan est un vrai coup de cœur. Synopsis ?

Happy New Year de Farah Khan

Charlie souhaite venger son père injustement accusé de vol dans un coffre fort qu’il avait lui même construit. Et pour cela, quoi de mieux que de voler Charan Grover, celui qui à causé la chute paternelle et changé sa vie à jamais, en dérobant les diamants bruts que son père avait soit disant volé des années plus tôt. Afin de casser la salle des coffres, Charlie monte une équipe très spéciale qui a pour but de s’infiltrer dans un concours international de danse à Dubaï.

Happy New Year de Farah KhanVous dites que vous ne voyez pas de rapport ? Ce n’est pas grave, ici c’est Bollywood ! La démesure est la règle, les coïncidences n’en sont jamais vraiment, et même si c’est cousu de fil blanc, c’est pas le plus important. On ne regarde pas ce film pour la subtilité. On regarde ce film pour le reste. A la base, mon seul argument pour nous faire regarder ce film était le morceau Manwha Laage dont j’avais appris la chorégraphie lors d’un stage de danse. Je n’en avais jamais entendu parler avant.

En réalité, le film a été un sacré succès en Inde, il a une distribution plutôt pas mal et Farah Khan en directrice/chorégraphe déjà reconnue pour d’autres films. Évidemment, c’est Shahrukh Khan la superstar du cinéma indien que l’on retrouve pour incarner Charlie. Le film est vraiment très beau, si vous avez des idées négatives sur les films indiens, jetez un œil au trailer : les couleurs sont belles, les reliefs sont intéressant, ça abuse du grand angle et des nouvelles technologies de traitement de l’image, mais visuellement c’est magnifique. Vraiment.

Le film comporte bien sûr son nombre de chorégraphies, oui c’est un film Bollywood, donc il y a des chansons, mais il ne faut pas que cela vous repousse car ici, elles ont une raison d’être (puisque c’est un concours de danse) et surtout elles sont très drôles. Ce ne sont pas des chansons nian nian d’amour, mais de joyeux délires. India Waale, le morceau titre, a réussi à me rester dans la tête pendant un bon moment. C’est de la pop très occidentalisée comme vous le verrez dans la vidéo et qui n’a rien à envier à ce qu’on entend sur nos radios.

Happy New Year de Farah KhanSi le sujet de l’histoire est tragique et qu’il contient les moments de pathos habituels des films indiens, Happy New Year reste avant tout une comédie, qui abuse de situations Too Much, mais totalement assumées. La dream-team de Charlie est composée d’un mec dont la spécialité est de vomir, un ado hacker, un épileptique dont les crises font 30 secondes top chrono et un poseur de bombe à moitié sourd. Ça ne se prend absolument pas au sérieux, se moquant autant des films Bollywood que des films européens. Cela semble être une signature de Farah Khan, mais le film est aussi truffé de pas mal de références pop, à la manière d’un Tarantino.

C’est de la comédie qui ne fait pas dans la dentelle, mais qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui du coup nous a fait beaucoup rire. Les personnages sont tellement caricaturaux que c’en est caricatural, et le film est parfois tellement fan-service que c’en est hilarant. Oui, en Inde, les combats de boue pour mettre les muscles du héros en valeur, c’est normal. Évidemment, les personnages sont clichés et l’histoire d’amour obligatoire du genre n’est clairement pas le point fort du film.

Happy New Year de Farah Khan

Je sais, ce sera difficile de vous convaincre si vous grimacez rien qu’à la lecture du mot « Bollywood ». Mais détrompez vous, et faites moi confiance. Regardez au moins 20 minutes de Happy New Year de Farah Khan, je suis certaine que vous ne l’arrêterez pas avant la fin ! Même dabYo l’a aimé, et pourtant, lui non plus n’est pas un fan à la base.


