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Les Animes Crunchyroll de l’été 2018

Sélection et revue à chaud

illman dans Actualités, Animes, Films le 16 octobre 2018, avec aucun commentaire
Actualités

Etant abonné depuis le printemps 2016 à la plateforme de streaming d’animation japonaise et de drama légal crunchyroll, je me suis dit qu’il serait temps de se pencher sur les sorties de cette saison pour donner un avis presque à chaud. La liste suivante contient uniquement des séries dont j’ai regardé au moins l’épisode 1 pour me faire une impression. Je précise parce qu’il y’a des séries où j’ai clairement même pas le courage de commencer (ouais c’est à vous que je penses les machins d’Idols, entre autres) ou qui en sont à leur trouzmillièmes épisodes car commencé début 2018 voire 2017.

Les nouvelles licences d’anime pour l’été 2018

Angels of Death

Démarrage cryptique, va y avoir de l’hémoglobine et un chouïa d’angoisse au programme, avec une jeune fille qui se retrouve enfermée dans un complexe où se trouve un psychopathe à chaque étage, mais cet endroit est régit par des règles qui pourraient jouer à son avantage. L’animation est soignée, c’est clair mais c’est pour l’instant l’une des seules forces que je lui trouve. J’attends de voir mais je pense qu’on va avoir droit à 12 épisodes de masturbation intellectuelle et de sang. (et c’est aussi le premier d’une longue liste de série où le personnage principal est amnésique)

Island

Un gars amnésique (…) qui s’échoue sur une île, une histoire de voyage dans le temps amené au chausse-pied et des lolis, c’est à peu près le programme qui nous attend ici. Après avoir vu le début de la série ce qui me gêne principalement c’est que l’ambiance et la thématique ont un peu le cul entre deux chaises, on dirait qu’ils ont essayé de faire quelque chose de sérieux mais en collant de la vanne moisie un peu partout avec un scénar abracadabrantesque. Je vais sans doute continuer un peu histoire de voir mais je suis loin d’être convaincu.

How not to summon a Demon Lord

Bla Bla Isekai Bla Bla Jeux Video et Hikikomori Bla Bla Personnage principal surpuissant Bla Bla adapté d’un Light Novel Bla Bla Harem déconseillé aux moins de 16… Je crois que j’ai pas mal résumé la situation. C’est une histoire d’invocation d’un joueur à l’intérieur du jeu, qui est un joueur solo surpuissant et totalement asocial qui est obligé de rentrer dans son personnage de roi démon pour pouvoir parler aux autres. Du grand classique vu et revu. Et c’est la que le bât blesse parce qu’en dehors du coté ecchi un peu plus déployé on a affaire à une énième série d’isekai (Note de Seraf’ : le Isekai est un sous-genre de la fantasy japonaise dont l’intrigue tourne principalement autour d’un personnage normal qui est transporté ou piégé dans un univers parallèle.)

C’est propre mais ça pète pas trois pattes à un canard. Après faut pas non plus dramatiser, on est dans la moyenne haute de ce genre d’œuvres, en même temps ça reste dur de faire un truc aussi insipide que In Another World with my Smartphone ou Death March Rhapsody in a Parallel World. Je jetterais un œil sur la suite voire si ça part dans le bon sens.

Planet With

On me l’avait vendu comme une série de Mecha, je suis un peu perplexe sur la dénomination vu qu’au final cela ressemble plus à des armures un peu fat. Le design de ces « armures » est pas bien terrible et c’est un peu dommage. Coté animation, c’est sympa sans plus, j’espère qu’ils vont s’exciter un peu plus pour la suite, car oui je vais suivre la série, le début ayant réussi à m’intriguer avec ces ET bien louches et le passé trouble du héros. A suivre.

Mr Tonegawa Middle Management Blues

Je… Qu’est ce que fuck ? La série commence par te raconter l’histoire complète d’une autre série, Kaiji, qui date quand même de 2007, et cette série actuelle est donc un spin-off sur un des personnages secondaires, le semble t’il très méchant Mr Tonegawa. Déjà premier choc, le chara design est assez spécial avec ses personnages anguleux au possible pour appuyer cette histoire de prêteur sur gages/yakuza. Une chose qu’on ne peut pas lui retirer, c’est que le Seiyū qui fait la voix off est carrément habité par son personnage et heureusement parce que sans ça je n’aurait pas eu le courage de finir l’épisode 1. Difficile a conseiller tant j’ai eu l’impression de passer à coté de plein de trucs, surtout l’humour pas terrible, en plus de sa thématique pas super engageante.

The Master of Ragnarok & Blesser of Einherjar

Super, un autre isekai/harem adapté d’un Light Novel, à noter toutefois des variations plus que bienvenue dans la formule. L’histoire démarre 2 ans après l’invocation du personnage principal et surtout cela ne se passe pas dans l’univers d’un fichu jeu vidéo. En plus pour tordre le coup à certains clichés, le héros garde un lien avec son monde d’origine et recherche vraiment à y retourner (ce qui change quand même pas mal de d’habitude avec des persos en mode « Meh, j’suis bien ici »).

Le chara design du héros est par contre assez quelconque mais y’a un peu plus d’intérêt sur les persos féminins, qui n’est pas fou quand même. Je sens l’influence de la mythique série Arslan sur l’univers, même si on en restera à ce niveau, ça fait du bien de voir un effort de ce coté là.

Hanebado!

