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Food Wars! de Yoshitomo Yonetani

Shokugeki no Sôma débarque en anime

dabYo dans Animes, Films le 16 juin 2015, avec 1 commentaire

Food Wars! est un anime en cours de diffusion au Japon et en simulcast en France sur la plateforme Anime Digital Network. Actuellement nous en sommes au dixième épisode diffusé, il s’agit de l’adaptation du Shônen Shokugeki no Sôma dessiné par Shun Saeki et scénarisé par Yuto Tsukuda, disponible en France sous le même nom que l’anime. Vous vous en doutez, ça cause de nourriture. Synopsis.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Sôma Yukihira est un adolescent qui cuisine depuis qu’il est enfant dans le restaurant familial de son père Jôichirô. Tous deux font vivre le restaurant et tout leur possible pour satisfaire les papilles de leurs clients au quotidien. Un jour, son père décide de partir en voyage pour faire le tour des cuisines de cinq continents, et plutôt que de s’embarrasser de son fils dans ses bagages, il l’envoie dans un collège ultra côté et très select pour qu’il puisse y faire ses galons. Un collège de cuisine, évidemment…

Parmi les mangas aux thématiques improbables, il m’arrive souvent de citer Hikaru no Go comme référence. Mais Food Wars! n’a franchement aucun rapport avec le sérieux et la façon de traiter son sujet. En effet, ici adieu réalisme et bonjour l’exagération pour en faire une sorte de Top Chef Japonais en manga. La cuisine, les actes banals comme couper des légumes, sont en effets scénarisés et mis en scène pour paraître exceptionnels et complètement badass. Et tout ce qui va se passer dans notre histoire, qui est franchement commun et habituel, va se retrouver complètement exagéré pour cadrer avec l’aspect Shônen de Shokugeki no Sôma.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Car finalement, le premier trait de cet anime n’est pas tant la cuisine que d’être un Shônen dans la plus pure tradition du genre. On a d’abord un héros solitaire qui débarque quelque part, dans une sorte de quête initiatique et qui va devoir s’y faire des amis. Une organisation dans l’école est mise en place et permet d’avoir des adversaires, des combats -qui sont ici culinaires certes- et des techniques. Tout le talent de Food Wars! réside donc dans sa capacité à trouver comment adapter les clichés du genre au monde de la cuisine. Une sorte de Naruto du genre !

Et là dessus, c’est réussi mais aussi malheureusement très classique et cliché. Si j’ai pris l’exemple de Naruto, c’est bien parce qu’on a complètement l’impression d’être sur la trame de ce manga là. Alors certes l’originalité des Shônens côté scénario est rarement de mise, mais ici on atteint des sommets dans le conformisme. On a le droit aux duels, aux épreuves types Forêt de la Mort, bref, la totale. C’est pas franchement folichon et un peu exaspérant à regarder sur ce côté là.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

A cet aspect Shônen se rajoute de l’Ecchi en veux tu en voilà. Les personnages féminins sont très sexualisés, de grosses poitrines évidemment. Mais pas seulement, car les dégustations de plats -on est dans un anime sur la cuisine je vous rappelle!- sont régulièrement l’occasion d’illustrer des orgasmes. On a alors droit à de longues scènes où les personnages féminins et aussi masculins sont victimes de leurs sens et laissent exprimer leurs plaisirs dans ce que le Japon sait faire de mieux côté anime. On roule des yeux au début, on facepalme total au fil du temps. Mais bon, cela semble quelque peu s’arrêter par la suite.