Imitation Game de Morten Tyldum

dabYo dans Critiques, Films le 20 février 2015, avec aucun commentaire
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Alors que le projecteur médiatique est braqué sur Cinquante nuances de Grey, c’est un autre film qui a eu toute notre attention en ce mois de février 2015: Imitation Game de Morten Tyldum. Il s’agit d’un Biopic sur Alan Turing, émérite mathématicien et cryptologue britannique que l’on considère comme étant le fondateur de l’informatique. Du coup, forcément, on était vachement intéressés. Synopsis.

Imitation Game de Morten Tyldum

Londres 1939, le Royaume Uni est entrain de perdre la guerre qui l’oppose à l’Allemagne nazi. Ces derniers ont une supériorité militaire indéniable, s’échangeant des messages radios à tout que les anglais peuvent écouter sans problème mais restent dans l’incapacité de les comprendre: ils sont chiffrés. Pour essayer de retourner le cours de la guerre, un projet à Bletchley Park est mis en place, celui de casser la machine Enigma qu’utilisent les allemands pour chiffrer ces messages. Si les anglais y parvenaient, ils pourrait alors comprendre tous les échanges allemands, prévoir leurs mouvements, et les contrer. Le jeune universitaire Alan Turing postule pour intégrer ce programme militaire top secret…

Avec un tel sujet, forcément, on était assez dubitatif sur ce qu’un film hollywoodien allait bien pouvoir donner. Car l’histoire que devait suivre ce Biopic est celui d’un cassage de chiffrement, de la crypto, des mathématiques, bref, des choses qui demandent de la matière grise et du temps, et qui n’ont rien à voir avec de l’action. Alors comment allait on bien pouvoir rendre tout cela dynamique ? En général, on y met du romantisme, des problèmes de personnes…

Imitation Game de Morten Tyldum

Pour cela, Morten Tyldum va un peu s’arranger avec l’histoire, d’abord en faisant d’Alan un autiste/asperger qui a tout du Sherlock Holmes de la BBC. Cela tombait bien puisque c’est Benedict Cumberbatch qui joue les deux, et qui fait ce genre de personnage avec un certain talent. Cet aspect de la personnalité de l’Alan du film, qui semble tout de même être un peu forcé par rapport à la réalité, va permettre la mise en place de comique de répétition sur son aspect déficient en relations sociales, forcément. Évidemment, c’est assez drôle et il y aura quelques reparties du personnage très bien placées, qui feront rire aux éclats. On rajoute une certaine animosité avec ses collègues et on a un élément supplémentaire pour rajouter du rythme et mettre quelques moments de doutes.

Pour donner la réplique à Alan on retrouve une autre actrice qui semble être faite pour jouer les personnalités peu à l’aise socialement: Keira Knightley. Après son apparition dans Freud, la voilà de nouveau à jouer ce type de rôle de femme mal dans sa peau. Et si la bande d’annonce faisait penser à une romance hollywoodienne, on en est loin et cela passe très bien.

Imitation Game de Morten Tyldum

En fait, Imitation Game est une très bonne surprise dans la mesure où il a réussi le tour de force de ne pas nous décevoir. Ce n’est peut être pas un film à la hauteur de la réussite du projet Bletchley Park, certes, mais c’est tout de même un bon film, rythmé, avec de bons acteurs et qui met à l’honneur les hommes de l’ombre de la seconde guerre mondiale et les débuts de l’informatique. Certes, il y a quelques lacunes propres aux films du genre, et on regrettera notamment l’aspect superficiel des interventions de l’armée. Mais diantre, c’était quand même bon.

Le film ne se contentera pas de nous raconter l’histoire du cassage d’Enigma, mais va entremêler les histoires pour nous compter aussi l’histoire -et la fin tragique- d’Alan Turing. Et là dessus, il faut avouer que lorsqu’on est pas prêt, qu’on n’en connait pas la réalité, on risque d’être choqué et estomaqué. C’est bien que le sujet n’ait pas été passé sous silence, qu’on y ait quand même vu comment a pu finir sa vie, et comment des gens normaux, des gens qui faisaient partie du camp des vainqueurs, du camp des gentils, pouvaient traiter les homosexuels sans se poser la moindre question.