Une série sur le Badminton féminin, ça change. Ils ont mis les moyens niveau animation pendant les matchs, ça bouge bien et c’est presque aussi intense qu’un vrai match de pro. C’est la rentrée il faut se trouver un club, alors pourquoi pas le club de badminton. Des rivalités de haut niveau, avec la question récurrente des protagonistes « Pourquoi est ce que je fais du Badminton ? » La série démarre plutôt bien, malgré son caractère très classique pour de l’anime de sport. Une des séries à suivre de la saison.

Asobi Asobase

Je sais pas pourquoi mais Crunchyroll a pas eu le courage de faire un trailer officiel pour cette série, ce qui est un peu dommage vu que c’est sans doute la plus marrante du lot. Un graphismes qui fait parfois comme un effet aquarelle, donc mignon, des personnages hauts en couleurs (et stupides), des gags qui me font rire, on est bien parti. Avec cette bande de 3 amies, une qui déteste les jeux, l’autre qui se fait passer pour un américaine (et qui est une bille en anglais) et une miss compromis, elle vont former un cercle de joueurs dans leur lycée/collège. Et elle se balance des défis et autres fions dans la face, appuyé par un chara-design qui se plait à déformer les visages pour des grimaces de plus en plus improbables et hilarantes.

Holmes of Kyoto

Bienvenue dans le monde palpitant des antiquaires (ou pas), une échoppe de famille à Kyoto gérait par un jeune homme surnommé Holmes, expert en antiquités et qui décèle les contrefaçons à trois kilomètres se retrouve au coté de sa jeune acolyte Aoi. Je ne suis pas particulièrement emballé pour le moment, c’est propre sans plus. L’épisode 2 semble dirigé la série plus vers de l’enquête avec une légère romance. Bref pas grand espoir mais ça pourrait être sympa sur la longueur.

Phantom in the Twilight

Oh un harem peuplé de bishojo avec des pouvoirs surnaturels dans un café chelou de Londres, toute ressemblance avec Vampire Host (oui je lis du Kaori Yuki) serait purement fortuite. Bref une histoire de société secrète et d’héritière de grand pouvoirs comme on en a déjà vu. Rien de bien transcendant en somme.

Angolmois: Record of Mongol Invasion

Je me suis gardé le meilleur pour la fin. Une série historique avec des samouraï et des batailles. Des exilés sont envoyé sur l’île de Tsushima où, après un voyage mouvementé, ils vont se retrouver intimé de défendre l’île. Le chara-design est soigné et je suis un fan de la badassitude du héros, Jinzaburô Kuchii. Un filtre sur l’image donne un certain cachet et un peu de classe supplémentaire à l’ensemble. En dehors d’un OP et ED vraiment pas fou et pas vraiment à propos, je sens le potentiel pour une grande série.

 

Je me suis aussi infligé le premier épisode de Music Girls, mais je vais vous faire grâce de ça et ne plus jamais en reparler.

Les suites d’anime pour l’été 2018

Black Clover

On continue sur la lancée des épisodes précédents pour l’un des gros shonens de cette génération avec son héros sans magie et beuglant à tout va. Un nouvel arc vient tout juste de démarrer et annonce du lourd. Niveau animation, la saison précédente a eu des passages ultra cheapos que j’espère peu présent maintenant que la série entame sa quatrième dizaine d’épisodes… espoir trahi dès l’épisode 40 avec des dessins particulièrement immondes, les shonens au long cours ont vraiment des problèmes de budget animation. L’OP a changé à l’épisode 40 pour une chanson de Koda Kumi, qui me rappelle de bon souvenir, avec Guess Who is Back, qui déchire littéralement et parfaitement en sync avec le générique. Les combats sont dynamiques et par son système l’auteur se donne une très large liberté en termes de pouvoirs, donc on peut toujours avoir une petite surprise. Bref Black Clover fait partie des séries que je suis avec assiduité, ne m’intéressant pas au manga papier.

 

Comme la plupart du temps l’été, on n’est pas en face de séries majeures, il y’a du sympathique, mais pas d’instant classic. Le haut du panier est à mon sens trusté par Angomois talonné par Hanebado! et Asobi Asobase avec un gros peloton de « OK sans plus ». Du coup c’est un peu aussi les vacances en termes de visionnage d’animes, c’est pas plus mal, surtout si je retourne sur ADN et Wakanim à la rentrée.

 

 


Wotaku ni Koi ha Muzukashi – saison 1

Serafina dans Animes, Films le 29 septembre 2018, avec aucun commentaire

Wotaku ni Koi ha Muzukashi (ヲタクに恋は難しい) est un anime sorti par le Studio A-1 Pictures et diffusé par Amazon au printemps 2018.  Signifiant littéralement « l’amour est difficile pour les otakus« , il est connu en france sous le titre de Otaku Otaku. Il est basé sur le manga du même nom de Fujita . Abrégé généralement Wotakoi, cette première saison contient  11 épisodes. Synopsis ?

Narumi est une nouvelle employée de bureau dans son entreprise. Elle essaie de passer pour une jeune fille normale, mais en réalité c’est une otaku. Fane de Yaoi et dessinatrice de Doujinshis, elle retrouve au détour d’un couloir Hirotaka. Ils se sont connus au lycée où ils partageaient diverses passions. Celui-ci est aussi un otaku sous couverture et ils vont se rapprocher.