En dehors de cet aspect, l’animation est tout simplement excellente et on sent un énorme budget derrière cette série qui a tout du blockbuster. C’est très bien dessiné, les personnages sont bien différenciables et possèdent leurs propres traits. De même, le mélange des éléments habituels des Shônens (ninja, épées, combats…) sont très bien mixés avec ceux de la cuisine. On adorera les effets de coupe de légumes qui donnent l’impression de voir des ninjas s’exercer.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Au bout de dix épisodes, je suis assez partagé sur Food Wars!. L’anime a du budget, cela se ressent dans l’animation et le dessin qui sont tout simplement exceptionnels. On pourra passer sur le côté Ecchi qui est parfois d’un extrême mauvais goût, mais on aura plus de mal à ne pas s’exaspérer devant la prévisibilité du scénario qui pompe tous les stéréotypes des Shônens sans franchement apporter sa pierre, en dehors de l’univers de la cuisine. M’enfin, c’est cheesy et je continuerai quand même un peu avant d’arrêter.


Le monde de l’animation japonaise a des perles et il est toujours très agréable de tomber dessus. On pourrait évidemment citer Shirokuma Café, l’anime qui met en scène un Panda travaillant à temps partiel au zoo en tant que Panda, mais c’est la première saison de Nodame Cantabile dont je vais vous parler ici. Il s’agit comme bien souvent de l’adaptation d’un manga, un Josei de Tomoko Ninomiya centré autour de la musique classique. Après tout, on a pu se mettre à apprécier le Go avec Hikaru no Go, alors pourquoi pas la musique classique et le piano, hein ? Synopsis.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Shin’ichi Chiaki est la star de son école de musique japonais où il est considéré de tous comme un prodige du piano. Mais la réalité est tout autre car son rêve n’est pas celui de devenir pianiste professionnel, mais d’être un chef d’orchestre comme son idole et ancien maître Sebastiano Viera. Il a en effet rencontré l’européen alors qu’il était tout jeune et souhaite plus que tout le rejoindre après sa graduation pour parfaire son apprentissage. Sauf que voilà, il a une phobie de l’avion et du bateau. Difficile de quitter l’archipel dans ces conditions. Désespéré de ne pouvoir sortir du Japon, il fini par rencontrer une élève complètement instable qui vit parmi les détritus juste à côté de son appartement, Noda Megumi

Bon, on est dans un Josei et ce n’est donc pas qu’autour de la musique que notre anime va se concentrer, mais aussi autour d’une relation amoureuse, forcément. Vous l’aurez compris, le scénario est articulé autour du futur de nos personnages, de la phobie de Chiaki et de la relation qui va se construire peu à peu avec Noda Megumi dite Nodame. Le tout sur fond de musique classique, de concerts, d’apprentissage tumultueux et surtout d’une grande culture musicale. Mais commençons d’abord par présenter les deux personnages pivots de notre histoire.

Chiaki est ce qu’on pourrait dire assez classique, très stable et a tout ce qu’on peut imaginer d’un talentueux musicien. Il sait ce qu’il veut, est doué dans ce qu’il fait, reste rationnel à tout moment et plus que tout, est prompt à accompagner les autres et à leur servir de reposoir. C’est sans doute les qualités attendues d’un chef d’orchestre, enfin, je suppose. On pourrait l’imaginer comme un Mary Sue mais ce n’est pas vraiment l’effet qui en ressort au fil des épisodes. Évidemment, Nodame est l’exacte opposée. Elle vit la musique et ne la joue que par passion et en suivant son instinct là où Chiaki a une méthode complètement rationnelle. Elle vit dans des conditions sanitaires des plus dangereuses et est complètement instable sentimentalement parlant. Elle est donc carrément weird.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Et c’est évidemment sur ces aspects là que la trame va s’axer. Alors il y a une histoire de fond évidemment, celle de l’apprentissage des différents étudiants, les héros ainsi que leurs amis. Mais aussi des dizaines et des dizaines de gags créés à partir des différences de mentalités et qui s’avèrent être très drôles. Nodame est complètement géniale, très drôle, elle donne du piment à l’histoire et permet de rythmer les épisodes. Cela est suffisamment bien dosé pour nous faire passer du rire aux larmes très rapidement. On ne se lasse pas de sa bonne humeur et c’est là dessus un côté très positif pour l’anime. Il va être contre balancer par des problèmes