Benedict Cumberbatch dans Imitation Game

Imitation Game n’est pas le film du siècle, mais il est loin de la catastrophe qu’on aurait pu redouter et vous fera passer un très bon moment au cinéma. Si vous touchez à l’informatique et que vous ne connaissez pas la vie d’Alan Turing, c’est un must en attendant d’aller en lire une biographie. Et pour les autres, c’est l’occasion de découvrir un pan de la seconde guerre mondiale qui est encore trop méconnu car sorti du secret défense il y a moins de 20 ans…


Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Ceci n'est pas un film sur le BDSM

Malicia dans Critiques, Films le 14 février 2015, avec aucun commentaire
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Cinquante nuances de Grey, réalisé par Sam Taylor-Wood, fait partie des films de 2015 très attendus puisqu’il adapte un des derniers gros hits de la littérature pour adulte. Je l’attendais moi-même au tournant… Une bonne raison (ou pas) de courir le voir dès sa sortie en salles… Bref, ce soir, je vous dévoile tout !

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Cinquante nuances de Grey est l’adaptation éponyme du roman de E.L. James qui n’en finit pas de faire le bonheur des libraires et de leur rayon « porno chic ». Ou plus précisément, le film est l’adaptation du tome 1, il y en aura sûrement deux autres. Dans Cinquante nuances de Grey, Anastasia Steele, étudiante en littérature, rencontre le richissime Christian Grey lors d’une interview dans le cadre de ses études. Très vite, Anastasia craque sur Christian… qui lui révèle avoir des goûts « très particuliers ». Soit un goût prononcé pour le SM, en tant que dominant. C’est le début d’une initiation à l’univers du SM pour Anastasia… mais aussi celui d’une relation conflictuelle entre Christian et Anastasia.

Je vous le dis tout de suite, j’avais cordialement détesté le livre de E.L. James. Entre les « putain » toutes les trois lignes, les « ma déesse intérieure« , les « Oh Christian est un dieu du sexe« , c’était nunuche à souhait. Et ne parlons pas de la représentation du sado-maso donnée… Le livre a certes trouvé son public mais c’est pour moi une imposture.

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Mais comme on ne parle pas du livre ici, parlons du film. Si au début, je regardais ça d’un œil sceptique, j’avoue m’être vite laissée prendre dans l’histoire. Dans les faits, le livre est bien adapté mais dans la forme, le film propose une version édulcorée… et c’est justement ce qui fait que je l’ai aimé. Dans le livre, j’avais l’impression de retrouver un mauvais bouquin érotique qui prétend être une histoire romantique et une représentation du SM, et qui n’est ni l’un ni l’autre. Dans le film, oui, je peux le dire, j’ai vu d’abord une histoire d’amour. Clairement, Anastasia et Christian sont quasi omniprésents à l’écran, les autres personnages ne sont que des figurants avec très peu de profondeur. Et sur tout le film, on voit davantage des échanges, des moments à deux que des scènes de sexe (qui font en tout 20 minutes sur le film à priori).

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood photo 3Et le SM alors ? Pour moi, dans le film, on ne retrouve pas du BDSM, mais une nuance de BDSM (vous remarquerez l’effort pour ce jeu de mots). Christian Grey est clairement quelqu’un qui a des problèmes, des blessures, des difficultés à gérer son passé et le SM représente pour lui un exutoire. Certaines personnes reproduisent dans le SM des traumatismes, ce n’est pas sain, mais ça existe. On ressent très bien cette contradiction dans la dernière scène SM du film, c’est la seule qui m’a mise mal à l’aise pour cette raison. La violence avait pris le pas sur le plaisir. A l’inverse, tous les pratiquants SM n’ont pas eu une enfance compliquée, un passé tumultueux. Et justement, cela n’est pas présent dans le film comme la représentation d’une pratique, mais comme une partie de Christian Grey. Attention, je ne dis pas que j’approuve tout ce qui est montré. A plusieurs moments, Grey va carrément au delà du cadre et agit de manière inacceptable à cause de ses névroses. Mais justement, c’est pour ça que selon moi, il faut voir ça comme « Le SM selon Christian Grey » et non pas comme « LE SM, toute la vérité« .  De manière générale, le sexe est bien moins présent dans le film que dans le livre et les scènes sont réalisées sans vulgarité et c’est tant mieux.