Bref, vous l’aurez compris, on baigne dans le shojo mais avec deux otak’ avec tout ce que cela peut sous entendre. Les personnages sont plutôt interessants, et bien construits. Si vous avez déjà dessiné des fanzines pour des conventions vous vous reconnaitrez dans les rushs de Narumi, et quant au coté gamer de Hirotaka il semble plutôt bien mené. La pop culture japonaise a une place de choix dans cet anime et beaucoup de blagues reposent sur des references d’otakus. Dans l’ensemble donc, c’est un anime qui me parle.

Le dessin est beau, l’animation est bien menée. Il n’y a pas eu d’episodes réellement en deçà des autres comme cela arrive dans certaines séries. L’opening et l’ending sont entrainants. Cependant, je pense que j’avais de trop hautes attentes. Sans vouloir réellement spoiler, passé les premiers épisodes, le coté Otaku devient moins prégnant, et les aventures de Narumi et Hirotaka deviennent plus celles d’un couple lambda avec des rôles bien dévolus à chacun. Comme si au fur et a mesure, c’était moins « deux otakus qui sortent ensemble » mais plutôt « une fille avec un otaku ». Car si les activités de dessin et de fane de Narumi sont montrés dans les premiers épisodes, elles deviennent quasiment absentes par la suite.

Voir Narumi finalement se conformer à un rôle genré m’a un peu dérangée car il était pourtant possible avec un tel pitch de proposer une héroine un peu différente de la norme et qui ne se retrouve pas à faire la cuisine. Cette impression de virer vers un shojo normal est d’ailleurs renforcée sur la fin par l’apparition de deux nouveaux personnages dont un pas du tout otaku.

La saison 1 se laisse regarder et appelle à une saison 2. Si j’ai réellement apprécié le début, tout comme j’avais apprécié le premier tome du manga, je suis plus mitigée sur la fin de la saison qui a pour moi laissé de côté ce que j’aimais dans la série. Je regarderais tout de même la saison 2 à l’occasion pour voir où cela mènera.Mais ce qui en ressort malheureusement c’est un effet de pétard mouillé.


Ultimate Otaku Teacher de A-1 Pictures

illman dans Animes, Films le 22 septembre 2015, avec aucun commentaire

L’anime Ultimate Otaku Teacher est tiré d’un manga de Takeshi Azuma qui s’appelle Denpa Kyōshi en version originale. Cette série est actuellement en cours de diffusion au Japon et est disponible en simulcast sur la plateforme de SVOD ADN. Je n’ai vu que les sept premiers épisodes mais je me devais déjà de vous mettre en garde contre ce machin, histoire que vous ne perdiez pas votre temps.

Ultimate Otaku Teacher de A-1 Pictures

Junichirô Kagami est brillant physicien, un peu trop peut-être, reconnu suite à une publication. Il va toutefois devenir un vrai otaku à la sortie de la fac et même carrément finir par se transformer en NEET. C’est sans compter sur sa petite sœur qui est bien décidé à le faire trimer pour payer sa croûte. Et c’est sur le chemin de l’enseignement qu’elle va le balancer.

Je vais pas y aller par quatre chemins, c’est un sous-sous-GTO, il y a tellement de similarités que si le personnage principal était un peu voyou on crierait au plagiat. Sauf que voilà niveau charisme, Junichi se rapproche plus de l’huître que d’Onizuka, comme si sa voix imbitable ne suffisait pas. C’est donc un gros otaku à la moralité douteuse qui se croit plus malin que les autres, et il aurait pu l’être si pour le scénario on n’avait pas le droit à un recours massif aux intrigues qui se résolvent par l’opération du saint-esprit et de manière simpliste.

Ultimate Otaku Teacher de A-1 Pictures

Sérieusement, j’ai rarement vu des histoires aussi bancales, passons en étude de cas. Truc est un bagarreur asocial, il est ami d’enfance avec Machine, le prof le défit à un match de foot en menaçant de publier des photos compromettantes de Machine sous prétexte de lui faire la leçon et celui qui perd sera l’esclave de l’autre. Vu que c’est un otaku qui le défie en lui tendant un jeu vidéo, il s’entraîne dessus alors que c’est à un vrai match qu’il est défié. Bref le jour arrive, le prof lui a réservé l’équipe féminine pour l’aider tandis que lui aura l’équipe masculine. Shonen classique oblige, ils se prennent une peignée et à mi-match retournement de situation (qui bafoue aussi les règles du foot). Tout est pardonné Truc s’est fait des nouveaux amis dans le club de foot qui le trouvent « tro fôr ». Y’a rien qui vous choque ? parce qu’en plus j’ai enjolivé… C’est balourd, longuet, ça saute du coq à l’âne, on s’en fiche des enjeux et on change les persos de personnalité en un épisode, et en plus c’est un double épisode, cette torture.

L’insupportable arrive lorsque l’on vient à parler de l’animation. Alors que tout le monde râle sur Dragon Ball Super en ce moment, on a ici le même genre de problème d’intervalle bâclé mais sur tous les épisodes. Si j’ai arrêté de regarder la série, ce n’est pas pour l’histoire moisie, c’est tout simplement parce que je risquais le cancer de la rétine avec des dessins ultra basiques qui tendent vers le moche et une animation pour le moins boiteuse. Pourtant c’est le studio derrière Swort Art Online quoi, fichtre, quand on dit que le secteur est en crise ça déconne pas.