A côté de ce duo de choc, bien que Chiaki soit relativement effacé et serve ici plus de faire valoir, on retrouve d’autres personnages très colorés. En effet, orchestre oblige, chaque instrument est plus ou moins représenté avec notamment un joueur de tambour aux allures de fangirl, ou encore un violoniste fan de Rock. Le côté musical et la culture qui va avec n’est pas en reste non plus. Évidemment, je ne suis pas un expert et la musique classique ne me passionne pas particulièrement, mais on y découvre un éventail de compositeurs intéressant et qui sans pousser à la passion permet d’appréhender un peu mieux ce monde. Des longs passages orchestraux jalonnent les épisodes au long de l’évolution des personnages dans leur parcours scolaire, ces derniers ayant évidemment des épreuves.

Bien que relativement récent, l’anime étant sorti en 2005, il faut avouer qu’en terme de réalisation et d’animation, on est complètement à la rue. Le dessin est très simple pour ne pas dire simpliste, le chara design des personnages est sans réel intérêt mais cela vient sans doute du manga qui est lui aussi très moyen de ce côté. Il n’y a pas de personnage particulièrement charismatique de ce côté là. De même, l’animation est vraiment moyenne et on a l’impression d’être face à quelque chose sans aucun budget. On ne parlera même pas des séquences de musique où on frôle parfois le néant total: des images fixes avec de la musique…

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Cette première saison de 23 épisodes passe vraiment très vite pour le peu qu’on s’accroche au personnage de Nodame qui porte tout de même une grande partie de l’intérêt sur ses épaules. Cela dit, le format ne permet pas encore de bien comprendre pourquoi l’anime est classé en Josei et non Shojo, car les éléments plus adultes n’ont pas encore eu complètement le temps d’apparaître. Avec son univers assez original et ses personnages hauts en couleur, Nodame Cantabile est un divertissement rafraichissant que je conseille vivement !


En 2010 débarquait aux éditions Kana le manga Bakuman, dernière création des deux illustres mangakas Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, auteurs de Death Note. Serafina ne tarissait pas d’éloges à son propos lors de la chronique du premier tome. C’est quasiment à la même époque qu’au Japon commençait la diffusion de son adaptation en anime par Kenichi Kasai et Noriaki Akitaya du studio J.C. Staff. Ça tombe bien, car c’est un manga qui parle de créateurs de mangas qui veulent être adaptés en anime… Vous avez tout suivi ? Non ? Synopsis.

Bakuman Anime

Alors que Moritaka Mashiro ne sait pas trop quoi faire de sa vie après sa troisième année de collège, le premier de la classe Akito Takagi lui propose un pari fou: devenir mangakas ! Ce dernier ne sait pas dessiner, mais il a vu tout le talent de Mashiro alors qu’il dessinait son amour de toujours, Miho Azuki qu’il aime en secret sans avoir jamais osé lui parler. Et c’est dans un élan totalement asocial que les trois vont se promettre de réaliser leurs rêves –Miho rêvant d’être doubleuse pour animes-.

Bakuman Anime

L’anime est rythmé par l’attente du résultat des comités éditoriaux

Nous allons donc suivre deux gamins qui rêvent de devenir des mangakas, d’être publiés dans un hebdomadaire du genre pour atteindre le Graal: être adapté en anime afin que Miho puisse y doubler l’héroïne. En fait, Bakuman est l’histoire de gamins qui ont des rêves et qui vont se confronter au monde des adultes pour tenter de les atteindre. Bien entendu, rassurez vous, nous ne sommes pas face à un scénario qui va les voir s’écraser lamentablement devant l’establishment et l’âge adulte, mais contrairement à ce qu’on pourrait redouter pour une histoire de manga, celle-ci est relativement réaliste et dure.