Et les acteurs ? Alors là, j’ai deux avis contraires. Du côté de Anastasia, nous retrouvons une Dakota Johnson… excellente. Très vraie, drôle là où la Anastasia du roman me faisait vomir, joyeuse, humaine, expressive, touchante. Vraiment, je pensais la détester et je l’ai adorée. Par contre, dans le rôle de Christian Grey, nous retrouvons Jamie Dornan… et là, je n’accroche pas. Je l’avais pourtant aimé dans Once Upon A Time mais ici, ça ne prend pas. Je l’ai trouvé rigide, manquant de charisme, maladroit dans ses postures, ce qui crée un certain décalage entre certaines phrases qu’il dit (censées être super excitantes) et l’effet que ça produit (des rires dans la salle). Bon, quand on pense qu’à la base, E.L. James voulait Robert Pattinson, ceci explique peut-être cela… mais c’est quand même vachement dommage.

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Alors bon, je suis bon public et il y a un paquet de choses que je pourrais pointer (dont les nombreux clichés du genre) mais je l’avoue, j’ai passé un bon moment, d’autant plus que la bande son est aussi canon. Donc si vous allez voir Cinquantes Nuances de Grey, mes deux conseils seraient : oubliez le livre dont il est adapté, n’y allez pas en pensant voir un film sur le SM.


Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman

dabYo dans Critiques, Films le 2 janvier 2015, avec 2 commentaires
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Au rayon des Disney sortis récemment et que nous n’avions pas vu figure Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman à qui l’on doit le scénario. Il s’agit encore une fois d’un film d’animation des studios Pixar, avec bande  d’annonce assez inhabituelle pour une des productions du groupe: une princesse qui semblait aller à l’encontre des standards et des habitudes pour une princesse: le prince, le mariage, tout ça. Bref, synopsis.

Rebelle de Pixar Disney

Mérida est la fille du roi d’Écosse, elle aime par dessus tout le tir à l’arc, chevaucher et l’exploration. Bref, rien de qui conviendrait à une fille de son rang: princesse. Du coup, sa mère la reine, veille au grain et ne manque pas un instant de la vie de la jeune fille pour lui rappeler les devoirs qui lui incombent: couture, maintien, bonne éducation, musique et des plus vertes encore. Le moment tant attendu par sa mère et tant redouté par la jeune fille finit par arriver… celui du tournoi pour déterminer lequel des fils des clans d’Écosse aura sa main…

Le pitch du film est plutôt sympa et change de l’habituelle princesse que l’on retrouve éternellement dans les animés de Disney. On s’en doute du coup dès le début, l’intrigue principale se retrouve dans la volonté de Mérida de ne pas être mariée de force, de pouvoir choisir ce qu’elle veut devenir, c’est à dire autre chose qu’une princesse potiche qui ne sert à rien. On est donc en plein dans la crise d’adolescence mais pour le coup, ce n’est pas exaspérant et ce côté là est plutôt bien fait.

Non, ce qui va plutôt poser problème dans Rebelle, c’est le rythme assez décousu et surtout, l’incohérence totale du scénario. Il y a quelques éléments qui vont pousser Mérida à s’éloigner temporairement de sa famille, plusieurs jours, sans que cela n’ait aucun impact sur sa famille… Euh ?

Rebelle de Pixar Disney

De même, en dehors du personnage de Mérida, aucun autre protagoniste ne va sortir du lot, c’est un peu le néant complet. Il n’y a pas de construction des personnages, à peine celui de sa mère qui du coup est l’alter égo du personnage. Mais c’est vraiment très peu, les rares passages essayant de lui donner de la profondeur sont plus là pour montrer que sa mère n’est pas une potiche elle non plus. Une façon, en quelque sorte, de ne pas non plus jeter toutes les princesses des autres films aux orties.