Ultimate Otaku Teacher de A-1 Pictures

Qu’est ce qu’il peut bien rester de positif ? A vue de nez, je dirai le générique de fin assez sympa à regarder, plus que la série du moins, avec un morceau de J-Pop bien produit. Bref vous l’aurai compris, ne perdez pas votre temps sur ce machin. Pour moi c’est plus jamais en tout cas.


Food Wars! de Yoshitomo Yonetani

Shokugeki no Sôma débarque en anime

dabYo dans Animes, Films le 16 juin 2015, avec 1 commentaire

Food Wars! est un anime en cours de diffusion au Japon et en simulcast en France sur la plateforme Anime Digital Network. Actuellement nous en sommes au dixième épisode diffusé, il s’agit de l’adaptation du Shônen Shokugeki no Sôma dessiné par Shun Saeki et scénarisé par Yuto Tsukuda, disponible en France sous le même nom que l’anime. Vous vous en doutez, ça cause de nourriture. Synopsis.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Sôma Yukihira est un adolescent qui cuisine depuis qu’il est enfant dans le restaurant familial de son père Jôichirô. Tous deux font vivre le restaurant et tout leur possible pour satisfaire les papilles de leurs clients au quotidien. Un jour, son père décide de partir en voyage pour faire le tour des cuisines de cinq continents, et plutôt que de s’embarrasser de son fils dans ses bagages, il l’envoie dans un collège ultra côté et très select pour qu’il puisse y faire ses galons. Un collège de cuisine, évidemment…

Parmi les mangas aux thématiques improbables, il m’arrive souvent de citer Hikaru no Go comme référence. Mais Food Wars! n’a franchement aucun rapport avec le sérieux et la façon de traiter son sujet. En effet, ici adieu réalisme et bonjour l’exagération pour en faire une sorte de Top Chef Japonais en manga. La cuisine, les actes banals comme couper des légumes, sont en effets scénarisés et mis en scène pour paraître exceptionnels et complètement badass. Et tout ce qui va se passer dans notre histoire, qui est franchement commun et habituel, va se retrouver complètement exagéré pour cadrer avec l’aspect Shônen de Shokugeki no Sôma.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Car finalement, le premier trait de cet anime n’est pas tant la cuisine que d’être un Shônen dans la plus pure tradition du genre. On a d’abord un héros solitaire qui débarque quelque part, dans une sorte de quête initiatique et qui va devoir s’y faire des amis. Une organisation dans l’école est mise en place et permet d’avoir des adversaires, des combats -qui sont ici culinaires certes- et des techniques. Tout le talent de Food Wars! réside donc dans sa capacité à trouver comment adapter les clichés du genre au monde de la cuisine. Une sorte de Naruto du genre !

Et là dessus, c’est réussi mais aussi malheureusement très classique et cliché. Si j’ai pris l’exemple de Naruto, c’est bien parce qu’on a complètement l’impression d’être sur la trame de ce manga là. Alors certes l’originalité des Shônens côté scénario est rarement de mise, mais ici on atteint des sommets dans le conformisme. On a le droit aux duels, aux épreuves types Forêt de la Mort, bref, la totale. C’est pas franchement folichon et un peu exaspérant à regarder sur ce côté là.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

A cet aspect Shônen se rajoute de l’Ecchi en veux tu en voilà. Les personnages féminins sont très sexualisés, de grosses poitrines évidemment. Mais pas seulement, car les dégustations de plats -on est dans un anime sur la cuisine je vous rappelle!- sont régulièrement l’occasion d’illustrer des orgasmes. On a alors droit à de longues scènes où les personnages féminins et aussi masculins sont victimes de leurs sens et laissent exprimer leurs plaisirs dans ce que le Japon sait faire de mieux côté anime. On roule des yeux au début, on facepalme total au fil du temps. Mais bon, cela semble quelque peu s’arrêter par la suite.

En dehors de cet aspect, l’animation est tout simplement excellente et on sent un énorme budget derrière cette série qui a tout du blockbuster. C’est très bien dessiné, les personnages sont bien différenciables et possèdent leurs propres traits. De même, le mélange des éléments habituels des Shônens (ninja, épées, combats…) sont très bien mixés avec ceux de la cuisine. On adorera les effets de coupe de légumes qui donnent l’impression de voir des ninjas s’exercer.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Au bout de dix épisodes, je suis assez partagé sur Food Wars!. L’anime a du budget, cela se ressent dans l’animation et le dessin qui sont tout simplement exceptionnels. On pourra passer sur le côté Ecchi qui est parfois d’un extrême mauvais goût, mais on aura plus de mal à ne pas s’exaspérer devant la prévisibilité du scénario qui pompe tous les stéréotypes des Shônens sans franchement apporter sa pierre, en dehors de l’univers de la cuisine. M’enfin, c’est cheesy et je continuerai quand même un peu avant d’arrêter.