Je n’avais pas lu le manga avant de commencer son adaptation en anime, aussi n’en ferais je pas de comparaison. Cette anime est en tout cas très bien construit autour de son histoire, qu’on comprendra aisément et suivra avec intérêt. L’histoire est vraiment très dense, d’une manière générale, contrairement à l’adaptation de pas mal de Shônen, celle-ci ne va pas être étirée en long et en large pour augmenter le nombre d’épisodes. C’est même presque le contraire, on regrettera que certains aspects de l’aventure de Mashiro et Takagi ne soit pas plus fouillée et détaillée lors d’épisodes.

L’histoire est donc riche et va nous permettre de découvrir le monde de l’édition de manga au Japon. Je ne sais pas à quel point cette découverte correspond à la réalité, mais je suppose qu’on peut faire confiance à deux mangakas pour bien parler de leur métier. C’est en tout cas sur ce point complètement passionnant et cela ouvre le spectateur à des pans qu’il n’aurait jamais soupçonné sur ce monde obscur. Pourquoi parfois les mangas évoluent bizarrement, à quel point les lecteurs ont tout pouvoir sur l’histoire des mangas au Japon, etc. Ce sont des éléments complètement passionnants et il faut bien avouer que le manga et l’anime arrivent au tour de force de rendre la création de manga dynamique et super intéressante.

Découpé en trois saisons, Bakuman est donc complètement addictif et nous l’avons terminé en une seule traite. Je l’ai dit déjà, l’histoire est vraiment passionnante et donne envie de connaître la suite pour les quatre personnages principaux, mais pas seulement. Car un Shônen c’est aussi un rival et malgré le thème, le manga respecte bien cette règle avec sans doute l’un des meilleurs rivaux que j’ai pu voir, Eiji Niizuma. Vous vous en doutez, il s’agit là aussi d’un mangaka, et nous allons en suivre un petit paquet, de mangakas. Tous veulent atteindre le succès et voir leur série gagner le gros lot, et c’est sans aucun doute l’une des ficelles que les auteurs ont utilisé pour rendre cette série si addictive.

Bien animée d’une manière générale, la série n’est pas non plus un cador du genre et ce n’est clairement pas de ce côté là que l’on va lui trouver le plus de points forts. Le dessin est assez dynamique cela dit et ce malgré la thématique qui n’est pas très dynamique elle, encore une fois. C’est donc là aussi un bon point. On rajoutera aussi que, vu qu’il s’agit d’un manga sur les mangas, l’anime va aussi nous faire découvrir des animes fictifs… Vous suivez ? Ce sera notamment l’occasion de découvrir d’autres univers où l’on ressent bien que les dessinateurs se sont bien fait plaisir, un régal.

Niizuma Eiji

Bakuman c’est donc trois saisons presque trop courtes qui vont vous faire découvrir l’univers du manga au Japon. Comment sont créées les histoires qui ont bercé votre enfance -tout du moins la notre- et dans quelles conditions ? Un rythme soutenu tout au long des épisodes, des personnages attachants et des adversaires charismatiques, quand on est lecteur de manga il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus, en anime ou en manga, évidemment.


Black Butler est un manga de l’auteur Yana Toboso publié en France par les éditions Kana. Il s’agit en théorie d’un Shônen, mais de très nombreux codes des Shojo y sont respectés, avec notamment un duo en héros qui a tout de celui que l’on avait pu découvrir dans God Child de Kaori Yuki. Aussi, Serafina en était très fane et nous avons donc fini par en voir l’adaptation -chaotique- qui en a été fait en animation. Synopsis.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Le conte Ciel Phantomhive est connu pour être le chien de la Reine, un noble qui navigue dans les basfonds de l’Angleterre de la reine Victoria pour y faire les sales besognes qui permettront de tranquilliser le royaume. Affaires de meurtres, trafic d’enfants, disparitions, tout y passe et c’est souvent peu reluisant. Bref, on pourrait s’attendre à un vieux roublard et c’est pourtant un jeune prépubère qui occupe le poste, Shojo oblige. A ses côtés à tout moment se trouve Sebastien Michaelis, un diable de majordome.