Mais bon, en dehors de ces petits points, Rebelle se regarde assez facilement et l’animation y est sans doute pour quelque chose. Les paysages reproduits d’Écosse sont franchement sympa avec des combats très dynamiques et des mises en scènes plutôt réussi. Les clans du royaume sont assez originaux, stéréotypés certes, mais ils ont le bon côté d’être relativement variés. On devra forcément parler des cheveux de l’héroïne qui, il faut bien l’avouer, donnent l’impression d’avoir eu tout le budget de la réalisation. En dehors de l’aspect fun, ils perdent vite leur intérêt.

Rebelle de Disney Pixar

Au final, Rebelle aurait pu être une bouffée de fraicheur concernant cette remise en question de la place de la princesse. Sauf que voilà, j’ai du mal à m’en convaincre au final. Car que retiendrons les enfants ? Sans doute qu’en s’écartant du chemin tracés par ses parents, on provoque des malheurs pour sa famille. Si on craindra tout au long de l’aventure que la jeune princesse finisse par être embrigadée, se résigne par amour pour sa mère, cela n’aura pas lieu. A aucun moment cela ne sera dit de manière explicite. Reste que les faits qui marquent sont les non dits, et que de ce côté là, je suis plus que perplexe.

Avec près de 50% de fréquentation en moins que La Reine des Neiges, on peut aisément voir que le chemin est encore bien long avant que les Disney sortent des stéréotypes. L’argent, ça compte.

 


Les Indestructibles de Brad Bird

dabYo dans Critiques, Films le 31 décembre 2014, avec aucun commentaire
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Le premier Disney que nous avions vu cette année 2014, La Reine des Neiges, nous avait laissé avec un arrière goût de très mauvais. Du coup, on avait franchement envie de terminer l’année avec un bon Disney. Et parmi les prétendants qui pouvait faire l’affaire et que nous n’avions pas encore vus, il y avait Les Indestructibles. Bon, ce n’est pas un Disney à proprement parlé puisqu’il a été réalisé par les studios Pixar avant leur intégration complète. Bref, synopsis.

Les Indestructibles de Brad Bird

Robert Parr est un assureur, il conseille ses sociétaires aussi bien qu’il le peut et sans l’accord de sa hiérarchie qui le trouve bien trop gentil. Robert Parr aime aider les gens, chose assez contradictoire avec le le business plan capitaliste de son entreprise, car avant d’être un petit assureur bureaucrate, c’était Monsieur Indestructible. Un super héros à la retraite depuis qu’il est interdit de sauver les gens, contraint de vivre une vie normale avec sa petite famille… pas très normale.

Je connaissais l’aura des Indestructibles mais je n’en connaissais pas la raison avant de commencer à le regarder. Un film de plus de deux heures pour un Disney, c’est carrément rare. Mais j’étais loin de m’attendre à être face à quelque chose d’aussi… adulte. Le film commence en effet sur la vie bien déprimante de Robert, contraint de vivre la vie futile et sans but que bon nombre d’entre nous vivons chaque jour. Ce n’est clairement pas quelque chose que l’on voit souvent dans des films à destination des enfants, et là dessus, c’est plutôt bien fait. Cela pourrait être une petite phase de cinq minutes du film, mais non, cela va durer un long moment. Surprenant.

Le scénario est construit autour de cette idée, avec évidemment une petite touche enfant pour la suite, mais sans renier cette première impression. C’est donc plutôt très rafraichissant et j’ai clairement été séduit. On est à des années lumières du scénario de La Reine des Neiges par exemple. Alors certes, la fin reste assez basique, et il y a quelques petits raccourcis, mais on peut y voir clairement deux champs de lecture, et c’est du tout bon.

Les Indestructibles de Brad Bird

Le film est blindé de petits clins d’œil, de références, qui font qu’on y passe un très bon moment. L’humour est évidemment omniprésente et je l’ai trouvé plutôt très réussi, car pour une fois il n’y a pas eu besoin d’intégrer le personnage rigolo souvent très casse gueule. Je pense au bonhomme de neige de La Reine des Neiges par exemple, ou aux deux enfants de Rebelle, le bébé ours de Frère des Ours… Du coup, ça donne des personnages certes un poil stéréotypés comme Flèche, mais pas pour autant insupportables, juste dosé. J’ai aussi aimé Violette, bien qu’elle reste elle aussi très classique.