Le monde de l’animation japonaise a des perles et il est toujours très agréable de tomber dessus. On pourrait évidemment citer Shirokuma Café, l’anime qui met en scène un Panda travaillant à temps partiel au zoo en tant que Panda, mais c’est la première saison de Nodame Cantabile dont je vais vous parler ici. Il s’agit comme bien souvent de l’adaptation d’un manga, un Josei de Tomoko Ninomiya centré autour de la musique classique. Après tout, on a pu se mettre à apprécier le Go avec Hikaru no Go, alors pourquoi pas la musique classique et le piano, hein ? Synopsis.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Shin’ichi Chiaki est la star de son école de musique japonais où il est considéré de tous comme un prodige du piano. Mais la réalité est tout autre car son rêve n’est pas celui de devenir pianiste professionnel, mais d’être un chef d’orchestre comme son idole et ancien maître Sebastiano Viera. Il a en effet rencontré l’européen alors qu’il était tout jeune et souhaite plus que tout le rejoindre après sa graduation pour parfaire son apprentissage. Sauf que voilà, il a une phobie de l’avion et du bateau. Difficile de quitter l’archipel dans ces conditions. Désespéré de ne pouvoir sortir du Japon, il fini par rencontrer une élève complètement instable qui vit parmi les détritus juste à côté de son appartement, Noda Megumi

Bon, on est dans un Josei et ce n’est donc pas qu’autour de la musique que notre anime va se concentrer, mais aussi autour d’une relation amoureuse, forcément. Vous l’aurez compris, le scénario est articulé autour du futur de nos personnages, de la phobie de Chiaki et de la relation qui va se construire peu à peu avec Noda Megumi dite Nodame. Le tout sur fond de musique classique, de concerts, d’apprentissage tumultueux et surtout d’une grande culture musicale. Mais commençons d’abord par présenter les deux personnages pivots de notre histoire.

Chiaki est ce qu’on pourrait dire assez classique, très stable et a tout ce qu’on peut imaginer d’un talentueux musicien. Il sait ce qu’il veut, est doué dans ce qu’il fait, reste rationnel à tout moment et plus que tout, est prompt à accompagner les autres et à leur servir de reposoir. C’est sans doute les qualités attendues d’un chef d’orchestre, enfin, je suppose. On pourrait l’imaginer comme un Mary Sue mais ce n’est pas vraiment l’effet qui en ressort au fil des épisodes. Évidemment, Nodame est l’exacte opposée. Elle vit la musique et ne la joue que par passion et en suivant son instinct là où Chiaki a une méthode complètement rationnelle. Elle vit dans des conditions sanitaires des plus dangereuses et est complètement instable sentimentalement parlant. Elle est donc carrément weird.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Et c’est évidemment sur ces aspects là que la trame va s’axer. Alors il y a une histoire de fond évidemment, celle de l’apprentissage des différents étudiants, les héros ainsi que leurs amis. Mais aussi des dizaines et des dizaines de gags créés à partir des différences de mentalités et qui s’avèrent être très drôles. Nodame est complètement géniale, très drôle, elle donne du piment à l’histoire et permet de rythmer les épisodes. Cela est suffisamment bien dosé pour nous faire passer du rire aux larmes très rapidement. On ne se lasse pas de sa bonne humeur et c’est là dessus un côté très positif pour l’anime. Il va être contre balancer par des problèmes

A côté de ce duo de choc, bien que Chiaki soit relativement effacé et serve ici plus de faire valoir, on retrouve d’autres personnages très colorés. En effet, orchestre oblige, chaque instrument est plus ou moins représenté avec notamment un joueur de tambour aux allures de fangirl, ou encore un violoniste fan de Rock. Le côté musical et la culture qui va avec n’est pas en reste non plus. Évidemment, je ne suis pas un expert et la musique classique ne me passionne pas particulièrement, mais on y découvre un éventail de compositeurs intéressant et qui sans pousser à la passion permet d’appréhender un peu mieux ce monde. Des longs passages orchestraux jalonnent les épisodes au long de l’évolution des personnages dans leur parcours scolaire, ces derniers ayant évidemment des épreuves.

Bien que relativement récent, l’anime étant sorti en 2005, il faut avouer qu’en terme de réalisation et d’animation, on est complètement à la rue. Le dessin est très simple pour ne pas dire simpliste, le chara design des personnages est sans réel intérêt mais cela vient sans doute du manga qui est lui aussi très moyen de ce côté. Il n’y a pas de personnage particulièrement charismatique de ce côté là. De même, l’animation est vraiment moyenne et on a l’impression d’être face à quelque chose sans aucun budget. On ne parlera même pas des séquences de musique où on frôle parfois le néant total: des images fixes avec de la musique…

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Cette première saison de 23 épisodes passe vraiment très vite pour le peu qu’on s’accroche au personnage de Nodame qui porte tout de même une grande partie de l’intérêt sur ses épaules. Cela dit, le format ne permet pas encore de bien comprendre pourquoi l’anime est classé en Josei et non Shojo, car les éléments plus adultes n’ont pas encore eu complètement le temps d’apparaître. Avec son univers assez original et ses personnages hauts en couleur, Nodame Cantabile est un divertissement rafraichissant que je conseille vivement !


En 2010 débarquait aux éditions Kana le manga Bakuman, dernière création des deux illustres mangakas Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, auteurs de Death Note. Serafina ne tarissait pas d’éloges à son propos lors de la chronique du premier tome. C’est quasiment à la même époque qu’au Japon commençait la diffusion de son adaptation en anime par Kenichi Kasai et Noriaki Akitaya du studio J.C. Staff. Ça tombe bien, car c’est un manga qui parle de créateurs de mangas qui veulent être adaptés en anime… Vous avez tout suivi ? Non ? Synopsis.

Bakuman Anime

Alors que Moritaka Mashiro ne sait pas trop quoi faire de sa vie après sa troisième année de collège, le premier de la classe Akito Takagi lui propose un pari fou: devenir mangakas ! Ce dernier ne sait pas dessiner, mais il a vu tout le talent de Mashiro alors qu’il dessinait son amour de toujours, Miho Azuki qu’il aime en secret sans avoir jamais osé lui parler. Et c’est dans un élan totalement asocial que les trois vont se promettre de réaliser leurs rêves –Miho rêvant d’être doubleuse pour animes-.