Bon, si vous êtes habitués des Shojo, la relation complètement anxiogène et pas très catholique qui lie nos deux héros, vous la voyez venir à des milliers de kilomètres. Il faut bien avouer que là dessus, on va subir du fanservice en veux tu en voilà pendant les huit petits épisodes de cette série. Car c’est là dessus que la popularité de Black Butler est bâtie, et on peut dire que l’anime n’y échappe pas avec de très nombreux passages réservés pour les fans… Sebastien Michaelis est en effet une sorte de beau gosse et nous aurons droit à de nombreux passages lancinants.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Sebastian Michaelis

Book of Circus n’est pas le début de l’adaptation du manga en anime, puisque il y a eu auparavant deux autres saisons, une première relativement bien fichue mais qui part en trip total sur sa fin, et une deuxième complètement épileptique. Cette troisième saison qui débarque plusieurs années plus tard se veut donc être assez indépendante et on aura de très cours rappels de l’histoire globale lors du premier épisode. Il y a donc évidemment des chances pour que certains détails échappent aux profanes, mais qu’ils ne s’inquiètent pas: il n’y a strictement rien à comprendre sur ces huit épisodes.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Franchement, il faut bien avouer qu’en dehors du fanservice il n’y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. L’histoire qui fait fil rouge entre les épisodes est tout bonnement étirée comme pas possible, au point qu’elle se termine au septième épisode et que le dernier ne sert… strictement à rien. L’intrigue tient sur un post-it, il n’y a aucun suspens, bref. En dehors des fans, cet arc sera surtout une grosse frustration de ce côté là.

L’animation par contre elle est superbe et il faut bien avouer qu’elle fait honneur aux références suscitées. Les personnages très Kaoriyukiesques sont très bien animés et le charadesign est plutôt bien respecté. On appréciera le côté très sombre des paysages qui va donc bien avec l’histoire. Il y a quelques notes de 3D mais celle ci est diffusée avec parcimonie ce qui ne choque donc pas vraiment, cela vient principalement dynamiser l’opening qui est accompagné d’une musique bien sympathique.

Reste qu’à côté de ça on a quelques passages assez marrants qui viennent quelque peu relancer l’intérêt et vous empêcher d’abandonner définitivement. Mais plus à regarder pour passer le temps que pour réellement en profité, en somme.

Black Butler: Book of Circus de Noriyuki Abe

Book of Circus est donc un arc de Black Butler qui se regarde si l’on en attend pas grand chose, ou que l’on est un gros fan des mangas. On regrettera tout de même que l’histoire soit si étirée et qu’il n’y ait pas plus de rebondissements intéressants.


Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Netflix perdu dans l'espace

illman dans Animes, Films le 27 janvier 2015, avec 3 commentaires

Knights of Sidonia est une série d’animation japonaise en 12 épisodes qui fait partie des Netflix Originals, une collection de contenus exclusifs à la plate-forme (ou presque vu que ça concerne l’exploitation hors japon ici). C’est ici une adaptation du manga éponyme de Tsutomu Nihei produite par Polygon Pictures, un studio spécialisé dans l’animation en CG 3D. Je vais tenter de vous convaincre de la regarder en commençant par le synopsis.

Knights of Sidonia Anime Saison 1

Nagate vivait dans les souterrains avec son grand-père jusqu’à la mort de ce dernier. Pour tuer le temps, il s’entraînait sur un simulateur de vol sur lequel il a fini par battre tout les highscores. Mais voilà, ça ne nourrit pas son homme, et lorsque la faim le pousse à la surface de Sidonia, il se fait pincer à voler du riz. A partir de là, il va devoir s’adapter à la vie à la surface à l’intérieur du gigantesque vaisseau Sidonia, tout en combattant les monstrueux Gaunas à bord d’un robot géant, une sentinelle.