Bien que Les Indestructibles soit déjà sorti il y a plus de 10 ans maintenant, j’ai trouvé que l’animation avait très bien vieillie. C’était à l’époque l’un des premiers films d’animation avec des humains et seulement des humains, mais on ne peut pas dire que le tout ait été fait au ras des pâquerettes. Il y a vraiment de très nombreux éléments variés dans les différents paysages rencontrés, cela va de la ville à la jungle, en passant par de la lave. Les combats ne manquent pas de dynamisme et sont assez réalistes, bon, ça reste des super héros hein.

Les Indestructibles de Brad Bird

Au final, Les Indestructibles n’avait rien pour nous conquérir, et j’avais vraiment de très mauvais aprioris. Ce n’est clairement pas une thématique que retrouver chez Disney m’intéressait. Et pourtant, avec une très bonne animation, une prise de position osée concernant le déroulement général du film, on peut dire que la mission est plus qu’accomplie. Clairement un de mes films d’animation préférés. Une suite vient d’ailleurs d’être annoncée pour les 10 ans du film.


Pacific Rim de Guillermo del Toro

dabYo dans Critiques, Films le 8 avril 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Pour le retour du Japon en avion, nous avions décidé de jeter un œil à Pacific Rim, le blockbuster de Guillermo del Toro qui avait tout du fantasme geek. Des godzillas contre des mechas pour le retour du pays de Gundam et des gunplas, il n’y avait sans doute pas mieux. Alors, est ce que son statut culte auprès de la sphère geek était mérité ? Hmm, synopsis.

Pacific Rim

En 2025, l’humanité est proche d’être submergée par les vagues de kaijus, d’énormes bestioles qui sortent de l’océan Pacifique depuis maintenant 12 ans et viennent détruire la civilisation humaine. Pour se protéger, l’humanité avait d’abord parié sur des jaegers, des robots énormes pilotés par deux humains et qui avaient les capacités pour faire face aux monstres. Suite à d’énormes revers et défaites, les gouvernements ont changé de stratégie et coupé les investissements dans les robots, pour miser dans la construction d’énormes murs autour des villes. Jusqu’à présent complètement inefficaces.

Nous sommes donc avec un univers tout ce qu’il y a de plus catastrophique, pas particulièrement original à mon sens, mais qui a le mérite de réaliser le fantasme de pas mal de gens. Les kaijus ressemblent comme deux gouttes d’eau à notre cher Godzilla, tandis que les mechas sont relativement communs, un mélange entre Gundam et les effets spéciaux qu’Iron Man a usé jusqu’à la moelle. Bref, en tout cas, clairement une belle base pour faire des effets spéciaux qui en mettent plein la vue et donner un côté graphique époustouflant.

Pacific Rim Kaiju

Et là dessus c’est vraiment réussi. Graphiquement Pacific Rim nous en met plein la vue, passé sur un grand écran (et plus le tout petit de l’avion revenant du Japon), les couleurs sont superbes, les effets sont géniaux. L’animation est vraiment réussie et on ressent parfaitement le gigantisme des éléments qui vont s’entre-choquer. C’est un des films qui a le mieux réussi ce genre d’animation de géantes bestioles. Le bestiaire des kaijus et des différents robots est sympathique, plutôt varié et permet quelques tricks bien sympathiques. Certains volent, d’autres sont rapides, etc.

Le film a de vraies allures de jeu vidéo et le regarder m’a donné des sensations similaires. C’est un peu bizarre je dois bien l’avouer, mais on est vraiment projeté à la place des pilotes de l’énorme robot. Un peu comme quand on joue, en quelque sorte. L’immersion est du coup vraiment bonne et donne quelque suspens au film.