Bakuman Anime

L’anime est rythmé par l’attente du résultat des comités éditoriaux

Nous allons donc suivre deux gamins qui rêvent de devenir des mangakas, d’être publiés dans un hebdomadaire du genre pour atteindre le Graal: être adapté en anime afin que Miho puisse y doubler l’héroïne. En fait, Bakuman est l’histoire de gamins qui ont des rêves et qui vont se confronter au monde des adultes pour tenter de les atteindre. Bien entendu, rassurez vous, nous ne sommes pas face à un scénario qui va les voir s’écraser lamentablement devant l’establishment et l’âge adulte, mais contrairement à ce qu’on pourrait redouter pour une histoire de manga, celle-ci est relativement réaliste et dure.

Je n’avais pas lu le manga avant de commencer son adaptation en anime, aussi n’en ferais je pas de comparaison. Cette anime est en tout cas très bien construit autour de son histoire, qu’on comprendra aisément et suivra avec intérêt. L’histoire est vraiment très dense, d’une manière générale, contrairement à l’adaptation de pas mal de Shônen, celle-ci ne va pas être étirée en long et en large pour augmenter le nombre d’épisodes. C’est même presque le contraire, on regrettera que certains aspects de l’aventure de Mashiro et Takagi ne soit pas plus fouillée et détaillée lors d’épisodes.

L’histoire est donc riche et va nous permettre de découvrir le monde de l’édition de manga au Japon. Je ne sais pas à quel point cette découverte correspond à la réalité, mais je suppose qu’on peut faire confiance à deux mangakas pour bien parler de leur métier. C’est en tout cas sur ce point complètement passionnant et cela ouvre le spectateur à des pans qu’il n’aurait jamais soupçonné sur ce monde obscur. Pourquoi parfois les mangas évoluent bizarrement, à quel point les lecteurs ont tout pouvoir sur l’histoire des mangas au Japon, etc. Ce sont des éléments complètement passionnants et il faut bien avouer que le manga et l’anime arrivent au tour de force de rendre la création de manga dynamique et super intéressante.

Découpé en trois saisons, Bakuman est donc complètement addictif et nous l’avons terminé en une seule traite. Je l’ai dit déjà, l’histoire est vraiment passionnante et donne envie de connaître la suite pour les quatre personnages principaux, mais pas seulement. Car un Shônen c’est aussi un rival et malgré le thème, le manga respecte bien cette règle avec sans doute l’un des meilleurs rivaux que j’ai pu voir, Eiji Niizuma. Vous vous en doutez, il s’agit là aussi d’un mangaka, et nous allons en suivre un petit paquet, de mangakas. Tous veulent atteindre le succès et voir leur série gagner le gros lot, et c’est sans aucun doute l’une des ficelles que les auteurs ont utilisé pour rendre cette série si addictive.

Bien animée d’une manière générale, la série n’est pas non plus un cador du genre et ce n’est clairement pas de ce côté là que l’on va lui trouver le plus de points forts. Le dessin est assez dynamique cela dit et ce malgré la thématique qui n’est pas très dynamique elle, encore une fois. C’est donc là aussi un bon point. On rajoutera aussi que, vu qu’il s’agit d’un manga sur les mangas, l’anime va aussi nous faire découvrir des animes fictifs… Vous suivez ? Ce sera notamment l’occasion de découvrir d’autres univers où l’on ressent bien que les dessinateurs se sont bien fait plaisir, un régal.

Niizuma Eiji

Bakuman c’est donc trois saisons presque trop courtes qui vont vous faire découvrir l’univers du manga au Japon. Comment sont créées les histoires qui ont bercé votre enfance -tout du moins la notre- et dans quelles conditions ? Un rythme soutenu tout au long des épisodes, des personnages attachants et des adversaires charismatiques, quand on est lecteur de manga il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus, en anime ou en manga, évidemment.


Black Butler est un manga de l’auteur Yana Toboso publié en France par les éditions Kana. Il s’agit en théorie d’un Shônen, mais de très nombreux codes des Shojo y sont respectés, avec notamment un duo en héros qui a tout de celui que l’on avait pu découvrir dans God Child de Kaori Yuki. Aussi, Serafina en était très fane et nous avons donc fini par en voir l’adaptation -chaotique- qui en a été fait en animation. Synopsis.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Le conte Ciel Phantomhive est connu pour être le chien de la Reine, un noble qui navigue dans les basfonds de l’Angleterre de la reine Victoria pour y faire les sales besognes qui permettront de tranquilliser le royaume. Affaires de meurtres, trafic d’enfants, disparitions, tout y passe et c’est souvent peu reluisant. Bref, on pourrait s’attendre à un vieux roublard et c’est pourtant un jeune prépubère qui occupe le poste, Shojo oblige. A ses côtés à tout moment se trouve Sebastien Michaelis, un diable de majordome.