Vous auriez tort de penser que le scénario est simpliste, les ramifications sont nombreuses et les révélations qui seront amenées aux cours des épisodes rajoutent une sacré dose d’interrogations et maintiennent le spectateur suspendu à l’histoire, c’est aussi pour ça que je suis resté succinct dans le synopsis pour ne pas spoiler. Les douze épisodes ne sont d’ailleurs pas de trop et on aurait aimé que ça ne s’arrête pas là car apparemment la série ne couvre que les 6 premiers volumes, il existe 11 tomes pour l’instant en France. Heureusement une saison 2 est sur les rails et un film compilant la première saison est aussi prévu pour ceux qui ne survivraient pas au visionnage de douze petits épisodes.

Tsutomu Nihei est un des maîtres du cyberpunk en manga, c’est quand même le gars qui a fait Blame et Biomega. Du coup c’est loin d’être le genre à faire du grand public, et pourtant… Knights of Sidonia donne dans la Science-Fiction avec des mechas mais tant qu’à faire, il y a mis les formes et surtout le fond. Déjà niveau décors de la série on sent que c’est lui qui en est à l’origine, c’est massif mais aussi détaillé bien que moins industriel que dans ses précédentes œuvres. On a une impression d’un grand usage que ce soit dans les bâtiments ou dans les objets du quotidien comme les vêtements, les uniformes ont l’air d’avoir été portés des milliers de fois par exemple, ces petits détails rajoutent à la tension palpable.

L’univers de la série est sombre. L’humanité n’a jamais été aussi proche du gouffre et le Sidonia est tel une arche parcourant l’inconnu. Leur système politique est assez spécial avec une sorte de conseil dirigé par une militaire qui garde une flopée de secrets. Manipulation génétique, hybridation entre espèces (il y a une femme-ours dans le cast) et autres joyeusetés trans-humanistes sont au programme, des fois c’est un peu glauque. Le design des méchants, les Gaunas, très organo-crado avec leur couche externe que les protagonistes appellent du placenta sont pas mal dans le genre, en plus d’avoir des tentacules, hirk.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Coté personnage, on retrouve donc Nagate, il a vécu seul avec son grand-père dans les souterrains alors il n’a qu’une vague idée de la manière d’interagir avec les gens. Ici on a le bon goût de ne pas aller dans la surenchère de l’embarras comme on a tant pu le voir ailleurs dans des tentatives désespérées de créer un ressort comique. Il est résolu et il va arrêter d’être naïf très vite après avoir été confronté à l’adversité. Ses interactions avec le cast féminin et neutre constitue une sous-intrigue qui se développe tranquillement au fil des épisodes. Le temps est pris pour poser les personnages principaux sans trop se précipiter, c’est appréciable. Par contre, il m’a fallu 2-3 épisodes pour bien différencié des personnages féminins et je ne parle même pas du cas de celle qui a onze clones avec trois qui sont nommés. De ce coté là le chara-design est un peu faible, dommage.

On pourrait sans problème avoir des doutes sur le fait qu’une très grande majorité de la série soit en CG 3D. De mon coté je me suis fait une raison, ils font ça pour baisser les coûts et le rendu n’est pas si mal au final. Pour ceux qui ont vu la série Freedom de Katsuhiro Otomo, c’est un peu le même genre de rendu 3D mais en beaucoup plus beau et surtout en mieux animé. Les animations des personnages sont toutefois parfois un peu rapides et/ou rigides mais rien de bien grave. Par moment, lorsque l’on a un arrière-plan bien classe dessiné avec les personnages qui se déplacent à l’intérieur de ce décor, on oublie ce coté 3D. Quelques passages sont aussi magnifiques, par exemple dans le second épisode, il y a une collision avec un astéroïde de glace que j’ai trouvé superbe.