Pacific Rim Acteurs

Car si ces points là sont très réussis, Pacific Rim est vraiment passable sur tout le reste. Le casting tout d’abord est particulièrement ridicule. Les acteurs ne font pas vraiment preuve d’un grand sens du jeu, avec des similis d’émotions plutôt pathétiques. Il faut dire qu’ils ne sont ni aidés par le scénario, plat à souhait, ni par le charisme de leurs personnages, stéréotypés à souhait. Bref, rien qui ne puisse de ce niveau sauver l’intérêt que pourrait porter le spectateur à qui entoure les combats.

On ne peut pas nier que ce soit sans doute là un choix de Guillermo del Toro, tant certains aspects paraissent clairement comme parodiques. Mais ça n’empêche que c’est relativement décevant. Au moins, il évite l’écueil d’essayer de nous faire un scénario à pseudo rebondissements intelligents. Le scénario est simple, on évite une partie des passages chiants.

Pacific Rim Robot

Pacific Rim est donc un blockbuster sympathique, qui se regarde avec un certain intérêt. Mais comme on pouvait le prévoir, on est loin du statut de film exceptionnel et il va sans dire qu’on l’oubliera très rapidement. Ce n’est clairement pas un film que j’aurai envie de revoir. Un seul regret: ne pas l’avoir vu au cinéma, cela devait être une sacrée expérience et justifie sans doute un certain engouement à l’époque de sa sortie.


Gravity de Alfonso Cuaron

Serafina dans Critiques, Films le 2 avril 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Toujours dans l’avion, après le désastreux La Reine des Neiges, après avoir voulu continuer dans le suicide cinématographique en regardant le début de Thor 2, nous avons décidé de voir Gravity. J’avais refusé d’aller le voir au cinéma, boycottant Cuaron depuis qu’il a (à mon avis) massacré le meilleur roman de tous les temps : Le prisonnier d’Azkaban. Mais bon. Synopsis ?

Gravity de Alfonso Cuaron

Ryan Stone est astronaute en mission spatiale et est ce jour là occupée à réparer un équipement de la station spatiale quand des débris viennent heurter l’engin. La propulsant seule dans l’immensité de l’espace. Lui reste à retrouver un moyen de rentrer chez elle, si elle le veut vraiment.

Gravity est un film qui se passe dans l’espace, et avec très peu d’acteurs. La plupart du temps, c’est juste Sandra Bullock, seule à l’écran, avec George Clooney en deuxième rôle. A part cela, nada. On pouvait s’attendre un peu au pire, Sandra Bullock bien que populaire n’étant pas à mon avis une actrice sur qui j’oserais faire reposer mon film, mais finalement, elle s’en sort plutôt bien. Elle est crédible en nana paumée dans sa vie, dépassée par les événements.

Sandra Bullock dans Gravity de Alfonso Cuaron

Si il n’y a que peu d’acteurs, il y a aussi fort peu de musique, ce qui peu sembler étonnant de la part de Cuaron, qui a tendance à en mettre beaucoup et fort (dans Les Fils de l’homme et dans Le prisonnier d’Azkaban notamment), mais ici, il a du juger que cela ne servirait pas l’histoire, et c’est plutôt vrai. Le vide de l’espace est du coup bien retranscrit par le vide sonore. La première heure est angoissante et oppressante de silence. Je suis plus réservée sur la fin et sur le chemin mental de Ryan à propos de sa fille, mais bon.

Le film a été pensé pour a 3D mais, bien que je l’ai vu en 2D et sur une minuscule écran d’avion, il est tout à fait agréable à regarder. Je pense notamment que c’est un des rares films où la 3D pouvait apporter quelque chose dans cette immensité de l’espace.

Explosion dans Gravity de Alfonso Cuaron

Sans être un de mes films préférés de l’univers, Gravity est un film sympathique qui se regarde très bien, probablement un des meilleurs des films catastrophiques se passant dans l’espace (je reverrais bien Appollo 13 pour savoir si il est aussi bon que dans mes souvenirs), bien géré, pas ennuyant ni claustrophobique malgré son minimalisme apparent. Et évidemment, les trous d’air et variation de pression de l’avion n’ont que pu augmenter l’immersion du film !