Bon, si vous êtes habitués des Shojo, la relation complètement anxiogène et pas très catholique qui lie nos deux héros, vous la voyez venir à des milliers de kilomètres. Il faut bien avouer que là dessus, on va subir du fanservice en veux tu en voilà pendant les huit petits épisodes de cette série. Car c’est là dessus que la popularité de Black Butler est bâtie, et on peut dire que l’anime n’y échappe pas avec de très nombreux passages réservés pour les fans… Sebastien Michaelis est en effet une sorte de beau gosse et nous aurons droit à de nombreux passages lancinants.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Sebastian Michaelis

Book of Circus n’est pas le début de l’adaptation du manga en anime, puisque il y a eu auparavant deux autres saisons, une première relativement bien fichue mais qui part en trip total sur sa fin, et une deuxième complètement épileptique. Cette troisième saison qui débarque plusieurs années plus tard se veut donc être assez indépendante et on aura de très cours rappels de l’histoire globale lors du premier épisode. Il y a donc évidemment des chances pour que certains détails échappent aux profanes, mais qu’ils ne s’inquiètent pas: il n’y a strictement rien à comprendre sur ces huit épisodes.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Franchement, il faut bien avouer qu’en dehors du fanservice il n’y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. L’histoire qui fait fil rouge entre les épisodes est tout bonnement étirée comme pas possible, au point qu’elle se termine au septième épisode et que le dernier ne sert… strictement à rien. L’intrigue tient sur un post-it, il n’y a aucun suspens, bref. En dehors des fans, cet arc sera surtout une grosse frustration de ce côté là.

L’animation par contre elle est superbe et il faut bien avouer qu’elle fait honneur aux références suscitées. Les personnages très Kaoriyukiesques sont très bien animés et le charadesign est plutôt bien respecté. On appréciera le côté très sombre des paysages qui va donc bien avec l’histoire. Il y a quelques notes de 3D mais celle ci est diffusée avec parcimonie ce qui ne choque donc pas vraiment, cela vient principalement dynamiser l’opening qui est accompagné d’une musique bien sympathique.

Reste qu’à côté de ça on a quelques passages assez marrants qui viennent quelque peu relancer l’intérêt et vous empêcher d’abandonner définitivement. Mais plus à regarder pour passer le temps que pour réellement en profité, en somme.

Black Butler: Book of Circus de Noriyuki Abe

Book of Circus est donc un arc de Black Butler qui se regarde si l’on en attend pas grand chose, ou que l’on est un gros fan des mangas. On regrettera tout de même que l’histoire soit si étirée et qu’il n’y ait pas plus de rebondissements intéressants.


Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Netflix perdu dans l'espace

illman dans Animes, Films le 27 janvier 2015, avec 3 commentaires

Knights of Sidonia est une série d’animation japonaise en 12 épisodes qui fait partie des Netflix Originals, une collection de contenus exclusifs à la plate-forme (ou presque vu que ça concerne l’exploitation hors japon ici). C’est ici une adaptation du manga éponyme de Tsutomu Nihei produite par Polygon Pictures, un studio spécialisé dans l’animation en CG 3D. Je vais tenter de vous convaincre de la regarder en commençant par le synopsis.

Knights of Sidonia Anime Saison 1

Nagate vivait dans les souterrains avec son grand-père jusqu’à la mort de ce dernier. Pour tuer le temps, il s’entraînait sur un simulateur de vol sur lequel il a fini par battre tout les highscores. Mais voilà, ça ne nourrit pas son homme, et lorsque la faim le pousse à la surface de Sidonia, il se fait pincer à voler du riz. A partir de là, il va devoir s’adapter à la vie à la surface à l’intérieur du gigantesque vaisseau Sidonia, tout en combattant les monstrueux Gaunas à bord d’un robot géant, une sentinelle.

Vous auriez tort de penser que le scénario est simpliste, les ramifications sont nombreuses et les révélations qui seront amenées aux cours des épisodes rajoutent une sacré dose d’interrogations et maintiennent le spectateur suspendu à l’histoire, c’est aussi pour ça que je suis resté succinct dans le synopsis pour ne pas spoiler. Les douze épisodes ne sont d’ailleurs pas de trop et on aurait aimé que ça ne s’arrête pas là car apparemment la série ne couvre que les 6 premiers volumes, il existe 11 tomes pour l’instant en France. Heureusement une saison 2 est sur les rails et un film compilant la première saison est aussi prévu pour ceux qui ne survivraient pas au visionnage de douze petits épisodes.

Tsutomu Nihei est un des maîtres du cyberpunk en manga, c’est quand même le gars qui a fait Blame et Biomega. Du coup c’est loin d’être le genre à faire du grand public, et pourtant… Knights of Sidonia donne dans la Science-Fiction avec des mechas mais tant qu’à faire, il y a mis les formes et surtout le fond. Déjà niveau décors de la série on sent que c’est lui qui en est à l’origine, c’est massif mais aussi détaillé bien que moins industriel que dans ses précédentes œuvres. On a une impression d’un grand usage que ce soit dans les bâtiments ou dans les objets du quotidien comme les vêtements, les uniformes ont l’air d’avoir été portés des milliers de fois par exemple, ces petits détails rajoutent à la tension palpable.