Un bémol concernant la réalisation concernerait la musique. Ce n’est pas très épique dans les moments d’action et très discret dans les autres. Ça reste correct mais c’est clair que l’OST ne fera pas le tour des lecteurs MP3.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Tous ça pour dire que j’ai littéralement dévoré les 12 épisodes qui constituent cette saison. Knights of Sidonia est largement au dessus de la majorité des séries d’animations de Science-Fiction à mechas, presque au même niveau qu’un Macross ou un Gunbuster pour moi, on a affaire à un classique en devenir. J’ai très hâte de voir la suite et je pense même que je vais commencer le manga.


Les déboires de Kaze TV sur FreeBox

Serafina dans Actualités, Animes, Films le 27 juillet 2009, avec 3 commentaires
Actualités

Il y a des initiatives de plus en plus sympa du coté des éditeurs d’anime. Apres Dybex qui permettait de voir légalement et gratuitement les derniers épisodes de la série Fullmetal Alchemist Brotherhood en VOST la semaine de la sortie au japon, c’est Kaze qui se lance… En effet pour ceux qui sont chez Free peuvent profiter depuis le 10 Juillet gratuitement de la chaîne Kaze TV, et ce pendant deux mois. Elle se trouve sur le canal 117. Il s’agit d’une chaîne exclusivement dédiée à l’anime et sponsorisée, comme son nom l’indique, par l’éditeur Kaze. La chaîne diffuse des séries relativement récentes, parfois en VOST mais souvent en VF. La chaîne sera ensuite payante à 4€ par mois.

Kaze TV

Si l’initiative est bonne, la logistique l’est moins. En effet, le programme de la chaîne est annoncé par quinzaine. Aujourd’hui commençait une nouvelle quinzaine, il n’y a toujours pas la grille. Apparemment, il semblerait que la chaîne rediffuse exactement les mêmes programmes que ceux qu’elle avait diffusé du 29 Juin  au 10 Juillet. Si vous voulez regarder la chaîne, il faudra donc suivre cette grille . Cependant, ce sont des extrapolations basées sur les programmes qui sont passés ce matin et quelques sites de manga.  En gros il n’y a aucune communication de la part de la chaîne, on est totalement dans le flou. On peut aussi se demander si le choix de diffuser ses programmer uniquement par documents PDF illisibles et géants était vraiment lumineux.

XXX Holic sur Kaze TV Bref, comme on voulait profiter de nos deux mois gratuits pour voir ce que cela donnait, on s’est quelque peu renseigné. D’après Manewsexpress le programme de la chaîne serait le suivant :

  • Du 27/07 au 09/08 CLAMP
  • Du 10/08 au 23/08 Heroïc Fantasy
  • Du 24/08 au 30/08 Science-Fiction

Bon,  ca serait donc une quinzaine spécial CLAMP, qui vous permettra de voir Tsubasa Chronicles et XXX Holic, qui sont de très bons mangas. Par contre je ne sais pas ce que vaut l’anime, on va regarder ce soir. Il y a aussi le film de X-1999, voir même Negima (qui n’a aucun rapport avec CLAMP mais bon).Les séries ne sont pas très récentes (enfin elles ont deux ou trois ans quoi) mais ce sont de bonnes series, suffisamment populaires pour ramener du public. Et puis XXX Holic c’est splendide.

Je ne nie pas trouver la grille alléchante. Et en plus je trouve l’initiative sympa. Mais c’est tellement dommage qu’il n’y ai pas plus de communication et que le public soit laissé dans le flou. Ce n’est pas comme ça qu’ils vont gagner des abonnés à leur chaîne ! D’autant plus que cette chaîne est finalement en concurrence direct avec les réseaux peer to peer, chers aux fans d’animation japonaise. C’est pas gagné.