L’univers de la série est sombre. L’humanité n’a jamais été aussi proche du gouffre et le Sidonia est tel une arche parcourant l’inconnu. Leur système politique est assez spécial avec une sorte de conseil dirigé par une militaire qui garde une flopée de secrets. Manipulation génétique, hybridation entre espèces (il y a une femme-ours dans le cast) et autres joyeusetés trans-humanistes sont au programme, des fois c’est un peu glauque. Le design des méchants, les Gaunas, très organo-crado avec leur couche externe que les protagonistes appellent du placenta sont pas mal dans le genre, en plus d’avoir des tentacules, hirk.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Coté personnage, on retrouve donc Nagate, il a vécu seul avec son grand-père dans les souterrains alors il n’a qu’une vague idée de la manière d’interagir avec les gens. Ici on a le bon goût de ne pas aller dans la surenchère de l’embarras comme on a tant pu le voir ailleurs dans des tentatives désespérées de créer un ressort comique. Il est résolu et il va arrêter d’être naïf très vite après avoir été confronté à l’adversité. Ses interactions avec le cast féminin et neutre constitue une sous-intrigue qui se développe tranquillement au fil des épisodes. Le temps est pris pour poser les personnages principaux sans trop se précipiter, c’est appréciable. Par contre, il m’a fallu 2-3 épisodes pour bien différencié des personnages féminins et je ne parle même pas du cas de celle qui a onze clones avec trois qui sont nommés. De ce coté là le chara-design est un peu faible, dommage.

On pourrait sans problème avoir des doutes sur le fait qu’une très grande majorité de la série soit en CG 3D. De mon coté je me suis fait une raison, ils font ça pour baisser les coûts et le rendu n’est pas si mal au final. Pour ceux qui ont vu la série Freedom de Katsuhiro Otomo, c’est un peu le même genre de rendu 3D mais en beaucoup plus beau et surtout en mieux animé. Les animations des personnages sont toutefois parfois un peu rapides et/ou rigides mais rien de bien grave. Par moment, lorsque l’on a un arrière-plan bien classe dessiné avec les personnages qui se déplacent à l’intérieur de ce décor, on oublie ce coté 3D. Quelques passages sont aussi magnifiques, par exemple dans le second épisode, il y a une collision avec un astéroïde de glace que j’ai trouvé superbe.

Un bémol concernant la réalisation concernerait la musique. Ce n’est pas très épique dans les moments d’action et très discret dans les autres. Ça reste correct mais c’est clair que l’OST ne fera pas le tour des lecteurs MP3.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Tous ça pour dire que j’ai littéralement dévoré les 12 épisodes qui constituent cette saison. Knights of Sidonia est largement au dessus de la majorité des séries d’animations de Science-Fiction à mechas, presque au même niveau qu’un Macross ou un Gunbuster pour moi, on a affaire à un classique en devenir. J’ai très hâte de voir la suite et je pense même que je vais commencer le manga.


Les déboires de Kaze TV sur FreeBox

Serafina dans Actualités, Animes, Films le 27 juillet 2009, avec 3 commentaires
Actualités

Il y a des initiatives de plus en plus sympa du coté des éditeurs d’anime. Apres Dybex qui permettait de voir légalement et gratuitement les derniers épisodes de la série Fullmetal Alchemist Brotherhood en VOST la semaine de la sortie au japon, c’est Kaze qui se lance… En effet pour ceux qui sont chez Free peuvent profiter depuis le 10 Juillet gratuitement de la chaîne Kaze TV, et ce pendant deux mois. Elle se trouve sur le canal 117. Il s’agit d’une chaîne exclusivement dédiée à l’anime et sponsorisée, comme son nom l’indique, par l’éditeur Kaze. La chaîne diffuse des séries relativement récentes, parfois en VOST mais souvent en VF. La chaîne sera ensuite payante à 4€ par mois.

Kaze TV

Si l’initiative est bonne, la logistique l’est moins. En effet, le programme de la chaîne est annoncé par quinzaine. Aujourd’hui commençait une nouvelle quinzaine, il n’y a toujours pas la grille. Apparemment, il semblerait que la chaîne rediffuse exactement les mêmes programmes que ceux qu’elle avait diffusé du 29 Juin  au 10 Juillet. Si vous voulez regarder la chaîne, il faudra donc suivre cette grille . Cependant, ce sont des extrapolations basées sur les programmes qui sont passés ce matin et quelques sites de manga.  En gros il n’y a aucune communication de la part de la chaîne, on est totalement dans le flou. On peut aussi se demander si le choix de diffuser ses programmer uniquement par documents PDF illisibles et géants était vraiment lumineux.

XXX Holic sur Kaze TV Bref, comme on voulait profiter de nos deux mois gratuits pour voir ce que cela donnait, on s’est quelque peu renseigné. D’après Manewsexpress le programme de la chaîne serait le suivant :

  • Du 27/07 au 09/08 CLAMP
  • Du 10/08 au 23/08 Heroïc Fantasy
  • Du 24/08 au 30/08 Science-Fiction

Bon,  ca serait donc une quinzaine spécial CLAMP, qui vous permettra de voir Tsubasa Chronicles et XXX Holic, qui sont de très bons mangas. Par contre je ne sais pas ce que vaut l’anime, on va regarder ce soir. Il y a aussi le film de X-1999, voir même Negima (qui n’a aucun rapport avec CLAMP mais bon).Les séries ne sont pas très récentes (enfin elles ont deux ou trois ans quoi) mais ce sont de bonnes series, suffisamment populaires pour ramener du public. Et puis XXX Holic c’est splendide.

Je ne nie pas trouver la grille alléchante. Et en plus je trouve l’initiative sympa. Mais c’est tellement dommage qu’il n’y ai pas plus de communication et que le public soit laissé dans le flou. Ce n’est pas comme ça qu’ils vont gagner des abonnés à leur chaîne ! D’autant plus que cette chaîne est finalement en concurrence direct avec les réseaux peer to peer, chers aux fans d’animation japonaise. C’est pas gagné.